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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Mardi 3 avril 2007 2 03 /04 /Avr /2007 21:42

Depuis 1991, la Direction de l’évaluation et de la prospective conduit régulièrement des enquêtes auprès des enseignants du premier et du second degré public afin de mieux connaître leur appréhension du métier.

Cette large enquête, d’une très grande richesse, couvre de nombreux aspects des parcours des enseignants du premier degré et confirme des traits récurrents de la profession.

 

 

 

Interrogés sur l’existence d’un «malaise » qui serait véhiculé par la presse ou les médias, 9 enseignants sur 10 ont le sentiment qu’il existe, et 63 % se sentent personnellement concernés.

La première cause de ce sentiment de malaise serait, à leurs yeux « la non-prise en compte des difficultés concrètes du métier » (68 %).

Au deuxième rang se situe « la dégradation de l’image des enseignants dans la société » (50%).

Et, enfin, la troisième raison qui expliquerait ce malaise est « le sentiment d’impuissance face à l’idéal de réussite de tous » (48 %).

Parmi les autres raisons, « l’accumulation des tâches administratives » concerne logiquement beaucoup plus les directeurs d’école (55 % contre 29 % en moyenne).

 

Rester professeur des écoles toute sa vie ?

Un tiers des professeurs des écoles a le projet de cesser d’enseigner de façon temporaire ou définitive, à une échéance moyenne de neuf années. Les jeunes envisagent de cesser d’enseigner à une échéance moyenne de quinze ans environ et les 32-40 ans de dix ans.

Pour ceux qui envisagent de quitter le métier d’enseignant du premier degré, la première raison tient d’abord au sentiment de « dévalorisation du métier » (40 %). Le « comportement des élèves » vient ensuite (36 %). En troisième raison, le « manque de reconnaissance de leurs capacités et de leur investissement » (35 %). Au quatrième rang des raisons qui pourraient justifier le départ de l’enseignement primaire, l’« absence de perspectives d’évolution de carrière » touche également les 32-40 ans (48%).

 

L'enquête le fait apparaître très nettement : Les principales raisons évoquées par les enseignants qui projettent de quitter l'enseignement du premier degré sont avant tout le manque de reconnaissance du métier, que ce soit de la part de la société ou des membres de l'Éducation Nationale, puis l’absence de perspective d’évolution de carrière, l’évolution du comportement des élèves et enfin, la recherche d’un salaire plus élevé. On remarquera à nouveau la prégnance des questions de reconnaissance.

 

Ces considérations concernent l'ensemble des enseignants du premier degré. L'enquête Ifop réalisée par le GDID montre que les directeurs sont encore plus sensibilisés à cette notion de reconnaissance, de considération et d'absence d'évolution de carrière.

 

Directeur d’école, une fonction liée à l’ancienneté et à la situation géographique

Un peu plus de un enseignant sur cinq assure des fonctions de directeur, dont 55 % sans aucune décharge, 29 % avec un quart de décharge, 10 % une demi-décharge et 6 % avec une décharge totale. La fonction de directeur apparaît reliée avec l’ancienneté, le sexe, la localisation : ainsi, 32%des enseignants âgés de 49 ans et plus sont directeurs d’école, proportionnellement davantage les hommes que les femmes, surtout dans l’élémentaire. En milieu rural, 28 % des directeurs exercent leur fonction sans décharge, contre 7 % en milieu urbain, mais le nombre de classes à cours multiples y est deux fois plus élevé qu’en milieu urbain. La taille des classes diffère également : 64 % ont entre 10 et 24 élèves en milieu rural, contre 48%en milieu urbain.

 

Le 29 mars dernier, dans un article relatif à la revalorisation des carrières, nous avions évoqué la percée importante des directeurs d'école dans le corps des chefs d'établissement du second degré. Ces collègues seraient-ils enclins à quitter leur corps d'origine si leur fonction était correctement reconnue, valorisée, aidée et mieux payée ? 

 

Le rôle capital des syndicats enseignants

Les syndicats enseignants gagneraient à réfléchir à ces notions qualitatives exprimées par les enseignants en général et les directeurs en particulier. Leur rôle est d'essayer d'apporter des remèdes au malaise profond qui traverse le corps enseignant. 

La création d'un corps de directeurs permettrait, pour le moins :

 - de mettre un terme à la crise de la direction d'école et de pourvoir les milliers de postes vacants

 - d'offrir une perspective d'évolution de carrière à l'ensemble des enseignants du 1er degré

 

Cette première mesure ne suffirait pas à elle seule à guérir le malaise enseignant, mais elle contribuerait, sans aucun doute, à le réduire. Cependant, pour réussir dans cette noble entreprise, nos syndicats doivent commencer par se mettre véritablement à l'écoute de la base et faire fi de toute idéologie. Ce n'est pas vraiment dans leur culture. Une vraie révolution reste à faire. Nous devons les y aider ou les y contraindre.

 

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