Lundi 25 septembre 2006
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Quelques esprits chagrins pensent avoir trouvé la faille pour pouvoir contester la consultation Ifop commandée par le GDID. Leur critique se résume en ce qu’ils croient être un argument : « quand on commande un sondage, on sait ce qu’on veut y trouver et on le trouvera… ».
C’est faire peu de cas de l’honnêteté des instituts qui réalisent ces enquêtes. Quel intérêt pour la Sofres, l’Ifop, Ipsos, LH2, le CSA et les autres de faire plaisir à leurs clients ? Pour nuire à leur image de marque et à leur crédibilité qui sont leur fonds de commerce ?
Bref, si ces esprits chagrins croient avoir trouvé là une stratégie de riposte, autant leur conseiller d’en changer tout de suite, parce que sur ce terrain ils n’iront pas bien loin !...Quand on se sait désavoué sur le fond, on s’en prend à la forme, voilà une vieille technique qui ne trompe plus personne.
Sur le fond justement, les enquêtes sont utilisées pour rechercher des réponses à des questions qui préoccupent telle ou telle partie de l’opinion. Dans le cas de la consultation du GDID, deux questions apparaissent essentielles :
- comment sont perçues les mesures contenues dans le protocole ?
- les directeurs d’école sont-ils favorables à un statut ?
La première parce que le SE-Unsa a signé ce protocole dans lequel il voyait des « avancées à engranger » et la seconde parce que les syndicats majoritaires répètent et martèlent que les directeurs ne veulent pas de statut.
Dans les deux cas, ces organisations syndicales parlent au nom des directeurs. S’agissant des mesurettes, les pseudo consultations de mai dernier ont amusé la galerie. Concernant le statut, personne ne nous a jamais interrogés. Les syndicats pensent, parlent et agissent à notre place !
Quand les études sont diligentées auprès d’instituts ayant pignon sur rue, on peut, au moins, être rassuré quant à leur garantie de sérieux, de rigueur et de transparence. Est-ce le cas lorsqu’elles sont organisées « en interne » par telle ou telle organisation ET pour son propre compte ?
Lorsque le SE-Unsa et le SNUipp ont mis en place leur stratagème de consultation en mai dernier, n’avaient-ils pas en tête les résultats avant même de poser les questions ? N’avaient-ils pas pipé les dés en décidant de consulter l’ensemble de la profession sur des problèmes ne concernant que les directeurs ? Leurs consultations offraient-elles le minimum de rigueur indispensable à ce type d’opération ?
Ces mêmes organisations syndicales sont-elles, aujourd’hui, crédibles pour porter la contestation sur ce sujet ? Ont-elles montré l’exemple de rigueur et de transparence pour se permettre de jeter l’opprobre sur la consultation du GDID ? Craignent-elles à ce point d’être désavouées par les directeurs d’école qu’elles ne l’ont pas organisée elles-mêmes ? Qu'elles n’en prennent pas ombrage mais qu’elles en retirent une leçon de démocratie ! Alors, peut-être, elles verront revenir les adhérents qu’elles ont abandonnés sur le bord du chemin syndical au fil des ans…
Dans tous les cas, cette malheureuse tentative de critique préventive est déjà un premier signal donné bien malgré elles par les organisations syndicales… un signal de panique…
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Publié dans : Analyses