En cette période d’actualité
réduite inhérente aux vacances d’été, nous poursuivons notre publication de sujets de réflexion plus généraux. Après « le bac » et « la suppression de postes
d’enseignants », nous livrons un dernier volet : « la réforme de la fonction publique ».
Cette réforme risque d’avoir des conséquences inattendues pour les directeurs d’école qui réclament un statut particulier. En effet, comme nous le lirons ci-dessous, l’un des
objectifs de la réforme est de réduire fortement le nombre de statuts particuliers et de rassembler les corps dans des filières professionnelles. Autant dire que les directeurs d’école, s’ils
obtiennent un jour satisfaction, pourraient se retrouver dans un corps élargi regroupant l’ensemble des métiers de direction…
Comme la réforme de l’Etat,
la réforme de la fonction publique est perpétuellement à l’ordre du jour. La raison principale étant de nature économique : le poids de la fonction publique dans les finances
nationales.
Bilan des deux dernières années
Lorsqu’il dresse le bilan de
l’action du gouvernement en matière de fonction publique, Eric Woerth relève que l’engagement de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux a été tenu et que l’économie ainsi
réalisée a été reportée pour moitié sur les fonctionnaires en exercice.
Il rappelle également les
mesures prises pour moderniser la carrière des fonctionnaires : professionnalisation des concours, remplacement progressif de la notation par l’évaluation et suppression des entraves à la
mobilité.
Enfin, il insiste sur la
poursuite des travaux pour promouvoir une fonction publique de métiers.
L’avenir de la fonction publique
Le statut actuel de la
fonction publique date de 1983. Un Livre blanc sur l’avenir de la fonction publique fait ressortir un fort attachement au modèle français de service public mais aussi une grande
attente de rénovation.
Un accès modernisé à la
fonction publique, des parcours professionnels plus diversifiés, une gestion des carrières plus individualisée et plus personnalisée, une adaptabilité plus grande à la demande du public :
tels sont les objectifs que le débat public a fait apparaître et que le Livre blanc remis au gouvernement a retenus en proposant de construire une fonction publique de métiers.
Une fonction publique de métiers
Réduire le nombre de corps
Il s’agit de supprimer des
corps pour créer de véritables « filières professionnelles », inter-administrations, par niveau de qualification.
Selon le rapport, le nombre
de corps et de statuts d’emplois, qui était d’une centaine en 1946, a été porté à 1500 à la fin des années 90 et ramené à environ 700 aujourd’hui.
S’agissant de l’organisation
statutaire de la fonction publique d’Etat, le gouvernement a prévu, d’une part, de ramener dès la fin de cette année le nombre de corps de 680 à 380, par suppression des corps en voie
d’extinction ou à effectifs très réduits et, d’autre part, d’engager un programme de fusion de corps, l’objectif étant de les rapprocher par familles de métiers et de développer leur caractère
interministériel..
A terme, il est proposé,
comme pour la fonction publique territoriale, 50 à 60 cadres statutaires pour la fonction publique d’Etat.
Réduire le nombre de statuts
Selon Jean-Ludovic
Silicani, Conseiller d’Etat et auteur du Livre blanc, la « pulvérisation corporatiste » n’a aucun sens fonctionnel et aucune justification. Non seulement, elle
complique la gestion et rigidifie la carrière et la mobilité des agents, mais elle empêche l’adaptation et parfois la continuité même du service public : elle est contraire à l’intérêt
général et aux intérêts particuliers.
Il recommande donc de réduire
fortement le nombre de statuts particuliers et surtout de changer leur signification. Un statut particulier doit être défini en fonction du domaine (la filière professionnelle) et du niveau de
qualification professionnelle des agents qu’il régit et non plus de leur appartenance à telle ou telle administration.
Des statuts fondés sur la qualification des agents et ayant tous une vocation inter administrative : telle est la définition de la fonction publique de
métiers.
Quelques chiffres…
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Fonction publique
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Effectifs
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ETP
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d'Etat
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2 524
440
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2 396
934
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|
Territoriale
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1 662
501
|
1 508
036
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Hospitalière
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1 014
142
|
937 033
|
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Total (au
31/12/2006)
|
5 201 083
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4 842 003
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ETP : équivalent temps plein
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Si la revendication des
directeurs d’école demeure une exigence incontournable, légitime et toujours d’actualité, la réforme de la fonction publique constitue une nouvelle donne qu’il convient d’intégrer dans la demande
de reconnaissance institutionnelle du métier.
Une réflexion doit s’engager
dans la profession si l’on veut éviter deux écueils. Le premier écueil serait d’apparaître décalés et en porte-à-faux par rapport aux réformes entreprises, et donc de perpétuer le statu quo
actuel qui n’a que trop duré.
Le second écueil, tout aussi
redoutable, consisterait à nous emporter comme dans un tourbillon, sans possibilité de peser sur une réforme, ce qui nous éloignerait fortement et durablement de notre demande de
statut.
Il convient d’analyser
l’évolution en cours, d’en mesurer la portée et de revoir notre stratégie pour mieux adapter nos revendications aux effets induits par la réforme de la fonction publique.
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l'evolution du metier de directeur
C. Griseau
Bonjour et merci pour ces très interressantes reflexions sur le sujet du métier de directeur. Je souhaite vous soumettre mon experience: je suis devenue PE à 40 ans, et j'ai donc commencé ma "carrière" comme tout le monde à l'échelon 3 puis 4 puis 5; je suis aujourd'hui directrice d'école maternelle, en passe de perdre la décharge d'une journée, (passage de 4 à 3 classes de plus de 31 élèves par classe); Il est évident que mon passé professionnel, dans le secteur privé, me sert énormément pour la direction d'école, et aussi sous d'autres aspects, pour l'organisation de ma classe. Nous sommes un certain nombre à servir ainsi dans la fonction publique, après avoir eu une précédente carrière d ans le privé. Hors il n'est fait aucun cas de notre passé; nous recommencons tout en bas de l'échelle, et j'espère vraiment que si une fonction publique de métiers se met en place il sera possible de faire reconnaitre notre passé professionnel et donc les compétences particulieres qui en résultent sans avoir encore une fois à tout recommencer à zero. Je n'évoque meme pas ici le cas de nos retraites, qui me semble assez peu claire, deux carrières incompletes, alors que j'aurai travaillé toute ma vie, 42 ou 45 ans......
Je suis convaincue de la necessite d'une reforme en profondeur de la gestion des écoles et de la création d'un statut du directeur; sans oublier tout ceux qui servent aujourd'hui la fonction publique après avoir ete cadre pendant 10-20 ans dans le privé....
J'espere que cette réflexion pourra etre prise en compte si vous avez la chance de participer à des négociations avec le MEN sur l'evolution de notre beau metier de directeur............... Bon courage te bonnes vacances. et encore merci pour votre site qui est toujours très interressant ! CG
Très intéressant. J'avais envie de vous proposer un texte sur ce thème. Vous l'avez traité, tant mieux.
Une précision : le ministère de la Justice a déjà engagé une fusion des corps exerçant des fonctions administratives. L'objectif annoncé : faciliter la mobilité pour enrichir les parcours professionnels et favoriser le décloisonnement au sein du ministère.
C'était plus facile de commencer là car le ministère est d'échelle différente. Mais je suis persuadé que la réforme de la fonction publique n'épargnera pas le ministère de l'Education nationale.
Et c'est vrai que le statut que nous réclamons ne pourra pas nous être accordé tel que nous l'envisagions. Notre demande, si légitime soit-elle, va à l'encontre de ce qui se met en place et que vous avez décrit dans votre article : fusion et suppression de corps et regroupement des métiers. Si nous voulons exister, je ne pense pas que nous puissions refuser d'entrer dans le corps de direction ou "métier" de la direction selon l'appellation qu'on lui donnera. De toute façon, nous devons revoir ce que nous mettons derrière le mot statut du directeur d'école. Et je pense que nous devrons faire évoluer la conception trop étriquée que nous en av(i)ons.
Cette réforme de la fonction publique, on n'a pas fini d'en voir les effets. J'allais dire les méfaits...
Je suis d'accord avec le début d'analyse des collègues Moira et Froment. Mais je diffère rapidement car je ne vois que trop bien où le classement dans une catégorie "direction" pourrait nous faire dévier.
Une chose est évidente : il n'y aura pas de reconnaissance statutaire particulière des collègues dirlos. La réforme en cours l'en empêche. Nos collègues seraient inévitablement "conviés" à l'insu de leur plein gré à devenir chef d'établissement avec des missions qui ne seraient plus les leurs. On rétorque souvent qu'il existe des petits collèges. C'est vrai. Mai le nombre de profs est toujours plus important du fait de leur répartition horaire et de la multiplication des matières à enseigner. Le collège est un établissement public ce que ne sont pas les écoles. Les responsabilités et les devoirs sont également autres. N'oublions pas que plus des 2/3 des écoles ont 6 classes ou moins. Le directeur veut, à juste titre, rester un collègue et non devenir un supérieur hiérarchique comme le contraindrait à le devenir la réforme de la fusion des corps. S'il faut se battre, et il faut nous battre sur le sujet, c'est avant tout pour obtenir du temps, une aide administrative et une meilleure rémunération. Voilà ce que réclament les collègues. La réforme du regroupement des métiers ne peut en aucun cas les satisfaire. Elle serait trop hasardeuse et lourde de conséquences pour les directeurs en particulier et pour l'école en général.
Assez d'accord avec Froment: il va falloir évoluer car nous avons raté un train.
Le statut que nous portons aurait pu voir le jour plusieurs fois (texte de loi Tessier, commission Thélot...) sans le blocage idéologique du SNU.
Il faut bien se rendre à l'évidence, le blocage(ou sa tentative) est devenu le seul crédo du SNU.
ça doit venir de la coupure estivale, mais relever les incohérences des affirmations de Dédel est mission impossible si on veut rester court.
2 choses quand même:
• Nos collègues seraient inévitablement "conviés" à l'insu de leur plein gré à devenir chef d'établissement avec des missions qui ne seraient plus les leurs.
>nous avons DÉIÀ les missions d'un chef d'établissement (on va le voir avec la grippe A), sans les moyens ni la reconnaissance, donc avec la difficulté de jongler avec notre IEN et ses sbires, alors qu'il serait plus cohérent et plus efficace de traiter les questions de sécurité et de service sur place.
• S'il faut se battre, et il faut nous battre sur le sujet, c'est avant tout pour obtenir du temps, une aide administrative et une meilleure rémunération.
Au nom de quoi?
Le fait d'être un collègue comme les autres et dont les missions administratives peuvent être effectuées par un "EVS"?
> On voit bien pourquoi depuis 1987 les choses n'évoluent pas:
pourquoi un GVT donnerait plus à un enseignant comme les autres et si peu défendu?
Si les directeurs ont besoin de temps, d'aides et d'une rémunération significative c'est parce qu'ils sont... DIRECTEURS.
Donc, ils ne sont pas des enseignants comme les autres.
Donc il faut commencer par le RECONNAÎTRE, la question du contenu du statut vient après, et il doit y avoir moyen de trouver le bon équilibre pour que l'école reste un service de proximité.
Or, c'est cette reconnaissance que les "cadres" du SNU nous refuse, alors que dans la profession elle est fortement revendiquée.
Cette stratégie de refuser un pilote sur place a permis une dégradation de nos conditions de travail et de santé sans équivalent dans la fonction publique (voir enquête MGEN), a perverti la loi Jospin en compliquant et en éloignant de l'élève l'administration et la gestion, voire la régulation, des projets, a incroyablement facilité la mise en oeuvre bâclée des réformes Darcos et nous mène droit vers de gros regroupements...
Le SNU faisant sont lit sur la contestation et le blocage il se frotte les mains tout en tenant un discours lénifiant à notre égard.
Je reste persuadé que le bon réflexe pour les directrices et les directeurs c'est de se regrouper pour exister et peser.
Nous avons un bel outil, le GDiD (http://www.dirlo.org), à vous de le faire vivre:
le bulletin d'adhésion est là:
http://www.dirlo.info/aform.htm
Salut à tous, ça sent la rentrée…
"il va falloir évoluer car nous avons raté un train".
Que veux-tu dire Pierrot ? Que tu as l’intention de te rapprocher de l’idée que se fait P. Oudot de la direction ? C’est ça ton train de retard ? Lui qui dit clairement que devenir le supérieur hiérarchique de ses collègues ne le gênerait pas. Lui peut-être pas, mais eux probablement.
"Il faut bien se rendre à l'évidence, le blocage(ou sa tentative) est devenu le seul crédo du SNU".
Arrête, SVP, ça tourne à l’obsession. Un syndicat se doit de respecter les mandats de ses adhérents. Les choses sont simples : l’école n’a rien à gagner à calquer son fonctionnement sur les collèges. Les dirlos ont plus à perdre qu’à gagner à devenir chef d’établissement. Tu sais comme moi qu’ils ne le veulent pas. Y a longtemps qu’on sait que transformer la fonction de directeur aurait pour conséquence de lui donner un rôle hiérarchique. Et c’est encore plus vrai avec la réforme qui se met en place. L’article sur la fonction publique est explicite. Tu le reconnais toi-même. Que peut-on reprocher aux grands syndicats ? Sans aucun doute d’avoir vu juste avant tout le monde. Défaut ou clairvoyance ?
ce sont les principaux de collège qui vont prendre la direction des écoles primaires...
Quand je dis que l'on a raté un train, je veux dire que nous aurions pu avoir un statut "spécifique" il y a 8 ans.
Et si nous avions eu ce statut nous n'en serions pas là. Point.
C'est bien le fait que nous occupions une fonction qui permet l'accumulation des charges (égales à celles d'un principal), et c'est bien l'absence de statuts protecteurs qui facilite la mise en oeuvre rapide de chamboulements désordonnés: PPMS, DUER, BE, AVS, EVS, SMA, SRAN, HS, MDPH ... Et tout cela repose UNIQUEMENT sur les épaules des écoles sans aucune compensation... dans les écoles!
• Un syndicat se doit de respecter les mandats de ses adhérents.
> quel est le mandat qui justifie l'installation du CMD?
- quel congrès en a débattu, sur quelle motion s'appuie le SNU pour le promouvoir, quel est le contenu de ce concept?
- quelles sont les orientations nouvelles, les idées, sorties des États Généraux du fonctionnement et de la direction qui auraient pu alimenter le prochain congrès?
• l’école n’a rien à gagner à calquer son fonctionnement sur les collèges.
Incantation gratuite.
> Primo il n'en est absolument pas question,
> secondo, qu'a gagné l'école en se réfugiant dans un conservatisme bon teint?
> tertio, la FSU revendique-t-elle un fonctionnement du secondaire calquer sur le primaire?
• Les dirlos ont plus à perdre qu’à gagner à devenir chef d’établissement.
incantation gratuite.
> la situation des chefs d'établissements est sans conteste meilleure que la nôtre, que cela soit au niveau des rémunérations ou des conditions de travail ou encore dans le domaine de la reconnaissance.
Donc, si on ne se place que du point de vue de l'AVOIR, unique revendication du SNU (argent+temps) il est faux d'affirmer qu'un principal est moins bien loti que nous.
Mais dans leur cas il y a d'abord la reconnaissance: l'ÊTRE.
Maintenant le primaire n'a pas les mêmes missions que le secondaire et notre public est très différent. Il faut donc être d'abord imaginatif pour faire évoluer le système mais aussi regroupé pour peser.(GDiD
• Tu sais comme moi qu’ils ne le veulent pas.
Pipeau.!
> toutes, TOUTES les enquêtes sur le sujet montrent et démontrent le contraire.
Que ce soit l'IFOP, la MGEN, la commission Thélot, et les enquêtes SNU, SE et SGEN, toutes, TOUTES, mettent en évidence, au minimum, le besoin de reconnaissance.
De plus la sociologie des PE change profondément. Ils arrivent plus âgés dans nos écoles, avec des expériences professionnelles diverses et la confrontation quotidienne à la réalité de l'école les conduit à une vision pragmatique de son fonctionnement...
• Que peut-on reprocher aux grands syndicats ? Sans aucun doute d’avoir vu juste avant tout le monde. Défaut ou clairvoyance ?
Défaut.
D'abord parce que la volonté de ce GVT a été décryptée très vite par tous... Sauf peut-être par les grands syndicats qui voyaient en Darcos un ministre compétent issu de la grande maison...
Ensuite, parce qu'il n'y a aucune proposition constructive, sauf celle de conserver l'existant... Ce n'est pas de la clairvoyance (ex: les États Généraux et le néant qui les a suivi)
• Arrête, SVP, ça tourne à l’obsession.
> non, pas d'obsession, je t'assure, ni de haine, juste un constat et une envie, un désir, celui de voir cela changer. Le reproche que l'on peut me faire, en l'absence d'argument, c'est mon politiquement incorrect...
Mais je suis prêt à arrêter, quand tu arrêteras de nous prendre pour des truffes et encreras ton discours dans le réel.
Quel(le)s collègues seraient géné(e)s d'avoir un diretceur supérieur hiérachique dans l'école ? Ceux et celles qui font des récré de 1h à 1h30 à partir du mois de mai et même en automne quand il fait beau ? Ceux et celles qui lèchent les bottes des IEN ou des conseillers péda par devant et les assassinent par derrière ? Allons, il faut arrêter d'asséner des aneries. Continuons le sempiternel "Tous ensemble, tous ensemble... sauf les dirlos", nos écoles n'en seront que moins bien gérées (et oui, parce que ça se gère une école).
Je répondais non à toi mais à Théo62.
Mea culpa, mea maxima culpa
Hi hi hi. N'importe quoi! Méthode Coué: je me répète la même litanie en espérant qu'elle prenne vie...
L'année scoalire n'est même pas commencée que vous me fatiguez déjà. Arrêtez de parler au nom des autres, c'est insupportable!
Hi hi hi. N'importe quoi! Méthode Coué: je me répète la même litanie en espérant qu'elle prenne vie...
L'année scolaire n'est même pas commencée que vous me fatiguez déjà. Arrêtez de parler au nom des autres, c'est insupportable!
Personne ne vous reproche de dire ce que vous penser. C'est votre droit le plus strict. Rien à dire là-dessus.
Simplement, Pierrot pourrait vous dire, comme moi, que vous n'êtes pas forcément représentatifs de l'ensemble des collègues dirlos. Combien veulent un statut donnant pouvoir hiérarchique ? Pas beaucoup, assurément.
D'ailleurs, vous vous référez souvent au sondage que vous avez fait faire en 2006. Pierrot l'a souvent répété ici : une question précisait bien statut non hiérarchique. Je ne pense pas me tromper.
Maintenant, on nous dit qu'avec la réforme de la fonction publique, on est "en retard d'un train" et qu'il faudra donc évoluer. On a compris que ça serait forcément dans un sens plus hiérarchique. Pas d'alternative. Est-ce que ça correspond aux souhaits et attentes des collègues ? Faudrait peut-être leur reposer la question avant de les engager dans une voie sans issue.
ce sont les principaux de collège qui vont prendre la direction des écoles primaires...
ce sont les principaux de collège qui vont prendre la direction des écoles primaires...
discussion stérile car
ce qui se prépare :
les écoles sous la hiérarchie des principaux de collège
(au fait, le snuipp demande t il l'abrogation du statut des principaux de collège, des proviseurs de lycée etc.)
Le SNPDEN contre les EPEP
"Les EPEP, tels qu’ils sont conçus dans cette proposition, conduiront à mobiliser des ressources très importantes, simplement pour faire vivre des structures administratives nouvelles dont l’apport en termes d’efficacité sera contrasté".
Le SNPDEN, syndicat des chefs d'établissement, critique ce projet gouvernemental qui aboutirait à créer une nouvelle catégorie de chefs d'établissement.
"L’expérience des réseaux « Ambition réussite » souligne qu’on pourrait également explorer d’autres voies, s’appuyant sur les réseaux déjà existants d’EPLE, renforcés d’une partie des moyens qu’on s‘apprête aujourd’hui à disperser sans profit évident. D’autre part, la municipalisation de l’enseignement du premier degré qu’induit à terme cette proposition mérite un plus large débat : les enquêtes internationales soulignent, en effet, que les systèmes éducatifs soumis à des autorités locales sont les plus inégalitaires et débouchent sur de moindres performances nationales".
Je préfère m'abstenir de parler du SNPDEN.
Effectivement, ils lorgnent sur les EPEP.
> premièrement ils se sont vite positionnés car, je cite "il y avait (à l'époque) un vide dans les réactions syndicales du primaire"
> ils craignent pour leurs petites structures, et en satellisant les écoles de leur bassin d'inscription ils espèrent pérenniser leur situation.
> ils s'appuient sur la cohérence de la scolarité obligatoire (6 - 16 ans) et se sont voulus rassurant en nous affirmant qu'il faudra garder un responsable sur place...
Bien entendu nous avons dit note opposition à voir le Primaire transformé en satellite du collège:
> ni le même public (élèves et parents), ni la même administration faîte de relations de proximité dans les écoles...
> quid de la maternelle?
Mais eux ont l'avantage de présenter un projet cohérent et facile à mettre en oeuvre.
Pour la maternelle : jardins d'éveil !
@ Théo.
Je sais bien que je suis trop long dans mes commentaires, mais je crois que notre situation est compliquée et mérite autre chose que des slogans ou des positions idéologiques tranchées.
2 éléments qui ont dégradé considérablement nos conditions de travail.
Je ne peux donc pas te laisser écrire tes élucubrations sans réagir :
• Quand je dis que nous avons manqué des trains, je parle de choses précises :
> projet de loi Tessier, du rapport de la commission Thélot... La question de nous donner un statut "spécifique" s'est aussi posée sous Fillon MEN. Toutes ont avorté à causes de blocage du SNU.
> si nous avions un statut il est évident que nous n’en serions pas là !
Pour dire que l'Autonomie donnée aux écoles n'est pas loin:
Quand je dis qu'il faut évoluer, cela veut dire qu'il nous faut prendre en compte l'état de l'école, sa position dans la société et les rapports de forces tels qu'ils sont actuellement et pas jouer aux comancheros de pacotille qui s'opposent à tout mais qui n'empêchent rien.
• D'ailleurs, vous vous référez souvent au sondage que vous avez fait faire en 2006.
FAUX!
C’est vrai que je le cite, mais avec tous les autres, et si j’en mets un en avant c’est bien celui de la MGEN.
Mais là, pas de commentaire, omerta ! pourtant :
©AFP du 08 septembre 2006
Le moral des directeurs d'école est au "36e dessous" et leur état "est pire que ce que l'on craignait", a révélé jeudi à l'AFP l'auteur d'une enquête inédite de la Mutuelle générale de l'Education nationale (Mgen) sur le climat dans le primaire.
Cette enquête, qui sera publiée en octobre, a été réalisée par Georges Fotinos, conseiller du président de la Mgen et ancien inspecteur général, auprès de 900 directeurs d'école de toute la France, de décembre 2005 à février 2006. Elle sera diffusée dans les 50.000 écoles du territoire avec le concours de la Maif, la mutuelle des enseignants.
Préfacée par le pédagogue Philippe Meirieu, elle dresse un constat "effroyable" selon Georges Fotinos : "le roi est nu, le moral des directeurs d'école est pire que ce que l'on craignait. Leur moral est au 36e dessous alors que ce sont des responsables d'école".
Interrogés sur le climat scolaire dans leur école, les signalements de violences dans le logiciel Signa, la vie scolaire, le stress, l'amélioration et/ou dégradation des conditions de travail, les directeurs ont montré qu'ils "souffrent de la recherche d'une identité professionnelle". "Ils n'ont pas de budget, pas d'autorité ou de mission reconnue", a relevé Georges Fotinos. Les directeurs d'école poursuivent par ailleurs une grève administrative depuis six ans à cause de leur surcharge de travail.
Et on ne peut pas soupçonné la MGEN de rouler pour le GVT.
Donc?
J'aimerais bien une réaction à cette enquête.
• Combien veulent un statut donnant pouvoir hiérarchique ?
Tu continues à jouer sur les mots, à nous prendre pour des truffes.
> comment appelles-tu le fait d'autoriser les sorties scolaires, celui d'arrêter les services des enseignants, celui de répartir les moyens, celui d'évaluer les EVS/AVS, celui d'organiser le travail des agents municipaux pendant le temps scolaire...?
Bien sûr que nous avons un pouvoir hiérarchique, et c'est bien parce que vous l'avez nié depuis des lustres qu'il faut l'affirmer.
Par contre, nous disons clairement en quoi le directeur, selon nous, ne doit pas être le supérieur hiérarchique:il ne dispose pas du pouvoir de notation ni celui de sanction.
Cette confusion entre pouvoir hiérarchique et supérieur hiérarchique que tu entretiens est nuisible et pousse et le GVT et les Collègues à la radicalisation.
Pourtant la différence est essentielle pour comprendre et faire évoluer notre métier.
Tu joues sur les mots, Pierrot. Prononce le mot « hiérarchique » devant un adjoint ou même un dirlo, et tu verras qu’il comprend tout de suite "supérieur". Dans l’esprit du commun des mortels, quand on a un "pouvoir hiérarchique" on est forcément un "supérieur hiérarchique". Crois-tu que dans les entreprises, les administrations… les employés font cette distinction sémantique ? Non, c’est beaucoup plus simple et personne n’est dupe.
J’ai retrouvé la question du sondage de 2006.
Question : Etes-vous favorable ou opposé à la création d’un statut de la direction d’école, statut non hiérarchique envers les collègues adjoints (sans pouvoir de notation et d’évaluation)…?
Réponse oui à 93 %
Les résultats seraient-ils identiques si l’on posait la question en disant que ce pourrait être un statut hiérarchique puisque la réforme de la fonction publique est passée par là et qu’on a "un train de retard" ? Il ne faut pas 3 ans plus tard embrouiller les esprits avec une querelle sur les mots.
Nous l'avions dit dès le départ, il n'y a pas de statut de direction sans notion de hiérarchie.
Bonjour à tous,
Théo, j'estime et respecte ton engagement, tes propos. Mais désolé, même syndiqué, je ne te suivrai pas.
Pierrot a à mon humble avis raison.
Le statut que je revendique permettrait de préciser les devoirs et obligations de chacun.
Aujourd'hui, tout le monde charge la mule du dirlo.
L'administration, bien évidemment.
Les collègues qui oublient trop souvent qu'il existe une école autour de leur classe, une école qui vit dans un milieu donné, avec des parents et leurs représentations de l’école, des élus…
Je reste coi quand certains affirment qu’un dirlo ne sert qu’à remplir les formulaires du MEN..
Des copains instits me disent que je suis bien sot pour me prendre la tête et ils critiquent le fonctionnement de leur école, se plaignent du dirlo qui « ne fait pas tourner la boutique ». Ubuesque , non ?
Je me retrouve dans le propos de Pierrot :
Bien sûr que nous avons un pouvoir hiérarchique, et c'est bien parce que vous l'avez nié depuis des lustres qu'il faut l'affirmer.
Par contre, nous disons clairement en quoi le directeur, selon nous, ne doit pas être le supérieur hiérarchique :il ne dispose pas du pouvoir de notation ni celui de sanction.
Cette confusion entre pouvoir hiérarchique et supérieur hiérarchique que tu entretiens est nuisible et pousse et le GVT et les Collègues à la radicalisation.
Et en nous refusant ce statut, une situation précise de nos droits et devoirs, de ceux de nos collègues, on en arrive à des situations tendues, pour les uns ou les autres.
Notre situation évolue :
- des dirlos de grosse école sont nommés dans certains départements par certains IA
- Le dirlo est sensé lire, répondre à tous les courriers qu(il reçoit, pour lui, ses collègues, et en plus trouver le temps d’aller chercher l’info sur les sites des IEN ou de l’IA…
- Il organise et est responsable des stages Education Nationale hors temps scolaire avec tous les soucis que cela engendre…
- Et pour lui simplifier l’existence, il peut prendre un AVS, qu’il formera et qui restera un certain temps…
Conclusion :
Autant je reconnais l’importance des syndicats pour éviter que l’Administration agisse en n’appliquant les règles statutaires, autant je récuse leur cécité quand il se réfère à des modèles de direction totalement obsolètes pour ne pas revendiquer à nos côtés, une clarification de notre situation.
Le texte de « directeur en lutte » montre bien que réforme il y aura, tôt ou tard. Si nous n’anticipons pas, le GVT fera ce bon lui semblera quand il le désirera et comme nous ne serons pas licencié et que nous reprendrons tous une classe, personne ne comprendra pourquoi certains protestent…
Marc GAUDEL dit kermg
Il faut bien reconnaître que le fonctionnement actuel ne satisfait ni les adjoints ( qui souvent aimeraient bien avoir un décideur sur l'école), ni les dirlos, ni les parents.
La possiblité de voir certains collèges en mal d'effectifs prendre la main sur les écoles existe et jusqu'à quel point ce cas de figure ne serait pas soutenu en sous-main par les syndicats bien conscients d'une évolution nécessaire, mais qui ne doit pas passer selon eux par le dirlo ...
Alors les adjoints "presque" comme les autres ne peuvent que compter sur eux- mêmes et le Gdid pour faire avancer le dossier de la direction.
Ensuite, il ne faut pas oublier qu'il y a beaucoup plus d'écoles que de collèges. Cela voudrait dire qu'on va faire des regroupements. Des EPEP élargis. Des usines à gaz...
Enfin, il y a l'éloignement géographique. Il peut y avoir plusieurs km (voire dizaines de km) entre le collège et les écoles avoisinantes...
Inacceptable. D'autant que les principaux se plaignent d'avoir trop de boulot. Ne disent-ils pas qu'on leur colle de plus en plus de missions et de responsabilités, à eux aussi ? A nous de faire pression sur nos syndicats pour qu'ils ne laissent pas faire cette casse des écoles.
Ensuite, il ne faut pas oublier qu'il y a beaucoup plus d'écoles que de collèges. Cela voudrait dire qu'on va faire des regroupements. Des EPEP élargis. Des usines à gaz...
Enfin, il y a l'éloignement géographique. Il peut y avoir plusieurs km (voire dizaines de km) entre le collège et les écoles avoisinantes...
Inacceptable. D'autant que les principaux se plaignent d'avoir trop de boulot. Ne disent-ils pas qu'on leur colle de plus en plus de missions et de responsabilités, à eux aussi ? A nous de faire pression sur nos syndicats pour qu'ils ne laissent pas faire cette casse des écoles.
c'est bien déjà ce qui existe(à peu de chose près) dans les rar(pilotage par clg) il me semble, et les principaux ont toute la logistique(intendant...) pour faire face. Ne serait-ce pas mieux que la version municipalisante de l'epep. ? Le directeur resterait en gros ce qu'il est aujourd'hui, représentant local...
moi je préfère ce poisson d'avril qui n'en est pas un !
une seule école maternelle + primaire : logique avec les cycles et les projets d'école de JOSPIN contre lesquels la profession ne s'est JAMAIS mobilisée!!!!!!!!!!!!!
Le statut des directeurs de l’enseignement catholique associé à l’État par contrat
Ce statut, qui date du 1er avril 2006, a été adopté par le Conseil national de l’enseignement catholique et combine des aspects de droit public, de droit privé et de droit canon. Il se caractérise par l’ampleur des pouvoirs qu’il confie aux directeurs d’école de l’enseignement catholique, appelés d’ailleurs « chefs d’établissement du premier degré ».
À sa prise de fonction, le chef d’établissement, qui est nommé par l’autorité de tutelle, soit le directeur diocésain de l’enseignement catholique, crée en son nom propre l’école, conformément à la loi de 1901 sur les associations ;
Il est, avec le président de l’organisme de gestion de l’enseignement catholique (OGEC), qui gère l’établissement, cosignataire du contrat d’association passé avec l’État ;
Il est responsable du projet éducatif de l’établissement et de sa mise en œuvre. Suivant les termes du contrat passé avec l’État, il a la responsabilité de constituer son équipe éducative sur laquelle il a autorité. Il autorise notamment les candidats enseignants à entrer dans l’établissement en leur octroyant un « accord collégial » qui atteste de la volonté et de la capacité du candidat à se mettre au service du projet de l’établissement ;
Il exerce l’autorité de l’employeur, par délégation du conseil d’administration de l’OGEC, sur les personnels d’administration et de service de droit privé. Il consigne, avec le président de l’organisme de gestion, l’ensemble de ces contrats de travail et procède, en accord avec ce dernier, aux licenciements ;
Enfin, il propose, ordonnance et exécute le budget de l’établissement.
Les textes qui nous régissent nous donnent "autorité" sur le personnel municipal, pas sur nos adjoints.
J'ai souvent dit, ici, que dans un statut nous concernant, il devrait y être écrit, au minimum, que nous avons "autorité" sur le personnel enseignant. On me l'a reproché. Je suis convaincu que tant que nous n'accepterons pas ce minimum, nous ne serons pas entendus et nous n'aurons pas satisfaction dans nos revendications.
Le texte que nous avons maintenant sur ce blog va peut-être nous aider à "évoluer" ou plutôt nous obliger à évoluer.
La réforme de la fonction publique, si elle s'applique telle qu'elle est décrite ici, ne nous laisse pas le choix. Ou nous acceptons d'être directeur à part entière avec ce que ça suppose d'autorité et de hiérarchie ou nous continuerons longtemps encore notre petite complainte. A lire les réactions dans les commentaires récents, je suis un peu plus optimiste. Beaucoup de collègues assez "tièdes" il y a quelques mois encore semblent "avancer" dans la notion de statut de directeur.
Je ne mets pas en avant l'enquête de l'IFOP, je la cite parmi d'autres, par contre j'insiste sur celle de la MGEN, dont il est difficile de mettre en doute l'objectivité, et à laquelle AUCUN syndicat, dont l'essence même est la protection des salariés, n'a réagit:
le roi est nu, le moral des directeurs d'école est pire que ce que l'on craignait. Leur moral est au 36e dessous alors que ce sont des responsables d'école".
Interrogés sur le climat scolaire dans leur école, les signalements de violences dans le logiciel Signa, la vie scolaire, le stress, l'amélioration et/ou dégradation des conditions de travail, les directeurs ont montré qu'ils "souffrent de la recherche d'une identité professionnelle". "Ils n'ont pas de budget, pas d'autorité ou de mission reconnue"
Lis bien les termes employés: responsables, budget, autorité, reconnaissance... roi...C'est à cela que j'aimerais te voir réagir. Où est la demande de n'être que l'animateur d'un CMD décisionnaire????????
Tu es tout content d'avoir trouver la question de l'enquête IFOP:
Question : Etes-vous favorable ou opposé à la création d’un statut de la direction d’école, statut non hiérarchique envers les collègues adjoints (sans pouvoir de notation et d’évaluation)…?
Et tu en déduis que que les PE ne savent pas faire la différence entre "pouvoir hiérarchique" (que les dirlos exercent quotidiennement dans la difficulté puisqu'ils ne sont pas reconnus en tant que tel) et "supérieur hiérarchique", alors que nous l'avions préciser dans la question?
Tu nous prends bien pour des truffes...
Un mot quand même sur la "crédibilité" de l'enquête IFOP.
Hier sortait un sondage commandé par le SNU à l'institut CSA sur le ressenti des parents par rapport aux réformes Darcos ( http://www.dirlo.org/GoogleTapSG_article_1129.html ).
On y AFFIRME que 26% ceci, 45% cela.... en se basant sur un échantillon de 1.011 personnes...
> Notre enquête GDiD/IFOP a recueilli plus de 10.000 réponses soit 1/5 des directrices et directeurs... Score qui reste inégalé à l'IFOP pour ce genre de sondage et qui balaie toutes les critiques sur sa crédibilité.
"J'ai souvent dit, ici, que dans un statut nous concernant, il devrait y être écrit, au minimum, que nous avons "autorité" sur le personnel enseignant. On me l'a reproché. Je suis convaincu que tant que nous n'accepterons pas ce minimum, nous ne serons pas entendus et nous n'aurons pas satisfaction dans nos revendications."
"le fonctionnement actuel de l'école ne satisfait pas les parents".
C'est tout à fait inexact et le moment de l'affirmer plutôt mal choisi. Le SNUipp vient de publier les résultats d'une enquête CSA et on y apprend ceci :
"Premier enseignement, selon le CSA « les Français ont toujours une bonne image du fonctionnement de l’école maternelle et élémentaire ». Elle est même plus positive qu’en 2008 retrouvant ainsi pour l’élémentaire ( 71% de Français pensent qu’elle fonctionne bien) et pour la maternelle (78 %) le niveau de 2007. Plus encore « ce sont les parents d’élèves qui se montrent plus satisfaits encore : 80% plébiscitent le fonctionnement de la maternelle et 77% celui du primaire »."
Quant au sondage, à moi tout seul en 15 ans de carrière, j'en ai rencontré plus que vous pour votre sondage...
Les écoles ont besoin d'un chef d'établissement, ce chef doit être le directeur.
Christian Fau
Sur un autre sujet, dans ma boite mail, j'avais dans les surprises de rentrée un message du SE à destination des directeurs. Tant d'attentions méritait un peu d'attention, j'ai donc consulté le fameux message intitulé " carrière des directeurs". Diable! on utilisait le mot honni de "directeur" et celui encore plus suspect de " carrière"!
Effectivement , plusieurs chapitres détaillent assez clairement, les régimes de décharges, bonifications, conditions de recrutement et formation. Pas mal fait pour des débutants. Par contre, rien sur le détail de nos missions ( peut-être trop long?) et de nos responsabilités ( faut pas faire peur), rien, et bien entendu pas la moindre allusion à un statut possible, la maison n'y est pas favorable.
Un bon point cependant, les revendications , par chapitre, du SE en terme d'amélioration de décharge , de traitement.. revendications assez limitées d'ailleurs, visiblement non prioritaires en terme de lutte pour ce syndicat,: donc on peut lui savoir gré de publier des revendications à destination des futurs dirlos de 2020 ( s'il y a encore des dirlos en 2020).
Pierrot répète que "le dirlo a un pouvoir hiérarchique" et Merlin nous assène que ce même dirlo "n'a aucun pouvoir de décision".
Difficile à suivre, tout ça... Où est le projet cohérent ?
C'est pour cela que nous souhaitons un statut pour les directeurs qui ira de pair avec un statut pour les écoles.
D'où la recherche du pouvoir sans la vérité...
C'est exactement ce que tu fais ici (tu n'es pas le seul..).
Tu reprends la parole du syndicat majoritaire, sans recul ni argument:
Le SNUipp a dit, point barre...
Drôle de façon de rendre le respect que l'on t'accorde ici en prenant le soin d'étayer nos réponses.
> que le GDiD fasse appel à l'IFOP, c'est lapreuve qu'il est téléguidé par le GVT.
• le SNUipp achète un sondage au CSA... normal (même si c'est pour interroger des parents alors qu'il est en charge de la défense des conditions de travail des enseignats...).
> que 10 000 directeurs, à travers de l'enquête IFOP revendiquent un statut, c'est parce qu'on les manipule (les pauvres truffes!).
• que 1 011 citoyens (sur 65 millions) interrogés par le CSA pensent à 77% que l'école fonctionne plutôt bien justifie le statut quo...
Car les conclusions que tu tires du sondage CSA sont abracadabrantesques.
Comment relier ce sondage à la situation des directrices et des directeurs si ce n'est que par un déni de vérité?
> Si les parents sont d'avantage satisfait en 2009 qu'en 2008, c'est qu'ils se retrouvent dans les nouveaux programmes, BE, de la suppression du samedi, des HS, des SRAN du SMA?
Tout ce à quoi s'oppose le SNUipp et qui fait le fonctionnement de l'école.
Dans ton dernier commentaire tu oses même nous interpeller sur la cohérence.
"Pierrot répète que "le dirlo a un pouvoir hiérarchique"
- Pierrot explique en quoi le dirlo a un pouvoir hiérarchique, et il attend que tu lui démontres le contraire au lieu de te contenter de répéter les affirmations du SNUipp uniquement légitimée par son pouvoir au sein de l'EN.
Toujours pas de réaction à l'enquête de la MGEN non plus?
Seule à faire connaître c'est celle 'DU' syndicat... Pratique d'un autre siècle Théo.
Pardon?
Et pour poursuivre sur la voie du même Denis, pourquoi s'arrêter simplement à un pilotage de nos écoles par le collège de secteur ? Pourquoi pas aller vers le lycée, parce qu'au lycée, eux au moins, ils sont intelligents et savants, en tout cas plus intelligents et savants que les bouseux de directeurs dans les petits villages ? Et après le lycée ? L'Université ?
Non non, je ne m'inquiète aucunement, c'est plutôt que je n'ai rien compris à ce salmigondis indigeste.
Maintenant, que Densi souhaite que le collège pilote dans l'avenir nos écoles, je pense avoir déjà abordé ce sujet il y a quelques temps en soulignant l'étrange mansuétude de certains syndicats envers les principaux de collège en regard à la diabolisation des dirlos des écoles. Après avoir plaidé pour " l'IEN seul patron des écoles", on peut constater un glissement vers les principaux des collèges, futurs managers de nos petites écoles! J'ai toujours écrit que je souhaitais que l'école soit reconnue en tant que telle ( établissement) et qu'elle ait à sa tête un responsable identifié, issu de ses rangs, ayant un statut lui permettant de travailler et de représenter son établissement. Je l'écris à nouveau car nos fossoyeurs sont toujours prêts à nous faire devenir des satellites d'autres structures bien hiérarchisées , elles pourtant!
2 petites remarques...
D’abord sur ce qu’écrit Densi :
"lorsque tu lis les propos d'Oudot et consorts tu vois bien qu'il y a une autre volonté derrière…"
C’est la vision d’une école libérale, dictée par l’économie de marché et l’idéologie de la droite. A l’image de la droite au pouvoir. On voit ce que ça donne.
Ensuite sur ce que regrette Merlin :
"…il [le dirlo] doit en permanence négocier, se justifier afin de préserver une apparence de cohésion dans l’équipe."
Le statut ou plutôt l’absence de statut n’ont rien à voir là-dedans. C’est la façon moderne de gérer un groupe. Fini le temps où on pouvait se comporter en contremaître. Faut négocier, argumenter, parfois louvoyer… C’est partout pareil. A l’école comme dans les entreprises.
Ceci dit, je suis pour un statut, évidemment et je partage l’essentiel de ce qui a été dit par beaucoup.
Bon courage à tous pour la rentrée.
Je veux donc, d'après un rigolo qui ne me connait ni d'Eve, ni d'Adam, "une école libérale, dictée par l’économie de marché et l’idéologie de la droite.".
Je regrette profondément deux choses: 1) le ridicule procès d'intention qui, dans l'esprit de celui qui le fait, doit je suppose régler la question ("Oudot" est un pourri, on ne discute plus); 2) l'inanité profonde, pour ne pas dire l'inénarrable stupidité, des propos en question.
J'aimerais que les thuriféraires de la lutte des classes qui fréquentent ce blog cessent de prendre les autres pour des truffes, pour reprendre une expression conacrée ici. J'aimerais également qu'ils comprennent que ce n'est pas en barrant d'un trait de plume mon droit fondamental d'avoir une opinion différente de la leur et de l'exprimer qu'ils résoudront leurs problèmes existentiels et leurs contradictions permanentes.
Et bonne rentrée, hein.
Allons ! allons ! Jacques, sois un peu sérieux ! si le monde était à se point séparé en deux, nous nous en serions aperçus depuis bien longtemps ! Qu'un directeur d'école veuille faire coller son rôle, sa fonction au nombre incalculable et augmentant chaque jour (cf. "la grippe") de ses responsabilités ; qu'il souhaite que sa position dans une collectivité (ce que certains appellent une "équipe") soit reconnue pour ce qu'elle est en réalité et non dans le fantasme et lui confère enfin l'autorité qui lui est implicite et qu'il pratique tous les jours, etc...que cela puisse apparaître comme le signe d'une appartenance au libéralisme le plus effrenné est confondant...
Mettons sur le coup de la rentrée qui se prépare et les angoisses qu'elle peut entraîner ce petit écart de langage ; s'il devait perdurer, il serait le signe d'une confusion idéologique qui elle pour le coup, ferait bien le jeu d'un monde binaire...
Si j'ai tout bien compris le collège, le lycée et autres établissements fonctionnent sur un système libéral parce qu'ils ont un chef d'établissement ?
Et nous serions le dernier bastion de liberté parce qu'on envoie les dirlos au casse-pipe sans leur donner le début du commencement d'une reconnaissance statutaire pour le boulot qu'ils font quand même ? De qui se moque-ton ?
Dans les collèges et lycées il y a un chef d'établissement.
Dans les écoles, ce serait forcément un petit chef ?
Ca serait-y pas binaire comme raisonnement ?