Le numéro 77 de juin 2009 de « snuipp-infos » est presque exclusivement consacré à faire
le point sur les RASED, les CLIS et la psychologie scolaire.
Le SNUipp revient sur « le formidable mouvement qui a contraint
le ministère d’annoncer le maintien de 1500 personnels E et G dont les postes devaient être fermés ».
Il décrit dans le détail les nouveaux textes issus de la circulaire de 2002, l’un pour les réseaux, l’autre
pour les CLIS.
Certes, ces textes sont intéressants, mais, ce qui a retenu notre attention concerne les « échos de la C.A.P.N. » (Commission Administrative Paritaire Nationale). L’occasion pour le SNUipp de s’intéresser à certaines catégories de personnels de l’Education nationale.
Le SNUipp nous fait part de ses « inquiétudes pour les psychologues ». En effet, sachant que « régulièrement, 10% des postes ne sont pas
pourvus, la tentation d’employer des vacataires va être grande pour les IA au vu des besoins ». Et le SNUipp en tire les conséquences que « la qualité du service public risque de ne pas être au rendez-vous ».
Le SNUipp a les mêmes inquiétudes pour les directions
spécialisées (IME, EGPA, EREA…). Les capacités d’accueil sont supérieures au nombre de candidats
en liste principale. Les départs en formation ne cessent de baisser depuis 2005…
« Le SNUipp a alerté sur les trop nombreuses Segpa qui fonctionnent sans directeur ou avec des directeurs à temps partiel. Il a rappelé l’exigence du respect de la circulaire de 2006,
très explicite sur les missions des directeurs, confortée par la circulaire sur les orientations pédagogiques récemment parue ».
Saluons la démarche de ce syndicat qui s’inquiète de la situation de ces personnels. Il est tout à fait dans
son rôle dans la dénonciation d’un dysfonctionnement nuisible au fonctionnement de l’école.
Nous aimerions toutefois que le SNUipp ne s’arrête pas en si bon
chemin et qu’il poursuive son action en faveur d’autres personnels qui connaissent les mêmes difficultés : les directeurs d’école.
Le même constat peut être établi : plusieurs milliers de postes non pourvus chaque année, la qualité du
service public qui n’est pas au rendez-vous, la définition des missions qui reste vague…
Notons aussi que le SNUipp utilise le terme approprié « directeur » pour désigner le responsable d’établissements spécialisés et qu’il ne le fait pas lorsqu’il s’agit des écoles maternelles et élémentaires…
Dans ce cas, il choisit d’évoquer « direction et fonctionnement de l’école ». Curieux, non ?
Le SNUipp appelle à la vigilance sur un arrêté paru au Bulletin Officiel en avril dernier sur les Unités
d’Enseignement dans les établissements spécialisés.
« Les termes de ce texte peuvent amener à réduire
considérablement les moyens en personnel de ces établissements, notamment en ce qui concerne la direction pédagogique (qui disparaît au profit d’une
« coordination pédagogique »).
Le SNUipp a saisi le ministère « des conséquences de ce texte
concernant la situation statutaire des personnels ».
Cette fois, on croit rêver ! Le SNUipp exige une « direction » pédagogique et surtout pas une « coordination ». Il défend la situation
« statutaire de ces personnels ». Soit exactement le contraire de ce qu’il prône pour l’école primaire… A savoir un directeur sans statut
soumis à un conseil des maîtres décisionnaire !
Il devient indispensable que le SNUipp nous explique ce qui motive
des choix si opposés dans des situations analogues !
Mêmes contradictions et mêmes incohérences à réclamer et obtenir que
les enseignants de CLIS soient déchargés des obligations d’aide personnalisée.
« Les enseignants de CLIS, comme nous le demandions, ne sont
pas concernés par les heures consacrées à l’aide personnalisée ».
On peut comprendre que ces collègues de CLIS, comme ceux des RASED, bénéficient de ce temps pour la
concertation et les relations avec les parents. On comprend moins que le SNUipp n’ait pas demandé que la mesure soit étendue aux directeurs d’école
qui, eux aussi, et peut-être davantage que les enseignants de CLIS et du RASED ont besoin de temps de concertation avec leurs adjoints et les parents pour organiser et assurer le suivi de l’aide
personnalisée.
Contradictions, incohérences mais également mépris.
Dans le chapitre III intitulé « Organisation des aides spécialisées dans l’école », le SNUipp passe complètement sous silence le rôle du
directeur pourtant membre à part entière de l’équipe de suivi scolaire des enfants en difficultés notamment dans les écoles abritant une CLIS.
« Les enseignants spécialisés apportent une aide directe aux
élèves en difficulté, selon des modalités variées, définies en concertation avec le conseil des maîtres, sous
l’autorité de l’IEN, et s’inscrivant dans le projet d’école. Le conseil d’école est informé des
modalités retenues, conformément à l’article D411-2 du code de l’Education ».
Ce paragraphe est révélateur de l’état d’esprit des principaux
responsables nationaux et départementaux du SNUipp. Dans ces quelques lignes, ce syndicat cite le
conseil des maîtres, l’autorité de l’IEN, le projet d’école et le conseil d’école. N’y manque qu’un « petit élément », un tout
« petit élément » : le directeur qui n’est même pas cité.
Pourtant, n’est-ce pas le directeur qui réunit les différents conseils ? N’est-ce pas lui encore qui
définit les « modalités retenues » ? N’est-ce pas lui qui impulse, coordonne, rédige le projet d’école ? N’est-ce pas vers lui
que se tournent les parents confrontés aux rouages complexes des aides spécialisées ?
Oui, ces quelques lignes témoignent d’un profond mépris pour les
directeurs d’école. Les oublier de façon aussi ostensible, c’est nier leur existence et leur rôle dans le fonctionnement de l’école.
Plus généralement, c’est afficher clairement une idéologie qui
n’a pas sa place dans l’école du XXIème siècle. Comment ne pas qualifier d’irresponsables les délégués nationaux ou départementaux qui cautionnent de telles idées sur la direction d’école ?
Comment peuvent-ils justifier que leurs positions résultent d’un quelconque mandat imposé par un congrès ? Comment expliquent-ils que les enseignants de SEGPA accepteraient plus facilement
que les adjoints des écoles primaires d’avoir, à leur tête, un « p’tit chef » ?
Comment un syndicat digne de ce nom peut-il assumer autant d’incohérences, de contradictions et de mépris à l’égard d’une catégorie de personnels qu’il est censé
défendre ?
Il est plus que temps que le SNUipp prenne conscience qu’il fait
fausse route et commet une grave erreur en ignorant superbement les directeurs d’école et en niant aussi ostensiblement leur rôle. Ceux-ci acceptent de moins en moins d’être ainsi
méprisés.
Ce syndicat encourt le risque de voir enfler la contestation qui pourrait rapidement se transformer en
véritable rébellion anti-SNUipp et se traduire par une perte importante de ses adhérents.
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Méprisant à notre égard !
Je ne m'explique pas cet acharnement débile, cette absence de clairvoyance, cet autisme permanent...
Je crois qu'on ne doit surtout pas hésiter à les combattre frontalement, à leur dire ce qu'on pense de ces rigolos de délégués qui parlent de cette façon au nom de leurs adhérents qui ne sont même pas au courant de cette vision archaïque de l'école.
Nous venons de recvoir sur notre boîte mail, la réponse de Denis Ponchant, responsable départemental (59) SNUIPP 1er degré, à la Bouteille à l’encre : IL NOUS ARRIVE DE GAGNER !!!
" Plus que du lourd, du très lourd, et dont on n’a pas fini de mesurer les conséquences…
A lire ce jugement, on a du mal à comprendre comment le seul syndicat qui appelait encore à la grève administrative n’a pas été en justice de la même manière que ce collègue du Var. Il en avait pourtant largement les moyens financiers, les personnels disponibles, les avocats…
Il faudrait qu’il se réveille, sur ce dossier…
Sache, cher collègue, qu'une organisation syndicale ne peut ester au Tribunal Administratif, qui ne juge que des affaires "personnelles". même si des centaines de collègues sont concernés (comme moi qui s'est vu retirer plusieurs journées de salaire !).Il n'y a qu'un cas où cela est possible, et encore car c'est le TA qui en juge : lorsque la plainte concerne la profession en général.
C'est pour cela qu'à chaque fois que c'est possible et chaque fois que des collègues nous le demandent, nous mettons à disposition des modèles de lettre ainsi que la procédure à suivre.
Alors, avant une nouvelle fois de "cracher" sur un syndicat, informez-vous. Cela devient lassant...
Ceci dit, merci de l'info et envoie donc (aussi) aux syndicats la procédure à suivre ainsi que les courriers types.
Bonnes vacances, on se donne rendez-vous à la rentrée (manif, grève ?)...
cordialement, "
Denis Ponchant
Ni Meirieu, ni Frackowiak ne peuvent être suspectés d'anti syndicalisme
Ce qui est très préoccupant en cette période très difficile pour l’école, c’est l’absence ou la faiblesse des réactions. Les organisations syndicales sont très embarrassées. Elles ont toujours quelque chose à négocier avec le ministère, toujours des avantages à conquérir, même quand la crise et la volonté de réduire la dépense publique rendent les victoires dérisoires. Elles sont toujours en compétition entre elles et le degré de leur détermination sur les problèmes fondamentaux de l’école est lié à la concurrence au point de les conduire parfois à perdre leur âme.
Cela modère quelque peu les grandes envolées sur la vision globale, les choix et le corporatisme...
Je ne peux pas imaginer une seconde que celui qui s'exprime au nom du SNUipp n'ait pas pensé à schinter les directeurs de son communiqué. Pas possible de ne pas le faire exprès dans le paragraphe qui évoque le conseil des maîtres, l'IEN, le conseil d'école, le projet d'école... Comment écrire ce paragraphe sans mentionner le mot "directeur" si ce n'est par provocation ?
De toute façon, c'est du mépris !
Thierry Fabre
Tout d‘abord, il s’approprie à son compte une définition bien générale « certain syndicat » pourtant non cité. Rabelais avait raison « qui se sent morveux, qui se mouche… »
Bien sympa aussi que e prendre les collègues pour des billes…
« une organisation syndicale ne peut ester au Tribunal Administratif, qui ne juge que des affaires "personnelles"
C’est faux et c’est, soit une erreur, soit un mensonge…
L’article L. 2132-1 du code du Travail, et l’article L. 2132-3 stipule que :
« Les syndicats professionnels ont le droit d'agir en justice. Ils peuvent, devant toutes les juridictions, exercer tous les droits réservés à la partie civile concernant les faits portant un préjudice direct ou indirect à l'intérêt collectif de la profession qu'ils représentent. »
A condition de justifier d’un intérêt, un syndicat, qu’il soit ou non représentatif (Cass. crim. 22 novembre 1977), peut agir en justice, soit seul (à titre principal, en vertu d’un droit propre) soit parallèlement à une action engagée :
Et cela, devant toutes les juridictions, TA compris…
Denis le « reconnaît » d’ailleurs : « Il n'y a qu'un cas où cela est possible, et encore car c'est le TA qui en juge : lorsque la plainte concerne la profession en général. »
Or, normalement, pour un syndicat qui prône que les dirlos sont des instits comme les zotres, leurs probloques concernent bien la profession dans son ensemble, non ?
Et même si cela restait soumis à l’appréciation du TA, comme d’ailleurs pour toute plainte, au pénal comme au civil, y a-t-il un seul département où le SNUipp a porté l’affaire devant la justice ? Pas un seul…. On envoie les collègues dans le mur, et on se contente de bonnes paroles à la suite…
Et, plus au fond, même si le TA rejetait la plainte syndicale, qui est-ce-qui empêchait le SNUipp de :
- soutenir les collègues qui portaient plainte à titre individuel
- leur offrir conseil juridique
- mettre à leur disposition les avocats du syndicats
- prendre en charge les frais de justice ???
Thierry Fabre
Si, tout de même, un mot: le SNU est visé ici (à juste titre). Mais il ne faudrait pas oublier le comportement méprisable des syndicats minoritaires. Tout le monde dans le même sac, hop! Tous ces gens-là nous méprisent, voire même nous haïssent même s'ils nous font du pied (lisez certains commentaires des derniers billets), et conchient l'opinion d'autrui. Personnellement je leur rends bien... avec une certaine tristesse, car il me reste quelques bons camarades syndiqués, ou avec des responsabilités syndicales, pour lesquels j'ai un profond respect personnel. Que de regrets...
Tout ce qui pourrait le différencier des autres enseignants doit être banni: donc, pas de dispense des 60h etc... et de fait on accepte quand même les tâches et responsabilités supplémentaires ( petits arrangments d'arrière cour avec le MEN); on essaie même de faire croire que c'est l'IEN qui gère et que le dirlo n'a rien à faire... quand on connait la réalité....... ( enfin chez moi le délégué Snuipp a une décharge complète ( lui!) donc les affres du dirlo de base, je comprends que ça lui passe au dessus).
Ces faits sont aujourd'hui établis depuis longtemps, l'article ne venant que les rappeler: alors , adhérez au Gdid, et ensuite le nombre nous rendra audibles auprès de ceux qui aujourd'hui s'arrangent en sous-main sur notre dos!
Mais, problème, Votre Honneur, le SNUipp avait fait appel aux dons de collègues pour indemniser les dirlos allant au casse-pipe. Je ne me trompe pas, n'est-ce pas ?
Cet argent, où est-il ? Qu'est-il devenu ? On n'a jamais rien entendu par la suite à ce sujet.
Soit il a été versé aux dirlos ayant subi une retenue sur salaire et il faudra refaire la chaîne de versement en sens inverse pour restituer les dons aux généreux donnateurs...
Soit ces dirlos n'ont rien vu venir et alors se pose quand même la question du devenir de ces dons... Mystère...
D'accord avec toi Pascal. Je fais une exception pour le SNE et le SCENRAC. Ce sont quand même 2 syndicats qui sont favorables aux dirlos et qui osent dire clairement qu'on doit avoir un statut.
D'accord aussi avec Merlin qui met dans le même sac SNUIPP et SE. Les gens du SE sont plus malins. Ils y mettent les formes si bien que, parfois, on pourrait croire, qu'ils nous détestent moins... (Je ne vais pas dire qu'ils nous aiment bien, ce serait excessif...)
La SEGPA est une structure en collège, au sein du collège.
La progression individualisée des élèves s'inscrit dans le cadre des trois cycles du collège.
Les enseignements sont assurés par :
- des instituteurs et des professeurs des écoles spécialisés,
- des professeurs de lycée et collège,
- des professeurs de lycée professionnel.
En ce sens, elle est totalement différente d’une école primaire tant dans son recrutement que dans son fonctionnement.
Les établissements régionaux d'enseignement adapté (EREA) sont des établissements publics locaux d'enseignement (EPLE).
Pour les IME, c’est encore différent. La grande majorité des IME restent à gestion associative.
On ne peut donc pas comparer des établissements relevant de l’EGPA et des écoles primaires.Merci de nous apprendre ce qu'est un IME, une SEGPA, mais, bon, je crois que l'on s'en doutait un peu...
Et toute cette science es-structures éducatives ne changent rien aux questions que l'on se pose:
- pourquoi le SNUipp, qui a envoyé les collègues au casse-pipe, en fin de grève administrative, n'a-t-il pas tenté l'aventure d'aller au Tribunal Administratif ?
- pourquoi le SNUipp, à défaut, n'a-t-il pas appuyé, financièrement, et au niveau de ses avocats, les collègues qui ont du se battre tous seuls ?
Crainte de perdre ou peur de gagner ?
Thierry fabre
FAIRE PART DE REMERCIEMENT
LES COLLECTIFS D’EMPLOYES DE VIE SCOLAIRE PROFONDEMENT TOUCHES PAR DES MARQUES DE SYMPATHIE ET DE TEMOIGNAGES, DE SOUTIENS MULTIPROFESSIONNELS EXPRIMENT LEURS CHALEUREUX REMERCIEMENTS A CEULX ET CELLES QUI SE SONT SENTIS RESPONSABLES A L’EGARD D’ UNE
CAUSE JUSTE QU’IL EST PRECIEUX DE SE SENTIR ENTOURES EN CES MOMENTS DIFFICILES DOULOUREUX ET DECHIRANTS
SOYEZ REMERCIES DU FOND DU COEUR, VOS ENERGIES, VOS RESPONSABILITES, VOS PRESENCES, VOS DISPONIBILITES NOUS ONT GRANDEMENTS RECONFORTES. NOUS SAURONS NOUS EN SOUVENIR
NOUS ENTAMONS DONC LE DEUIL DE NOS TROIS ANNEES DE BONHEUR OU NOUS AVONS ETE ESTIMES ET RECONNUS
EN CE 30 JUIN 2009 , NOUS TIRONS NOTRE REVERENCE, TOUS ETOURDIS ET SOUS LE CHOC
NOUS PERPETUERONS LES SOUVENIRS DE NOTRE GENERATION CONTRATS AIDES 2006/2009 DES EMPLOYES DE VIE SCOLAIRE . TELS SONT NOS ENGAGEMENTS FUTURS
EN HOMMAGE A CETTE CATEGORIE PROFESSIONNELLE SACRIFIEE DE L’EDUCATION NATIONALE , NOUS VOUS DEMANDONS UNE MINUTE DE SILENCE A L’ASSEMBLEE NATIONALE EN LEUR MEMOIRE , LE MERCREDI 1 JUILLET 2009 DATE DE NOTRE PREMIER JOUR DE CHOMAGE, EN CE LIEU OU TANT D’HOMMES ILLUSTRES PAR LE PASSE ONT SU TRADUIRE AVEC TALENT LA DESESPERANCE DE CITOYENS CRUELLEMENT ANEANTIS
L’UNION NATIONALE DES COLLECTIFS D’EVS
Génération contrats aidés 2006/2009
42500 CHOMEURS DE PLUS
EVS
faites-en bon usage....
cordialement,
Denis Ponchant"Le Snuipp, le Se ont fait un choix: le dirlo doit disparaître au profit d'une sorte de " coordinateur" ou mieux de " factotum", c'est à dire d'éxecuteur de tâches diverses au profit d'autres personnels ( les enseignants)."
C'est peut-être vrai pour le SNUipp mais en aucun cas pour le SE. Tu fais erreur. Relis les articles ou communiqués et tu verras. D'ailleurs, il me semble bien que Pierrot (ou Thierry Fabre) a déjà écrit ici qu'il se rapprochait du SE ou qu'il l'avait rencontré, je ne sais plus.
...ça va ?
Dédel, 1 commentaire, il cherche une touche.
Le réel ne vous intéresse donc pas?
Comment fait le SNUipp pour "éviter" d'écrire le mot "directeur" dans leurs bulletins?
Cedric 58, le SE est bien à mettre dans le même sac que le Snuipp: la façade est peut-être un peu différente mais les faits sont têtus. Le SE a enterré la grève administrative en échange de 30 deniers et un système de décharge provisoire ( + un vade mecum mort né).
Une première étape nous a-t-on dit alors, la deuxième tarde quand même à venir!
Rien dans les papiers syndicaux du SE sur la reconnaissance de notre métier, aucun débat sur le statut, aucune demande réelle de nous voir au moins allégés des 60h, simplement quelques idées d'a mélioration de régime de décharge que l'on se garde bien de mettre en avant. Il est où le combat du SE en faveur des dirlos?
Vous avez su vous mobiliser pour les Rased et maintenant plus rien? vidés? plus d'énergie? c'était LE combat de l'année? Allons donc! En plus du mépris , est-il nécessaire de nous prendre pour des truffes?
Collègue directeur une seule chose à faire : rejoindre le GDID et militer sans tabous pour faire évoluer le "machin" MEN.
"je sors de PE2 et j'ai un poste en école élémentaire avec la direction de l'école (3 classes donc pas déchargée). Je ne connais absolument rien à la direction alors j'aimerais avoir des renseignements sur tous les devoirs (et les droits: peut-on choisir sa classe ?). Que faut-il préparer pour/à la rentrée?"
Balancer sur des postes de direction-casse-gueule de jeunes collègues au motif qu'après tout la direction d'école n'est qu'une fonction, que les directeurs sont des instit' comme les autres, bref, accepter d'acter ce genre de réalité est tout simplement dégueulasse...Et je n'en dirai pas plus ....
T. Fabre soupçonne le SNUipp « d’avoir envoyé des collègues au casse-pipe » et se demande pourquoi le syndicat n’est pas allé porter l’affaire au tribunal administratif. Dit comme ça, ça passe bien car c’est démagogique mais c’est faire preuve d’une certaine méconnaissance du fonctionnement de la justice.
Je pense qu’il fallait éviter de tomber dans ce piège. Je pense qu’un collègue seul avait plus de chances d’avoir gain de cause qu’une action collective menée par une organisation syndicale.
Je m’explique. Le tribunal administratif peut donner raison aussi bien à un individu qu’à un syndicat qui agirait pour ses personnels. Attention, la suite peut tout changer. Il existe dans notre pays la possibilité de faire appel et d’aller devant la CAA (cour administrative d’appel) puis en dernier ressort, c’est le Conseil d’Etat qui a le dernier mot.
Dans le cas d’un jugement du TA favorable à un seul individu, il y a peu de risques de voir l’Etat faire appel. Imaginons la même action portée par un syndicat au nom d’un nombre important de personnels. L’Etat, craignant que ce jugement fasse jurisprudence et n’amène d’autres contestations du même ordre, ferait probablement systématiquement appel de la décision du TA. Ce qui aurait pour effet de réduire les chances de succès de la contestation.
Il n’est pas certain que le collègue ait satisfaction dans le cas rapporté ici mais je dis qu’il en aurait moins dans le cadre d’une action collective.Notre Dédel bien-aimé vient de nous démontrer qu'une action individuelle a plus de chance de l'emporter face à l'Etat qu'une action collective !!!
Commentaire n°30 posté par henri le 30/06/2009 à 06h09
Et ce n'est pas la première fois que l'on te chope en flagrant délit de billevesées, de niaiseries et de fariboles.
Premier point: je serais démago et je "suspecterais la direction du SNUipp d'avoir envoyé les collègues dirlos au casse-pipe" sur la grève administrative...
Je ne suspecte rien, ne fais pas des effets de langage, je dis, très clairement, très calmement, et en toute connaissance de cause, que:
- la direction nationale du SNUipp savait depuis longtemps que la grève administrative n'était plus suivie que par une très faible minorité de collègues
- la direction nationale du SNUipp et ses cadres départementaux ont caché aux dirlos la situation réelle de cette grève administrative, leur laissant continuer un combat perdu d'avance. Ca s'appelle envoyer les collègues au casse-pipe, ne t'en déplaise...
Et tout ce que je dis, je le puise aux meilleures sources qui soit, celle ... du SNUipp !
Il suffit de consulter l'enquête que le Conseil National du SNUipp avait lancé à ce sujet lae 13 Décembre 2006. Les commentaires des diverses sections départementales sont édifiants à ce sujet.
Enquête disponible à cette adresse:
http://www.snuipp94.com/MEDIA/PDF/Enquete%20direction_fonct.pdf
Dedel, tu mens...
Thierry Fabre
A te croire, une plainte instituée par un syndicat aurait eu peu de chances d'aboutir...
Admettons. Tu reconnais quand même ainsi que, contrairement à ce qu'avance ton homologue du Nord, une telle plainte aurait été possible légalement...
Mais, si l'on t'en croit, les collègues qui auraient tenté l'aventure d'aller, tous seuls dans leurs pompes, affronter leur IA sur terrain judiciaire auraient du recevoir l'appui du SNUipp, son aide, ses conseils. Ces collègues, qui ont du prendre un avocat, ce qui est loin d'être gratuit, auraient du recevoir le soutien financier du SNUipp. Ca sert à ça aussi, normalement, un syndicat...
Or, toutes celles et ceux qui ont demandé un tel soutien au SNUipp se sont faits envoyer sur les roses. Crainte de perdre ou peur de gagner, Dedel ?
Thierry Fabre
PS Il se peut au demeurant que je ne sois qu'un démago; il ne tient donc qu'à toi de le prouver. Peux-tu me citer le nom d'un seul collègue, d'un unique dirlo qui ait reçu en cette aventure aide, conseils et appui financier du SNUipp, sur l'ensemble de ce doux pays ? Non ? Tu m'étonnes...
"...une action individuelle a plus de chance de l'emporter face à l'Etat qu'une action collective !!!"
Je ne suis pas spécialiste des affaires de tribunaux mais je pense effectivement que c'est possible dans des cas très particuliers.
L'Etat s'en fout qu'un dirlo ait gain de cause. Qu'est-ce que ça lui coûte ?
C'est autre chose que l'action aboutissant à devoir donner raison à plusieurs centaines de personnes emmenées par une association ou un syndicat. Dans ce cas, forcément, l'Etat fait obligatoirement appel, c'est son intérêt. Et alors... que peut-il advenir en cas d'appel ? Nouvelle victoire ? Pas certain. Le risque est important. Je crois que c'est ce voulait dire notre collègue.
Avec le SNUIPP on en a tellement l'habitude qu'on ne leur prête même plus la moindre attention !!!
Inénarrable ! Si le jugement fait jurisprudence, l'Etat s'en foutra moins que ça ! Les comiques-troupiers sont de retour ; pas étonnant qu'en matière de "raisonnement", ce soit un peu lâche....Mais j'ai bien compris qu'une action collective ne présente aucun intérêt (l'Etat fait appel, annulation de la décision, etc...) ; j'en conclus donc, grâce à vous, camarades, qu'au fond, vous ne servez à rien...
Non, il ne faut pas dire que nous ne servons à rien. C’est facile, c’est ridicule, et surtout ça ne fait pas progresser le débat. En matière de justice, rien n’est simple ou évident. On ne peut pas avancer des affirmations gratuites sans savoir quelques petites choses sur le fonctionnement du TA.
Il faut d’abord savoir qu’il n'est pas rare que les tribunaux administratifs qui sont des juridictions, indépendantes, statuent en défaveur de l'employeur public et ces décisions sont susceptibles de faire jurisprudence.
Saisir le tribunal administratif est souvent une décision individuelle mais elle revêt également une dimension collective, au même titre qu'un mouvement de grève.
Il nous arrive, évidemment, d’aider des collègues à intenter un recours. En 2008, nous avons soutenu une collègue devant le TA. La collègue a eu gain de cause. Il s’agissait d’une affaire personnelle.
Le tribunal administratif a ordonné en référé la suspension de la décision de l’I.A. concernant une collègue dont le salaire était amputé de forts prélèvements laissant à la collègue environ 1100 euros par mois pour vivre et subvenir à toutes ses dépenses !
Le SNUipp FSU 93 travaille en liaison avec un cabinet d’avocats spécialisés et aide les collègues à se défendre au tribunal. Cette défense est financée par les cotisations syndicales des syndiqués. Elle est organisée par les militant(e)s élu(e) en CAPD qui rédigent les recours. Le conseil syndical du SNUipp FSu 93 a déjà engagé plus de 5000 euros dans la défense juridique des collègues.
Ajoutons qu’il est plus facile d’obtenir réparation dans le cas d’affaires personnelles comme l’a écrit un collègue. Mais attention, l’appel de l’Etat est toujours possible. Surtout si la conséquence est d’importance pour son fonctionnement ou ses finances.
Je ne suis pas non plus un spécialiste des affaires juridiques, mais:
l'État s'en fout qu'un dirlo ait gain de cause. Qu'est-ce que ça lui coûte?
Ben, la jurisprudence…
Et s'il y avait vraiment une volonté du SNUipp de jouer son rôle de syndicat avec nous (je ne parle pas des autres catégories, qui elles sont défendues), si, même sur ce blog, il y avait un vrais dialogue, une recherche de rapprochement pour le bien commun, s'il n'y avait pas votre arrogance et votre incapacité à répondre à de simples questions, lourdes de sens et de conséquences pour nous, nous n'en serions pas là.
• l'enquête IFOP est bidon? Mais celle de la MGEN elle est bidon aussi?
Préfacée par le pédagogue Philippe Meirieu, elle dresse un constat "effroyable" selon Georges Fotinos : "le roi est nu, le moral des directeurs d'école est pire que ce que l'on craignait. Leur moral est au 36e dessous alors que ce sont des responsables d'école".
> A-t-elle reçu un quelconque écho syndical ? C’est bien des dirlos que l’on parle, quelles revendications portées pour améliorer une situation jugée « effroyable » ?
• c'est du temps et de l'argent qu'il faut aux directeurs?
> Comment expliquer que nous soyons contraint de faire des heures soutien, alors que l'on a exonéré toutes les autres catégories d'enseignants?
Dernièrement les CLIS qui auront plus d'heures de 'concertation' (avec qui?), mais les dirlos, qui font leur boulot pendant ces heures, ne voient pas leur demande relayée efficacement.
> comment peut-on nous dire qu'il nous faut du temps et passer à côté de celui-là?
- de l’argent ? comment expliquer l’hostilité du SNUipp à propos du point bonus pour la HC, alors que d’autres catégories d’enseignats bénéficient d’avantage ?
• mettre un 'chef' dans l'école change l'ambiance.
> Comment accepter alors les nominations sur profil des grosses écoles?
Un Directeur directement choisit et missionné par l'IA est préférable à un statut clair et transparent?
> l'arrivée des directeurs profilés ne pose pas de problème d'ambiance?
Il m'arrive comme tout le monde de critiquer les organisations syndicales. Mais les messages dont "directeursenlutte" innonde ma boîte mail à longueur d'année me mettent mal à l'aise. "Directeurs en lutte", d'accord, mais contre quoi ? Contre le SNUipp ? Le gouvernement s'apprette à supprimer encore 16 000 postes dans l'Education Nationale, qui viendront s'ajouter aux 13 500 supprimés en 2008 et c'est aux organisations de travailleurs qu'il faudrait s'en prendre avant tout ? J'aimerai lire autant d'articles dénonçant les dérives libérales du gouvernement (et ses conséquences) dans les mails que je reçois !
Sans tomber dans la paranoïa, mon petit doigt me dit que "directeurs en luttes" ne doit pas être un repères de gauchistes...
- l'ignorance :
"J'aimerai lire autant d'articles dénonçant les dérives libérales du gouvernement (et ses conséquences) dans les mails que je reçois !"
Il faut lire cher Claude et n'avoir pas des lectures orientées !
- dans l'ignominie :
Sans tomber dans la paranoïa, mon petit doigt me dit que "directeurs en luttes" ne doit pas être un repères de gauchistes...
Le petit escadron des diffamateurs grossit ses rangs ...Donnez-nous encore m'occasion de rire un peu !
Mais on peut y ajouter les militants du GDID qui interviennent souvent ici dans des commentaires violents.
Je n'arrête pas de m'indigner contre leurs attaques anti-syndicales.
Pour discuter, pour être écouter il faudrait être estampiller "gauchiste", parce que revendiquer la reconnaissance du métier de directeur c'est de droite?
Isabelle s'indigne de la violence des attaques contre les syndicats, mais reste muette à la violence faite aux directrices et directeurs:
je rappelle 2006 enquête MGEN:
Préfacée par le pédagogue Philippe Meirieu, elle dresse un constat "effroyable" selon Georges Fotinos : "le roi est nu, le moral des directeurs d'école est pire que ce que l'on craignait. Leur moral est au 36e dessous alors que ce sont des responsables d'école"
> quelle réponse syndicale depuis 2006, alors que la situation s'est encore dégradée?
Et ici, quelle réponse peuvent me faire le cercle des personnes autorisés (gauchistes?).
Isabelle, est-ce que le fait que les directeurs ne soient "déchargés" des heures soutien t'indigne?
Est-ce que la lutte contre un GVT passe par le sacrifice des dirlos?
à qui voulez-vous faire croire cela?
le SNUipp s’inquiète pour les psychologues, les directions spécialisées, se réjouit que les enseignants de CLIS soient exemptés de l’aide personnalisée… et ignore superbement les directeurs d’école qu’il oublie même de citer !
Ce ne sera pas la PREMIERE NI LA DERNIERE FOIS !!!
Véronique Crôle
Ecole Albert Camus
Pascal Oudot, vous devriez vous abstenir de ces réflexions irrespectueuses.
Qui dit qu'un jour vous n'aurez pas à frapper à leur porte ? Vous savez, parfois, on a un ennui avec son IEN, des parents qui vous traînent en justice, un conflit avec l'Administration... que sais-je encore...
Et dans ces cas-là, on est tout content de pouvoir s'appuyer sur une institution qui vient à votre secours. Combien de collègues ne se sont-ils pas déjà trouvés dans cette obligation...
Pascal Oudot, vous devriez vous abstenir de ces réflexions irrespectueuses.
Qui dit qu'un jour vous n'aurez pas à frapper à leur porte ? Vous savez, parfois, on a un ennui avec son IEN, des parents qui vous traînent en justice, un conflit avec l'Administration... que sais-je encore...
Et dans ces cas-là, on est tout content de pouvoir s'appuyer sur une institution qui vient à votre secours. Combien de collègues ne se sont-ils pas déjà trouvés dans cette obligation...
Plein, Isabelle, au moins 5000 dirlos...
500 dirlos à qui le SNUipp a menti en faisant croire que la grève administrative était suivie et qu'ils ne craignaient rien
500 dirlos qui se sont retournés vers le SNuipp et n'ont eu en retour que de belles paroles...
500 dirlos qui, depuis, parmi les 50 000 autres, attendent encore du principal syndicat enseignant qu'il daigne s'occuper d'eux un tantinet, entre deux luttes urgentes et majeures...
Depuis 2006, et sa déconfiture en rase campagne sur la grève administrative, déconfiture dont nous avons fait les frais, quelle action a lancé le SNUipp au niveau national non pour la fameuse "direction-et-fonctionnement-de)-l'école", mais tout simplement pour les directrices et directeurs d'école ? Dedel ne répond jamais à cette question.
Peut-être, Isabelle, pourras-tu le suppléer ?
Thierry fabre
La surcharge de travail des directeurs d'école n'est plus à démontrer. Je suis directeur d'école depuis 8 ans, je constate chaque année l'augmentation de cette charge et des responsabilités qui vont avec. J'ai fait une grève administrative durant 5 ans et j'ai constaté comme beaucoup qu'elle ne servait pas à grand chose. Oui, le SNUipp a une responsabilité dans la situation d'aujourd'hui puisque c'est une organisation représentative. Cependant, ce que je trouve insuportable dans les mails répétitifs que je reçois à l'école de la part de "directeurs en lutte", c'est qu'ils semblent désigner continuellement le SNUipp comme le principal responsable de la situation. Si la position du SNipp ne me convient pas sur cette question, pour moi, ce sont les choix des gouvernements successifs qui sont d'abord en cause. Le "mépris" pour les directeurs d'école, pour les enseignants dans leur ensemble, pour les fonctionnaires de manière générale et pour tous les travailleurs, il vient des gouvernements libéraux qui se sont succédés depuis 25 ans. Pas du SNUipp.
Quand ont utilise des mots aussi forts contre une organisation de travailleurs, qu'on en innonde les boîtes mails de ses collègues et qu'on n'en utilise pas d'aussi durs contre les principaux responsables... de quel côté se trouve t-on ?
Le SNUipp a bien des défaut et j'ai avec lui un certains nombre de points de vus divergreants. Mais je le rejoints sur un point fondamental : la question de la direction d'école a un rapport évident avec les autres déficits de moyens dans l'Education Nationale. A moins de ne voir que son nombril...
Les mails successifs de "directeurs en lutte" m'ont convaincus d'une chose : à moins d'aimer nager dans les eaux troubles des "comités de lutte", largement plus manipulés et démagogiques que ne le sont les organisations syndicales (ce qui n'est pas peu dire), il vaut mieux se syndiquer.
C'est ce que je vais faire !
Je suis parfaitement d'accord avec vous, et je connais de nombreux collègues qui ont été heureux de trouver et d'être défendus par des représentants syndicaux. Mais cette défense, qui est ce pour quoi nos représentants sont élus, est le moindre qu'ils puissent faire.
Maintenant, faut-il pour autant suivre aveuglément des consignes qui tombent des centrales parisiennes, et sont dignes d'une époque stalinisante révolue? La lutte des classes, c'est fini! Quand des milliers de directeurs d'école se plaignent de leurs conditions de travail et que les syndicats font la sourde oreille, qui est responsable des réactions violentes comme les miennes? Parce que je ne m'arrêterai pas, je ne lâcherai rien, jusqu'à ce qu'une des grandes centrales dise enfin le moindre mot de ce que nous attendons.