Mardi 8 mai 2007
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Soyons réalistes : notre fonction devient chaque année plus difficile à exercer. Les responsabilités qui nous incombent sont de plus en plus lourdes. Les charges s'accroissent. La pression de l'Administration se fait toujours plus forte. Les mesures apportées par le protocole signé en mai 2006 sont très insuffisantes et n'apportent pas de réelles solutions à nos difficultés quotidiennes. Notre métier souffre du manque de reconnaissance et aucune évolution ne se fait sentir pour l'améliorer. Les postes vacants se comptent par milliers. Leur nombre serait nettement supérieur sans "l'incitation" amicale des IEN pour "persuader" débutants et adjoints à "faire fonction"...
La situation qui est la nôtre et qui n'évolue pas, faute d'être soutenue par les principaux syndicats, ne pourra être améliorée tant que nous appartiendrons au corps des professeurs des écoles (PE).
Dans ce corps, nous sommes fonctionnellement singuliers (c'est-à-dire à part) mais statutairement ordinaires (c'est-à-dire comme les autres).
Pour sortir de cette contradiction, il nous faut sortir de ce corps et intégrer celui des personnels de direction. Pourquoi le directeur d'école serait-il moins reconnu que le principal de collège ou le proviseur de lycée ? Comment justifier une moindre reconnaissance ?
Gilles de Robien envisageait de doter les directeurs d'un statut d'emploi. Dans deux précédents articles, nous avons, dans l'un, défini le statut d'emploi et, dans l'autre, montré qu'il s'apparenterait à un statu quo (relire nos articles en cliquant sur les liens).
Ce qu'il faut aux directeurs, c'est un véritable statut. 93 % d'entre eux y sont favorables. Pour que le statut soit utile notamment en termes de grille indiciaire, d'évolution de carrière et de représentation syndicale, il doit s'accompagner de l'intégration dans le corps des personnels de direction.
C'est ce que nous devons réclamer haut et fort au tout prochain gouvernement. Les 10 et 17 juin, nous allons élire les 577 députés qui formeront la prochaine Assemblée Nationale. En juillet, le Parlement va légiférer en session extraordinaire. Le temps est probablement venu de nous faire entendre avant qu'il ne soit trop tard...
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