S'adressant à la presse le mercredi 29 août à l'occasion de la rentrée scolaire 2007, Xavier Darcos, ministre de l'éducation nationale, a réaffirmé les grands engagements du projet présidentiel pour le système éducatif. Des libertés et des droits nouveaux pour les parents, un meilleur accueil des élèves, une place plus grande accordée au sport et à l'éducation artistique et culturelle, une orientation plus performante, des enseignants mieux considérés et dont le métier sera prochainement redéfini, tel est l'horizon de l'année scolaire qui commence.
Nous publions de larges extraits du discours prononcé par Xavier Darcos devant la presse
"La pratique sportive, en effet, ne saurait être réservée aux quelque 10 000 jeunes sportifs de haut niveau engagés dans un parcours scolaire adapté. Pour chaque élève, elle doit être l'occasion de se confronter aux valeurs d'effort, de respect d'autrui, de dépassement de soi.
Les études dont nous disposons montrent que le temps effectif consacré à la pratique sportive à l'école primaire est inférieur d'une heure, en moyenne, à celui qui est prévu par les textes. Je veux rendre aux élèves cette heure qui leur est due et je demande aux inspecteurs de l'éducation nationale de veiller à ce que ce soit le cas.
La mise en place d'une véritable éducation culturelle et artistique constitue également l'une des priorités de cette rentrée. Beaucoup d'actions ont d'ores et déjà été engagées pour cette rentrée.
Mon objectif est que d'ici 5 ans, chaque école ou établissement scolaire ait établi, dans le cadre du projet d'école ou d'établissement, un partenariat suivi avec une institution culturelle. Je rendrai compte régulièrement de l'avancée de la progression de cet objectif, et je demanderai aux recteurs de prendre toutes les dispositions nécessaires à sa mise en oeuvre.
Je souhaite également que les établissements scolaires puissent disposer de ressources numériques de qualité pour assurer la diffusion des grandes œuvres de notre patrimoine artistique et culturel.
La transmission des savoirs fondamentaux reste plus que jamais l'objectif prioritaire du système scolaire. Elle repose sur la mise en œuvre du socle des connaissances et des compétences fondamentales créé par la loi d'orientation et de programmation pour l'école du 23 avril 2005.
Pour cette année scolaire, la prise en compte effective du socle par les enseignants reposera sur trois grandes orientations de travail :
L'adaptation des programmes de la scolarité obligatoire aux exigences du socle sera poursuivie. Une première adaptation a été réalisée pour les programmes de l'école primaire (avril 2007).
Je souhaite, ensuite, continuer la réflexion sur la certification des paliers du socle situés en classe de C.E.1, C.M.2, 6ème, 3ème. Des grilles de références pour évaluer l'acquisition des connaissances et compétences du socle commun seront mises à la disposition des enseignants à titre expérimental.
Enfin, j'entends généraliser la mise en place des programmes personnalisés de réussite éducative (P.P.R.E.) pour aider les élèves qui éprouvent des difficultés dans l'acquisition des compétences du socle. Au début du C.E.1 et, de façon expérimentale cette année au début du C.M.2, une évaluation diagnostique des élèves sera effectuée afin d'aider les enseignants dans la mise en place des P.P.R.E. pour les élèves les plus en difficulté.
Parce qu'elle est le lieu où se jouent souvent bien des destins, l'école primaire est la clé des succès de l'école.
C'est la raison pour laquelle elle fait souvent l'objet d'analyses passionnées, qui n'échappent pas toujours au double écueil de l'auto-satisfaction et du catastrophisme.
Je crois aussi que l'école primaire a besoin d'une nouvelle organisation pour relever les nouveaux défis qui lui sont proposés. Je propose donc d'avancer, en partenariat avec les collectivités locales, dans la constitution d'établissements publics d'enseignement primaire.
Je souhaite mener, au cours de cette année scolaire, une réflexion approfondie avec les représentants des parents d'élèves sur les moyens de renforcer la place des parents au sein des établissements scolaires.
Je ne me satisfais pas de ces élections où près d'un parent sur deux ne juge pas utile de se déplacer et je veux leur redonner des raisons le faire. Je crois notamment que les parents devraient pouvoir bénéficier d'un pouvoir de décision concernant la vie scolaire, car elle est la poursuite du cadre de vie qu'eux-mêmes s'efforcent d'apporter à leurs enfants.
Enfin, je crois que les familles doivent pouvoir compter sur la continuité du service public d'éducation.
Elles doivent pouvoir bénéficier d'un service minimum en cas de grève des personnels. Si chacun comprend bien qu'il n'est pas possible, ces jours-là, d'offrir les cours habituels, il me semble choquant en revanche que des parents doivent cesser de travailler parce que l'école n'est pas en mesure d'accueillir leurs enfants.
Les nouvelles missions de l'école n'empêcheront pas sa participation à l'effort de maîtrise de l'emploi public
Premier employeur de l'État, l'Education nationale ne se dérobera pas dans l'effort de non-renouvellement des fonctionnaires partant à la retraite poursuivi par l'ensemble du gouvernement.
Avec un effectif qui représente plus d'un fonctionnaire sur deux, elle y prendra part à hauteur de son importance numérique. Elle devrait donc réaliser la moitié des 22 700 non-renouvellements de postes annoncés par le Premier ministre au mois de juillet dernier, soit 11 200 postes, ce qui représente moins de 1% des emplois publics du ministère de l'Education nationale. C'est donc un objectif tout à fait réaliste et réalisable.
Ce chiffre n'est pas le fruit d'un savant calcul comptable. Il repose sur la prise en compte de trois grandes caractéristiques du ministère de l'Education nationale.
En premier lieu, la démographie scolaire laisse envisager un recul de 25 000 élèves dans le second degré, contre une évolution légèrement positive dans le premier degré. C'est donc dans le second degré que les postes d'enseignants ne seront pas renouvelés, ceux du premier degré continuant à progresser d'environ un millier.
Ensuite, la gestion du système éducatif comporte un important potentiel d'économies, comme l'ont d'ailleurs noté tous les rapports publics disponibles sur la question. Je pense, notamment, aux surnombres d'enseignants dans des disciplines qui manquent d'élèves, comme c'est le cas par exemple pour les professeurs d'allemand. Je tiens à rappeler, d'ailleurs, que le rapport de la Cour des comptes d'avril 2003 montrait que si chaque emploi actuellement payé dans l'Education nationale était effectivement travaillé, il y aurait 32.000 personnes de plus en activité, soit l'équivalent d'une académie. En ne renouvelant pas le tiers de cette académie fictive, nous avons donc encore de la marge devant nous.
Enfin, nous voulons proposer aux enseignants une nouvelle façon de travailler qui participera à l'effort de réduction de la dépense publique tout en bénéficiant à la revalorisation de leur pouvoir d'achat. Ils doivent pouvoir, lorsqu'ils le souhaitent travailler plus pour gagner plus en sollicitant davantage d'heures supplémentaires, ce qui constitue une économie de postes non négligeable.
Moins nombreux, mais mieux payés, les enseignants sont en effet nombreux à demander une revalorisation de leur condition qui s'est considérablement dégradée au cours des dernières décennies".
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-"Discuter maintenant, C'est quoi.. lisser les marges..."
Quelle drôle d'idée!
Discuter, c'est voir ensemble, acter les points d'accord et négocier, rechercher le compromis sur les points de désaccord (et, oui, le compromis parce qu'un gouvernement à, aussi, une légitimité, l'Éducation nationale ne nous appartient pas):
puis, en cas d'échec, contrer par des actions de blocage.
On ne l'a jamais fait (voir 87 et les maîtres directeurs, date essentielle qui explique notre situation) et aujourd'hui tu proposes de continuer à faire ce qui nous a conduit aux EPEP parce que le danger est plus grand ?
-Et si c'était la solution les EPEP?
Le problème ce n'est pas les regroupements, il en existe déjà un grand nombre, c'est leur taille.
-le problème ne se situe pas non plus au niveau de la gestion de budgets, mais sur la composition du CA.
Je suis pour garder aux EPEP une taille humaine (base de notre service public) et que le CE deviennne le CA.
Cela ne m'empêche pas de comprendre le fait que l'on veuille réduire notre influence, nous les champions de l'inertie.
C'est pour ça que je veux 'discuter', pour convaincre.
Tu dis aussi:
-"Alors que s'ouvre un vrai débat et on verra."
Mais il a eu lieu: la commission Thélot (d'ailleurs dans ses conclusions le directeur avait un statut et la FCPE était d'accord).
Comment a-t-elle été traitée par les syndicats, par le gouvernement?
Combien faudra-t-il en faire ?
Allons, regardons la vérité en face. On n'en est pas là par hasard. C'est la conclusion logique au refus de négociations, à notre immobilisme, notre force d'inertie... qui entraînent un blocage destructeur. La nature ayant horreur du vide nous aurons un statut CHE.
S'il n'est pas celui que j'espère tant pis, je prendrai (futur!) quand même, si on me le propose.
Un dernier point:
J'avais lu, ici, un texte du SNUipp qui dévoilait qu'un récent avis du Conseil d'État, opposant un directeur à un adjoint au sujet du CR d'un CM, désigne le directeur comme le supérieur hiérarchique dans l'école.
>Pour dire que cette notion de "hiérarchie" n'est qu'un artifice. Puisque nous le sommes déjà, et bien entérinons-le dans un texte qui nous donnera les moyens d'assumer notre rôle (actuel) tout en nous protégeant.
Et que dirait le MEN si tous les syndicats confondus appuyés par 90% des dirlos et probablement presque autant de PE se prononçaient en faveur d\\\'un statut non hierarchique au sein d\\\' écoles redéfinies dans leur fonctionnement?
Je doute fort qu\\\'il se risque à passer alors en force sur un statut hierarchique... mais voilà, l\\\'unité n\\\'existe pas, pour certains 30 euros, un PE2 et une EVS font la maille, pour d\\\'autres un CDM décisionnaire résoud les problèmes... alors le MEN avancera SES pions : est-ce lui le fautif?
Les choses avancent doucement mais sûrement ; ça se précise comme l'indique l'expresso du 30/08 :
Et des motifs d'inquiétude. X. Darcos amorce un remodelage de l'Ecole. Dans le primaire il entend mettre en place les EPEP (établissements publics d'enseignement primaire). Il avait lancé l'idée de ces réseaux d'établissements sous Ferry, il entend la reprendre et la mener à bien. Pour lui, les écoles primaires ont besoin d'un véritable patron capable de les diriger. On sait que cette perspective est rejetée par nombre de professeurs des écoles.
Le danger est proche. Nous n'arrêtons pas de tirer la sonnette d'alarme. Je l'ai encore fait ici le 28. Il est plus que temps de réagir. Bientôt on ne pourra plus le faire quand le processus sera véritablement enclenché. Ce que propose Darcos, ce n'est pas ce que veulent les directeurs. On ne pourra même pas dire qu'on n'a pas été prévenus. Les projets sont connus, ils sont annoncés et tout le monde laisse faire... Attention aux réveils difficiles !!!
" On sait que cette perspective est rejetée par nombre de professeurs des écoles..." : c\\\'est qui " on"?
Nombre de professeurs des écoles ( et instits), reconnaissent qu\\\'ils ne veulent pas du boulot de dirlo, que celui-ci n\\\'est pas reconnu et qu\\\'il est plus proche du bénévolat missionnaire que du boulot d\\\'agent de l\\\'Etat. Ils souhaitent aussi pour les mêmes raisons échapper au " volontariat d\\\'office" destiné à pallier le manque de vocations.
" ce n\\\'est pas ce que veulent les dirlos": certes, mais qui s\\\'est soucié de ce qu\\\'ils souhaitent? Seul le sondage IFOP donnait une image assez précise des revendications des dirlos; il a été rejeté en bloc par des syndicats incapables pourtant de proposer aux dirlos une autre alternative.
Alors, faut pas s\\\'étonner et accepter les conséquences d\\\'un combat que l\\\' " on" a volontairement voulu laisser pourir.
D'accord avec cédric même si je suis pour un statut de directeur non hiérarchique.
Les expérimentations d'EPEP lancées par GdR, c'était le ver dans le fruit. Cela a été fait. Les "négociation maintenant, si elles existent, vont être difficiles et les 90% des dirlos risquent fort de perdre leur latin au profit de 10% de super dirlos qui auront bien du mal à faire entendre leur voix dans des structures à 60 % menées par les municipalités. Alors que dire des grouillots qui feront le taf de base dans les écoles des EPEP avec les ennuis et rien d'autre.
Un statut non hiérarchique pour tous les dirlos était et est encore l'alternative.. espérons
CHE
Je l'ai déjà écrit sur ce site : je comprends l'idée d'un statut pour reconnaître la spécificité du métier. Le problème, c'est qu'en clamant haut et fort cette volonté d'avoir un statut, on en arrive à "encourager" Darcos à le mettre en oeuvre mais "à sa manière". On a mis le doigt dans l'engrenage et on risque de ne plus savoir arrêter la machine. Le statut, on risque de l'avoir par le biais des EPEP et ce sera un statut hiérarchique. Il ne peut en être autrement quand on lit entre les lignes les déclarations du ministre.
Attention, on va s'en mordre les doigts !
Ce sont vos copains, les loups qui crient aux loups, qui seront les supers-chefs des EPEP qu'ils disent combattre.
Comme pour les maîtres-directeurs (1987), vous vous en souvenez ou il faut vous rafraîchir la mémoire.
Nous, au GDiD, nous savons pourquoi nous luttons. Pas d'amalgame ni de faux procès stupides.
Les dangers viennent de la stratégie mise en place et défendu par les syndicats majoritaires depuis des lustres et du vide institutionnel qui caractérise notre fonction.
Si nous avions un statut tel que nous le réclamons nous nen serions pas là.
Nous aurions un métier clairement défini et protégé.
Mais je ne me fais aucune illusion, je sais qui seront les futurs supers directeurs
Depuis que je suis les débats sur la direction d'école, j'ai l'impression de baigner dans une sorte de monoculture. C'est le règne de la pensée unique :
- pour un statut de directeur
- contre un statut hiérarchique
- contre les EPEP
Jamais un collègue pour affirmer une opposition à ces choix. Jamais un commentaire contradictoire. Rien ! Y aurait-il une sorte de censure ou d'autocensure sur les sites ?
Au risque de passer pour un hurluberlu ou un zonard descendu d'une autre planète, je veux dire ici que si demain on nous propose de devenir directeur d'EPEP, eh bien, je serai preneur. Pourquoi avoir peur d'assumer de vraies responsabilités ? Pourquoi ne pas discuter du problème des EPEP au lieu de les rejeter systématiquement ? Il n'y a, à mes yeux, qu'un défaut majeur aux EPEP tels que décrits par de Robien : leur composition. Il faut négocier pour que les enseignants soient majoritaires et que le directeur préside le conseil d'administration. De toutes façons, nous savons qu'ils seront mis en place et qu'ils se généraliseront. Alors autant être partant pour les négocier quand il en est encore temps.
Je préfèrerais diriger un EPEP même avec ses défauts que de continuer à trimer comme je le fais depuis 12 ans : sans moyens, sans autorité, sans reconnaissance et comme un vrai larbin.
Désolé de jeter un pavé dans la mare bien-pensante. Je tenais à vous dire ce que j'ai sur le coeur.
>Je dirais même que je partage ton analyse...
Sauf que ce n'est pas à toi que l'on proposera ce genre de poste.
Les dirlos des EPEP seront nommés par l'IA... Sur profil de poste.
Le problème c'est le flou que l'on entretient, en particulier sur la notion de hiérarchie.
Si on savait négocier, ça se saurait.
C'est parce que l'on n'a pas su négocier en 87
>acter les points d'accords et revoir les 2 qui posaient problème:
Assurer laccueil des élèves (service minimum?)
Fournir tout renseignement demandé par les autorités académiques.
Ce 2°point, on ne l'a pas évité, voir les sanctions possibles pour services non fait (unique dans notre histoire: où sont les syndicats?)
Le statut quo n'est pas tenable, ce que propose le SNUipp est ahurissant (en 4 pages, le mot directeur (rice) n'est cité qu'une seule fois à propos des sanctions!).
Alors OUI je suis prêt aussi à entendre toute proposition qui nous permettra de sortir de cette impasse (et je ne ferai pas un seul pas de plus pour m'y enfoncer)
Il n'y a pas de pavé dans la mare Personne ne nie qu'il est possible d'entamer une discussion sur des regroupement d'écoles, qu'il est possible de concevoir des structures ayant une certaine autonomie financière.. que plein de choses seraient possibles pour faire avancer le schmilblick.
Là où cela pêche, c'est qu'il n'y a personne pour parler. les décisions sont prises et mises en oeuvres.; Il y a déjà des EPEP. Et ils fonctionnent comme cela a été défini avec le CA décidé.
Discuter maintenant, c'est quoi.. lisser les marges.. obtebir 10 € pour les cou... qui auront charge des écoles des EPEP.. En bref accompagner l'EPEP décidé en signant un protocole bidon qui donnera l'illusion d'avoir participé à quelque chose, mais en avalant la grosse couleuvre initiale,
Alors que s'ouvre un vrai débat et on verra. pas une fausse négo comme on connait. du type "on vous dmande votre avis mais vous êtes priés de penser comme nous."
D'où actuellement.. Contre les EPEP et tout statut hiérarchique
CHE
"...plein de choses seraient possibles pour faire avancer le schmilblick...Là où cela pêche, c'est qu'il n'y a personne pour parler..."
Bien évidemment, CHE, mais t'es-tu posé la question de savoir pourquoi ce sujet reste tabou ? Les syndicats sont contre. Pas étonnant de leur part, ils sont toujours contre tout. L'immobilisme roi. Les directeurs qui s'expriment ici ou là y sont opposés aussi. On pourrait donc croire que tous les collègues directeurs y sont hostiles. Problème : combien s'expriment ? Quelques dizaines au plus et encore... Ceux-là imposent leur idée qui s'apparente alors à une pensée unique. C'est ce que j'ai écrit précédemment.
Essayons d'avancer de nouvelles idées. Ne regardons pas toujours dans le rétroviseur pour aller de l'avant. Et, de grâce, ne comptons pas sur les syndicats pour nous sortir de l'ornière dans laquelle ils nous ont fourrés.
Je partage bon nombre de commentaires ci-dessus et, à vous lire, je pense que ces opinions ne sont pas minoritaires ; elles sont essentiellement le résultat d'un ras-le-bol de plus en plus lourd à supporter pour un grand nombre de directeurs.
Nulle honte, me semble-t-il à exprimer l'idée qu'un statut hiérarchique serait acceptable ; nous avons déjà assez de responsabilités qui nous confèrent un "pouvoir" pour estimer que notre place dans une hiérarchie est déjà occupée : nous "gérons" la totalité d'une école (moyens financiers, matériels, humains, relationnels, etc...) que le rôle et le pouvoir de l'IEN se trouvent de plus en plus réduits à une peau de chagrin (hormis la notation des adjoints que fait-il à notre place pour le fonctionnement de nos établissements ?)
Nous sommes des supérieurs en quelque sorte hiérarchiques (voir les textes) mais notre position est à ce point instable que nous avons des difficultés à assumer cette supériorité...Les adjoints méconnaissent cette situation en grande partie et nul ne nous a jamais prouvé (sauf à grands coups de slogans) qu'ils s'opposeraient à cette reconnaissance de notre position en tant que Directeur réel reconnu et doté d'un texte clair, lucide et raisonné nous accordant de faire coïncider réalité du terrain et texte.
Se masquer cette situation, imposer le statu quo (soit en refusant toute allusion à un "statut" soit en lui déniant qu'il ne pourrait être que hiérarchique) amènera à long ou moyen terme à l'arrivée de ce que bon nombre auront refusé...
Que faire ?
Visiblement les syndicats campent sur leurs positions indéfectiblement : la presse reçue ces jours-ci dans les établissements le montre à loisir (mêmes discours, mêmes arguments, mêmes cibles, etc...) alors que s'affirme la volonté d'une "réflexion" en vue de la tenue des "États Généraux" sur le fonction enseignante ; ceux qui ont quelques illusions sur un changement d'orientation, même infime, des organisations sur la situation des directeurs d'école et leur avenir doivent déchanter !
Reste à continuer à compter sur notre propre force, à l'affirmer en la grossissant et à tenter de peser sur le débat s'il a lieu par le moyen des associations qui maintiennent haut et fort une exigence humaine, professionnelle, morale...
Tâche difficile, quasi impossible...mais c'est là et uniquement là que cela se jouera...
Cordialement.
Merci Henri pour ton analyse qui me réconforte car elle me confirme que nous sommes nombreux à le penser.
Il me semble avoir lu sur ce blog (mais je n'arrive pas à retrouver l'article auquel je pense) qu'il faudrait peut-être réclamer notre rattachement au corps des chefs d'établissement. A mon avis, ce serait une revendication plus claire et plus facile à admettre pour un ministre. Un sul corps de chefs d'établissement avec des statuts spécifiques tenant compte des entités qu'ils dirigent. La question mérite réflexion, me semble-t-il. Si je retrouve l'article en question (à moins que je ne me trompe de site) je vous communiquerai le lien.