Si la question peut être évoquée, la réponse ne coule pas de source... Voyons page 23 du même document, le paragraphe consacré à la direction :
Dès le Congrès d’Aubagne, le SNUipp affirmait son opposition à la transformation des directeurs en échelon hiérarchique supplémentaire et à la création d'un grade de chef d'établissement. Il revendiquait des moyens d'équipement et de fonctionnement administratifs modernisés, que pas une école ne soit sans décharge ; une demi-décharge à partir de 5 classes, une décharge complète à partir de 10. Il se prononçait pour la suppression de la liste d’aptitude.
Le Conseil des Maîtres prend les décisions relatives à la bonne marche de l’école, son organisation et sa gestion.
Or, il faut savoir que :
"Les discussions s’organiseront autour de 4 thèmes présents de la page 4 à 21. Ce sont ces documents qui sont amendables et servent de base aux débats d’orientation lors des congrès.
A partir de la page 22, nous vous présentons les mandats actuels du SNUipp construits lors des précédents congrès. Ceux-ci ne sont pas amendables. Ils constituent les textes de référence, « la mémoire vive » des revendications du syndicat".
D'ailleurs, dans le supplément au numéro 298, Stéphane Julien du courant "ensemble" écrit :
"Que reste-t-il du projet de rénovation syndicale à la fondation du SNUipp ? Où est le respect de l'expression pluraliste ? Pour ce qui concerne les textes de congrès, nous n'admettons pas que les mandats précédents soient déclarés non-amendables..."
Pourtant, le SNUipp gagnerait à être davantage à l'écoute des enseignants. Il ne semble pas prendre conscience de la gravité de la crise qu'il traverse.
Il a d'ailleurs tous les éléments en main pour mesurer son déclin ainsi qu'il l'écrit page 15 :
"La proportion des 50 ans et plus BAISSE dans la profession mais AUGMENTE dans le syndicat. La part des moins de 30 ans AUGMENTE dans la profession mais pas dans le syndicat. Nous sommes en retard dans le renouvellement générationnel".
La répartition par tranches d'âge assombrit le constat : les 50 ans et plus sont sur-représentés dans le syndicat alors que les moins de 30 ans sont sous-représentés même si l'évolution mesurée sur trois ans est positive.
Alors que le SNUipp annonce que "le taux de syndicalisation des actifs toutes catégories confondues se situe près de 12 %, le taux de syndicalisation des débuts de carrière ne représente que 7,7 % à peine...".
La même prudence vaut pour les syndicats comme pour les partis politiques lorsqu'ils annoncent leurs effectifs...
Ainsi, au 1er mars 2007, le fichier national du SNUipp (SNUPERS : 65 443 collègues répertoriés dont 9000 retraités) prend en compte les effectifs de l'année scolaire 2005-2006 (déjà en baisse de 1 % par rapport en 2004) en précisant que ce nombre inclut les personnels "non encore resyndiqués"...
Un public vieillissant pendant que la profession rajeunit, des jeunes qui ne se sentent pas attirés, de quoi être inquiet... La sonnette d'alarme est tirée, le SNUipp ne l'entend pas.
Ce ne sont pourtant pas les beaux principes qui manquent...
"Des dossiers « chauds » attendent le nouveau ministre. L’urgence impose de répondre rapidement à l’incertitude du devenir des emplois précaires que sont les EVS. Le SNUipp s’attachera à ce que ce ne soit pas que des promesses prélégislatives...
Rien n’est réglé en ce qui concerne la direction d’école. Il est nécessaire aujourd’hui de rouvrir ce dossier avec la volonté de le régler en prenant en compte les demandes des personnels. La charge de travail des directeurs s’est accrue et les mesures prises l’an dernier ne constituent pas une réponse adéquate".
Afin de permettre au SNUipp de "prendre en compte les demandes des personnels", nous lui rappelons que 93 % des directeurs se sont exprimés clairement dans la consultation IFOP - GDID pour réclamer un STATUT non hiérarchique...
Et si le SNUipp s'appliquait à lui-même les conseils qu'il prodigue au ministre : "régler les problèmes en prenant en compte les demandes des personnels"...
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