Dimanche 26 novembre 2006
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"Il a bien été acté par le ministère que notre manifestation est un succès" a déclaré le SNPDEN-Unsa après une réunion au ministère (5000 manifestants selon les organisateurs, 3100 selon la préfecture de police sur 13000 chefs d'établissement du secondaire en France).
De son côté, sur France Info, le ministre s'est dit "conscient des difficultés" que rencontrent dans leur "métier extrêmement difficile" les chefs d'établissement du secondaire. Exprimant sa "considération" pour ces derniers, Gilles de Robien a déclaré que "pour 2007, [il] laisse les mêmes moyens administratifs alors que le nombre d'élèves en secondaire baisse". Pour les autres revendications, "la concertation est en cours" et les syndicats "ont déjà eu beaucoup de contacts avec le ministère", a ajouté Gilles de Robien. Le ministre a rappelé les quelques avancées déjà obtenues : "revalorisation des carrières", "échelons franchis plus rapidement" et "primes en fonction de la taille de l'établissement". Mais, "il y a encore des marges de manoeuvre", a estimé Gilles de Robien.
Les chefs d'établissement demandent "des missions fixées au moyen terme et non plus au quotidien", une "clarification de leurs tâches", "plus de personnels éducatifs et de santé", un "moindre recours aux emplois précaires", "de meilleures conditions de travail", et la "reconnaissance du temps de travail supérieur à la moyenne des enseignants". L'un d'eux concluait ainsi : "je veux être chef d'orchestre et non homme orchestre".
Les directeurs d'école pourraient reprendre à leur compte, mot pour mot, les revendications exprimées par les principaux de collège et les proviseurs de lycée. Ce qui différencie les directeurs de leurs collègues du secondaire, c'est l'attitude des syndicats à leur égard. Comment comprendre que ce qui est bien et souhaitable pour les uns est inacceptable pour les autres ?
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Publié dans : Analyses