Le 29
mai dernier se déroulait la CAPD pour l’accès à la Hors Classe dans l’académie de Lille. L’occasion pour les syndicats de rappeler leur opposition à la proposition ministérielle donnant aux IA la
possibilité d’accorder un point supplémentaire aux directeurs d’école.
Nous
avons consacré deux articles sur ce thème :
- Directeurs d’école : Point supplémentaire pour accès à la hors classe (le 18 avril 2009)
- Accès des directeurs à la HC : le point de la discorde… (le 28 mai 2009)
En
préambule de la CAPD du 29 mai, le SNUipp a tenu à faire la déclaration suivante :
Monsieur l'Inspecteur
d'Académie,
Avant l’ouverture de
la CAPD du 28 mai dernier la délégation du personnel dans son ensemble (Sgen, SNUipp et SE) avait demandé le report à l’ordre du jour du point sur la Hors classe arguant du fait que « La
note de service ministérielle du 2 avril dernier indique que les IA peuvent attribuer aux directeurs un point supplémentaire pour le calcul du barème du passage à la hors
classe. »
Vous avez fait le
choix d’appliquer dès cette année, cette possibilité.
Pourtant, lors du groupe de travail du 12 mai dernier, la délégation du personnel, dans son intégralité, vous avait déjà fait part de son opposition et avait demandé la
suspension de cette application par respect et solidarité envers les collègues ayant reporté leur départ à la retraite l'an dernier pensant de bonne foi pouvoir accéder à la
hors-classe.
Où est la prise en
compte de l’avis unanime des délégués du personnel ?
Avant l'ouverture de
cette CAPD, nous attirons votre attention sur le fait que cette bonification est loin
d’être appliquée sur tout le territoire tant au niveau des départements qu’au niveau des académies.
De plus, nous
considérons que ce point à l’ordre du jour ne peut être traité sérieusement que si nous avons communication préalable de toutes les informations complètes concernant tous les collègues inscrits
au tableau d’avancement à la HC, informations promises le 12 mai puis le 28 mai, en vain.
C’est pourquoi
le SNUipp réitère sa demande : « appliquez le barème classique pour cette année, suspendez la
possibilité qui vous est offerte d’augmenter d’un point le barème hors classe de tous les directeurs.»
Aujourd’hui l’Inspecteur d’Académie a maintenu sa décision d'attribuer un point supplémentaire dans le barème de la Hors-classe aux directeurs d’école.
Le SNUipp-FSU a demandé
un vote à bulletin secret de la CAPD sur cette question. Les dix représentants de l’administration et les dix représentants des personnels (5 SE, 4 SNUipp, 1 Sgen) ont voté de la manière suivante
à la question : « Etes-vous favorable à l’application d’un point supplémentaire au barème de l’accès à
la hors-classe des professeurs d’écoles pour les directeurs ? »
Pour : 10
Blanc : 4 Contre : 6
Pour le SNUipp, la
seule solution à l'avancement dans la carrière doit être la transformation de la HC
en un 12ème échelon. C'est le seul moyen pour que tous les collègues aient la possibilité d'accéder à l'indice terminal de 783.
La Hors Classe telle
qu'elle existe est injuste et inaccessible pour près de 9 enseignants sur 10 !
L'analyse
des résultats du vote secret demandé par le SNUipp fait apparaître que les 10 voix « pour » sont celles des représentants de
l’administration. Les 4 délégués SNUipp ayant voté « contre », cela signifie que les 6 délégués restants (5 SE et 1 SGEN) se sont
répartis en 2 « contre » et 4 « blanc ». En tout état de cause, au moins 1 SE a voté « contre ».
Le SNUIpp-FSU a
profité de cette CAPD pour demander à l’Inspecteur d’académie :
- de fournir à tous les délégués du
personnel les documents leur permettant de remplir le mandat pour lequel ils ont été élus
- d’arrêter le principe de groupe de
travail sur les règles départementales qui définissent les départs en stage CAPA-SH, le mouvement, la formation continue, l'inspection/notation.
L’IA a répondu
favorablement à ses demandes et les documents tant réclamés devraient être envoyés.
La CAPD
sur le point de s’achever, quelle ne fut pas la surprise des participants d’entendre le SNUipp intervenir sur un sujet n’ayant strictement rien à voir avec l’ordre du jour de la réunion…
Nous reproduisons,
ci-après, intégralement le communiqué du SNUipp :
-------------------------------------------------------------
« Avant la clôture de la CAPD, le SNUipp-FSU a posé une question innocente :
« Qui arrête la répartition des
classes au sein des écoles ? »
Réponse de l’IA :
« La répartition des moyens est arrêtée par le directeur de l’école après avis du conseil des maîtres. Par ailleurs les IEN rappelleront les principes sur les
classes ne devant pas être attribuées aux T1, les postes langues et les temps partiels.
Toutefois cela n’est pas systématique
et les réalités de chaque école doivent être prises en compte.»
Pour le SNUipp, la
répartition des classes et des élèves se fait donc en conseil des maîtres où chacun compte pour un. Ce n'est qu'à l'issue du débat où chacun peut développer son avis que les décisions sont
arrêtées. »
-------------------------------------------------------------
Mais pourquoi, diantre, cette question a-t-elle été posée ? Quel intérêt le SNUipp avait-il à
questionner l’Inspecteur d’académie sur ce sujet précis ?
Il est pourtant évident que le SNUipp connaît les textes qui régissent les attributions du directeur d’école…
Etait-ce pour envoyer un message subliminal à un collègue directeur qui ne respecterait pas la procédure ? Etait-ce pour lancer un avertissement à un IEN souhaitant s’immiscer dans le
processus ? Nous savons que dans certaines écoles, l’IEN a été appelé à la rescousse du directeur qui ne veut ou ne peut trancher dans un conflit qui l’oppose à ses adjoints sur
l’attribution de classes…
Autre hypothèse : ayant mal vécu sa défaite sur le point supplémentaire accordé aux directeurs pour
l’accès à la Hors Classe, le SNUipp a-t-il tout simplement voulu montrer sa mauvaise humeur en rappelant qu’il n’a pas renoncé à instituer un Conseil des Maîtres Décisionnaire ? Etait-ce,
pour lui, une manière de relancer le débat ?
Toujours est-il que, ce 29 mai, le SNUipp a manifesté, à deux
reprises, son hostilité à la reconnaissance du rôle éminent du directeur dans son école.
Une première fois, en refusant de lui accorder un avantage de carrière. L’aurait-il refusé de la même façon
aux psychologues ou aux conseillers pédagogiques s’il s’était agi d’eux ?
Une seconde fois en rappelant inutilement que « chacun compte
pour un ».
Que le SNUipp se rassure, les directeurs ne demandent rien d’autre
que de « compter pour un » car, pour l’instant, ils ont trop souvent le sentiment ou l’impression de ne « compter pour rien ».
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Pour le SNUipp, c'est clair, il n'y a rien à espérer. Du moins pas avant longtemps car il est sorti renforcé des élections professionnelles de décembre 2008.
Le SE et le SGEN ne manifestent pas un enthousiasme débordant à prendre la défense des directeurs. Exemple donné dans cette CAPD avec le vote sur l'attribution d'un point pour accéder à la HC.
Discussion, oui. Négociation, non. On serait toujours perdants face à un appareil "professionnel" qui dispose de moyens conséquents et de relais sur le terrain. Mais je sais, Pierrot, que tu seras vigilant.
« La répartition des moyens est arrêtée par le directeur de l’école après avis du conseil des maîtres."
Pour le SNUipp, la répartition des classes et des élèves se fait donc en conseil des maîtres où chacun compte pour un. Ce n'est qu'à l'issue du débat où chacun peut développer son avis que les décisions sont arrêtées. »
Ils ne comprennent pas le français au Snuipp ou plutôt ils font semblant...
C'est le Directeur qui décide après avoir consulté le Conseil des maîtres.
Le cpte rendu du CM donne l'avis exprimé par le CM ( éventuelleemnt à l'issue d'un vote à bulletin secret si un Snuipp est là pour manipuler la majorité silencieuse...)
Le directeur décide ensuite pas forcément d'ailleurs EN Conseil des M
Il peut décider CONTRE l'avis majoritaire
A lui d'expliquer pourqsuoi et d'assumer face à ien si un snuipp y a recours
EXIGEZ DES VOTES A BULLETINS SECRETS c la base de la démocratie et de la liberté.
Non sur le fond, on est d'accord, mais sur cette histoire de vote.
Vote qui n'est pas prévu dans les textes concernant le Conseil des Maîtres, vote qui n'a donc pas lieu d'être.
Non que cela soit choquant en soi, mais le fait de voter positionne les collègues en deça et au-delà de ce qu'est normalement un Conseil des Maîtres, c'est à dire un lieu de débat pédagogiques entre collègues.
Y voter reviendrait à créer majorité et minorité, alliances et cartels, bref tout ce qui nuit à la bonne marche d'une école
Le texte précise "attributions des classes après avis du Conseil des Maîtres" Un avis n'est en rien contraignant, mais pourrait le devenir après vote...
Thierry fabre
Par contre j'ai remarqué que ceux qui exigeaient habituellement un vote (un snuipp manipulateur - ils ne le sont pas tous heureusement !- ou un quidam) l'exigeaient bcp moins quand qq demandait que si vote ce soit vote à bulletin secret (et si vote personne ne peut empêcher le vote à bulletin secret si qq le demande c'est sacré !)
étrange non?
Je connais, j'ai pratiqué....
Puant, mais efficace... D'où l'utilité de ne pas transformer les Conseils des Maitres en mini-Parlement et de n'y admettre aucun vote...
Tout aussi puant ? Peut-être, mais cela donne réellement la parole à chacun, en toute liberté...
Thierry Fabre
Pour moi on ne fera jamais mieux. Encore faut-il qu'on soit capable d'assumer ses idées et ses volontés. J'ai horreur des votes à bulletin secret.
Ceci dit, je suis d'accord avec vous. Pas de vote à l'école. Si personne n'arrive à s'entendre, c'est le directeur qui choisit. Et ça s'arrête là.
A quoi bon faire perdre le temps de tous les enseignants de l'école si on sait d'avance que c'est LE DIRECTEUR qui décidera de TOUT pour TOUS ?
Certains ont une curieuse conception de la vie démocratique.
Nous avons commencé la journée ensemble et nous allons (presque) la terminer ; aurais-tu l'amabilité, si ce n'est trop te demander, au lieu à nouveau et de manière compulsive et répétitive de manipuler des "gros mots" (qui ne sont pas des insultes, eux !) comme "vie démocratique" et, en gros caractères, qui montrent que ta cécité est complète quand il faut écrire le mot "DIRECTEURS", pourrais-tu donc répondre à quelques questions qui t'ont été posées précédemment, notamment sur les responsabilités des directeurs ?
Merci et bonne nuit, Théo !
Ce sont pourtant les seuls qui respectent la liberté de chacun
tu n'as sans doute jamais eu affaire aux gros bras physiques ou psychologiques
Et nous ajoutons qu'il faut redéfinir les tâches pour mieux les répartir. Seul le travail en équipe peut aider le directeur à y voir plus clair. Il faut parvenir à un vrai partage des tâches. J'en conviens, ça n'est pas facile. Il faut une belle dose de confiance réciproque entre tous les acteurs. Mais quand ça marche, c'est gagnant et valorisant pour tous. Une équipe qui devient plus soudée, plus solidaire, ça ne peut qu'aider le directeur à prendre des décisions parfois difficiles surtout s'il est seul.
Et qu'on ne me dise pas que c'est impossible. On a suffisamment de collègues qui pratiquent et qui ne reviendraient en arrière pour rien au monde.
Ou alors, j'en suis un? Jamais eu peur de dire ce que je pensais, moi. Ici non plus, d'ailleurs, et sous mon vrai nom.
Ce cher Théo62... C'est de la bêtise ou de l'ignorance? Brave petit.
Pipeau, Théo...Pipeau que ce "nous" que tu emploies. Soit c'est un "nous" de majesté et de complaisance, banni entre les républicains que nous sommes (j'espère), soit ce "nous" participe d'une structure, d'un syndicat que tu prétends incarner ici. Auquel cas tu serais assez sympa de nous signaler lequel, et d'où tu parles.Faute de quoi, utilise le "je", ce sera plus simple et plus vérace...Pipeau que ta fausse réponse, qui ne réponds en rien aux questions brutales, je l'admets, mais simples et de bon sens que je t'ai posé. faut croire que tu partages avce Dedel la sacro-sainte horreur des dialogues réels, des réponses aux questions qui te dérangent.Pipeau que d'assurer que "nous-toi" voulait supprimer enquêtes, dossiers, tableaux, etc... Ou alors vous-toi vous y prenez comme des branques. Malgré tous tes-vos efforts, ils se multiplient à n'en plus finir. Raison première, que tu feins d'ignorer, notre absence de statut, notre simple fonction qui nous met pieds et poings liés devant les volontés de nos bons IA, qui décident en chefs de service de la définition de nos tâches (principe d'une fonction) et non dans les cadres établis d'un texte contraignant et limitatif (principe d'un statut)Pipeau que cette foutaise de direction collégiale...Tu parles de confiance, de partage des tâches ? Quand parlera-tu de ce qui est légalement impossible, à savoir le partage des responsabilités ?Quand feras-tu honnêtement le compte de ces fameuses directions collégiales, que l'on rigole ? Une par département, et encore, seulement dans les beaux quartiers, pour les gamins de bobos ?Lève ton masque, Jipaï, on t'a reconnu...Et si ce n'est toi, et donc ton frère, va te prendre une direction, comique, et viens nous en parler après, de ton fameux partage des tâches...Thierry FabrePS aux animateurs de ce blog: vous n'avez rien de plus sérieux, en matière de contradicteurs ? Débattre avec de tels guignols, ça devient vraiment trop fastoche...
« Avant la clôture de la CAPD, le SNUipp-FSU a posé une question innocente :
« Qui arrête la répartition des classes au sein des écoles ? »
J’ai bien relu, pas de doutes, la phrase « « est extraite du communiqué du SNUipp.
Le fait d’utiliser l’expression question innocente n’est pas "innocente"… C’est soit un clin d’œil ( ?) soit une forme de provocation. Connaissant un peu ce syndicat, je penche pour cette deuxième explication.
Mais dans quel but ? Vous formulez des hypothèses. Je n’en vois pas d’autres mais je m’interroge. Ce syndicat n’a-t-il rien d’autre à faire que de donner l’impression d’enfoncer des portes ouvertes ? Si c’est de la provocation, alors, disons-le, elle s’accompagne d’un manque total de considération à l’égard de notre profession.
Commentaire n°16 posté par henri le 11/06/2009 à 08h42
Commentaire n°17 posté par henri le 11/06/2009 à 08h44
Commentaire n°18 posté par henri le 11/06/2009 à 08h47
"Tribunal administratif"- 16 novembre 1 998. Refus de nomination sur un poste de directeur d'école par intérim. Tribunal administratif d'Orléans - Mlle Picot, n°91-1 758 - Lettre d'information juridique n°1 de janvier 1 996 :
"N'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation la décision d'un inspecteur d'académie nommant une institutrice dans les fonctions de directeur par intérim (...) au motif que cette affectation avait été rendue nécessaire par les besoins du service, la direction de l'école ne pouvant être assurée de façon collégiale et aucun des instituteurs inscrits sur la liste d'aptitude à cette fonction n'ayant accepté ce poste.(...)"
Ce n'est ni le GDID, ni le gouvernement, ni le Ministère, ni un quelconque raton-laveur qui l'écrivent ! On attend le compte-rendu d'expériences qui auraient pu se dérouler de ci de là, ailleurs que dans la tête de certains collègues (que l'on soupçonne de n'être même pas directeurs ! oh ! le gros mot !)
A lire certains commentaires, on se demande même pourquoi le législateur a instauré un conseil des maîtres.
Jamais le législateur n'a, ne serait-ce, qu'évoquer la possibilité d'un vote à l'intérieur de ce CM, et c'est démocratiquement normal.
Certains ont une curieuse conception de la vie démocratique.
C'est ce qui est pénible chez toi Théo, tu avances les grands principes sans te soucier une seule seconde de leur pertinence.
à lire ce premier commentaire on a dirlo= facho.
Alors que, l'école étant une Institution de notre République, c'est tout le contraire.
Un directeur reconnu responsable ne peut être que le garant du bon fonctionnement de l'école et donc de la bonne santé de la "vie démocratique".
Je te signale que les enseignants ne sont pas "élus" en CM, ils y sont membres de par leur profession, et les sujets traités sont encadrés par des textes et règlements, d'où un responsable, mais pas de vote.
On trouvera les votes dans les instances d'élus, où l'on a pris soin de dégager des majorités pour que cela fonctionne...
C'est en cela que tu veux transformer nos CM?
Avant de nous donner des leçons de civisme, révise un peu le sujet.
Ton 2° commentaire est tout aussi emprunt de paradoxes.
Les responsabilités du directeur ? Elles n'ont cessé de s'alourdir du fait d'une administration tatillonne à souhait. Nous ne cessons de dire qu'il faut revenir au basique et supprimer toutes ces enquêtes, ces dossiers, ces tableaux... qui ne servent qu'à justifier le boulot de gens bien installés dans les différentes strates du ministère.
Non, Théo, les strates se sont multipliées aux niveaux IA et surtout IEN, parce que c'est à ces niveaux que sont allés les marges budgétaires. En revendiquant un statut pour les directeurs nous voulons replacer le curseur sur l'école, en le refusant tu ne fais qu'amplifier le phénomène de harcèlement administratif... comment veux-tu piloter autrement à distance?
Et nous ajoutons qu'il faut redéfinir les tâches pour mieux les répartir. Seul le travail en équipe peut aider le directeur à y voir plus clair. Il faut parvenir à un vrai partage des tâches.
Mais le partage des tâches on le pratique Théo. Par chez moi on a mis en place un tour de service pour attendre le soir les Parents retardataires, mes collègues se partagent les services récréations, une collègue se charge des PV des réunions...
Cela se fait quasiment partout, et jamais il n'est question de confiance ou de défiance, mais de fonctionnement.
Le problème ne se situe pas à ce niveau!
Le niveau pertinent ce sont nos responsabilités, notre rôle, nos missions, qui induisent les tâches et leur éventuelle répartition.
Thierry le dit très bien, nos responsabilités ne sont pas délégables (pourquoi une clé OTP?), de plus nos partenaires ont besoin d'UN interlocuteur, pas de 5 ou 6.
Dans mon école (5 classes) 142 élèves, 6 enseignants, 5 ATSEM, 1 agent d'entretien, 2 AVS, 1 intervenant BCD... Et tu viens me dire que l'on peut gérer ça avec 1/4 de décharge, juste en se répartissant les tâches (tu m'expliqueras comment faire dans les écoles qui ont un turn over important, ou avec les temps partiels...).
En plus du plus, je ne vois pas comment avoir une "direction collégiale" sans autonomie de l'établissement. Sauf à se vautrer sous les plumes de l'IEN.
En plus du plus du plus il n'existe AUCUNE structure qui fonctionne en équipe sans un responsable désigné. AUCUNE.
Si le modèle que tu prônes était efficace on aurait au moins 1 exemple.
Ce qui est grave, Théo, c'est que c'est avec ce genre de théories fumeuses, puant la démagogie, se foutant de la réalité, de notre Histoire même, que vous nous avez conduit dans le mur.
Ignorer les responsabilités, redéfinir les tâches pour pouvoir les répartir, , c'est la route royale pour que l'on trouve des administratifs à la tête de écoles regroupées, c'est le projet du SGEN, différencier le "pédagogique" de l'administratif que l'on confie aux IEN ou au CP.
Ce que nous récusons, parce que notre administratif est un administratif de terrain, de proximité, sans hygiaphone, un relationnel en prise directe avec le public qui ne peut être dissocié du travail pédagogique. Le relationnel du directeur a un objet: le travail des enseignants et des élèves.
En niant cette dimension au directeur vous flinguez l'école.
Je confirme ce qu’a écrit Théo hier soir. Evidemment que le SNUipp dénonce l’accumulation de projets, d’évaluations, d’enquêtes diverses. Nous ne cessons de dire que ce travail supplémentaire repousse sans cesse le pédagogique à la marge.
Nous avons maintes fois rappelé à nos interlocuteurs que, pour nous, le rôle essentiel du directeur d'école est l'animation de l'équipe des maîtres et qu’il doit le rester. Il ne doit être transformé ni en gendarme pédagogique, ni en préposé au courrier administratif ou aux relations extérieures.
Et tout cela n’est pas nouveau. Voici un copié-collé de ce que nous disions déjà il y a quelques années au moment d’envoyer les enquêtes lourdes :
Parce que les directeurs et les équipes manquent de temps et de reconnaissance pour organiser les enseignements et le fonctionnement de l’école, le SNUipp appelle les équipes à renforcer le blocage administratif en commençant par ne pas renvoyer les enquêtes de rentrée, point très sensible pour l’administration.
Dans la foulée, nous avons encouragé les collègues à BLOQUER DES COMPTES-RENDUS INSTITUTIONNELS ET DES ENQUÊTES A CARACTERE COLLECTIF.
Lorsqu’on nous signale qu’un IEN exige la rédaction rapide des projets d'école pour les 3 ans à venir, nous donnons invariablement les mêmes consignes :
Ne vous précipitez pas ! Un projet d'école, si on veut qu'il soit efficace, ne peut se faire à la sauvette. Les directeurs ainsi que leurs adjoints ont suffisamment de travail comme cela sans qu'on leur impose de travailler nuit et jour, et pourquoi pas pendant les vacances pour faire plaisir à leur IEN.
Demandez-lui des délais plus longs !
Nous demandons, depuis des années, et encore à la rentrée 2008, des négociations et des discussions sur les moyens supplémentaires à mettre dans les écoles. Nous répétons à ceux qui nous gouvernent que l’accumulation de missions et de tâches nouvelles, les dégradations des conditions de travail des enseignants qui en découlent, nécessitent des professionnels aux compétences multiples.
Je le répète : c’est une certitude, l’école a besoin de personnels supplémentaires pour accomplir toutes les missions qui lui incombent, pour permettre aux équipes de travailler autrement…
Certes, nous n’avons pas obtenu satisfaction sur ces points importants. De là à nier nos exigences…Pas si innocente que ça la question du snuipp sur la répartition des classes et des élèves!!!
@ Pierrot
Tu ne manques pas d'air, Pierrot !
Ai-je à un seul moment parler de "vote" dans les CM ? Ce sont tes amis qui ont lancé le débat. J'ai simplement dit qu'il me semblait curieux de réunir les collègues si, d'emblée, ils savent que leur avis compte pour du beurre.
Merci de ne pas déformer mes propos.
Quelle cours de récréation fréquentes-tu pour avoir une telle vision et des adjoints et des directeurs ? Car écrire que "leur avis compte pour du beurre", c'est prendre les premiers pour des imbéciles et les deuxièmes pour des ordures ! Quel beau mépris !
Il suffit juste de fréquenter les écoles, les Conseils des maîtres pour se rendre compte de l'imbécillité de tels..."arguments" ; le directeur ne peut intervenir et "clore la discussion" que dans le cadre de ce que les textes l'autorisent à le faire...
Ta "vision" du directeur-caporal-facho-chef-DRH ne fait même plus rire sauf tes petits copains avec lesquels tu joues aux billes ! Grandis un peu, ça te fera du bien !
(Désolé ! la récréation sonne : le directeur est de service, lui aussi !)
Quand tu rétorquais:
Certains ont une curieuse conception de la vie démocratique.
à ceux qui ne voulait pas de vote en CM, tu ne voulais pas dire qu'il fallait y voter.
Dont acte.
Conclusion, c'est le directeur qui "arrête"?
Tu es d'accord avec ceux qui ont une curieuse conception de la vie démocratique...
C'est ta réponse à la question innocente?
@ dédel:
Nous avons maintes fois rappelé à nos interlocuteurs que, pour nous, le rôle essentiel du directeur d'école est l'animation de l'équipe des maîtres et qu’il doit le rester.
Animation... l'école n'a pas besoin d'un interlocuteur, d'un responsable, d'un pilote, d'un régulateur...
juste d'un clown, parce que dans ton exposé c'est "l'équipe" ou l'école qui a besoin de ....
Il ne doit être transformé ni en gendarme pédagogique, ni en préposé au courrier administratif ou aux relations extérieures.
> gendarmes pédagogiques? il y a les CP, c'est bon
> le courrier administratif? inutile dans un administration publique?
Allons, que l'on demande plus de vigilance quant à leur diffusion (Internet permet toutes les urgences ordres et contre-ordres...) mais le traitement de courrier administratif est une nécessité dans une administration si centralisée.
> relations extérieures!
c'est le pompon! quelle est donc ta conception et de l'école et du service public pour vouloir la couper ainsi du monde réel.
L'école primaire est le dernier service public de "contacts" (avec les facteurs), un lieu qui donne ces lettres de noblesse au mot même d'administration, et dans une société qui souffre de cohésion tu veux éloigner l'école des citoyens.
Je le répète : c’est une certitude, l’école a besoin de personnels supplémentaires pour accomplir toutes les missions qui lui incombent, pour permettre aux équipes de travailler autrement…
> placé où, et si c'est dans l'école, sous quelle autorité?
Commentaire n°26 posté par Gregoire le 11/06/2009 à 12h21
Aux collègues qui rencontrent des problèmes pour déposer des commentaires
Nous ne sommes pas les seuls à subir ce bug : des commentaires qui ne passent pas ou partiellement ou avec retard…
De nombreux administrateurs ont signalé ce problème à Over-Blog. Pas de réponse pour l’instant. Certains avancent diverses hypothèses pour expliquer le phénomène :
- Message trop long
- Temps d’écriture trop long
Notre expérience personnelle nous incite à penser que le problème survient essentiellement dans le cas de commentaires contenant un copier-coller provenant d’un traitement de texte : police d’écriture non reconnue, taille de police trop importante… (???)
Conseils si le commentaire est réalisé depuis un traitement de texte :
- 1- écrire le commentaire dans sa totalité en choisissant la police VERDANA taille 8 maximum
- 2- ouvrir la fenêtre Ecrire un commentaire
- 3- copier le plus rapidement possible le commentaire dans la fenêtre
- 3- Publier le commentaire
En attendant que le problème soit résolu par Over-Blog.
Merci à tous.Réponse du SNUipp au commentaire n° 22 de L. Hoefman
Cher collègue,il y a aussi des dirlos au SNUipp. Il y en a même plein, si si .
Et c'est un directeur qui te le dis.
Si nous insistons tant sur le rôle du conseil des maîtres (mais aussi celui du conseil d'école), c'est parce que :
ce sont deux instances où la parole est libre, c'est important
ce sont deux instances démocratiques, c'est primordial et c'est une richesse
prendre une décision à l'unanimité (c'est ce qui se passe le plus souvent parce que les collègues ont en général le sens de la collectivité) ou tout au moins à la majorité quand on n'arrive pas au consensus, ça a quand même plus "de gueule" quand il s'agit de la défendre ou de la promouvoir (avec les parents, la commune ou la hiérarchie).
Bien entendu qu'au final il faut bien "trancher".
Mais qu'il est agréable d'avoir une bonne ambiance dans SON école, qu'il est agréable de se sentir soutenu quand un IEN remet en cause une décision... non ?
Bien sûr, il y a toujours quelques écoles où "ça" se passe mal. Faut-il remettre en cause tout ce qui précède et décréter que le/la dirlo est le chef pour quelques écoles ?
Bien sûr, la vie n'est pas un long fleuve tranquille, et même là où "ça" se passe bien, parfois ça grince. mais bon, une bonne engueulade bien franche suivie d'une poignée de main ou d'une accolade, c'est toujours mieux qu'une ambiance "contremaître"
ou "chef d'établissement". Comme c'est toujours mieux que d'avoir des adjoints qui vous pourrissent la vie, ça arrive aussi, comme dans toute communauté.
Vous savez, au SNUipp, nous ne sommes pas (tous) des soixantehuitards béats et attardés pour qui la "démocratie" est le paradis sur terre. Mais nous sommes optimistes quant à la nature humaine, quant au bon sens des collègues qui à 99% ont le sens de l'intérêt commun et le sens du service public.
Maintenant, en ce qui concerne le point pour les dirlos :
Pourquoi financer une revalorisation, une reconnaissance des dirlos sur le dos des autres collègues ? Et pourquoi pas en octobre prochain réclamer que la "hausse" de salaire octroyée à tous soit réservée aux dirlos ?
De plus, croire que tous les dirlos vont passer à la HC, c'est n'avoir rien compris au système de la HC : même avec 1 point pour les dirlos, TOUS LES DIRLOS ne partiront pas en retraite à la HC !!!
Alors on fait quoi après : on réclame 2 points pour les dirlos pas déchargés? ou bien 2 points pour ceux qui ont une décharge ?
Pour finir : sache, cher collègue, que certains ont choisi l'an dernier de prolonger leur carrière (il y en a qui ont plus de 60 ans!!!)
pour pouvoir passer à la HC cette année : tu trouves juste que la règle change en cours d'année et que certains collègues se seront fait avoir ?
allez, bonne fin d'année.
cordialement
Denis Ponchant, responsable départemental SNUIPP 59 1er degré
Je ne comprends pas l'articulation du 1er paragraphe avec le 2°.
En quoi le fait d'avoir un "chef" d'équipe est-il incompatible avec les discutions "franches et libres" ou des instances démocratiques?
> comment fait-on par exemple dans les rédactions, dans un conseil municipal...?
En plus, et je suis d'accord, ça se passe pratiquement toujours dans le "sens de la collectivité", pourquoi insister alors avec une question innocente?
Surtout que Denis finit par dire:
Bien entendu qu'au final il faut bien "trancher".
Pourquoi ne pas commencer par là!
le texte est précis:
Le CM émet un avis (donc discussion libre) et le directeur arrête (suivant les règles dep. & nationales...).
Donc, pourquoi cette question innocente?
En chipotant, pas d'accord pour qualifier de CM d'instance "démocratique",(le CE encore).
En quoi un CM est-il démocratique?
C'est une instance professionnelle, avec ses règles de fonctionnement qui y régissent nos droits et nos devoirs. Cadre de la "libre parole".
Je rappelle que jusqu'à qu'il y a peu, dans le KISAITOU du SNUipp on pouvait lire que l'attribution des classes se décidait à l'ancienneté...
Amis de la démocratie et du dialogue libre, bonjour!
En ce qui concerne la HC, on pourrait partager le même avis.... Si le SNUipp dénonçait avec la même virulence le point supplémentaire pour 3 ans de ZEP ou le passage automatique, sur nos quotas, des directeurs d'établissements spécialisés...
Je trouve le ton un peu moqueur et le contenu léger par rapport aux attentes.
Mais plus sérieusement, réponds aux questions qui t'ont été posées (responsabilités des directeurs, je te le rappelle)
(P. S. : la baballe sur la tête, ça produit des vibrations ! fais attention !
Maintenant, soyons sérieux. Ici, il me semble, vu le titre du site, qu'il s'agit d'un lieu où on peut débattre de la fonction de direction. Y faire l'apologie des pauvres collègues malheureux qui ne pourront pas accéder à la hors-classe parce que les méchants directeurs se font éventuellement octroyer un point supplémentaire "sur le dos des autres", c'est lamentable. Et si c'est destiné à faire pleurer dans les chaumières, c'est raté.
Enfin, les laîus divers quant à la "démocratie" (vous l'avez constamment à la bouche, ce mot-là), de la part de syndiqués dont beaucoup parmi nous ont des souvenirs parfois cuisants d'intolérance, m'indisposent profondément.
Je termine en précisant que personnellement il y a quelques mois je n'étais pas particulièrement partisan d'un statut pour les directeurs, mais que chacun de ces discours lamentables que je lis ici me convainquent qu'il serait temps de clarifier définitivement les choses, et d'enfin donner à la charge de responsabilité et de travail des directeurs une vraie reconnaissance.
Soit ! changer une règle en cours d'année est contestable donc je te donne acte cher SNUIPPien de ce fait. Mais dans cette affaire il ya la forme mais surtout le fond. Sans revenir sur tout ce qui a été dit , la fonction de directeur a peu à peu glissé vers un vrai métier par l'accumulation des tâches et surtout la technicité qu'elles exigent tant dans la gestion des relations humaines que la connaissance des textes et leurs applications. Or la perception qu'en ont les syndicats est décalée.On reste au mieux dans le discours sur "le temps l'argent et les moyens "au pire sur des discours du type " instance démocratique décisionnaire " qui relève d'une certaine idéologie. Et tu vois je n'émets pas de jugement.
Or cette histoire de HC et de répartition démocratique des classes s'accompagne de relents nauséabonds qui sont notre quotidien dès que l'on revendique un tant soit peu de la reconnaissance pour ce nouveau métier c'est à dire un statut qui nous reconnait et nous protège. Et c'est cela qui nous révulse car nous savons dans la réalité de la gestion des écoles que le dernier servi est bien souvent le directeur. Règle de l'exemplarité librement consentie mais aussi assimilation inconsciente de notre faute originelle : être un chef au royaume des anarchosyndicalistes. Alors comme je l'ai souvent dit : 3 solutions s'offrent à l'individu face à ce double bend permanent : la fuite la maladie ou l'agressivité. Tu jugeras du niveau atteint par les directeurs à la violence des réactions.
De toute manière c'est la vie les faits et l'évolution naturelle des institutions qui nous octroyeront cette reconnaissance. Jusqu'à quand crois-tu que l'Education Nartionale pourra donner des injonctions ( RAN pandémie PPMS évaluations ... ) à des personnes qui ne sont pas chef d'établissements même pas des relais hiérachiques juste des enseignants avec fonction particulière du point de vue statutaire.Il y a trop de risques pour l'institution à voir ces personnels se réfugier derrière cette situation et du coup gripper la machine ( imagine en cas de pandémie ... ) . Tout cela tenait jusqu'alors du fait de l'incroyable implication des individus qui vivent ce sacerdoce comme une mission personnelle. Mais volà trop c'est trop et guère de directeurs comprimés carbonisés exploités ne supportent aujourd'hui de leçon venant de ceux qui tranquillement assis sur leur steack viennent nous faire la morale.
Je pense que la virulence des réactions, le succès du GDID ou de ce forum doivent interroger les instances syndicales . Oui nous faisons notre coming out collectif et les directeurs ne sont plus, ne seront plus des honteuses face au discours politiquement syndicalement correct.
Il insiste sur l'intérêt de tous (dirlos et adjoints) à avoir le meilleur fonctionnement possible dans les écoles et que le conseil des maîtres est un instrument qui doit permettre aux uns et aux autres de s'exprimer, de s'expliquer, de créer de la vie dans l'école...
Il parle de "parole libre". Oui, il a raison d'employer les mots "expression", "démocratique"... C'est tellement souvent le reproche que beaucoup envoient à la figure des responsables syndicaux. Je comprends que ça te gêne car ça amenuise tes arguments qui, de fait, sonnent faux.
Des années adjoint, j'ai toujours dit ce que je pensais. Des années directeur, j'ai toujours écouté ce que me disaient les autres. Adjoint, j'ai aussi toujours su quand la responsabilité d'un choix incombait au directeur, et suivi ce choix sans état d'âme. Directeur, je sais faire les choix que j'estime devoir faire quand il le faut, et je crois arriver à les faire passer auprès d'autrui sans que cela gêne quiconque. Je n'ai pas besoin d'un prétendu "Conseil" pour écouter, entendre, ou parler.
J'ai déjà dit quelque part que ceux qui sautent partout en ergotant sur la "démocratie" me font fâcheusement penser aux fameuses Républiques Populaires et Démocratiques, qu'elles soient asiatiques ou africaines...
Quand j'étais gosse, il y avait une phrase: "Moins on en a, plus on l'étale." Parlez-en moins, mes frères, et pratiquez plus.
Je vois que le délégué du SNUipp a répondu sur le conseil des maîtres, sur le point pour l'accès à la HC, mais aucune réponse sur le pourquoi de cette question.
Un vrai syndicaliste, ce type. Il a l'art d'esquiver les problèmes délicats et d'attirer les interlocuteurs sur son propre terrain.
J'aimerais bien quand même qu'il nous donne enfin la réponse à cette question toute simple : pourquoi avoir questionné l'IA sur ce point précis qui figure dans tout manuel du "petit directeur"...
si les directeurs en lutte étaient un peu moins primairement anti syndical...ils auraient eu la puce à l'oreille et auraient pu déduire que sur certaines circonscriptions c'est l'IEN qui choisit et impose son choix au directeur d'école lui-même...
mais peut-être était-ce une vraie question et que les insinuations qui ont choqué nos collègues ne sont qu'hallucinations...
SNUipp-FSU 64
14 avenue de Saragosse - 64 000 PAULe SNUipp 64 vient au secours de son alter ego du 59. On se serre les coudes. Belle solidarité. Sauf que la réponse est peu convaincante.
Comme les auteurs de l’article, je me suis posé pas mal de questions et notamment l’une de celles qu’ils ont avancées et qui correspondrait à ce que nous explique le SNUipp 64 :
"Etait-ce pour lancer un avertissement à un IEN souhaitant s’immiscer dans le processus ?"
Après tout, ce pourrait être plausible. Quoi d’étonnant à ce que certains IEN ne se sentent plus ? Sauf que la suite du communiqué du SNUipp ne colle pas avec cette version.
On imagine mal ce syndicat insister lourdement sur le "chacun compte pour un". Cela sous-entend davantage qu’un directeur pourrait compter plus que ses collègues et décider seul comme un grand… Une façon de mettre en avant les vertus d’un conseil des maîtres décisionnaire… sans le dire, tout en le disant.
On a connu en d’autres situations, le SNUipp s’opposer frontalement à des IEN et les dénoncer en cas de dépassement de leurs prérogatives pour croire en la version du SNUipp 64.
Il y a dans la terme "primaire" tel qu'utilisé un mépris révélateur. Oui, je suis un antisyndicaliste primaire maintenant: demandez-vous pourquoi.
On le savait. Il n'y a pas de quoi en être fier. Dans ces cas-là, il est toujours préférable de ne pas s'en vanter. On reste discret.
Les syndicalistes qui ont réagi ont-ils l'air d'irresponsables qui n'écoutent pas, n'entendent rien et s'assoient sur la démocratie ?
Certains "commentateurs" habituels sur ce site se font tout discret depuis les explications données par Denis Ponchant. Signe qu'ils ont compris le message et je les en félicite. Que Pascal Oudot prenne conscience, à son tour, qu'il fait fausse route et que son comportement est dangereux pour la vie citoyenne, sociale et démocratique. Qu'il ne partage pas les combats des syndicats, ça le regarde et je respecte ses choix. Mais qu'il se répande sur les sites pour louer ce comportement ireesponsable, NON !
Ce n'est pas le cas de tous les syndicats, heureusement ! Seul le SNUipp se distingue notoirement en la matière.
Ce qui ne les empêche pas de venit entonner le grand air de l'anti-syndicalisme primaire, secondaire et supérieur, ce qui ne manque jamais de me rappeler les propos de Mastroianni, dans "La terrasse":
"Ce n'est pas le locataire du sixième qui est antifaciste, c'est le facisme qui est anti-locataire du sixième"
Ce ne sont pas les quelques dirlos que nous sommes qui sont antisyndicalistes, mais bien le SNUipp qui est anti-dirlos...
Thierry fabre
Une évidence, et je ne vois pas ce qui peut faire débat, le CM est un lieu de dialogue, où la parole circule, et où, dans la plus grande majorité des cas, les choix y sont pris en harmonie.
Quand il est stipuler que le directeur "arrête" la répartition, ça ne veut pas dire qu'il décide seul. Même si on emploie le terme "trancher", cela implique une discussion préalable. Je dirais même plus, le directeur a un besoin impérieux de cette phase pour arrêtez ses décisions dans l'intérêt du service.
Je crains que les termes "parole libre" ou "instance démocratique", sans les précisons du texte, ni ses restrictions, soient à la base de beaucoup de malentendus et donc générateurs de la plupart des conflits.
Et si c'était les IEN qui étaient visées, simple, il n'y avait qu'à le dire!
Cela aurait conforté la cohésion "directeur/adjoints" et aurait été un signe pour voir l'autonomie des écoles renforcés face aux équipes IEN de plus en plus gourmandes.
Occasion ratée.
Sur la HC.
D'abord une bonne nouvelle, le % de promus passerait de 1,4 à 2... De quoi un tout petit peu déculpabiliser...
Mais est-ce que l'on pourrait me rappeler s'il y a eu une telle obstruction quand il a été décidé d'accorder 1 point sup. aux enseignants ZEP ayant 3 ans d'ancienneté?
A-t-on dit que les directeurs d'établissements spécialisés avait obtenu leur accès automatique à la HC sur notre dos (violent quand même!)?
Alors pourquoi cette posture quand il s'agit de nous?
Gégé, je suis assez d'accord pour dire que cette mesure n'est pas celle que l'on est en droit d'attendre. Mais faute de grives, on mange des merles. Et c'est bien le SE qui nous a appris à engranger.
Par contre, je viens de recevoir ce mail du SNUipp:
La première journée d'étude du SNUipp sur les enseignants référents, qui s'est déroulée le 10 juin, a été un succès....
Il est en particulier urgent d'intervenir sur les points suivants :
• respect des missions, des droits ;
• conditions de travail et rémunération ;
• nombre de postes ;
...
Le SNUipp va interpeller le ministère très rapidement sur ces points. Il s'adressera à ses partenaires syndicaux, aux associations pour envisager des actions communes.
Comme quoi un syndicat peut être dans le "corporatisme" en ciblant ses actions sur une catégorie de personnel.
Ce faisant il reconnaît explicitement leur spécificité, la justifie et l'installe vis à vis des autres...
Tout ce que l'on nous refuse et qui est au coeur du débat. Débat que vous vous complaisez à détourner confortablement en qualifiant d'anti syndicalisme primaire les positions que nous défendons.
Favoriser l'accès des dirlos à la HC est injuste ?
Soit. Mais il y avait un moyen d'avoir une mesure équitable et qui ne coûtait rien à personne, juste un soupçon de reconnaissance: nous dégager des 60 heures soutien.
- Non, pas possible. Ce geste de reconnaissance est au dessus de nos forces (nos = syndicats, mais aussi MEN qui montre bien ici sont peu d'entrain pour les directeurs)
>Pas possible... pour les directeurs, car sur le même bulletin du SNUipp:
Nouvelle circulaire « CLIS »
Une nouvelle circulaire sur la scolarisation des élèves handicapés à l'école primaire, portant sur l'organisation des CLIS, devrait donc paraître avant la fin de l'année.
...
Comme pour les RASED, la question des obligations de service a fait l'objet de discussions, qui ont abouti à la rédaction suivante :
...
Cette formulation, identique à celle qui sera utilisée pour les RASED, aboutit donc à garantir un temps de concertation de 3h00 par semaine pour les enseignants de CLIS, auquel il convient de rajouter le temps de participation aux actions de formation (animation pédagogique). Les enseignants de CLIS, comme nous le demandions, ne sont donc pas concernés par les heures consacrées à l'aide personnalisée.
Quid de la scolarisation d'élèves handicapés en classe ordinaire et des tâches supplémentaires induites, jusqu'à l'évaluation des AVS par le directeurs?
Tous ensemble?
Nous demandons pour la HC de la part des syndicats le même traitement que celui accordé au CPC ZEP psychologue car nous sommes n'en déplaise à certain une espèce à protéger en milieu hostile.
Il serait intéressant que nos SNUIPPiens du forum nous donne des informations sur le ressenti des Conseils syndicaux par rapport aux directeurs. Sentent-ils monter dans les campagnes le doux parfum des Etats Généraux prélude à une révolte et si oui existe-t-il une amorce d'interrogation sur ce sujet ? Inutile de ressortir les discours convenus et les postures idéologiques type CMD, votre propre sentiment suffirait. En gros vous arrive-t-il de douter devant tant de hargne ?
Merci Grégoire. Après les quelques commentaires caricaturaux de certains collègues très mordants, ça fait du bien de retrouver la raison.
J'espère que ton commentaire sensé fera réfléchir les collègues trop impulsifs qui parlent et écrivent avant de réfléchir.
Ton commentaire titré "l'aveu" n'a rien d'impulsif? Tu as longtemps réfléchit avant de l'écrire?
Tiens, pour alimenter ta réflexion:
"la ligue de l'enseignement" recrute une instuteur (trice) ou un professeur(e) en situation de détachement sur un poste de Chef de service-adjoint en charge d'une mission scolaire.
Cet emploi nécessite un goût pour:
• les responsabilités
• une bonne connaissance de la vie associative
• une grand disponibilité
...
Il (elle) devra être prêt(e) à se former. Il (elle) devra avoir des connaissances en informatiques et apprécier le travail en équipe.
la Ligue de l'enseignement cherche un chef de service adjoint , chez les instits, et pour travailler en équipe en plus!
Ils sont Sarkozistes-de-droite)antisyndicale alors?
Commentaire n°49 posté par henri le 12/06/2009 à 14h32