Le 7 octobre, c'est la journée mondiale pour le
travail décent. Les syndicats se mobilisent dans plus de 100 pays pour exiger une
action plus ferme des gouvernements par rapport à la reprise et à la réforme économique, a indiqué la Confédération syndicale internationale (CSI).
Si l’on se bat pour le travail décent, alors, les directeurs d’école français devraient
être aux premières places des préoccupations syndicales.
Le SNUipp participera à ce « 7 octobre intersyndical » avec pour slogan : « Et si l’éducation avait besoin d’idées neuves ». Il se base sur de récentes études de l’OCDE qui indiquent
« qu’avec 5,9 % de son PIB consacré à l’éducation, elle [la France] se classe au 11ème rang des pays de l’OCDE. Bien en deçà de la moyenne
qui s’élève à 6,1 %. Loin derrière des élèves apparemment plus innovants comme le Danemark, l’Islande, les Etats-Unis ou la Corée qui dépassent les 7 % du PIB. »
L’OCDE précise également que « la taille des classes constitue le principal déterminant de la
différence de coût salarial moyen par élève en pourcentage du PIB ».
C’est le moment qu’a choisi Luc Chatel pour annoncer des premières propositions en la
matière conscient de la nécessité « d’améliorer les conditions de travail, le statut social et les revenus » des enseignants.
C’est dans cette perspective que la FSU et 6 autres organisations appellent les enseignants des écoles à participer à la journée internationale sur le travail décent prévue le 7 octobre. Des
rassemblements, meetings, manifestations, conférences de presse, sont programmés un peu partout en France.
Le SNUipp, quant à lui, n’entend pas en rester là et annonce que
dans les prochaines semaines, il souhaite débattre avec les enseignants de la notion de « travailler mieux, travailler
autrement »
Différentes questions
seront ainsi étudiées :
- comment travailler avec des petits groupes ?
- Quelles utilisations possibles du « plus de maîtres que de classe » ?
- Quelles missions pour la maternelle ?
- Comment renforcer les collaborations avec les RASED ?
- Quels besoins en formation ?
- Quelles nouvelles organisations
élaborer pour la direction ?
Autant de questions à explorer avec les enseignants pour inventer
d’autres fonctionnements et débattre des modalités d’action pour obtenir les moyens de cette nouvelle école.
Non, nous n’avons pas rêvé, le SNUipp envisage bel et bien de
rechercher de « nouvelles organisations pour la direction ». Prise de conscience que le statu
quo ne mène à rien ? Amorce de réflexion sur la reconnaissance du métier de directeur d’école au XXIème siècle ?
Si nous saluons la volonté syndicale de s’intéresser enfin au problème des directeurs, il convient de ne pas
nous réjouir trop vite… En effet, le SNUipp évoque la « direction » et non le « directeur ».
Les mots ont un sens. Ils reflètent la pensée et leur choix est rarement le fruit du hasard, notamment chez
les responsables syndicaux.
Est-ce un premier pas timide vers une reconnaissance
institutionnelle du directeur d’école ? Une sorte de revirement discret pour ne pas effrayer les tenants de la ligne dure « anti-p’tits chefs » ?
La direction nationale du SNUipp devra notamment convaincre ses sections départementales, à commencer par celle de l’Oise qui conteste les textes régissant l’organisation de
l’école.
Ainsi, dans ce département, le SNUipp 60 publie le communiqué suivant :
« …dans l’Oise, l’Inspecteur d’Académie utilise les
résultats départementaux [des évaluations CE1-CM2] pour remettre en cause l’organisation pédagogique des équipes dans certaines écoles, en demandant aux directeurs d’exercer une
« responsabilité pédagogique globale », tête de pont aux prémices d’un statut hiérarchique : en effet, il fait injonction à ces directeurs de « juger de la
pertinence de l’attribution des classes de cycle 2 » en la modifiant autoritairement, alors que cette organisation incombe réglementairement au conseil des maîtres. »
Le Décret n°89-122 du 24 février 1989 relatif aux directeurs d'école est pourtant clair et notamment
son article 2 qui définit les fonctions du directeur :
Il [le directeur d’école] répartit les élèves entre les classes et les groupes,
après avis du conseil des maîtres. Il répartit les moyens d'enseignement. Après avis du conseil des maîtres, il arrête le service des instituteurs et professeurs des écoles, fixe les modalités
d'utilisation des locaux scolaires pendant les heures et périodes au cours desquelles ils sont utilisés pour les besoins de l'enseignement et de la formation.
L’IA de l’Oise ne fait que rappeler les prérogatives des directeurs et l’on voit mal en quoi ce rappel des
textes serait une « tête de pont aux prémices d’un statut
hiérarchique »…
On peut donc légitimement se demander si l’objectif annoncé de rechercher « quelles nouvelles
organisations élaborer pour la direction » n’est pas, au contraire, une façon déguisée d’amener les adhérents à se prononcer pour un « conseil des maîtres décisionnaire » ? On sait la direction nationale du SNUipp très attachée à ce concept.
Pour l’instant, pas de procès d’intention mais une clarification s’impose. L’ambiguïté doit être levée au
plus tôt.
Si, comme le dit le slogan, l’éducation a besoin d’idées
neuves, il serait bon de commencer par la gestion des écoles et la reconnaissance du directeur.
Comme le rapporte le SNUipp, « les vieilles recettes ne font plus fortune… » Alors, souhaitons que ce 7 octobre, journée mondiale pour le
travail décent, on pense un tant soit peu aux directeurs d’école…
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Dans le cas, tel qu'il est rapporté, l'IA demande aux dirlos de modifier l'attribution et la répartition des classes en fonction des résultats aux évaluations CE1 et CM2.
En somme, si les résultats ne sont pas à la hauteur c'est de la faute de l'instit. Les élèves n'y seraient pour rien ? On sait tous que les années se suivent et ne se ressemblent pas forcément. On a tous rencontrés des crus meilleurs certaines années. Comme dans les vins. Et on a souvent les pires difficultés à trouver une explication satisfaisante.
On imagine ce que ça pourrait donner dans une petite école où, bon an mal an, il faudrait faire tourner l'équipe. Et si le collègue se révèle une fois encore en dessous des "objectifs" à atteindre en matière d'évaluations (un an en CE1, un an en CM2), on le vire ?
Et les parents, dans l'histoire, on leur dit que l'instit de leur enfant était nul en CM2 et qu'on l'a mis ailleurs où ce serait moins grave ? Ce qui veut dire aussi que les années les plus importantes sont le CE1 et le CM2 et qu'on doit y placer les "meilleurs éléments". Oui, mais comme il faut aussi un "performant" en CP...
C'est vraiment le grand n'importe quoi ! la société de consommation !
cette organisation incombe réglementairement au conseil des maîtres
C'est bien un mensonge, n'est-ce pas?
Le CDM(d?)serait mieux à même de refuser qu'un dirlo? pas certain du tout .
Que veut dire le Snuipp? Une chose est certaine: il feind de ne pas connaître les textes régissant les écoles.... pas très net comme comportement... ça sent le coup fourré et la manip... pas sympa pour des défenseurs du personnel.... à moins que pour eux , les dirlos ne soient déjà plus des personnels " comme les autres"... on nous aurait menti?
C'est à la réflexion que les équipes ont été invités et si la réflexion est refusé par un certain type d'adjoints, minoritaires, l'IA ne fait que rappeler les textes, ici bizzarement interprétés par le snuipp, qui donnent le droit de décider au directeur , après avis (réflexion?) du CM, de la répartition des classes.
Là ou je ne suis pas d'accord avec l'IA, c'est que cela a été annoncé lors de la réunion de prérentrée et donc que les répartitions pouvaient changer avant la rentrée, anéantissant le travail de préparation de la rentrée des enseignants fait jusque là.
Quand le texte de 89 dit qu'après avis du CM, le directeur répartit les élèves c'est bien parce que plus haut il le désigne comme le garant du bon fonctionnement de l'école.
De plus, de nombreuses circulaires insistent pour éviter qu'un CP ou un CM soit confié à de jeunes PE sans expérience...
À priori je ne suis donc pas choqué qu'un IA donne un outil plus 'objectif' pour ces répartitions.
Sauf que cela suppose un vrai travail d'équipe (ÉQUIPE ≠ ça c'est MA CLASSE), un investissement collectif, un projet donc de l'autonomie et une incarnation de l'école reconnue...
Sur le CMD, ce n'est qu'une posture, la responsabilité collective n'existe pas!
Mais cela va permettre au SNUipp le refus de rentrer dans les débats EPE pour mieux surfer sur la vague des mécontents...
Enfin, et cela me choque énormément, au lieu de critiquer les évaluations (un élève forme un tout, le découper en des centaines d'items pour y déceler précisément ses défaillances et démagogique) tu exonères les enseignants mais rejette la faute sur les élèves.
Les élèves sont et resteront ce qu'ils sont, notre métier n'est pas d'agir sur un matériel uniformisé (donner tout ce qui dépasse au RASED...), mais bien prendre en compte chaque individu pour l'accompagner, l'élever, le plus loin possible.
S'il y a échec, il est normal que l'enseignant s'interroge, et que l'on interroge l'enseignant.
On le constate tous les jours par l'absence de réponse de ses militants qui fréquentent ce site, dès que les questions deviennent précises et dérangeantes. Le flou est leur domaine, l'allusion , le conditionnel. Ils fuient la lecture précise d'un texte définissant les devoirs et responsabilités des uns et des autres, la réalité du terrain ( qui est souvent cruelle et en inadequation avec ses propres aspirations).
On peut cependant s'interroger sur la crédibilité de dirigeants syndicaux qui pratiquent à telle échelle l'art de la manipulation et de la désinformation car c'est de cela qu'il s'agit. Est-ce pour masquer le manque de projet ou pour masquer le projet?
Seule solution pour le SNU, et c'est une très ancienne tactique agit-prop, lancer les enseignants dans des débats absurdes, faire peur et diviser pour mieux récupérer les voix des mécontents, des laissés-pour-compte, des frustrés, des trouillards. Le débat sur les EPE est pour le SNU un bon exemple: on fait peur aux adjoints en sacrifiant les directeurs, ça donne auprès des attardés du bulbe une bonne raison de se replier vers le syndicat.
Bref, le SNU veut tout simplement empêcher de réfléchir. C'est vieux comme le monde.
Tu es devin ?
Rappel : en 2005, le SNUipp était déjà largement en tête des syndicats du 1er degré.
En 2008, progression de plus de 2% avec une participation en hausse.
Alors, s'il te plaît, ne pense pas à la place des collègues. On verra bien.
"...lancer les enseignants dans des débats absurdes, faire peur et diviser pour mieux récupérer les voix des mécontents, des laissés-pour-compte, des frustrés, des trouillards. Le débat sur les EPE est pour le SNU un bon exemple: on fait peur aux adjoints en sacrifiant les directeurs..."
Cette fois l'analyse atteint des sommets... Arguments massue mais même pas dignes du café du commerce.
Je rappelle aussi que l'objectif des syndicats de salariés, c'est d'abord de faire porter les revendications principalement sur les salaires et les conditions de travail. Dans le secteur public, les syndicats défendent également, en parallèle des acquis sociaux, leur vision du service public.
Dernier rappel, un syndicat n'existe que par la volonté de ses adhérents qui lui confient des mandats.
-quelles sont les motivations des syndiqués ? adhésion au projet syndical ou sociétal ou assurance professionnelle complémentaire ?
- quelles sont effectivement les mandats syndicaux ? issus de conseil syndicaux quasi professionnels pour certains syndicats encartés noyautés politiquement pour d'autres ? et leur traduction concrète dans les congrès ( ah ces coups de fils aux copains LO ou NPA ... )
Mais après tout c'est le fonctionnement normal de la représentation, il suffit de regarder ailleurs.
Là ou je m'interroge c'est sur l'effet " désobéisseurs" et la posture "anti". Les dernières élections c'étaient juste avant le bilan de l'année horribilis de l'an I des réformes. Montrer son opposition lorsqu'on pense encore pouvoir le faire avant le cataclysme fait le jeu des contestataires. Aujourd'hui le bilan est fait : une minorité pour des raisons certes respectables intellectuellement a choisi le refus du fonctionnement du fonctionnaire hors période de Vichy. Les autres se trouvent un peu cocus dans l'affaire. D'autres comme moi ont clairement énoncé leur opposition car jugeant à long terme la posture dangereuse pour notre statut de fonctionnaire et surtout sa place dans le contrat social.
A voir autour de moi fonctionner les écoles, un recentrage autour du réel et du possible me semble s'opérer et cela ne fait pas le jeu des extrêmes. Certains syndicats l'ont compris et se rapprochent des directeurs car c'est par eux que passera le dialogue et l'élaboration de l'école future hors projet sarkoyste.
Les collègues bien souvent otages du bras de fer administration SNUIPP cette année ( 60h, RIS, ... ) risquent de se souvenirent des belles paroles musclées et véhémantes des AG syndicales suivies de lettres de menace des IA rappellant les simples obligations du fonctionnaires. Et à chanter "les loups sont entrés dans Paris " à la moindre occasion , que restera-t-il lorsqu'effectivement ils seront là ?
On verra bien, mais je crains pour le SNUIPP que le recentrage et l'accumulation des défaites poussent les collègues au vote utile. Les gens n'ont pas vocation à perdre tout le temps : au bout d'un moment ils se lassent..
a suivre.
Quant à ça: "Alors, s'il te plaît, ne pense pas à la place des collègues." c'est l'hôpital qui se fout de la charité! J'en ai lu des bonnes ici, mais à ce point c'est fort, de la part de gens qui justement n'arrêtent pas de clâmer partout qu'ils savent mieux que les autres ce que les enseignants veulent, acceptent ou refusent. Sauve-toi, Théo, tu es minable! Mais avant je veux une réponse aux trois questions de Liocal:
1) Etes-vous enseignant ?
2) Etes-vous directeur ?
3) Etes-vous déchargé syndicalement ? Si oui, combien de jours par semaine ?
Merci Théo de nous le rapeller, alors au lieu de vouloir faire des enquêtes auprès des parents sur la semaine à 4 jours, qe diriez-vous de porter les revendications principalement sur les salaires et les conditions de travail des enseignants et peut-être même, en poussant un peu, des directeurs !!!!
Alors pour ne pas répondre on glose, car répondre impliquerait de faire se questionner les adjoints sur leur futures responsabilités, le temps qu'il faudra y consacrer... et cela voudra dire aux dirlos, cassez-vous on n'a plus besoin de vous... mais cest mieux de faire croire aux adjoints qu'ils décident de tout et tout seuls, aux dirlos qu'on lutte pour leur amélioration de travail...
Tristes tartuffes , c'est vraiment l'expression que je trouve la plus pertinente!
Théo…
« Théo te ment, bête » ou « T’es hautement bête ! »
Les deux se valent là où tu ne vaux pas tripette…
Tu ne vaux pas grand-chose en matière d’argumentation électoraliste :
Même en te gargarisant d’une participation en hausse, ce qui est exact, oublierais-tu que les instits manient mieux la règle de trois que les ministres ?
Et que toutes les voix de ton cher syndicat, ça ne fait jamais que 28,4 % des instits ?
Et que cela autorise à constater que plus de 70 % des collègues ne partagent guère tes positions ?
Tu ne vaux guère mieux en matière de syndicalisme...
Apprends donc, sinistre menteur, que tout l’ensemble du syndicalisme en France, s’est construit sur la Charte d’Amiens, en 1906.
Charte qui ne mettait « les salaires et les conditions de travail » qu’au second plan de préoccupations bien plus axées sur la transformation sociale.
Charte qui n’envisageait aucunement que, dans le secteur public, « les syndicats défendent également, en parallèle des acquis sociaux, leur vision du service public. » !
Foutaise et mensonge d’apparatchik que tes guignolades, Théo. Mensonge qui ne trompe personne. Un syndicat, c’est fait pour défendre les salariés, tous les salariés, pour les écouter, pour porter leurs voix, pour organiser leur lutte.
Certainement pas pour nous imposer une « vision du service public » qui élimine les dirlos, au pire, les nie, au mieux…
Laisse donc les « visions » aux curés et aux illuminés de service et tâche, s’il te reste une once d’honnêteté syndicale, d’agir avec les collègues, et non contre eux !
Pour le reste, je rajouterais au questions de Liocal, que tu oublies régulièrement
Es-tu enseignant ?
2) Es-tu directeur ?
3) Et-tu déchargé syndicalement ? Si oui, combien de jours par semaine ?)
celle que je te pose depuis plus d’un an maintenant sans la moindre réponse :
peux-tu nous rappeler la date de la dernière action entreprise par ton syndicat sur la direction d’école, au niveau national ?
Il est vrai que tes silences sont plus éloquents que tes paroles, Théo…
Thierry Fabre
Les changements se sont faits ensuite par palier dont la Charte d'Amiens en 1906. Puis au sortir de la Seconde guerre mondiale en 1946...etc.
"Charte qui n’envisageait aucunement que, dans le secteur public, « les syndicats défendent également, en parallèle des acquis sociaux, leur vision du service public. » !"
Certes. Mais en plus d'un siècle, de l'eau a coulé sous les ponts de Paris et la société n'est pas restée figée.
Evidemment que le rôle des organisations syndicales du secteur public est différent de celui du secteur privé. Et ce n'est pas écrit dans une charte. C'est une évolution qui a fait que, par exemple, en ce moment, les syndicats de La Poste luttent également pour défendre une certaine vision du secteur public. On a trouvé le même phénomène dans divers conflits (opposition à certaines privatisations). Tout cela est indéniable et fait partie de la culture syndicale du service public.
Anne-Marie
Après, on va venir me dire que le débat n'est pas possible avec moi, que je suis tout et n'importe quoi mais surtout pas honnête ni poli. Alors que les mêmes qui reviennent quotidiennement nous jouer leur sempiternel refrain au pipeau ne sont pas capables de répondre aux questions les plus simples que nous leur posons, et en premier lieu de s'identifier. Non. Ils ne peuvent pas. C'est trop difficile de se présenter? Et après ça certains s'étonnent des propos anti-syndicaux que moi-même comme d'autres proférons.
Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler…
Ne rien dire pour parler ?
C’est évoquer 1884 lorsque le droit de syndicalisation date de 1946, fondé par Maurice Thorez, tu sais, le type qui a créé le statut général de la fonction publique et permis la définition de statuts particuliers, les mêmes statuts que ton syndicat prône pour tout le monde, mais refuse à nous…
Parler pour ne rien dire ?
C’est répéter deux fois la même bêtise, comme si la répétition avait la moindre valeur de preuve… Même englobé sous le terme grandiloquent de « culture syndicale », ça reste faux:
- Il n’y a aucune différence d’objectif et de fonctionnement entre syndicats du public et ceux du privé. Tous ont pour rôle la défense des salariés d’un secteur, de l’ensemble de ces salariés, Théo, non de leurs seuls membres ! Laisse tes visions tranquilles, et prends le temps de parcourir les premiers articles des statuts créant chaque syndicat...
- Envisager même que seuls les syndicats du public puissent avoir une « vision » du service public revient à démontrer tout ton mépris, et du bas-peuple que sont pour toi les ouvriers du privé, et, plus largement de tout citoyen non membre de ton syndicat. Te vient-il de temps à autre à l’esprit que la service public ne se réduit pas à quelques nombrils estampillés « dirigeants FSU » ? Est-ce trop duraille d’admettre que le service public, et celui d’éducation en premier, appartient à l’ensemble des citoyens de ce doux pays ? Est-ce trop compliqué de penser que, s’il est une « vision du service public » à défendre, celle-ci doit être élaborée au niveau politique, et non syndical, avec l’ensemble du peuple, et non quelques militants purs et durs ?
- Qu’un syndicat puisse avoir sa propre conception d’un service public, est chose normale. Qu’il prétendre remplacer le politique sur ce terrain me semble dangereux. Qu’il aille, comme tu le martèles, jusqu’à faire de sa vision une vérité générale, alors qu’elle n’est élaborée, au mieux, que par 4 % des enseignants me paraît grostesque. A tout prendre, je jugerais ça plus sérieux si cela provenaient de syndicats comme SUD, l’UNSA, la CGT, la CFDT, la CFTC, etc… qui, en tant que fédérations, regroupent salariés du public et du privé…
- Enfin, seul point sur lequel je partagerais ton avis, celui que la société n’est pas figée, qu’elle évolue. Te reste donc à faire partager ton avis par ton propre syndicat, bloqué en matière de direction d’école quelque part entre 1930 et 1950…
Pour le reste, je rajouterais aux questions de Liocal, que tu oublies régulièrement
1) Es-tu enseignant ?
2) Es-tu directeur ?
3) Et-tu déchargé syndicalement ? Si oui, combien de jours par semaine ?)
celle que je te pose depuis plus d’un an maintenant sans la moindre réponse :
peux-tu nous rappeler la date de la dernière action entreprise par ton syndicat sur la direction d’école, au niveau national ?
Il est vrai que tes silences sont plus éloquents que tes paroles, Théo…
Thierry Fabre
C’est évoquer 1884 lorsque le droit de syndicalisation date de 1946, fondé par Maurice Thorez..."
Merci du conseil mais encore faudrait-il bien connaître l'histoire du syndicalisme qui n'a pas pris naissance sur un simple claquement de doigts en 1946 même si les doigts sont ceux de Maurice Thorez.
L'évolution s'est faite à coups de combats souvent clandestins puis de plus en plus ouvertement en imposant des regroupements, des associations... notamment avec la Cgt.
La CGT est créée en 1895, au congrès de Limoges.
En 1905 est créée la Fédération nationale des syndicats d'instituteurs alors même que le syndicalisme est encore interdit aux fonctionnaires.
Dans le même temps se développent des associations amicales d'instituteurs qui mènent une action para-syndicale, en particulier en faveur de l'indépendance statutaire des enseignants. Ce sont elles qui, en 1920, donneront naissance au Syndicat national des instituteurs (SNI).
La promulgation en 1941 de la Charte du Travail organise la dissolution des organisations syndicales existantes et la création de syndicats uniques par corporation. La majeure partie des syndicalistes s'organisent alors clandestinement.
Les libertés syndicales sont rétablies par une loi du 27 juillet 1944 et les confédérations dissoutes sont recréées.
Le droit syndical dans la Fonction publique était à conquérir, tout comme la notion de statut d’agent de la Fonction publique. Le Statut Général de la Fonction Publique n’apparaîtra qu’en 1945, avec le ministre Maurice Thorez.
Tu dois avoir beaucoup plus de temps que moi et beaucoup d'autres parce que tu sembles tout connaître sur tout. Donc, ne t'arrivant pas à la cheville, je ne m'engagerai pas sur une tirade historique sur l'histoire du syndicalisme.
De plus, ou une fois de plus oserais-je dire, tu noies le poisson : d'un thème simple "Quelles nouvelles organisations pour la direction selon le SNUIPP", tu nous abreuves de commentaires sur tout sauf ce dont il est question.
Je tente donc de te ramener sur la question en partant de tes écrits (commentaire n°8) :
-Tu écris : "Dans le secteur public, les syndicats défendent également, en parallèle des acquis sociaux, leur vision du service public." C'est peut être bien là le problème, leur vision du service public qui n'est pas forcément celle de tous leurs adhérents (sur la direction d'école par exemple, sur les EVS refusé par le SNUIPP au début qui maintenant exige pour eux un statut), ni celles de tous les collègues eut égard hélas au faible pourcentage de la profession qui est syndiquée. Il faudrait aussi des fois que la vision syndicale rejoigne un peu plus souvent celle de la base, non ? Et je te répète, c'est un enseignant syndiqué qui te parle ici.
- Tu écris ensuite la phrase suivante : "Dernier rappel, un syndicat n'existe que par la volonté de ses adhérents qui lui confient des mandats." Qui décide des mandats qui sont soumis aux votes des adhérents, si ce n'est les directions des syndicats. J'ai essayé de proposer dans la section départementale de mon syndicat une motion sur la direction d'école lors de la préparation du dernier congrès national. Réponse : "Ce n'est pas dans nos mandats" : ben forcément, puisque personne ne le propose. Si ça ce n'est pas de la tartufferie, qu'est-ce alors ? Donc, les adhérents ne confient que les mandats qu'on leur propose, cqfd. Je te rejoins cependant pour dire que les syndicats ne sont que ce que l'on en fait en tant qu'adhérent. Donc, directeurs et directrices de France et de Navarre, syndiquez-vous pour faire bouger les choses. C'est en étant dedans qu'on fera évoluer notre situation, pas en râlant à l'extérieur. Voilà un point où Théo et moi pouvons nous rejoindre (j'ai peur que cela soit bien le seul).
Maintenant Théo, sans animosité de ma part, je te repose mes questions :
1) Es-tu enseignant ?
2) Es-tu directeur ?
3) Es-tu déchargé syndicalement ? Si oui combien de jours ?
Ces questions sont simples, sans pièges, mais jusqu'à présent tu n'as pas daigné y apporter réponse. Tu fais mine de ne pas les voir, de les ignorer. Je ne veux pas croire que c'est de la morgue de ta part, mais juste un oubli. Pour t'aider cher Théo, je signe même ce commentaire de mon prénom et de mon nom : la veille technologique administrative ou syndicale pourra ainsi me cerner un peu mieux
Un peu de courage que diable : "C'est au courage que va la fortune." (Quintus Ennius)
Le Troll dans toute sa splendeur !
OUI ou NON, y a-t-il une différence de rôles, de fonctionnements, d’objectifs entre un syndicat du privé et un syndicat du public ?
Tu l’as affirmé, sans en donner le moindre argument.
Lorsque l’on te questionne là-dessus, tu tournes-vires dans tous les sens, multiplies les références pseudo-historiques et ne réponds sur rien.
Preuve que, comme dab, tu mens…
Pour le reste, je rajouterais aux questions de Liocal, que tu oublies régulièrement
1) Es-tu enseignant ?
2) Es-tu directeur ?
3) Et-tu déchargé syndicalement ? Si oui, combien de jours par semaine ?)
celle que je te pose depuis plus d’un an maintenant sans la moindre réponse :
peux-tu nous rappeler la date de la dernière action entreprise par ton syndicat sur la direction d’école, au niveau national ?
Il est vrai que tes silences sont plus éloquents que tes paroles, Théo…
Thierry Fabre
PS Ca te donne donc tant de souci et de peine, que de répondre à ces quelques questions ?
C'est beau, c'est bon, de voir que tu approuves et vante le combat para-syndical ( que certains traite d'anti-syndicalisme primaire, mais si!), afin de favoriser une reconnaissance STATUTAIRE! là, si je ne me retenais pas, je te ferai la bise !! ( ah, mais non! because la grippe A!); nous y sommes, Theo est pour la reconnaissance statutaire et bientôt , il nous dira quand même pour qui... hé oui, c'est pas Noël!
seule la fin me laisse un peu amère quand on voit ce que sont devenues les associations dont tu parles ..; mais l'Histoire ne se répète pas forcément non plus!
Je vois que ça démange certains que des intrus (oh ! quelques-uns, à peine 3 ou 4, mais c’est déjà trop !) qui pensent différemment viennent sur un site qu’ils considèrent comme une chasse gardée. Les mêmes qui reprochent aux syndicats de ne pas ouvrir un forum.
Suis-je enseignant ? That is the question !
Et si je vous disais que non… Que je suis plombier mais que je connais le frère de la concierge de ma belle sœur, qui lui est enseignant et m’a dit que c’était un beau métier… Alors, je me suis proposé de l’aider syndicalement parlant…

Excusez-moi mais je ne pouvais que sourire en lisant cette question si profonde…
Et la direction, est-ce que je la connais ? Voilà qui est contradictoire avec la question précédente mais… Eh bien oui, je connais le métier de directeur. Je le connais bien. Même très, très bien. Et, modestie mise à part, au moins aussi bien que la plupart des intervenants sur ce site. J’ai quelque ancienneté qui ne me rajeunit pas, hélas.
La question suivante sur les décharges est vraiment très perverse. Elle sous-entend qu’avoir une décharge syndicale, c’est honteux et ça vous déclasse car vous êtes supposé ne pas travailler. Il y aurait donc un classement parmi les dirlos : ceux qui bossent face à des élèves tout le temps, ceux qui ont une décharge partielle plus ou moins importante et avec une différence entre décharge liée au nombre de classes et décharge syndicale synonyme de planque. Ensuite, on a les pachas, si je vous comprends bien : les dirlos qui ne font plus classe du tout. Passe encore si c’est parce qu’ils ont plus de 13 classes… Parce que haro sur ceux qui cumuleraient décharge partielle et décharge syndicale…
Je n’aime pas cette façon de cloisonner les collègues. J’ai l’impression que les uns jalousent les autres. L’adjoint qui n’admet pas que le directeur soit déchargé. Le dirlo déchargé qui considère le conseiller pédagogique ou le psy comme un fainéant et le syndicaliste comme un planqué. C’est vraiment abject !
Sur un autre point, je me suis déjà expliqué, si je me souviens bien : l’anonymat. Si ce n’est ici, c’est sur un autre site. Quand on a des responsabilités syndicales (fort modestes au demeurant), on n’a pas peur de ses opinions. Alors, pourquoi ce pseudo ? Parce que je ne suis pas le porte-parole de mon syndicat et que je ne veux pas l’engager par mes propos. Il est certain qu’à partir du moment où l’on vous identifie à une organisation, lorsque vous vous exprimez, c’est la voix de cette organisation qu’on entend. Exemple avec Thierry Fabre. Quand il s’exprime, qu’il le veuille ou non, on pense GDID. Cela, je ne veux pas l’imposer à mon syndicat. C’est une question d’honnêteté intellectuelle. Personne ne m’a mandaté pour venir ici et sur d’autres sites. Je le fais de mon propre chef car je crois beaucoup au dialogue.
Et puis, franchement, quelle importance d’utiliser ou non un pseudo. C’est ce qui se pratique partout sur le Net. Ici, sur l’autre site de dirlos aussi, où 90% des posteurs le font sous pseudo. Et alors ?
Que Pascal Oudot utilise (dit-il) son vrai nom, ou qu’il décide un jour de s’exprimer en signant Georgette ou Léonardo, ce qui m’importe c’est ce qu’il écrit. Et comme je le sens sincère, j’en oublie son nom pour ne retenir que ses propos. De toute façon, je ne le connais pas. Qu’il me dise s’appeler Machin ou Truc, je n’ai aucun moyen de le vérifier et je m’en fous.
Je terminerai en disant que ce n’est pas parce que ma conception du métier de dirlo est différente de la vôtre qu’il faut me suspecter de ne pas connaître ce métier. Cela revient tout simplement à vouloir m’empêcher d’exprimer la conception qui est la mienne de notre métier.
J’ai essayé de vous répondre sincèrement. Je n’y reviendrai plus. Je ne me fais pas d’illusions. Quand on veut casser du syndicaliste, tous les arguments sont bons. Soyez assurés que je respecte vos opinions même si je ne les partage pas toujours.Bref je résume, tu es un syndicaliste professionnel.
Ou alors ton discours est vraiment destiné à nous prendre pour des truffes, comme dit je ne sais plus qui. Parce qu'il serait pourtant facile de répondre oui, oui, et oui. D'un autre côté, je te reconnais une certaine honnêteté dans ta tentative de ne pas nous mentir. Mais c'est bien tout ce que je te reconnais. Parce que ton discours sur l'anonymat est une blague. Quant on dit quelque chose, on l'assume, quand on se planque c'est qu'il y a un problème. En ce qui me concerne, une minuscule recherche te confirmera que je suis bien ce que je dis être. Mais tu l'as certainement déjà faite, tes doutes ne sont que poudre aux yeux pour tenter une fois de plus de me décrédibiliser. Peine perdue, je m'en balance avec une sérénité qui m'ébahit moi-même.
Maintenant, je te le confirme, oui il y a des différences entre les directeurs. Et je peux en parler sans fausse honte: il est pour moi très clair que j'ai moins de boulot avec mes trois classes de maternelle qu'un collègue d'élémentaire avec une grosse école de ZEP. Je l'assume pleinement, et si je défends l'idée d'un statut ce n'est pas pour moi qui n'ai que très peu de chance de me retrouver un jour directeur d'EPE, mais bien pour que ceux qui aujourd'hui font ce boulot de quasi forçat puissent un jour trouver la juste récompense de leur travail, une responsabilité juridique claire et l'aide qui leur est nécessaire.
Pour moi, oui ça fait une différence que quelqu'un qui ne connait pas ce travail puisse venir m'expliquer comment je dois le faire. Oui ça fait une différence quand on était directeur est qu'on est beucoup plus serein parce qu'on est devenu CPC. Non nous n'assumons pas les mêmes responsabilités, et non nous ne sommes pas tous frères. Le grand corps unique, de la maternelle à l'université, ça va, j'ai connu le slogan, et ça fait belle lurette qu'il a du plomb dans l'aile.
Je terminerai en disant qu'il est très bien que tu exprimes une vision des choses différente. Mais exprime-la sans bondieuserie syndicale ni copiés-collés de la Sainte Parole, toi et tes semblables avez en trente ans réussi à me dégoûter tellement du syndicalisme que c'est comme si on agitait un chiffon (rouge bien sûr) devant mes yeux. Parce que si ça peut te rassurer, des rebuffades à cause de mes opinions, j'en ai largement eu ma part.
Au plaisr de te lire.
Le fait de savoir si tu es enseignant, directeur et déchargé a une importance à mes yeux.
Tu as copié collé dans je ne sais plus dans quel commentaire qu'il fallait que les directeurs soient issus du corps enseignant.
Excuse moi mais un directeur déchargé 1 ou 2 jours, de surcroit délégué syndical déchargé 2 jours (si si ça existe, à 8 km de mon école), il n'a plus d'enseignant que le corps. Le stress de la preparation de classe + l'ensemble des tâches du directeur + le stress engendré par les parents consumméristes sont largement atténués.
Mais en fait c'est ça, suis-je bête! Le statut du directeur doit passer par le statut de délégué syndical.
De plus comment ces personnes peuvent elles défendre les directeurs quand elles arrive à faire en 1 ou deux jours de présence dans l'école ce que d'autre ont du mal à faire en une semaine. (La gestion des parents entre autre.)
Derrière cette provocation si on me rétorque que leurs jours de repos y passent aussi, preuves que les délégués syndicaux sont conscients du travail de directeur, alors pourquoi ne nous défendent-ils pas (mieux?)?
Sur le pseudo, tu as raison, sauf que ce n'est pas de cet anonymat là dont il est question.
On est en droit de savoir d'où tu parles. C'est trop facile de ne venir n'exprimer que les positions du snuipp, puis dire que n'étant pas mandaté tu te dois de garder un anonymat complet. C'est à se demander si tu existes.
Quand on te demande tes fonctions, ce n'est pas pour te montrer du doigt, qu'elle drôle d'idée?
Mais pour rendre les positions de chacun claires.
Maintenant tu nous dis ne pas partager nos opinions.
Bien, mais sur quoi?
L'essentiel de ton propos tourne autour du syndicalisme, nous en serions des antis et toi un pro (sans jeu de mots...).
Mais ce n'est pas là question, nous ne sommes pas anti syndicalistes, nous disons que le SNUipp nous prend pour des truffes.
Et, preuve supplémentaire, nous faisons circuler une pétition qui justement interpelle les syndicats afin qu'il ouvre le débat (plus de 3500 signataires, les résultas ne se sont pas fait attendre: lire plus bas!)
Reste que sur la question des directeurs, si tu connaît nos positions je ne connaîs pas la tienne, ni même celle du SNUipp:
> Rien après les États généraux (nous avons un CR de collègues qui y étaient si tu veux!)
> rien derrière le concept du CMD
> et, c'est tout chaud, lors d'une réunion départementale entre les représentants locaux du GDiD et le SNUipp, voilà ce qu'ffirme ce dernier:
Il faut conserver notre spécificité : un directeur collègue, animateur du Conseil des Maîtres, proche des familles, des élus locaux.
Qu'est-ce que cela veut dire, qu'est-ce que cela implique.> animer une équipe est un métier, donc un statut d'animateur?
> être proche veut dire quoi?
ëtre copain, ou être reconnu dans sa fonction et avoir le pouvoir et l'autonomie nécessaire pour répondre aux demandes de proximité sans devoir renvoyer aux équipes IEN (donc avoir un statut)?
Parce que CMD ou gentil animateur dirlo, le problème reste entier:
• il faut bien prendre du pouvoir à quelqu'un pour le redistribuer sur le terrain. Et je ne vois pas comment le faire sans un statut pour l'école et un pour son directeur.
Pierrot (Pierre Lombard directeur maternelle 5 classes dans le 06 - Mais TOUT le monde m'appelle Pierrot...)
PS: dans de nombreux départements le SNUipp envoie ceci (pétition oblige)
Dans les prochaines semaines , dans le cadre des RIS , Le Snuipp souhaite débattre avec les enseignants :
_ Comment travailler avec des petits groupes ?
_ Quelles utilisations possibles du plus << plus de maîtres que de classes>>?
_ Comment renforcer les collaborations avec le RASED ?
- Quelles nouvelles organisations élaborer pour la direction ?"
élaborer la direction... qu'est-ce que l'on a fait pour mériter un tel mépris!
Le problème n'est donc pas l'amélioration de nos conditions de travail mais de changer l'organisation.... Ahurissant!
Je vais me permettre un appel:
> remplissez et renvoyer l'enquête du SE, les perspectives (même si la prudence est de rigueur) sont beaucoup plus prometteuses!
1) ça ne me démange pas du tout que tu viennes t'exprimer sur ce site, qui n'est la chasse gardée de personne. Au contraire, parce que sans tes interventions, je n'y viendrais pas moi même aussi souvent. C'est tes propos que je viens lire pour y répondre parce que je pense qu'il ne faut pas laisser dire tout et n'importe quoi sur notre métier de dirlo.
2) Tes propos me permettent bien souvent d'affiner mes propres opinions, en me permettant de me rappeler chaque fois qu'il ne faut laisser personne penser pour soi (exemple : les mandats que les syndicats demandent à leurs adhérents de voter alors que pour moi, ces mandats devraient être élaborés par les syndiqués).
3) Tu écris ceci dans ton dernier commentaire :"Et si je vous disais que non… Que je suis plombier mais que je connais le frère de la concierge de ma belle sœur, qui lui est enseignant". D'abord, il n'y a aucun déshonneur à être plombier, bien au contraire vu ce qu'ils gagnent d'ailleurs. Ensuite n'importe qui, quelque soit son métier, a une opinion sur l'école et sur ce qu'elle devrait être. Ce n'est pas pour ça que n'importe qui peut être enseignant et donc a fortiori directeur d'école. Tout comme n'importe quel enseignant ou dirlo peut avoir une opinion sur le métier de plombier mais ne peut accomplir les tâches de cette profession. Maintenant, si tu étais plombier, tu n'assénerais pas tes vérités sur la question du statut des dirlos parce que tu serais vraisemblablement persuadé comme la majorité des parents d'élèves qu'un dirlo n'est pas tout à fait un enseignant comme les autres.
4) Effectivement il y a des différences entre les dirlos. Tu sembles le découvrir, c'est ma foi étonnant au regard de ta culture encyclopédique sur tout ou presque. On ne bosse pas pareil en ZEP ou en campagne, dans une grosse ou une petite école, si on est déchargé ou pas. Je plains de tout mon coeur les collègues sans décharge, parce que pour l'avoir été moi-même longtemps, ce sont des conditions de travail inadmissibles d'avoir à gérer une classe à plein temps en parallèle d'une école. Où as-tu lu que les collègues totalement déchargés étaient des pachas ? Dans tes rêves certainement.
Y en a marre de tes raccourcis scabreux, de tes arguments à 2 balles que tu enfiles comme d'autres les perles pour au final pondre une argumentation sans queue ni tête. Oui, si tu es déchargé syndicalement tu ne fais pas le même métier que ceux qui sont dans leurs écoles tout le temps. Oui, dans ce cas, ta vision de la direction est selon moi tronquée par le langage que tu dois tenir par fidélité à la ligne de ton syndicat pour lequel tu bosses que tu le veuilles ou non. Et non une décharge syndicale n'a rien de honteuse pour peu que tu en informes tes interlocuteurs. Il faut quand même savoir qui on a en face de nous pour que l'on puisse comprendre le sens de ton discours. Parce que personnellement l'avis d'un plombier sur la direction d'école je m'en fiche. Mais l'avis d'un enseignant, d'un directeur ou d'un représentant syndical, là oui ça m'intéresse. Surtout l'avis du représentant syndical qui est sensé défendre tous les personnels et pas seulement les plus nombreux ou ceux qui paie leur cotisation (comme moi d'ailleurs je te le rappelle).
Alors quitte tes habits de martyr, ils ne te vont pas du tout. Personne ne veut comme tu l'écris "casser du syndicaliste", on aimerait simplement que ceux qui nous représente nous apporte un peu plus de considération que de simplement demander "quelles nouvelles organisations élaborer pour la direction ?". Le problème n'est pas l'organisation (je ne suis pas un GO au club Med, ni un animateur de centre aéré) mais de nous donner les moyens d'assurer les multiples missions dont nous sommes chargées.