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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Jeudi 31 mai 2007 4 31 /05 /Mai /2007 15:22

Dans un entretien au journal Le Monde, Xavier Darcos annonce "un grand chantier sur la revalorisation des carrières". Il propose de rassembler "dans un livre vert toutes les propositions" pour "négocier au printemps 2008 un accord sur la redéfinition du métier d'enseignant". 

 

Ci-dessous, l'intégralité de l'interview :

 

L'école, dit-on, n'est ni de droite ni de gauche. Etes-vous d'accord ? 

Oui. La réussite de l'école reste un objectif partagé. Il y a même plus de consensus que je ne le pensais! Bien sûr, certains préjugés demeurent : "Vous êtes de droite, vous voulez donc faire le grand marché libéral de l'école." Personne ne veut faire cela. Mais il existe d'autres réponses politiques aux problèmes de l'école que l'injection continuelle et massive de moyens.

Et comment voyez-vous la référence à Mai 68, dont Nicolas Sarkozy veut "liquider l'héritage" ?

Je crois très simplement qu'à l'issue de cette période, beaucoup ont considéré à tort que la liberté devait être un point de départ alors qu'elle est un point d'arrivée. Et sur le parcours, il y a d'abord l'école, la culture, le savoir, l'instruction, le civisme…

Allez-vous, comme promis, revenir sur le décret Robien sur les décharges horaires dont vous avez dit qu'il cristallisait les mécontentements ?

Sur ce dossier, Nicolas Sarkozy recevra à son tour, dans quelques jours, les représentants de la communauté éducative. Je lui ai fait des propositions. C'est lui qui décidera. Mais je sais qu'il souhaite améliorer le pouvoir d'achat de tous.

Vous avez annoncé un grand chantier sur la revalorisation des carrières. Selon quel calendrier ?

J'ai proposé de rassembler dans un Livre vert, d'ici à la fin de l'automne, toutes les propositions, y compris les nôtres. Une deuxième phase devrait ensuite nous amener jusqu'au printemps 2008, pour négocier un accord sur la redéfinition du métier d'enseignant. Quant aux rémunérations, Nicolas Sarkozy l'a répété : 1,3 smic pour un début de carrière, c'est quand même modeste lorsqu'on a passé un concours à bac +4 ou 5.

Si ce n'est pas assez, quel est l'objectif ?

Je ne peux pas encore le préciser. Mais nous allons vraiment "mettre le paquet" sur la situation morale et matérielle des enseignants.

Vous voulez aussi des "gains de productivité". Et vous citez le chiffre de 32000 enseignants qui ne sont pas devant les élèves…

Ce chiffre est issu de la Cour des comptes. Cela représente pratiquement une académie et plus d'un milliard d'euros par an. Il faut toutefois être prudent, car cela concerne aussi des services qui concourent à l'action éducative : les associations périphériques de l'école, diverses structures d'aide. Mais il y a une marge de manœuvre importante. Cela mérite d'être examiné.

 

Vous en avez parlé à vos interlocuteurs syndicaux ?

Je suis membre d'un gouvernement qui a reçu mandat d'alléger la charge de l'Etat et je ne pourrai pas m'en abstraire. Nous avons, dans le second degré, un professeur pour onze élèves. Cela ne signifie pas qu'il y a onze élèves par classe, mais que nous avons un des meilleurs taux d'encadrement des pays de l'OCDE. Notre offre scolaire est considérable, avec une grande diversité d'options. Mais elles sont dispersées dans tous les établissements. Il faut garder la diversité mais mettre fin à l'éparpillement.

Comment percevez-vous les syndicats qui ont usé tant de vos prédécesseurs ?

Les syndicats reconnaissent que je ne suis pas un ennemi de l'école publique. Je regrette qu'ils soient parfois obligés d'avoir des positions maximalistes. Mais ils évoluent car le milieu enseignant lui-même change.

Concernant la carte scolaire, vous avez opté pour une étape d'expérimentation dès la rentrée. Pouvez-vous nous en préciser les modalités ?

C'est une liberté nouvelle que nous voulons donner aux familles. Il faut dédramatiser ce problème. Il est un peu difficile à gérer dans les grandes villes aux quartiers très contrastés, mais ne se pose pas du tout dans le primaire ni dans les zones rurales. J'ai indiqué qu'entre 10% et 20% des élèves ne seront plus soumis à la carte scolaire à la rentrée : cela équivaut à doubler le nombre des dérogations existantes. 10% de plus dans un établissement, c'est quelques dizaines d'élèves, cela ne provoquera pas une grande révolution, ni la pagaille. Nous allons en finir avec l'opacité, les dérogations accordées par relations. Les demandes seront plus favorablement accueillies dès la rentrée. Et si, par ailleurs, des établissements moins demandés perdent quelques élèves, nous maintiendrons leurs moyens pédagogiques. Mais il faut que les familles se rendent compte qu'on ne pourra pas tout accepter d'un coup. Nous allons fixer quelques critères lisibles.

Lesquels ?

Les élèves boursiers auront la priorité. Nous prendrons aussi en compte les cas de force majeure, la correction d'absurdités (un côté du trottoir ou l'autre) et, tout simplement, les demandes de bonne foi venant des familles, dans l'intérêt de l'enfant, pour rejoindre un frère ou une sœur…

Et si c'est seulement pour rejoindre un "meilleur" établissement ?

Ce motif ne pourra pas être retenu tout de suite. Même si je le trouve tout à fait recevable. Pourquoi refuser à un élève de choisir, dans l'intérêt de sa scolarité? C'est pourquoi, à terme, chaque établissement devra contribuer à la mixité. Je ne veux pas employer le mot de quota parce qu'il est horrible, mais nous allons essayer d'encourager la mixité géographique et sociale au niveau de chaque établissement. Au plus tard en 2010, nous aurons vraiment donné la liberté de choix aux familles.

Propos recueillis par Luc Cédelle, Arnaud Leparmentier et Catherine Rollot

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Commentaires

Va-t-on cette fois ouvrir les bons dossiers ? Va-t-on cette fois réellement s'intéresser à notre fonction ? Va-t-on cette fois redéfinir notre métier ?


Sans aucun doute, OUI, si les syndicats le mettent dans leurs priorités.


Sans aucun doute, NON, si les syndicats font le dos rond et nous "oublient" comme ils le font un peu trop souvent.


Le GDID et les "directeurs en lutte" ne pourraient-ils pas faire en sorte qu'on sache que les directeurs existent ? Comment, je ne sais pas...


Merci à vous.

Commentaire n°1 posté par Emmanuelle le 31/05/2007 à 15h58

SVP... Laissez le GIDD en paix ! Il suffirait qu'il s'en mêle pour que tout foire ! Avec leurs idées maximalistes, ils pourraient faire capoter la négociation.


On a des syndicats, que diable ! Ils savent ce qu'ils ont à faire. Ils représentent l'ensemble de la profession. Ne commençons pas à nous diviser avant de commencer. Faut être un peu sérieux, tout de même !

Commentaire n°2 posté par Quentin Forti le 31/05/2007 à 16h02
@ Quentin !

Lorsqu'on veut être "sérieux" ainsi que vous le souhaitez, Cher Collègue, il vaut mieux s'abstenir d'écrire des âneries ! et Dieu, c'est que votre commentaire en est farci !

En guise de réponse, je renvoie les lecteurs (s'ils ne l'ont déjà fait) aux 39 commentaires du sujet  ci-dessous :"La carte scolaire : la règle et la pratique".

Ils y trouveront des éléments d'appréciation sur les "arguments" que vous venez de jeter en "pâture" aux lecteurs de ce sujet !

Cordialement (c'est parce que je suis de bonne humeur !)
Commentaire n°3 posté par georges le 31/05/2007 à 16h56

Sans vouloir trop te contrarier Quentin, les syndicats dont tu parles se sont occupés SEULS pendant environ 5 ans du problème de la " direction d'école" comme il faut dire pudiquement pour éviter le mot " directeur"!


Les résultats? chacun peut les évaluer . Le GDID est venu pallier ce vide sidéral en offrant une tribune aux dirlos: échanges, partages d'expériences, réflexion et un projet de statut assez abouti a vu le jour: chacun peut le consulter sur le site et adherer au GDID si affinités....

Commentaire n°4 posté par massabuau luc le 31/05/2007 à 17h13

A Quentin, qui a écrit:


"On a des syndicats, que diable ! Ils savent ce qu'ils ont à faire."


> Dernier résultat en date le Protocole avec des stages filés de PE2 pour des écoles de 5,6 et 7 classes !


"Ils représentent l'ensemble de la profession."


> Un peu plus de 10% de la profession, cher ami.


Les 90 % qui restent ont un cerveau et savent ce qu'ils ont à faire,


Faut être très sérieux Quentin ! Ah j'oubliais , la dernière couche !


"Ne commençons pas à nous diviser "


> 13 syndicats , quelle unité ! En outre la majorité qui ne reconnaît pas les revendications des directeurs  .
Faut vraiment être très sérieux !

Commentaire n°5 posté par Robert le 31/05/2007 à 18h32
@ Quentin-le-morne
Il n'est pas dans les intentions du GDiD de jouer dans la cour des sérieux.

Les sérieux ne se divertissent qu’avec le Ministre.
Les sérieux, quand ils sont las de se distraire, paraphe le protocole.
C’est la manière des sérieux pour mettent fin d’une grève administrative exemplaire.
Une façon arbitraire certes, mais néanmoins magistrale, ne sont-ils pas les sérieux.

Avec quelle maestria, les sérieux ont fait plier, un ministre pourtant superbe de force et de combativité.
Le voilà genoux à terre, suppliant pour pouvoir garder ses 2 oreilles, et, surtout, sa queue.
Mais les sérieux sont magnanimes, après avoir engrangé, ils n’ont aucune amertume envers leur compagnon de jeu.
Non, leur courroux est tourné vers les gueux, les geignards les ingrats.
C’est que les sérieux sont responsables eux, ils SONT l’ensemble de la profession que diable !


Que voilà de la belle ouvrage, et dans l’Unité s’il vous plait ! pas de couac, tous ensemble! tous ensemble ! Alléluia !

Quel exemple pour nous, les gueux, les geignards les ingrats… Les mutins, les irréductibles !

Risquer de faire sauter ce verrou si bien fermé sur un dossier si bien abandonner.
OUHHHHHH !

Chiche !
Commentaire n°6 posté par Pierrot le 31/05/2007 à 19h09

Pierrot, tu as fait une petite erreur lexicale.


"Il n'est pas dans les intentions du GDiD de jouer dans la cour des sérieux."


Tu voulais sans doute dire "...jouer dans la cour des grands". Et là, ce serait plus sérieux, effectivement.


Tu sais, Pierrot, pour réussir des négociations, faut :


1) avoir des idées
2) avoir du répondant
3) avoir des troupes derrière soi
4) savoir rester discret et ne pas considérer qu'on a toujours raison


Sur ce dernier point, prends exemple sur les syndicats. Tu ne les entends pas beaucoup mais ils préparent leurs dossiers pour le jour J. Et ils sauront défendre durement les enseignants. TOUS les enseignants, Pierrot !

Commentaire n°7 posté par Quentin Forti le 31/05/2007 à 21h11

A Quentin,


"Sur ce dernier point, prends exemple sur les syndicats. Tu ne les entends pas beaucoup mais ils préparent leurs dossiers pour le jour J. Et ils sauront défendre durement les enseignants."


Le jour J mais,tu peux préciser l'année ?

Commentaire n°8 posté par Robert le 31/05/2007 à 21h45

Robert, ne joue pas sur les mots !


Comme les autres, tu accepteras sans rechigner, tout ce qui tombera dans ton escarcelle grâce au travail de ces syndicats que tu critiques ! Beaucoup ont ricané sur le protocole. En connais-tu beaucoup qui auraient refusé le 1/4 de décharge ? Et les EVS, tu as noté le succès : plus de 30 000 obtenus et beaucoup plus demandés ! Et les 2 fois 15 euros, ça ne t'intéresse pas ?


C'est facile de tout dénigrer. Heureusement qu'il y en a qui vont au charbon pour les autres !

Commentaire n°9 posté par Quentin Forti le 31/05/2007 à 22h14

J'ai refusé l'EVS ( et j'ai peur qu'on me l'impose), j'ai reversé les 15 euros au secours populaire ( pas tous les mois c'est vrai) et j'aurai refusé si j'avais eu le choix. Pourquoi? je ne suis pas à vendre ou plutôt l'idée que je me fais de mon boulot vaut plus que ça.


  Je comprends le militant syndical auquel on a expliqué avec les mots qui vont bien pourquoi le protocole est un bonheur , mais je comprends aussi ceux qui finissent par dire " on se paie de ma g.....) car j'en  fais partie.


  C'est bien de se préparer en secret pour le jour J, mais il faudrait aussi qu'on sache ce qui se prépare car on est , il me semble , un peu concernés!

Commentaire n°10 posté par merlin le 31/05/2007 à 23h04

Quentin-soldat s'en va-t-en guerre, il a
Dans sa musette son bâton d'maréchal
Quentin-soldat revient de guerre, il a
Dans sa musette un peu de linge sale

 Mon brave Quentin, laisse donc tes Jours J, tes plans B, tes troupes fraîches et nombreuses et tout ce fatras politico-militaire qui peine  à masquer le vide. Ca tient du catéchisme incantatoire, ton truc. Mais comme nous sommes de bons mécréants laïques, on ne croit que ce que l'on voit.

 Quelques minuscules réalités qui ont du t'échapper:

 -          le syndicat qui a signé le protocole a bradé 7 ans de lutte des directeurs pour pas grand chose. Si les gains avaient mérité quelque attention que ce soit, les collègues l'auraient reconnu, et, reconnaissants, auraient rallié ce syndicat en rangs serrés. C'est plutôt le contraire qui s'est passé. Le simple fait que, plus d'un an après, tu en sois toujours à tenter de vendre ce protocole prouve bien que la plupart des dirlos sont bien peu sensibles à ces quelques rogatons. Mais, bon, tu me diras que cela doit faire partie du plan B...

 -          les syndicats qui ne l'ont pas signé n'ont guère fait mieux, capitulant en rase campagne, en quelques semaines, voire quelques jours, devant le ministère. Retenues de salaire pour les dirlos, déconfiture pour ces syndicats. Pas de quoi se vanter. Mais, bon, tu me diras qu'ils se réservent pour le jour J

 -          Des idées de leur part sur la direction d'école ? On en attend encore... Dans le meilleur des cas, on discerne un souci assez évident d'accepter le statu-quo par peur d'un statut, dans le pire, on nous monte de toutes pièces des usines à gaz façon Conseil des Maîtres Décisionnaire pour mieux juguler les tordus que nous sommes. Panne d'idées générales et refus, le plus souvent, de débattre des nôtres... Mais, bon, tu me diras que vous préparez vos dossiers...

 Chante lalaire, mon collègue, mais à d'autres. Tu n'as dans ta musette qu'un linge bien sale à nous refourguer et un silence bien obstiné devant le seul fait qui vaille...

 Lorsqu'une énorme majorité de collègues veut voir son métier reconnu, quel est le rôle d'un syndicat, quel doit être le rôle d'un syndicat:

 Les écouter ou s'emboucaner les esgourdes ?

 Les défendre ou les nier ?

 Les représenter où prétendre leur imposer ce dont ils ne veulent pas ?

 Thierry Fabre

 














 

Commentaire n°11 posté par thierry fabre le 31/05/2007 à 23h47
C'est fou comme certains commentaires fleurent de plus en plus la croyance :

- il y a les Églises constituées ;
- la Vérité détenue hors de laquelle point de salut ! ;
- les croyants à genoux gobant les paroles d'Évangile ;
- le prosélytisme stupide ;
- l'attente du Grand Jour qui nous délivrera ;
- la lutte du Bien et du Mal qui se terminera (c'est évident !) par la victoire du premier ;
- les Saintes Écritures ressassées à l'infini...

Gloire à ceux pour lesquels s'ouvriront les portes du Paradis !

Amen !
Commentaire n°12 posté par georges le 01/06/2007 à 06h37
Quentin, tu dis, avec le sérieux des grands:
"Tu sais, Pierrot, pour réussir des négociations, il faut :
1) avoir des idées
2) avoir du répondant
3) avoir des troupes derrière soi
4) savoir rester discret et ne pas considérer qu'on a toujours raison"

Sur le sujet qui nous intéresse: les directrices et directeurs d'école:
>avoir des idées:
•les syndicats n'en ont pas, le GDiD oui!
>avoir du répondant:
•les syndicats restent timides après 7 années de grève administrative, des sanctions iniques pour service non fait (une première!).
Le GDiD ne baisse pas les bras!
>avoir des troupes derrière soit.
•Tu devrais bien regarder par-dessus ton épaule...
Le GDiD propose une solution acceptée par 93% des dirlos.
>savoir rester discret et ne pas toujours considérer qu'on a toujours raison.
•les grands sont fanfarons et mentent souvent aux petits qu'ils prennent pour des truffes.
•en quoi les forfanteries sur les acquis du protocole sont-elles discrètes ?
•Ce sont bien les grands qui prétendent détenir LA solution ?


« J'ai dix ans
Je vais à L'école et j'entends
De belles paroles doucement
Moi je rigole... »

Bien sûr que j’ai forcé le trait, tout n’est pas si tranché… Mais je suis petit.

Plus sérieusement, pourquoi nous voir en ennemi ?
Nous ne sommes pas des concurrents, et nous jouons dans la cour inférieure.
C’est parce qu’entre grands c’est compliqué. Avec les petits, c’est plus facile et ça permet de détourner l’attention ?

Il n’y a pas d’arrogance ni de prétention chez nous.
Ce que l’on pense nous le proposons au débat. Et si j’ai un regard critique, sévère, sur la manière dont les principaux syndicats gèrent le dossier des dirlos, je ne vois pas en quoi ma taille (petite) vient faire ici.

Critiquer, s’opposer ce n’est pas être anti-syndical, on ne remet pas en cause le système, on analyse les raisons de la défaillance sur ce dossier et on propose des pistes.
Trop grand pour les explorer ?

Enfin, Quentin-le-grand, je pense, avec conviction, qu’il n’y a plus de courage à critiquer son camp, l’amener à se regarder en face, à se remettre en question, que de jouer les Tartarins le MEN (sur le dos des petits).

Oui, « J'ai dix ans
Je sais que c'est pas vrai mais j'ai dix ans »
Et alors ?
Pierrot-le-petit.
Commentaire n°13 posté par Pierre Lombard le 01/06/2007 à 08h57

Ouais, ouais... Facile de ricaner... surtout quand on n'a pas mis les mains dans le cambouis...


Votre sigle, paraît qu'il faut le prononcer  "j'ai des z'idées". D'accord, mais lesquelles ? A part "le statut, le statut et encore le statut", je n'en vois pas d'autres...


Faudrait adapter votre sigle à la réalité : "j'ai une idée". Coluche aurait dit : "ça c'est une idée qu'elle est  bonne".


Bien le bonjour à tous.

Commentaire n°14 posté par Quentin Forti le 01/06/2007 à 09h03
Dans l'art de la pratique du facile, le champion toutes catégories, c'est bien toi qui continues d' alimenter une querelle toute virtuelle.

Les mains dans le cambouis, nous les avons, et même jusqu'aux coudes.
>la bouteille à l'encre, dirlo.org, la gestion d'une association nationale, la participation aux tables rondes ministérielles, un numéro de téléphone" SOS dirlo"...
Beaucoup d'énergie, parfois désordonnée, mais toujours au service de NOS idées.
>rompre l'isolement
>l'entraide & la coopération
>la reconnaissance de notre métier par un statut original & non-hiérarchique, préalable aux moyens nécessaires pour assumer notre mission.

Cette énergie, la plupart d'entre nous l'avait déjà mise au service des grands... Mais, ils sont si haut que rien ne parvient à leurs oreilles, pourtant proportionnelles à leur grandeur puisqu'ils se disent à l'écoute des petits.

On a donc décidé de faire un "clan autonome" (Kaamelott), pas contre les grands, déjà très divisés sur la plupart des sujets qui touchent l'école, mais POUR rassembler autour d'un problème évident, transversal et négligé :la situation des directeurs des écoles (notre Graal... ;-)) ).

>Comment expliques-tu le rapport de la DESCO sur l’accroissement exponentiel de nos tâches ces 10 dernières années?
>Comment expliques-tu l’enquête de la MGEN sur les missions et les responsabilités confiées aux dirlos et leurs conséquences sur leur santé ?

Comment en est-on arrivé là, si ce n’est parce que les grands nous ont abandonné ?
Comme le SE vient encore une fois de le faire en signant le protocole contre l’avis de la grande majorité de la PROFESSION (et là je me place dans TA logique, le SE est le seul grand à avoir cautionner G. deRobien).

•Que nous reste-t-il pour répondre à la DESCO, les 7 fiches du vade-mecum ?
•Comment résister aux pressions mises en évidence dans l’enquête de la MGEN (des petits eux aussi ?) ?

Oui, nous avons une idée : remettre les choses à l’endroit :
Revendiquer l’ÊTRE avant l’AVOIR.
Idée peut-être pas aussi bonne que nous le pensons, mais partagée par 93% des dirlos de nos écoles.

Les réponses des grands :
>petits chefs pleurnicheurs !
>diviseurs, vous ne pouvez pas vous contenter de ce qu’on vous donne ?
>laisser faire ceux qui savent, vous n’y comprenez rien !
>vous faites rien qu’à nous embêter !
>On vous écoute pas nananananaire !


Arrête un peu tu veux, Le GDiD n’est pas un syndicat et ne cherche pas à l’être. Pas d’opposition artificielle donc inutile.

Parlons de choses concrètes : la situation dégradée des dirlos et la meilleure façon de l’améliorée.
Et parlons en ensemble, du plus grand au plus petit… voilà du constructif, du participatif, alors que tu ne proposes que de déléguer aux plus grands (curieux de parler ensuite de main dans le cambouis)

PS : dur de faire un sigle avec « J’ai une idée », même si c’est vrai qu’elle est bonne.

Pierrot-les-mains-sales
Commentaire n°15 posté par Pierre Lombard le 01/06/2007 à 12h14
La MAE a adressé ces jours-ci une brochure dans laquelle on peut lire ceci en introduction :

Une fonction complexe.
Des responsabilités qui s’étendent chaque fois à la fois dans le temps et au-delà de l’enceinte scolaire : les directeurs et chefs d’établissement assument un rôle de plus en plus complexe.
Comptable, infirmier, gardien, médiateur mais aussi psychologue, gendarme,, animateur et pour certains enseignants… Au cours d’une journée de travail, un directeur ou principal revêt de nombreuses casquettes.
Cette fonction s’est complexifiée au fil des ans : elle implique de gérer le bon fonctionnement de l’école, la coordination pédagogique, les relations avec les parents, les associations, la municipalité ou la région. (…) Les directeurs et chefs d’établissement sont confrontés à de nombreuses problématiques (…)

Après le rapport de la DESCO, le rapport de la MGEN, et les constats que chacun (directeur, directrice) peut faire quotidiennement, pour peu que l'on veuille regarder la réalité en face, voilà qui dresse un tableau plus que sombre du métier de directeur...
Commentaire n°16 posté par georges le 01/06/2007 à 17h31

@ Georges


La réalité décrite par la MAE correspond davantage à ce que vit un directeur d'école qu'au quotidien du principal de collège.


Certes, la vie en collège n'est pas facile, mais n'oublions pas que le principal a du personnel pour l'aider dans sa tâche : secrétaire, intendant, adjoint, surveillant(s), infirmière, CPE... pour parfois un nombre d'élèves à peine supérieur à celui d'une école voire inférieur parfois.


Loin de moi l'idée de nier les difficultés du chef d'établissement mais il convient de relativiser.


Pour faire face à toutes tâches qui l'assaillent au cours d'une journée, le directeur d'école est seul. Ne l'oublions pas au moment où les priorités budgétaires nous rappellent qu'on ne peut pas régler tous les problèmes en même temps. Je pense que la priorité est denotre côté. Aux syndicats de jouer leur rôle. On ne comprendrait pas qu'ils tiennent un discours différent auprès de l'administration ou qu'ils se montrent "mous" lorsqu'il s'agira de nous défendre...

Commentaire n°17 posté par MarylÚne Doubelle le 01/06/2007 à 17h47
actuellement en contrat d'avenir j'ai beaucoup de doutes quand au renouvellement de mon contrat au 30 juin l'inspection m'a dit d'attendreles elections legislatives, pourriez vous me dire ce qu'il en est, je suis agent administratif/contrat d'avenir?
Commentaire n°18 posté par dianu patricia le 01/06/2007 à 18h58
@ Marylène !

J'abonde totalement dans ton sens dans la distinction à effectuer entre directeur d'École et principal de collège (certains directeurs "gérant" parfois des "mini-collèges" : 12 classes, près de 270 élèves, 14 enseignants et je passe sur les intervenants extérieurs et le personnel annexe qui va également de pair : c'est mon cas !), distinction qui ne vise nullement à dénigrer ces derniers par ailleurs...

Quant à ce que tu écris :

"Aux syndicats de jouer leur rôle. On ne comprendrait pas qu'ils tiennent un discours différent auprès de l'administration ou qu'ils se montrent "mous" lorsqu'il s'agira de nous défendre..."

...qui vivra verra et que les dieux t'entendent !

Cordialement.
Commentaire n°19 posté par george le 02/06/2007 à 08h21

A Marylène et Georges,


Allez, soyez rassurés, chers collègues et passez un bon week-end, les syndicats ne seront pas "mous" si négociation il y a. L'ont-ils jamais été lorsqu'il s'est agi de nous défendre ? Evidemment, non ! Ne croyez pas les petites sirènes qui veulent vous détourner de la cause syndicale. Elles ne sont pas bonnes conseillères. Sachez vous détourner de la manipulation. Les bonimenteurs, ça existe, les amis...

Commentaire n°20 posté par Thibault Garcin le 02/06/2007 à 08h35
@ Thibault !

Ce qui me rassure, c'est que grâce à ta remarque mon week-end commence par un (petit) éclat de rire, ce dont je te remercie ! Je sais dorénavant :
- que les syndicats ne seront pas "mous" !!!
- que je serai bien défendu ;
- que mon avenir est assuré puisqu'il est en de si bonnes mains !
- que la cause syndicale prime certainement sur la cause des directeurs !
-
que de (méchantes) petites sirènes veulent me détourner du bon chemin au bout duquel m'attend un avenir radieux !

Avant de terminer mon éclat de rire, je ne pense pas que nous ayons la même notion des bonimenteurs  !

Au fait, peux-tu nommer les "petites sirènes et les bonimenteurs" afin que je ne sois pas pris au piège et que je sache les repérer ?

Merci et bien cordialement !
Commentaire n°21 posté par george le 02/06/2007 à 08h51

A Georges


Est-il seulement besoin de les nommer les bonimenteurs ou les petites sirènes ? Chacun les connaît bien. On les repère généralement facilement sur un certain forum dont j'ai oublié... le nom. Leur petite chanson est très reconnaissable. Elle vous trotte dans les oreilles mais comme elle ne se renouvelle pas, elle devient vite rangaine...

Commentaire n°22 posté par Thibault Garcin le 02/06/2007 à 08h58
Après Quentin-le-sérieux, Voici, toujours dans le même registre Thibaut-le-camelot.

Ceux que l’on ne nomment pas ne sont pas ne sont pas des concurrents des syndicats.

Ils sont regroupés en une chorale et leur chant, pourtant mélodieux et sincère, gêne les proprios des étages au-dessus.

Allez, on fait la fête des voisins, ne soyez pas si bourgeois, si coincés du croupion, venez chanter avec nous, notre rengaine et si entraînante.

Quentin-le-Camelot,
>même si la critique est aisée, elle est surtout salutaire (tu voudrais interdire Charlie, le Canard… toute proportions humblement gardées).

Si tu essayais, avec ton copain le Sérieux, à nous convaincre sur le fond :
En quoi les syndicats n’ont pas été mous sur le dossier « dirlo ».
>Comment expliques-tu le rapport de la DESCO ?
>Comment expliques-tu l’enquête de la MGEN ?
>L’article de la MAE donné, plus haut, par Georges?

Mais peut-être que ce sont eux les petites-sirènes-aux-rengaines-dévastatrices que l’on ne nomme pas.

Personnellement je suis persuadé, pour essayer de rester dans un dialogue constructif, que notre opposition ne se situe pas dans un affrontement de structure, ni même sur des idées différentes, mais plutôt dans le type d’engagement que nous défendons.
•Le Camelot, comme le Sérieux, sont dans la délégation (soyez assurés…), la dévotion (ne vous laissez pas détourner… n’écoutez pas… la Cause Syndicale) et le bipolarisme indispensable à la survie de ce genre de foi (le bien/le mal, ceux qui savent/ les autres, les grands/ les petits…)
• « Ceux que l’on ne nomme plus » sont dans la participation, le débat et la recherche de solutions pragmatiques, seules capables de rassembler.

De ce point de vue, c’est vrai, la CAUSE syndicale est, culturellement, plus proche de notre conception.

D’où, sans doute, cette peur qui conduit à la diabolisation!


Commentaire n°23 posté par Pierrot le 02/06/2007 à 09h57

Pierrot,


Je te sens fatigué. Tu nous fais un ce ces méli-mélo... Tu n'as pas les idées claires, ce matin.


Va sur le site de nos syndicats majoritaires (je te laisse choisir, je n'ai aucune camelote à vendre) et tu y trouveras des argumentaires et les résultats de leurs actions pour les collègues. Elles ne sont peut-être pas toujours couronnées de succès, ils le reconnaissent bien volontiers, mais tu verras qu'ils ne restent pas inactifs et qu'ils ne sont pas "MOUS" non plus (pour Marylène).


Repose-toi bien Pierrot

Commentaire n°24 posté par Thibault Garcin le 02/06/2007 à 11h06
A Thibault

Exact, l'ami Pierrot est fatigué, sa chandelle est morte.
Remarque, il a quelques raisons d'être fatigué: il travaille.

De mon côté en fainéant méridional, je me suis donné le temps d'avoir voir les sites dont tu parles: c'est bizarre, on a du changer les pages d'accueil depuis ton message. Pas moyen d'y trouver quoi que ce soit sur les dirlos...

Pourrais-tu me signaler, si c'était un effet de ta bonté, les actions entreprises par ces syndicats pour la direction d'école depuis le début 2007 ?

J'attends ta liste avec impatience: tu comprends, dans nos banlieues marseillaises, on est si loin de tout que l'info ne nous est pas parvenue. Bizarre, non ?

Thierry Fabre
Commentaire n°25 posté par THIERRY FABRE le 02/06/2007 à 11h29
Merci pour l'ordonnace Quentin-l'apothicaire.
Tant de sollicitude metouche, Je vais me reposer, promis!

Mais avant:
Toi pouvoir dire à moi comment toi mesures la dureté syndicale, quand moi lire l'enquête de la MGEN, le rapport DESCO ou l'article MAE?
Toi pouvoir dire à moi pourquoi moi devoir croire toi quand toi sermones moi?
moi devoir juste croire sans poser question?
Toi mieux comprendre mon méli-mélo?
Toi pouvoir faire effort ou toi rester dans confortable "botte en touche" (délégation)?

Merci Bwana-Quentin.
Commentaire n°26 posté par Pierrot le 02/06/2007 à 11h53

A Thibault ,


Merci pour le rire que tu as provoqué parmi les 10 collègues qui t'ont lu ce matin à l'école !


Les clowns ont une autre aura , toi, tu n'en fais même pas partie , tu nous sers de la bonne soupe formatée syndicale.


Tu as raison les syndicats ne sont plus à un retournement de positions près:


Tiens, ce matin on apprend l'extension des stages filés PE2 aux écoles de 7 et 8 classes !


Tu as raison Thibault , ils ne sont pas mous , ils sont  "mollassons ", évite les leçons Thibault et nomme qui tu vises , si tu parles du GDID , nomme-le , n'aie pas peur , il saura te répondre , LUI !


Le GDID répond au terrain in live !

Commentaire n°27 posté par Robert le 02/06/2007 à 13h04

C'est vrai Thibault que j'apprécie l'aide que m'apportent les syndicats à l'exercice de ma simple fonction.. Tu vois je ne parle même pas de statut.


Ecole de 8 classes. ma décharge de 25% habituelle ne n'apparait pas sur le second muvement. Il semble que je sois retenu plutôt pour être remplacé par un PE2 filé.


Heureux ce cette confiance, je me rencarde un peu pour savoir comment seront gérés les 6 jours de décharges manquants (stages PE2).. réponse.. des brigades (Joie, on m'avait supprimé, il y a 3 ans la possibilité d'etre directeur déchargé et IMF déchargé pour raison de trop de déchargeants.. Mais pour le stage filé cela ne pose pas de problème).. en fonction des possibilités


Mieux, je demande qu'elle sera le mode d'intervention du PE2, réponse .. Il faudra nécessairement que la classe s'adapte au projet de travail du PE2, lié à son choix de dossier.. Super


Pour finir.. le samedi.... Ah.. Ben non.. Les PE2 ne travaillent pas..  Brigade? On verra..


Bilan.. décharge qui passe de 25 à 20 % ... Décharge plus formation que remplacement.. certainement nécessité de participer à une réunion un mercredi à l'IUFM pour se mettre en "phase" avec les nécessités liées à la formation..


C'est vrai que les syndicats ont été efficaces concernant la direction de mon école


Merci encore


cordialement CHE

Commentaire n°28 posté par Patrick LOUET le 02/06/2007 à 14h49
Merci aussi Thibaut, j'ai suivi ton conseil et j'ai fait une bonne sieste.
Tu avais raison, au sujet de la fatigue, pas sur le reste...
Mon dernier post t'es, bien sûr, adressé

Pierrot-de-la-lune
Commentaire n°29 posté par Pierre lombard le 02/06/2007 à 16h01

A Thierry Fabre


Quelques interventions pour les directeurs :


- plusieurs rencontres au ministère contre les EPEP et le statut d'emploi


- courriers aux députés (EPEP...)


- pétitions (EPEP - EVS - retenues financières)


- CAPD (décharges des directeurs)


-etc...etc.


Quelques actions :


- 1000 délégués à Paris


- manifs devant les IA et rectorats (retenues sur salaire, EVS)


- rassemblement (Paris et grandes villes (EVS)


- collecte de solidarité (retenues sur salaire)


etc...etc.


Excuse du peu...


Tout cela ne concerne que les directeurs. Il y a tout le reste car il ne s'agit pas d'être corporatiste, l'ami. Nous ne sommes pas seuls au monde...

Commentaire n°30 posté par Thibault Garcin le 02/06/2007 à 18h21

Pipeau l'ami...


Et tu peux tirer du double interligne pour que cela prenne plus de place, cela ne trompera pas un seul collègue...


Côté interventions: rencontres au ministère, courriers aux députés, pétitions... Rien que le GDID n'ait fait aussi, bien plus et bien mieux... Quand aux petites motions déposées en CAPD, la belle affaire ! C'est bien le strict minimum que l'on puisse attendre de gens qui ont été élus...


Côté actions, cela frise le néant sidéral, et tu enrobes à loisir la question des EVS pour tenter de grossir le nombre. Pas beau de prendre les collègues pour des imbéciles, ça ne redore pas le blason syndical, cette curieuse pratique... L'opération "1000 délégués à Paris" n'a rien été d'autre qu'un mensonge assez mal mené. Dans plus de 30 départements, des collègues, membres ou non du GDID, ont tenté de participer à cette "manifestation". Réponse génée des sections du SNUipp: "les délégués sont déjà choisis, et pis, ça coûte des sous" Qu'à cela ne tienne, les collègues ont rétorqué qu'ils comptaient bien entendu payer leur voyage. Autre refus énervés, sans plus de motif. Il n'y avait pas de "délégués" à paris, mais un rassemblement de militants, dont la majorité n'étaient même pas directeurs d'école. A ta disposition, je dois pouvoir te retrouver les comptes-rendus moroses des conseils nationaux du SNUipp consacrés à la préparation de ces "1000 auto-délégués" ( 6 à 700, selon le Monde et Libé)


Admettons et comptons cela au registre des "actions". Quoi d'autre ?


- les collectes de solidarité ont été organisées dans moins de 30 départements, et, curieusement, rares sont les collègues ayant subi des retenues sur salaire qui ont touché quelque chose. A prendre l'exemple de l'Hérault, il semble bien que la solidarité ait été réservée aux seuls dirlos membres du SNUipp ou sympathisants. Solidarité bien sélective...


- rassemblements ? Puisque tu es en veine de réponses, pourrais-tu me signaler un seul rassemblement ayant regroupé plus de 20 personnes ?


Je n'excuse donc pas du peu, du très peu que tu as à proposer. Je ne l'excuse d'autant moins que ton discours peine à masquer l'inertie totale de ton syndicat devant un événement sans pareil dans toute la fonction publique. Pour la première fois, des fonctionnaires ont subi une retenue de salaire alors qu'ils étaient au travail. Cela ne s'était jamais déroulé auparavant dans aucun corps des fonctions publique, territoriale et hospitalière. Face à une attaque aussi grave et injustifiée, ton syndicat a été incapable de mener la moindre riposte. Du Snuipp de l'Isère qui capitule en rase campagne au bout de deux jours, jusqu'à celui du Morbihan qui joue les prolongations et le jusqu'auboutisme, aucune coordination au niveau national, aucune réponse globale. Sur tout autre corps de collègues, on aurait eu droit, au minimum, à une manifestation nationale. Pour les dirlos, rien...


Enfin, pour ta petite remarque sur le corporatisme, autre pipeau, bien rebattu. On sait très bien que sont déclarées luttes "corporatistes" celles que l'on ne veut pas mener...


Reste ce "nous" qui est encore, dans ce fatras de mensonges, ce qui me choque le plus "NOUS ne sommes pas seuls au monde..." Qui ça, NOUS ? Voila un pluriel bien singulier, et tu me pardonneras de te signaler que NOUS ne faisons pas le même métier. Tu n'es pas directeur d'école, tu es militant quasi professionnel...


D'autres, dans ton propre syndicat, pensent bien autrement que toi. . Voila ce qu'en Conseil National, énonce le représentant de la Vienne " Quelle réponse allons-nous apporter à des collègues sanctionnés, qui parfois nous font des reproches et rejoignent une association de directeurs ou réclament un statut ? Et, osons le dire, quand admettrons-nous que certains de nos mandats, concernant la direction, sont dépassés ? "


Preuve que, dans tout syndicat, SNUipp y compris, on peut être militant sans mentir, responsable syndical sans être obtus. Ce qui n'est pas ton cas...


Thierry Fabre

Commentaire n°31 posté par thierry fabre le 02/06/2007 à 20h18

C'est fou comme l'on sent cette fureur antisyndicale qui suinte à chaque phrase... Comme si vous n'aviez rien d'autre en tête que diminuer leur influence des syndicats pour exister. Il vous faut à tout prix chercher la faille pour les affaiblir. Il est vrai que vous ne pouvez exister que s'ils sont défaillants. On dirait même que ça vous est insupportable qu'ils obtiennent quelques succés.


Les EVS, c'est nul à vous entendre mais tous les directeurs en veulent et râlent s'ils n'en ont pas...


Les stages filés, c'est nul à vous entendre mais les collègues concernés trouvent que c'est mieux que rien même s'il leur manque quelques jours dans l'année...


15 €, c'était nul à vous entendre et le doublement de cette augmentation, ça l'est encore plus...


Où est l'honnêteté intellectuelle de reconnaître ce qui est bien ? Vous seriez plus crédibles à nuancer vos propos et à admettre la réalité... 


 

Commentaire n°32 posté par Thibault Garcin le 02/06/2007 à 21h22

Honnêteté intellectuelle ?


Mais c'est d'honnêteté tout court qu'il faudrait parler, Thibault, en tous cas celle dont tu manques. Faudrait choisir, mon collègue...


Dans ton dernier message, tu nous la joues SE-UNSA et tu viens nous chanter les vertus du protocole Dans le précédent, à vouloir parler d'actions, tu ne cites en exemple que celles du SNUipp... Comme à priori, la double appartenance syndicale n'existe pas, à chanter une chose et son contraire, tu ne prouves jamais que ta volonté, non de débattre, mais de débiner, non d'argumenter, mais de médire...


Quand à la vieille antienne "vous êtes de méchants anti-syndicalistes", elle me rappelle ce vieux film, La terrasse, où l'on entendait Mastroianni dire doucement "ce n'est pas le locataire du 6° qui est anti-faciste, c'est le facisme qui est anti-locataire du 6° "


Eh non, mon brave Thibault, ce n'est pas le syndicalisme que nous remettons en cause, ce sont ceux qui, comme toi, l'amènent dans le mur, et l'école publique avec... Ce sont tous les mal-comprenants et tous les idéologues à quatre poils qui veulent nous imposer, à nous qui faisons ce métier, une conception de la direction d'école dont nous ne voulons pas. Ce sont tous ces militants professionnels qui, ne travaillant pas, prétendent nous dire comment il faut travailler selon leurs dogmes politiquement corrects. Ce sont les gens comme toi, Thibault, qui ont partie liée avec le ministère pour imposer silence aux collègues et statu-quo à l'école.


Sauf qu'il en est d'autres, dans des tas de syndicats différents, plus ouverts, plus soucieux de voir leur syndicat défendre réellement les aspirations des collègues. Ce sont ces collègues là qui donnent encore une petite chance au syndicalisme enseignant que tu contribues, brave Thibault, à foutre en l'air...


Alors puisque tu parles d'honnêteté, brave et bon Thibault, qui es-tu et d'où parles-tu ?


- Dirlo ou donneur de leçons sur la direction ?


- SE ou SNUipp ?


- Militant pro ou enseignant ?


Thierry Fabre ex-syndiqué au CAL (au bahut) à la CGT (avant le mammouth), à l'Unef (à la fac), au SNI-PEGC (avant 87 et Monory) et au SE-UNSA (avant le protocole)

Commentaire n°33 posté par thierry fabre le 02/06/2007 à 23h33

Voilà ce que j'ai écrit dans le commentaire 24 :


"...Va sur le site de nos syndicats majoritaires (je te laisse choisir, je n'ai aucune camelote à vendre)..."


Pour te dire que je ne défends aucune chapelle en particulier. Pourquoi j'interviens alors ? Parce que je crois très fort qu'il n'y a pas d'issue dans la lutte des associations ou coordinations. Hors les syndicats, point de salut. L'histoire l'a assez démontré.


Tu vois je ne suis pas un pro des syndicats. Pas de mandat. Pas de décharge syndicale. Pas le porte-parole d'aucun d'entre eux. Rien d'autre qu'un citoyen engagé soucieux de voir le progrès social être mieux partagé...

Commentaire n°34 posté par Thibault Garcin le 03/06/2007 à 09h34

Ce qui répond déjà à deux questions sur trois...


Pour la troisième, laissée en suspens, il n'est pas besoin d'être grand clerc pour comprendre que tu n'es pas directeur d'école. Ce qui ne t'interdit en rien d'avoir ton avis, avis qui gagnerait cependant à être moins péremptoire. En ce qui me concerne, lorsque j'entends les psys scolaires parler de leur demande d'un statut, j'écoute plus que je n'interviens, ne faisant pas ce travail. Pour l'ISSR des ZIL, sucrées des mercredis et dimanches dans la plupart des départements, je ne me vois pas aller dire au collègue ZIL rattaché à mon école ce qu'il doit penser, il est assez grand pour le faire tout seul.


Reste donc la question syndicale. La litanie qui suivait ma signature n'est en rien un palmarès et ne me donne droit à aucun prestige en la matière. C'était juste pour signaler qu'en matière de syndicalisme, je n'étais pas tout à fait dans le registre de l'anti-syndicaliste de service. Pour autant, il ne me serait pas venu à l'idée, membre d'un syndicat, d'aller justifier l'action syndicale en usant et abusant d'arguments empruntés à deux syndicats que tout oppose sur la question.


Reste aussi cette preuve historique "Hors les syndicats, pas de salut" C'est une affirmation qui ne tient guère et invoquer à son propos l'histoire serait réduire l'histoire au révisionnisme... Contrairement à ce que tu avances à la va-vite, associations et coordinations ont fait autant, sinon plus, avancer le progrès social que tous les syndicats réunis.


Lutte des infirmières ? Qui l'a menée ? Leurs coordinations où les syndicats ?


Les intermittents du spectacle, syndiqués ou associés ?


Les Droits des Femmes... Ni Putes, ni Soumises ou la FSU ?


L'alternative économique... Attac ou l'UNSA ?


La lutte contre le CPE (avant que les EVS ne soient acceptables), qui l'a menée ? Les coordinations ou les syndicats ?


La défense des libertés ? Amnesty, La Ligue des Droits de l'Homme ou la CFDT ?


La défense de la Laïcité ... Le CNAL ou FO ?


J'arrête là, des dizaines d'autres exemples pourraient te montrer qu'opposer le syndicalisme à l'associatif est non seulement ridicule, mais contre-productif. C'est bien au contraire dans la synergie entre les syndicats représentants élus des personnels et le milieu associatif, bien plus riche et plus fécond, que nous pouvons espérer dans le progrès social.


A se couper du monde associatif, à s'inscrire dans un schéma totalitaire qui ferait du "Syndicat" non un moyen, mais un objectif en soi, non un outil au service des personnels, mais une structure autisme, il y a fort à parier que le déclin du syndicalisme en France ne continue de plus belle. Ce qui serait, je te l'accorde, une catastrophe.


Aux syndicalistes donc, dans leurs syndicats respectifs, de mettre en oeuvre les changements nécessaires. Concernant les directeurs d'école, la première démarche serait d'écouter leurs revendications et d'entamer le dialogue avec leur association.


 A vous de voir...


Thierry Fabre

Commentaire n°35 posté par thierry fabre le 03/06/2007 à 10h37

arguments falacieux, Thibaut


EVS.. j'ai déjà pas mal donné mon avis sur ce site.


Stage filé c'est mieux que rien.. je te renvoie à mes posts précédents. le doigt dans l'engrenage créé l'appel d'air qui fait que le "mieux" devient moins bien. Confondre "formation" et "décharge" est doublement scandaleux


Pour les dirlos qui voient la nécessité d'un temps libre de classe régulier et institutionnel pour assumer leur travail de gestion, changée en "temps libéré donné en fonction du besoin de la formation intiale". Clairement et c'est indéniable, c'est un recul sur les avancées syndicales précédentes qui reconnaissaient la nécessité de ce temps.


Pour les PE2 qui passent un concours de plus en plus difficile et qui sont en droit, et j'insiste sur le "en droit" d'attendre une formation et non un rôle de bouche trou. Les pseudos arguments qui expliquent que 'cela donne une vision du terrain", que c'est plus intéressant que des cours etc.. sont dramatiques même si ils sont communs.. En fait ils déconsidèrent le fond de la formation pro nécessaire à un PE. Un stage filé, endadré par des formateurs, préparé, projeté est une formation. Une décharge est un bouche trou pour eux.


Le potocole donnait ces stages pour les 4/5 classes qui n'avaient pas de décharges.. Ils sont maintenant pour les 7/8 classes qui en vaient une.. avec perte de temps de décharge. On avance dans quel sens? Explicite.. Ton syndicat vise la supression des décharges pour tous ?


Les 15 € x2 sont un solde de tout compte, ce qui signifie en clair.. problème réglé passons à autre chose. Un peu comme, si cela se vérifie, "Les enseignants doivent être mieux payés..Ils ont donc la possibilité de faire du soutien ou de l'étude le soir.. En clair faire plus"


En creux cela signifie nettement "Ils sont assez payé pour le travail qu'ils font.. mais comme le salaire est clairement trop faible, ils doivent prendre en charge d'autres tâches.  pour les 30 €, le sens est net.. Directeur, c'est PE avec une "particularité" comme prof principal, etc.. "Leur particularité" vaut tant et pas plus..


Vous avec, avec cette négociation négocié un accord sur les futurs EPEP (ou truc approchant). Un directeur EPEP personnel de direction, et des PE responsables avec particularités qui valent une indemnité de tant par moi dans chaque structure du futur EPEP.


Bien sûr qu'on les prend, camarades, les 30 € .. Mais il est évident qu'Ils sont les 30 deniers que l'on aura récolté pour la mise en place des réseaux d'école.


cordialement


CHE

Commentaire n°36 posté par Patrick LOUET le 03/06/2007 à 13h56

Tout juste che: nous l'avons écrit à de multiples reprises mais pas assez car peu de collègues sont au courant. Ce qui se trame , ce sont bien les coordinateurs avec un vrai statut de personnel de direction et dans les écoles , les très jeunes dirlos et dirlettes ayant une fonction effectivement de prof principal touchant une obole de rémunération.


     Les syndicats font peu de pub pour ce super projet, se  sentent-ils


pas trop en phase avec les souhaits des PE et dirlos de terrain?

Commentaire n°37 posté par merlin le 05/06/2007 à 22h58

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