Vendredi 28 septembre 2007
5
28
/09
/Sep
/2007
09:30
La fin de l'école le samedi
"Dès la rentrée prochaine, partout en France dans les écoles primaires, on ne travaillera plus le samedi matin et j'espère qu'ensuite très
vite nous pourrons étendre le dispositif au collège" a déclaré X. Darcos le 27 septembre sur TF1.
Il a ainsi tranché, sans aucune concertation, une question qui divise les communes et les équipes pédagogiques depuis longtemps. Actuellement un
quart d'entre elles pratique la semaine de 4 jours. Les autres s'en tiennent à tel ou tel autre rythme. Le ministre entend donc mettre fin à ces libertés et revenir à un rythme
unifié.
On ignore comment seront remplacées ces heures. Selon M. Darcos, "les trois heures" ainsi libérées "seraient dévouées à ceux qui
sont en échec scolaire".
Le Se-Unsa "déplore une pratique ministérielle réduisant l’ensemble de la communauté éducative à des supputations sur un
sujet aussi important" et évoque une "méthode désastreuse". Le Snuipp n'est "pas sûr qu'il faille le même rythme dans une école rurale, qui dépend du ramassage
scolaire, que dans une école de centre ville" et demande une large concertation.
La Fcpe rappelle qu'elle "n’acceptera pas la mise en place de la semaine de quatre jours dont tous les experts,
chronobiologistes, chronopsychologues et inspecteurs généraux de l’Education nationale, dénoncent le caractère néfaste pour les enfants". Elle "n’acceptera pas non plus une baisse du
nombre d’heures de classe annuelles : les enfants n’ont pas besoin de moins d’école mais de « mieux d’école »".
Commission sur la redéfinition du métier d’enseignant Calendrier des auditions
Semaine du 1er au
5 octobre 2007
Lundi 1er Octobre
9h00 Claude ALLEGRE, ancien ministre
10h30 Philippe MEIRIEU, professeur des universités en sciences de l’éducation
14h30 Claude THELOT, conseiller maître à la Cour des comptes
16h15 Jean-Pierre OBIN, inspecteur général de l’éducation nationale
Mardi 2 octobre
15h00 Anne KERKHOVE, présidente de la PEEP
16h30 Gérard ASCHIERI, secrétaire général de la FSU + délégation
Mercredi 3 octobre
15h00 François CHAINTRON, secrétaire général de la FNEC-FP-FO
16h30 Patrick GONTHIER, secrétaire général de l’UNSA-Education + délégation
Jeudi 4 octobre
9h15 Bernard KUNTZ, secrétaire général du CSEN + délégation
10h30 Faride HAMANA, président de la FCPE
15h00 Thierry CADART, secrétaire général du SGEN-CFDT + délégation
17h30 Marie-Suzie PUNGIER, secrétaire confédérale de la CGT-FO, chargée du secteur économique et de l’enseignement
Travailler plus SANS gagner plus ?
Les instits bénéficieront-ils de l'exonération des heures sup. ? Selon le Snuipp, les
enseignants du primaire ne bénéficieraient pas des nouvelles exonérations fiscales sur les heures supplémentaires. Le Snuipp demande au chef de l'Etat d'intervenir.
Communiqué du SNUipp
"Le président de la République, lors de son allocution du mercredi 19 septembre, a évoqué les heures supplémentaires effectuées par les enseignants dans les termes suivants :
« Celles-ci devraient être destinées à rémunérer les enseignants qui encadreront les enfants après la classe ».
Or, le projet de décret en préparation exclut les enseignants des écoles des exonérations fiscales et sociales prévues par la loi TEPA pour les heures supplémentaires.
Les instituteurs et professeurs des écoles effectuent depuis longtemps des heures supplémentaires sous forme d’études dirigées, d’heures de surveillance ou d’encadrement qui complètent
les heures d’enseignement. D’ailleurs, le taux et le montant de ces heures sont fixés par le Ministère de l’Education Nationale par le décret du 14/10/66.
Au-delà de l’efficacité économique contestable de la loi TEPA, il est injuste d’exclure les enseignants des écoles de ce dispositif.
A quelques jours des travaux de la commission Pochard, cette mesure témoigne du peu de respect manifesté par le gouvernement envers les enseignants des écoles.
Le SNUipp demande au président de la République de revenir sur cette interprétation de la loi".
Paris, le 27 septembre 2007
Retour à
la page d'accueil