Dans le dossier des EVS destinés à l’aide administrative des directeurs d’école, on ne sait
trop comment qualifier le SNUipp… L’arroseur arrosé ? Le pompier pyromane ? On pourrait l’affubler d’autres qualificatifs si les premières victimes n’étaient pas, avant tout, les
directeurs eux-mêmes.
Le SNUipp-FSU Nord a été reçu le lundi 21 septembre en audience par l’IA du Nord… A l’issue de cette audience
de rentrée qu’il qualifie de « riche en échanges mais pauvre en moyens pour améliorer les conditions d’exercice », ce syndicat nous dresse
l’état des lieux sur un certain nombre de « dossiers des personnels ». Nous avons retenu celui des EVS qui nous concerne
directement.
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« EVS-AVS : état des
lieux
Depuis 1998, avec la création des premiers contrats précaires et l’apparition des aides éducateurs, le
besoin de personnels supplémentaires pour l’aide administrative, la vie scolaire, puis l’accompagnement des élèves en situation de handicap est réel. Malheureusement depuis cette période l’état
n’a cessé de multiplier le recrutement de personnels sous contrats précaires. Alors que le SNUipp-FSU demande que ces personnels soient recrutés sur des emplois pérennes sous statut public. Nous
déplorons qu’à cette rentrée trop d’écoles et d’élèves pâtissent du désengagement de l’Etat.
Le nombre global d’EVS, pour l’aide à la direction, n’a pas
augmenté. Les écoles qui font la demande d’un EVS ne sont pas satisfaites. Qu’en est-il ? »
Réponse de
l’IA
« Lors de la mise en place de ce
dispositif en 2006, toutes les écoles n’avaient pas répondu.
Depuis les nouvelles demandes posent problème.
Pour satisfaire les quelques 60 écoles qui réclament une aide administrative, nous devons « redéployer »
les contrats d’EVS. Pour ce faire il faut anticiper les fins de contrats, élaborer une carte cible faisant apparaître les nouvelles demandes (nouveaux besoins) et les écoles qui ont plusieurs
EVS. La contrainte supplémentaire est de redéployer ces moyens sur un même secteur d’emplois.»
Commentaires du SNUipp
« Concrètement, le SNUipp-FSU regrette que les écoles qui
ont fait une demande postérieure à 2007 n’auront pas satisfaction.
Le SNUipp a dénoncé cette gestion de la crise. Elle fait apparaître que malgré la signature d’un
protocole d’accord signé par deux organisations syndicales minoritaires (SE-Unsa et Sgen-Cfdt) en 2006, l’Etat ne tient pas ses promesses et ne cesse de se désengager.
Le SNUipp Nord appelle les écoles qui ont fait ces demandes à les renouveler à l’Inspection
Académique et d’en envoyer un double au SNUipp-FSU. Dans le même temps, il invite les écoles qui
bénéficient de plusieurs EVS de rappeler leurs besoins légitimes (puisque reconnus en leur temps) et qui risqueraient de faire les frais du redéploiement.
Pour le SNUipp-FSU c’est la création en nombre suffisant d’emplois pérennes sous statut public dont les
écoles et le service public ont besoin. »
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En 2006, nous avons dénoncé la signature du protocole par le SE-Unsa qui a eu pour conséquence le gel des
revendications des directeurs d’école.
Nous avons estimé que les « avancées » n’étaient pas
à la hauteur de nos espérances. Certes, nous avons salué l’obtention d’une journée de décharge pour les écoles à 4 classes, mais on sait que les moyens mis en place ont posé de nombreux problèmes
aux écoles de 5 à 9 classes.
L’augmentation de 15 euros de l’ISS était inférieure au coût d’un timbre par jour. Les EVS, bien qu’apportant
une aide significative, ne nous semblaient pas la solution la mieux adaptée à la situation difficile vécue par les collègues insuffisamment déchargés de cours. D’ailleurs, plus de 10 000
directeurs ont mis en avant leurs revendications dans l’enquête IFOP commandée par le GDID.
Beaucoup de directeurs ont cependant demandé et obtenu un(e) EVS. Certains ont refusé pour des raisons très
respectables et continuent d’assumer leur choix. D’autres, enfin, ont suivi le SNUipp fer de lance de l’opposition au protocole, et ont donc refusé les EVS.
Problème pour cette dernière catégorie : depuis 2006, le SNUipp a changé d’avis et ces collègues
éprouvent maintenant les pires difficultés à obtenir le moyen convoité.
Il nous semble que le SNUipp n’a pas adopté une attitude responsable vis-à-vis de ces collègues. En effet, il
suffit de relire les nombreux textes qu’il a publiés en 2006 pour dénoncer le recrutement des EVS et encourager les directeurs à les refuser.
Quelques exemples :
Extrait du courrier destiné à l’IEN et l’IA (SNUipp 21)
« Les EVS ne correspondent en aucun cas à cette attente qui est
la nôtre et à notre conception du service public. Nous avons donc choisi de ne pas en accueillir dans notre école. »
Texte de la résolution à rédiger en conseil des maîtres (SNUipp 22) :
« Le conseil des maîtres de l’école de
................................... réuni le ................... dénonce le recrutement d’Emploi de Vie Scolaire qui amplifie et aggrave la précarité dans les services publics de l’Education
nationale. Les enseignants revendiquent un temps de décharge pour toutes les écoles sans que cela porte atteinte à la formation initiale et continue. »
« Il [SNUipp 83] suit en cela les instructions de ses membres, hostiles à 61% au texte même si une majorité de mesures sont approuvées, comme la décharge partielle. Les adhérents
ont refusé les EVS et la revalorisation salariale.
Les mesures ne sont assorties d’aucune création de postes et
remettent en cause la formation continue et initiale.
En outre le recrutement d’un EVS (Emploi de Vie Scolaire) renforce
la précarité et ne correspond pas aux besoins de personnels aux fonctions pérennes et qualifiées. Pour la même somme qu’il s’apprête à dégager afin de recruter 50 000 EVS, le gouvernement
pourrait créer 27 000 emplois de fonctionnaires. »
Aujourd’hui, trois ans plus tard, le SNUipp déplore que les postes d’EVS ne soient pas en
nombre suffisant… encourage les directeurs à réclamer une aide administrative et invite ceux qui en ont plusieurs à lutter pour les conserver.
Les collègues qui ont suivi ce syndicat dans ses pérégrinations ont bien des raisons d’être
mécontents car, malgré ses efforts, le SNUipp ne parvient pas à leur faire obtenir ce qu’il leur a demandé de ne pas accepter en 2006.
La volte-face du SNUipp, dès 2007, sur les EVS souligne, une fois de plus, l’absence de
réflexion sur le métier de directeur d’école. Il faut en effet rappeler que les EVS ont d’abord été créés pour apporter une aide administrative aux directeurs.
Il serait temps que le SNUipp se libère de sa vision
idéologique du « p’tit chef » et adopte une position claire, réfléchie et pragmatique sur la nécessaire reconnaissance institutionnelle du directeur d’école, véritable moteur de notre
école publique.
Hélas, le SNUipp n’en prend pas le chemin. Dans un « chat » au Monde.fr, le 2
septembre dernier, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU se prononce clairement contre un statut de directeur d’école.
Question : Pourquoi êtes-vous contre un statut pour
les directeurs d'école ?
Gérard Aschieri : Cet avis est partagé par la masse des collègues
du premier degré, qui considèrent important que le directeur d'école soit un de leurs pairs et à franchement parler, je ne vois pas en quoi mettre une étagère supplémentaire dans la hiérarchie de
l'éducation nationale permettrait d'améliorer la lutte contre l'échec des élèves. En revanche, ce qu'il faut, c'est donner à ces directeurs les moyens d'exercer correctement leurs fonctions en
termes de temps, mais aussi de personnels, par exemple de secrétariat.
Question : Quand vous dites que les écoles doivent être
dirigées par un "pair", cela veut-il dire qu'il ne doit pas il y avoir d'autorité hiérarchique ?
Gérard Aschieri : Le directeur, sans avoir de pouvoir
hiérarchique, a en général une autorité sur ses collègues. Mais il n'y a pas besoin pour cela de statut. Il y a d'abord besoin de conditions de travail qui lui permettent d'exercer sa
fonction.
Décidément, le SNUipp reste enfermé dans ses certitudes passéistes et idéologiques. Et l’on
comprend mieux « pourquoi les syndicats ne pèsent plus vraiment sur l’évolution de l’Education
nationale » comme le déclare un internaute.
La réponse de Gérard Aschieri sonne comme un aveu
d’impuissance :
« …là où nous ne faisons pas bouger de manière sensible la
politique gouvernementale, c'est sur la question des suppressions de postes, mais aussi, sans doute, sur la conception même de l'école et de son organisation … »
Cher Monsieur Aschieri, la politique du statu quo n’a jamais fait évoluer les choses… dans quelque domaine que ce soit.
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De toute façon, ce que pensent les directeurs, M. Aschieri s'en tamponne le coquillard tellement il est persuadé d'avoir raison, comme les responsables des autres syndicats d'aileurs, et en particulier ceux affiliés à la FSU (quel nom!).
Je crois que notre "refus" des EVS en 2006 est caricaturé. Il faut voir qu'à l'époque, comme la majorité des directeurs, nous nous sommes opposés à la signature du protocole. Il nous semblait qu'après l'affaire du CPE, il était mal venu de créer d'autres emplois précaires.
Nous nous sommes opposés à ce que ce soit les directeurs eux-mêmes qui se chargent de recruter. Parce que ce n'est pas leur rôle. Parce que c'était leur faire endosser une responsabilité de recruteur d'emplois précaires. Parce que c'était ajouter une mission supplémentaire à un emploi du temps déjà bien fourni.
Nous nous sommes opposés aux IEN qui faisaient pression sur es directeurs pour embaucher un EVS. Le but du gouvernement était clair : il fallait montrer qu'on crée des emplois quitte à ce qu'ils soient rejetés 9 mois plus tard.
Le temps passant, les EVS étant sur le terrain, nous avons assumé notre rôle d'organisation syndicale et avons pris le parti de défendre ces jeunes en réclamant un emploi pérenne statutairement reconnu pour leur éviter d'être remerciés du jour au lendemain. C'est ce vous appelez, à tort, notre revirement ou volte-face.
Dernier point : l'attaque contre Gérard Aschieri. Il dit clairement que les conditions de travail des directeurs doivent être améliorées. Il réclame une aide en secrétariat. Il faut, en fait, dégager du temps pour les collègues qui ont des décharges insuffisantes. Et bien évidemment, il faut une revalorisation financière. Concernant la pique de Pascal Oudot sur le fait de savoir si Gérard Aschieri est en face d'élèves... C'est tout simple, il le dit lui-même : il est prof de lettres et se retrouve face à une classe chaque vendredi.
Quelqu'un ayant une once de considération pourrait éventuellement changer de stratégie puisque celle-ci ne donne RIEN !
Mais pas lui ! l'obstination est son fort ou tout simplement, les directeurs d'école ne sont pas son problème : après tout il nous ressert le plat refroidi de "l'échelon hiérarchique" supérieur et nouveau...
Un dicton célèbre dit bien que seuls les imbéciles ne n'évoluent pas : je vous laisse deviner la suite...
Bonjour,
c'est bien d'être des directeurs en lutte mais ne vous trompez pas de combat. La lutte anti syndicale ne renforcera personne. Ce n'est pas le SNUIPP qui empêche le ministère de nous donner les moyens de travailler dans de boennes conditions.
Pour Aschieri, c'est bien ce que je disais: que connait de la direction d'école un prof de lettres qui enseigne "un jour par semaine" -quel titre de gloire! Rien, peau de zébie. Et je constate qu'une fois de plus ce type à qui je n'ai rien demandé ose parler en mon nom pour dire l'inverse de ce que je pense. Il ne manque pas de culot, Aschieri. Couché!
Si, on peut affirmer sans crainte d'être démenti que le SNUipp empêche le(s) gouvernement(s) de donner un statut par exemple aux directeurs.
Comment ? En agitant le casus belli au cas où... Comme une sorte de "force de dissuasion" que le SNUipp n'est pas en réalité. Les ministres le savent bien. Mais ils savent aussi que ça sert toujours de flatter...
C'est comme un jeu qui dure depuis des dizaines d'années. L'un bombe le torse, fait semblant d'être fort (arrêtez-moi, sinon je fais un malheur) et l'autre fait semblant d'avoir peur. En fait, ça l'arrange bien de ne pas avoir à donner... les caisses sont vides. Alors, nos ministres répètent année après année, "on ne peut pas vous donner un statut, vos syndicats ne le veulent pas"...
Naturellement, le gouvernement pourrait donner sans l'aval du SNUipp mais chacun sait bien qu'aucun gouvernement, de gauche, de droite ou d'ailleurs, ne donne jamais sans y être un peu contraint.
On sait aussi que le gouvernement actuel ne veut pas donner sans contrepartie : celle d'avoir une sorte de relais de sa politique dans les écoles...
Ce petit jeu peut durer encore bien longtemps puisqu'il arrange pouvoir et syndicats. La paix sociale est préservée. Tant pis pour les directeurs...
Décidément Dédel, tu oses tout !
Et c'est bien évidemment fort de cette expérience que le sieur en question a les compétences pour émettre un avis d'expert sur les dirlos qui eux, voient des élèves, et pas les mêmes, un peu plus souvent.
Faut-il pleurer, faut-il en rire ?
Un Aschieri de perdu, dix dedel de retrouvés.
Un dedel vaut mieux que 10 Moindrot tu l'auras.
Tant va Aschieri à l'eau qu'à la fin dedel nous les casse. (les oreilles s'entend).
Se brave dedel, bon petit soldat de la FSU qui doit être dans les classes à peu près autant que ses maîtres à penser.
Mon cher dedel, une fois de plus, et crois moi c'est usant à la longue, je vais te poser une question toute simple sur ta secte préférée. Une fois de plus, certainement, tu ne me répondras pas. Puis un de tes affidés viendra ensuite jouer les vierges effarouchées en criant qu'on attaque le SNUIPP.
Question (et je cite) : le grand Gérard Aschieri, dans sa merveilleuse toute puissance, a récité son catéchisme en disant à propos de son refus d'un statut pour les dirlos: "Cet avis est partagé par la masse des collègues du premier degré, qui considèrent important que le directeur d'école soit un de leurs pairs".
Très bien, on a compris. Mais d'où tient-il cette info le grand homme ? Sur quel sondage ou enquête s'appuie-t-il hors sa propre croyance ? Dedel, réponds au moins à cette interrogation qui est sérieuse, posée, calme et pondérée.
Et si ton Gégé affirmait que la Terre était plate, tu le suivrais sans preuve ?
Je ne suis pas là pour défendre Aschieri. Mais quand même, que dit-il ? En gros qu'il faut plus de temps et plus d'argent pour les dirlos. Est-ce une abomination ? N'est-ce pas la recette qui fait qu'à Paris il n'y a pas de direction vacante. Il me semble qu'on a là une réponse claire au problème. Personne ne le relève jamais. Bizarre, non ?
D'où tient-il que son avis est partagé par beaucoup ? Je ne peux répondre à sa place. Mais probablement des congrès. Un Secrétaire général se conforme aux souhaits et voeux exprimés par le congrès qui lui confie mandat de représenter les collègues. Il faut aussi se rappeler que la FSU regroupe énormément de collègues. C'est la première organisation syndicale de l'enseignement, la première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat. C'est pas rien, tout de même. Aschieri connaît bien le monde de l'enseignement et il a de l'expérience en matière syndicale puisqu'il est Secrétaire général depuis le congrès de La Rochelle en 2001. C'est une personnalité reconnue dans le monde syndical. Sa crédibilité fait qu'il est souvent invité par les médias, tous médias confondus. C'est un signe qui ne trompe pas, il me semble.
Maintenant, comme l'a écrit un collègue précédemment, il ne faut pas se tromper de cible. Ni se tromper de combat. C'est la raison qui fait que le SNUipp appelle le gouvernement à prendre sans tarder des mesures pour les enseignants. Ci-dessous, communiqué d'aujourd'hui :
SNUIPP-FSU: Urgence pour l'Education
Le syndicat SNUIPP-FSU a appelé le gouvernement a prendre "des mesures urgentes" pour les enseignants, indique jeudi un communiqué. Le SNUipp estime "qu'il y a urgence à engager de véritables négociations" et propose "de rattraper les pertes de pouvoir d'achat par une augmentation indiciaire, permettre l'accès de tous les enseignants à l'indice terminal de la hors-classe, prendre en compte les conditions d'exercice du métier par la création d'une prime d'équipement pour tous". Le syndicat appelle les enseignants des écoles à "participer à la journée internationale sur le travail décent prévue le 7 octobre".
1) Plus de temps et plus d'argent pour les dirlos : d'accord avec toi et Aschieri. Tu cites l'exemple de Paris. Le peu que je crois connaître sur les dirlos parisiens (j'ai failli écrire sur le statut des dirlos parisiens) est que, sauf erreur de ma part, ils sont presque tous entièrement déchargés de classe et que tous les plus qu'ils ont, et tant mieux pour eux, sont plus ou moins payés par la mairie de Paris. Si je fais erreur, n'hésitez pas à me corriger, parce que du fond de mon Auvergne natale, Paris c'est vachement loin. Théo, qui peut croire une seconde que plus de temps et plus d'argent pour les dirlos ne passeront pas par un statut idoine. Aucun gouvernement ne nous lâchera rien globalement. Et ce ne sont pas les imprécations d'Aschieri qui changeront quoique ce soit. Tu dis que personne ne relève jamais que l'essentiel, pour lui, est le temps et l'argent. Mais bon sang de bois, on passe notre temps à le dire, à le crier. Simplement, que Gégé ne nous fassent pas prendre des vessies pour des lanternes : on aura rien, ni argent ni temps, sans un statut qui définisse nos devoirs mais surtout nos droits. Parce que questions devoirs, merci, la barque s'allonge sans cesse. Et ça, c'est malhonnête d'oser affirmer le contraire. Moi aussi je peux faire des papiers dans la prose syndicale de mon département en affirmant que je me bats pour le triplement du traitement des instits, la sauvegarde des bébés phoques ou la reproduction libre des têtatrds en milieu aqueux. Ce n'est pas parce qu'on demande quelque chose longtemps qu'on l'obtiens. Il faut se battre. Et comment se battre dans notre maison sans l'appui sincères des syndicats ? Une fois de plus, paroles, paroles, paroles...
2) D'où tient-il que son avis est partagé par beaucoup ? Probablement des congrès, écris-tu. Alors là aussi, je te suis. A une correction près : d'où tient-il que son avis est partagé par beaucoup d'adhérents du SNUIPP? Parce qu'avec cette correction, on passe de "la masse des collègues du premier degré" pour Aschieri à un tout petit nombre d'enseignants militant dans un syndicat qui est loin de rassembler la majorité de la profession : 98 376 voix sur 217 591 votants (et par ailleurs 347 466 inscrits) aux dernières élections professionnelles. Soit 47% des votants, mais seulement 28,3% des inscrits. Score certes important, mais bien loin de représenter la majorité, la masse des collègues. 130 000 enseignants qui ne votent pas, ça Aschieri il s'en fout, ça ne l'interroge pas. 53 % des votants contre lui, c'est certainement une minorité silencieuse ? Bref, je ne veux pas refaire le débat du "y z'on qu'à aller voter", je veux juste poser quelques chiffres indiscutables pour ramener à de plus juste proportions la fameuse masse des collègues de Gégé. Tu le fais d'ailleurs toi même Théo, puisque tu dis que son avis est partagé par beaucoup, le mot beaucoup n'étant pas synonyme de "la masse des collègues".
3) Quant à parler de collègues, je pourrai présenter à Aschieri des profs du secondaire syndiqués dans son officine, exerçant des responsabilités syndicales, et pour qui les simples instits ou PE sont tout, sauf des collègues : des incapables à apprendre les bases aux élèves, des gens à peine formés... Une minorité sans doute : moi, je n'emploie pas l'expression "la masse des", faut se méfier des généralités.
4) Pour conclure, permets moi de te citer à nouveau : "C'est la raison qui fait que le SNUipp appelle le gouvernement à prendre sans tarder des mesures pour les enseignants." Peux-tu me citer la dernière fois où un gouvernement à écouter de tels appels d'un quelconque syndicat puis a pris des mesures en notre faveur ? Parce que excuse moi, mais depuis 11 ans que je suis dans le métier, des mesures en notre faveur (les enseignants, pas les dirlos), j'en ai pas vu une. Là encore, sauf erreur de ma part. Le SNUIPP n'a pas encore compris, je me répète, qu'il faut vraiment se battre pour obtenir quelque chose ? Si saupoudrer une journée de grève par mois pour le fun ou la tradition est la seule notion du combat qu'à Snoopy, on n'est pas sorti de l'auberge. Ce n'est pas avec des syndicats qui ne représentent pas grand monde que la masse des collègues obtiendra quelque chose, et encore moins les dirlos. Pourquoi les gens ne se syndiquent-ils plus ? Il se la pose cette question Aschieri. Parce que moi, je ne sais pas tout ce qu'elle pense la masse des collègues, il n'ya qu'une chose qui est certaine : c'est que, HELAS, elle ne pense pas à se syndiquer, les dirlos comme les adjoints, les TR et les autres. Et ça, c'est mauvais pour nous, aussi bien adjoints que dirlos.
Alors là, merci Théo pour cette info. Je vais dormir le sourire aux lèvres en imaginant le gouvernement tremblant de peur devant cet impitoyable ultimatum. Vous ne craignez pas d'y aller trop fort les gars ?
Non seulement je partage l'analyse de Liocal, mais je rejoins aussi Pascal : ce serait-y pas du foutage de gueule ?
Les fausses revendications du Snuipp, tout le monde les connait, inutile d'insister... Quand au prof de haut vol, j' échange quand il veut nos places et on en reparle en juin...Comme disait Simon dans le post précédent: " continuez dirlos à faire tourner la boutique et fermez la", il est fort ce Simon, il a tout compris et bien résumé, le prof de lettres devrait le recruter ( si ce n'est déjà fait)!
@ Alain Briel
c’est bien d’être des syndicalistes en lutte, mais ne te trompe pas de combat. La lutte anti-directeurs ne renforce personne. Et ce n’est pas le ministère qui empêche le SNUipp de se battre (aussi) pour nous…
Thierry fabre
@ Dedel
Je ne pense pas que cet article caricature en quoi que ce soit la position du SNUipp
Il est abondamment étayé par les propres déclarations de ton syndicat.
Si les citations sont fausses, tronquées et/ou mensongères, rien de plus facile de le démontrer, plutôt que de tomber dans ton excès habituel de grandes déclarations creuses.
Sur le fond du problème, tu ne fais que retomber dans l’ornière. Dès que l’on touche à la direction d’école, tu es incapable de parler honnêtement, préférant aligner fariboles et billevesées, et masquant mal l’absence sidérale de toute pratique syndicale sérieuse
- OUI ou NON, Dedel, le SNUipp était-il contre l’embauche des EVS ?
- OUI ou NON, Dedel, le SNUipp est-il maintenant pour leur maintien ?
- OUI ou NON, Dedel, le SNUipp réclame-t-il pour eux un statut qu’il refuse pour nous ?
- OUI ou NON, Dedel, un dirlo, qui va travailler quotidiennement avec un EVS n’est-il pas le mieux placé pour siéger à un entretien d’embauche ?
- OUI ou NON, Dedel, n’y a-t-il pas singulière arrogance pour un syndicat, fut-il le SNUipp, à décréter comme tu le fais ce qui est notre rôle et ce qui ne l’est pas ?
- OUI ou NON, Dedel, vas-tu enfin daigner nous rappeler de quand date la dernière action nationale de ton syndicat sur la direction d’école ?
C’est pourtant simple de répondre aux questions, mais faut pouvoir… et faut oser…
Quand à ce pauvre Aschieri, je me contrefous de savoir s’il bosse un jour ou deux. Je me contente de constater qu’il ne fait, comme toi, mais à un autre niveau, que :
- mentir
- nier nos revendications
- refuser de défendre dignement des personnels
- décréter une image du dirlo ne correspondant ni à la réalité, ni à nos demandes
Merci au passage, dedel, à chacune de tes lectures, de me rappeler de vieux souvenirs littéraires. Là, ce coup-ci, ce serait plutôt Lautréamont :
« Toute l’eau de la mer ne suffirait pas à laver une tâche de sang intellectuelle »
Thierry fabre
Tu es atterrant, mon pauvre Théo.
As-tu de temps en temps conscience qu’à te lire, commentaire après commentaire, n’importe quel collègue ne peut avoir qu’une réaction : déchirer sa carte syndicale, s’il en a une, ou se jurer de ne jamais la prendre, s’il n’en a pas ?
A deux ou trois gugusses de ton acabit, il n’y a pas à chercher bien loin les raisons de la chute du syndicalisme en France…
Reprenons tes énormités :
- Aschieri baserait son (faux) avis sur des simples remontées de congrès ? En tant que responsable d’une importante fédération, il ne jugerait qu’en fonction des avis des militants purs et durs, triés sur le volet ? Il décréterait ce que pensent les enseignants et les dirlos sur la seule base d’une personne sur 20, ignorant ainsi superbement 95 % des personnels ?
Ben non, contrairement à ce que laisse entendre, Aschieri a peut-être pas mal de défauts, mais on n’arrive pas à ce genre de poste en étant un crétin fini… Enonce donc les choses simplement, au lieu de mentir : Aschieri, responsable syndical, applique les décisions de son syndicat, qui, sur ce sujet, à choisi en toute conscience de ne pas écouter nos demandes, de ne pas les défendre, voire même de les combattre.
- A Paris, pas de directions vacantes. Il suffirait donc d’un peu de temps et d‘argent ?
Ben non… A Paris, il y a des dirlos qui ont un statut de fait, qui ne sont plus « ces enseignants-comme-les-autres » dont tu nous bassines, qui n’ont plus de classe, et des avantages tels, entre indemnités et logements, qu’ils instituent, au quotidien, une différenciation nette entre le travail d’instit et celui de dirlo. Si c’est le modèle que prône désormais le SNU, dis-le clairement, je ré-adhère….
- Aschieri serait crédible parce que médiatique ?
Ben non… Et si tu en es à confondre la crédibilité syndicale avec l’impact médiatique, c’est que tu es plus proche d’Endemol que de Jean Jaurès. Désolé, Théo, mais si Aschieri passe demain à la Star Ac ou à Koh Lanta, ça ne le rendra pas meilleur ou pire… Juste un peu plus con…
- Il ne faut pas se tromper de cible, ni de combat ?
Ben non… C’est bien pour ça que l’on a du mal à comprendre pourquoi la quasi-totalité des personnels se voit défendus dignement par le SNUipp comme par d’autres syndicats, mais que les pov’ dirlos que nous sommes n’ont droit, de la part de ton syndicat, qu’au mépris et à l’autisme… Désolé de te rappeler une évidence trop souvent ignoré de tous les Théo : un syndicat, c’est fait pour défendre tous les personnels, sans exclusive, pas pour défendre les intérêts idéologiques de crétins de ton acabit
Précision pour Simon : le terme « crétin » est soigneusement mesuré et ne répond jamais qu’à la simple réaction épidermique de voir encore, et toujours, des copier/coller de motions syndicales, brandies par des .. crétins (pardon, pas d’autre mot possible) incapables de penser par eux-mêmes…
Thierry fabre
> pourquoi quand on s'oppose à un GVT on pratique normalement la démocratie, mais si on questionne le SNUipp c'est de l'antisyndicalisme?
Quand Moindrot met en cause la représentativité du SE ou du SGEN, est-il dans l'antisyndicalisme?
Tout ça c'est du pipeau, c'est un artifice pour ne pas parler du fond.
Remarque le fond on le touche avec Théo, qui trouve normal de demander du temps et de l'argent, comme à Paris.
> Sauf que l'on obtient RIEN depuis des lustres, que nous sommes les SEULS, UNIQUES à avoir été sanctionnés pour service non-fait, nous avons le record de la grève administrative la plus longue et nous sommes la seule catégorie d'enseignants pour laquelle la DGESCO souligne l'accroissement de nos tâches...
> Le SNUipp est-il d'accord pour que l'exemple de Paris soit repris comme modèle?
Allons, tu le sais très bien Dédel, que le SNUipp (et ce n'est pas le seul) traîte cette situation à la manière d'une maladie honteuse. Ce qui est, une fois de plus, incohérent!
Pourquoi ni Moindrot, ni Aschieri ne s'appuient-ils pas sur les États Généraux de leurs syndicat?
• important que le directeur de l'école soit un de leur pair.
1 question:
> Pourquoi?
• là où nous ne faisons pas bouger de manière sensible la politique gouvernementale, c'est sur la question des suppressions des postes, mais aussi sans doute, sur la conception même de l'école et de son organisation..."
Au-delà du fait que c'est exactement ce que je reproche depuis le début, il n'y a pas de domaine où le SNUipp a fait bouger significativement la politique gouvernementale:
> les retraites.
> les nouveaux programmes
> les HS
> les SRAN
> les évaluations
> BE
> l'accroissement de tâches des directeurs
....
Du temps?
> est-on exempt des HS?
de l'argent?
> le SNUipp est-il opposé au point sup. pour l'accès à la HC?
Par contre, camarades, quand je vous dis que TOUS les syndicats réfléchissent aux EPEP, relisez bien la dernière phrase de Aschiéri:
la conception même de l'école et de son organisation..."
Eux-aussi, dans leur bunker, ils y pensent...
De toute façon Dédel, dans ce domaine comme dans d'autres, le MEN, le GVT, les IA se contrefoutent royalement de vos oppositions, épreuves de force, et grands moulinets de bras qui ne produisent même pas du vent : un exemple ?
- en juin, des directeurs ont été sollicités par leurs IEN pour participer à des entretiens pour le recrutement d'EVS Aide à la direction sur les circonscriptions et non sur leurrs propres écoles : présence de l'IEN, deux ou trois directeurs...
Continuez à brasser du vent...
ça faisait au moins deux jours que j'en avais pas eu...
et tu sais quoi ? tu devineras jamais...
ébé c'est un article... contre le snuipp !
sans dec !
ce que je me demande, c'est :
qu'est-ce qu'ils écriraient à directeurturlutte si y'avait pô le snuipp ?
ça serait comme les satanistes si y'avait plus les papistes hein...
enfin...
bouffer du syndicat, c'est la bonne route pour ceux qui veulent des galons ça
encore un effort les gars
bientôt un directeurturlutte au gouvernement ?
Prière de cesser tout envoi sur la boîte mail de l'école.
Merci
PS: trop d'insultes et d'irrespect de votre part à toute personne qui ne partage pas vos avis. Attitude sectaire et j'en passe.........
Même T.Fabre qui semblait mesuré s'y met.
Pathétique!Celui de la « soupe aux choux » ? Celui pour qui la flatulence tient lieu de pensée ?
Malepeste, quel honneur, quoique, et c’est curieux, tu es plutôt drôle sous la plume d’un René Fallet, et plutôt pitoyable ici…
Sache pourtant que l’on te pardonne, ne serait-ce que pour ce néologisme de première bourre, le « directeurturlutte ». Chapeau bas devant l’invention, je m’en vais te la piller sans vergogne !
Pour le reste, ce n’est pas du même aloi. Les bonnes vieilles couenneries sur les petits chefs et le sarkozysme sournois qui nous anime tous… Air connu, vieille rengaine de tous ceux qui, n’ayant rien à dire et peu à argumenter, se rabattent sur l’insulte.
Sauf…
Sauf cette analogie très révélatrice que tu tiens, LE « Claude » : il y aurait d’un côté les « satanistes » (nous) de l’autre les « papistes » (le SNUipp). .
Les adorateurs du Démon, pêchant à qui mieux mieux, refusant les dogmes de notre Sainte Mère l’Eglise et le Credo de l’Immaculé Conseil des Maîtres Décisionnaire…
D’un autre côté, nos bons missionnaires casqués, nos papistes qui se sentent, à te lire, des envies de Savonarole et de bûchers !
Je suis donc parfaitement d‘accord avec toi, préférant, et de loin, tous les diables de la terre à un seul curé…
Thierry fabre
directeurturlutte, relaps et impénitent
Quant à Claude, mon pauvre ami, si ton argumentation se limite à l'invective sexuelle, tu peux aller te satisfaire ailleurs, je suis sûr que nous pourrons nous cotiser pour.
Et j'aime beaucoup l'adjectif pathétique venant de syndicalistes aux abois... Quelle rigolade! C'est l'ahallali, ayaaaa!
N'avez-vous pas autre chose à faire qu'à critiquer le SNU ipp?
La directrice
Avez-vous autre chose à dire que vos soupirs de vierges effarouchées et vos larmoiements attristés devant le crime de lèse-syndicat (ou de "lèse Snuipp") commis (selon vous ) ?
Tentez de répondre puisque les porte-parole patentés (ou ceux qui se défendent de l'être) ne savent pas le faire de répondre aux questions posées :
- une seule entre autres pour mémoire : qu'a fait le Snuipp depuis quelques lustres pour les directeurs d'école ? (merci d'éviter le sempiternel : demander du temps, des moyens etc....)
A vous lire ....
NON.
Mais merci ma cocotte de t'en préoccuper.
Le directeur (Pascal Oudot)
On ne se bouge plus, on râle. Et on cherche le bouc-émissaire. Les politiques ou les syndicalistes. C'est malheureux à dire mais c'est ce qu'on constate sur les sites de dirlos. Alors qu'on est en droit d'attendre une réflexion plus poussée chez une population intellectuelle qui a pour mission de faire "grandir" les gamins.
Combien, parmi ceux qui râlent en permanence, sont syndiqués et se remuent pour la cause générale ? Combien luttent autrement qu'avec le clavier ?
Avant de jeter l'opprobre sur les syndicalistes qui nous représentent sans en tirer le moindre avantage personnel, il faut se poser la question de sa propre action possible et... réelle.
Chacun a les effarements qu’il peut, Gégé…
On a peur du loup, du dentiste, du temps qui passe… C’est mon cas…
On a peur de la vérité ? C’est le tien …
Et pour qui, comme toi, a trouille et pétoche d’une parole qu’il ne peut contrôler, tout mensonge, tout faux argument, aussi foireux soit-il, fait ventre…
Les tiens ne sortent pas de l‘ordinaire :
- Nous serions méchants et vindicatifs ? Jeteurs d’opprobre sur les pov’ syndicalistes que vous êtes ? Bidon, et n’importe quel syndicaliste sérieux, épris de liberté et de dialogue, te redresserait le fondement à grands coups de pied dans le derche, si tu osais exprimer de semblables niaiseries à visage découvert. D’où ton anonymat pépère qui ne protège que tes fonds de culotte…
- Ce que l’on constate sur les sites des dirlos ? C’est que l’on parle, qu’on s’exprime, qu’on s’engueule et qu’on avance. Ca t’irrite sans doute, mais peux-tu nous dire quel en est l’équivalent sur le site de ton syndicat ?
- Combien, parmi ceux qui râlent, sont syndiqués ? La plupart, Gégé… Ceux qui le sont encore à ton syndicat se demandent pourquoi. Ceux qui ne le sont plus le savent… Quand à cette histoire de ne pas en tirer avantage personnel, je veux bien le croire pour l’adhérent lambda, mais j’en ai quelques doutes sur l’apparatchik de service. A moins que tu ne sois capable de nous expliquer pourquoi, depuis plus de 10 ans, toutes les journées de grève ont lieu un Mardi ou un Jeudi, mais jamais le Lundi ou le Vendredi…
- Pour ce qui est de ta guignolade sur la réflexion plus poussée que tu es en droit d’attendre d’une population intellectuelle, elle marque bien les limites de ton engagement. Il n’y a que les petits bourges qui se la pètent révolutionnaire pour mépriser autant le peuple et dresser des frontières entre la populace, incapable de penser, et les élites intellectuelles, capables de réflexions poussées. Un mandarin, serait-il de gôche, reste bien un mandarin…
- Combien parmi nous luttent autrement qu’avec le clavier ? Facile à savoir pour nous, qui parlons à visage découvert, qui sommes, jour après jour, dans nos écoles, au boulot, et dont chacun peut facilement découvrir ce que nous valons et la manière dont nous luttons. Bien plus difficile à dire avec les masques des truffes anonymes, dont il s’avère que bien peu sont dirlos, et bien moins encore enseignants.
Allez, pauvre gégé, quelques questions auxquelles tu ne répondras pas plus que tes congénères ?
OUI ou NON, viens-tu discuter sur des sites de dirlos ?
OUI ou NON, une telle discussion est impossible sur le site de ton syndicat ?
OUI ou NON est-tu en mesure de nous dire de quelle année date la dernière action nationale de ton syndicat pour les dirlos ?
En l’absence de réponse, à défaut de Lautréamont, on citera Aragon : « parfois, je rêve d’une gomme à effacer l’immondice humaine. »
Thierry fabre
Pour "actionner", il faut se regrouper, et d'accord, les syndicats sont indispensables mais...
J'actionnerai avec les syndicats si ceux-ci s'adaptent un peu voire beaucoup en changeant de méthode d'action pour qu'elles soient:
1) efficaces
2) favorables à l'opinion publique ce qui sera un catalyseur pour atteindre le 1)
Dans ma famille ou ailleurs, j'en ai marre des vannes sur les instit' qui, s'ils ne sont pas en vacances, sont en grève. Cette image écornée de la profession, voire la dévalorisation qu'elle subit, ce sont les syndicats qui en sont responsables avec leurs journées de grève parsemées pour des raisons plus ou moins bonnes (ça dépend des millésimes).
Maintenant qu'il faut se bouger car les réformes en cours donnent une vilaine direction à notre future école, il n'y a personne qui suit. Vous (les syndicats) m'avez écoeuré de faire grève.
TROUVEZ AUTRE CHOSE!!!
La question qui est posée est simple, chacun d'entre nous personnellement, chaque élu local, chaque représentant syndical, chaque syndicat, peut-il déclarer qu'il est pour aider les directeurs à mieux faire fonctionner l'école primaire ?
Nous allons rapidement voir, se détacher deux groupes, ceux qui restent sur le quai de la gare, sans vouloir bouger, loin derrière, avec de moins en moins de compagnons de voyage, et ceux qui décident d'évoluer, de montrer dans le train, et de faire ceux pour quoi ils ont été élus (les syndicats), c'est à dire faire avancer la situation de travail des personnels de l'E.N., en l'occurence les directeurs d'école.
Faites votre choix. Le combat sera mené et viendra à terme. Aurez-vous participé à une élaboration intelligente, ou serez-vous les sans-parôle qui ne l'ouvriront que pour critiquer quand il sera trop tard ?
Pétition de défense des directeurs d'école à signer sur le site du GDID, dirlo.org
J'approuve !
Thierry fabre
Seulement, le problème c'est que ça serait vite la foire d'empoigne. On le sait, le Français est râleur naturellement. C'est bien connu. Il suffirait qu'une grande organisation syndicale ait un forum pour que s'y déverse toute la bile de ceux qui rendraient responsable le syndicat du plus petit désagrément qui lui arrive.
Un collègue n'obtient pas la mutation espérée : la faute du syndicat.
Un autre ne passe pas au choix à l'échelon supérieur : la faute du syndicat.
Une réforme ministérielle qui fait grincer les dents : la faute au syndicat.
Un collègue absent non remplacé : la faute au syndicat.
Une visite d'inspection qui se déroule mal : la faute au syndicat.
Une classe attribuée qui ne plaît pas : la faute au syndicat.
Une augmentation salariale jugée insuffisante : la faute au syndicat.
Une prime d'évaluation versée tardivement : la faute au syndicat.
...etc...etc.
Vous imaginez le défouloir et les tonnes d'insultes, de reproches, de noms d'oiseaux... Impossible quel que soit l'organisation syndicale ou politique. Ou alors, il faut modérer les commentaires. On Pour un syndicat important comme le nôtre, il faudrait plusieurs personnes à temps complet week-end compris. Et on nous reprocherait de censurer certains commentaires.
Non, vraiment impossible. Avec la meilleure volonté du monde, ça ne donnerait rien. Et les collègues voudraient une réponse à leur grief... Normal. Vous comprenez bien que c'est matériellement impossible du fait de l'importance d'un syndicat national ou d'un parti de gouvernement.
Voilà, j'espère que vous comprenez mieux la difficulté d'ouvrir un tel forum. Et j'ajoute qu'on risquerait de tomber dans la démagogie à vouloir traiter tous les commentaires ou demandes contradictoires. Non, vraiment, c'est mission impossible.
Mission impossible ?
Vraiment, Théo, la fibre mystique te chatouille…
Tu entendais déjà des voix, te voila maintenant à nous citer le scientologue de service…
Masque qui déguise mal ton mépris du peuple ( « le français est râleur » ) et ta trouille bleue de toute voix discordante… Les seuls débats que visiblement, tu apprécies, sont ceux dans lesquels l’ensemble des participants partage les positions de ta paroisse favorite.
Langage de curé, mon bon Théo : Dieu est amour, mais il vaut mieux brûler les hérétiques, ou, à tout le moins, se refuser à entendre leurs voix…
Ce qui t’amène, et c’est d’ailleurs révélateur, à confondre partis politiques et syndicats, comme si l’essentiel de cette activité syndicale que tu dis déployer ne serait pas autre chose que la conquête du pouvoir politique….
Au risque de t’humilier, on te rappelle que le syndicalisme a pour but la défense des travailleurs, de tous les travailleurs, et non pas seulement de ceux qui sont encartés, et non pas seulement de ceux qui trouvent grâce à tes yeux…
Au passage, triste comique, pourrais-tu au mojns te renseigner avant que d’énoncer doctement de telles conneries ? Si tu avais cette once d’intelligence à laquelle tu prétends, tu te rendrais compte que la plupart des partis politiques arrivent parfaitement à mettre en ligne des espaces de discussion que tu prétends impossible.
Quelques exemples
- le PCF
http://www.pcf.fr/spip.php?article3898
- le PS
http://www.facebook.com/posted.php?id=71144068956&share_id=168744060419&comments=1#s168744060419
- l’UMP
http://blog-ump.typepad.fr/blog/
- Le Verts
http://lesverts.fr/rubrique.php3?id_rubrique=123
Ils y arrivent parfaitement et sans avoir tous les problèmes que tu décris.
Et, à revenir sur la champ professionnel dont nous débattons, on constate, encore une fois que les seuls espaces de liberté et de débat sur la direction d’école sont offerts par le site du GDID et par ce blog.
Et tout le reste est foutaise, en particulier tes argumentations minables sur la difficulté qu’il y aurait à ouvrir ces espaces.
Nous y arrivons bien, sans moyens, sans fric, sans pub, sans locaux, sans permanents, sans appareil… Ton syndicat pourrait en faire de même sans problème.
S’il s’y refuse, c’est affaire de choix et non de contrainte…
Au fait, comdab, il y a des interrogations auxquelles tu te gardes bien de répondre, tel ce commentaire n° 16
« … A Paris, il y a des dirlos qui ont un statut de fait, qui ne sont plus « ces enseignants-comme-les-autres » dont tu nous bassines, qui n’ont plus de classe, et des avantages tels, entre indemnités et logements, qu’ils instituent, au quotidien, une différenciation nette entre le travail d’instit et celui de dirlo. Si c’est le modèle que prône désormais le SNU, dis-le clairement, je ré-adhère…. »
Ta réponse Théo ?
Tout comme j’aimerais connaître ton avis sur ces soi-disant partis politiques, qui soi-disant, ne peuvent pas ouvrir de forum…
Thierry fabre
Pourquoi croyez-vous qu'il fut nécessaire de créer le GDID et ce forum ( qui reste un mystère sur l'initiateur mais merci à lui ) ?
PARCE QUE PERSONNE NE VEUT NOUS ECOUTER !!! englués comme des mouches sur des postures anarcho syndicales pour certains , ou de honteuses qui reconnaissent bien volontiers la justesse des revendications mais n'osent pas ( vous comprenez le camp d'en face s'en servirait ... ).
Et combien de directeurs engagés dans l'action publique ?
Tiens un exemple le mien mais qui n'est pas une exception au GDID :
-initiateur et représentant de mon département ( Jura )à Aubagne en 1993 au congrès fondateur du SNUIPP puis au Conseil Syndical et représentant du personnel à la commission de réformes. Encarté jusqu'à l'affaire du point supplémentaire pour la hors classe.Ma lettre de désyndicalisation est sur le forum du GDID.
- Vice président de l'USEP 21 : on a cessé les rencontres Hors temps scolaires cette année car nous n'étions plus que 3 ( tous membres du bureau USEP )
- Conseiller municipal dans ma commune de 2300 hab.
- maintenant militant du GDID car mon expérience du CCD me brûle encore le c...
-membre du bureau d'un club sportif pour aider à la com.
E je ne parlerai pas du reste .
Alors quand ici, on s'offusque de la technique du contre feu de nos chers gouvernants ( arrivés démocratiquement au pouvoir par la volonté du peuple français en ne cachant rien de ses intentions et surtout par le travail de sape d'une partie de la gauche qui préfère voir le petit Nicolas au pouvoir qu'un social traître ... ) je rigole.
Dites voir chers Téo62 et autres Gébé , le Conseil des Maîtres décisionnaire c'est quoi par rapport à la revendication d'un statut par les directeurs?
Allez sans haine et sans violence. Confraternellement camarades.
SUPPRIMER LE SYNDICAT !!! (à défaut de pouvoir supprimer les "râleurs", visiblement trop nombreux !)
Allez ! je plaisante bien évidemment ; tu peux te rendormir sur toutes tes oreilles Théo62 !
1) Quid des dirlos parisiens ? (en plus, Thierry t'a relancé)
2) Quid de l'origine de l'affirmation d'Aschieri selaon laquelle "la masse des collègues du premier degré" sont contre un statut pour les directeurs ? Je suis preneur de dates de sondages, d'extraits de congrès ou autre élément permettant de corroborer cette position.
3) Quid de la denière avancée pour les dirlos obtenus par le Snuipp ?
4) Quid du conseil des maîtres décisionnaire et du rôle ou de la position du directeur à l'intérieur de cet organe ? (Pascal, pas de jeux de mots graveleux avec cette phrase stp
Quant à tes explications sur le pourquoi de l'impossibilité pour les syndicats de mettre en place des forums ouverts, tu avances des arguments étranges sur les inspections, les non remplacement, les attributions de classes. Que je sache, un syndicat n'intervient pas sur ces points, non ? Ou alors peut être sur les inspections lors desquelles les syndicalistes professionnels sont surnotés ? Non, je dois faire erreur.
@ Claude, personne ne t'oblige à venir lire ce qui est écrit ici. Et personne ne t'oblige non plus à aller cherhcer dans ta vieille collection d'almanachs Vermot des jeux de mots dont le moins que l'on puisse dire, c'est que même chez Carambar ils ont renoncé à les publier. Je pense que tex collègues du Snuipp vont beaucoup apprécier d'être comparé à des papistes : pas mal pour un syndicat de l'Ecole publique.
J'en remets une couche car très en colère de lire ceci :
Dis camarade, puisqu'on est entre initié, ne crois-tu pas à cette belle pensée confuciusienne : l'expérience n'est qu'une bougie qui éclaire le passé .
Je m'explique : lorsqu'en 1991 les UID du défunt SNI ont décidé de se débarasser des camarades trop remuants UA et EE en changeant les serrures et en créant le SE ( entâché à mes yeux à jamais de cette félonie ) ils ont commis là une erreur fatale. Ce n'était pas les ronds de cuirs syndicaux qui faisaient vivre le SNI mais les militants récalcitrants qui mouillaient la chemise en leur nom. Du coup , les rebelles ont créé le SNUIPP et aux élections suivantes ils se sont trouvés en tête.
Que fait le SNUIPP d'autre aujourd'hui en se coupant de la frange la plus investie dans l'école même si elle est minoritaire sur le papier je parle des directeurs trices. Il se passera la même chose à moins qu'il donne suite à la revendication d'un statut. On ne demande rien d'autre :exister rééllement pour coller à notre réalité professionnelle. N'en déplaisent aux anars d'opérette qui se gardent bien de mettre les mains dans le cambuis. ( tu veux des noms ? )
Je pleure comme toi tous les jours devant l'apathie générale et la sous information. Cela m'enrage encore davantage quand cela concerne des enseignants qui à mes yeux sont des éclaireurs mais j'en accuse pas les mêmes responsables.
Allez bouge toi dans ton conseil syndical, dis leur l'urgence d'ouvrir les yeux et les oreilles, signe la pétition et alors tu verras peût être les bebis égarées rejoindre le troupeau.
Grégoire orphelin syndical mais pas désespéré.
Collègues adjoints,
Syndiqués ou pas,
...et pour ceux qui ne l'auraient pas encore fait, une petite signature qui ne prend guère de temps et peut rapporter :
http://petition.dirlo.info/
"Lettre type recours gracieux/directeurs indûment ponctionnésEn 2007 - 2008, l’inspecteur d’académie du Nord a procédé à un retrait de salaire d’un trentième à l’encontre de quelques collègues directeurs suite au mouvement de blocage administratif. Suite au jugement du TA de Toulon nous envoyons une lettre type de recours gracieux aux collègues concernés."
On peut y lire cet argument :
"Le Tribunal Administratif de Toulon fonde son jugement sur le fait que c’est en tant que " c’est en tant que directeur d’école et non en qualité de professeur des écoles que monsieur T. ne s’est pas acquitté de son obligation de service ; qu’il en résulte qu’il est fondé à soutenir que le recteur de l’académie de Nice a commis une erreur de droit en opérant une retenue sur son salaire de professeur des écoles et non sur l’indemnité attachée à l’exercice des fonctions de directeur d’école et à obtenir, pour ce motif, l’annulation de la décision contestée"
Pour ceux que ça intéresse, voir sur le site du syndicat.
Il ne faut pas Grégoire, parce qu'il n'y a pas de fatalité dans cet état de fait.
De la mobilisation citoyenne il y en a encore et elle se porte plutôt pas mal.
Mais elle n'est plus portée par les anciennes structures telles que les organisations syndicales ou même les parties politiques.
Par contre elle s'exprime en masse dans les associations.
Ton rappel historique est essentiel pour comprendre notre situation.
Nous sommes passés d'une FEN, à l'origine des mutuelles, qui a porté la réforme de 89, à un éclatement de syndicats, plutôt petits (47% de 60% des enseignants pour le 1er d'entre eux, le SNUipp), tournés essentiellement sur leur boutique.
Aschiéri ne dit rien d'autre en avouant que la FSU n'a pas de projet.
C'est en cela que les propos de Gégé et consorts sont plus inquiétants qu'imbéciles.
Il faut se mobiliser contre...
Rejoindre les anti libéraux...
être anti statut
OK!
Sauf qu'ils oublient l'essentiel. Ou, plutôt, ils font sciemment, pour des raisons de stratégies idéologiques, l'impasse sur l'essentiel: le projet.
Comme les sectes.
Il ne suffit pas d'être contre, il faut aussi et surtout se mobiliser pour quelque chose.
Dire que l'on est dans l'antilibéralisme ne suffit pas, que l'on dise clairement pour quel type de société on se bat.
Il est là l'héritage de nos anciens, qui eux prenaient de vrais risques.
Au lieu de cela, vous nous proposez un vision sectaire, des disciples qui viennent défendre leur gourou avec des arguments quasi mystiques: on ne touche pas au Saint Dicat, mais sans jamais se prononcer sur le projet.
LE SNUIPP A INTERROGÉ LA PROFESSION EN 2005:
RÉSULTAT:
SUJETS À TRAITER EN PRIORITÉ:
TEMPS, ARGENT, STATUT
Que vient faire alors ce CMD artificiel?
Surtout après l'organisation de vos ÉTATS GÉNÉRAUX, qui, et nous le savons bien, a fait remonter les mêmes préoccupations mais dans un autre ordre...
Autre question.
Pourquoi le SNUipp fait-il les frais d'un sondage auprès de CSA, pour savoir ce que pensent les français de la semaine des 4 jours (fin août 2009)?
Est-ce que ce sont ses oignons? pourquoi n'interroge-t-il pas les enseignants afin de défendre leur position plutôt que celle des parents?
Ben tant qu'on sera dans ce genre de manip., il est sain (sans T à la fin) de pouvoir réagir.
Et si ça défrise les prosélytes, tant mieux!
Merci Karine (commentaire 41)
Ca prouve en tout cas que le SNUipp 59 lit bien la « bouteille à l’encre » excellentissime et modeste petit journal qui a rendu cette information publique dans son numéro 115, le 1° Juillet 2009
http://labouteille.dirlo.info/modules.php?name=News&file=article&sid=14
Info assortie de ce commentaire :
« …A lire ce jugement, on a du mal à comprendre comment le seul syndicat qui appelait encore à la grève administrative n’a pas été en justice de la même manière que ce collègue du Var. Il en avait pourtant largement les moyens financiers, les personnels disponibles, les avocats…
Il faudrait qu’il se réveille, sur ce dossier…
Autre point, il est désormais établi que l’on peut contester toutes les retenues de salaire prononcées envers des dirlos ces dernières années, que ce soit en raison de la grève administrative ou pour des affaires plus récentes (Base-Elèves, désobéisseurs).
Et surtout, le Tribunal Administratif pose les bases d’une jurisprudence claire: les dirlos ne sont pas des instits comme les autres et notre fonction ne peut être assimilée à celle d’un Professeur des Ecoles… »
Par contre, le SNUipp 59 ne se tient guère au courant…
Il aurait pu lire le dernier numéro du même modeste et excellentissime petit journal, qui, dans son numéro 116, le 14 septembre 2009, disait :
( http://labouteille.dirlo.info/ )
« …Un petit élément en plus : malheureusement, cette décision ne rétablit pas dans leurs droits tous les collègues sanctionnés en 2006. Il aurait fallu qu’ils portent plainte dans un délai de deux mois, à l’époque.
En conclusion, contrairement à ce que rabâche un certain syndicat, la justice vient de dire ce que nous savons tous : le dirlo n’est pas, même au niveau des sanctions, un instit-comme-les-autres… »
Toujours à contre-temps, le SNUipp du Nord.
Il ne se bouge pas quand il est temps et que les sanctions tombent.
Il conseille désormais, avec deux années de retard, d’ester au TA alors que la plainte n’y serait pas recevable…
Pas très sérieux…
Thierry Fabre
Un autre prend des postures alambiquées en faveur de "la direction d'école" pour mieux laisser tomber les directeurs sanctionnés et rogner la moindre tentative d'amélioration de leurs conditions de travail ( refus des 60 h)...
Si avec tout ça, certains n'ont pas encore compris..; c'est à désespérer!
Le combat pour un statut n'est pas mené par les syndicats, ils ne soutiennent avec conviction aucune mesure en notre faveur, nous ne pouvons donc rien attendre de concret de leur part, jusqu'au jour où, peut-être , l'un ou l'autre changera de position, mais ce jour là, il faudra des actes forts et concrets pour me convaincre et pas de belles paroles et effets de manche.
Si tu en es encore à penser que tous ceux qui ne partagent pas ton avis sont obligatoirement de droite, c'est:
- triste pour toi...
- terrifiant pour les autres... S'il n'y avait que des abrutis dans ton genre pour incarner la gauche, on n'a pas fini de devoir supporter Sarkosy.
Thierry Fabre
PS Au passage, pauvre type, lorsque l'on veut insulter quelqu'un, on le fait à visage découvert, non sous pseudo. Faute de quoi on rajoute de la lâcheté à sa bétise... Et tu as déjà bien chargé de la seconde pour tomber en plus dans la première...
Attention cher collègue de Lezoux, tu frises le fascisme ou le communisme soviétique ; tu frôles ces idéologies dans lesquelles toute personne qui ne suit pas la ligne du Parti est un déviant, un asociale, un être qui doit être éliminé pour le salut de la Patrie. Goulag et camps de concentration ont montré à l'Humanité ce qu'il pouvait en résulter. C'est dangereux, collègue, de penser et d'écrire cela, surtout quand on a la charge d'enseigner et d'éduquer notre jeunesse, c'est à dire notre avenir.
Tu pourras me rétorquer que jamais au grand jamais tu n'as écrit cela : tu as seulement écrit "Vive les candidats de droite aux élections issus de vos rangs". Mais le ton de ton écriture est si aggressif et si plein de morgue qu'il m'effraie. Et c'est un électeur de Gauche qui te le dit, collègue (oui je sais je me répète, mais j'ai remplacé camarade par collègue, nuance).
Alors camarade collègue lezouvien, sois un peu plus pondéré dans tes remarques, pour ne pas dire dans tes aggressions parce que je te concède volontiers que pondéré et aggression sont deux termes antinomiques. Et reprends ta leçon sur la Démocratie que tu ne dois pas avoir souvent l'occasion de faire a priori. Dans une démocratie digne de ce nom (je ne parle pas ici des démocraties dite populaires que tu sembles affectionnées), les dirigeants sont élus par le peuple. C'est le cas chez nous. Si je déplore au quotidien la politique qui est mené actuellement, je ne peux en démocrate que m'incliner et attendre les élections suivantes pour essayer de faire changer les choses. Mais qui dit élection dit "candidats" et pas "candidat unique" comme tu sembles le déplorer. Et qui dit "candidats" (au pluriel tu remarqueras) dit forcément "sensibilités diverses" et "horizons divers". Après, c'est aux électeurs de choisir, en leur âme et conscience. On peut regretter de laisser voter les foules plus ou moins éduquées à la chose publique mais c'est ainsi et heureusement.
Au fait camarade collègue auvergnat, sais-tu que tous les enseignants ne votent pas correctement, c'est à dire à Gauche ? Sais-tu également que tous les patrons ne votent pas non plus pour le Capital ? Sais-tu que la France est diverse et que ses électeurs le sont tout autant ? Et sais-tu pour qui votent tes collègues ? On ne sait jamais, des fois qu'un traître serait à tes côtés. Pense à le dénoncer à qui de droit, ça te défoulera.
Si tu en as l'occasion, cherche dans ton arbre généalogique élargi si un petit Pepone ne serait pas caché. Dans le mien en tout cas se trouve un petit Don Camillo dont je suis très fier. Et ce petit Don Camillo là n'a jamais voté pour les partis de la Réaction quoique pensait la doxa de l'époque. Comme quoi, rien n'est inéluctable. A bon entendeur...
Grâce à toi, il y a des copains qui vont se marrer ce soir..!
Quoique...
Faut-il pleurer, faut-il en rire ?
Mais en tous cas, tu ne fais pas envie...
On ne voit pas le temps passer..."
Thierry Fabre