Quelle heure ?

 

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

12

 

Recommander

Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

 

Lundi 1 octobre 2007 1 01 /10 /Oct /2007 08:43

Redéfinition du métier : premières auditions, premières attentes ?

C'est aujourd'hui que la Commission sur le métier d'enseignant inaugure ses auditions. Installés il y a tout juste une semaine par le premier ministre, ses 12 membres ont une lourde tâche. Ils doivent  réfléchir à la mission des enseignants, à son exercice, à la durée du service, à la formation, la carrière, l'évaluation,la rémunération et la reconnaissance du métier d'enseignant. Et tout cela ils doivent le faire au pas de course puisqu'on attend d'eux la remise d'un "livre vert" à la fin du premier trimestre.

Du métier d'enseignant, on connaît sa lourdeur (préparations, corrections, suivi des élèves, rencontres avec les parents ou encore réunions avec les collègues...) et la pénibilité. La pénibilité du métier est liée à l'isolement de l'enseignant, à l'émiettement des temps de formation, au climat scolaire souvent lourd dans nombre d'établissements. Les experts ont pu mettre en avant une complexification croissante du métier, liée aux réformes, génératrice d'un "malaise enseignant" que les études officielles confirment.  Selon une étude de l'Esen, "9 enseignants sur 10 reconnaissent l'existence d'un malaise interne. 6 sur 10 se sentent personnellement concernés". Le malaise touche particulièrement les enseignants les plus expérimentés, le cap des 20 ans de métier étant déterminant".  La surcharge de travail peut aussi être paradoxalement liée dans ces contextes aux tentatives des enseignants de satisfaire simultanément les demandes officielles et leurs propres conceptions du métier".

Mais la commission devra aussi tenir compte des attentes légitimes des familles. Elles sont en droit d'attendre des enseignants des relations plus fréquentes (on sait que c'est un des points faibles du système français), un suivi plus individualisé de leur enfant, plus de cohérence dans l'organisation, les exigences et les attentes des enseignants au sein de la même classe.

La commission est-elle à même de faire évoluer positivement la condition enseignante ? Les qualités de ses membres peuvent le laisser espérer. Pourtant plusieurs éléments penchent vers un diagnostic pessimiste.

Le premier a été fourni par X. Darcos lui-même ce week-end. Il a montré comment, sur un enjeu qui concerne tous les acteurs de l'Ecole, le temps scolaire, il est capable de trancher sans prendre l'avis de personne. Voilà qui augure mal des auditions et du rapport.

Le second élément est évidemment budgétaire. On sait à l'avance que, quelles que soient les recommandations de la commission, elles devront être compatibles avec une baisse programmée des dépenses d'éducation. Pas facile d'améliorer le métier d'enseignant alors qu'on supprime des postes...

Le travail de la commission aurait pu être aidé s'il était accompagné d'une définition du type d'école voulu par le pays. Mais le gouvernement se garde bien d'avoir des conceptions originales sur l'Ecole en dehors du registre budgétaire. Or faute d'avoir élaboré un projet pour l'Ecole, de lui avoir donné des objectifs, on voit mal comment le gouvernement pourrait proposer une réforme du métier capable de répondre aux besoins et aux attentes. On ne peut pas changer positivement le métier d'enseignant sans poser la question de l'école que l'on veut.

 

 

Le commentaire de Bruno Racine, président du HCE

 

De la longue interview de Bruno Racine sur les missions de l'école maternelle, nous avons retenu le passage qui concerne le rôle du directeur d'école.

Question : "Le rapport dénonce les enseignants qui ne sont pas devant des élèves. Et c'est un peu énervant parce que nous savons qu'ils ne font pas rien : ils sont formateurs, ils travaillent dans les Rased etc. Alors n'y a-t-il pas une contradiction dans votre rapport entre demander une évolution de l'Ecole et lui en refuser les moyens humains ?"

 

Réponse de Bruno Racine : "Globalement on pense que c'est l'émiettement de l'école qui fait obstacle au travail collectif et au changement. C'est davantage un problème d'organisation, entre le niveau de la classe et de l'I.A., que de moyens. Les inspecteurs sont trop peu nombreux et trop sollicités par ailleurs pour que l'accompagnement pédagogique soit efficace. Il faut donc un échelon intermédiaire. Et il nous semble que le directeur peut être cet échelon à condition d'en redéfinir le rôle. Actuellement l'émiettement des écoles et leur isolement sont un problème".

                                                             Retour à la page d'accueil


Ecrire un commentaire - Voir les 21 commentaires - Publié dans : Analyses
Retour à l'accueil

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés