Vendredi 11 septembre 2009
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L’on pouvait s’attendre à de nombreuses et fortes réactions syndicales suite à la publication du rapport établi par Philippe CLAUS, Inspecteur général de l’éducation
nationale, et Odile ROZE, Inspectrice générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche. Il n’en est rien.
Manque d’intérêt ou embarras des syndicats de l’enseignement primaire ? En effet, rien de très
significatif, hormis un entretien de Gilles Moindrot pour le SNUipp et un communiqué du SE-Unsa...
Dans son entretien, Gilles Moindrot, estime que « le rapport confirme bien les analyses du SNUipp ». Le Secrétaire général du SNUipp passe en revue chacun des thèmes évoqués dans la note de
synthèse : l'aide personnalisée, les évaluations de CM2 et CE1, la semaine de 4 jours, les réformes de 2008-2009, les réformes qui passent bien et le bilan positif de l'année passée
malgré les oppositions syndicales…
Cependant, il est un paragraphe important de ce rapport que Gilles Moindrot
n’aborde pas dans son entretien, celui qui concerne le statut des écoles (EPEP) ou la valorisation du rôle du directeur… Curieusement, le responsable syndical, si disert sur les autres
thèmes, n’a manifestement rien à dire sur cette partie, pourtant importante, de la note de synthèse des deux inspecteurs généraux. D’ailleurs, il est tout aussi curieux qu’aucune question ne lui
ait été posée sur ce sujet pourtant très sensible au SNUipp… Souci de l’intervieweur de ne pas mettre mal à l’aise Gilles Moindrot ou volonté de l’interviewé de ne pas envenimer ses rapports
avec les directeurs d’école ?
Côté SE-Unsa, la réaction est tout aussi convenue.
« Les auteurs du rapport concluent leur introduction en affirmant qu’il
est évidemment nécessaire de poursuivre la mise en œuvre de toutes les réformes. Le reste du rapport est loin de confirmer cette évidence. »
« Le succès des réformes a apaisé les tensions
et permet d’envisager de progresser dans la modernisation de la
gestion des enseignants sur deux points en particulier, celui du suivi des services et celui de l’individualisation de l’affectation ». L’inspection générale est-elle vraiment allée dans les
écoles pour conclure ainsi son rapport sur les réformes en cours ? Nos collègues sont sous pression pour mettre en œuvre des réformes qui n’apportent pas d’amélioration significative de la
réussite des élèves et qui sont ressenties comme une détérioration des conditions d’exercice de leur métier.
« Pour le SE-UNSA, que des réformes « éducatives » servent d’alibi à
des modifications fonctionnelles n’est pas acceptable. La gestion des personnels doit faire l’objet d’une concertation spécifique et ne peut pas s’imposer comme un simple
corollaire. »
Mais les inquiétudes du Se-Unsa se
portent surtout sur la réforme du statut des enseignants.
"La note affirme que toutes ces réformes « comportent en elles-mêmes de profondes modifications dans la définition du service des enseignants », l’individualisation
du service, la différenciation des activités du service obligatoire, la possibilité de faire des heures supplémentaires… Pour le SE-UNSA, que des réformes « éducatives » servent d’alibi à des
modifications fonctionnelles n’est pas acceptable. La gestion des personnels doit faire l’objet d’une concertation spécifique et ne peut pas s’imposer comme un simple corollaire."
Comment peut-on prétendre qu’il faut aller plus loin
encore ? Et, en particulier, imposer à
l’occasion de ces réformes « pédagogiques » qui complexifient résolument le fonctionnement des écoles, des réformes « structurelles »
et « statutaires », dont on ne voit pas en quoi elles constitueraient une réponse à la difficulté scolaire ? Peut-on faire remarquer que si la réussite des élèves dépendait de
la structure juridique et administrative des établissements et si l’établissement public « type EPLE » était la solution, nous n’aurions plus depuis longtemps d’élèves en échec au
collège…
Si le SNUipp a « oublié » de commenter la proposition des IG sur le statut de l’école
(EPEP) et la reconnaissance du rôle du directeur, le SE-Unsa laisse transparaître son opposition à des « réformes structurelles et
statutaires dont [il] ne voit pas en quoi elles seraient une réponse à la difficulté scolaire ». Cette petite phrase
mériterait d’être développée car elle intéresse fortement les directeurs d’école.
Le SE-Unsa ne voit manifestement pas la nécessité de doter les écoles d’un « statut juridique et administratif ». Ne pas y croire, c’est une chose, mais s’y opposerait-il ?
La réforme du statut des enseignants semble également lui poser problème. L’utilisation d’expressions telles
que « modifications fonctionnelles » ou « gestion des personnels » s’apparente
beaucoup à une forme de « langue de bois » syndicale. Des précisions seraient les bienvenues, là-aussi…
Manifestement, certains thèmes semblent bigrement embarrasser les responsables syndicaux de
l’enseignement primaire. Les directeurs d’école attendent du SNUipp et du SE une prise de position moins ambiguë, moins fuyante et surtout plus clairement exprimée sur la question du statut de
l’école et celui de leur propre reconnaissance institutionnelle.
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Merlin : "J'appelle cela de l'enfumage… lorsqu'on dîne avec des diablotins, on se munie d'une cuillère à long manche…"
Pouk : "Aucune différence sur le fond entre le SNUipp et le SE-Unsa en ce qui concerne le statut du directeur"
Pascal : "Je continue donc à vouer aux gémonies toutes ces organisations syndicales, plus ou moins représentatives, et toutes enfoncées dans l'illusion"
Tout à fait d'accord. La réaction du SE ne vaut guère plus que le silence du SNUipp sur la question des EPEP et du statut du dirlo.
Je vous livre un communiqué du SNPI (Syndicat National des Personnels d’Inspection) qui s’insurge contre les consignes données aux IEN de supprimer le temps de préparation accordé pour préparer l’aide personnalisée. Cette recommandation fortement suggérée par la mission IGEN/IGAENR a été reprise par les rapporteurs de la note de synthèse dont vous vous êtes fait l’écho dans l’article précédent.
Les IEN du SNPI : l’organisation de l’aide personnalisée / injonction comptable ou intelligence constructive ?
Suivant des recommandations de la mission IGEN/IGAENR sur l’accompagnement et le contrôle de la réforme de l’enseignement primaire, quelques IA-DSDEN donnent depuis cette rentrée pour consigne aux IEN et aux équipes pédagogiques de supprimer autoritairement le temps accordé à l’organisation de l’aide personnalisée dans le temps annualisé de 60 heures destiné à ce service.
Il est pour le moins surprenant que soient ignorées les normes juridiques en la matière.
En effet, les obligations de service des enseignants sont fixées par le décret n° 2008-775 du 30 juillet 2008. Son article 2 dispose que les enseignant ont à assurer dans l’année scolaire « Soixante heures consacrées à de l’aide personnalisée ou à des interventions en groupes restreints auprès des élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages et au temps d’organisation proportionné correspondant. » Il dispose enfin que « Lorsque les heures mentionnées au 1o du I ne peuvent être entièrement utilisées pour l’aide aux élèves rencontrant des difficultés dans leurs apprentissages, elles sont consacrées au renforcement de la formation professionnelle continue des enseignants, en dehors de la présence des élèves. »
On peut évidemment aspirer à ce que les élèves bénéficient du maximum d’heures d’aide personnalisée possible et émettre un souhait volontariste dans ce sens, en arguant que l’expérience y contribuant, les enseignants sauront réduire le temps nécessaire à l’organisation du dispositif.
Néanmoins, le législateur a prévu aussi la possibilité que certains enseignants ne soient pas en mesure de consacrer la totalité des 60 heures à cette aide, ne serait-ce que parce que celle-ci est soumise à deux conditions externes : d’une part la réalité de difficultés scolaires, d’autre part l’accord des parents qui demeurent libres de la refuser (parfois par impossibilité logistique de gérer les horaires supplémentaires en début ou en fin de journée sans ramassage scolaire collectif). Le complément de service doit alors servir à de la formation continue.
D’autre part, en vertu des principes de la hiérarchie des normes juridiques, aucun texte de rang inférieur (et encore moins des directives orales) ne peut légalement modifier ou s’affranchir d’une règle établie par un texte supérieur.
Enfin, l’injonction autoritaire suggérée par quelques IA-DSDEN ne peut raisonnablement se concevoir comme un mode de management ambitieux et constructif. Car elle peut susciter chez les enseignants — déjà bien malmenés, des réactions de résistance indignée, plus liées au mode relationnel de la hiérarchie qu’au fond de la problématique. L’intérêt des élèves risquerait alors d’en souffrir.
Comme souvent dans ce genre de situations, le SNPI-FSU invite donc les IEN à prendre la mesure d’injonctions qui seraient contraires aux principes d’application du droit, dans sa lettre et dans son esprit.
L’objectif n’est pas de faire marcher au pas une armée d’exécutants sur la base de standards comptables, mais de faire progresser l’efficacité de l’école en réduisant réellement l’échec scolaire.
Un provocateur a enregistré des commentaires en lieu et place de Théo62. Il s'agit d'un habitué de ce genre de provocations imbéciles.
Nous présentons nos excuses aux collègues qui, de bonne foi, se sont sentis agressés.
Nous serons plus explicites très prochainement.
Mais j'interprète ce silence comme une marque d'encouragement pour la Cause ( je parle du statut ). En effet il y a quelques temps que n'aurait-on pas entendu dès que le mot EPEP aurait été prononcé de la part des grands syndicats.
C'est la preuve au minima qu'ils ne souhaitent pas ajouter du carburant à une révolte bien réelle des directeurs donc qu'ils la reconnaissent et s'en méfient ( ils ont raison ). Et à maxima qu'ils réfléchissent actuellement véritablement sur le sujet. Dans les deux cas la Cause progresse.
L'aigreur des dirlos envers nos syndicats à mon avis ne relève pas tant d'options philosophiques ou politiques ( il doit bien en avoir et c'est leurs droits ) mais du sentiment d'être trahi par sa propre famille et insulté en permanence par des discours de nains d'amphithéâtre loin des réalités qu'on se coltine.
La force est avec nous.
Comme écrit plus haut, nous avons constaté, un peu tardivement hélas, qu’un provocateur a posté plusieurs commentaires ce soir. Commentaires que nous avons naturellement supprimés ainsi que les réponses de Thierry Fabre injustement attaqué.
- à 16 h 55, sous le pseudo « Tecu69 » pour s’en prendre à Dedel
- à 17 h 42 sous le pseudo « Théo62 » (texte : j’aime pas le lapin qui joue…)
- à 19 h 27 sous le pseudo « Théo62 » pour insulter Thierry Fabre
- à 20 h 52 sous le pseudo « Théo62 » (message non publié)
Ce provocateur imbécile n’en est pas à son coup d’essai. Il a laissé beaucoup de traces sur ce blog : adresses IP, opérateur Internet, région…
Ainsi, ce jour, de 16 h 48 à 17 h 59, il a été présent sur le blog sous l’adresse IP 62.193.xx.xxx puis à partir de 19 h 23 sous l’adresse IP 86.193.xx.xxx
Ce « collègue » ne nous est naturellement pas inconnu. Et c’est ce qui nous déçoit le plus.
Quel est son but ? Salir les collègues qui interviennent sur ce blog ? Dévaloriser le travail que nous réalisons, non sans peine, pour offrir un espace de liberté à nos collègues directeurs ?
N’oublions pas, comme l’a justement écrit Thierry Fabre, ici, récemment : il n’existe que deux espaces de liberté d’expression pour les directeurs. Le forum du GDID et ce blog. Est-ce trop ?
Nous avons pris le parti de permettre de s’exprimer qui le veut sur ce blog. Nous avons fait le choix de laisser également la parole aux opposants des idées majoritaires chez les directeurs. Ainsi, certains syndicalistes (Dedel, Théo…) peuvent librement afficher leurs désaccords. C’est, nous le pensons, ce qui fait la richesse du débat.
Devrons-nous réduire cette liberté parce qu’un imbécile en profite pour s’amuser à un petit jeu idiot ? Ce serait vraiment dommage pour tous mais ce soir, nous nous posons sérieusement la question.
Pour l’instant, nous ne souhaitons pas dévoiler l’identité de ce « collègue », préférant le laisser méditer de la bêtise de son action.
Nous tenons à présenter nos sincères excuses à nos fidèles lecteurs, en particulier à Thierry Fabre, victime d’un post malhonnête que nous avons découvert trop tard ainsi qu’à Théo62 dont l’identité a été usurpée dans le seul but de nuire.Il suffit si ce couard recommence de donner son IP et pour le reste...
J'espère seulement qu'il ne s'agit pas d'un collègue sinon je serais assez intéressé à suivre ses séances de "vivre ensemble"
On voit tout de suite que ce sont des IEN du SNPI sont de la FSU... Même façon que ceux les responsables SNUipp pour ne pas prononcer les mots "directeur" et "directrice". Pour eux, nous sommes "certains enseignants".
Pourtant, ils auraient pu citer la circulaire parue au BO :
Circulaire n° 2008-105 du 6 août 2008
B.O.E.N. n° 32 du 28 août 2008
4. Service des directeurs d’école
Les directeurs d’école contribuent à l’organisation et à la coordination au sein de leur école des soixante heures d’aide personnalisée aux élèves, notamment par l’élaboration du tableau de service prévu au I.
À ce titre, ils bénéficient d’un allégement ou d’une décharge sur le service de soixante heures prévu au I.B.1, définis comme suit :
- directeurs d’école ne bénéficiant pas de décharge d’enseignement : ces directeurs peuvent bénéficier d’un allégement de service, après accord de l’I.E.N. dans la limite maximale de 10 heures de service ;
- directeurs d’école bénéficiant d’un quart de décharge d’enseignement : décharge de 20 heures de service ;
- directeurs d’école bénéficiant d’une demi-décharge d’enseignement : décharge de 36 heures de service ;
directeurs d’école bénéficiant d’une décharge totale d’enseignement : décharge de 60 heures de service.Je pense que nous ne risquons pas de nous trouver dans l'obligation de devoir effectuer l'aide personnalisée dans l'intégralité de ses heures puisque c'est une mesure officiellement accordée.
Anne-Marie
PS : Oui Grégoire, on peut s'interroger sur le fait de confier des enfants à de tels zozos. Des abrutis, il y en a dans toutes les professions. Chez nous aussi, forcément. Mais voilà, chez nous, ils sont en face de gamins.
En voilà une qui ne fait pas dans la dentelle. Elle provient de la Cgt-Educ'Action. Tout un programme... Ils ont dû tomber sur cet article et ont décidé de réagir vite et fort...
Inspection Générale et réforme du primaire… Le discours de l’État UMP
La Cgt-Educ'Action a pris connaissance de la note de synthèse émise par l'Inspection Générale de l'Éducation Nationale.
- la modification une nouvelle fois de l'organisation de la semaine scolaire, trop lourde, ce qui est réel, par l'introduction obligatoire du travail le mercredi matin, sans tenir compte des rythmes de l'enfant et de l'équilibre nécessaire de la répartition des activités dans la journée, la semaine, l'année scolaire ;Elle s'étonne de la teneur de cette note qui voudrait prouver que la réforme, mise en place depuis 2008 dans le primaire, serait une réussite qui rencontrerait l'assentiment des parents et des enseignant-e-s, et ce malgré l'opposition des organisations syndicales, présentées comme oppositionnelles, « hostiles par principe » et finalement peu représentatives des personnels.
Ce rapport, qui repose essentiellement sur les « impressions » de ses rédacteurs, est complètement déconnecté de la réalité de terrain. Reposant essentiellement sur les déclarations de la hiérarchie de l'Éducation Nationale (Inspecteur d'Académie, Inspecteurs de l'Éducation Nationale) et sur les enquêtes « bidons », pour ne pas dire « bidonnées » qui se multiplient, il n'a pour objet que de justifier a posteriori une réforme prise à la hussarde, sans concertation réelle avec les acteurs de l'École, et de tenter de justifier par des approximations, des impressions sans réel travail d'évaluation, la suite de cette réforme :
- le renforcement de la hiérarchie intermédiaire de l'Éducation, les IEN, en en faisant des « managers » ;
- la mise en place d'EPEP avec des directeurs-trices, maillon hiérarchique destiné à renforcer un pilotage seulement quantitatif de l'École ;
- la poursuite de la mise en place de « nouveaux programmes » qui représentent pourtant une régression importante sur le plan pédagogique ;
- la mise en concurrence des établissements scolaires ;
- la suppression programmée de dizaines de milliers d'emplois.
C'est qui ça ? ça représente quoi ? qu'a-t-on à faire de ce type de réactions ? (nerveuses, éloignées de toute réflexion, de toute Raison ?) ; ça touche combien d'individus hors du cénacle des "déjà convaincus" ?
Même pas intéressant ...
Même pas intéressant ..."
À ceux qui trouveraient abrupt mon commentaire, je tiens à préciser qu'il est le fruit de l'exaspération à voir sans cesse le discours concernant les directeurs d'école sans cesse "kidnappé", récupéré par les bureaucrates de tout poil engoncés dans leurs fauteuils et qui ne cessent de torpiller une réalité décidément bien difficile à admettre : la juste reconnaissance par un statut du métier de directeur d'école ! Pas trop dur, non, quand même ?
Et quant à ceux, directrices et directeurs qui souhaiteraient faire entendre leur voix, rappelons que le mercredi 23 septembre se tiendra à Paris un rassemblement des directeurs à l'initiative du GDID . Les collègues de la région parisienne devraient y être nombreux...les autres aussi !
Qu'on se le dise ....
'Cet article donne la raison aux collègues qui, précédemment, ne voyaient dans le SNUipp et le SE que bonnet-blanc et blanc-bonnet.'
Non, Moia, on aura toujours tort de tout mettre dans un même sac.
Et puis, raison à propos de quoi et par rapport à qui?
Je partage tout à fait les analyses de DEL sur cet article:
'Manifestement, certains thèmes semblent bigrement embarrasser les responsables syndicaux de l’enseignement primaire. Les directeurs d’école attendent du SNUipp et du SE une prise de position moins ambiguë, moins fuyante et surtout plus clairement exprimée sur la question du statut de l’école et celui de leur propre reconnaissance institutionnelle.'
évidemment que les RESPONSABLES syndicaux sont plus qu'embarrassés avec cette question.
Mais, n'en doute pas, ils se rendent parfaitement compte de l'inéquation entre leur discours et la base, ils savent bien qu'il y aura des EPEP...
Par contre, les directeurs demandent bien une prise de position claire, non (2° partie de la conclusion de DEL)?
• la stratégie du SNUipp telle qu'elle se dessine c'est du classique:
> une proposition de façade, le CMD (même pas discuté à leurs États Généraux!) qui prépare une opposition à tout.
• le SE, n'est pas dans cette optique, il SEMBLE être dans la TENTATIVE de clarification (tu vois à quel point je reste pragmatique).
Doit-on fermer la porte que l'on essaye d'ouvrir?
@ Pouk,
Je suis assez d'accord avec la phrase de la CGT, que tu as mis en rouge.
-' la mise en place d'EPEP avec des directeurs-trices, maillon hiérarchique destiné à renforcer un pilotage seulement quantitatif de l'École'
Se retrouver avec ce type de direction est un réel danger.
Je ne parle pas de 'maillon hiérarchique', c'est exactement ce que nous sommes, mais du pilotage 'quantitatif'.
C'est un peu ce que propose le SGEN, alors que nous voulons garder une école à taille humaine, tournée essentiellement vers son public avec un directeur de terrain.
Une raison supplémentaire pour voir jusqu'où on peut aller avec ce qui veulent bien faire route avec nous.
La Cgt-Educ’Action a entièrement raison :
‘Réforme’ prise à la hussarde.
Pas de concertation.
Renforcement de la hiérarchie intermédiaire.
Création d’EPEP avec vraisemblablement le but cité.
Poursuivre la mise en place de programmes qui représentent une régression……
Je pense même que leur constat est assez gentil.
Il est assez terrible de constater sur le terrain l’ amertume des uns, la lassitude des autres, le non-dit, l’absence de réactions dans les réunions de directeurs -IEN, chacun est devenu le petit exécutant des basses œuvres. On se bat ‘ petit ‘ avec le sentiment de vivre une belle régression. Darcos a réussi, en appliquant les méthodes de son maître à faire passer le fond et la forme. Quelle régression effectivement dans les programmes qui ont des liens de parenté avec l’avant-guerre.
Si un certain nombre de parents, peu et très mal informés suivent de loin ce mouvement vers le pire, beaucoup ne sont pas dupes non plus des réalités et des enjeux. Mais il est vrai que l’aide dite personnalisée ou individualisée a donné l’illusion d’une prise en charge massive des difficultés des élèves même si, là aussi, la réflexion et l’analyse sont laissées de côté au profit de la communication.
Il n’est pas utile de lire entre les lignes du rapport de l’IGEN pour comprendre que la mise en place d’un ‘nouveau’ directeur aux ordres serait une très bonne affaire destinée à peaufiner la suite des ‘réformes’.Je continue de me battre avec le GDID pour une évolution car il est inimaginable de continuer dans l’état actuel des choses mais je ne veux pas être naïf sur les objectifs de la clique qui est au pouvoir.
Tu y vas fort!
Les dernières élections professionnelles ont vu un léger mieux car les pauvre sinstits imaginaient que les syndicats se bougeraient le popotin pour lutter contre les mesures démagogiques des deux dernières années. Bernique et peau de crin! VOus verrez les prochianes élections, on va rigoler quand on les verra débarquer dans les écoles gémissant set tendnat leurs petites mains pour récupérer des suffrages...
Tous dans le même sac: profiteurs et glandeurs professionnels, anciens trotkistes et communistes déguisés en démocrates, staliniens masqués et rapaces... Je vous hais, syndicats.
Quitte ton ire et ton courroux (coucou)...
La CGT ne représente pas grand chose dans l'enseignement du 1° degré ? Exact, 2,28 % aux dernières élections. Pour être plus fiable, il faudrait d'ailleurs calculer l'audience électorale réelle d'un syndicat en calculant en fonction du nombre d'inscrits. A cette aune, le CGT recueille le suffrage de 1,38 % des collègues.
Mais, à s'en tenir au même calcul, on se rend compte que le SNUipp, qui s'est flagorné de ses quelques 47 % aux dernières élections, ne représente, en fait, que 28,46 % des instits. Ce qui en laisse quand même près de 3 instits sur 4 qui ne partagent pas ses vues... Cela relativise la portée exacte de ces résultats.
Pour autant, ces élections ont eu lieu, sont derrière nous et n'intéressent plus que les militants purs et durs.
A priori, on a plus intérêt à regarder de près ce qu'un syndicat dit, et fait, que son score aux paritaires.
Sur le texte de la CGT cité plus haut, il y a à boire et à manger :
- Pas de concertations et réformite aigue à la hussarde ? C'est ce que l'on a vécu tout au long de darcos, sans conteste
- renforcement de la hiérarchie intermédiaire ? Ce n'est pas faux. Les "équipes de circo" enflent à tous crins. A mes débuts, mon premier IEN avait UNE secrétaire et UN conseiller péda. Mon IEN actuelle ne compte pas moins de 12 personnes travaillant autour d'elle (plus qu'il n'y a de ZIL dans la circo...) Et quand on voit les comportement de certains conseillers péda, et l'évolution des textes les concernant, il s'agit bien de renforcer les hiérarchies intermédiaires...
- Création d'EPEP pour raisons strictement budgétaires ? C'était clair dès l'origine des premiers projets en 2004 du secrétaire d'état de Luc Ferry, un certain Darcos Xavier. Et même si cela a évolué au fil du temps (projet Reiss) l'idée reste encore présente. On a pu s'en rendre compte dans les débats des groupes de travail de Robien en 2006.
- pilotage quantitatif des écoles ? Indéniable... On nous bassine d'évaluations, d'items, de coubes stats, on nous incite-ordonne à bâtir des projets d'écoles sur le quantitatif et le pourcentage. A croire que l'école ne serait plus peuplée que de chiffres et non de gamins...
Quelques points qui me paraissent valides dans l'ananlyse de la CGT. A côté d'autres points, complétement aberrants sur le dirlo-supérieur-hiérarchique...
Quand au SE, Pascal, comme pour tout syndicat, quel qu'il soit, on est tout, sauf naifs. On professerait même un cynisme de bon aloi... Comme dab, on jugera sur pièces et sur actes...
Thierry fabre
Pascal, j'ai beaucoup de qualités, mais pas la naïveté
.
Même en reprenant l'argument des dernières élections professionnelles, le recul du SE devrait les pousse à changer de stratégie...
Le 'tous dans le même sac' ne marche pas, regarde, le SGEN. Il a un projet 'EPEP' ficelé:
> gros regroupements confiés aux CP, voire aux IEN.
Pourquoi pas ? Tu jugeras donc à ta guise si tu diffuses ou non ce commentaire.
Qu'il passe ou non en ligne, peu importe, mais ce serait sympa de ta part d'éclaircir quelque peu le jeu...
Lors de la dernière réunion que le GDID a eu avec l'Andev, on a été pris à partie d'une manière assez abrupte par l'un des membres de son conseil d'administration. Celui-ci nous reprochait les "commentaires parus sur votre site" au sujet du sondage réalisé par l'Andev.
Le temps d'éclaircir le sujet, on a pu se rendre compte qu'il parlait en fait d'un texte paru sur ton site, et des commentaires qui s'ensuivaient.
Résultat, un bon quart d'heure à devoir s'expliquer, en tant qu'asso, sur des propos qui ne sont pas notres, tenus sur un blog qui n'a rien à voir avec le GDID. Du temps perdu et autant de blocages à dépasser, ce qui ne nous facilite pas la tâche.
Le problème ne se résoud pas à ce simple fait. Depuis un an, la plupart des rencontres que l'on a avec l'OCCE, les syndicats enseignants, l'Andev, l'AMF, le ministère, sont phagocytées par les propos tenus sur ton blog. On y perd en crédibilité et en écoute, ce qui va à contre-sens de notre démarche commune. A dire très prosaiquement les choses, ça nous gonfle d'avoir sans cesse à expliquer le distinguo entre le GDID et DEL.
je sais bien que tu as expliqué l'an dernier cette différence, au détour d'un article, mais ne serait-il pas temps de te décider à mettre les choses au point, de manière visible par tous, en indiquant, dès la page d'accueil de ton site, que DEL est un site réalisé par un ou plusieurs collègues, qu'il n'a rien à voir avec le GDID et toute autre structure ???
ca nous ferait gagner pas mal de temps et ça nous simplifierait un boulot déjà bien compliqué par ailleurs.
A te lire
Cordialement
Thierry fabre
Tu poses le problème de l'amalgame que certains peuvent faire entre le GDID et notre modeste blog.
Comme tu le dis, nous avons déjà eu l'occassion de préciser notre indépendance l'un par rapport à l'autre et notamment le 7 mai 2008 :
"Profitons, d'ailleurs, de cet article pour réaffirmer, une nouvelle fois, notre totale indépendance à l’égard des partis politiques et des organisations syndicales.
Par la même occasion, nous tenons à redire que nous sommes également totalement indépendants du GDID même si nous sommes assurément proches de ses idées.
Enfin, rappelons que nous ne sommes pas une association mais un site d’information, de réflexion et d’analyse."Aucun problème, nous allons, dans les prochains jours placer un message en ce sens en page d'accueil et il y restera en permanence.
Notre intérêt n'est pas, tu le sais bien, de mettre des bâtons dans les roues d'une association qui abat un énorme travail, depuis des années, pour le bien de l'ensemble des directeurs. Parce que nous savons ce que représente cette activité en temps, en soucis... notre volonté est que toutes les forces s'additionnent plutôt que d'être un obstacle les unes pour les autres.
Aussi, nous ferons ce qu'il faut pour qu'il en soit ainsi.
"...notre volonté est que toutes les forces s'additionnent plutôt que d'être un obstacle les unes pour les autres."
Je crois que c'est globalement le cas, même s'il faut passer par des clarifications. Nous n'avons aucun intérêt à rester des des ambiguïtés.
@Thierry,
Tu écris:
"Lors de la dernière réunion que le GDID a eu avec l'Andev, on a été pris à partie d'une manière assez abrupte par l'un des membres de son conseil d'administration. Celui-ci nous reprochait les "commentaires parus sur votre site" au sujet du sondage réalisé par l'Andev.
Le temps d'éclaircir le sujet, on a pu se rendre compte qu'il parlait en fait d'un texte paru sur ton site, et des commentaires qui s'ensuivaient."
Concernant ce sondage (terme non approprié en l’occurrence), nous avions développé ceci : Nous nous interrogeons sur la validité méthodologique de l’enquête menée par JCA Développement.
Ce n’était pas qu’une simple interrogation de notre part, mais le fruit d’une réflexion nourrie et solidement argumentée.
http://www.directeurenlutte.com/article-27441256.html
L’ANDEV nous a demandé un droit de réponse avec les explications techniques de la société JCA Développement. Nous le lui avons accordé le plus naturellement du monde. Explications qui ne nous ont pas convaincus sur un plan méthodologique, est-il besoin de le rappeler… mais que nous avons publiées.
Enquête « Les maires et l’école » : droit de réponse de l’ANDEV (11/02/2009)
Certes, nous avions été critiques mais comme lorsque le SNUipp 66 a « consulté » les directeurs des Pyrénées-Orientales. Je pense qu’il est de notre devoir d’exprimer des doutes sur des consultations ou sondages lorsque que la méthode utilisée n’est pas des plus conformes.
D’ailleurs, dans un commentaire en réponse à Dedel tu t’interrogeais, toi-aussi :
"Hé, collègues, il ne serait pas tout d’apprendre aux minots à lire, faudrait peut-être vous y mettre…
Quelles que soient les dénégations de l’institut de sondage (celui qui a reçu les sous) comme de l’Andev (c’lui qui a payé) la réalité reste la même, celle qui a été décrite dans cet article.
- Il y a 36 000 communes en France, on en interroge 3000, soit 8 %
- Sur les 3000 interrogées, on obtient 360 réponses, soit 1 % des communes
Je ne m’étends pas d’avantage sur les fichaises du Ralbol de service, mais je constate que le Dedel a double discours et langue bifide…
Lorsque plus de 10 000 dirlos s’expriment sur le statut des dirlos, et donnent un avis qui ne lui sied guère, le sondage est truqué, les questions inductives, et 25 % des collègues ne peuvent que se tromper.
Mais lorsque 1 % des communes répondent, cela serait parole d’évangile ?"
Commentaire n° 4 posté par thierry fabre le 12/02/2009 à 23h49
http://www.directeurenlutte.com/article-27832041-6.html#anchorComment
Je comprends que ça déplaise à l’ANDEV mais…C'était bien l'analyse du "sondage" de l'Andev qui était visée.
Par contre, effectivement, il y a souvent confusion, on a pu le constater en d'autres lieux (ministère, syndicats, etc...) entre DEL et le GDID
D'où cette clarification que l'on souhaitait et que l'on te remercie de faire
Thierry Fabre
Je reste surpris de l'absence de prise de conscience dans les centrales syndicales qu'il existe un grave problème avec la "direction d'école", et que le fossé entre eux et une grande partie des directeurs/trices se creuse un peu plus chaque jour.
Comme je ne suis pas naïf, je sais que nous heurtons profondément des fausses idées bien ancrées depuis des décennies de militantisme syndical panurgesque, mais tout de même... Pour ne pas comprendre, j'en suis navré mais je ne vois que deux options: soit ils sont cons, soit ils sont de mauvaise foi.
Les deux? Aaaah m...!
Anne-Marie (commentaire 11)
Si les IEN utilisent l'expression "certains enseignants" dans le communiqué du SNPI, ce n'est pas parce qu'ils ne veulent pas prononcer le mot "directeurs" qui n'a rien de tabou d'autant qu'ils l'utilisent tous les jours.
Non, c'est parce qu'il n'y a pas que les dirlos qui sont exonérés de l'aide personnalisée. Il y a aussi les Clis, les Rased. Donc, ils ont utilisé "certains enseignants" pour désigner l'ensemble des enseignants concernés. Attention, c'est ce que je suppose personnellement et sans les impliquer car je ne suis pas leur porte-parole.
Pascal (commentaires 17 et 25)
Je pense qu'il faut oublier les outrances verbales. Nous sommes entre gens respectables. On peut échanger sans s'injurier. Laissons ce vocabulaire à ceux qui n'ont pas eu la chance, hélas, d'avoir une éducation digne de ce nom. Les arguments se suffisent à eux-même. La violence (même verbale) est utilisée par ceux qui sont à court d'arguments, généralement. C'est ce que nous expliquent les psys, sociologues et autres spécialistes pour nous expliquer la violence des cités.
J'ajoute que j'ai été il y a quelques mois ici-même le premier insulté. Je n'ai donc aucune raison de laisser aux thuriféraires syndicaux le monopole de l'épithète douteuse.
Lu ceci du SNUipp-FSU 21 :
"Le SNUipp-FSU dénonce ce recours à la précarité alors que l’école et les enfants devraient bénéficier de personnels formés et stables, avec un vrai statut et un vrai salaire."
Non, ne vous réjouissez pas trop vite… Le SNUipp ne se lamente pas sur les postes de direction vacants qui amènent un changement fréquent à la tête de pas mal d’écoles… Le vrai statut et le vrai salaire, ce n’est pas non plus pour les dirlos…
Il parlait des "autres personnels dont les écoles et les parents déplorent le départ : les contrats aidés employés dans les écoles (EVS et AVS)"…
Eh oui ! Aujourd'hui les EVS et AVS... Qui sait, peut-être qu'un jour...
Tu es absent du réel !
Et ton ignorance de nos réalités t'amène à écrire des couenneries sans bornes ni limites, du genre "il n'y a pas que les dirlos qui sont exonérés de l'aide spécialisée" Tu mets donc sur le même plan les quelques miettes que nous a octroyé le ministère et l'exonération totale des CLIS, des Rased, des Maîtres d'Application ? Et il ne te vient pas à l'esprit qu'il est incongru de voir les dirlos, qui pilotent ce dispositif, devoir se taper peu ou prou du soutien, quand les membres du Rased, les CLIS (pourtant spécialistes du soutien scolaire), les Maîtres d'Applic (pourtant meilleurs instits, puisque formant les jeunes) en être exonérés ?
Tu es absent du terrain !
Il te faut des "psychologues, des sociologues et autres spécialistes" pour t'expliquer la violence des cités ? Il ne te vient donc pas à l'esprit d'aller en juger toi-même, plutôt que de mettre ton cervelet en jachère ? Pourtant, ton humble serviteur que je suis a été à l'école dans une cité, est devenu instit puis dirlo dans une cité, et n'a besoin d'aucun spécialiste bidon pour savoir ce que c'est que la violence, dans une cité. Il me suffit d'aller travailler...
Tu es absent de l'argument...
Et face à un discours un peu rude, et moins politiquement correct que tu n'as l'ahbitude d'entendre, tu vas te draper dans une dignité un tantinet ridicule. Descends donc de ton piedestal, Monsieur Prudhomme... Et épargnes les grandes déclamations pour rester sur un réalité de bon aloi, qui veut que l'on n'énonce pas de principes sans se montrer prêt à les mettre en pratique. Un exemple ? "Nous sommes entre gens respectables". C'est un postulat, pas une preuve. Nous on te parle à visage découvert, ceux qui nous connaissent savent si nous sommes ou non respectables. En ce qui te concerne, ta respectabilité reste une hypothèse non avérée...
Tu es enfin, et surtout, absent de l'échange...
Et il ne sert à rien d'aller proclamer que l'on peut "échanger sans s'injurier". C'est vrai, à la condition expresse qu'il y ait "échange" Echange auquel tu te refuses, dialogue que tu fuis, écoute que tu n'as pas. Quoi de moins étonnant que des collègues, lassés, t'envoient paître ?
On mérite les réponse que l'on a, Théo...
Thierry fabre
Alors, merci à ceux qui nous permettent de débattre et certainement de faire avancer les idées... même si ceux qui freinent des 2 pieds sont plus nombreux!
Il y a une trentaine de commentaires sur ce dernier texte. J'ai du en commettre 3. Trois qui sont autant de trop à tes yeux révulsés, je n'en doute pas... 3 sur 30, c'est certainement de trop...
Pour autant, il y aurait bien un moyen rapide, sinon de me faire taire, du moins, d'assourdir cette voix qui te dérange. Il suffirait que chaque syndicat ouvre sur son site un forum ! Du coup, je serais bien attrapé, ne pouvant courir de l'un à l'autre pour y répandre mes sentencieuses diatribes. De quoi me rendre dépressif...
Heureusement pour moi, ce n'est pas demain la veille qu'un syndicat ouvrira un forum semblable à celui du GDID, un blog comparable à celui-ci. Il n'y a que deux espaces de liberté pour discuter de la direction d'école. Liberté qui t'es donnée ici, que nous n'avons pas là-bas... C'est donc amusant, pour reprendre le mot de Grégoire, de voir les ennemis de la liberté venir ici, en toute liberté, prendre la liberté de nous dire que nous ne respectons pas la liberté !
On peut chanter lanlaire tant qu'on veux, en attendant, Simon, Dedel, Théo peuvent parler ici, tandis que Pierrot, Grégoire et des milliers d'autres, dont ton serviteur n'ont jamais pu exprimer un avis différent dans la presse ou sur le site du SNUipp...
Ce n'est pas la liberté que tu défends ici, Simon, c'est le politiquement correct et la pensée unique, rien de plus.
Pour le reste, Théo et Dedel sont des grands garçons, et si je les maltraitre, ils peuvent s'en défendre tout seul Au passage, une précision: je ne leur reproche pas de s'exprimer. Je leur reproche au contraire de ne rien dire, de ne jamais argumenter, de fuir tout débat, d'esquiver toute question, de se réfugier dans des copiers/collés inutiles. Tes reproches leur sont-ils destinés ?
Enfin, pour ce qui est du classique LA verité, TA vérité, d'autres l'ont chanté:
"la vérité est dans la rue
au parti ou dans les églises
les épiciers l'ont dans le buffet
et les filous, dans leurs miroirs" (Pierrot ?) et l'ont chanté mieux que toi.
Ce qui n'empêche en rien LA vérité d'exister, indépendamment des vérités de circonstances.
En 1400, vérité de circonstance, partagée par tous: la terre est plate
Ben non, LA vérité, c'est qu'elle est ronde...
En 1990, vérité de circonstance: le directeur-est-un-instit-comme-les-autres
En 2009, LA vérité ?
Et comme à chaque fois que LA vérité vient bousculer les habitudes acquises, les dogmes de tous poils, il se trouve toujours des curés pour dire, comme toi, à mon encontre: "Tais-toi !!!!"
Et pourtant elle tourne...
Thierry fabre
On est ce que l'on est, et l'écriture reflète notre personnalité aussi, mais pas que...
On a des défauts, ok, mais nous défendons une idée, quelle est la votre?
Je parle d'une idée, pas d'une position tout aussi caricaturale que vos critiques.
Ce n'est pas toi que je vise, Pierrot. Tes commentaires sont toujours très corrects et même si, parfois, je ne suis pas d'accord avec ce que tu écris, j'apprécie d'échanger de cette façon courtoise et respectueuse des autres participants.
Un syndicaliste qui critique chez les autres la stratégie syndicale : on montre les dents pour dire qu'on est pas content, on dit ce que l'on veut avec plus ou moins d'arguments.
Thierry Fabre, me semble t-il, rentre dans le lard, c'est indéniable mais on ne peut pas lui reprocher de ne pas apporter d'arguments.
Maintenant je ne crois pas avoir vu de réponse par rapport au fonctionnement du CMD malgré les nombreuses demandes qui ont été faites. Serait-il possible de combler mon ignorance et mettre fin à ce suspens diabolique!
Et voilà.... on reste sur la forme.
, de hors-sujet, de provocations, que l'on cherche l'invective. Une fois celle-ci obtenue, on vient pleurnicher à longueur de commentaires.
On ne compte plus le nombre de fois où Thierry a argumenté sur le fond, en s'appuyant sur du concret, en partant de notre vécu, en avançant des proposition à la fois novatrices et respectueuses de ce qu'est l'école républicaine.
Le nombre de fois où Thierry a posé, calmement, des questions, demandé des éclaircissements...
A-til eu, a-t-on eu, le début d'une réponse?
- non!
Vous (Simon, Dedel, Théo...) me faites pensez à ces élèves dans la cour de récréation qui vont chercher le maître quand, après l'avoir énervé, le copain se rebiffe.
Là, c'est à force d'esquives, de papiers collés
Non Théo, nous ne dialoguons pas.
Pour que le dialogue s'installe, ce n'est pas la politesse qui est essentielle, mais le respect.
Or, vous ne nous respectez-pas.
Nous venons avec des preuves vous dire le mal-être des directeurs (enquête MGEN).
Nous venons avec des pistes pour en sortir.(reconnaissance de notre métier)
Que nous répondez-vous?
Tiens, je vais encore essayer:
En 2005 le SNU & le SGEN lançaient une consultation nationale sur les problèmes liés à la direction (2005!).
Le 12 avril 2006 communiqué de presse:
Le SGEN-CFDT et le SNUipp-FSU ont fait état des résultats de la consultation qu’il ont organisée dans les écoles. Parmi les 5 204 réponses dépouillées à ce jour (soit 10 % des écoles maternelles et élémentaires),
...
Dans l’ordre des priorités, 52 % d’entre eux placent la revendication du temps supplémentaire au premier rang de leur préoccupation. Ensuite viennent l’amélioration de la rémunération (21,17 %) et la simplification administrative (7,39 %).
Or, à la même époque le SGEN commentait un peu plus tard, ces même résultats, mais avec une légère différence...
Le Sgen-CFDT est conscient de son imperfection tant sur la forme que sur le fond. Les réponses ne constituent pas un sondage, ni un échantillon représentatif, et son contenu est limité à une appréciation ponctuelle. (on comprendra pourquoi un peu plus loin...)
Malgré tout le succès était inattendu : plus de 3000 réponses avant le 12 avril, plus de 5000 à ce jour. (le communiqué du SNU date du 12 et que dire alors de la participation au sondage IFOP!)
Des réponses “ sincères" dans leur immense majorité, c’est-à-dire non dictée par une tentation de lobbying, et des questions ouvertes très souvent argumentées. 70 % des réponses émanent de directeurs. Le rejet des propositions ministérielles est sans appel (plus de 90 % considèrent les propositions comme insuffisantes ou inacceptables. La trilogie gagnante des sujets à traiter en priorité est : temps, indemnités, statut. "
Et c'était toute la profession qui était interrogée.
Comment l'idée du statut, revendication sur le podium, est-elle prise en compte et relayée par le SNUipp, autrement que par sa négation?
Tiens si j'avais le courage, je vous raconterais ma journée ( et ma veille à l'école hier mercredi ) suite à l'arrivée inopinée du salopard H1N1 dans mon école et comment j'ai fait classe le téléphone greffé à l'oreille devant mes CE2. Je vous dirais l'amertume de lire les mêmes courriers les mêmes consignes pour Messieurs les chefs d'établissement et Messieurs les directeurs d'école sur les actions anti pandémie. Alors vos jérémiades de débatteurs agressés par quelques traits d'esprit littéraires voire par des noms d'oiseaux exotiques, je m'assois dessus car tous les jours j'en prends plein la gueule pour continuer à faire fonctionner le royaume d'IUbu roi.
Je suis curieux de connaître ton avis sur ce cas d'école (si j'ose dire) que je viens de connaître et dans lequel les adjoints ont tenu le rôle de parfaits adjoints, laissant le secrétaire du cmd monter au feu en gants blancs et shako saint-cyrien.
Là tu vois, juste une petite question pour laquelle j'ose espérer une réponse argumentée et posée de ta part, sans trop me faire d'illusions cependant.
Juste quelques lignes pour signaler que j'attends avec une impatience non déguisée les réponses qui me manqueront pas de fuser face aux questions d'Anschutz, Grégoire, Pierrot et Liocal.
A vous lire donc...
Thierry fabre
Je peux simplement dire ma conviction : c'est la situation actuelle qui crée le malaise. Même si le directeur ne veut ou n'a le tempérament à se comporter en supérieur, en patron, en relais de l'administration (peu importe), tu ne peux empêcher que dans l'esprit de ses adjoints, il est celui qui décide. Tu n'empêcheras pas que les adjoints aient ce sentiment (souvent infondé ou injuste, je le concède) qu'ils comptent pour du beurre. Ce qui peut expliquer leur attitude qui peut prendre différentes formes : de l'opposition frontale au dirlo à l'indifférence totale dans l'école, la palette est large. Chacun peut trouver exemple de ce que je dis. D'où ma conviction, et ce n'est pas une consigne pondue par tel ou tel dirigeant syndicaliste comme tu pourrais le croire, qu'il faut associer les collègues, tous les collègues à la vie de l'école. Et ça ne peut se traduire pas de faux-semblants. Non, ça doit être institutionnalisé si tu veux que chacun se sente vraiment impliqué et sente qu'il apporte sa pierre à l'édifice. C'est ainsi, du moins c'est ma conviction, que l'on peut travailler ensemble dans l'école du XXIème siècle. La demande de responsabilisation est très forte et surtout chez les jeunes collègues qui débutent leur carrière. Ils n'acceptent plus l'arbitraire. Ils veulent être de véritables associés. Pas facile à gérer, je sais mais y a-t-il une autre façon de le faire pour éviter les situations telles que celle que tu as vécue ? Crois-moi, c'est davantage le fruit d'une réflexion personnelle et collective que le résultat d'une idéologie comme on semble trop souvent le croire.
Prenons un exemple bien pratique lui aussi et dans lequel les adjoints sont associés pleinement et où, dans la grande majorité des cas à en croire les collègues directeurs ils trouvent bien l'occasion de se "défiler" (désolé, je ne trouve pas d'autre mot).
"Le Projet d'École", véritable vitrine, tout au moins institutionnelle de l'école !
Combien d'entre nous ont vécu la situation pendant laquelle, lorsqu'il est question d'élaborer ce P. E. , de travailler sur les "avenants", d'y apporter une moelle très substantifique, les mouches se mettent à voler dans les Conseils des Maîtres, le directeur se trouvant souvent bien seul à "trouver une idée", tenter au mieux de mobiliser les énergies, d'impulser les adjoints dans ce Projet ?
En près de dix ans de direction, et donc plusieurs P. E. mis en place, je n'ai jamais vu le C. M. se mobiliser sur un plan annuel, bi-annuel ou autour de ce travail !
Voilà une belle occasion offerte à tout un chacun de s'impliquer, de ne pas se sentir "floué" ou de "décider" sans avoir l'impression que c'est le "peti-chef" qui fait tout aux dépends des autres....
Mais bon, cela doit vraiment être trop "pratique" pour être significatif...
Comment veux-tu mobiliser des gens sur des choses qui n'ont aucun intérêt à leurs yeux ?
Ainsi le P. E. n'aurait aucune valeur parce qu'il "gonfle" tout le monde et "n'offre aucun intérêt à leurs yeux" !
On pourrait se poser la question suivante : "Pourquoi les P.E. sont-ils des "coquilles vides" ?
Peut-être du fait justement de l'absence d'investissement des enseignants...
Qui est premier : la poule ou l'oeuf ?
À partir de quel titre ou de quelle position s'autorise-t-on à décreter qu'un dispositif ne doit pas être mis en place parce qu'il casse les pieds aux individus ? (et en particulier aux adjoints !)
Ce qui peut-être te pose problème, c'est que justement le P. E. est bien un des éléments qui montre la fragilité de la position du directeur, la difficulté à "piloter" une équipe alors que l'attente institutionnelle est forte !
Ces remarques, le rapport Reiss les avait faites fort justement l'année dernière !
Mais c'est vrai que le rapport Reiss ne doit pas faire partie de tes lectures...
"Ce qui peut-être te pose problème, c'est que justement le P. E. est bien un des éléments qui montre la fragilité de la position du directeur, la difficulté à "piloter" une équipe alors que l'attente institutionnelle est forte !".
Dans le secondaire, le projet d'établissement est de la même veine : une "coquille vide". Ce n'est pas moi qui le dis. Et pourtant, que je sache, le principal et le proviseur n'ont pas "la fragilité de la position du directeur".
Comment expliques-tu leur "difficulté à piloter une équipe alors que l'attente institutionnelle est forte" ? Et cela malgré leur statut ? Y a des choses qui m'échappent...
Ne crois-tu pas que le problème est plus profond et qu'il n'a peut-être rien à voir avec le statut ? Sinon, ça donnerait de meilleurs résultats en collège et lycée. Les coquilles seraient moins vides...
J'attends donc que tu me dises où est le problème selon toi et où situer sa profondeur ?
Hier soir, premier conseil des maîtres sur le nouveau PE. Début 17h15. Premier départ de collègues à 17h45 pour des causes toutes plus avalbles les unes que les autres (gamins à récupérer, parce que moi non peut être ? Coiffeur ? J'en passe et des meilleurs). Difficile de faire quelque chose de sérieux comme cela.
Mais bon, d'après Théo, ça doit être de ma faute si je n'arrive pas à motiver mes collègues. Je veux bien associer tout le monde à la vie de l'école, je ne cesse de le faire même. Mais si les associés ne veulent pas l'être associer justement, suis-je censé palier à leur non-association de fait pour combler tout ce qui devrait être fait dans cette association ?
Quelle bonne bande de blagueurs vous faites, pour botter en touche ainsi. J'ai (ré)animé hier un conseil de... de je ne sais quoi, peut-être de maîtres (avec 66% de femmes), au sujet du Praujédécol. Qui c'est qui a causé? Qui c'est qui a eu les idées? Qui c'est qui va organiser et pousser tout ça pour que ça marche, hmmm?
Je ne sais même pas pourquoi je m'escrime, tiens, face à des zigotos qui n'ont pas dû mettre les pieds dans une école depuis des lustres.
Je crois au contraire que l'on est au coeur du problème.
Même si je partage ton constat, Gégé, je ne peux pas envisager l'école, son efficacité, son autonomie et son pilotage sans un 'Projet d'École'.(article indéfini, parce que celui que l'on nous propose est bien une coquille vide).
En effet, si on pense que l'école n'a pas à mener des actions spécifiques pour mieux répondre aux contingences locales, aux particularités de son public, pourquoi revendiquer de l'autonomie, de la réactivité, de la souplesse, du temps pour les travaux d'équipes.
À ce moment-là on cautionne les gros regroupements avec un administrateur central, revendiquer un statut pour n'être que le relais des politiques académiques n'a pas d'intérêt, la demande de + de temps et + d'argent suffit.
Motiver une équipe, trouver des synergies, de l'implication de chacun dans un cadre professionnel ne peut se faire qu'autour d'un projet commun au niveau du terrain.
C'est en cela que ce que dit Théo dans son commentaire est totalement abscons.
Le fait d'avoir un chef d'équipe n'est JAMAIS un handicap à la collaboration.
Est-ce que l'on imagine une rédaction se passer de son rédacteur en chef?
Est-ce que cela nuit au travail d'équipe d'un journal?
Ben assurément non!
C'est bien à partir de la ligne rédactionnelle (chez nous le PE) que l'on structure l'équipe et pas le contraire.
Vouloir être reconnu en tant que directeur c'est placer le curseur sur l'école et pas sur la circo. ou l'IA.
Voue êtes vraiment trop forts. Si les enseignants ne s'impliquent pas c'est parceque le "sujet" n'est pas à la hauteur. Il doit y en avoir des "sujets pas à la hauteur"..... Si cela "gonfle" tout le monde (y compris le dirlo) cela ne gène personne qu'il s'y colle. Ne serait-il donc plus un "enseignant-comme-les-autres"...
En fait, on se comporte comme des moutons. On nous demande de faire ? On fait. ET ce n'est pas simple problème de statut ou pas statut. La preuve, en collège et lycée. Et d'ailleurs, avec un statut, ce serait pire. On devrait se comporter en bons petits soldats obéissants. Les adjoints continueraient à dire que ça les gonfle et on aurait quand même le boulot à faire. Comme les principaux et proviseurs.
En réalité, personne n'est convaincu de la nécessité de travailler "à l'aide" d'un projet d'école. Imagine-t-on les hussards de la République revenant dans ce monde et entendant parler de projet d'école ? Eux, leur projet, c'était d'apprendre à lire, écrire et compter et ils y parvenaient bien sans projet d'école... Oui, ça nous gonfle et on ne le dit pas assez. Et, sur ce sujet, voyez-vous, je suis en désaccord avec les syndicats dont le mien.