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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /Sep /2007 13:57

Chacun y va de son petit couplet sur la direction d'école. Le sujet est porteur... En 2006, avec la signature du protocole, ministère et SE-Unsa croyaient avoir réglé le problème pour de longues années. C'était sans compter sur la réaction des directeurs et le résultat de la consultation IFOP organisée par le GDID avec le résultat que l'on sait : 93 % des directeurs favorables à un statut !

Le SNUipp a donc saisi la balle au bond pour contrer son adversaire préféré et tenter de le marginaliser tout en essayant d'apparaître comme le défenseur de "la profession"... Avec le succès que l'on sait puisque, pour la première fois, des retenues sur salaire pour "service non fait" ont été appliquées aux directeurs ayant suivi les consignes de "blocage administratif" du SNUipp !

Conscient du malaise, le SNUipp poursuit son "combat" teinté d'une certaine ambiguïté puisqu'il évoque dans le même temps "le conseil des maîtres décisionnaire"... Des "Etats Généraux de la direction et du fonctionnement de l'école", selon la formule consacrée seront donc prochainement organisés par le SNUipp.

Le Haut Conseil à l'Education (HCE) vient de rendre public un rapport extrêmement sévère sur l'efficacité de l'école primaire dans lequel il met en lumière la difficulté de diriger une école et demande "d'ouvrir le débat sur la fonction de directeur d'école".

C'est également le moment que choisit le SGEN-CFDT pour évoquer le problème de la "démocratie et du fonctionnement de l'école".

"L’exercice solitaire de la direction conduit à une déresponsabilisation des adjoints et à des dérives qui ne laissent que peu de pouvoir réel au conseil des maîtres. Les directeurs sont exaspérés : on ne les prend pas au sérieux ; méprisés par les gouvernements successifs, ils éprouvent un véritable ras-le-bol face à des tâches toujours croissantes qui les submergent et qui sont si peu reconnues… La mise en place cette année des contrats d’avenir, sans formation préalable, n’a pas apporté l’aide professionnelle dont l’école avait besoin. Il est urgent de redéfinir les missions du directeur d’école, acteur central pour un renouvellement de nos pratiques collectives.

 

Le débat est vif au sein de nos syndicats. Les approches et les réalités sur le terrain entre les départements sont variées. Dans les départements très urbanisés comme les Hauts-de-Seine où la majorité des directeurs sont déchargés (plus de 13 classes, parfois 16 ou 17), une structuration différente semblerait répondre à l’attente de nos collègues.

 

En revanche elle ne semble pas convenir à la réalité de départements avec de plus petites écoles et des secteurs ruraux (l’Essonne par exemple) où très peu de directeurs ont une décharge complète.

 

La majorité n’ayant qu’une journée, voire deux, pour toutes les tâches qui leur incombent. Pour ceux-là, c’est avant tout le temps qui manque pour gérer la vie de l’école au quotidien, animer l’équipe, être le relais pédagogique, le référent dans les relations école/famille, la gestion des équipes éducatives et les relations avec les autres partenaires de l’école… Avec un quart ou une demi-décharge tous disent leur mal-être et le sentiment de ne rien mener correctement, faute de temps.

 

Il n’en reste pas moins que la gestion hors les murs de l’école a progressivement entraîné les personnels chargés de la direction à chercher en vain leur place dans une école « moderne » (mais qui reste sur le modèle Jules Ferry), dans un improbable espace entre IEN (inspecteur de l’Éducation nationale), enseignants et municipalité.

 

L’expérimentation des Épep (établissement primaire d’enseignement public) de l’ancienne administration De Robien ne répond en rien aux changements attendus. Si des dispositifs de mutualisation sont sans doute nécessaires, l’ajout de structures qui se superposent aux anciennes n’est pas une solution. Transférer les missions des conseils des maîtres et du conseil d’école vers un conseil d’administration où les élus locaux auraient une majorité absolue sur les choix pédagogiques et la répartition des moyens est inacceptable pour le Sgen-CFDT.

 

Nous ne prétendons pas avoir une solution toute ficelée à apporter mais ne serait-il pas temps de mettre les acteurs de l’école en situation de responsabilité en les associant aux décisions qui concernent leur site en créant des espaces de négociation.

 

Le projet d‘école deviendrait un contrat d’école, donnant aux acteurs les moyens d’anticiper de décider pour l’école. Faire en sorte que l’école soit gérée au plus près par une instance démocratique plus pertinente, plus opérationnelle et qui mettrait fin à la gestion à distance déconnectée de la réalité est une des pistes de travail de notre fédération pour sortir le dossier de la direction de l’école de l’impasse.

 

Lors de notre dernier congrès fédéral à Lille en mai 2007, le syndicat Sgen-CFDT de l’Isère ouvrait le débat en proposant le vote d’un amendement dans lequel le statut d’un EPLE (établissement public local d’enseignement) premier degré serait une piste de travail pour sortir de l’immobilisme.

 

Rejeté d’une courte majorité par 43 % des voix contre l’amendement et 40 % pour, les syndicats  s’opposant à cet amendement excluent le recours à un conseil d’administration à l’image des établissements du second degré.

 

Mais avec un vote aussi partagé, les délégations des Sgen-CFDT donnent un signal à notre conseil fédéral pour redessiner d’urgence un projet de fonctionnement pour nos écoles. Des pistes existent, réseaux fonctionnels de plusieurs petites écoles, regroupement dans une même structure de plusieurs écoles avec un collège dans un même bassin d’éducation. Dans ce projet, il faut préserver :

 

la proximité du directeur avec les familles ;

 

du temps supplémentaire de décharge et une aide professionnelle à la gestion administrative ;
une instance démocratique où peuvent siéger les différents partenaires de l’école".

 

                                               

Que retient-on de ce long texte du Sgen-CFDT ? D'abord qu'il est un bel exemple de langue de bois ("la gestion hors les murs de l’école a progressivement entraîné les personnels chargés de la direction à chercher en vain leur place dans une école « moderne »)...

 

Chacun peut y trouver ce qu'il y cherche. Les tenants d'une évolution de la direction et d'une véritable reconnaissance de la fonction seront servis ("Il est urgent de redéfinir les missions du directeur d’école, acteur central pour un renouvellement de nos pratiques collectives"). Tout le premier paragraphe dresse un constat sévère de la situation... ("Les directeurs sont exaspérés : on ne les prend pas au sérieux ; méprisés par les gouvernements successifs, ils éprouvent un véritable ras-le-bol face à des tâches toujours croissantes qui les submergent et qui sont si peu reconnues…").

 

Les partisans d'une gestion plus "démocratique" (comprenez collective) y trouveront motifs de satisfaction ("L’exercice solitaire de la direction conduit à une déresponsabilisation des adjoints et à des dérives qui ne laissent que peu de pouvoir réel au conseil des maîtres").

 

Bref, "Opération de communication", "propos contradictoires", "pas à la hauteur des défis", pour reprendre les termes employés par les syndicats après lecture de la lettre envoyée aux enseignants par le président de la République.

 

 

A noter : Xavier Darcos présentera fin octobre un projet pour l'école primaire - PARIS (Reuters)

 

"Il faut à nouveau un grand projet pour l'école primaire. Je l'annoncerai d'ici la fin du mois d'octobre", a déclaré le ministre de l'Education nationale sur LCI.

Xavier Darcos a notamment l'intention de mettre en place, en fin de CM2, "un dispositif de vérification, de remédiation" sous forme de petits groupes de travail "pour faire en sorte que tous les élèves qui rentrent en sixième ne soient pas (en) difficulté".

Selon un rapport remis le 27 août au président Nicolas Sarkozy, quatre élèves sur dix sortent de l'école primaire avec de graves lacunes et 15% sont en grande difficulté.

Autre constat des experts dans ce document : l'école primaire n'aide pas à gommer les inégalités de départ entre les enfants et "semble s'être résignée à l'échec des élèves qui accumulent les insuffisances".

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