Jeudi 18 juin 2009
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Notre collègue Froment, bien connu des
habitués de ce site, nous livre un nouvel article que nous publions bien volontiers dans son intégralité.
L’analyse qu’il fait de la situation
économique est sombre et inquiétante, mais elle rejoint les positions prises par les experts français et européens ces dernières semaines.
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A chaque jour son lot de mauvaises
nouvelles. Le 27 mai 2009, sur la radio BFM, Eric WOERTH, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, déclare :
« A ce jour, les recettes fiscales tirées de l’Impôt sur les Sociétés sont de 1 Milliard d’euros contre 10 à 12 Milliards l’année dernière à même
date ».
Cette annonce fait l’effet d’une bombe
tant elle est significative de l’état de nos finances. Si l’on replace cet élément dans le contexte plus général des rentrées fiscales recensées au premier trimestre 2009, les prévisions du
déficit du budget devront être revues à la hausse.
Rappelons que, fin avril, le ministre
du budget avait évalué à 6 % du PIB le déficit du budget. Compte tenu des nouveaux éléments, le déficit pourrait s’élever à hauteur de 10 % en 2009,
dépassant probablement les 150 milliards d’euros.
Le 15 juin dernier, le déficit des
comptes de la Sécurité Sociale a été évalué à 20 milliards. Cette donnée peut, à elle-seule, creuser encore un peu plus le déficit du budget général de notre pays.
Ces mauvaises nouvelles s’accompagnent,
hélas, d’autres perspectives peu engageantes. Au cours du second semestre 2009, le risque d’une augmentation des matières premières n’est pas à exclure. Déjà, depuis quelques semaines, le cours du baril de pétrole repart à la hausse malgré une demande en
décroissance du fait de la crise industrielle.
La situation au Pakistan et en Iran
risque de créer des tensions qui pourraient provoquer un nouvel emballement. Toutes raisons de craindre pour le pouvoir d’achat des Français.
Une autre source d’inquiétude est à prendre en
compte : celle qui touche les collectivités locales. Beaucoup d’entre elles présentent une situation
de comptes très difficile. Certaines ont recours à des emprunts très risqués pour simplement assurer leurs seules charges de fonctionnement. Il n’est
pas impossible que l’Etat soit contraint d’assumer les défaillances de certaines communes, ce qui aurait pour effet immédiat d’aggraver encore le déficit global du budget de la France.
Les conséquences pour la
France
Les disponibilités financières
disponibles sur le marché n’étant pas infinies, se profile l’hypothèse d’une difficulté voire d’une impossibilité à placer un emprunt à taux fixe
comme cela a été le cas en mars dernier pour la Banque d’Angleterre.
Si la capacité à emprunter à l’Etranger
atteint ses limites et si la dégradation des comptes de l’Etat se poursuit, à échéance de deux ou trois ans, faute de couverture de financement, le risque
d’une faillite des comptes de l’Etat est envisageable.
Une forte hausse des impôts ne peut être
exclue même si les
prélèvements obligatoires sont déjà très importants dans notre pays (de l’ordre de 44 %). Toute augmentation pénaliserait l’investissement et la consommation, affectant le retour à la
croissance.
Certains commencent à envisager la
possibilité d’une réduction des salaires et des pensions dans la Fonction Publique comme cela se pratique déjà dans le secteur privé. Cette
orientation provoquerait une situation sociale extrêmement dangereuse.
Les conséquences pour l’Education
nationale
Les suppressions de postes vont probablement
s’accroître plus vite et
plus fortement que prévu. Les grandes réformes coûteuses seront renvoyées à des jours meilleurs, forcément lointains. La modernisation du système éducatif, la revalorisation des carrières seront mises entre parenthèses pendant une durée assez longue.
Les regroupements de petites écoles de 1 à 3
classes se poursuivront pour
une meilleure mutualisation des besoins entre les communes.
La création d’EPEP envisagée puis abandonnée ne
pourra voir le jour avant longtemps. L’objectif de déplacer des compétences vers les
communes reste d’actualité mais ces dernières n’ont plus les moyens financiers de prendre en charge financièrement les transferts pas toujours compensés intégralement par l’Etat.
Concernant plus précisément les directeurs d’école,
il est difficile d’imaginer la mise en place d’un statut professionnel. Celui-ci nécessite des moyens budgétaires
importants pour accompagner la reconnaissance institutionnelle : création de postes de décharges, d’aide administrative et revalorisation indiciaire.
Ces préoccupations catégorielles ne
présentent pas le même caractère d’urgence pour les comptables du Trésor ou les directeurs d’école.
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@ T Fabre
Permets-moi quelques réponses.
Je n’ai pas hurlé au « sarkozysme ». J’ai employé le mot « DARKOZY », un raccourci (Darcos – Sarkozy) largement utilisé dans les médias.
Pour un syndicaliste, il est dur d’entendre des gens dire qu’après tout, 2000 postes de plus ou de moins… Inacceptable ! Surtout en cette période de crise où le chômage nous explose à la figure. C’est environ 2 à 3000 emplois supprimés par jours, tous les jours !
Et entre nous, comment peux-tu réclamer des postes de décharges pour les dirlos et balayer d’un revers de main 2000 postes supprimés en PLUS de ceux programmés. EN PLUS !
Tu sais comme moi que des postes existants, ça peut se transformer. Qui sait, peut-être même en décharge de dirlo. Alors que des postes supprimés, c’est définitivement perdu.
"faire dans l'amalgame sournois en tentant d'impliquer le GDID dans des avis somme toute personnels"
Excuse-moi, mais aux yeux de bon nombre de collègues, tu es avant tout le « grand manitou du GDID » (pardonne l’expression, elle est imagée mais ne se veut nullement offensante ni péjorative).
Lorsque tu t’exprimes à « titre personnel », c’est que tu le veuilles ou non, la voix de ton asso qu’on entend.
Ce sont des suppressions de postes, non d'emploi
Ne jouons pas sur les mots. Ce sont 2000 postes non créés qui laissent autant de jeunes sur le carreau. Donc ça contribue à augmenter le chômage. Bien sûr, c’est moins dramatique que des licenciements car ces jeunes n’ont pas charge de famille. Mais…
@ Henri
Parmi les sujets de philo du bac, j’ai beaucoup aimé celui-ci : «Le langage trahit-il la pensée ?».
Quand Henri dit que je suis un «con», on est dans la catégorie du langage qui révèle la pensée qu’il voulait lui-même cacher. Le mot est sorti tout seul, comme un lapsus. Il lui a échappé, lui qui aime se faire passer pour quelqu’un de serein et de posé.J’aime beaucoup ce sujet, car le mot «trahir» de l’intitulé est ambigu : cela veut-il dire que le langage déforme ou révèle la pensée ?
Pas très bonne ta copie, Gégé ! surtout lorsqu'on prétend, comme tu le fais souvent ainsi que d'autres, penser à la place de..., prêter des propos à des personnes, révéler des intentions cachées !
Étant un grand garçon, je mesure toujours ce que j'écris et je l'assume dans son intégralité : libre à toi de penser à des "lapsus", ou des mots qui mettent à jour des choses cachées ! Quand j'ai écrit que, selon moi, tu étais un" con" le mot était raisonnablement venu sur mon clavier et non des profondeurs de mon inconscient (Lacan aurait dit : "L'inconscient, ça parle", mais là, il y aurait eu erreur ; tu vois moi aussi je peux gloser et hausser ma petite pensée au-delà du bac philo).
La pratique des amalgames à laquelle tu te livres est aussi une forme d'insulte, ne t'en déplaise ; utiliser le mot "Darkozy" en est une aussi, quelque soit "l'ennemi" que l'on a en face et en place, la démocratie force malgré tout le respect (et je n'ai aucune accointance avec ces personnes !)
Fais le ménage dans ta tête avant de songer à ce qu'il y a dans celle des autres et un petit pas en avant sera fait dans le respect !
Désolé d'avoir été trop long....
Essayons de garder notre calme, Henri. Nous ne sommes pas là pour nous invectiver.
Pour revenir au débat lié au texte de Froment, je fais les remarques suivantes :
1- Le ton est d’un pessimisme alarmiste. Je ne remets pas en cause l’analyse, elle est tout à fait correcte. On peut s’interroger. Le gouvernement ne noircirait-il pas à dessein la situation dans le but de faire avaler d’autres pilules amères ? Je pense au recul de l’âge du travail (67 ans), une véritable provocation. Je pense à la proposition de la ministre de la famille de revenir sur la majoration de 2 ans par enfant dans le régime général, mesure mise en œuvre en 2003 dans la fonction publique…
2- Le pouvoir n’est-il pas, au contraire, en-deçà de la réalité pour ne pas trop affoler les citoyens ? On a vu au cours des mois, des trimestres, les prévisions s’avérer fausses et être sans cesse démenties car trop optimistes…
3- Sur le plan strictement Education nationale, il est vrai que la situation est inquiétante. Les suppressions de postes seront plus importantes que ce que nous annonce notre ministre. On le voit bien avec les 2 194 emplois dont parle l’article. C’est quand même un véritable scandale de procéder de la sorte. Je partage l’analyse de Gégé.
4- Les collègues directeurs veulent du temps et de l’argent. C’est ce qu’ils expriment. Le plus. Je pense qu’il va falloir se battre durement et on aura besoin de tous pour arracher des décharges supplémentaires et déjà pour ne pas en perdre. Côté revalorisation, le gouvernement s’est engagé dans une politique de primes pour ceci, pour cela… Tout cela est scandaleux car c’est fait pour masquer la perte de pouvoir d’achat.
5- Un seul point élément positif que je tire de ce texte : l’impossibilité de créer les EPEP. Voilà la seule bonne nouvelle de cette crise. On aura au moins échappé au désastre de cette mesure qui aurait mis à mal les équipes dans les écoles.
D'accord, tu ne m'as pas traité de sarkozyste, juste de darcos et sarkozy. Tu m'insultes donc doublement... Plus sérieusement, pour un syndicaliste, réduire toute opposition à un discours convenu à une préférence partisane au gouvernement actuel, ça réduit singulièrement toute possibilité de débat. On partage tes avis ? Oui ? On est gentils et adoubés... Non ? C'est que l'on est darkozyste...
C'est peut-être aussi cette incapacité à sortir du discours manichéen qui est cause du déclin du nombre de syndiqués...
Je constate cependant que tu me donnes raison sur le fond et te gardes bien de contester les chiffres que j'avance, et le peu d'incidences qu'auront ces 2000 suppressions de postes.
Tu préfères élargir le débat au niveau national, privé et public confondu, pour justifier ta position. Comme si c'était pareil...
Ben non, ça ne l'est pas, à mon humble avis...
2000 licenciements et 2000 suppressions de poste, ça n'a pas le même impact social.
Et s'il faut s'arrêter vraiment aux chiffres, je me contenterai de ceux que tu avances.
2000 licenciements par jour d'un côté, 2000 postes en moins cette année pour le mammouth.
Dedel justifiait l'absence totale du SNUipp sur la direction par l'obligation qu'a tout syndicaliste de faire des choix. Discours comique, mais baste...
Si l'on reprend ce discours, il serait peut-être plus urgent de se bagarrer pour les centaines de milliers de types virés de leur emploi que pour sauvegarder à tout prix nos petits postes à nous...
Poste qui au passage, Gégé, ne sont jamais définitivement perdus. Tout dépend, chaque année, de la volonté politique de chaque gouvernement, lors du vote du budget...
Je résume... On me parle de 20 000 postes supprimés, banco; là, il y a du sérieux... Tu me parles de 2000 postes, c'est peanuts... Et se battre pour ça, ce serait aussi ridicule que d'aller défiler devant des gens au chomâge en hurlant le slogan débile du SNUipp "la semaine de 24 h !" Slogan idéal pour envoyer des gamins dans le privé...
Précision enfin: que tu entendes en me lisant la voix du grand manie-tout du GDID, c'est possible, au même sens où une bergère lorraine entendait bien des voix... Pour autant, je ne suis ni président du GDID, ni vice-président, ni trésorier, mais un simple membre de son bureau et ce que je dis, à titre personnel, n'engage que ton serviteur...
Thierry Fabre
1/ Le gvt noircit le tableau pour préparer d'autres mesures ?
Possible...
2/ Le gvt reste en deça pour calmer les inquiétudes ?
Possible, mais contradictoire avec ton point 1/...
3/ Les suppressions seront plus importantes que ce qu'annonce Darcos ?
Possible...
4/ Les collègues directeurs veulent du temps etd el'argent, voila ce qu'ils expriment ?
Faux et tu ne te trompes pas, mais tu mens...
Cette soi-disante position, limitant nos revendications à trois sous et cinq minutes de décharge n'a aucune base solide autre que tes postulats idéologiques. Il s'agit d'un dogme maintes fois énoncé par ton syndicat, par déni du réel et de nos demandes.
Il n'y avait jusqu'à cette année qu'une seule base de réponses sérieuse, celle réalisée par le GDID au travers de son sondage. Il y en a désormais une autre, plus parcellaire puisque portant sur un seul département, celui du Tarn et Garonne (sondage du SE-UNSA 82) Les deux enquêtes se recoupent et montrent bien que l'exigence statutaire est formulée par une très grande majorité de collègues.
Que tes oeillères idéologiques t'empêchent de voir une vérité niée par ton syndicat est une chose, que tes slogans prétendent influer sur les choix des collègues en est une autre. Et tous les efforts de toutes les Inquisitions n'ont jamais empêché une petite voix de persister à dire "et pourtant, elle tourne..."
5/ Pas d'EPEP ? Bonne nouvelle...
Pourquoi pas, ce projet avait ses défauts. Mais cela change-t-il la nécessité de doter les écoles d'une existence adminsitrative et juridique ? La défense acharné d'un existant pas trop joyeux, par peur panique de tout changement, c'est du conservatisme, ni plus ni moins. Et le conservatisme, ça peut se concevoir au niveau politique (le gouvernement actuel), mais ça reste une catastrophe au niveau syndical, et l'assurance de lendemains qui déchantent...
Thierry faber
Ce qui est en revanche certain, c'est qu'il est urgent d'assainir les comptes de la nation, et en particulier le gouffre de l'Education Nationale. En ce sens, comme citoyen et comme contribuable, je ne peux absolument pas reprocher à un gouvernement qui veut être responsable d'essayer de faire ce qui aurait dû être lancé depuis bien longtemps: le dégraissage d'un mammouth dont les 95% du budget partent dans les salaires.
Le discours " on va se battre pour les dirlos" , même toi tu n'y crois pas. Le Snuipp a donné la preuve à de maintes reprises qu'il ne désire pas se battre pour les dirlos, même pour des bouts de décharge, il a prouvé qu'il tenait même les dirlos en piètre estime ( pardon les chargés de direction) alors pas la peine d'agiter le '" on va se battre" , c'est pathétique.
Quand au " les dirlos veulent du temps et de l'argent" , ça n'engage que toi, beaucoup veulent tout simplement la reconnaissance de leur métier.
Pascal, tu parles du gouffre de l'Education Nationale. Quel gouffre ?
Avec de tels propos, on atteint le fond, le fond du gouffre du conservatisme…
Tu sais ce que disait Abraham Lincoln : "Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance".
Thierry, te rends-tu compte des propos que tu tiens ?
"Je résume... On me parle de 20 000 postes supprimés, banco; là, il y a du sérieux... Tu me parles de 2000 postes, c'est peanuts..."
Ah, si seulement les suppressions de postes se limitaient à 2 000…
8 500 en 2007, 11 200 en 2008 et 13.500 suppressions en 2009… Excusez du peanuts…
"Et se battre pour ça, ce serait aussi ridicule que…"
On ne va quand même pas se battre pour peanuts… Et encore moins faire grève… On va faire la JAS, c’est mieux…
Merlin
"beaucoup veulent tout simplement la reconnaissance de leur métier".
Tu connais mal les aspirations des collègues. Demande à celui qui trime sans décharge ou avec seulement un quart s’il se satisferait d’une simple reconnaissance… Il te répondra que ça lui ferait une belle jambe. Tu imagines qu’on va satisfaire les collègues de cette façon ? Regarde l’exemple de Paris : décharge et argent. Et il n’y a pas de direction vacante.
Décidément, vous représentez bien mal les collègues au GDID.
C'est tout de même fascinant à quel point vous ne supportez pas qu'on puisse ne pas avoir les mêmes opinions que vous! Aaaah, quels beaux et francs démocrates!
Maintenant, si avec un budget qui oscille entre 27 et 28% du budget de l'état, et constitué à plus de 90% par des crédits de personnels, tu ne trouves pas que l'education nationale coûte cher, ben ma foi je ne peux plus rien pour toi. Continue à t'enfoncer les yeux bandés avec tes petits camarades, et demande-toi pourquoi de plus en plus d'instits ne veulent plus vous suivre dans votre chute obtinée.
C'est pas bien du tout ! Gégé va encore se croire insulté (même sans gros mots !), pleurnicher et appeler au dialogue, et gna...gna..gna ....
Pour une fois, je ne dis rien !
Ce que je regrette un peu dans les 2 derniers articles c'est l'absence de perspective.
J'ai bien des infos claires, je perçois le désarroi, l'opposition même, mais pas de solution.
Pascal situe bien le problème:
Ce qui est en revanche certain, c'est qu'il est urgent d'assainir les comptes de la nation.
• Soit c'est faux, et il faut le démontrer en exigeant plus.
• soit c'est vrai, et il faut alors proposer une réelle alternative à opposer à la vision purement comptable du GVT, et pas faire des pirouettes en citant, mal à propos, Lincoln.
Ce bon vieux George parlait d'investir dans l'éducation, avec retour sur bénéfice pour la société. Et, pour l'époque, c'était non seulement courageux, mais surtout visionnaire.
Gommer toute l'exigence contenue dans cette citation, pour n'en garder que l'aspect laxiste "ne pas regarder à la dépense" me semble être significatif de la déliquescence du discours syndicaliste (tu te définis bien comme "un" syndicaliste Gégé?).
Pour dire que nous payons le "laisser aller" d'au moins 2 décennies et que l'on continue à nous promettre la rencontre avec un mur, alors que nous l'avons percuté.
@ dédel,
Tu as dit ailleurs que l'on pouvait adhérer à un syndicat sans en partager chaque position, et tu as parfaitement raison.
Sauf que tu n'as jamais montré la moindre défiance à l'égard d'un quelconque point de vue du SNUipp.
Tu as justifié le manque d'action en faveur des directeurs par une vision globale que se doit d'avoir un syndicat représentatif.
Sans aucun doute, sauf que la majorité des revendications et actions du SNUipp sont catégorielles et que la vision globale, qui devrait s'exprimer dans la réflexion (États généraux quand même, pour ceux qui auraient choisit:les mots trahissent-ils la pensée.) autour du fonctionnement de l'école et de la direction, ben yapa!
Aujourd'hui tu redis que ce que réclament les directeurs ce sont du temps et de l'argent.
C'est bien entendu faux, mais admettons l'impossible: c'est vrai!
À partir de là
• soit le SNUipp revoit sa stratégie qui, à l'évidence, à échoué. Il n'y a qu'à voir son absence sur les 60hs, c'est pourtant du temps, que l'on ne prend à personne et que ne coûtait rien...
ça commence par moins d'arrogance en se mettant à l'écoute de sa base.
• soit le SNUipp laisse pourrir la situation... Jusqu'au EPEP. Là il essayera de jouer sur les 2 tableaux:
> surfer sur les mécontentements
> occuper les postes de direction
... Classique.
Cher Dédel et Gégé ; je confirme les dirlos veulent un statut . Bien sûr on cracherait pas sur le reste mais c'est avant tout la reconnaissance d'un METIER que nous voulons.
J'en ai discuté avec un de tes collègues hier soir membre actif du Consei Syndical du SNUIPP 21 et de tendance Ecole Emancipée à la sortie d'un congrès départemental Et bien les choses évoluent devant la désertification des adhésions de directeur et la crainte de voir ce relais indispensable dans les écoles de la pensée syndicale se diluer peu à peu.( zut ! j'ai cliqué sur la poubelle ... )
L'idée de contre propositions au projet EPEP DARKosien pour un statut des écoles et des dirlos fait son petit chemin même dans les personnes les plus opposés . Dommage la trésorerie plombe l'avenir mais c'est déjà la bataille des esprits qu'il faut gagner et cela bouge dans le bon sens.
On n'arrête pas le vent de l'histoire , au mieux on essaie de l'orienter.Penche toi sérieusement sur le projet d'EPE du GDID amende -le discute-en avec tes camarades ouvre un forum sur ton site syndical et tu verras que l'on ne dit pas que des bêtises.
Message perso :Ok Pascal je comprends pourquoi ma citation ( sur un autre forum) même avec ma fôte d'orthographe ,te lasse.
Quand je parle de reconnaissance du métier, je ne parle pas des palmes académiques pour tous les dirlos. Je dis clairement que dirlo est un METIER pas une simple fonction que l'on refile au PE2 de passage et en affirmant cela, je sais que je vais à l'encontre du discours syndical convenu.
Je dis aussi qu'un métier à responsabilités avec tâches d'encadrement doit être reconnu en monnaies sonnantes et trébuchantes, en moyens adaptés et je vais là encore à l'encontre des caciques syndicaux qui limitent le métier de directeur à un simple rapporteur de débats et de décisions prises par " l'équipe".
Je dis aussi qu ' être directeur ce n'est plus être un enseignant comme les autres, mais un responsable d'établissement avec ses missions propres et j'ai bien conscience que les tenants de la collègialité rassemblent déjà les fagots de mon bûcher.
Tu vois , mon propos allait plus loin que ta lecture assez réductrice.
Note: les palmes, je les abandonne à qui les veut, il y a des amateurs!
Mais je ne te suis plus quand tu "sembles" dire que l'argent et le temps ne sont que des "plus". Que peut être une reconnaissance si elle ne s'accompagne ni d'une véritable revalorisation financière ni des moyens en temps nécessaires à l'exercice de nos missions ?
La reconnaissance doit être institutionnelle et financière. L'un ne va pas sans l'autre. Idem pour les décharges car faute de temps, nous n'aurions pas les moyens de mener à bien notre travail et notre reconnaissance nous semblerait bien terne.
Je crois qu'on ne peut pas dissocier l'ensemble de ces éléments. Les collègues ne l'admettraient pas. Toute reconnaissance institutionnelle est assimilée à reconnaissance financière dans l'esprit collectif. Et si nous n'avons pas demoyens en temps de décharge, nous ne pourrons faire beaucoup mieux que ce que nous faisons actuellement et nous ne serons pas crédibles aux yeux de nos adjoints.
Même discours ambiant que celui que tu entends Grégoire. Il y a bien un débat interne qui a du mal à émerger.
- vient de "m'ordonner" de remplir un inventaire de mon matériel informatique, sinon elle en référera plus haut... l'an dernier, jour de pré rentrée 2 CPC faisaient le tour des écoles pur savoir si les travaux avaient été réalisés
...).

Pire, le SNUipp n'arrive pas à donner un contenu à son CMD qui rencontre beaucoup de réticences chez les adjoints...
@ Moira,
La reconnaissance doit être institutionnelle et financière.
... in fine.
C'est évident que la reconnaissance de notre métier DOIT s'accompagner de moyens, sinon cela n'aurait aucun sens.
Mais je suis persuadé de l'importance de l'ordre des choses: l'ÊTRE avant l'AVOIR:
> d'abord un statut: texte juridique qui définit notre rôle dans l'école en encadrant nos missions et les domaines de nos responsabilités.
> puis les moyens qui nous permettent d'assumer ce métier clairement identifier.
• Si on pouvait, tous, faire un effort d'information (rapports Thélot, DGESCO, MGEN, IFOP...) et jeter un regard pragmatique sur ce que nous vivons professionnellement on arriverait vite aux mêmes coclusions:
> échec d'une stratégie basée uniquement sur l'AVOIR. Échec cuisant parce que le "plus de " ne se situe qu'au niveau du boulot!
- Et c'est normal, pourquoi donner de moyens à des enseignants comme les autres?
Pour éviter de se mouiller, le SNUipp, par exemple, parle de "temps" pour les équipes...
Résultat, les budgets EN ont privilégié les structures IEN pour mettre en place un pilotage téléguidé, au détriment des écoles. Ce qui conduit les CPC à avoir de plus en plus de boulot "administratif" polluant nos boîtes mails de tableaux Ecxel (la maître TICE -
> faiblesse de l'argumentaire anti-statut.
Dégradation de l'ambiance dans les écoles et/ou destruction de l'école publique.
-Imaginons l'impossible: installation d'un CMD.
• l'ambiance dans les écoles n'en souffrirait pas?
• ce ne serait pas une transformation radicale de l'école publique?
Et puis quand même, puisque l'on nous parle d'ambiance:
• un directeur sans statut mais plus déchargé... qui donc assumerait mieux son rôle de directeur sans l'être, n'aura pas d'influence sur "l'ambiance"?
• pourquoi plus de temps et plus d'argent?
> parce que l'on est directeur.
Alors pourquoi ne pas l'admettre et l'assumer?
Continuer sur ce chemin est suicidaire!
Lisez bien notre projet de statut. Pour qu'il soit institutionnalisé il suffit d'un rapport de force suffisant.
...
C'est d'ailleurs pourquoi je m'emporte un peu contre Dédel qui veut se faire par son syndicat interposé le chantre de la défense des dirlos alors qu'ils sont les premiers responsables ( et coupables ) de la situation actuelle. A chacun ses idées, mais au moins on les assume!
@ Pierrot
"Ce que je regrette un peu dans les 2 derniers articles c'est l'absence de perspective"
C’est comme ça que tu vois les choses. Moi, pas. Ce sont des faits bruts qui sont rapportés dans l’article sur les comptes du pays.
L’absence de perspective est bien réelle. C'est exact. Mais c’est au gouvernement qu’il faut la reprocher. Toutes les réformes entreprises en faveur des plus hauts revenus, la défense d’un système ultralibéral avec le vote aux européennes après celui du traité de Lisbonne par les seuls parlementaires alors que les Français ont dit NON en 2005, l’augmentation de l’âge de départ à la retraite, la baisse du pouvoir d’achat, la casse des services publics (bientôt La Poste), le manque de soutien de l’emploi… Voilà Pierrot ce qui est à l’origine de l’absence de perspectives dont tu parles. Ne te trompe pas de cible.
Maintenant, à nous de faire en sorte pour que l’absence de perspectives qu’on nous réserve ne soit pas une fatalité. Toi, moi, nous tous, pouvons dire notre mécontentement et agir pour le faire savoir et obliger à des changements de voie. Mais c’est l’affaire de tous.
Or, ça n’est pas gagné d’avance. Quand je lis certains commentaires ici même : "2000 suppressions, c’est peanuts", "l’Education nationale coûte cher…"
Et c’est encore moins gagné d’avance quand on lit le discours antisyndical des mêmes collègues. Or, à part les organisations syndicales et politiques, comment obtenir de se faire entendre ? Que chacun commence par réfléchir à ce point. Ensuite, peut-être que… lorsqu’ils prendront conscience de leurs erreurs…Que les collègues(majoritairement) aient eu le souhait d'un statut, pas sûr-sondages bidon-(et encore moins pour un statut d'établissement); des thunes et du temps certainement mais aujourd'hui, j'ai l'impresssion que ce ne sera même plus suffisant...J'ai surtout l'impression que les syndicats (n'en déplaisent à I.C) ont laissé passé le train(ou alors c'est volontaire et là c'est grave) car ttes les remarques de Pierrot sont vérifiables(discours sur la globalité / défense des autres acteurs...). Que le gvt sengage, impossible financièrement aujourd'hui. Que la charge de boulot continue à augmenter de manière exponentielle comme cette année(tableaux XXL des cpc et autres -et c'est rien à côté des dossiers CNDS pour l'acc.éducatif-), impossible également. De plus les champs d'intervention et donc de responsabilité commencent à se croiser méchamment et ne posent que des questions sans réponses.Dans ma province lointaine, le mail chauffe et l'inertie commence à poindre... Donc il y aura réaction de la hiérarchie de plus en plus soumise à l'échelon supérieur. Alors que va-t-il se passer? Et bien je pense que la solution la plus simple, la moins couteuse pour le gtv et notre hérarchie sera hélas de transférer tout celà vers les collèges(c'est déjà le cas des EVS). 1 chef d'établissement du 2ème degré(qui perd des élèves, des postes et des moyens actuellement), responsable qui aura un 'staff' technique pour répondre, QQ clopinettes (primes puisque c'est la mode) pour nous dirlos de base et le tour est joué. Que cette solution soit satisfaisante, certainement pas car il y aura toujours un couillon sur place pour recevoir les parents, servir de courroie...etc , mais qq part on l'a cherché(entre cécité des uns, pseudo représentativité des autres,...etc)nous avons fait preuve de notre incapacité à présenter un projet clair et commun.
Ton constat économique est difficilement contestable, Froment. Tes conclusions pourraient bien se réaliser.
Ce qui me gêne, c'est qu'il apparait comme une sorte de loi gravée dans le marbre et révélée par Woerth comme si cette situation était une sorte de cadre en soi inconstable, inchangeable dont il fallait déduire avec fatalisme et résignation les sacrifices (perte de salaire) demandés par le GVT.
Pour nous... "Vous voyez... Notre situation est celle là... Les instits coutent chers... Il faut donc dégraisser.. C'est l'évidence!" C'est ce que dit Pascal, je crois...
Un peu court tout de même. L'économie n'est pas une sorte de donnée céleste. ce n'est jamais qu'une série de modèles mathématiques basés sur des hypothèses.
L'économie n'est pas "sociale" ou politique (comme je l'ai lu). La politique va choisir un modèle (juste ou pas d'ailleurs) et chercher à l'imposer comme un incontournable axiome. C'est ce qui a été fait et le modèle choisi par nos dirigeants n'a pas été convaincant... Il a ammené le merdier actuel.. Faudrait pas l'oublier.
Le primaire coute cher, dit on.. 36 milliards annuels semble t il pour 1100000 élèves et 370000 PE (3/4 de cette somme pour les salaires je crois)
Donc il faut dégraisser et surtout ne pas demander... ON pèse d'une manière éhonté sur les comptes de notre pôvres France..
Pourtant... les choix récents (politiques) sont intéressants
- le paquet fiscal coûte 13 milliards annuels (OCDE)
- L'achat à perte d'actions pour "sauver" Dexia 1 milliard (perte 800 millions)
- Les prêts aux banques qu'il a fallu financer en empruntant gonflant la dette 26 Milliards
- La baisse de la TVA pour les restaurateurs 2 milliards annuels
- les exonérations de charges aux entreprises que la cour des comptes dénonce comme non rentable concernant l'emploi ... 30/40 milliards annuels
Plus petit
- La loi Hadopi 31 millions annuels qui s'ajoutent aux 40 millions de subvention déjà versés
- Si ON fait le second porte avion... 3,5 Milliards
Les chiffres sont certainement contestables mais ils illustrent mon propos.. Le choix politique de "dépenser" ou pas à tel ou tel endroit... de faire "porter le chapeau" du déficit, en effet trop gros, sur tel ou tel domaine ne doit pas faire oublier que c'est un choix politique... Pas une sorte de "nécessité incontestable".
quand le déficit était en dessous de 3 %, il y a jamais qu'un an, les effectifs des PE étaient sensiblement les même qu'aujourd'hui.. Il est à 6/7 ... plus aujourd'hui... Les PE n'en sont pas plus responsables que les ouvriers virés.
Un système économique frolaté, qui a été choisi par nos dirigeants à foiré... Il ne fonctionne pas... La preuve! C'est pas nouveau la Bourse avait déjà planté avec la bulle internet.
Personne n'interdit au GVT devant une situation aussi grave de revenir sur le paquet fiscal, sur les exonérations aux entreprises qui ne servent pas à grand chose , y'a qu'à voir les milliers de nouveaux chômeurs... etc... Mais non... Les instits qui ne foutent rien plombent la France!
Alors dites moi plutôt, Froment... dans le cadre économique choisi, la supression des dépenses publiques est programmée. L'école, la Santé, la retraite doivent être des biens de consommation comme les autres laissés à la charge et au choix des gens.
En clair... si on change de modèle de société... Certains s'y feront, d'autres non... Les Etats Unis, l'Angleterre le vivent bien (pour certains)
Les Français ont élu sarko qui n'a pas caché son "amour" pour ces systèmes. C'est ainsi! Les dirlos deviendront des patrons. Les instits seront au mérite. L'offre scolaire de différente qualité... Les temps changent!
Mais que l'on ne fasse pas comme si ils fallait, avec culpabilité, que nous nous fassions tout petits parce qu'on coute "cher", parce qu'on est des nantis.. que l'on doive "passer" sur les supressions de postes parce que le mammouth est scandaleusement pourvu d'inutiles qui devraient bosser, ou que les dirlos n'ont pas à réclamer un statut pour faire un taf qui devient impossible.
Et que l'on ne fasse pas croire que le modèle politico social que nous avions jusqu'àlors est stupide, débile. Il était un choix... Nos élus en ont fait un autre... Dont acte!
Pascal disait qu'on ne gère pas un pays comme sa famille... Un peu tout de même... Quand j'ai (ou j'emprunte) 500 €, je peux acheter des livres ou des fringues, ou bichonner ma bagnole.
Quand j'ai (ou j'emprunte) 26 milliards, je le file à 10 000 personnes (paquet fiscal) ou à 11000000 gamins... C'est un choix, pas une fatalité économique.
che
mes mots ont trahi ma pensée (
ou plutôt sont mal choisis...
Je regrettais que les auteurs ne prennent pas "position" sur l'état de nos finances.
Pour le reste je partage à peu près, mais
Je ne pense pas que le mécontentement puisse remplacer des perspectives...
Je ne pense pas que l'on pourra rassembler à partir du mécontentement.
Et, je crois bien que ce qui est à l'origine de l'absence de perspectives c'est le conformisme laxiste de nos représentants qui préfèrent, pour des raisons purement épicière, surfer sur le mécontentement que de se creuser la tête pour nous donner un espoir, une perspective...
Et je ne me trompe pas de cible, mes choix je les exprime par mes votes et je suis respectueux des résultats.
Je ne mélange pas tout comme tu as tendance à le faire...
@ Densi,
Tu te trompes sur notre compte parce que tu ne mets pas les éléments dans leur ordre chronologique.
Nous ne demandons pas un statut par soif de pouvoir, mais parce que nous nous avons constaté, plus tôt, que baser les revendications sur l'AVOIR ne marche pas.
Nous nous sommes alors demandé pourquoi.
Nous prônons un statut parce que, très tôt, nous avons fait l'analyses que tu fais aujourd'hui.
Tu ne peux pas renvoyer dos à dos les "antistatuts" et ceux qui le proposent comme solution.
Si nous avions un statut nous n'en serions pas là. Et si l'école avait un statut d'établissement, impossible de lui implanter des jardins d'enfants par exemple. (à comparer avec le souhait d'avoir les lycées ouverts pendant les vacances...).
Sur le sondage bidon, tu as tort aussi, mais bon, passons... même si nous retrouvons les mêmes intentions chaque fois que les syndicats ont interrogé la "profession". Mais passons.
> il reste, et là difficle de passer, le rapport de la DGESCO et celui de Thélot et celui de la MGEN(et la tête ... alouette.):
Interrogés sur le climat scolaire dans leur école, les signalements de violences dans le logiciel Signa, la vie scolaire, le stress, l'amélioration et/ou dégradation des conditions de travail, les directeurs ont montré qu'ils "souffrent de la recherche d'une identité professionnelle". "Ils n'ont pas de budget, pas d'autorité ou de mission reconnue", a relevé Georges Fotinos. (article en entier ici: http://www.dirlo.org/GoogleTapSG_article_668.html)
Donc, imaginons l'impossible, même si l'enquête IFOP serait bidon ça fait quand même beaucoup d'éléments concordants, tu me l'accorderas.
Elle ne doit pas être si bidon que ça l'enquête IFOP
Cessez également les discours qui tendent à séparer de façon illusoire les français de leur gouvernement: celui-ci a été élu, et bien élu, et le sera certainement de nouveau vu la qualité de ses adversaires. Un bandeau sur les yeux ne fera pas avancer le débat, le refus de la discussion non plus. Depuis que le protocole a été signé par deux grandes centrales syndicales, RIEN, et je répète RIEN, n'est venu contrarier les changements voulus et opérés, et certainement pas cette ridicule accumulation de journées d'action et de journées de grève. Que de changements en une année! Au nez et à la barbe de nostalgiques de la lutte des classes, syndicalistes et autres crypto-communistes qui depuis trente ans que je suis adulte ont été incapables d'opérer un quelconque changement dans ma branche professionnelle, et n'ont fait que nous enfoncer un peu plus pour le grand bien de quelques-uns.
Je me sens moins seule. Tu as totalement raison : la politique économique, c'est une question de choix. Tu l'expliques très bien. Tes exemples pourraient être multipliés, ils n'en manque pas. L'éducation coûte cher. Eh oui, Pascal. Ce n'est pas une société de biens et de services marchands. Elle n'a pas vocation à faire des bénéfices et à être cotée en bourse.
Les impôts, c'est encore une question de choix. Sur quelle assiette, quel taux, quelles exonérations... Un choix politique. D'ailleurs les patrons ne s'y trompent pas. Ils font leur choix politique en retour. Ils savent à qui ils doivent adresser leurs remerciements.
Ce qui est surprenant, c'est que tu es victime de ce système mais que tu le défends, Pascal. C'est toute la force de ce gouvernement de savoir attirer à lui ses victimes. Politique d'ouverture oblige...
De ce que j'en comprends, Che dit que nous vivons la conséquence d'un choix politique, ce que je crois aussi.
Par contre il ne suffit pas de s'y opposer pour en changer, la preuve.
Il faut aussi proposer un autre modèle, une alternative un projet... Et là pas grand chose, à part peut-être des candidats.
@ Che,
Je te suis sans problème quand tu dis que ce n'est pas parce que l'Éducation coûte cher qu'il faille y faire des économies.
Le problème c'est qu'elle s'affaiblit (malgré des moyens) parce qu'elle ne remplit plus pleinement ses missions (ascenseur social notamment).
Elle s'affaiblit parce que pendant des années, au lieu de rester dans l'esprit de la loi Jospin (l'élève au centre du système) on s'en est éloigné en mettant l'école sous tutelle IA (alors que la loi Jospin avançait vers l'Autonomie).
Et c'est parce qu'elle est fragilisée que l'on peut attaquer l'école et que l'on peut y justifier des économies.
Et ce n'est pas en refusant le débat sur notre efficacité, (comme si, en tant que service public ont pouvait s'en exonérer) que l'on évitera le pire. Au contraire!
J'appliquerais ici le même traitement que pour les directeurs:
> dire clairement ce que doit être l'école au XIX° siècle:
quelles sont ses missions, son rôle, sa place dans la société, ses ambitions... puis y mettre les moyens nécessaire.
Extraordinaire Pierrot !!!
"J'appliquerais ici le même traitement que pour les directeurs:
> dire clairement ce que doit être l'école au XIX° siècle:"
C'est ton modèle d'école ? Un contremaître tout puissant dans les écoles ? Je comprends mieux l'idée du statut !!!
"RIEN, et je répète RIEN, n'est venu contrarier les changements voulus et opérés, et certainement pas cette ridicule accumulation de journées d'action et de journées de grève. Que de changements en une année! Au nez et à la barbe de nostalgiques de la lutte des classes, syndicalistes et autres crypto-communistes "
A te lire, je me pose un certain nombre de questions :
- Défends-tu le gouvernement en place ? C'est ton droit le plus absolu mais si c'est le cas, mieux vaut l'assumer.
- Si ce n'est pas le cas et si la situation dramatique que nous connaissons t'est insupportable, que proposes-tu pour y remédier ? Des suppressions de postes encore plus nombreuses pour assainir le budget ?
- Tu es un farouche adversaire des syndicats, tu ne t'en caches pas. Comment comptes-tu t'y prendre pour défendre les droits des salariés, nos droits, les tiens, ceux de nos enfants...? Si toutefois, bien sûr, tu estimes que ces droits sont en danger.
Rappel: C'est une théorie... qui n'a pas apporté de preuves empiriques.
De base néo classique, elle part du principe initial que l'homme travaille pour son salaire et uniquement pour cela. Dans un plan économique, l'unité de production humaine, comme toute unité de production, optimalise son travail en fonction du gain qu'il lui rapporte. Pour l'homme, le gain financier.
L'impot à trop fort taux l'entraine donc à limiter sa productivité puisqu'il ampute son gain en cas de dépassement du point haut de la courbe. Logique, dans ce contexte.
En français... Travailler plus pour gagner plus, mais non imposable car sinon on ne travaille pas plus.. Ca me rappelle des stages de vacances defiscalisés..
Deux remarques qui contestent cette théorie...
La défiscalisation ne profite pas de la même manière à un smicard et à quelqu'un qui gagne 40 000 euros annuels... Bilan.. La théorie profite à la classe haute d'une société.
L'activité "non commerciale" (hôpitaux, école etc..) se satisfait mal de ce type de théorie car le "gain" recherché par 'lunité de production" n'est pas uniquement financier dans cetype d'activité. Le "matériel humain" sur lequel on travaille entraine un investissement qui n'a pas comme seul objectif le gain financier, préalable sur lequel s'appuie Laffer.
Pour les salaires... Bien sûr, on le sait.. C'est vrai pour les fonctionnaires, c'est aussi vrai pour les milliards versés aux banques. C'est drôle que cela te choque pour les uns et pas pour les autres. Y'a des trucs même marrants... Pour Dexia, l'Etat emprunte à 2/3 % son milliard, pour acheter des actions qui perdent aussitôt 70 % de leur valeur. Donc il reste 230 millions d'actions en porte feuille, payées un milliard qu'ikl faudra rembourser avec intérêt.. Bonne affaire! Combien d'instit faut il virer pour écoper ce flamboyant investissement?
Mais bon, c'est un choix.. Dexia contnuera à faire tourner la bourse et donc la machine économique. Elle pourra même distribuer des dividendes aux actionnaires privés qui se seront fait un plaisir de racheter les actions qui se sont cassées la gueule.
Si tu aimes les théories, tu peux aussi lire celle de Solow, qui explique en gros que les systèmes basés sur la croissance économique comme le notre tendent tous vers un point d'équilibre qui une fois atteint fait que la croissance s'arrête. Un peu le même système en somme. En fait, même les économistes libéraux ont des modèles où notre course à la croissance ou "l'avoir plus" est plus important que "l'être mieux", se stoppe d'elle même. Ne t'inquiète pas... Ils trouvent toujours un truc pour arranger une résultat de modèle qui pourrait ne pas aller dansle bon sens. Solow a trouvé "les facteurs exogènes"... Le progrès technique comme variable qui permet d'aller plus loin...
Faut espérer que les rapaces fonctionnaires qui bouffent la croissance par leur nombre et leurs salaires seront encore là pour former les cerveaux qui permettront ce progrès technique ...
Mais je ne suis pas économiste. Juste un truc
je n'ai pas prôné l'augmentation des impots, j'ai simplement dit qu'il y avait des choix à faire dans les dépenses... Ce qui est fait par le gvt.
Je ne critique même pas... en démocratie, on accepte le vote et la France a voté pour ce type de choix. Je dis simplement qu'il faut appeler un chat, un chat et avoir le courage de dire ce que l'on fait pour de vrai.
Ainsi, les vieux c.. de mon âge sauront que l'Ecole dans laquelle ils s'étaient engagés n'est plus celle qui est en place... Ils laisseront leur place aux djeuns...avant 67 ans et ils iront cultiver leur jardin pour réduire leur taxe carbone.
che
Théo-le-gremlin, tu crois vraiment que de traquer les fautes de frappes puissent te dispenser de débattre sur le fond?
Allons, dis nous plutôt tes propositions. J'entends toujours le début d'un commencement d'explication sur ce que peut être un CMD, ou quel serait le rôle d'un directeur dans l'école du XXI° siècle (dont nous allons terminer la première décennie)...
...
- Si ce n'est pas le cas et si la situation dramatique que nous connaissons t'est insupportable, que proposes-tu pour y remédier ? Des suppressions de postes encore plus nombreuses pour assainir le budget ?
C'est à Pascal de faire des propositions? Et si tu nous disais les tiennes, pour changer.
Changer: comme je ne suis pas sur que ce verbe fasse partie de ton vocabulaire, voici la définition: modifier, passer d'un état à un autre.
@ Che,
je n'ai pas prôné l'augmentation des impots, j'ai simplement dit qu'il y avait des choix à faire dans les dépenses... Ce qui est fait par le gvt.
Je ne critique même pas... en démocratie, on accepte le vote et la France a voté pour ce type de choix. Je dis simplement qu'il faut appeler un chat, un chat et avoir le courage de dire ce que l'on fait pour de vrai.
C'est bien ce que j'avais compris et n'aurais pas pu le dire aussi clairement.
Dans la même veine, et pour en revenir aux perspectives, il faut avoir le courage aussi de dire ce que l'on fera pour de vrai quand on sera au pouvoir...
Je suis d'accord avec Che.
On ne peut pas bâtir une politique qu'à partir d'éléments comptables. Établir un budget c'est d'abord faire des choix politiques... c'est l'acte politique majeur, avec sa mise en oeuvre.
Et c'est bien la faiblesse politique qui fait que nous ayons une gestion purement comptable et un Sarkozy qui occupe tous les espaces.
Je te le répète, s'opposer ne suffit pas!
Peux-tu préciser tes phrases:
On ne peut pas être toujours d'accord sur tous les sujets mais il est des points sur lesquels il ne devrait pas y avoir de divergences sur le fond. Je pense notamment aux suppressions d'emplois par milliers qui vont finir par casser le service public d'éducation (je ne parle que de ce qui nous concerne au premier chef).
Est-ce que s'il y en avait moins, voire beaucoup moins (mais des suppressions quand même) tu serais d'accord?
Est-ce que c'est le nombre des suppressions qui doit nous rassembler ou l'idée même d'une suppression?
Parce que je crois que c'est là que nous pouvons diverger.
Et c'est pourquoi j'aurais aimé une position plus affirmée sur l'état du budget par les auteurs des articles.
> parce que si c'est vrai, ben il faut réduire les dépenses, même si on augmente les recettes.
Malgré ce que j'écris, je suis opposé aux (non) choix du GVT. Je pense qu'il y a d'autres politiques à mettre en place pour faire des économies sans nuire au service public.
> Si c'est faux, s'il y a dramatisation pour nous faire avaler un suppositoire (
"je ne sais pas dans quelle catégorie tu me classes Dédel"
J'en profite pour dire que je me retrouve, moi aussi, dans ce qu'a écrit Che.
Faux; En économie politique, il y a des lois. La courbe de Laffer en est une, simple à démontrer.
Mais le problème est moins là que dans votre refus d'admettre que l'éducation nationale coûte à la nation la peau de son cul, pour des résultats plus que discutables. Je refuse de vous suivre dans votre idée générale, et vous avez tous la même, que plus nous sommes nombreux dans l'EN mieux ça fonctionne. Désolé, ça ne marche pas. Je dirai même que c'est pire. Si votre idée de "l'école du XXIème" siècle c'est ça il est clair que je ne vous suis pas du tout.
Pour les détracteurs qui imaginent me blesser en m'imaginant zélote de Sarkozy ou de je ne sais quoi d'autre, imaginez-vous ce que vous voulez, je m'en tamponne à un point que ne pensez pas! Mais je ne suis pas de gauche, c'est clair, non? Et je n'ai pas attendu Sarko pour ça, mon pauvre Gégé qui décidemment devrait sortir un peu.
Enfer! Un instit qui n'est pas de gauche! Et en plus, j'ai le plaisir de vous faire connaître que je vous emm... avec la plus profonde conviction! :-)
Je n'ai pas vos connaissances en matière d'économie, je ne parlerai donc pas de chiffres. Une simple remarque:
si ces analyses poussant aux économies à tous les niveaux et justifiant l'impossibilité pour les dirlos de voir un jour le bout du tunnel sont pertinentes alors:
le MEN a raison de supprimer les Rased car économiquement ils coûtent chers et en terme de résultats évalués.....
le MEN a raison de supprimer les postes MAD car il n'a plus les moyens de payer des enseignants à faire un boulot pour des associations même honorables.
le MEN a raison de limiter le nombre de TR qui coûtent cher ausi en déplacements et autres alors qu'il est possible de sous-traiter..
je pourrai continuer et je précise que je me fais ici l'avocat du diable et que je n'exprime pas mes opinions personnelles; je suis pour la défense de ces pêrsonnels mais je dis aussi que notre combat est AUSSI légitime et utile que le leur et que nous méritons la même défense, le même engagement, la même médiatisation, crise ou pas.
"je ne suis pas de gauche, c'est clair, non? Et je n'ai pas attendu Sarko pour ça".
On l'avait deviné, Pascal. Ne t'énerve pas. Ce n'est pas une tare. On peut très bien vivre comme ça...
Mais, c'est vrai que je vous trouve un point commun : la facilité à devenir grossier...
Y aurait-il une propension à ne plus maîtriser son langage chez une partie de cette frange politique ?
Déjà, nous avions eu le "casse-toi, pôv' c...". Cette fois, c'est autre chose mais du même acabit sinon plus violent encore... Décidément...
Jusqu'en 50/ 60, le modèle économique dominant était plutôt keynesien et les politiques s'appuyaient sur les modèles qui en découlait. Dans les années 70 le néo classissisme (avec Laffer) a imposé un nouveau modèle qui a été suivi par les politiques. Aujourd'hui, les modèles sont plutôt post keynesiens. (les EU en sont l'exemple). Laffer n'est plus vraiment en odeur de sainteté.
L'économie n'est qu'une science loin d'être toujours exacte, comme la météo. Elle s'appuie sur des modèles, des hypothèses. ce n'est pas elle qui fait les "lois".. Ce sont les politiques qui s'appuient sur tel ou tel modèle pour justifier (se dédouaner?)leur choix et qui font les lois.
Mais bon, ce n'est pas très intéressant en fait.
Concrètement... Faut il dégraisser le premier degré de son surplus de fainéant qui bouffe la croissance? C'est la vraie question! Et en fait, elle n'est pas économique, mais pédagogique et finalement politique.
370000 PE c'est énorme... C'est vrai... Il y a même eu augmentation certaines années.. Mais faut peut être pas être borné... Ne pas oublier par exemple que les instits ont pu (comme le privé depuis longtemps) travailler à des quotités autres que 50 ou 100%. D'où augmentation des besoins en personnel à nombre de postes constants.
est ce anormal? C'est drôle là encore... Quand les fonctionnaires sont remis au même régime de retraite que le privé, c'est de l'équité... quand ils obtiennent les mêmes droits de travail à temps partiel, ce qui augmente mécaniquement les besoins en effectifs, c'est une insupportable atteinte à l'Etat.
On me dit... faut dégraisser... c'est comme pour le CMD, e fait... Des mots tout cela.. mais dans les faits? ... explique! où? comment?
virer les maternelles? Remonter les effectifs des classes à 40? fermer les écoles rurales où on paye un instit pour 10 mômes? Interdire aux femmes de faire des mômes pour éviter les congés mat? Supprimer les CP (ils sont PE)?
L'Ecole, son organisation, ses dirlos doivent changer pour mieux répondre aux besoins des gamins, aux nouveaux enjeux (loi 2005 par exemple), mais tant que le seul réel but de nos politiques actuel sera de mettre en application l'axiome "un PE coute du fric à l'Etat sans en rapporter, donc il faut dégraisser", on avancera pas. Au contraire.
che
Si c'est sur les marchés financiers, c'est exactement ce que fait la France tous les jours. Et ça contribuera à creuser un peu plus le déficit. Quel intérêt y avait-il à le dire à Versailles ?
Si c'est auprès des Français, c'est différent car ça permet de faire sortir l'argent des "bas de laine" et de l'investir. Inconvénient, les taux d'intérêt seront plus élevés que sur les marchés internationaux. Avantage, les intérêts reviendront aux Français et retourneront dans le circuit national.
N. Sarkozy a également parlé d'un déficit qui atteindra 7 % du PIB. Il faut naturellement tabler sur un chiffre supérieur. On le voit se dégrader mois après mois.
Il rejette la "politique de rigueur". Certes. Mais rappelons-nous que les gouvernements qui l'ont appliquée, l'ont fait en le niant...
Il poursuivra et amplifiera le non remplacement d'un fonctionnaire sur deux. Nous sommes bien dans ce qu'il faut appeler une politique comptable.
Voilà Pierrot ce qui me fait douter fortement d'une possibilité de voir notre métier reconnu avant pas mal de temps... J'espère me tromper mais...
C'est ton choix, mais ta première phrase est fausse. Une loi économique est un modèle mathématique valide. La courbe en cloche du rendement de l'impôt en est un. Modèle qui n'est pas de Laffer, mais bien antérieur, et à partir duquel Laffer a émis des hypothèses anti-keynesiennes.
Maintenant, où trouevr des postes? Je l'ai déjà dit.
Au 31 janvier 2006, il y avait 1 279 701 personnes rémunérées par le ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, dont approximativement (j'arrondis et je compte tout le monde) 880 000 enseignants. Cela fait près de 400 000 non-enseignants, soit un agent pour deux enseignants. Il n'y a pas comme un problème? D'autant que ne sont comptabilisés tous les agents territoriaux rémunérés par les communes, les départements, les régions...
Ensuite, dans les enseignants comptés comme tel, combien sont effectivement devant élèves? Une grande partie de ceux qui n'y sont pas sont certainement utiles, mais combien d'autres ne le sont pas? Bien sûr, chacun va défendre sa part de steack, mais simplement refuser d'en discuter et de prouver son utilité est une aberration dans un système qui se prétend "démocratique".
Enfin, concernant la maternelle, dans laquelle j'enseigne pour ma part, je me rappelle nos hurlements lorsqu'il a fallu accueillir les "deux ans". Et les voilà soudain parés de toutes les vertus? Pas à moi, merci, j'ai trente ans de maison.
Tout le monde le sait, le président le premier puisqu'il avait promis d'en faire une source d'économies et puis plus rien.
On préfère tailler dans les contingents de la fonction publique.
Il est vrai que s'attaquer aux "baronnies" locales, ça passe mal... Où est le courage annoncé ? Où est la rupture promise ?
Tu as raison Che, c'est bien la bonne question.
Ce qui m'interpelle c'est qu'elle nous soit posée dans ces termes.
D'où mes interrogations:
- Comment en est-on arrivée à ce que les "hussards noirs" soient considérés comme des fainéants?
- les choix budgétaires ont-ils vraiment bénéficié aux élèves?
- même sur les temps partiels, n'y a-t-il pas des organisations à mettre en place qui prennent mieux en compte d'abord l'intérêt des élèves, mais aussi celui de l'enseignant plein temps qui se déplace?
Pour dire que je me braque quand on dit que les fonctionnaires coûtent ou/ et sont des fainéants... L'important est de savoir si nous rendons le service pour lequel la nation consent des efforts et nous missionne.
Par contre, et c'est là mon interrogation Froment (je comprends bien la difficulté de dégager des moyens pour les dirlos, je partage tout à fait ton point de vue):
- Est-ce que l'état de nos finances ORDONNE une diminution du budget de fonctionnement, donc une réduction de l'effectif des fonctionnaires?
Si c'est le cas, au lieu de jouer l'opinion publique contre nous (voir la question de Che) et avoir un affrontement conservateurs/ néo-conservateurs, j'apprécierais que l'on nous prennent pour des citoyens et que l'on dise ses choix (où supprimer des postes de fonctionnaires) pour passer à une opposition conservateurs/réformistes...
Ouvrir des perspectives, faire clairement de la politique d'un côté et du syndicalisme de l'autre.
Si on reste sur ce shema, slogan-com. "Sarkozy rien qu'il est méchant", ben Sarko a de beaux jours devant lui...
"je me braque quand on dit que les fonctionnaires coûtent ou/ et sont des fainéants... "
Personne ne dit ça, Pierrot. Hormis quelques militants de droite, peut-être. Simplement pour justifier les suppressions d'emplois. C'est bien sûr lamentable et on ne peut que regretter de tels propos et s'insurger comme le fait Che. Mais, ça ne va pas loin.