Quelle heure ?

 

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

6

 

Recommander

Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

 

Lundi 16 avril 2007 1 16 /04 /Avr /2007 22:23

Notre article relatif au congrès du SE-Unsa au cours duquel "la liste conduite par Luc Bérille, secrétaire général sortant, a été réélue avec 98,59% des voix et 1,41% d'absention" a suscité beaucoup de réactions (commentaires et courriers). Nous avons donc décidé de revenir sur ce sujet qui semble passionner de nombreux collègues.

 

Le SE-Unsa a publié un supplément (n° 105) de 15 pages à sa revue "l'enseignant". Les deux dernières pages sont consacrées à des témoignages de participants au congrès. L'un d'eux est particulièrement intéressant. C'est celui du Secrétaire académique de la branche jeunes enseignants à Amiens :

"Ce qui m'a le plus impressionné, c'est l'aspect très démocratique des commissions, à travers les amendements et les votes.J'apprécie la disponibilité des uns et des autres, d'appartenir à un syndicat ouvert à la discussion. Je ne m'attendais pas à une telle démocratie !"

 

Nul doute que ce représentant du SE-Unsa est très sincère dans sa déclaration. Il prend pourtant soin de citer à deux reprises le terme "démocratie". Manifestement, il en a été très surpris. Comme si c'était presque anormal qu'un syndicat soit démocratique...

Page 13, un dessin nous montre un Jacques Chirac ébahi par le score de la liste de Luc Bérille et qui déclare : "Alors là, moi je dis... RESPECT !!" Il est vrai que notre président n'avait été élu qu'avec 82 % des voix en 2002... 

 

On trouve donc dans ce journal à la fois une grande fierté de ce score (que nous avions qualifié d'albanais) et une grande surprise de tant de démocratie.

 

Un tel résultat ne peut que laisser perplexe. Cette élection est une caricature de la démocratie. L'organisation d'élections ne vaut pas garantie de démocratie.

Jusqu'en 1989, les pays du bloc de l'Est se disaient démocraties populaires. La Chine se dit démocratique. Les Etats-Unis qui pratiquaient l'esclavage puis la ségrégation se considéraient comme des démocraties.

Comme nous l'indiquions dans notre précédent article, une démocratie a besoin d'une opposition forte pour être vivante.

 

Michel, directeur Parisien, nous reprochait notre article et nous a écrit : "... Il est malsain de jouer la division syndicale à l'heure où le syndicalisme se porte mal... Tous ensemble, disait-on autrefois ! La fraternité n'est pas qu'un concept. Elle est une valeur qui se démontre chaque jour surtout avec ceux qui sont différents de nous...".

N'oublions pas, Michel, que le SE-Unsa s'est mis à dos la quasi totalité des directeurs et l'ensemble des syndicats du premier degré lorsqu'il a décidé de signer, seul, le protocole en mai 2006.

N'oublions pas, Michel, que 93 % des directeurs se sont exprimés clairement en faveur d'un statut dans la consultation Ifop organisée par le GDID en septembre dernier.

La fraternité, certes, mais pas à sens unique. La fraternité suppose d'abord le respect. Or, l'attitude du SE-Unsa envers les collègues directeurs est pour le moins irrespectueuse pour ne pas dire injurieuse.

 

Un autre collègue a laissé le commentaire suivant : "...Attention, après l'antiparlementarisme, l'antisyndicalisme fait le lit de l'extrêmisme que ni vous ni moi ne souhaitons voir arriver. On peut avoir des idées différentes sur la direction, sur la signature du protocole..."

Il est sain, dans une démocratie, de dénoncer les incohérences ou les dysfonctionnements des assemblées, du gouvernement ou des syndicats. Et, ce n'est pas faire preuve d'antisyndicalisme que de contester les représentants syndicaux et leurs orientations néfastes à notre profession.

Il est tout de même extraordinaire que dans le supplément de 16 pages consacré au congrès de La Rochelle, ne figure aucun paragraphe relatif au problème des directeurs. Ce fut pourtant l'un des points importants de cette année scolaire : signature du protocole, réunions de travail au ministère sur les EPEP et le statut d'emploi, retenues sur salaire... Que sont devenus les directeurs d'école, adhérents du SE-Unsa, qui avaient crié au scandale lors de la signature du protocole par leur syndicat ? Ont-ils préféré le quitter sachant qu'ils ne pourraient le réformer de l'intérieur ni, peut-être même, s'y faire entendre ? Ceux qui sont restés ont-ils changé d'opinion ? Ont-ils été convaincus par l'équipe dirigeante ? On n'ose imaginer qu'ils aient été hypnotisés lors du vote du congrès...

Page 10, dans le paragraphe concernant la demande d'une négociation, on trouve en tout et pour tout l'expression suivante : "les revendications pour la direction d'école... ont été au coeur des débats".

Encore faut-il savoir de quelles revendications exprimées il s'agit : celles du SE-Unsa, nous les connaissons ; elles ne nous satisfont pas. Celles des directeurs, elles sont connues, elles ont été confirmées lors de la consultation Ifop. Le SE-Unsa continue de les ignorer superbement, faisant fi de toute fraternité et de démocratie.

 

Comment ne pas penser à ce joli mot de Woody Allen, repris par Michel Audiard : "La dictature c'est "ferme ta gueule !", la démocratie c'est "cause toujours !" ?

Cette conception de la démocratie serait-elle celle du SE-Unsa ?


Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Publié dans : Analyses
Retour à l'accueil

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés