Lundi 18 septembre 2006
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22:05
La consultation des directeurs confiée à l’Ifop par le GDID nous remet en mémoire la parodie de consultation organisée par le SNUipp pour son propre compte en mai dernier. Ceux qui s’en souviennent en rient encore…
Ces deux consultations n’ont en commun que le nom et rien d’autre. Elles ne sont comparables ni sur le fond, ni sur la forme.
Sur le fond :
Alors que le GDID ne consulte que les directeurs, le SNUipp a consulté l’ensemble de la profession. En effet, ce syndicat ne connaît pas les directeurs. Il utilise toujours l’expression toute faite « direction et fonctionnement de l’école ». Il lui semblait indispensable que tous les enseignants se prononcent sur les propositions ministérielles destinées, rappelons-le, à venir en aide aux directeurs.
Mais avant de se prononcer sur ces mesures, le SNUipp avait besoin de connaître l’avis des collègues adjoints sur le protocole. Ces derniers étant beaucoup plus nombreux que les directeurs, c’est leur avis qui risquait de primer.
C’est ainsi que le SNUipp a interrogé les collègues adjoints sur des sujets ne concernant que les seuls directeurs :
« L’attribution d’un quart de décharge aux directeurs des écoles de 4 classes vous paraît-elle acceptable ? »
« L’augmentation de 20 % de l’ISS pour tous les directeurs vous paraît-elle acceptable ? »
« La réalisation d’un vade-mecum juridique du directeur d’école vous paraît-elle acceptable ? »…
Grotesque ! En quoi ces questions intéressaient-elles les collègues adjoints ? Si ce n’est dans le but de nier l’existence même des directeurs conformément à l’idéologie du SNUipp !
Tout en revenant sur les mesurettes ministérielles que le SE-Unsa considère comme des avancées, le GDID a le courage de poser la question essentielle : les directeurs réclament-ils ou non un statut ? Aveuglés par leur idéologie, les syndicats majoritaires affirment mordicus que les directeurs n’en veulent pas !
Sur la forme :
Ce qui caractérise surtout la consultation du SNUipp, c’est son absence totale de rigueur. Pour s’identifier, il suffisait d’inscrire une adresse mail (qui « servira à la validation de votre participation » était-il indiqué) et le département d’exercice. Il n’était même pas demandé l’adresse officielle de l’école.
Les « directeurs en lutte » ont testé le dispositif. N’importe quelle adresse faisait l’affaire. Quand on sait que l’on peut se créer quantité d’adresses en un seul clic chez Yahoo, à La Poste ou ailleurs… La même adresse pouvait également être utilisée plusieurs fois en changeant le numéro du département… Nous avons aussi demandé à des personnes étrangères à l’Education nationale de répondre à cette consultation. Elles l’ont fait sans le moindre problème.
Même absence de rigueur dans les autres questions d’identification ! Réponse individuelle ou collective, nombre de participants…
Et quels résultats pouvait-on attendre d’une telle consultation ? Le SNUipp serait-il en mesure de fournir des réponses cohérentes ? Eh bien oui ! sans aucune gêne, sans le moindre scrupule, le SNUipp a communiqué de beaux tableaux remplis de chiffres très précis indiquant à l’unité près le nombre de participants aux différentes questions ! A mourir de rire !
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Réponses individuelles
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10608
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Directeurs
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7277
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68,60%
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Adjoints
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2856
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26,92%
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?
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475
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4,48%
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Réponses collectives papier 483
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soit 2732 participants
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Réponses collectives Internet 339
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soit 1373 participants
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Total 14713 réponses
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Bref ! Une consultation « Canada Dry » : l’allure d’une consultation, la forme d’une consultation, mais pas une consultation !
Rien à voir, mais alors RIEN A VOIR avec la consultation commandée par le GDID à l’Ifop.
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