Philippe CLAUS, Inspecteur général de l’éducation nationale, et Odile ROZE, Inspectrice
générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, viennent de remettre un rapport intitulé «Troisième note de synthèse sur la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement primaire ». Cette note permet
à l’Inspection générale de donner son avis sur "la mise en œuvre de la réforme de l’enseignement primaire".
La semaine de quatre jours.
Elle fatigue élèves et enseignants. Les temps de dialogue avec les parents sont plus difficiles.
il se confirme que, de l’avis général des enseignants, le temps manque pour faire tout le programme
d’enseignement. Le rapport invite le ministre à agir en installant la classe le mercredi matin. « Il est indispensable de lutter contre les habitudes
de grignotage du temps installées avec les sorties scolaires et les interventions extérieures, qui déconcentrent les élèves et qui font perdre beaucoup de temps sur les
apprentissages ».
Les 60 heures d’aide personnalisée.
"Le bilan est
positif ", mais… les effets sur la réussite des élèves ne se voient pas franchement. Les directeurs, les enseignants et les parents sont
contents ("sauf quelques centaines d’opposants déclarés"). L’aide est "vécue comme un privilège", mais
"l’apport pédagogique de l’encadrement n’a certainement pas été à la hauteur des attentes". L’aide
personnalisée ne permet d’infléchir que les difficultés légères.
Le rôle des directeurs d’école a été localement déterminant pour
faire en sorte que la réflexion des enseignants soit d’abord pédagogique. La mission avait
recommandé de supprimer, après cette première année de mise en place, le temps accordé pour l’organisation,
sauf pour les directeurs d’école. Ce temps peut en effet être pris sur le temps de concertation institutionnel.
Les évaluations CM2 et CE1
L’IG concède que l’opposition syndicale a rencontré un "écho indéniable" auprès des enseignants. Mais grâce à
l’investissement des IEN (et malgré les "points faibles" de l’application nationale), 70% des résultats sont remontés pour les CM2, 85% pour les
CE1.
Les nouveaux programmes
S’ils ne sont plus remis en cause, dit le rapport, il apparaît que les enseignants ne maîtrisent pas
l’organisation du travail en « modules » de temps dont la durée et le rythme n’entrent pas dans les routines hebdomadaires. Les enseignants ne
programment pas assez "rigoureusement" les répartitions.
Les stages de remise à niveau
Les enseignants "prennent conscience de l’intérêt financier et
pédagogique" de ce dispositif, même si certains se comportent en "mercenaires". Mais l’IG confesse qu’aucun bilan qualitatif ni quantitatif
n’est disponible, sauf quelques "bilans déclaratifs". "Il conviendrait donc d’évaluer l’effet de ces stages"…
Les relations IEN / enseignants
Les IEN étant fortement incités à aller au contact des enseignants pour la mise en œuvre de la réforme ou
pour "contrer les opposants", la "relation hiérarchique s’est
renforcée" et "le succès des réformes a apaisé les tensions" malgré la "désinformation" des élus
du personnel hostiles "par principe" aux réformes…
Aide aux élèves en difficulté
Le rapport pointe la
plus grande confusion dans l’articulation entre les différentes aides : aide individualisée, prise
en charge par les RASED désormais "recentrés", autres dispositifs subsistant (PPRE, accompagnement éducatif, réussite éducative…). Les RASED ne jouent pas assez "le rôle de conseil auprès des enseignants attendu d’eux". Le rapport rappelle donc
que le PPRE doit être davantage une "référence du projet d’aide global" qu’un dispositif spécifique et supplémentaire.
L’organisation de l’enseignement primaire
L’IGEN constate que les IEN croulent sous les tâches administratives et les injonctions, et souhaite qu’ils
se recentrent sur leurs missions de contrôle et d’animation pédagogique, dans le cadre d’une circonscription où leurs conseillers seraient mieux reconnus par une "évolution de leur cadre réglementaire" et de leurs indemnités.
Le rapport recommande de "déconcentrer" une partie de leurs tâches sur les écoles, en modifiant le statut des écoles pour leur donner une existence juridique d'établissement (les
EPEP).
Les IG notent également l’évolution du rôle du directeur d’école et
sa difficulté à arbitrer les conflits et à jouer un rôle plus grand dans la "mise en œuvre de la politique de l’Etat", faute de statut
hiérarchique.
Ci-dessous, l’extrait du rapport concernant la création des EPEP et
le rôle du directeur d’école.
--------------------------------------------
Cette année exceptionnelle par le nombre et la simultanéité des réformes a été d’une exigence
exceptionnelle pour l’implication personnelle des cadres qui ont mobilisé toute leur force d’engagement, de loyauté et de conviction.
Jusqu’où peut-on aller encore dans la mobilisation
des IEN, pour mener de front les tâches d’encadrement pédagogique induites par les
nouvelles mesures, le suivi des organisations des écoles et des services des enseignants, l’affinement des inspections à la suite des évaluations, l’accroissement des journées de formation à
organiser, la négociation avec les autorités locales sur les temps scolaire et péri-scolaire, le dialogue avec les équipes sur les projets d’école, le suivi des élèves qui relèvent d’un projet
particulier ou d’une autorisation, le dialogue avec les parents en situation de conflit avec l’école, etc. ?
Sachant que toutes les réformes aboutissent à augmenter l’information disponible à traiter et
la demande d’individualisation de la relation ? Sachant que la qualité de la mise en œuvre des réformes dans la durée est étroitement liée à la qualité de la présence et de l’exigence de
l’inspecteur auprès des directeurs d’école et des enseignants ?
La réponse est dans la « déconcentration » d’une partie de leurs tâches au niveau des écoles, à la condition de donner à ce niveau une existence juridique et
fonctionnelle, qu’il n’a pas actuellement, et dans la consolidation des équipes de
circonscription.
Les écoles, la gestion du temps et la direction
d’école
Le besoin d’asseoir la réforme de l’enseignement
primaire dans un cadre institutionnel plus solide est manifeste.
Les premières observations faites à ce sujet sont confirmées par le constat de l’élargissement du rôle du directeur, de l’absence de maîtrise de l’institution sur la gestion du temps à l’école et de l’accoutumance des esprits à l’idée de
donner un statut à l’école.
Le rôle du directeur évolue et le système de
décharges devient obsolète.
Les nouvelles mesures élargissent le champ du travail en équipe : pour la répartition des
enseignements des nouveaux programmes, pour l’organisation de l’aide personnalisée, pour l’utilisation de l’évaluation, pour les projets de remédiation, pour la réorientation des projets d’école,
pour les échanges de service qui sont en augmentation.
Or la position du directeur en coordonnateur de ses
pairs n’est pas toujours facile. Aux conflits habituels sur la constitution des classes et sur la répartition des services s’ajoutent désormais les divergences sur le positionnement horaire
de l’aide personnalisée, sur le maintien des intervenants extérieurs dans le temps scolaire.
Le système de décharges devient obsolète et sans
doute inéquitable du point de vue de l’adaptation de la décharge à la réalité des fonctions exercées. Est-il justifié que le directeur d’une école primaire de neuf classes en regroupement pédagogique
concentré (RPC), qui accueille de l’accompagnement éducatif, un stage de remise à niveau, peut-être bientôt un jardin d’éveil, n’ait qu’un jour de décharge comme le directeur d’une simple école
de quatre classes qui ne fait rien de particulier ?
Par ailleurs, est-il encore acceptable que le
directeur d’école ait plusieurs « employeurs » et souvent au moins deux, l’Etat et le maire, et que, dans cette circonstance, le maire puisse s’opposer à ce que le directeur mette en œuvre
une politique de l’Etat ?
La gestion du temps à l’école se
complique.
Le temps d’ouverture de l’école comporte actuellement des activités sous responsabilité de
l’éducation nationale et des activités sous responsabilité municipale ou associative, des activités sur temps scolaire (jours de classe) et hors temps scolaire (mercredi et vacances scolaires).
Toutes ces activités mobilisent des enseignants, à titre obligatoire (temps de service) ou facultatif (heures supplémentaires et vacations), dans un cadre public ou privé.
La participation des directeurs à ces
activités, indépendamment de leur participation personnelle en tant qu’enseignant,
pose le problème de leur mobilisation involontaire (induite par le volontariat des autres) et de leur responsabilité pendant le temps d’ouverture de l’école au-delà du temps de classe et d’aide
personnalisée.
Il devient nécessaire de redéfinir le temps de
l’école. Au-delà des aspects juridiques, c’est bien d’un problème politique qu’il
s’agit : celui de la cohérence pédagogique et éducative que l’on veut donner à l’ensemble des activités organisées pour les élèves au sein de leur école.
Le statut de l’école
La création de l’établissement public d’enseignement
primaire (EPEP) donnerait aux inspecteurs un relais au sein de l’école sur les questions d’organisation et d’administration et elle leur permettrait de retrouver du temps pour le pilotage pédagogique et l’encadrement personnalisé
des enseignants.
Des inspecteurs, constatant que le temps disponible pour les inspections se réduit, sont en
attente de la création d’EPEP dans leur circonscription ; des projets sont préparés, en lien notamment avec des créations de RPC dans les zones rurales.
--------------------------------------------
Ce rapport de l’Inspection générale de l’Education nationale est important. Il ne se contente pas de dresser
un bilan des réformes entreprises par Xavier Darcos, il fait également des suggestions pour améliorer le fonctionnement de l’école.
A noter, d’ailleurs, que cette note de synthèse met, une nouvelle fois, l’accent sur la nécessité de doter
l’école et son directeur d’un statut. En ce sens, elle relance le débat et contraint le nouveau ministre à réfléchir sur une réforme qui s’avère indispensable malgré les fortes oppositions
syndicales. Espérons que ce énième rapport sur les difficultés rencontrées par les directeurs d’école ne restera pas, comme les précédents, lettre morte. Il en va de la survie de notre école
publique.
Retour à la page d’accueil
Gilles Moindrot a répondu à la publication de ce rapport qui contient d’ailleurs beaucoup de critiques que les organisations syndicales avaient déjà faites à propos de nombreuses réformes. Je copie une partie de sa réponse.
C’est sans doute la première fois qu’un rapport de l’inspection générale mentionne autant de fois les interventions syndicales. C’est donc qu’elles jouent un rôle important dans le fonctionnement et l’évolution de l’école. Si les rased figurent dans ce rapport comme un dispositif qui n’est pas amené à disparaître c’est que des initiatives syndicales ont eu quelque succès… Il est dommage à ce propos que la notion de dialogue social ne fasse pas partie du vocabulaire de l’Education Nationale et que seule une vision négative du syndicalisme soit développée dans ce rapport. Aucune réforme d’importance ne peut s’effectuer valablement sans la compréhension et la participation des premiers intéressés.
Attention à ce nouvel appel à la création d’EPEP. On sait que la profession n’en veut pas. On sait aussi qu’elle modifierait en profondeur le rôle du directeur en le marquant d’un statut hiérarchique, ce que personne ne souhaite. Pas mêmes les directeurs.Comme d'habitude, le pesant copier/coller de la parole du chef, à croire qu'il t'est impossible de penser tout seul...
Comme dab, la chafouine pratique consistant à décréter ce que les collègues pensent. "La profession n'en veut pas..." Comme si nous avions jamais été consulté à ce sujet ! En règle générale, il est de bon ton d'interroger les gens pour savoir ce qu'ils pensent. Dedel n'en a pas besoin, lui, il sait...
Comdab, le mensonge et l'amalgame... Le texte cité par DEL est assez clair à qui veut bien le lire. Il n'y est nulle par question d'un rôle hiérachique qui serait accordé aux dirlos. Rôle hiérarchique qui supposerait l'établissement d'une notation administrative, ce que ce rapport ne suggère en rien. Tout au plus pourrait-on y voir affirmer l'autorité du dirlo en certains domaines liés à sa responsabilité ( temps d'école hors classe, aide personnalisée, sécurité, sorties, attribution des classes, etc...) Domaine qui n'effraie aucun dirlo, et n'effarouche que certains syndicalistes
Ceci dit, je souscris totalement à la phrase de Moindrot.
Commentaire n°3 posté par thierry fabre le 07/09/2009 à 11h37
Ceci dit, je souscris totalement à la phrase de Moindrot.
"... Aucune réforme d'importance ne peut s'effectuer valablement sans la compréhension et la participation des premiers intéressés"
Effectivement, il serait temps pour les Dedels de servuice de songer à une réforme d'importance de la direction d'école, avec la participation et l'écoute des premiers intéressés: les dirlos...
Thierry fabre
Dédel, c'est notre Sarkosy à nous : il sait tout, devine tout, il est omniscient et omnipotent sur tous les sujets. Vive Dédel 1er !
Et bien moi, dans ma petite école de campagne, je ne me targuerai certainement pas de savoir ce que pense les enseignants dans leur globalité. Je suis désolé, je suis enseignant et pas syndicaliste-déchargé depuis 25 ans de toute présence en classe-et chargé de porter la sainte parole et l'onction du bureau national à tous et à toutes. Et quand je dis que je suis enseignant, je pourrai même rajouter que je suis syndiqué. Mais je suis enseignant syndiqué et non pas syndicaliste enseignant. Là est toute la nuance.
Alors dédel, arrête d'asséner tes vérités : tu ne sais pas ce que veulent les collègues, pour la simple et bonne raison que personne ne leur a jamais rien demandé sur un sujet sérieux et concret d'EPEP ou de statut pour nous les dirlos. Jusqu'à aujourd'hui, il n'y a eu que des rumeurs de projets, rien d'autre. Avant de dire ce que veulent et ne veulent pas les collègues, aie au moins l'honnêteté d'attendre qu'un vrai projet soit pondu et alors là oui, ton syndicat majoritaire (combien de syndiqués au fait ? Et en pourcentage de la profession ?) pourra demander aux collègues si oui ou non ils sont pour ou contre. Toute démarche contraire s'apparente au fonctionnement des dictatures dans lesquelles ceux qui dirigent ont toujours raisons.
Dernière chose : rassure-moi, tu n'étais pas en classe à 10h54, heure de publication de ton commentaire ?
"Le texte cité par DEL est assez clair à qui veut bien le lire. Il n'y est nulle par question d'un rôle hiérachique qui serait accordé aux dirlos."
Sauf qu’à bien lire entre les lignes, le souhait d’affubler le dirlo d’un rôle hiérarchique est clair comme de l’eau de roche.
Quand on dit que ça ne marche pas parce que le dirlo peine "à régler les conflits"… Comme si l’école était un champ de manœuvres avec ses multiples conflits !
Quand on dit que "la création d’EPEP donnerait aux IEN un relais au sein de l’école sur les questions d’organisation et d’administration…"
Un relais… Il me semble que c’est limpide, non ?Ne t'en déplaise Théo, les dirlo sont déjà les relais des IEN dans les écoles : il n'y a qu'à se reporter aux multiples envois électroniques que l'on est sensé faire dans un sens ou dans l'autre (qui était responsable du transfert des résultats des évaluations CE1 et CM2 l'an dernier au fait ? Qui doit faire passer les circulaires ?).
Et, oui Théo, le dirlo peine à régler les multiples conflits, pas tout le temps mais souvent : entre parents et adjoints, entre adjoints, entre ATSEM, entre ATSEM et adjoints, entre ATSEM et parents, ent(re adjoints et dirlo pour des raisons X ou Y.
Alors Théo et dédel, s'il vous plaît, retournez dans une école voir comment cela se passe chaque jour, voir les trésors de patience, de dialogue, d'abnégation que mettent chaque jour les collègues dirlos. Sortez de votre section syndicale pour autre chose que les manifs mensuelles qui font perdre une journée de salaire pour des nèfles (d'ailleurs le SE a pondu une analyse intéressante sur ces journées de grève), mettez les mains dans le cambouis en quittant vraisemblablement vos postes de TR (si vous êtes encore en poste et non des syndicalistes professionnels), et après vous jugerez la prose syndicale du SNUIPP à l'aune de la réalité du terrain
Tu n'étais donc qu'un préfixe ?
Et ton nom complet ne serait que Théomaniaque (se dit d'une personne se croyant habitée par la puissance divine...) ?
Thérèse d'Avila copulait avec Jésus et avec extase, Jeanne la bonne lorraine entendait des voix, toi, tu lis entre les lignes...
Difficile d'avoir une discussion rationnelle avec de croyants, et bien malin (diabolique ?) qui arriverait à t'empêcher de trouver dans l'interligne ce qui ne s'y trouve pas. Le ministère publierait-il sur son site la recette du clafoutis aux pommes que tu irais crier au danger d'EPEP et au complot hiérarchique...
Pourtant, bêtement, prosaiquement, la réalité reste têtue:
- un rapport hiérarchique entre dirlos et adjoints supposerait l'existence d'une notation administrative dans le premier degré
- cette notation n'existe pas et personne ne songe à l'instaurer
- Il ne peut donc y avoir de supériorité hiérarchique, même avec un statut des dirlos...
Théo jasmin: breuvage douceatre et écoeurant mélangeant deux saveurs pourtant bien différentes. Là-aussi, ton pseudo se vérifie. Soit tu n'est qu'une triple crême d'andouille et tu confonds sans cesse hiérarchie et le duo responsabilité/autorité r, soit tu es doté d'une intelligence moyenne et, en ce cas, tu n'es qu'un gros malhonnête d'aller sans cesse agiter les épouvantails racornis des directeurs directifs...
Théo parfum ? Certes pas... Et mettre en gras et gros le mot "relais" ne prouve qu'une chose: tu devrais vraiment mettre les pieds dans une école, de temps à autre. Au cas où tu ne le serais pas encore, le décret de 89 qui régit les fonctions des dirlos en fait déjà des interlocuteurs entre école et parents, mairies, assos, en fait déjà des relais des politiques éducatives ( "aide au bon déroulement des enseignements... veille au respect de la réglementation...veille au bon fonctionnement de l'école...etc)
En t'abandonnant à tes fantasmes mystiques, mon bon Théo...
Thierry fabre
Un exemple: dans une école modèle fonctionne un CDMD. A l'ordre du jour voté par le CDMD après 3 réunions de concertation: l'organisation des services de surveillance de cour.
Le dirlo ( oui, il existe encore), propose 2 maîtres de surveillance dans la cour mais le CDMD vote majoritairement contre, 1 seul maître étant à ses yeux suffisant. Le dirlo, en minorité, doit donc appliquer la décision du CDMD.
Quelques semaines plus tard, un élève escalade un rampe d'escalier et chute. Hôpital, traumatisme crânien, plainte de la famille. Il est reconnu qu'un seul enseignant de surveillance ne permettait pas de voir l'ensemble de la cour.
Question: qui sera, selon les concepteurs éclairés du CDMD , le responsable?
Le dirlo, qui a voté contre ce système mais l'a fait appliquer?
Les maîtres qui ont voté "pour"?
Tous les maîtres ( y compris la minorité contre) ?
La rampe d'escalier, trop glissante?
Ce n'est qu'un exemple mais il est de ceux que se posent les dirlos de terrain, bien loin des théories plus ou moins bien ficelées de ceux-qui-pensent-pour-nous.
Je ne doute pas d'avoir une réponse rapide et détaillée.
Peut-être un vieux reste de pédagogie inhérent à ceux qui mettent encore les mains dans le cambouis et les pieds dans des classes.
Dédel, je suis dirlo et je t'interdis de parler en mon nom. Je ne t'ai jamais chargé de me représenter et ça menace de durer.
Quand tu pontifies sur "les directeurs veulent..." ou "ne veulent pas..." peut-être serait-il bon de nous demander notre avis. Alors, au lieu d'asséner tes "vérités" toutes faites et prédigérées, mets-y quelques nuances de taille du style "je pense que..." ou "on pense pour moi que...".
Au moins ça aura le mérite d'être clair et je ne sentirai pas mes poils se hérisser à chaque fois que tu veux parler pour moi.
Tout ce qui intéresse Moindrot dans ce rapport c'est de rester dans la confrontation binaire comme si le terrain scolaire n'était que le théatre d'un affrontement syndicat/gouvernement.
L'objet n'est pas le contenu mais la guéguerre.
En tous les cas, Dédel, Théo vous qui chantiez le dossier EPEP enterré, vous en êtes pour vos frais...
Théo, le Dirlo "relais" c'est inacceptable, mais le CP "relais", là c'est bon?
Car le SNUipp revendique un statut pour les CP.
À vous lire, je commence à croire que l'on a ce que l'on mérite...
- les Mairies (gestion des budgets sans intendant ; gestion et maintien en état de fonctionnement des locaux ; gestion de la mise en place des services péri-scolaires, etc...) ;
- les services médico-sociaux pour assurer le suivi des élèves en difficulté (CMP, etc...) ;
- le monde associatif pour (c'est un exemple) le suivi des familles migrantes et l'accompagnement des enfants dans leur scolarité ;
- l'autre monde associatif pour la mise en place de l'accompagnement éducatif...
On peut rallonger la liste....enfin, peuvent le faire ceux qui sont effectivement directeurs quotidiennement...
"En renforçant le statut hiérarchique du directeur d’école pour lui permettre d’arbitrer les conflits et de jouer un rôle plus grand dans la "mise en œuvre de la politique de l’Etat", les IG souhaitent que les IEN se recentrent sur leurs missions de contrôle et d’animation pédagogique, dans le cadre d’une circonscription où ses conseillers seraient mieux reconnus par une "évolution de leur cadre réglementaire" et de leurs indemnités".
Je vois que je ne suis pas le seul "mal comprenant"...
1) Appel d'une responsable d'association pour avoir le nombre d'élèves d'élémentaires pour préparer et ME faire passer ensuite les fiches d'inscriptions à l'aide aux devoirs.
2) Appel d'un éducateur pour caler la prise en charge d'un enfant suivi en PPS dans une autre classe que la mienne. Appel urgent car l'emploi du temps de l'AVS qui intervient sur deux écoles n'est pas encore calé.
3) Deux appels de familles à propos de la grippe A.
4) Plusieurs tentatives désespérées de joindre les services techniques de la commune pour signaler tout un tas de petits travaux non faits pendants les vacances et que les collègues me demandent fortement de relayer à la mairie. (Tiens, encore un relais).
5) Informer l'IEN que les gamins qui n'étaient pas là jeudi lorsqu'elle est venue compter les élèves parce qu'elle a rien d'autre à faire sont bien revenus aujourd'hui comme je lui l'avais dit.
6) Relayer les courriers destinés aux collègues qui arrivent à leur nom à l'école (au fait Théo et dédel, c'était la prose du SNUIPP et j'ai transmis aux collègues alors que c'est pas mon boulot d'être relais des syndicats, j'ai pas de décharge pour ça, moi).
7) Orienter une famille turc vers la bonne maîtresse pour les papiers à rendre.
8) Répondre à deux représentants de revues pour leur donner les effectifs pour qu'ils fassent passer leur pochette de pub.
Là tout de suite, c'est tout ce qui me vient à l'esprit. Alors Théo, si JE ne me fais pas le RELAIS de tout cela, qui le fera ? Le déchargé syndical du coin (ouf, y en a pas chez moi) ? Ou bien me proposes-tu une solution magique dans ta grande sagesse et tes certitudes empesées ? Et je le répète fièrement, je ne suis qu'un tout petit directeur d'une école de 7 classes et demi de la campagne auvergnate, qui possède lui de moins en moins de certitudes contrairement à vous autres les représentants du syndicat majoritaire. Heureusement que vous êtes là pour penser pour les autres parce que sinon, les écoles risqueraient de fonctionner un peu mieux.
THEO, THEO, TU NOUS ENTENDS ? OUI OU NON ?
Quel statut hiérarchique veux-tu renforcer pour les directeurs puisque nous n'avons aucun statut ? Faut m'expliquer là, parce que moi y en a pas comprendre, b'wana ? Comment veux-tu renforcer quelque chose qui n'existe pas ? Je veux bien être le roi des crétins, renforcer le néant ne donnera que du néant, en encore plus néant d'ailleurs.
Renforcer veut dire rendre plus fort, plus important, plus solide. Qu'y a-t-il donc à rendorcer pour nous autres les dirlos ? L'oubli, le mépris, le foutage de gueule.
Frédéric Lefebvre, sort de ce corps. Faut arrêter d'écrire des stupidités (que c'est difficile de rester poli) mon bonhomme, prends une verveine et va vite faire dodo. Tu veras, demain à la section, ça ira mieux.
Comme pour dedel, tu crois encore que cela ajoute une once de plus-value à ta prose ?
Théo, t'es haut placé, sans doute, mais de là à nous prendre pour des billes, tu repasseras...
Cette citation du Café Pédagogique n'est en rien une analyse objective: elle émane du principal rédacteur chargé du primaire dans ce journal, Patrick P.
Personnage certainement fort capable d'évaluer les conditions de travail des directeurs d'école, depuis son bureau de la délégation Académique à la Formation...
Personnage certainement peu suspect de partialité puisqu'ancien secrétaire national du SNUipp.
C'est comme si tu nous disais que Gilles Moindrot est d'accord avec toi...
Confidence numéro 1: on s'en doute un peu...
Confidence numéro 2: il y a effectivement au moins 3 "mal-comprenants"
Confidence numéro 3: le sens que Coluche donnait au terme "mal-comprenant" se vérifie de jour en jour...
Ceci dit, quand tu auras un argument pour contredire ce que l'on avance, au lieu de nous tartiner de ce que disent tes petits copains, tu nous fais signe...
Thierry fabre
Ce qui m'inquiète c'est la nature de l'indispensable statut, à la lecture de ce rapport.
Je milite pour ce statut nécessaire car je ne vois pas comment l'école de demain pourra fonctionner et comment les directeurs pourront survivre avec l'évolution actuelle palpable chaque jour. Mais, à la lecture limpide de ce rapport, je serai aussi vigilant à ne pas devenir ce que je ne veux pas devenir .
"Est-il justifié que le directeur d’une école primaire de neuf classes en regroupement pédagogique concentré (RPC), qui accueille de l’accompagnement éducatif, un stage de remise à niveau, peut-être bientôt un jardin d’éveil, n’ait qu’un jour de décharge comme le directeur d’une simple école de quatre classes qui ne fait rien de particulier ?"
Ahurissant de lire une aberration pareille ! Voilà des semaines que je perds mon temps avec base élèves qui multiplie les bugs. Au fait, BE, ça n’était pas fait pour nous aider ? Les petits soucis au sujet de la grippe A, les interrogations des familles, c’est l’Inspecteur général qui les gère ? Les enquêtes qui ne servent à rien sinon qu’à nous rendre dépendant de l’IEN elle-même sous la coupe de l’IA, qui est-ce qui se les tape ? J’en passe et des meilleures.
…le directeur d’une simple école de quatre classes qui ne fait rien de particulier…
Incroyable ! Dans le prochain rapport, on nous la retire cette journée de décharge ? Un bon moyen de faire des économies sur le dos des dirlos de campagne…" ...je serai aussi vigilant à ne pas devenir ce que je ne veux pas devenir ."
Entièrement d'accord, mais la question c'est comment?
Parce que comme tu le soulignes jusqu'à aujourd'hui, et malgré la vigilance de ceux qui sont là pour ça, ben on nous transforme à grand coup de hâche, en ce que nous ne voulons pas...
Et, sincèrement, je ne vois pas comment contrer le projet d'EPEP avec le CMD.
@ Jean-Christophe.
Tu as raison (toi aussi), mais je n'y vois pas une attaque contre les décharges des "4 classes". Il est impensable de revenir là-dessus...
J'y lis plutôt une critique du "système" des décharges qui ne prend en compte que le nombre de classes.
Les uns veulent la reconnaissance institutionnelle et financière sans se couper des adjoints. C'est à dire sans les froisser. Autrement dit sans avoir à exercer la moindre autorité...
D'autres veulent un statut ressemblant à celui de chef d'établissement du secondaire. D'autres encore veulent un statut "hiérarchique" ou pour le moins un statut d'autorité.
Et puis beaucoup ne savent pas bien ce qu'il faudrait y mettre. Ils ont bien une petite idée mais la peur d'apparaître comme un grand chef les tenaille au corps et leur noue l'estomac.
Je crois que nous sommes le seul métier dans lequel les gens qui l'exercent donnent leur avis sur la façon dont ils doivent ou l'exercer. Je n'en vois pas d'autre.
Partout ailleurs, le métier existe. Vous y prétendez si vous le souhaitez en toute connaissance de cause et vous en acceptez les missions et les conditions d'exercice.
Il faut dire que la cogestion n'est pas morte dans notre Education dite nationale. Il y reste quelques relents auxquels s'accrochent les syndicats - tous confondus.
Avec l'expérience et la réflexion, je me dis que c'est à l'employeur, en l'occurrence l'Etat, de fixer les missions et de définir le métier de directeur d'école. Evidemment que le dirlo doit être le chef de son équipe et qu'il doit avoir autorité clairement définie sur chacun des membres qui la composent. Il n'existe pas d'exemple où il en soit autrement.
Partant de là, postulent ceux qui se sentent capables de l'exercer selon les critères définis avec les missions confiées et les résultats attendus. Comme cela se pratique dans tous les postes à responsabilité que ce soit dans l'industrie, l'administration ou toute société de services.
Je ne comprends pas ce fonctionnement spécifique à notre fonction. Un prof qui postule à la direction d'un collège ne pose aucune condition. S'il n'est pas d'accord avec l'idée de la direction telle qu'elle fonctionne, il s'abstient de demander le poste.
Chez nous, tout le monde dit et fait ce qu'il veut... Le big bazar !!!!
La cheville ouvrière qui rend le fonctionnement possible et qui sert d'interface doit rester un personnel non reconnu, précarisé dans sa fonction et ainsi vulnérable.
Les combats syndicaux sont ailleurs auprès de ceux qui n'ont plus du tout de classe ( CPIEN ) ou auprès de ceux qui essaient de se détacher le plus possible des écoles ( Rased).
Les nouvelles misions qui accompagnent chaque rentrée scolaire, rendent ce schéma de plus en plus difficile à tenir malgré l'activité de moine (!) développée par les dirlos. Nos dirigeants syndicalistes sont alors prêts à livrer l'école en pâture à des principaux de collège en mal d'effectif ou, dans le cas de création d'EPEP à des personnels recrutés hors éducation nationale.
Certes, le pari est risqué et les enseignants des écoles jamais informés de l'avenir qui se joue: pourtant le combat des dirlos est bien lié à celui de l'indépendance des écoles françaises.
C'est ainsi, prenons acte. Notre seul moyen d'être entendu et peut-être un jour reconnu est de nous regrouper en adhérant aux syndicats certes microscopiques qui défendent l'idée d'un statut ou de rejoindre le Gdid , dont le nombre d'adhérents commence à être significatif.
Nous tenons notre destin entre nos mains en sachant qu'en face de nous il y a le MEN (pour des raisons financières), le SE et le Snuipp , plus quelques autres (pour des raisons idéologiques). Par contre, je ne suis pas persuadé que les adjoints seraient si opposés que ça à un statut des dirlos et à une refonte de l'école. La question est posée.
deux petits points sur lesquels je ne partage pas tout à fait ton avis.
Non sur le fond de ton propos, je suis d'accord avec toi...
Mais, lorsque tu dis que les dirlos doivent "se regrouper en adhérant aux syndicats ou en rejoignant le GDID", il me semble que l'opposition n'est pas de mise...
Tout d'abord parce que le fait d'être membre d'une association n'est en rien contradictoire avec celui d'être syndiqué. On peut ainsi parfaitement être syndiqué ET membre du GDID, il y a d'ailleurs sensiblement plus de syndiqués dans notre association qu'il n'en est dans la "profession" chère aux Dedel et consorts (en gros 15 % à vue de nez...)
Quand au fait d'être syndiqué, il se comprend par une adhésion globale aux thèses et propositions de tel ou tel syndicat, ce qui n'exclut pas des positionnement divergents sur le question de la direction. Il y a au GDID des collègues syndiqués à SUD, au SNUipp (et même responsables nationaux...), etc.. qui partagent globalement la plupart des positions de leur syndicat, mais ne s'y retrouvent pas sur la question de la direction. Ils ont donc toute leur place au GDID, comme tout dirlo qui se respecte, à la différence notoire des dirlos qui se nient, ou de certains dirlos-syndicalistes professionnels qui passent plus de temps dans leurs bureaux à nier nos demandes... sans parler, bien entendu des Dedel et Théo de tous poils qui glosent doctement sur la direction d'école en se gardant bien de s'y mettre...
Autre point où je mettrais un iota, celui des syndicats...
Leurs positions sont une chose, leur pratique en est une autre, qui doit être aussi envisagée...
Il n'est que deux syndicats, et deux seulement, qui refusent avec obstination de discuter de la direction d'école. SUD, par postulat idéologique, que je ne partage pas, mais qui se tient... Le SNUipp, par incapacité interne à évoluer sur le sujet...
Je ne mettrais pas les autres syndicats sur le même plan.
- Le SE, avec qui on a souvent été en désaccord, voire avec qui on s'est copieusement engueulé au moment du protocole, a toujours fait preuve à notre égard d'écoute, de respect et de dialogue. A partir du moment où on peut discuter avec quelqu'un, toute évolution est possible...
- le SNUDI-FO, qui a une idée très conservatrice de la direction d'école, mais qui a toujours eu ce souci de l'échange et du dialogue
- le SGEN-CFDT, qui a certains projets au niveau statut de l'école parfois proches des notres, et qui, lui aussi, a toujours eu une attitude correcte envers nous...
Cela pour revenir sur les principaux syndicats, en sachant très bien qu'il s'agit là de contacts au niveau national, et que, par ailleurs, dans tel ou tel département, on trouvera sans peine le crétin de service... Mais différence certaine d'attitude et de manière d'envisager la direction d'école...
Thierry fabre
Oui, Merlin, mais... n'oublions pas qu'en 2006, juste après la signature du protocole, et pendant des mois, nous avons quasiment tous juré, la main sur le coeur, qu'on ne nous y reprendrait pas, qu'on saurait s'en souvenir au moment des élections profesionnelles... Tu te souviens de cet élan ?
En décembre 2008, le SNUipp est sorti grand vainqueur des élections devant le SE-Unsa avec la bénédiction de beaucoup de collègues directrices et directeurs. Et en toute connaissance de cause. En sachant qui était favorable à un statut et qui ne l'était pas. Et je reste persuadée que si l'on avait à revoter aujourd'hui, les résultats seraient du même ordre. C'est décourageant.
Alors, discuter avec les syndicats... Bien sûr que c'est mieux que de s'ignorer ou s'envoyer des noms d'oiseaux à la figure. Mais sur le fond, ça a changé quoi ? Ces syndicats ont-ils renoncé à leur refus d'un statut ? Que ce soit le SE, FO ou le SGEN, aucun ne semble prêt à renoncer à ses idées.
Paroles, paroles, paroles, comme dit la chanson.
- Pour m'être pas mal occupé des relations du GDID avec les syndicats enseignants, je me refuse à les mettre tous dans le même sac, voire dans deux sacs différents dont l'un serait étiquetté syndicats "majoritaires"...
Il y a pléthore de syndicats, mais aussi pléthore d'offres et de positionnements.
- Et, face à plus de 10 syndicats, et plus de 10 positions différentes, se résoudre à ne discuter qu'avec les deux ou trois qui partagent peu ou prou nos positions ne ferait guère avancer les choses. Convaincre des convaincus, c'est chose facile, plus duraille d'aller dépasser des blocages...
- Par ailleurs, espérer voir évoluer notre situation par le simple jeu des élections paritaires me paraît illusoire. En 12 ans, sur les 4 dernières élections, qu'est-ce qui a changé ? Le troisième d'alors est devenu quatrième, et vice-versa ? La belle affaire...
Si les élections servaient à quelque chose, il y a longtemps qu'on les aurait interdites. Et "attendre", de 3 ans en 3 ans, ça reste "attendre", ce qui me semble bien passif. Si nous voulons un statut, il faudra aller le chercher nous-mêmes, pas l'attendre...
- Renvoyer aux dirlos eux-mêmes la responsabilité de leur sort n'est pas juste. En gros, cela revient à dire "ce sont des gros cons, ils n'ont que ce qu'ils méritent, ils n'avaient qu'à voter pour le syndicat XXXXXXX" Sauf que si le syndicat XXXXXXX se plante aux élections, c'est avant tout, c'est uniquement de sa faute. On est responsable de ce que l'on fait, même pour un syndicat, et il est trop facile de renvoyer aux électeurs les défaites des élus...
- A souligner aussi le peu de poids des dirlos en ces élections. On doit représenter 1 vote sur 7, à tout casser. pas de quoi créer des majorités...
Je persiste donc à penser que notre association, représentative des dirlos, a vocation à les représenter à tous niveaux, du ministère à l'assemblée, des maires de France aux syndicats enseignants, et ce, sans aucune exclusive.
A cete rentrée, il reste trois syndicats qui refusent tout contact avec nous:
- SUD, de par ses postulats idéologiques (on ne discute pas avec des gens dont on nie le rôle)
- le SNUipp, on en a déjà parlé
- et le SNE qui, allez comprendre, nous ignore depuis le début 2009.
Si demain, l'un, l'autre ou les trois changent de position, on les rencontrera avec plaisir, sans penser pour autant les voir changer radicalement de position.
Les évolutions en la matière sont très lentes et le resteront sauf... si l'on compte demain 5, 7 ou 10 000 dirlos au GDID. Là, on verra les lignes bouger très vite....
Thierry fabre
Le problème c'est que les médias ne rapportent que les positions de ce syndicat majo (le snuipppp) et que certains collègues croient que c'est la voix de la profession qui s'exprime par nos apparatchiks bien pensants au langage bien formaté.
C'est faux et heureusement.
A côté du GDID qui défend un statut des directers et des écoles (et pas les EPEP pour les caricaturistes encartés) quelques syndicats minoritaires défendent des positions proches et une organisation plus importante comme le SE est à mon avis ouvert à une évolution de notre statut en tout cas au niveau national.
Ma conclusion est donc qu'il ne faut pas mattre tous les syndicats sur le même plan, il en est qui sont capables d'avoir une vision globale et évolutve del'école (mais si, mais si...) et que donc une association comme le GDID doit chercher des accords, des convergences avev ceux qui sont ouverts et continuer de rejeter énergiquement des foutaises comme le CMD.
C'est très discutable, Christian. Quand le SE a signé le protocole, il a adopté exactement le même comportement. On ne lui demandait surtout pas de trouver un moyen de mettre fin à la grève administrative. Seul contre tous et sûr de SA vérité, il a signé le protocle.
Aujord'hui, le SE et le SGEN exigent de Luc Chatel d'être les seuls syndicats à faire partie du comité de suivi sur la mise en oeuvre de l'aide personnalisée au prétexte qu'ils ont été les seuls à signer avec Darcos. Leur avait-on demandé de le faire pour nous ? Nous ont-ils jamais demandé notre avis sur le sujet ?
En ce qui me concerne, et pour ce qui est du statut des directeurs, je mets dans le même sac la plupart des syndicats enseignants, ceux qui se disent "grands" (SNUipp, SE, FO, SGEN). SUD, je n'en parle même pas, c'est microscopique, ça relève du folklore.
Pour finir, je pense que nous n'avons que ce que nous méritons, comme disait Pierrot. Nous louvoyons trop avec ces syndicats. Pas assez fermes. On ne les contre pas assez. Pourtant, on a les moyens de leur mettre des bâtons dans les roues. Mais faudrait commencer par ne pas leur donner nos voix aux élections...
c'est amusant, cette division que tu opères entre "grands" et "petits", mais elle n'est pas très juste, en particulier lorsque tu relègues SUD au rang des "microscopiques"
Avec dernières élections, derrière le SNU et le SE, on trouvait:
- FO En gros 16 000 voix
- le SGEN grosso modo 15 000 voix
- SUD grosse maille 13 000 voix
Soit trois syndicats séparés par 3 000 voix, ce qui doit représenter dans les 0,8 % des inscrits. Autant dire que ces 3 syndicats sont sur la même ligne...
Sur la demande du SE et du SGEN, d'être seuls syndicats à siéger au comité de suivi en raison du fait qu'ils ont été seuls signataires de cet accord, rien de choquant. C'est ce qui se passe dans le privé comme dans le public. faudrait-il donc que notre mammouth favori ait des règles à part ? Pour ma part, je trouve digne de Guignol la position du SNUipp sur les EVS: prétendre les défendre aujourd'hui, réclamer pour eux un statut qu'il refuse pour nous, alors que ce syndicat apelait à ne pas les recruter, à faire obstacle à leur présence dans les écoles... Du grand art en matière de démagogie !
Quand au "faudrait pas leur donner leurs voix aux élections", c'est en gros l'analyse du SNE. "C'est la faute aux vilains électeurs ! Surtout ne recherchons dans nos rangs, dans notre pratique, dans notre action ou notre inaction aucune raison ayant poussé les collègues à ne pas nous apporter leurs voix !" En gros, à te suivre, lorsque le vote ne correspond pas à tes voeux, il faudrait élire un nouveau peuple ?
Désolé, Pouk, mais les résultats d'une élection démocratique est un fait. Le président actuel ne me convient guère, mais il ne me viendrait pas à l'idée de traiter plus de la moitié des français de cons au seul prétexte qu'ils ont voté pour lui...
Pascal
"se mettre dans leurs mains", "être récupérés" ?
Pas de danger... On a toujours su, depuis nos débuts, rester libres et indépendants, et on ne risque pas d'évoluer sur ce qui est une ligne de force de notre association, sa capacité à rassembler les collègues au-delà des clivages idéologiques, politiques, syndicaux, des chapelles et des églises...
Après, ça n'empêchera jamais les soupçons teigneux ! Pour certains dirigeants du SNU, je ne serais qu'un dangereux facho, pour certains dirigeants du SNE, qu'un dangereux gaucho. Allez donc comprendre...
Quand à dire que le SE a commis une faute grave en signant le protocole, c'est un point que l'on partage, et on ne s'est jamais privé de le leur dire. Mais ce n'est pas un crime, c'est pire, c'est une erreur...
Erreur de s'être cantonné pendant des années à une grève administrative qui ne servait à rien (dans certains départements, elle a été suivie de 1995 à 2006 !)
Erreur de n'avoir jamais voulu dépasser le seul cadre de la fonction actuelle et de s'être refusé d'oser le mot de "statut"...
Erreur de s'être acoquiné en la matière avec le SNUipp qui soutenait les dirlos comme la corde soutenait le pendu...
Erreur que de n'avoir pas plus et mieux communiqué, dit la vérité sur le délitement progressif d'une grève administrative qui n'était plus suivie, au mieux que par 10 % des dirlos...
Par contre, après la signature du protocole, que dire de la position du SNUipp, qui a envoyé sciemment des collègues dans le mur, avec pour conséquences plusieurs centaines de retraits de salaire ?
Ce syndicat a prétendu maintenir seul la grève administrative, alors qu'il savait que cette action était vouée à l'échec. Et ce n'est pas simple propos en l'air de ma part, mais simple lecture de la prose du SNUipp lui-même, témoin cette enquête qu'il avait réalisé à l'époque au niveau national, enquête dont il s'est bien gardé de communiquer dessus
Commentaire n°29 posté par thierry fabre le 09/09/2009 à 12h55
Alors, le SE a commis une faute ? Oui, sans problème...mais le SNUipp a commis une forfaiture, et c'est pire...
Thierry fabre
D'où ce énième bis...
"... L'enquête en question
http://www.snuipp94.com/MEDIA/PDF/Enquete%20direction_fonct.pdf
le SE a commis une erreur ? D'accord...
Mais le SNU a commis une forfaiture...
Thierry fabre"
Ce syndicat a prétendu maintenir seul la grève administrative, alors qu'il savait que cette action était vouée à l'échec. Et ce n'est pas simple propos en l'air de ma part, mais simple lecture de la prose du SNUipp lui-même, témoin cette enquête qu'il avait réalisé à l'époque au niveau national, enquête dont il s'est bien gardé de communiquer dessus
Quelle est cette anquète ? Je n'en ai jamais entendu parlé
Dans le 56, j'y ai laissé deux jours de salaire.
Marc GAUDEL
Il s'agit en fait d'une enquête interne, réalisé par le Conseil National du SNU auprès de ses sections départementales. Sa section du val-de-Marne l'a diffusé sur son site. Grâces soient donc rendues à son honnêteté...
Ca a été fait en décembre 2006. On y trouve, par exemple que, si sur le département du Morbihan, le SNU estimait la grève administrative suivie à 50 %, il ne comptabilisait que 20 % dans le Finistère, 10 % dans l'Ille-et-Vilaine, aucun chiffre dans les Côtes d'Armor... Etc... Etc...
Le même SNUipp qui, dans le même document, avouait " qu'il n'y a pas de réel recours juridique possible face au retrait du trentième pour service non-fait"
Erreur totale du SNU, qui doit avoir des conseillers juridiques chèvres: un collègue du Var a finalement obtenu gain de cause au Tribunal Administratif en Juin dernier (cf Bouteille de fin d'année)
Et petite crapulerie minable du SNU, qui a envoyé des collègues dasn le mur, se faire sanctionner, perdre des journées de salaire, alors qu'il savait très bien que c'était perdu d'avance, la grève administrative n'étant plus l'affaire que d'une infime minorité de collègues. Collègues que l'on a balladé et sacrifié sur l'autel du pilitiquement correct syndical. Lorsque, sur la Drôme, par exemple, la grève administrative n'était plus suivie que par 15 dirlos sur 442, continuer à la promouvoir ne pouvait se comprendre qu'à deux seules raisons:
- soit les dirigeants du SNUipp étaient bêtes
- soit ils envoyaient les collègues au casse-pipe sciemment
Et je n'ai jamais eu l'impression que les dirigeants du SNU étaient bêtes...
Thierry Fabre
Mon propos s'adressait surtout aux non syndiqués , déçus et mécontents qui fréquentent certainement ces forums sans pour autant " franchir le pas " de rejoindre tel ou tel. A ceux-là je dis impliquez-vous pour grossir les rangs de ceux-qui-pensent-autrement sur la direction d'école.
Ma position sur le SE et le Snuipp est différente: de ma province, , on a subi le protocole et les rares dont je fais partie qui refusent encore les EVS doivent tous les ans batailler ferme pour ne pas se les voir imposer. Grosse rancoeur, surtout si on se souvient que ce syndicat fut le permier à soulever le sujet de la direction d'école.
Je ne parle même pas du Snuipp dont l'hypocrisie sur ce sujet n'a d'égal que l'inanité de sa " proposition" de CDMD, qu'eux-mêmes sont incapables de détailler!
Alors la main tendue, oui, mais les années passent, les déclarations de principe se succèdent, les groupes de travail ou commissions de tous poils aussi et le dossier fait toujours partie de ceux que l'on renvoie à l'année suivante. J'appelle cela de l'enfumage. sans flagornerie aucune de ma part, vous avez fait à quelques uns plus avancer le combat pour une direction reconnue que le SE ( pour ne citer que lui) depuis 15 ans! Triste constat pour eux et preuve de leur manque de motivation, voire de leur force de blocage.
Alors lorsqu'on dîne avec des diablotins, on se munie d'une cuillère à long manche, mais ça je pense que tu y as pensé!
Faut arrêter de dire que "le SNUipp a envoyé les collègues au casse-pipe sciemment". C’est d’un ridicule !
Qui peut le croire ?
Quand on se lance dans une action, on sait qu’il y a des risques. C’était le cas avec la retenue des enquêtes 19 puisque la signature du protocole entraînait, de facto, la fin de la grève administrative.
Le problème est complexe car au vu des réactions indignées et nombreuses, on pouvait espérer une reprise de l’action qui s’étiolait, c’est vrai.
Faut savoir que dans de nombreux départements, le SNUipp ET le SE ont fait des déclarations communes aux IA en CAPD pour demander la levée des menaces de sanctions et des sanctions quand elles étaient déjà prononcées. Action commune, je le rappelle.
Faut aussi savoir que cette action a été couronnée de succès dans certaines académies, l’IA ayant renoncé à sanctionner. Tout cela doit être compris dans le contexte de l’après-signature du protocole."C'est pas moi, M'sieu l'agent, je vous l'jure, c'est un voleur qu'a mis ça dans ma poche !"
Pitoyable, Théo...
Et à reprendre tes tristes couenneries:
"c'est ridicule" ?
C'est vrai, c'est d'un ridicule ! Ridicule achevé que de prétendre que la poursuite de la grève administrative pouvait déboucher sur autre chose que des sanctions. Je te rappelle que l'enquête menée par le SNUipp au niveau national, portait sur la participation à cette action, APRES la signature du protocole. Ton syndicat savait donc parfaitement qu'elle n'était pas suivie. Il l'a continuée pourtant, envoyant ainsi sciemment les collègues dans le mur...
" Qui peut le croire ?"
Quiconque s donnera la peine de lire ce document interne du SNUipp... Bon, pour les mal-voyants et les mal-comprenants, ce sera plus difficile. mais les mal-voyants auront une excuse...
" La signature du protocole entrainait, de facto, la fin de la grève administrative"
Mensonge: le fait qu'un syndicat signe un accord et renonce à une action n'empêche en rien un autre syndicat de la continuer, légalement. Mais, moralement, le fait de la faire perdurer alors que l'on sait très bien qu'il n'y a aucune chance est une saleté, pas autre chose...
"quand on se lance dans une action, on sait qu'il y a des risques"
Exact, Théo, sauf que ceux qui envoient les autres à l'action n'ont pris aucun risque et bien peu d'entre eux, les gros malins, ont été sanctionnés. "Armons-nous et partez", c'est le discours qu'a tenu à l'époque le SNU, le discours de tous les bellicistes qui ne prennent jamais de risques, eux... Au fait, Théo, quand il y a une grève qui tombe le jour de ta décharge syndicale, tu l'envoies au ministère, ta journée de paie ?
Facile donc pour tous les Théo du monde, eux qui ne sont pas dirlos et s'en gardent bien, d'ailleurs, que de nous envoyer au casse-pipes.
Il y a des risques, c'est sur, mais pas pour eux...
Thierry fabre
Merlin, j'adhère à 100% :
"les déclarations de principe se succèdent, les groupes de travail ou commissions de tous poils aussi et le dossier fait toujours partie de ceux que l'on renvoie à l'année suivante. J'appelle cela de l'enfumage"
Pas d'autre mot, c'est de l'enfumage.
Aucune différence sur le fond entre le SNUipp et le SE-Unsa en ce qui concerne le statut du directeur. La seule différence, c'est la façon de le dire, pour le premier, ou le taire pour le second.
Le SE joue plus finement. Il sait qu'il a intérêt à faire oublier l'épisode du protocole pour mieux se faire pardonner, avec le temps. Il caresse donc les dirlos dans le sens du poil, essaie de renouer le dialogue, ne s'avance plus guère ouvertement sur les questions qui fâchent (statut, EPEP) mais il n'en demeure pas moins aussi hostile à un statut que le SNUipp qui, lui, n'hésite pas à monter au créneau.
Je pense que le SNUipp joue la carte du nombre : les adjoints 6 ou 7 fois plus nombreux que les dirlos. Sa stratégie est payante pour l'instant (cf score aux élections pro).
Alors, oui, Merlin, c'est de l'enfumage. Et d'accord avec Pascal pour ne pas se faire récupérer.
Hé garçon, dans mon département, Snoopy écrit en toutes lettres dans son tract que les directeurs ne doivent pas renseigner Base-élève. Mais pas un mot sur le risque de sanction, à savoir retrait de salaire ou même retrait de fonction comme c'est déjà arrivé dans d'autres départements. Ah mais j'oubliais, nous les besogneux, on ne sait pas lire entre les lignes. Suis-je idiot !
Une pratique bien française si l'on en croit un homme politique bien de chez nous qui déclarait qu'en France, lorsqu'on souhaitait enterrer un dossier, on créait une commission. Et c'est vrai que régulièrement ceux qui s'endorment au bout de quelques jours sur le dossier "fonctionnement et direction d'école", nous le ressortent tout aussi régulièrement, avec des clameurs bien intentionnés...disent-ils !
"on renvoie à l'année suivante." : éventuellement aux caldendes grecques !
Néanmoins, je trouve fort approprié le terme "enfumage" employé par nos deux collègues plus haut. L'analyse de PouK quant au SE rejoint la mienne. Je ne crois pas, je ne crois plus si j'ai pu y croire un jour, à l'honnêteté du système syndical, et j'utilise le mot "système" à dessein.
C'est évidemment fort regrettable, car je crois à la nécessité d'une représentation. Je connais aussi au moins UN responsable syndical local que je sais profondément sincère, même si'l se trompe à tout bout de champ. Mais deux syndiqués ensemble ne sont plus capables de raisonner, dix ensemble déraisonnent, tous ensemble font n'importe quoi.
Je continue donc à vouer aux gémonies toutes ces organisations syndicales, plus ou moins représentatives, et toutes enfoncées dans l'illusion.
> si nous 'militons' dans une association de professionnels, hors syndicats, c'est que nous pensons que la reconnaissance de notre métier est une revendication 'transversale', qui va au-delà des positionnements syndicaux.
La preuve, le nombre de directeurs syndiqués adhérents aux GDiD.
> si nous militons pour voir reconnaître notre métier, c'est pour vaincre les réticences et convaincre les opposants.
Et au départ, arriver avec un statut du dirlo comme bannière, c'était pas gagné!
> pour y arriver, bien sur qu'il faut d'abord compter sur nous les dirlettes et les dirlos, mais faudra aussi trouver des 'partenaires'.
Et vu l'hostilité du départ, il y aura de forte chance de voir
Il n'est donc pas question de 'politique de la main tendue', ni de danger de se faire avoir (comment?).ni de danger de nous faire enfumer... Juste de fructifier notre audience de plus en plus grande.
> Le travail avec l'ADEV et très prometteur.
> avec le SE, c'est autre chose.
Il dis que la question de la direction sera posée lors de leur congrès.
On a assez entendu que c'est les mandats donnés par les congrès qui guident les actions syndicales.
Le SE nous dis vouloir bosser avec nous le sujet. On leur répond d'aller se faire voir?
Qu'importe leur intention, nous avons les nötres.
On peut raisonnablement penser, que sur la direction seul (SEUL!) le GDiD à un projet et un discours aboutit et cohérent, et que le pragmatisme (même syndical) commande aussi aux syndicats...
Je ne vois pas l'intérêt de faire rentrer le loup dans leur bergerie...
Dans les faits , ce n'est plus la même chanson. Les 60h ? surtout pas de temps pour les dirlos ou alors au compte-goutte. La Hors classe? pas pour les dirlos, ça serait pô juste.Base élève? on laisse le système se mettre en place en dénonçant uniquement le champ "Rased" puis une fois BE ayant une ampleur nationale , on crie au scandale... mais jamais on a demandé de fournir un logiciel "école" pratique et fonctionnel à chaque dirlo....
alors, il y a les discours, la brosse à reluire et les faits! Ceux-ci sont têtus et font mal. Il est temps de leur dire aussi " discuter OK mais on veut aussi des actes forts en direction des dirlos. Peut-être un moyen de renouer le dialogue avec l'ensemble de notre profession.
Je ne suis pas encore revenu sur ce blog depuis la rentrée. Beauoup de boulot dans ma petite école, mais comme tous les collègues.
Je lis des petites choses qui me font réagir en tant qu'adhérent du SE (je rappelle que je n'y exerce aucune fonction).
Plusieurs commentaires sont durs, je trouve.
N° 34 - Merlin
"lorsqu'on dîne avec des diablotins, on se munie d'une cuillère à long manche"
N° 37 - Pouk
"Il caresse donc les dirlos dans le sens du poil"
Très honnêtement, je ne reconnais pas mon syndicat dans le tableau qui en est dressé. Certes, il ne va pas au bout de la logique qui consisterait à une reconnaissance pleine et entière des directeurs (j'y suis favorable, à titre personnel, et je ne manque pas de le dire dans les réunions auxquelles j'assiste), mais il n'est pas acceptable de dire que le SE ne se préoccupe pas de nos problèmes et qu'il ne cherche pas à les solutionner.
Je rappelle que la décharge accordée aux collègues ayant 4 classes, c'est grâce à son action. Tout comme les revalorisations successives (même si elles sont insuffisantes) de l'ISS. Les EVS tant critiquées mais tellement appréciées par la suite, au point d'être réclamées par des dizaines de milliers de collègues, idem.
Ces principaux points, les plus marquants, sont tout de même la preuve que le SE ne se désintéresse pas de nos conditions de travail.
Dans l'ensemble, je pense que les collègues s'en rendent compte avec le recul et reconnaissent le bienfondé de son action. Mieux vaut tard que jamais. Beaucoup font maintenant la différence entre l'attitude négative du SNUIPP et celle constructive du SE.
Et rares sont ceux qui ont une position aussi négative que Pascal (commentaire 40) qui écrit : "Je continue donc à vouer aux gémonies toutes ces organisations syndicales, plus ou moins représentatives, et toutes enfoncées dans l'illusion". C'est pathétique.
Merci Pierrot de tenir un langage plus positif, plus raisonnable et plus représentatif des dirlos.
Entièrement d'accord avec ton commentaire merlin, et on a toujours été sur cette ligne: nous avons été les premiers à dénoncer, et avec virulence, le protocole, les décharges par des PE2, les EVS...
) pour élaborer un texte à leur congrès et avoir les mandats nécessaires afin d'engager d'éventuelles actions.
) avec un seul objectif: la reconnaissance du MÉTIER de directeur d'école.
Il n'est pas question de 'brosse à reluire', ce n'est pas le problème.
Le SE ne demande pas de texte cosigné, ni d'engager une action commune, plutôt une 'expertise' (
Travailler ensemble sur un sujet que l'on maîtrise.
> donc, on y va, naturellement, avec la force de nos convictions, serein et conscient des forces en présence (qui ont évoluée
Quelle belle perspective.
Comme d'habitude avec la "pensée" au ras des paquerettes...
Comme d'habitude avec le courageux anonymat des corbeaux de service...
En plus, tu te caches derrière Molière, comique ? Relis-le, en particulier le Tartuffe: "certaines langues ont toujours du venin à répandre"
Thierry Fabre
Et inutile d'en rajouter dans l'invective, j'ai déjà connu ici, à titre personnel, tellement d'insultes parce que je ne pense pas comme vous, que la plus petite pique ne me chatouille même plus (ou alors ayez un peu d'imagination, crotte!). Attention, en revanche: je peux avoir la langue cruelle face à eux qui n'ont pas assez de neurones pour penser seuls et ont besoin d'un syndicat pour ça.
Cedric58 , j'ai bien lu tes arguments: décharges, indemnités, EVS, on pourrait ajouter vade Mecum pour ne rien oublier...
Avancées modestes ( tu le reconnais toi-même) mais réelles. Un oubli cependant: en échange de quoi?
La fin de la grève administrative et la signature du protocole. Pas rien. Autrement dit , des décharges précaires ( PE2), des emplois précaires ( EVS), 30 euros( de mémoire) pour enterrer le combat de plusieurs années. Le protocole a sonné le glas de l'espoir pour les dirlos d'avoir une réelle et tangible reconnaissance de leur métier. Résultat, personne n'est content ( les décharges disparaissent au gré des mesures de carte scolaire, les "licenciements "d'EVS en fin d'année désespèrent les dirlos auxquels on refuse le droit de recruter mais qu'on laisse en première ligne pour annoncer la fin du contrat, et sur le plan financier, pas de quoi jouer en bourse....( tant mieux peut-être) . Je ne pense pas que ce bilan soit si positif que ça et il nous promet quelques bonnes années de galère quand on voit l'enthousiasme de ton syndicat à se saisir de nos revendications. Mais comme l'espoir fait vivre, peut-être les mois à venir me donneront-ils tort, tu ne peux pas savoir comme je le souhaite!
Dans mon commentaire N° 7, je faisais allusion à ce qu’on pouvait lire entre les lignes de ce rapport. Que n’avais-je dit !!
Et pourtant, sur le site "Quelle école pour demain ?" Il est également fait allusion clairement à ce que laisse dans l’ombre le rapport de l’IGEN. Il en va toujours ainsi : un rapport énonce ou dénonce certains points. Ce qui signifie, qu’en fait, il donne des pistes de réflexion qu’il faut parfois décrypter.
Titre :
Réformes 2008-2009 : ce que l’Inspection Générale en dit, et ce qu’elle ne dit pas.
Saluons cette volonté de transparence et de suivi.
Cependant, les inspecteurs généraux disposant d’une indépendance toute relative vis-à-vis du Ministère de l’Education Nationale, on ne sera pas surpris de trouver dans cette note un ton général très modéré, voire souvent élogieux concernant les réformes entreprises dans les écoles.
Et nous retrouvons un paragraphe traitant du cas des directeurs…
Statut du directeur
La question est clairement posée p18 : toutes ces réformes ont considérablement alourdi la part administrative du travail des inspecteurs et des directeurs... Le temps nécessaire pour faire appliquer l’amas de nouvelles directives s’est alourdi, au détriment du pilotage pédagogique.
Donc, les directeurs doivent pouvoir alléger la charge de travail des inspecteurs dans leur rôle de roue de transmission de la volonté du ministère, d’autant que, quoiqu’on dise, il reste tout de même, des récalcitrants, qui font la grève du zèle, voire, affichent une résistance ouverte cette philosophie de la performance mesurable.
La nécessité pour les directeurs de parvenir à un consensus avec les collègues est considéré comme une perte de temps insupportable. La solution ? Créer de EPEP de 10 à 11 classes, avec un chef d’établissement recruté comme un principal de collège : pas besoin en effet d’être enseignant pour avoir la fonction de transmission efficace des directives ministérielles. Les petites écoles notamment rurales disposeront d’un chef d’établissement localisé ailleurs, ce qui peut éviter bien des relations désagréables avec les collègues et les parents...
Du commentaire sur du commentaire qui ne nous donne rien, ni "pistes de réflexion" (c'est ce que tu cherches Théo ? pour l'instant tu ne nous en as pas fourni beaucoup) ni lumières nouvelles sur ce que tout directeur normalement constitué et au charbon tous les jours, sait, expérimente et vit lourdement...
On découvre que des tâches de l'IEN sont renvoyées sur les directeurs ? La belle affaire !
Que ces mêmes directeurs se voient bombardés d'enquêtes, tableaux, statistiques à rendre (dans les plus brefs délais, s'il vous plaît !!!) : aussi nouveau que le monstre du Loch Ness...
Bref, rien de bien nouveau dans "l'école pour demain" pour ceux qui triment dans celle "d'aujourd'hui"..
Tiens ! d'ailleurs ! c'est une nouvelle journée qui commence...