Mercredi 27 juin 2007
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Directeur depuis quinze ans dans une ville frontalière de la Belgique, Jean-Claude Klimanek jette l’éponge. Il quitte bruyamment la direction et tient à en faire savoir les raisons.
Il a accordé deux entretiens aux journaux régionaux : « La Voix du Nord » et « Nord Eclair ». Nous avons décidé de relayer sa colère sachant qu’il n'est qu'un exemple parmi des milliers de collègues qui, année après année, abandonnent la fonction de directeur, le plus souvent sans faire de vagues.
« La Voix du Nord » (vendredi 15 juin 2007)
"Après 34 ans passés à Halluin dont 19 à l’école Jean Macé et 15 à Marie Curie, le directeur de cette dernière va rejoindre une brigade de remplacement à l’école Camus de Tourcoing. Une manière de protester contre une pression devenue insupportable, celle de la charge d’un directeur qui se sent bien esseulé pour tout assumer.
Jean-Claude Klimanek en a gros sur la patate, lui qui s’investit sans compter, que ce soit dans la vie associative, élective, sociale et scolaire. La coupe est pleine et, cette fois, il a décidé de passer à l’acte : quitter son poste de directeur d’école maternelle. « La grève administrative que j’ai menée en tant que directeur n’est pas reconnue, c’est seulement un blocage de documents non essentiels. La surcharge continuelle des responsabilités est toujours là, c’est de plus en plus lourd pour 100 euros d’indemnités. Il y a des tonnes de paperasse à assumer pour les enfants handicapés et d’autres. Je dois tout suivre comme le projet personnalisé d’éducation. L’école n’a cessé de grossir (9 classes, 270 élèves et jusqu’à 300 demandes pour la prochaine rentrée, une équipe de 25 adultes). Le projet d’école, c’est toujours l’affaire du directeur. Je ressens un désengagement des enseignants, un manque de soutien de l’inspection. Je dois gérer l’absentéisme et, même si je suis respecté, j’éprouve souvent un sentiment de solitude dans l’équipe et par rapport à l’institution ».
Il souhaite plus de cohésion au profit de la réussite des élèves, comme le stipulait la loi d’orientation Jospin de 1991. De stigmatiser également les différences « d’horaires et de salaire avec les professeurs de collège et de lycée ». Pugnace, Jean-Claude Klimanek a dû se battre comme un Don Quichotte pour parvenir à l’extension de son école. […] Dans le même temps, le niveau social des familles a reculé de 400 rangs sur une échelle de 1700 dans l’enquête sociale. […]
L’amertume est d’autant plus grande pour le directeur qu’il est animé de la sérénité du devoir accompli. « J’ai énormément de bons souvenirs avec les collègues, le personnel de mairie, les enfants. Les parents d’élèves s’investissent dans la vie de l’établissement via la coopérative scolaire », reprend-il sans céder au désenchantement… " (Patrick Bonte)
« Nord-Eclair » (mercredi 20 juin 2007)
"Usé par sa fonction de directeur, Jean-Claude Klimanek quitte l’école Marie-Curie. Il était directeur depuis 15 ans. En septembre, il fera partie de la brigade de remplaçants et sera basé à Tourcoing.
Quelles sont les raisons de votre départ ?
Jean-Claude Klimanek : « C’est le ras le bol comme beaucoup de directeurs. En tant que directeur, nous avons de plus en plus de responsabilités et de charges. La seule reconnaissance est deux augmentations de 15 €. Nous sommes en grève depuis plusieurs années, sans que cela change. Il y a un vrai malaise par rapport aux équipes. On est comme eux. Nous n’avons pas d’autorité. On doit y arriver avec notre charme et notre conviction. Ce n’est pas suffisant ».
Quand avez-vous pris votre décision ?
J-C. K. : « Ça fait deux ans que j’en parle avec l’inspection académique. Et ça ne change rien. Aujourd’hui, je n’ai plus le choix même si j’en ai gros sur le cœur ».
Quel a été l’élément déclencheur ?
J-C. K. : « Les conflits avec certains enseignants. Avant, le directeur avait un pouvoir naturel. Ce n’est plus le cas. Or, l’inspection nous demande de faire respecter les programmes et des réunions où certains enseignants ne viennent pas alors qu’elles sont obligatoires. Je ne vois pas actuellement de solution ».
Pourquoi avoir décidé de devenir remplaçant ?
J-C. K. : « Je ne veux plus m’impliquer dans une école. Vous savez, je suis rattaché à l’école Camus de Tourcoing où il manque un directeur. On m’a déjà sollicité. Mais je ne veux plus car je suis incapable de faire quelque chose sans m’investir ! »
Que souhaitez-vous à votre remplaçante ?
J-C. K. : « Qu’elle arrive à remotiver l’équipe. Certains projets tournent bien, d’autres non. Il faut moins d’individualisme et plus de collectif ». (A. Cl.)
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Ce serait intéressant de comptabiliser le nombre de directeurs qui ont repris un poste d'adjoint pour se sauver de la direction.
Et les syndicats, dans l'histoire, ils ne se sentent pas une once de responsabilité ?
C'est quand même formidable ! Ils savent que la profession va mal, ils sont aux premières loges dans les CAPD pour connaître le nombre de départs, d'abandons et de postes vacants et ça ne les gêne pas ? Et ils continuent leur petit train-train, nous font entendre leur petite musique désuète et tout va bien.
Quel syndicat, dans une autre profession, accepterait une telle catastrophe, un tel malaise ? Malaise connu de tous par les nombreux rapports dont le dernier en date, celui de la MGEN.
Mais où va-t-on ?
@ François
Il est aussi des circonstances qui font qu'à un moment donné de sa vie professionnelle, gagné par la lassitude, on ait envie de changer de métier. Je crois que ça arrive souvent. Sans pour autant incriminer les syndicats ou l'administration.
Dans le cas de Jean-Claude, une meilleure reconnaissance de sa fonction, même par un statut, aurait-elle changé quoi que ce soit dans ses rapports avec ses adjoints ? Non. Sauf à avoir un statut hiérarchique qui lui aurait donné la possibilité de pouvoir contraindre ses collègues. Mais c'est une autre histoire.
ERREUR DE CIBLE
En tant que directeur, je conçois l'amertume de ce collègue, mais il se trompe de cible et de cause. Il confond la forme et le fond et même si son départ gêne l'E.N celle-ci a réussi à masquer ses manquements en lui faisant croire que le malaise vient de ses collègues.
Et d'où vient le malaise des adjoints qui ne viennent pas aux réunions? Si les dirlos n'ont pas été augmentés,les adjoints non plus et ce genre de réaction ne peut qu'aggraver leur désenchantement.
Le problème de la direction d'école ne se résoudra pas par une simple augmentation d'indemnité, ni non plus en faisant porter un chapeau de plus aux lampistes de base.
Et s'ils n'y viennent pas, ce n'est pas la peine de faire croire que le directeur en porte la responsabilité!
Ils n'y viennent pas parce petit à petit, l'école est devenu une zone de non droit, où chaque collègue fait ce qu'il veut, où le droit coutumier règne en maître, d'où les difficultés des directeurs pour rappeler la Loi.
Je reprends ce que dit Eric : le statut non hiérarchique prôné par certains n'aurait rien changé au problème de ce directeur. Cet article ne servirait-il qu'à donner des arguments aux tenants d'un statut pur et dur.
De toute façon, un statut ne peut être que hiérarchique. Il est illusoire de croire qu'un statut non hiérarchique puisse régler nos problèmes. Alors, pour éviter tout risque, refusons ce statut qui ne servirait à rien.
Qui a parlé du statut du dirlo?
Ce qui est mis sous l'éclairage cru de l'actualité nordique, parce que ce dirlo est aussi une personnalité locale, c'est LE constat.
La solution proposé, c'est devenir brigade..
Ce que trouve assez normal Éric.
Ce que je trouve significatif de notre malaise.
Dans le pur et dur, t'es un champion, si, si...
Je ne sais pas si notre SNH est illusoire, en tous les cas, tes commentaires hargneux et déconnectés, eux ne font pas dans l'illusion.
Qui es-tu pour affirmer qu'un statut ne peut être que hiérarchique?
-Les PE sont cadre A, les instits cadre B... Nous le vivons tous les jours dans nos écoles...
-les profs d'EPS, avec leur statut, sont-ils les chefs des autres profs?
Tes TOC ne servent quà te rassurer, pas à convaincre.
Je t'invite quand même à bien lire les articles, tu verras quil est bien question de la façon dont nous sommes reconnus. En cela notre statut est pertinent.
Le problème ce n'est pas qu'il soit ou ne soit pas hiérarchique, c'est qu'il existe un texte clair qui définisse notre rôle dans les écoles.
Que l'on arrête avec les fantasmes et les coutume, si destructeurs, et que l'on en vienne à quelque chose de cadrer pour tous. Adjoints & dirlos, nous serons tous gagnants en évitant le "c'est pas moi c'est lui" de vermerie
Il est bien beau d'affirmer que ce n'est pas un statut qu'il nous faut, encore faut-il proposer ce qu'il nous faut.
Nous dire pourquoi cet état de crise après 7 an de grève administrative, un protocole qu'il est bon pour nous, un trentième retiré, un futur reblocage administratif et peut-être des états généraux...
Pour le moment on a RIEN, à part tes salades indigestes.
@ Pierrot
Peux-tu me dire ce qui aurait changé dans la difficulté de Jean-Claude à gérer la crise avec ses collègues s'il avait un statut ?
Aurait-il eu moins de travail et une moindre difficulté à appréhender toutes les responsabilités de sa fonction s'il avait un statut ?
Serait-il moins débordé avec un statut ?
Je suis preneur de tes explications si tu considères que le statut est un remède à toutes les difficultés hormis la reconnaissance institutionnelle qui, elle, est importante mais n'apporte pas des solutions à notre surcharge de travail.
Martin-qui-n-est-pas-pêcheur
N'aurais-tu pas lu ou bien aveuglé par tes oeillères n'aurais -tu rien vu ?
M. Klimanek dit une chose essentielle : "On est comme eux."
(il faut l'entendre comme le discours des "autres" et non comme le sien!)
Et tant que cette différenciation ne sera pas résolue, les dirlo comme notre collègue continueront à "péter les plombs", (ne t'en déplaise bien entendu !), car de là découle la question (à mes yeux importante!) : il existe un métier de directeur d'école et non une fonction ; c'est un métier à reconnaître avec sa spécificité, son statut....Nous ne faisons pas dirlos et adjoints la même chose...
Est-ce si difficile à voir ?
On est donc d'accord sur un point...
Notre divergence vient surtout du fait que tu regardes la situation comme si elle était nouvelle.
Elle ne l'est pas, elle est la conséquence d'une longue dégradation, sans que la revendication "plus de" puisse la compenser.
C'est un fait.
C'est parce que l'écart entre la réalité de notre fonction et les moyens qu'on nous accorde sont disproportionnés qu'il y a rupture.
Sans doute, on pourrait envisager qu'avec une vraie décharge quotidienne et une augmentation à la hauteur de nos responsabilités, le problème de la reconnaissance serait résolu.(Et encore, à Paris, il n'y a pas de vacance de poste, mais nous y navons pas mal d'adhérents).
>Qui le propose?
On nous réclame de l'avoir sans nous dire combien Et on nous signe le protocole !
Aujourd'hui, l'écart est trop grand!
Le risque c'est un protocole 2, le retour du qu'il est bon pour nous!
Des clopinettes qui ne feront qu'alimenter des rancoeurs sans résoudre les problèmes.
Notre idée, c'est à partir de ce constat, à T-0, commencer par reconnaître le dirlo afin, par ce geste fort, de l'installer dans son rôle pivot dans lécole.
Cela lui facilitera considérablement la tâche.
Mais on n'oublie pas, parce que justement il est dirlo, à T+1, +2... Les moyens INDISPENSABLES, qui vont avec.
(La revalorisation des instits est bien passée par la création d'un nouveau corps?)
Que proposes-tu, Martin, pour débloquer la situation, car c'est de cela qu'il s'agit:
Une situation bloquée avec un personnel désabusé, démotivé, qui attend dabord un geste.
La seule manière d'obtenir les moyens c'est de nous reconnaître en tant que dirlo.
Le MEN la bien compris, puisquil nous le refuse, et négocie (signe !) avec ceux qui cantonnent leurs revendications dans le domaine de lavoir.
>Je pourrais aussi te parler des conséquences quand on occupe une fonction (augmentation des charges de travail, service non fait..., nomination ou retrait) et de celles qui découlent de notre flou institutionnel au sein des équipes enseignantes.
>je pourrais aussi te parler des CP qui réclament un statut pour voir reconnaître leur dimension de formateurs, et des psyscos qui en réclament un aussi, pour avoir une équivalence dans le privé... Et du soutien des syndicats majoritaires!
-Sans doute, surtout si le conflit concerne la présence au CM.
Il est plus confotable de pouvoir régler sur place, au sein de l'équipe où le rôle du dirlo est clairement identifié, plutôt que devoir s'en remettre à l'IEN.
D'ailleurs il serait intéressant de savoir si ces collègues sèchent les concertes où l'IEN est présent...
À bien relire, et je ne vais pas copier/coller, c'est un ras-le-bol général qu'il exprime (il ne change pas de métier Éric, il vit un échec et cherche un poste avec une valeur investissement moindre, il cherche à se protéger....).
Drôle de façon de prendre le problème Martin:
En quoi le fait que des adjoints soient absents à un CM, ou peu motivés par un Projet d'Ecole, implique-t-il un problème d'ordre relationnel?
-C'est bien un métier que l'on exerce, avec ses droits et ses devoirs?
En quoi un statut aurait-il pu aggravé la situation?
-Justement, à bien placer les relations sur le plan professionnel, donc à établir un cadre clair, on ne peut qu'améliorer les situations, et en donnant une identité aux équipes, on les rend plus efficaces.
Et où ceux ou celles qui refuse toute remise en cause individuelle ou collective sont conforté par les faits.
Ce n'est pas une généralité, loin de là, mais un ou deux collègues convaincus de leur bon droit, peuvent foutre une équipe en l'air.
Maintenant, Martin, tu proposes quoi? que les dirlos écoeurés continuent à changer de fonction?
et qu'on demande aux nouveau TRB , ancien dirlo d'assumer une fonction de dirlo?
C'est quand même ce que dit Klimanek, non?
Donc je te repose la question récurente :
QUE PROPOSES-TU?
@ Martin ,
comment peut-tu être aussi affirmatif devant la détresse de ce collègue ! "le statut lui aurait-il permis de régler le conflit avec ses collègues."
Tu aurais pu en premier lieu reconnaître le désarroi et les difficultés de ce directeur , n'aie pas peur Martin , utilise le terme de "directeur" je te sens Snuinhibé " !
Et si je te dis essayons avec un statut NH et nous verrons après , aurais-tu peur ? Et de quoi ?
Par contre aucune réaction du Snuinhibé , des 4 à 5 000 directions vacantes chaque année !
Quel syndicat ne réagirait pas en voyant chaque année dans une entreprise 10% des employés , partir ou changer de poste pour un poste subalterne !
Martin, j'attends tes réponses sans oeillères !
Je n'ai pas parlé d'âne ...aucune référence svp !!!!!!!!!!
Montée sur son âne Martin
S'en allait au moulin.
Laissez tomber, Martin et les siens ( Gilles, Vivien and co) sont pires que l' Administration. Pour eux , les dirlos sont jetables; une denrée périssable qui se remplace facilement avec un collègue désigné d'office ou une petite jeune qui n'ose pas dire non. Ce doit être la nouvelle con-ception de la défense des personnels!
Ignorants des contraintes de notre métier, aveuglés par un rejet viscéral d'un statut sans arriver à proposer quoique ce soit d'autre ou même d'expliquer en détail pourquoi ce statut serait si " dangereux" ( l'ont-ils seulement lu?), ils méprisent les personnels comme notre collègue qui ont tant donné à l'école. Nous en connaissons tous de ces dirlos solides qui un jour jettent l'éponge dans un grand coup de cafard. Mais ce n'est pas grave, les syndicats se sont débrouillés avec l'Administration pour que le poste soit pourvu , en échange de quoi?
Position très inconfortable du dirlo' :
Il est le garant du respect des textes : décret n°89-122 du 24 février 1 989, art.2 : "Le directeur d'école veille (...) au respect de la règlementation qui lui est applicable."
Il se doit donc de faire respecter des textes tout en n'ayant pas la position qui lui en donne les moyens, osons le mot : l'autorité (si vous en trouvez un autre, merci de le signaler ) -sauf, comme indiqué plus haut, à se voir taxé de toujours se référer aux textes...
Et pourtant...Faut-il citer des exemples de cas où des adjoints agissent hors du droit, de la Loi ? De là, des "conflits", comme peut-être notre collègue en a connus...
Repositionner le dirlo', c'est probablement aussi une...avancée du statut...
Georges
Désolé de te le dire, inutile de tourner autour du pot, quand tu fais allusion à "l'autorité" du directeur qui fait face à des adjoints "qui exercent leur métier dans l'ignorance totale des textes" et même "par laxisme pour d'autres"... tu plaides pour un statut hiérarchique. Un bon vrai statut bien ficelé, bien costaud qui te fera régner en maître dans ton école. C'est ce qu'on comprend en te lisant entre les lignes. Moi, de ce statut, je n'en veux pas. Et je pense qu'il en est de même pour beaucoup parmi les 93 % qui veulent un statut. Du moins, je l'espère.
Faut que tu ailles jusqu'au bout de ton raisonnement, Georges. Je te précise que je respecte tes idées. Simplement, il serait bon que tu les annonces clairement.
Bonjour Monsieur,
Je comprends votre désarroi devant ce travail énorme dont vous êtes responsable, néanmoins, je me permets de répondre à ce mail pour vous signaler que l\\\\\\\\\\\\\\\'Etat a mis en place des assistants (tes) (EVS) pour aider les directeurs (trices) dans leurs tâches administratives et les dégager d\\\\\\\\\\\\\\\'un surcroît de travail. Vous pouvez si vous le souhaitez vous renseigner à l\\\\\\\\\\\\\\\'Inspection Académique de votre département pour des informations complémentaires.
Cordialement.
Sylvie ( EVS)
Ce qui prouve que, toi aussi, tu connais bien mal les textes qui régissent non seulement notre mammouth, mais encore l'ensemble de la fonction publique.
D'où ta confusion entre "autorité" et "hiérarchie"...
La hiérarchie, dans la fonction publique, repose sur un seul critère, le fait de noter l'autre. C'est ainsi que les IA sont nos supérieurs hiérarchiques, et non les IEN. Ceux-ci n'exercent de pouvoir hiérarchique que par délégation de l'IA.
Tant que nous n'interviendrons pas dans la notation de nos collègues (cf. article n°1 de notre projet de statut) nous n'en serons pas les supérieurs hiérarchiques. Ca tombe bien, nous voulons voir reconnu le métier de dirlo, pas le voir transformé en fonction de "sous-IEN".
Et l'autorité ? Elle n'a rien à voir avec le sujet. Il s'agit d'une autorité fonctionnelle, ne s'exerçant que dans des domaines bien précis, essentiellement liés au notions de sécurité des biens, personnes et locaux.
Et c'est là où on est en droit de se demander si tu es dirlo, Vincent. J'en doute fort, à moins que tu n'aies exercé les 20 dernières années sur Bételgeuse ou Alpha du Centaure...
Sache donc que tout ce que prévoit notre statut n'est rien d'autre en la matière que d'affirmer clairement ce qui existe déjà...
Le dirlo a déjà autorité en matière de sécurité incendie ( voir les textes sur les commissions de sécurité)
Il a déjà autorité sur les sorties scolaires ( textes lui donnant depuis des années, le redoutable privilège d'autoriser ou non une sortie)
Il a déjà autorité sur l'oranisation du travail des personnels (textes sur les ATSEM, EVS, AVS, etc...)
J'arrête, la liste serait longue...
Mais, bon, confondre à loisir supériorité hiérarchique et autorité, relève, soit d'une grande naiveté, soit d'une hypocrisie chafouine...
Tartuffe ou Candide ?
Choisis ton camp, mon camarade...
Thierry Fabre
Et PAN sur le bec de Vincent ! Un de plus au tableau de chasse de l'ami Thierry... Bienvenue au club, Vincent...
Toute tête qui dépasse reçoit le châtiment... Tout individu qui ose défier le GDID est rhabillé pour l'hiver. Vu le temps, ça tombe bien... Pas besoin de faire les soldes...
Thierry Fabre m'a coupé l'herbe sous les pieds ; je le regrette, mon commentaire suite au tien serait allé dans le même sens !
Je ferai juste une citation : des propos de "mon" IEN, qui lorsque j'ai "pris" (et pas d'assaut malgré la stature de chef que tu souhaites m'accorder!) la direction de l'école et alors que nous évoquions les rapports adjoints-directeur m'indiquait : "Un directeur a le pouvoir et l'autorité que lui confèrent ses responsabilités".
Libre à toi d'en tirer les conclusions qui te conviennent (IEN = chef, etc...Georges favorable à "un bon vrai statut bien ficelé, bien costaud qui te fera régner en maître dans ton école.") : elles sont loin d'être les miennes...
Simple question pour terminer : si tu es dirlo', peut-être nous expliqueras-tu comment tu agis lorsque un adjoint dans ton école enfreint des règles élémentaires de sécurité, de surveillance, de présence, etc...
Je respecte tes idées mais je n'aime pas que l'on me fasse dire n'importe quoi ; je te remercie par avance...
Cordialement.
P. S : Le retour de Patoune !!!!!!!!!!!!!!! Nous en sommes à quel épisode ?
Tes commentaires tombent toujours afin de détourner une conversation qui s'engage sur le fond.
Hiérachie / autorité... Thierry a-t-il tort?
Laisse tomber tes jérémiades, on n'est pas au Centre de loisirs, mais entre adultes.
Vous pouvez être fiers: grâce à votre comportement, c'est le bazar général dans les écoles de France!
- Le précaire et le privé y sont maintenant en force .
- Le nombre de postes de directions restés libres après le mouvement n'a pas baissé .
- Le nombre d'écoles où, à trois jours des vacances, on ne s'est toujours pas mis d'accord sur la répartition des élèves, parce que les "collègues" campent sur leurs positions (loin de l'intérêt des élèves et de l'école), malgré les tentatives de discussion du directeur, est énorme .
- Les conseils des maîtres auxquels les ien ont dû participer pour rappeler les règles et les lois aux enseignants sont légion .
- Le nombre de dirlos qui se sont faits chahuter honteusement cette année a atteint des sommets .
Tout cela parce que vous passez votre temps et votre énergie à diaboliser les directeurs et à liguer les adjoints contre eux, allant jusqu'à écrire des mensonges !
Quand allez-vous vous arrêter et vous recentrer sur les missions pour lesquelles vous avez été élus : défendre les collègues et une école de qualité ?
Cependant, l'école élémentaire a quelques soucis à se faire en matière d'autonomie vis à vis des pouvoirs locaux et dans notre ciel, je vois beaucoup de nuages ...
Cordialement
Georges
Vous écrivez à Vincent : "peut-être nous expliqueras-tu comment tu agis lorsque un adjoint dans ton école enfreint des règles élémentaires de sécurité, de surveillance, de présence, etc..."
Sans polémiquer, puis-je vous dire qu'il existe aussi des directeurs laxistes, irresponsables ou incompétents. Il ne faut pas laisser croire que tous les directeurs seraient irréprochables et parfois victimes de certains adjoints malotrus. Je crois que dans chaque corps de métier, nous pouvons trouver des gens qui ne sont pas à leur place.
Pour le reste, je partage les idées qui sont avancées ici sur la nécessité d'un statut non hiérarchique. On ne devrait même plus avoir besoin de le dire.
"Sans polémiquer, puis-je vous dire qu'il existe aussi des directeurs laxistes, irresponsables ou incompétents. Il ne faut pas laisser croire que tous les directeurs seraient irréprochables et parfois victimes de certains adjoints malotrus. Je crois que dans chaque corps de métier, nous pouvons trouver des gens qui ne sont pas à leur place."
D'ailleurs c'est une des raisons qui m'a fait accepter d\\\'assumer une direction.
Je pense que je ne suis pas le seul
Et par expérience je peux te dire qu'il est plus facile de venir à bout 'un directeur qui n\est pas à sa place, qui dysfonctionne, que d'un adjoint, un enseignant sans classe ou un TRB.
D'abord parce qu'aucun esprit de corps ne pourra le défendre, ensuite parce que notre cadre de travail est tellement flou qu'il est on ne peu plus facile de trouver des "fautes".
C'est pourquoi il arrive rarement que des dirlos victime de harcèlement moral d'un "collègue" soient défendus à juste titre.
Nous nous devons de défendre un cadre légal, sans en bénéficier.
Je répète ma question récurrente que je pose aux procureurs défenseurs d'un statut quo :
à éric, martin ou patoune:
QUE PROPOSES-TU ?
Un peu de pédagogie pour Bruno.
Reprenons l'histoire de Jean-Claude Klimanek à la différence qu'on l'imagine statutairement reconnu. Est-ce que ça change quoi que ce soit pour ses adjoints ? Non ! ça leur fait une belle jambe ! Supposons toujours qu'ils ne participent pas à des réunions obligatoires. Dans ce cas, que fait notre collègue Jean-Claude ? Fort de son statut non hiérarchique, il affirme son autorité ? Oui, d'accord, mais que peut-il faire de plus si son autorité naturelle ne suffit pas ? Il saisit l'IEN ? Mais il peut déjà le faire actuellement. Il "gronde" ses adjoints ? On a vite fait le tour, n'est-ce pas... et ça ne nous avance pas beaucoup...
Mon pauvre Martin, je ne te pense pas directeur car tu ne sortirai pas de pareilles énormités!
Le statut t'officialise dans ta fonction, tu as donc plus de poids lorsque tu parles: aujourd'hui, face à un conflit, la meilleure des solutions est l'abandon de poste ou la mutation car PERSONNE ne te défendra; tu seras seul.
Le statut te reconnais fiancièrement aussi et ce n'est pas négligeable , vu les heures passées à l'école à bosser pour les autres.
Le statut te met à l'abri des " débarquements de l'IA" et autres retenues sur salaire dans l'indifférence syndicale générale...
On pourrait continuer car le statut change bien des choses au quotidien pour ceux qui bossent sur le terrain.
Tu pourras reprendre l'histoire tant que tu voudras, la réponse à ta question de départ restera ouverte.
Et même si Jean-Claude Klimanek te répondait lui-même tu continuerais à y opposer ton antienne, puisque tu tournes en rond de façon autonome, sans que ta réflexion n'intègre le réel.
-Aujourd'hui nous avons une fonction en crise.
-Toutes les enquêtes (même celle organisée en 2005 par le SNUipp/SGEN sur l'ensemble de la profession) montrent, sans ambiguïté possible, que les dirlos réclament de le RECONNAISSANCE.
C'est bien qu'ils estiment que leurs difficultés ont une origine.
Vous y êtes 7% à le nier !
Le statut est une réponse à toutes les revendications:
>Installer clairement le dirlo dans son rôle DANS L’école.
>Lui donner les moyens d’assumer ses missions et ses responsabilités.
•Donc, à priori, si Jean-Claude Klimanek avait eu ce statut, il est raisonnable de penser que cela eut été un facteur facilitant l’exercice de ses tâches.
Il ne désigne ses difficultés qu’à l’intérieur de l’EN !
Je rejoins Hélène, il n’est pas question de prétendre qu’il y a aujourd’hui les méchants adjoints face à de gentils dirlos.
2 Exemples rapides et vécus actuellement (donc sans valeur universelle)
>Ma collègue dirlette de l’élémentaire n’arrive pas à faire « comprendre » à ses collègues adjoints que le CP ne peut être confié à la PE1 qui arrive.
De plus elle a un gros souci avec une enseignante très malade. Le CM lui a attribué le CM2 !
Elle leur à dit qu’ils ne pouvaient en rester là, qu’il fallait se mettre d’accord autrement.
Réplique de « l’équipe » :
-On a téléphoné au syndicat, l’attribution des classes se fait à l’ancienneté.
On demandera l’arbitrage de l’IEN !
>Une enseignante de mon école a obtenu un poste plus près de chez elle.
Jeudi elle est venue me voir pour savoir si un dirlo avait le droit d’interdire l’accès à la classe d’une enseignante hors temps scolaire, et s’il était normal que la photocopieuse soit enfermée sans possibilité d’accès, dans le bureau de cette dirlette…
Ce flou qui encadre nos missions est une source de conflit dans les deux sens. On ne peux plus s'en remettre à la coutume ou à la bonne volonté personnelle.
Nous y avons tous (dirlos & adjoints) à gagner de voir les choses clarifiées, c’est une certitude Martin.
Le statut est incontournable. La question est de savoir ce qu'il va contenir.
Qu'est-ce que tu proposes?
Pierrot
Il y a 2 ans, 2 collègues sont nommées dans mon école. Toutes les deux veulent le CP qui est libre. Je les reçois. L'une d'elles est fragile physiquement et manifestement je ne la "sens" pas dans le CM qui est libre également. La plus ancienne, très expérimentée, syndiquée, alerte son syndicat qui donne la même réponse : attribution en priorité par ancienneté. Je n'ai pas cédé, ni alerté l'IEN. J'ai décidé et tout est rentré dans l'ordre.
Tout cela pour dire que les textes sont clairs à ce sujet : le directeur est responsable de l'attribution des classes. Les syndicats n'ont rien à dire à ce sujet. Il faut aussi prendre ses responsabilités et ne pas pleurnicher dès qu'un problème survient. A nous aussi de nous faire respecter.
Cordialement.
QUE PROPOSES-TU?
"J'ai décidé et tout est rentré dans l'ordre. (...) Il faut aussi prendre ses responsabilités et ne pas pleurnicher dès qu'un problème survient. A nous aussi de nous faire respecter."
Ouh ! là ! là ! J-B ! mais tu es un vrai chef ! ou un chefaillon, si tu préfères ! Voilà que tu t'imposes, que tu fais respecter les textes ! et effectivement sans faire appel à l'IEN (sauf cas vraiment conflictuel, je suppose !)
Attention ! les adeptes du slogan "Non au statut", "les dirlo' sont tous des hiérarques assoiffés de pouvoir" vont te tomber dessus !
Martin ne va pas tarder à répondre (à ton commentaire, peut-être car pour le reste,les questions à lui posées, il est bien silencieux.. !)
Cordialement .
georges-qui-plaide-pour-un-statut-hiérarchique-Un-bon-vrai-statut- bien-ficelé-bien-costaud-qui-le-fera-régner-en-maître-dans-son-école
(sic ! Martin).
Je précise que ce sont les adjoints qui menacent la dirlette d'un "l'arbitrage" par lIEN.
-Nos collègues connaissent mal les règles. (sinon il n'y aurait pas de débat autour de la hiérarchie dans les écoles)
-les syndicats auxquels ils s'adressent ne sont pas toujours fiables sur la réglementation. Préférant une réponse conforme à leur ligne.
-Les IEN en profitent pour prendre leur aise à l'égard des textes (par exemple en prétendant présider un CM) et leur équipe sur dimensionnée (CP, MAI, référent, CLADE...) suive le même chemin.
Tu dis que c'est aussi à nous de faire respecter.
Voilà un domaine où le statut nous faciliterait la tâche, cela éviterait de devoir positionner nos relations sur un plan trop personnel, à force de s'exposer on s'use (voir enquête MGEN).
-"On doit y arriver avec notre charme et notre conviction."(J-C. K.)
D'accord aussi, bien sûr, mais est-ce ce qui arrive à J-C. K. ?
Tu penses que c'est quelqu'un qui s'en foutait ou qui avait à coeur de bien faire?
Jean-Claude Klimanek en a gros sur la patate, lui qui s’investit sans compter, que ce soit dans la vie associative, élective, sociale et scolaire.
>Ne crois-tu pas plutôt que c'était un dirlo dans ton genre et que s'il jette l'éponge, c'est justement parce qu'il ne s'en fout pas?
Je fais l'hypothèse que notre collègue J-C K était probablement de la même "trempe" mais que par lassitude, épuisement, il a effectivement "jeté l'éponge"....
Dommage, déplorable pour un homme qui "après 34 ans passés" à donner de lui-même en arrive là...
Bonne nuit et fais de beaux rêves !
..et pour ton prochain commentaire, évite-nous les grossièretés, nous savons nous tenir !
Cordialement.
Pour rester dans le ton de ton dernier commentaire:
Ta mentalité est à chier.
Le rapport de la DESCO, approuvé par le SNUipp, le SE et le SGEN, une première, montre que les charges des dirlos (pas des adjoints, pas du CM) ont explosé ces dernières années sans que des mesures viennent compenser ce surplus.
L'enquête de la MGEN montre que 75% des dirlos (pas des adjoints) sont stressés à cause de leurs conditions de travail.
Préfacée par le pédagogue Philippe Meirieu, elle dresse un constat "effroyable" selon Georges Fotinos : "le roi est nu, le moral des directeurs d'école est pire que ce que l'on craignait. Leur moral est au 36e dessous alors que ce sont des responsables d'école".
Et toi, tu nous démasquerais…
Tu me fais penser à une chanson de Renaud :
J' vais pas m' laisser emboucaner
Par les fachos, par les gauchos,
tous ces pauvr' mecs endoctrinés
Qui foutent ma révolte au tombeau.
Tous ceux qui m' traitent de démago
Dans leur torchons qu' j' lirais jamais :
" Le GDiD, c'est mort, il est récupéré " ;
Tous ces p'tits bourgeois incurables
Qui parlent pas, qu'écrivent pas, qui bavent,
qui vivront vieux leur vie d' minables,
Ont tous dans la bouche un cadavre.
T't' façon, j' chante pas pour ces blaireaux,
Et j'ai pas dit mon dernier mot.
(..) Les directeurs en charge d’une école, parfois de grande taille sont à l’interface entre l’extérieur (parents, partenaires, élus, hiérarchie) et l’intérieur (enseignants, personnel de service, élèves) : « Il y a une reconnaissance de ma fonction par les familles, elles savent que dans cette école, il y a un interlocuteur, un référent, les enfants le savent aussi, quand il se passe quelque chose, on vient voir le directeur, quand je traverse la cour, je suis reconnu, salué, je vais les voir à la cantine, mais tout ça représente tu temps et c’est très, très prenant »(…)
Les directeurs « sont donc soumis en permanence à l’injonction paradoxale d’assumer une fonction de pilotage sans en posséder les attributs, autrement dit tout l’art de la direction consiste aujourd’hui à jouer le rôle d’un chef mais dans la plus grande discrétion .(…)
Or, en référence à la psychologie du travail, il est impossible à un groupe d’atteindre le niveau de la coopération et de l’interdépendance professionnelle s’il n ‘est pas rigoureusement accompagné et guidé par un pilote qui porte la responsabilité globale du navire et qui a par conséquent appris à animer une équipe en se centrant à la fois sur l’objectif professionnel, sur les individus du groupe et sur les interactions( …)
Nos écoles primaires « sont-elles en mesure d‘être pilotées alors même que l’institution ne reconnaît ni un statut à ses directeurs ni leur offre une formation longue en ce domaine ? Rajoutons que les nouvelles contraintes de travail, associées à une marge de manœuvre affaiblie en l’absence d’un statut peuvent contribuer à l’augmentation du stress des directeurs. Par conséquent (…) la reconnaissance institutionnelle de cette fonction paraît aujourd’hui nécessaire pour donner une réalité à un pilotage de qualité (…) »
Si tu es trop "écoeuré", tu peux retourner te coucher ! Bonne sieste !
Cordialement
ES-TU DIRECTEUR D'ECOLE ?
Vivien
Je ne comprends pas ton "écoeurement" à l'idée que nous affirmions que nous tenons à assumer pleinement notre rôle de directeur.
En tant qu'adjoint, j'ai connu des écoles dans lesquelles le directeur se considérait un collègue comme les autres. L'école n'avait pas à sa tête un responsable digne de ce nom. Nous pâtissions tous de cette carence : mal vus des parents, pas crédibles aux yeux de la municipalité, délaissés par l'inspection. Dès qu'un incident survenait, les parents n'ayant pas d'interlocuteur avéré et reconnu, devenaient vite agressifs. Combien d'élèves ont fui vers le privé ! En quelques années, la réputation d'école laxiste nous a submergés. Pourtant, nous faisions tous notre travail correctement mais nous étions dans une école sans pilote.
C'est la raison qui m'a fait demander une direction. Pour pouvoir changer les choses, même modestement.
Pourquoi l'école publique serait-elle condamnée à être considérée comme moins sérieuse, moins performante, moins attrayante, moins rassurante que le privé ? Pour y arriver, les obstacles sont nombreux sur notre chemin : moyens, recrutements et fonctionnement sont différents et pas à notre avantage. raison de plus de nous retrousser les manches pour faire face.
Tout le monde a intérêt à ce que l'école soit bien dirigée. En premier lieu, les parents qui nous confient ce qu'ils ont de plus cher. Je considère qu'il est de ma responsabilité et de mon devoir de leur apporter le meilleur de ce que la Nation peut leur offrir. En cas de problème, à qui les familles s'adressent-elles ? Elles doivent sentir que le bateau est tenu. Et elles s'en rendent vite compte.
Les adjoints sont également demandeurs. Le fait d'avoir un directeur "responsable" leur évite bien des soucis et dans leur travail, et dans leurs rapports avec les familles et dans leurs relations entre eux. Dans un groupe, il se trouve toujours quelqu'un qui, à un moment donné, se soustrait de ses obligations ou donne l'impression de ne pas s'investir autant que ses collègues. Petits faits qui, répétés, engendrent parfois des conflits durables. La présence d'un directeur "responsable" et "reconnu" permet souvent d'apaiser les situations voire de les éviter.
Les municipalités ont également besoin de "vrais" directeurs sur qui s'appuyer en les considérant comme rouages importants dans la vie de la Cité.
Tu vois Vivien, je ne cherche pas à jouer au chéfaillon. Etre directeur me suffit amplement. Je ne veux pas être "p'tit chef" mais avoir les moyens de diriger convenablement mon établissement. Et je suis certain que cela me serait plus facile si j'avais un statut. Tu vois, je ne veux rien de plus, mais rien de moins.