Un marronnier en journalisme est un article d'information de faible importance meublant une
période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible.
Les syndicats majoritaires (SNUipp et SE-Unsa) nous ont habitués à lancer ou relancer le débat sur la
direction d’école. A cette rentrée 2009, le SNUipp revient sur le sujet et lance sa petite complainte qui pourrait s’apparenter à la définition du « marronnier ».
Alors, cet article syndical sur la « demande d’ouverture de négociations sur la direction et
le fonctionnement de l’école », un nouveau marronnier ?
Probablement. Cependant, nous ne le traiterons pas comme tel et accorderons crédit à ce
syndicat de sincèrement vouloir rouvrir les négociations sur le métier de directeur d’école.
Sans illusion, certes, mais pour mieux surveiller les éventuelles discussions que ce syndicat pourrait ouvrir
avec le nouveau ministre pour parvenir à ses fins qui, nous le savons, ne sont pas favorables aux directeurs. En effet, le SNUipp n’a pas renoncé à imposer « la reconnaissance
institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de décision ».
Comme nous le faisons régulièrement, nous avons décidé de retranscrire, dans son intégralité, le texte du
SNUipp concernant la direction.
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La nouvelle organisation de la semaine, la mise en œuvre de l’accompagnement
éducatif ou des stages de remise à niveau ont complété la liste de plus en plus longue des tâches des directeurs et directrices d’école. L’annonce de l’augmentation des indemnités de
sujétions spéciales et le report de l’étude de la proposition de loi sur les EPEP, s’ils sont des signes positifs de la reconnaissance d’une véritable activité syndicale nous laissent pourtant
sur notre faim. L’ouverture rapide de négociations sur la direction et le fonctionnement des écoles reste d’actualité.
D’autant que le renouvellement des personnels EVS, arrivés au terme de leurs
possibilités contractuelles, ne sert pas la continuité de l’aide administrative et que la réforme de la formation des maîtres laisse en suspens la question des décharges des directions d’école
de quatre classes.
Les réformes confirment le rôle primordial du conseil des maîtres et la
place centrale des directeurs et directrices d’école de par leur mission d’animation de l’équipe pédagogique. L’autoritarisme qui s’est manifesté en certains endroits pour imposer ces
réformes se sont traduit par des sanctions à l’encontre de celles et ceux qui s’y opposaient. Des directeurs et directrices qui ont refusé d’entrer dans base élèves subissent des retraits de
salaires et/ou sont empêchés d’exercer les fonctions de directeur d’école. Le SNUIPP exige la levée des sanctions.
Au titre de leur contribution à l’organisation et à la coordination de l’aide
personnalisée, chaque directeur peut bénéficier d’une décharge, mais cette mesure reste très insuffisante. Les décharges nécessaires vont d’une demi-journée hebdomadaire pour les écoles à
classe unique à une décharge complète à partir de 10 classes. Les suppressions de postes, notamment de stagiaires, ne vont pas dans le sens d’une amélioration de la situation des décharges de
direction.
Si le SNUIPP se félicite du retrait de la proposition de loi sur les EPEP de
l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée Nationale, il n’exclut pas une réflexion sur l’évolution du statut des écoles et revendique le renforcement des prérogatives du conseil des
maîtres.
Depuis l’année 2000, l’indemnité de sujétion spéciale a été multipliée
par quatre pour les écoles à classe unique (de 350 euros à 1500 euros) et par plus de deux pour les écoles de 10 classes et plus (de 800 euros à 1900 euros). En 2003, le Ministère a répondu à
notre demande de mise en place d’une indemnité unique indépendante de la taille de l’école. Les mesures annoncées en septembre dernier réintroduisent un élément de différenciation avec
l’apparition d’une part variable (de 200 à 600 euros selon le nombre de classes).
Pour le SNUIPP, cette augmentation ne peut compenser la faiblesse des moyens
attribués à la direction et au fonctionnement de l’école. D’autant que les personnels chargés de l’aide administrative à la direction connaissent chaque fin d’année scolaire, l’incertitude de
la non reconduction de leurs contrats, voire de leur poste.
C’est pourquoi le SNUIPP maintient sa demande de pérennisation des emplois de
vie scolaire sous la forme d’emplois stables et statutaires permettant de reconnaître les spécificités de leurs missions.
L’école et la réussite de tous les élèves sont au carrefour des préoccupations
des enseignants et des familles.
La fonction de directeur et directrice doit être mieux reconnue, les
missions clarifiées et la charge de travail allégée. C’est pourquoi nous réitérons notre demande d’ouverture de négociations sur la direction et le fonctionnement des
écoles.
Pour la direction et le fonctionnement de l’école, le SNUipp
demande :
• du temps supplémentaire de décharge pour la direction et le fonctionnement de
l’école
• la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de
décision ;
• une définition claire des tâches demandées et un allègement significatif de
celles-ci ;
• une revalorisation des bonifications indiciaires des directeurs d’école et
une amélioration des rémunérations ;
• la création de postes administratifs et des emplois
statutaires
• une réelle formation relative à la prise d’un poste de
direction ;
Indemnité Direction d’école
L’arrêté fixant les modalités de l’augmentation de l’indemnité de charge
administrative est paru.
L’arrêté du 12 septembre 2008 a fixé les nouvelles modalités et les nouveaux
montants de l’indemnité de sujétions spéciales attribuée aux directeurs d’école.
Cette indemnité se compose dorénavant d’une part fixe commune à toutes les
écoles et d’une part variable liée à la taille de l’école :
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Nombre de classes de l’école
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Part fixe
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Part variable
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De 1 à 4 classes
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1295,62 € (107,97 € / mois)
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200 €
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De 5 à 9 classes
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1295,62 € (107,97 € / mois)
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400 €
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10 classes et plus
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1295,62 € (107,97 € / mois)
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600 €
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La part fixe est versée mensuellement (soit 107,97 € brut par mois), la part
variable payée en une seule fois au cours du premier trimestre de l’année scolaire.
L’indemnité est majorée de 20 % pour les écoles en
ZEP.
Une réponse qui reconnait que rien n’est réglé.
La réponse attendue sur la question de la direction d’école est loin de
pouvoir se limiter à cette indemnité. Le dossier reste donc entier.
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Comme nous le voyons, cette fois, le SNUipp utilise les mots tabous « directeur » et
« directrice ». Il évoque « la liste de plus en plus longue des tâches des directeurs et directrices d’école ». Il reconnaît que les directeurs ne
disposent pas d’une décharge suffisante pour « leur contribution à l’organisation et à la coordination de l’aide personnalisée ». Pour la première fois, sans doute, le
SNUipp estime que « la fonction de directeur et directrice doit être mieux reconnue, les missions clarifiées et la charge de travail allégée ». Dont acte.
A quand la prochaine étape qui conduira ce syndicat à transformer l’essai et à réclamer la reconnaissance
de la fonction par un statut ? On peut l’imaginer puisque le SNUipp « n’exclut pas une réflexion sur l’évolution du statut des écoles »… On se pince pour
s’assurer qu’on ne rêve pas…
Mais il faut vite déchanter car ces belles formules sont, hélas, suivies d’autres qui, elles, ne
trompent pas sur les véritables aspects de la réflexion menée par les responsables syndicaux. Ils le clament ouvertement : leur volonté reste inchangée. Il s’agit bel et bien de
déposséder les directeurs de toute forme d’existence réelle en revendiquant « la reconnaissance institutionnelle du conseil des maîtres comme instance de
décision ».
Le SNUipp n’a pas varié d’un iota dans sa volonté d’imposer cette réforme à la profession qui non
seulement ne le demande pas mais n’en veut pas.
Les responsables de ce syndicat font preuve d’une idéologie d’un autre temps et seraient bien inspirés
de prendre le pouls des salariés qu’ils sont censés représenter.
S’ils ne veulent pas continuer à se couper un peu plus encore de la base, nous ne saurions trop leur
conseiller de relire les résultats de l’enquête IFOP commandée par le GDID en 2006. Cette enquête, bien que datant de trois ans, reste complètement d’actualité comme le confirment les
nombreux rapports qui s’entassent sur le bureau du ministre.
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Ces réserves faites, je tiens à vous remercier d'avoir publié le texte dans son entier. Il montre que, contrairement à ce qui est souvent écrit sur ce site, le SNUipp-FSU n'abandonne pas les collègues directeurs.
Nous rappelons nos demandes de temps (décharges), d'augmentation de la rémunération et d'éclaircissement des missions. Nous insistons également sur la nécessité de pérenniser les personnels chargés de l'aide administrative.
Sur tous ces points, le SNUipp-FSU a pris en compte l'évolution des tâches accomplies par les collègues.
Mais oser écrire "il est difficile voire impossible de convaincre des collègues qui ont leur idée bien arrêtée sur le sujet et qui ne veulent pas en démordre", c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité! Il n'est pire sourd...
Si l'homme né bon , la trop longue fréquentation des salles de classes le rend parfois sceptique sur la nature humaine. Y'a ka il faut qu'ont ... allons y plutôt va y !
Je suis sur le pont depuis 10 jours ( stage RAN compris ) et j'en suis à 3 réunions sur la grippe cochonne et tout le reste ... ( merci les collègues qui boycottent base élève et qui m'oblige à entrer manuellement les données sans compter les non radiés... ) et c'est aujourd'hui mercredi veille de rentrée à 17h30 que j'ai colé mes étiquettes sur les cahiers du jour . Bien seul dans cette école de 8 classes. Je ne me plains pas j'suis dirlo c'est pour en c....
Alors oui aux soviets pédagogiques mais à condition que le conseilleur soit le payeur.
Un homme politique prétendait à juste titre que lorsqu'un gouvernement voulait se débarrasser d'un problème, il créait une commission ; d'autres dans le même objectif créent des "réflexions", assez curieusement sur les mêmes points inlassablement répétés depuis des années, contradictoires sur bien des points dont au moins sur un plan essentiel (le directeur et le conseil des maîtres décisionnaire, véritable serpent de mer...)
Les rentrées se suivent et se ressemblent...
Et bégayer!
- je ne te remercie pas de tes remerciements, ce site étant totalement autonome de notre association... Si remerciements il y a donc à faire, ce serait plus à l'auteur de ce blog.
- Je te remercie par contre d'avoir ajouté un nouveau néologisme politiquement correct à une liste déjà longue. On connaissait déjà le bien tarte "collègue chargé de la direction", pour éviter le mot tabou "directeur". A l'heure où tes instances nationales évoquent enfin ce mot, tu viens nous exposer la pesante "pérenisation des personnels chargés de l'aide administrative" C'est donc si difficile que ça de reconnaître que ton syndicat demande un statut pour les EVS, statut qu'il refuse aux collègues dirlos ?
- Quand à savoir si ton syndicat nous abandonne ou non, s'il prend en compte ou pas les demandes des directrices et directeurs d'école, il n'est qu'un seul constat qui puisse y répondre. Le débat se passe ici, sur ce blog, le débat se passe ailleurs, sur le site du GDID. Où se trouve le forum, la liberté de penser et de s'exprimer, la parole libre et non confisqué, au sein de ton syndicat ?
- Dans son forum ? Y'en a pas...
- Dans sa presse ? Pas plus...
Au siècle dernier, un certain avait énoncé "Que cent mille bouches s'ouvrent" . Il serait sérieusement temps de vous convertir au maoisme, par chez toi, mon bon Dédel...
Thierry Fabre
je viens de lire l'article du SNUIPP et j'ai quelques petites précisions (ou rectifications) à faire.
Dans le Rhône, les PE2 assurent aussi la décharge des écoles à 5 classes. Ce qui n'a aucunement été un progrès puisque ces écoles bénéficiaient déjà d'une décharge d'une journée par semaine. Directrice d'une école à 5 classes, je peux vous assurer y avoir vu une régression (inadéquation des dates de prise en charge de la classe par les PE2 donc des semaines sans remplaçant, stages en responsabilité pendant lesquels le PE2 était remplacé, ou non, et parfois jusqu'à 11 ou 12 remplaçants sur l'année pour boucher les trous !).
Mais pas un seul de nos chers syndicats n'a bougé.
Quand aux aides administratives, les branches 2d de ces mêmes chers syndicats avaient donné pour consigne aux principaux des collèges de ne pas signer les contrats d'EVS. Alors, si c'est pour entendre pleurer nos collègues syndicalistes maintenant sur le sort des ses pauvres directeurs qui ne vont plus bénéficier d'aide, laissez moi ricaner. Beaucoup d'école n'ont eu ni EVS pour la direction, ni même pour l'accompagnement des élèves handicapés.
C'est peut-être la rentrée imminente qui me rend d'humeur amère mais ...
Bonne rentrée à tous ceux qui liront ce courriel.
A ce propose Dédel, il faut au moins te reconnaître le courage d'employer le pronom "nous" lorsque tu cites ton syndicat : au moins tu assumes, et ça, c'est déjà pas mal. Après, que tu persistes à promouvoir la marotte du CMD , libre à toi : cela prouve simplement que toi et ton syndicat ne comprenez pas grand chose à la direction d'école. Pour Snoopy, tout le monde doit avoir un statut : EVS, AVS, psycho scolaire, membre du RASED, conseiller péda... mais surtout pas les crétins qui gèrent le quotidien des écoles. Ah non, eux ils sont méchants, dangereux, tyranniques, limite fascistes : le directeur ne doit pas être un supérieur hiérarchique mais au contraire un INFERIEUR hiérarchique, celui que l'on peut tailler et corvéer à merci, sur qui tout repose en terme de responsabilité et sur qui on peut taper en cas de problème. Mais lui octroyer la possibilité de pouvoir dire à un moment "c'est comme ça que ça fonctionne", alors là non.
Ce qui est pénible, c’est qu’on s’en prend toujours à ceux qui font quelque chose. A côté de ça, vous avez des organisations qui sont muettes, immobiles, incolores et comme on ne les entend pas, on ne les critique pas.
Un exemple : la FSU avait invité le SE et le Sgen à une réunion intersyndicale le 28/08. Nos collègues ont décliné l’invitation. Le SE parce qu’à la rentrée le moment est mal choisi pour une action. Le Sgen idem. Résultat, les seuls qui se bougent en prennent plein la pipe ! Aux inactifs, pas le moindre reproche...
C’est comme ça, on n’y peut rien ! En tout cas, ça ne va pas nous empêcher de lutter pour un meilleur fonctionnement de l’école.
Justement, pour donner à l’école les moyens de ses ambitions, le SNUipp lance trois jours pour l’école du 8 au 10 septembre lors des ajustements de rentrée de la carte scolaire du primaire (enquête sur les besoins, symbolique des places manquantes en maternelles, rassemblement, réunions des personnels, actions EVS ou Rased…)...
Le problème est de pointer les incongruités des uns et des autres, et notamment le chiffon rouge du statut des directeurs agité pour présenter ensuite le cdm comme la panacée alors que dans le meilleur des cas ce ne sera que cautère sur jambe de bois.
Quand à mettre en avant ceux qui font contre ceux qui ne font rien, alors là je rigole doucettement : que nous propose le SNUIPP ? D'installer quelques chaises vides dans une salle de classe (après la nuit des écoles) ? Symbolique. Inutile, inefficace, mais symbolique donc sympathique. De se rassembler à 10 ou 15 devant les IA pour crirer notre mécontentement ? Ouais, encore faut-il qu'il fasse beau. Et puis, va falloir crier fort pour passer les doubles-vitrages. Symbolique. Inutile, inefficace, mais symbolique donc sympathique. Des réunions au cours desquelles on criera "tous ensemble, tous ensemble". Et puis après ? Autre idée : une énième enquête : mais qui la remplira ? Ah oui ! le fameux cdm, ou plutôt le secrétaire soumis au cdm (le dirlo, quoi !)
Alors oui, vu comme cela, ce syndicat agit, mais hélas, comme à son habitude, il fait du vent. Les autres, ils ne vous suivent pas ? Ils ont peut être peur de se faire mettre dans le vent. Faire du vent ou ne pas faire du vent, that is the question.
Et puis pour terminer, un syndicat de l'Education qui lance trois jours pour l'école, je me demande pour quoi il agit le reste du temps : le réchauffement climatique, la grippe A, la reproduction des têtards en milieu aqueux dans le Bas-Limousin en automne ? Trois jours pour l'école, c'est peu sur une année scolaire, non ? Et s'il vaiat plutôt la bonne idée de faire une opération "3 jours pour les dirlos", ça aurait un peu plus de gueule quand même.
Il a été souvent demandé ici-même à Dédel ou d'autres ce qu'ils avaient fait ou proposé pour les directeurs d'école : nous attendons toujours la réponse....
"les seuls qui se bougent en prennent plein la pipe ! "
Le paradoxe est bien là : le syndicat majoritaire, qui se targue de l'être et qui donc aurait bien des moyens de "faire", ne fait rien (voir ci-dessus)
"trois jours pour l’école"
...et dans la liste qui suit, il manque justement certaines personnes ! Curieux, non ?
Allez ! on continue....
Quel progrès par rapport à un CDM " classique"? Cela nécessite-t-il un nouveau statut pour l'école support du CDMD? si oui lequel? avec quelle représentation institutionnelle?
On ( les enseigants) y gagnent quoi? On ( les dirlos) y gagnent quoi? ( on ne peut pas perdre puisqu'on se soucie de nous avec bienveillance).
Devinette: qui a dit : " protège moi de mes amis, mes ennemis je m'en charge..."
marronnier.. c'est le mot.. Le CMD dedel... Mais je le demande et redemande depuis un an et pas qu'à toi, au snui de mon coin (de bons copains au demeurant)...Mais comment çà marche concrètement??? Que fait le dirlo là dedans? quelle sont ses prérogatives? Je répartis demain les tâches dans l'équipe? Machin réunit le bureau des élections, Bidule s'occupe des budget? Truc des budgets? etc..
Je programme 10 réunions du CMD dans l'année pour régler les problèmes courants? Tu veux parler des conseils de maîtres? Les heures vont pas suffire!
A mon avis, il faudrait vraiment demander aux instit si ils veulent d'un CMD en leur expliquant qu'à la place du café de la récré, machin devra appeler le médecin scolaire car il gère les PAI et que bidule doit voir pour la photocopieuse car elle "m..."
"Les prérogatives du conseil de maitres à renforcer... " Mais d'accord... Mais ça veut dire quoi???
Franchement, j'en ai ma claque des mots creux qui ressemblent à si méprendre à ceux de l'IEN du genre... "Ya qu'a faire"..
Je mets, demain, je le promets, le CMD en oeuvre dans mon école si tu m'expliques ce que c'est, comment ca fonctionne et si l'équipe est OK. (vote en CMD)
Les publications sont nombreuses.. 10 pages sur le CMD, concrètes, et je mets à l'ordre du jour d'un CM. Si l'équipe est OK, j'applique.. Mais QUOI?
1 exemple.. Ma bagnole est en panne loin.. Je dois aller la chercher mercredi, mais j'ai réunion de dirlos.. Qui s'y colle dans l'école? Qui est le préposé aux réunions le mercredi dans le CMD?
che
Certains collègues devraient réfléchir avant de poster des commentaires anti-syndicats. Oh, bien sûr, nul n’est parfait mais attention de ne pas se créer un avenir bien plus dur.
Luc Cédelle le résume très bien :
Dans une vision politique de droite, beaucoup penseront : "bien fait !" ou "bon débarras !". C'est une opinion à courte vue, négligeant d'éventuelles et imprévisibles situations de crise qui, à défaut du rôle de régulateur et d'amortisseur joué par le militantisme syndical "historique", seraient l'heure de gloire de collectifs ou de coordinations imperméables à toute négociation. En somme, il pourrait, un jour, y avoir bien pire que les syndicats d'enseignants : pas de syndicats d'enseignants.
C'est ce discours que nous, soutiers ,nous ne supportons plus tout en pleurant devant le manque de perspectives à gauche et le projet libéral d'éducation de nos dirigeants.
C'est général d'ailleurs. Alors oui Dédel ton combat par principe est juste et louable mais arrête de scier la branche sur laquelle tu es assis car c'est vrai l'avenir serait terrible. Les dirlos ne sont pas des innocents et nous avons essayé au moins une fois le CMD. J'en garde encore la trace du coup de pied au cul lorsqu'il a fallut ramer genre on est avec toi.... de loin.
Tu agites maintenant (suite aux alarmes d'un pigiste fort respectable au demeurant) le spectre d'une "disparition" des syndicats qui laisserait le pouvoir (quel qu'il soit ?) libre d'agir à sa guise !
Grotesque ! Et on avalerait toutes ces couleuvres et on plierait nos revendications justes et légitimes parce qu'elles seraient contraires à la lettre des syndicats ! En un mot (je résume) : "Fermez vos gueules, on est là pour vous, si vous allez voir ailleurs, nous allons disparaître, plus d'anti-syndicalisme, etc..."
Ce n'est pas avec le taux de syndicalisation actuel qu'on peut se permettre de tels arguments ! Et comme le dit Grégoire, vous avez assez scié la branche sur laquelle vous êtes assis pur nous éviter ces pleurnicheries : l'ennui, c'est que vous avez entraîné dans votre naufrage, beaucoup de collègues !
Merci de nous éviter ce genre de scénario catastrophe : les directeurs en place et qui triment tous les jours savent, eux, la façon dont ils écopent le navire qui prend l'eau dans l'indifférence la plus générale...
Tu dois citer l'article TRÈS critique de Cédelle envers les syndicats, et pas seulement la conclusion.
à lire ici:
http://www.dirlo.org/GoogleTapSG_article_1133.html
Article qui résume tout ce que l'on dit ici depuis le début, et que tu n'entends pas.
Au fait, le CMD, c'est ce qui est sorti des ÉTATS GÉNÉRAUX?
Martine CHUZEL
Directrice Ecole Maternelle La Pibole GENAY
l'article de presse en entier donc (que n'aurait-on pas lu ici si un des "défenseurs du statut pour les dirlos" l'aurait écrit!)
Les grèves dans l'éducation nationale ? Un "rituel", moquait Xavier Darcos. Son successeur, Luc Chatel, sachant les difficultés qui se présentent devant lui, se garde de prononcer la moindre parole provocatrice. N'empêche : la causticité de M. Darcos touchait un point sensible, et l'actuelle rentrée est en train de le démontrer.
"Les collègues nous renvoient dans la figure ce côté rituel des journées d'action", constate Thierry Cadart, secrétaire général du SGEN-CFDT, très réservé vis-à-vis des mots d'ordre qui pourraient venir de la fédération syndicale majoritaire, la FSU. Mais même celle-ci, en cette rentrée, semble hésiter devant un obstacle inédit : annoncer une "action" pourrait ne pas être pris au sérieux.
Personne ne croit, dans l'éducation, que les syndicats auraient une capacité de mobilisation rapide. Pourtant, les motifs de mécontentement s'amoncellent, en premier lieu la poursuite des suppressions de postes, présentée comme inexorable par le nouveau ministre.
Les deux principales organisations de la FSU ont tenté, ces derniers jours, d'amorcer une mécanique syndicale classique. Le SNES, dans l'enseignement secondaire, a prôné "une initiative de type grève avant les vacances de la Toussaint". Le SNUipp, son homologue du primaire, avait laissé entendre qu'une réunion des fédérations de l'éducation pourrait se tenir le 28 août afin d'examiner les "perspectives d'action".
Non seulement les autres organisations ont fait la sourde oreille, mais la fédération UNSA-Education, par l'intermédiaire du Syndicat des enseignants (SE), a mis les pieds dans le plat. Son secrétaire général, Christian Chevalier, a estimé que "vouloir organiser l'action alors qu'on n'a pas encore rencontré nos collègues dans les établissements" n'avait "pas grand sens, surtout pour se retrouver à vingt manifestants devant chaque inspection académique". M. Chevalier a admis que le problème était, plus profondément, "la faiblesse du syndicalisme enseignant et la vision caricaturale qu'en ont les collègues". Pour enfoncer le clou, il a estimé, appelant de ses voeux une "adaptation", que "si le syndicalisme est perçu comme désuet, c'est peut-être qu'il l'est"...
Au-delà d'une querelle anecdotique, ces propos posent la question, déjà présente en filigrane au long des deux précédentes années scolaires, de la capacité du syndicalisme traditionnel à influer sur la réalité. Au rythme de deux ou trois par an, les "journées d'action" ont occasionné une participation intermittente de nombreux enseignants. De ce fait, les syndicats n'ont pu se prévaloir d'une montée en puissance suffisante pour impressionner le gouvernement. A chaque fois, celui-ci a laissé passer l'orage, ne modifiant (presque) en rien sa politique, notamment budgétaire.
Les dernières élections professionnelles dans l'éducation, en décembre 2008, ont pourtant montré, avec une participation de 62,6 %, en hausse de 2 points par rapport au précédent scrutin de 2005, que les syndicats d'enseignants restent représentatifs. L'essoufflement des protestations reflète plutôt le souci de ne pas perdre encore une journée de salaire et surtout de ne pas la perdre en vain.
La critique des actions syndicales comme autant de "coups d'épée dans l'eau" contribue à dissocier les enseignants entre une masse désabusée, de moins en moins disponible pour l'action collective, et une minorité tentée par des formes de protestation radicales, comme actuellement celle des "désobéisseurs", qui refusent ouvertement d'appliquer les réformes. Le climat social dans l'éducation entre dans une logique du tout ou rien. Celle-ci a une dimension manichéenne : pour de nombreux protestataires, le véritable programme politique du gouvernement, soigneusement masqué, est de "détruire" le service public. Comment, dans ces conditions, admettre l'idée de possibles compromis ?
De leur côté, entre le communiqué indigné mais sans impact et la journée de grève qui se retourne contre eux, les syndicats recherchent des chaînons intermédiaires, qui leur permettraient de hausser le ton progressivement. Çà et là, certains militants se livrent à des tentatives, pour l'instant peu concluantes, comme, en guise de grève, verser une journée de salaire à une organisation humanitaire. D'autres, avec plus de succès, s'appliquent à maîtriser la mobilisation "numérique" consistant à monter rapidement un blog ou une pétition sur Internet. Les 284 000 signatures obtenues par la pétition intersyndicale de défense des réseaux d'aide (Rased) à l'école primaire, lancée en octobre 2008, ont montré que cela pouvait payer.
Mais dans l'ensemble, les syndicalistes restent démunis. Dans une vision politique de droite, beaucoup penseront : "bien fait !" ou "bon débarras !". C'est une opinion à courte vue, négligeant d'éventuelles et imprévisibles situations de crise qui, à défaut du rôle de régulateur et d'amortisseur joué par le militantisme syndical "historique", seraient l'heure de gloire de collectifs ou de coordinations imperméables à toute négociation. En somme, il pourrait, un jour, y avoir bien pire que les syndicats d'enseignants : pas de syndicats d'enseignants.
...
Dans le monde merveilleux des bisounours, il est certainement mal vu de critiquer quoique ce soit. Mais dans le vrai monde, dans une démocratie qui se respecte, il est permis de critiquer la position ou des propositions d'une orgnisation quelconque (associative, syndicale, politique). Tu es peut être toi pour le cmd, c'est ton choix, ton droit et ta position est tout à fait respectable. Tu es peut être syndiquée au SNUIPP, là aussi c'est ton droit. Mais ne nous (et ne me) dénie pas celui d'apporter une critique à une proposition que JE trouve ridicule et que J'estime inapplicable et dangereuse pour l'Ecole de la République que je défends.
Maintenant, permets moi simplement de te psoer quelques questions sur le SNUIPP : directeur depuis 8 ans, et rangeant pour mes collègues toute la prose syndicale arrivant à l'école, il me semble que le simple mot de "directeur" a jusqu'à très, très, très récemment banni par le SNUIPP au profit des termes "direction", "personnel chargée de direction" et bien évidemment "conseil des maîtres décisionnaire". Me tromperai-je ?
Que propose le SNUIPP comme action (pas comme bla-bla) pour améliorer nos conditions de travail et de salaire ? Selon moi, nada.Me tromperai-je encore ?
Pour paraphraser Che, comment le SNUIPP propose-t-il de faire fonctionner leur cmd ? Personne ne le sait (même pas le SNUIPP, toujours selon moi). Me tromperai-je toujours ?
Le SNUIPP demande un statut pour tout ceux travaillant dans les écoles, à l'exclusion notable des directeurs ? Me tromperai-je encore et encore ?
Sur toutes ces questions qui ne sont pas des attaques mais des interrogations qu'enseignant syndiqué ou non peut légitimement posé à un syndicat (et donc a fortiori au syndicat majoritaire), je suis preneur de tes réponses.
Quand aux autres syndicats, je t'accorde très volontiers qu'on ne les entend pas sur la direction de nos écoles. Le SNUIPP au moins a une opinion, qui est la sienne, qui est respectable et avec laquelle moi comme beaucoup de collègues (adjoints et directeurs) sommes en désaccord complet. Et ça aussi, c'est respectable.
Que je sache, le CDMD revient régulièrement dans les colonnes de ce syndicat. Les explications sont peu nombreuses , même inexistantes. On peut vouloir en savoir davantage, c'est légitime.
Or, rien , pas de réponse, si ce n'est des cris de victime agréssée! Je repose ma question: alors le CDMD, en détail, c'est quoi?
TOUS, sauf les directeurs.
Alors que nous sommes les SEULS à avoir du boulot pendant ce temps là (DGESCO).
voilà une revendication simple, gratuite et naturelle...
Ben, non, pas pour les dirlos!
Caramels bonbons et chocolats.... (dalida)
A en croire les réactions de collègues qui s’en étranglent, on pourrait croire que c’est la Révolution qui est prônée quand on évoque le conseil des Maîtres.
Les textes d'application de la loi d'orientation de juillet 1989 sont poussiéreux. Ils ne correspondent plus vraiment au fonctionnement qu’on est en droit d’attendre au XXIème siècle. Dans toutes les entreprises, on ne cesse de réclamer plus de démocratie, plus de participation des instances représentatives aux décisions… Et chez nous, on se contente de donner son avis sans qu’il soit nécessairement pris en compte même si la majorité le souhaite. Extraordinaire, non ?
Relisons les textes :
Le conseil des maîtres donne son avis sur l'organisation du service et sur tous les problèmes concernant la vie de l'école.
- participe à l’élaboration et à la rédaction du projet d’école sous la coordination du Directeur, l’actualise à partir d’une démarche cohérente, définit des indicateurs pertinents pour l’évaluation et la régulation du projet.
- donne son avis sur l’organisation du service arrêté ensuite par le Directeur (entrées et sorties, récréations, planning des salles polyvalentes...).
- élabore le règlement intérieur à ratifier en conseil d’école et prépare les conseils d’école.
- donne son avis sur l’organisation pédagogique et sur tous les problèmes concernant la vie de l’école.
- Établit les relations avec les associations complémentaires : OCCE, USEP…
- développe et donne son avis sur l’organisation des sorties pédagogiques avec/ sans nuitées, intervenants extérieurs, manifestations, actions de communication
école/familles, rôle des aide-éducateurs...
- définit la politique d’achats, outils, manuels...
Le conseil des maîtres de l'école donne son avis sur l'organisation du service qui est ensuite arrêtée par le directeur de l'école. Il peu donner des avis sur tous les problèmes concernant la vie de l'école.
Si on veut conserver au conseil des maîtres un certain intérêt, il faut qu’on lui donne les moyens de réellement exister en tant que tel. Si on veut soutenir l'intérêt des séances, il faut d'abord lui donner un certain attrait.
Si on veut que les collègues adjoints participent davantage à la vie de l’école, si on veut qu’ils s’investissent plus (c’est un peu le reproche qui leur est fait ici par certains), il faut qu’ils aient plus que l’impression que leur avis et leurs suggestions ne comptent pas pour du beurre. Sinon, ils renverront le directeur dans les cordes en lui laissant tout le boulot à dos.
Est-ce une Révolution que de vouloir que le conseil des maîtres soit un peu plus une instance de décision ? S’offusque-t-on que le conseil d’école soit, pour certains points, une instance de consultation et pour d’autres une instance de décision (établir son mode de fonctionnement sous forme d’un règlement intérieur, voter le règlement intérieur de l’école, adopter le projet d’école).
Voilà ce qui explique la position du SNUipp : les textes régissant le rôle et les attributions du conseil des maîtres doivent être modifiés afin que celui-ci se saisisse et statue sur toutes les questions relatives à l’organisation et au fonctionnement de l’école. Du temps institutionnel doit être dégagé à cet effet.
Est-ce vraiment révolutionnaire ?
Commentaire n°28 posté par henri le 04/09/2009 à 17h14
Décret n°2002-1164 du 13 septembre 2002 - art. 1 JORF 15 septembre 2002
Le directeur d'école veille à la bonne marche de l'école et au respect de la réglementation qui lui est applicable.
Il procède à l'admission des élèves sur production du certificat d'inscription délivré par le maire.
Il répartit les élèves entre les classes et les groupes, après avis du conseil des maîtres.
Il répartit les moyens d'enseignement.
Après avis du conseil des maîtres, il arrête le service des instituteurs et professeurs des écoles, fixe les modalités d'utilisation des locaux scolaires pendant les heures et périodes au cours desquelles ils sont utilisés pour les besoins de l'enseignement et de la formation.
Il organise le travail des personnels communaux en service à l'école qui, pendant leur service dans les locaux scolaires, sont placés sous son autorité.
Il organise les élections des délégués des parents d'élèves au conseil d'école ; il réunit et préside le conseil des maîtres et le conseil d'école ainsi qu'il est prévu aux article 14 et 17 du décret n° 90-788 du 6 septembre 1990 relatif à l'organisation et au fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires.
Il prend toute disposition utile pour que l'école assure sa fonction de service public. A cette fin, il organise l'accueil et la surveillance des élèves et le dialogue avec leurs familles.
Il représente l'institution auprès de la commune et des autres collectivités territoriales.
Article 3 En savoir plus sur cet article...
Modifié par Décret n°2002-1164 du 13 septembre 2002 - art. 2 JORF 15 septembre 2002
Le directeur d'école assure la coordination nécessaire entre les maîtres et anime l'équipe pédagogique.
Il réunit en tant que de besoin l'équipe éducative prévue à l'article D. 321-16 du code de l'éducation. Il veille à la diffusion auprès des maîtres de l'école des instructions et programmes officiels.
Il aide au bon déroulement des enseignements en suscitant au sein de l'équipe pédagogique toutes initiatives destinées à améliorer l'efficacité de l'enseignement dans le cadre de la réglementation et en favorisant la bonne intégration dans cette équipe des maîtres nouvellement nommés dans l'école, des autres maîtres qui y interviennent, ainsi que la collaboration de tout autre intervenant extérieur.
Il peut participer à la formation des futurs directeurs d'école.
Il prend part aux actions destinées à assurer la continuité de la formation des élèves entre l'école maternelle et l'école élémentaire et entre l'école et le collège.
Article 4
Le directeur d'école est l'interlocuteur des autorités locales. Il veille à la qualité des relations de l'école avec les parents d'élèves, le monde économique et les associations culturelles et sportives.
Il contribue à la protection des enfants en liaison avec les services compétents. Il s'assure de la fréquentation régulière de l'école par les élèves en intervenant auprès des familles et en rendant compte, si nécessaire, à l'inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation, des absences irrégulières.
Nous n'avons pas les mêmes références ni les mêmes lectures concernant les responsabilités des directeurs (et toutes ne sont pas énumérées ci-dessus, loin s'en faut !)exemple :
http://pedagogie.ia84.ac-aix-marseille.fr/isle/Fiches/fiche05.pdf
Tout à retaper donc...
A Théo-placé
"les réactions de collègues qui s'en étranglent"
Exact, Théo, à te lire, on s'étranglerait de rire
"Est-ce une révolution que le Conseil des Maîtres Décisionnaire ?"
Non, Sire, c'est une contre-révolution...
Théo, pour une fois a totalement raison, une telle réformouille ne serait en rien révolutionnaire, puisqu'il s'agirait là de ce que l'on pourrait pondre de plus récationnaire et de plus conservateur. Entre le CMD du SNUipp et le "rester maîtres à l'école" du SNE, il y a une filiation amusante. Que des extrèmes en viennent à se rejoindre, c'est preuve d'une pensée circulaire qui ne tourne qu'en rond...
Réactionnaire et conservateur que ce CMD, sans aucun effet de phrase de ma part.
Réactionnaire et conservateur que cette vision d'une école repliée sur elle-même, réservant son centre décisionnaire à un cénacle trié sur le volet. Ce ne serait plus l'école de la république, mais bien l'école des professeurs, enfin, de certains professeurs bien-pensants et politiquements corrects.
Conservateur et réactionnaire, cette idée curieuse de réserver le pouvoir (car c'est bien du pouvoir qu'il s'agit, et de rien d'autre) uniquement aux seuls enseignants, déniant tout droit démocratique aux parents d'élèves, aux communes et à leurs représentants, aux personnels de service, aux ATSEM, aux EVS, AVS, voire à nos élèves. Uné démocratie bien censitaire, où le cens n'excipe que de la seule qualité d'enseignant... Si la liberté, la démocratie, Théo, était vraiment ton souci premier, tu chercherais bien plutôt à donner au Conseil d'Ecole un rôle plein et entier...
Réactionnaire et conservateur, ce tri entre les maîtres. Un conseil des Maîtres avec tous les enseignants, sauf un petit maître, le dirlo, qui fait ce qu'on lui dit de faire, se tape le boulot seulabre, encaisse les coups et prend les responsabilités. Normal, c'est le dirlo, c'est-à-dire le boy de service, le grouillot de tous les Théo du monde...
Conservateur et réactionnaire, le fait même de se la jouer progressiste à bon compte. Tout comme les libéraux se sont emparés du mot "liberté", le CMD du SNUipp se la joue soviet à l'ancienne. Sauf que, quoi que l'on pense des soviets, force est de reconnaître qu'ils ne faisaient pas les choses à moitié et n'hésitaient pas à y jouer leur peau.
Nos petits bo-bo révolutionnaires se la pètent bien autrement: ils veulent le pouvoir, pas la responsabilité. Et, sachant très bien qu'une responsabilité, juridiquement, ne peut se partager, ils préfèrent de loin le pouvoir, laissant le dirlo-clampin de service se coltiner les emmerdes et le travail.
On savait déjà que tu n'étais pas dirlo, Théo, tout juste un militant professionnel qui, si ça se trouve, dispose de bien plus de temps de décharge pour ânonner tes âneries que nous n'en avons pour faire tourner nos écoles...
On sait désormais ce qui te pousse à refuser toutes les revendications des dirlos: ta ta vision étroite, réactionnaire, conservatrice d'une école qui n'aurait d'autre but que de sauvegarder ta quiétude et ta tranquillité
Guère donc de consensus possible entre nous:
- pour le GDID, l'Ecole Publique appartient à la république, au peuple
- pour toi, elle appartient à ses instits, enfin, à certains instits, enfin, aux instits qui pensent comme toi, enfin, à toi, sachons le dire...
Dédel, il y a quelques mois, me rappelait Rimbaud et son "Justes, je chierai dans vos ventres de grès".
Ta prose pitoyable, Théo, ne mérite que Mallarmé:
" bibelot animé d'inanité sonore "
Bonne rentrée, comique, s'il t'arrive de mettre les pieds dans une école...
Thierry Fabre
Le ridicule ne tue pas, camarades, la lutte des classes continue à l'école! :-)
L'argument pour valider le CMD: "les collègues voulant s'investir seront pris en compte..."
D'expérience, les collègues qui s'investissent, qui proposent, lancent des idées ne posent jamais problème en CM, ce sont plutôt les collègues "ancrés" à leur seule classe, qui ne veulent participer à rien et freine des 2 pieds qui font capoter tous les projets.
Et là je revois un discours de notre Nicolas Sarkozy (non pas que je regarde ses allocutions mais celui là est passé à un bétisier!) où une explication "trés claire" sur une minorité qui dit non face à une majorité qui dit oui provoque "un mouvement d'immobilisme".
Avec un directeur qui "tranche" après avis, ce ne sera pas du côté "mollusque accroché à sa classe". Avec un CMD tu leur donne encore plus de "pouvoir" pour faire dépérir l'école.
Je ne vois pas comment on peut envisager un tel procédé - CMD- pour gérer une école. Du blablabla, ah ça oui,il y en aura. Mais qui assurera derrière ? Décidément, je crois que nous sommes en train de couler le bateau sur lequel nous nous trouvons! Et, pendant ce temps-là, le privé continue à se porter de mieux en mieux !!!!
Les questions sont:
- quels domaines de décisions?
- comment ça fonctionne (réunions, votes, sera-t-on nommé sur 3 ans, mandats...?)
- quel rôle et quelles manettes pour le directeur qualifié d'"animateur de l'équipe pédagogique" dans la prose SNuipp?
En instaurant un CMD, ne change-t-on pas la nature de l'école (reproche que l'on nous fait quand on demande la reconnaissance du directeur)?
Et, pourquoi ne sommes-nous pas exempté des HS, comme les MF, les RAZED et tous les autres PE ayant une spécialité?
Aller chercher les arguments dans la "logique"du monde "entreprenarial", du libéralisme pour promouvoir le CMD, il fallait y penser !
Au fait dans ces entreprises, n'y-a-t-il pas un DRH ?
"Théo, on comprend tous ce que veut dire CMD..."
Pas sûr, Pierrot. Vois le commentaire 28. Henri découvre un texte essentiel. On croit bien connaître mais...
Je m'adresse à titre personnel. Aucune responsabilité dans aucun syndicat. Je l'ai déjà dit : trop grande gueule...
Quand même, c'est pas mieux de régler des problèmes délicats en conseil des maîtres ? Regarde, on a tous été confrontés à un choix de classe à filer à un collègue adjoint. Soit on bombe le torse et on prend seul la décision. On est content, le problème est réglé. Sauf que le collègue n'aura pas apprécié, ni compris une décision brutale, unilatérale et il en tiendra rancoeur à son dirlo.
Tu ne crois pas que c'est mieux de mettre le problème à la discussion et de prendre ensemble la décision. Elle sera forcément mieux acceptée. Et finalement, c'est le dirlo qui en le principal bénéficiaire.
C'est un exemple mais on pourrait les multiplier.
Maintenant, il ne faut pas faire une confusion entre conseil des maîtres et conseil d'école. La question n'est pas de savoir si c'est la démocratie qui impose de laisser la parole aux parents, aux élus...
On a 2 organes de décision. A chacun son rôle. L'un pour régler et améliorer le fonctionnement interne du bahut. L'autre pour les grandes orientations élargies. D'ailleurs les textes sont clairs. Sinon quelle raison y aurait-il à avoir 2 instances ?
Je fais grief à la direction du snuipp de ne pas assez expliquer ses choix. Il y a un déficit d'information. Ce serait plus rassurant car ça fait toujours peur quand on ne connaît pas bien les tenants et aboutissants.
En ce qui concerne les problèmes d'égo (je veux tout diriger, manager, décider...) y a pas beaucoup de solutions. J'en vois pas.
Dans la majorité de CM, le directeur respecte les textes: il prend une décision après avis du CM mais beaucoup d'adjoints ne connaissent pas les textes et ne reconnaissent pas cette fonction au directeur!
Face au spectre du chefaillon, je te renvoie celui des CM où il y a des "clans" et où toutes décisions prises est considérées comme "le fait du prince" par l'une ou l'autre des parties.
Un statut affirmerait ce droit de prise de décision!
- Au niveau lecture, si tu t'y mets, tu seras bien en peine de trouver dans tout ce que j'ai dit la moindre propos qui laisserait penser que je conçois le direction d'école comme l'exercice d'un pouvoir absolu. Je n'oppose pas à cette caricature grotesque qu'est le CMD une autre caricature tout aussi grostesque que pourrait être le Chef Maléfique Directeur. Il peut et il doit y avoir débat, il peut et il doit y avoir participation de chacun dans l'école. Et le Conseil des Maîtres, même si sa vocation première est pédagogique, est déjà en droit de discuter et donner des avis sur toute la vie de l'école. Ce qui me semble très bien... Par contre, là où il y a responsabilités, c'est celle ou celui qui assume ces responsabilités qui décide en dernier ressort. Schéma simple, logique, et que tu retrouveras partout, dans le privé comme dans le public, au sens où, tout simplement, c'est un principe de droit dans toute démocratie...
- Au niveau lecture, il ne te sert à rien de m'opposer un élargissement du rôle du Conseil d'Ecole. C'est très précisemment ce que le GDID demande. Je t'invite donc à relire notre projet d'établissement. Projet imparfait, en chantier, mais qui donne déjà de manière très explicite nos choix et nos orientations.
- Autre lecture conseillée, celle de notre projet de statut du dirlo: tu y retrouveras ce que l'on propose comme rapports de travail entre directeurs et collègues adjoints. Très éloigné de ce que tu en penses...
- Enfin, au niveau découverte, tente de regarder un journal télévisé. Tu verras que le monde de l'entreprise est bien éloigné des vertus participatives que tu évoques... Ou alors je n'ai rien compris au capitalisme moderne, assez peu porté sur le droit d'expression des salariés...
Thierry fabre
"Henri découvre un texte essentiel"...
Mais ce n'est pas bien grave...Ce que je constate en revanche, parcourant à nouveau le décret c'est l'inflation de verbes conjugués à la première personne du singulier et impliquant les responsabilités du directeur. Et sur ces responsabilités, le texte ne donne pas de partage..Aurais-je mal lu ?
Vous aurez rectifié de vous-même : il s'agit bien de la troisième ! La rentrée a bien été éprouvante !
Quand même, c'est pas mieux de régler des problèmes délicats en conseil des maîtres ?
Tout à fait d'accord, qui prétend le contraire, comment même l'envisager?
Sauf que, en cas de conflit (et ton exemple de répartition des classes en est un très bon), le CMD ne règle rien, il ne sera pas dans la 'concertation' ni dans le participatif, mais bien dans le 'clan' ou la recherche d'une majorité.
Je ne comprends pas que l'on puisse opposer la participation de chacun à la désignation claire du chef de l'équipe (animateur comme le dit prudemment le SNUipp).
Il n'est pas question que le directeur impose
1 sans concerter ni expliquer
2 sans un recours possible
Mais je ne vois pas comment l'école peux fonctionner (pratiquement) avec un CMD sans un représentant de ce conseil avec des pouvoirs propres, cela n'existe ni dans le monde de l'entreprise, ni dans celui associatif et encore moins dans les instances d'élus politiques.
Pierrot, tu oublies un monde à part, mais qui existe pourtant bel et bien, le monde syndical...
Monde syndical ou n'existe aucun CMD, ni aucune démarche avoisinante.
Chaque vote y compte pour un, effectivement, mais reste soumis à une double loi d'arain:
- celle de la délégation de pouvoir. On y est responsable de sous-section, de section départementale, du conseil national, du bureau, du secrétariat, voire secrétaire national, sans que cela puisse être remis en cause par la base, sauf, épisodiquement, de congrès en congrès...
- celle de la restriction du débat en cercles concentriques: une motion proposée au congrès par l'adhérent lambda ne sera jamais proposée à l'ensemble des membres d'un syndicat. Elle devra préalablement avoir reçue l'aval de la sous-section, de la section départementale, du filtre du congrès... Résultat, lors du congrès, la plupart des délégués qui auront à la voter n'en auront aucune connaissance préalable, aucun mandat établi de leur "base".
Toutes choses en soi qui ne me choquent guère et sont exclusivement l'affaire des membres de ce syndicat.
Mais bon, voir, deux, trois apparatchiks de certain syndicat, demander dans les écoles la mise en oeuvre d'un CMD qu'ils sont infoutus par ailleurs de faire vivre dans leur propre structure syndicale, ça laisse rêveur....
Thierry fabre
Thierry, tu fais encore un amalgame. Après celui des conseils de maîtres et d’école qui ont des fonctions différentes, cette fois, tu confonds fonctionnement (d’une école) et représentation (de salariés).
C’est comme si tu demandais à l’Assemblée nationale d’adopter le fonctionnement qu’elle préconise dans les relations entre salariés et chefs d’entreprises, par exemple.
Une représentation doit tenir compte d’autres facteurs que le simple fonctionnement d’une entreprise, une administration ou une école. Leurs objectifs ne sont pas les mêmes.Et le fonctionnement d'une école, lieu de travail, lieu d'exercice de responsabilités, lieu ou se met en jeu droits et devoirs d'un salarié, lieu où s'incarne, entre autres, la République, doit être régi par tes doctes et fumeuses doctrines du CMD.
Tandis qu'un syndicat, simple structure associative de travailleurs égaux entre eux, doit connaître délégation de pouvoirs,représentation élective, sélection des oppositions, filtrage des idées. En tous cas selon l'évangile de Saint Théo, cinquième apôtre du nom...
Désolé, comique, mais un syndicaliste honnête ne propose pas aux gens d'aller vers des modes de travail dont il s'exonère soigneusement.
Désolé, comique, mais un syndicat honnête ne vit pas autrement que ce qu'il professe. Je ne partage pas les avis de SUD sur la directon d'école, mais, eux, au moins, organisent leur syndicat sur le même type de fonctionnement qu'ils voudraient avoir dans les écoles. Comme quoi c'est possible....
Désolé, comique, mais, avant que de se la péter "représentatif", un syndicaliste sérieux doit songer à un stade initial indispensable. Avant que de "représenter", les dirlos, il faudrait d'abord les défendre, et pour cela, les écouter, et pour cela, les reconnaitre dans leur travail et leurs revendications....
Bon, c'est vrai, ça oblige à mettre les pieds dans une école, de temps à autre. Je sais, ça doit être dur...
Thierry Fabre