Mercredi 29 novembre 2006
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Comme indiqué dans l'article intitulé "Syndicats dits majoritaires : panique à bord", la composition des groupes de travail a été modifiée. Elle comprend 2 directeurs. En effet, le ministère a souhaité élargir l'assemblée à des "experts de terrain" (IA, IEN, directeurs). Ce qui pourrait signifier qu'il ne considère pas les représentants syndicaux comme des "experts de terrain"... Connaissant les positions des syndicats "dits" majoritaires, accordons au ministère le mérite d'avoir vu juste.
Ces deux directeurs n'ont pas été choisis au hasard. Ce sont des représentants du GDID : Son président, Alain Rei, dans le 1er groupe de travail (29/11) et son secrétaire, Thierry Fabre dans le second groupe (30/11).
Nul doute que le ministre a pris connaissance avec intérêt de la consultation Ifop le mois dernier. Cet acte a contribué à décupler la notoriété du GDID. Certes, le GDID existait avant cette consultation. L'envoi de "la bouteille à l'encre" parvient dans les écoles depuis des années. Néanmoins, la consultation a apporté une crédibilité supplémentaire à cette association. Même si la presse n'en a pas fait un large écho, le ministre y a trouvé matière à réflexion.
En parallèle, nous avons assisté à une inversion de la légitimité : celle croissante du GDID appuyée sur les résultats de la consultation Ifop et celle en perte de vitesse des syndicats affirmant sans vergogne que les directeurs ne voulaient pas de statut. Le GDID est apparu porteur de l'opinion des directeurs alors que les syndicats se montraient en décalage flagrant avec la base. Chacun a pu mesurer le fossé entre les propos syndicalistes et la réalité exprimée par les directeurs. Plus les uns s'enferraient dans un discours passéiste, plus le GDID prenait des couleurs. Une sorte de vases communicants...

Rien ne sera plus comme avant. Ni les négociations ministère / syndicats, ni les relations syndicats / directeurs. Il y aura un avant et un après "consultation Ifop".
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Publié dans : Analyses