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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Dimanche 1 avril 2007 7 01 /04 /Avr /2007 08:17

            Robien impose aux syndicats un statut de directeur d'école

 

"Restrictions budgétaires, carte scolaire, décret EPEP, programmes, avant de faire ses valises le ministre de l’Education nationale multiplie les mauvais coups contre l’école. En apportant de mauvaises réponses au problème de la direction d'école, c'est le corps enseignant que l'on divise. Ce statut est un mauvais coup porté à l'école !" Telles sont les premières réactions syndicales.

 

Retour sur un conflit vieux de 7 ans

Le 27 mars dernier, le ministre de l'Education nationale rappelait aux députés qui l'avaient interpellé sur le statut des directeurs d'école les différentes mesures contenues dans le protocole d'accord signé par un seul syndicat en mai 2006.

A la suite de cet accord censé mettre un terme à 7 années de grève administrative, Gilles de Robien a organisé des groupes de travail largement boycottés par les principaux syndicats enseignants.

Depuis quelques semaines, le ministre multiplie les circulaires et impose sa marque sur les programmes du primaire. En l'absence de concertation, les syndicats demandent aux candidats à la présidentielle de prendre l'engagement d'abroger les dernières "mesurettes Robien".

  

Publication de l'arrêté au Journal Officiel de la République

C'est dans ce contexte, que le J.O. du 31 mars 2007 publie l'arrêté de création d'un statut de directeur d'école. Ce statut s'inspire, dans son esprit, du projet élaboré par une association nationale de directeurs - GDID - qui avait commandé une étude à l'IFOP à la rentrée de septembre 2006. Les résultats étaient très nets : à la quasi unanimité (93 %) les directeurs se sont prononcés pour la création d'un statut.

Le statut publié par Gilles de Robien précise les responsabilités et pouvoirs des directeurs. Il fixe les conditions de nomination, crée une nouvelle grille de rémunération et institue un régime spécifique de décharges tenant compte non plus du nombre de classes mais du nombre d'élèves. 

Concernant ce dernier point, il reprend dans ses grandes lignes les propositions du GDID.

Gilles de Robien indique dans un communiqué à l'AFP que Nicolas Sarkozy s'est engagé, s'il est élu, à convoquer une session extraordinaire de l'Assemblée nationale en juillet afin de voter le collectif budgétaire nécessaire à l'application de cette réforme dès septembre 2007.

Le ministre chiffre à 650 millions d'euros la création des 3500 postes nécessaires à améliorer le service de décharge des directeurs et à 110 millions d'euros l'augmentation des indemnités (ISS et points indiciaires).

  

Les réactions syndicales ne se font pas attendre

Pour les syndicats, ce texte qui n'a fait l'objet d'aucune demande de leur part et qui n'a été ni négocié ni même évoqué lors des dernières rencontres avec le ministre est "une véritable déclaration de guerre aux enseignants des écoles".

 

Luc Berille Secrétaire Général du Se-Unsa et Gilles Moindrot son homologue du SNUipp-FSU crient au scandale... Leurs organisations se sont toujours montrées hostiles à la création d'un statut de directeur d'école.

Pour Luc Berille, ce dernier "coup de jarnac" de Robien est un mauvais coup porté au suivi du protocole. "Les directeurs d'école ont davantage besoin de temps que de statut".

"Alors que personne ne sait encore quel sera le paysage politique à venir, Gilles de Robien, à quelques semaines de son départ du ministère, continue, seul, de tracer les contours d’une école mal orientée" déclare Gilles Moindrot qui estime que "le fonctionnement des écoles passe avant tout par la reconnaissance officielle du conseil des maîtres décisionnaire afin de favoriser le travail en équipe et d'aider le collègue chargé de direction sur qui pèsent actuellement de trop lourdes responsabilités".

 

L'inter-syndicale appelle l'ensemble de la profession à une grève de 2 jours immédiatement après la fin des vacances de la zone B, les jeudi 3 et vendredi 4 mai. Le préavis de grève stipule que l'action est reconductible jusqu'à promesse d'abrogation de l'arrêté par les candidats à la présidentielle.

 

Réaction des directeurs

La surprise est totale chez les enseignants qui ne s'attendaient pas à un tel revirement de situation et qui ont peine à y croire. Les premières réactions laissent place à un scepticisme ambiant assez général. Pour Jocelyne Fisher, directrice dans le XVème arrondissement de Paris, "c'est un rêve qui se réalise et une lutte de 20 ans qui aboutit enfin".

L'AFP n'a pas réussi à contacter Thierry Fabre, directeur d'école et secrétaire du GDID. 

Lire l'arrêté du journal officiel.

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