Lundi 23 avril 2007
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Le premier tour des élections présidentielles vient de qualifier Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy qui seront départagés le 6 mai prochain. Viendra ensuite le temps de constituer un premier gouvernement jusqu'au législatives. Qui pourrait être ministre de l'Education nationale ?
Si Nicolas Sarkozy est élu, il se murmure de plus en plus fort dans le microcosme parisien qu'il pourrait nommer Richard Descoings à la tête de cet important ministère.

Richard Descoings, est depuis 1996 directeur de l'institut d'études politiques (IEP) de Paris (Sciences Po). En 2001, il décide de créer une filière d'accès à l'établissement qu'il dirige pour les élèves issus des zone d'éducation prioritaire (ZEP).
À partir de 2001, l'Institut d'études politiques (IEP) de Paris a été l'un des premiers établissement à mettre en place un programme de discrimination positive en France, les Conventions éducation prioritaire (CEP), lancées par le directeur Richard Descoings et placées sous la responsabilité de Cyril Delhay. Une procédure spéciale d'admission pour des lycéens venant de ZEP a été instaurée ; ils sont dispensés de concours d'entrée et sont recrutés sur dossier et sur entretien. Ils bénéficient ensuite de la formation normale des étudiants de l'IEP, qui leur permet notamment d'occuper des postes de direction en entreprise et au sein de la haute fonction publique.
En réservant des quotas d'inscription universitaire à une certaine catégorie de population, on lui permet de mieux s'instruire. L'instruction étant la base de la création d'un meilleur avenir et de l'insertion dans la société. Ces populations ont donc plus confiance dans l'avenir.
Le thème de la discrimination positive a été porté dans la perspective de l'élection présidentielle de 2007 par Nicolas Sarkozy.
Lors d’une émission de télévision, l'ancien ministre de l’Intérieur s’est prononcé en faveur de la mise en place de mesures de «discriminations positives» en faveur des Français issus de l’immigration.
"Je crois en la discrimination positive : il est des territoires qui ont tellement plus de handicaps que, si on ne leur donne pas plus qu'aux autres, ils ne pourront pas s'en sortir." C'est exactement le principe sur lequel est fondée l'expérience lancée en 2001 à Sciences-Po et qui a permis en 2003 l'admission en première année de 37 étudiants originaires de ZEP (zones d'éducation prioritaire), ces fameux " territoires qui ont des handicaps".
Richard Descoings a donc le profil type qui pourrait réconcilier le candidat Nicolas Sarkozy avec les banlieues et redorer son image auprès des jeunes issus des quartiers difficiles. Outre le fait d'être un ami de Jack Lang, Richard Descoings présente aussi l'avantage d'être issu de la "société civile" permettant à l'éventuel futur Président de respecter son engagement d'ouverture de son gouvernement.
La prise de position de Nicolas Sarkozy a été fortement critiquée en France. En effet, si cette politique présente des acpects positifs incontestés, on lui reconnaît aussi certains aspects négatifs : La discrimination en matière d'éducation dévalorise les diplômes obtenus, leur prestige n'est plus le même. Leur valeur diminue également pour les entreprises, qui peuvent avoir tendance à rejeter plus encore les personnes membres d'un groupe "discriminé positivement", y compris ceux ayant obtenu le diplôme sans cette aide. La discrimination positive oblige les établissements supérieurs à recruter à un niveau inférieur dans la population en difficulté.
Lors d'une rencontre entre François Bayrou et le collectif AC Le Feu, Le candidat et l’association née après les "révoltes sociales" de 2005 sont tombés d’accord pour considérer que la discrimination positive n’était pas une solution au sentiment d’injustice dont souffrent les habitant des quartiers. "Tous les Français veulent être traités sur un pied d’égalité et la discrimination positive ne fait que renforcer et afficher les différences".
Beaucoup d'autres responsables politiques français se sont également déclarés opposés à la notion de discrimination positive.
Si la rumeur de nomination devient réalité, nul doute que le débat sera vif dans la classe politique...

Jeux dangereux : Rappel du devoir de surveillance
Le ministère rappelle le devoir de surveillance des établissements scolaires dans une brochure destinée aux enseignants. Celle-ci décrit les jeux à risque comme le "jeu du foulard" ou les jeux d'agression (jeu du petit pont massacreur, jeu de la couleur etc.). Elle rappelle la loi du 5 mars 2007 qui punit le "happy slapping" de 3 ans d'emprisonnement.
Le document signale des "signes d'alerte" qui permettent de reconnaître les victimes de ces jeux et invite les enseignants à signaler aux parents leurs observations. Il indique une démarche de prévention : " désigner l’adulte référent, c'est-à-dire la personne « ressource » ; travailler le contenu de l’intervention avec la communauté éducative et éventuellement les partenaires extérieurs ; informer l’ensemble des parents d’élèves de cette démarche ; envisager systématiquement une intervention en binôme (intervenant et membre de la communauté éducative)".
"Ces conduites à risques doivent être l’objet d’une prévention active" affirme le ministère (Dgesco). "Il convient de tout mettre en œuvre pour que ces pratiques soient à la fois connues, et prévenues afin qu’aucun enfant n’en soit plus victime".
Lire La brochure

Robien fait le ménage
Fin de location : il faut faire le ménage. Le B.O. du 19 avril publie une longue liste de circulaires annulées "dans un souci de gestion et de simplification administrative". Il s'agit aussi parfois d'entériner le décret supprimant les décharges…
Au B.O.
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