Il aura suffi d’une annonce sur la messagerie de l’IA 59 pour mettre le feu aux poudres. Le 2 juin dernier,
l’Inspection académique du Nord adresse le message suivant aux directeurs d’école :
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J'ai l'honneur de vous transmettre une information de l'IRA qui
ouvre une classe préparatoire à son concours aux jeunes diplômés défavorisés.
Cette mesure pouvant intéresser l'assistant d'éducation ou la
personne en contrat aidé de votre école, je demande de bien vouloir lui apporter cette information en urgence
Ouverture d’une classe préparatoire intégrée à l’IRA de Lille
le 1er septembre 2009
L’Institut régional d’administration de Lille met en place à la rentrée 2009 une classe
préparatoire intégrée (CPI) à destination des étudiants ou demandeurs d’emploi de condition modeste, afin de les préparer au concours externe de l’IRA.
La classe préparatoire intégrée
est une aide à la préparation de l’écrit et de l’oral
du concours externe d’attaché d'administration de la fonction publique d’Etat. Elle a pour but d’apporter un soutien pédagogique renforcé, un appui financier et un accompagnement particulier. La
CPI se déroule au sein de l'IRA en coordination avec les instituts de préparation à l’administration générale (IPAG) de Lille et de Nanterre.
Les bénéficiaires de la CPI sont sélectionnés parmi les étudiants ou demandeurs d'emploi
qui
• possèdent une licence, un autre titre ou diplôme
classé au moins au niveau II, ou une qualification reconnue au moins équivalente à l'un de ces titres ou diplômes ;
• répondent à certains critères (plafond de
ressources, études en ZEP, domiciliation, etc.) ;
• témoignent d'une réelle motivation pour la CPI,
évaluée lors d'un entretien de sélection.
L'aide apportée par la CPI
• Un soutien pédagogique, un soutien méthodologique,
un entraînement aux épreuves, un accompagnement personnalisé ;
• Un soutien matériel avec une aide financière via
les allocations pour la diversité et la possibilité d'obtenir une bourse d'enseignement ;
• Un stage d'observation de 15 jours dans une
administration.
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Dans les heures qui suivent, la messagerie des écoles est envahie de messages d’EVS dont
l’inquiétude légitime grandit à l’approche de leur fin de contrat. En effet, nombre d’EVS expriment leur crainte de se trouver sans emploi si leur contrat n’est pas renouvelé.
Le premier courriel provient de l’APCPMS (Association pour la Pérennisation des Contrats Précaires en Milieu
Scolaire) qui met un forum à disposition des « Assistants de Direction d’Ecole ».
« Que de mépris ..............
Comment peut-on se sentir valorisé (s) après avoir reçu vos deux
derniers mails ?
Le premier tout d'abord qui nous envoie "réviser" pour préparer
un concours pour lequel on sait qu'il y a 20 000 candidats pour 4 postes ?
Offre de formation qui n'est pas valide n'est-ce-pas ? Vous
deviez nous faire des propositions dès la rentrée 2006.
Le second mail avec l'attestation de compétences est le reflet
de la façon dont vous nous (dé)considérez.
Qui parmi les EVS aurait eu l'incorrection d'envoyer un document aussi mal présenté, aussi sale ?
Cette attestation bordée de noir n'est vraiment pas
acceptable.
Pouvons-nous espérer avoir une copie "propre" ?
Merci »
Jeanne LE
COROLLER
Présidente de
l'APCPMS (Association pour la
Pérennisation des Contrats Précaires en Milieu Scolaire)
En réaction, les interventions des EVS se multiplient. Nous avons décidé
d’en publier quelques-unes. Les messages sont repris sans modification. Seules les fautes nuisant à la compréhension ont été corrigées.
« De plus, que pourra nous apporter cette attestation pour un
futur emploi ? Ceci n'est pas un diplôme, est-ce qu'elle nous ouvrira d'autres portes, d'autres petites annonces qui demande généralement des bac+2. Je ne le pense pas
malheureusement.»
« En ce qui me concerne, je ne souhaite aucunement avoir une attestation de compétences, je ne sais pas à quoi cela me servirait avec un BTS d'assistante de
direction, je n'ai rien appris de nouveau loin de là !!
De toute façon, ce genre de contrat n'est jamais
pérénisé, on se sert de nos compétences et on nous jette au final
je vous souhaite à tous de trouver un job qui
paie correctement. »
« Ça, on le savait en signant, ce sont des contrats sans rien au bout. Ce sont les mêmes contrats qu'emploi-jeune, la différence c'est que ce ne sont plus des 35
heures mais des 26 ou 20 h. Ce sont des contrats qui font tourner le chômage et malheureusement pour nous qui ne nous rajeunissent pas car les contrats changent de nom et de durée mais nous
végétons tout en prenant de l'âge. »
« A tous mes collègues EVS. Je pensais terminer en juin mais je suis renouvelé jusqu'au 31 octobre (j'ai commencé à l'origine un 1er novembre). Je pourrais donc
prétendre à la VAE car j'aurais 36 mois. Si vous terminez en juin je pense que vous pouvez prolonger jusqu'en aout. Prenez contact avec votre collège employeur.»
« Pour info rien n'est encore décidé, il nous faut tenir bon car certains députés nous défendent et que tout peut encore changer d'ici la semaine prochaine... à
suivre et gardons notre poste!!! »
« Je suis EVS administratif et aussi délégué syndical du Snudi FO section EVS AVS (et oui ça existe aussi...). Mon contrat, comme pour 32 000 EVS en France, se fini
le 30 Juin. Pour information à toutes ces personnes qui se disent gêné par tous ces mails, il faut savoir que l'état avait obligation de nous former et de nous donner une qualification à la fin
de nos 3 ans. Mais nous n'avons rien eu de tout cela. Et même pire, nos contrats sont des contrats privés qui obéissent aux règles du code du travail et qui dit que pour valider nos acquis il
faut exercer le même travail sur le même lieu pendant 36 mois; nous n'avons que 32 mois validés.
CONCLUSION: Nous attendons toujours les formations
utiles, nous voulons que l'état tienne ses promesses en nous permettant d'aller jusqu'à 36 mois pour avoir la VAE et nous aimerions que tous le personnel de l'Education Nationale nous
soutienne.
A ce jour beaucoup d'action sont en
cours:
Une pétition intersyndicale circule (avec plus de
25 000 signature à ce jour) pour empêcher la précarité de nos emplois.
Plusieurs dossiers partout en France sont aux
Prud'hommes (car nous avons des contrats privés) pour obliger l'état à corriger ses fautes.
Des manifestations ont été faites et vont encore
avoir lieu avant la fin de l'année.
La lutte n'est pas encore fini, soutenez nous
! »
Loic Amédro EVS et Délégué syndical Snudi
FO
D’autres réactions
continuent d’arriver sur la messagerie. Certaines plus favorables émanant de directeurs compréhensifs…
« je n'aime pas encombrer la boite et je comprends que ça
puisse agacer, mais tout de même !!! mettons nous à leur place!
ce n'est pas parce qu'on signe pour 3 ans qu'on n'a pas l'espoir de
sortir avec un diplôme valable ou qu'on puisse espérer que les statuts changeront et qu'on nous gardera
je suis directrice d'école, mon EVS m'est devenue indispensable car
je ne suis pas déchargée, de plus elle fait partie intégrante de notre équipe, elle s'est investie a fond pour l'école et je trouve injuste et dommage qu'elle doive nous quitter après 3 ans de
bons et loyaux services!
alors ils ont droit a la parole tout de même pour laisser sortir
leur mécontentement, même si en vérité ça ne servira pas a grand chose, j'en ai peur!!
Soyons un peu indulgent pour nos collègues EVS et n'acceptons pas la
précarité des emplois sous prétexte qu'on le savait au départ !!! c'est trop facile ! Nous sommes fonctionnaires et nous avons la chance énorme d'avoir nous la sécurité de l'emploi ! alors madame
la directrice, votre mail m'a quelque peu énervé face a des personnes bientôt sans emploi, qui ont ouvert votre boite mail pendant 3 ans pour 800 euros par mois, un peu de compassion, s'il vous
plait !!
merci, une collègue directrice d'école qui souhaite bonne chance aux
EVS!!! »
« Savez-vous que d'anciens emplois jeunes sont devenus
enseignants? Et que, EUX, je ne les ai jamais entendu râler ? »
« MOI, moi, moi .......
voilà ce qui nous réduit à l'état d’esclaves,
Mesdames et Messieurs.
Le jour ou chacun aidera l'autre n’est pas encore
venu, et à lire vos messages, je crains fort qu’il n’arrive jamais.
j' ai hésité à "encombrer" les boites mails de ces
chers directeurs dont je suis, mais l' égoïsme qui suinte à travers certains mess m' écœure : bien sûr qu' elles ne sont destinées qu' au travail et non à la revendication, (çà , tout le monde le
sait alors pas besoin de l' écrire ) , mais un peu de compréhension ne fait de mal à personne :
moi, je dis : merci, les AVS, pour tout le travail
que vous avez fait ! »
« Merci beaucoup madame pour cette considération !
Une EVS qui est encore là pour 2 ans mais qui aimerait rester bien plus longtemps. »
Comme cela s’était déjà
produit en 2006 avec à la signature du protocole par le SE-Unsa, quelques collègues directeurs ne supportent pas de voir la messagerie transformée en forum. Ils réagissent vigoureusement à cet
« envahissement »…
« MERCI DE NE PAS UTILISER LA BOITE MAIL ACADEMIQUE COMME UN FORUM ! »
« Merci de bien cibler votre correspondant, les écoles qui ne
sont pas concernées par votre courrier sont noyées de mails !!!!!!! Attention à cliquer au bon endroit !!!!!! »
« OH Ras le bol ! »
« Serait-il possible d'éviter d'encombrer les boites de vos plaintes ou autres; pour infos; il n'a
jamais été question de titularisation de vos emplois, de plus en signant vous étiez au courant qu'il n'y avait possibilité que de 2 renouvellements et que vous ne postuliez que pour un
contrat de 26 h et pas plus. Ce n'est pas 3 ans après qu'il faut vous plaindre mais dès le début. A ce que je sache vous n'avez pas craché que sur l'emploi proposé. SVP éviter d'encombrer
notre messagerie réservée aux mails venant de l'inspection. Une directrice d'école qui n'a jamais rien dit pendant 3 ans mais qui cette fois ci en a marre (16 messages, que des d'EVS, il y
en a marre !!!)
ps : bon courage quand même à ceux et celles qui doivent retrouver du travail »
« Tous les ans depuis qu'existent les EVS, à la même époque, les boîtes aux lettres des écoles sont surchargées par des messages personnels. Tous les directeurs sont
conscients des difficultés des EVS ; pour autant, les boîtes aux lettres des écoles ne sont pas le lieu requis pour tous types de récriminations. C'est une véritable inondation, et nous,
directeurs d'école, sommes impuissants à vous aider dans cette lutte. De grâce donc, ne surchargez plus nos boîtes OFFICIELLES...
Une directrice d'école...parmi
d'autres »
C’est alors qu’entre en
scène un délégué du personnel SNUipp pour prendre la défense des EVS et s’insurger contre les quelques réactions négatives.
« C'est
pitoyable d'entendre un discours pareil de la bouche d'une directrice d'école publique !
et je m'arrête là
...........
Pascal B. délégué du personnel
SNUipp-FSU »
C’était prévisible…
Toute intervention syndicale est désormais saluée de réactions hostiles de directeurs qui n’acceptent plus les rodomontades de responsables syndicaux. Du coup, la discussion change de sujet.
C’est haro sur le syndicaliste !
« Vous avez dit pitoyables ????
Ah, il existe des délégués du
personnel pour les écoles publiques ?
C’est une nouvelle…
On devrait peut-être leur signaler
que les directeurs (trices) mériteraient aussi que l’on s’intéresse à eux (elles).
Je m’arrête là…..
Un directeur d’école qui, comme
beaucoup, se sent bien seul !!!!! »
« NON, cher collègue directeur, tu n'es pas seul, la majorité
silencieuse te soutient. Comme pour les élections, l'abstention l'emporte TROP souvent. »
« Ce
qui est pitoyable, c'est que le délégué du personnel réagisse si vivement pour un mail de directeur; Les directeurs ont besoin de temps de décharge supplémentaire, pour ne pas avoir à
cautionner des emplois précaires.
Pas souvent vu cette demande dans les
revendications. »
« Tout à fait d’accord avec toi, du temps, c’est ce qui nous
manque. »
Nous ferons l’impasse sur les nombreux courriels de soutien aux EVS ou de colère contre la
transformation de la messagerie en forum pour ne retenir que le message d’un collègue qui fait preuve d’humour pour railler les « râleurs »…
« Chers tous, et surtout chers râleurs indignés par les, comment vous dites : "encombrements" ? Oui, c'est ça...
Je suis désolé... mais j'ai des problèmes de
compréhension... de syntaxe ou de vocabulaire, je ne suis pas sûr de moi...
Car ça veut dire quoi "encombrer"... Comme un
embouteillage sur la route où on se traîne pendant des heures ? Encombrer comme pour les voies respiratoires lors d'une méchante grippe aviaire ? Encombrer comme encombrants, ces vieilleries
qu'on pose sur les trottoirs pour les revendre à une brocante ? Mais non, ça signifie qu'il y a des messages qui encombrent et d'autres pas, des messages qui nous flanquent la grippe aviaire et
nous font perdre du temps dans les embouteillages des boites mail...
Ciel, perdre du temps, vérifions :
1. Je saisis la souris (2 sec)
2. Je clique sur le message à lire
(1sec)
3. Je lis le message (10 sec)
4. Je clique sur effacer (1 sec)
5. Je repose la souris (2 sec)
6. Et allez, soyons généreux, appuyons sur "vider
le dossier éléments supprimés" (2 sec)
Total 18 secondes... Ah zut... quel gâchis... 18
secondes précieuses et ultimes... dans la vie tourmentée d'un haut responsable du plus beau métier du monde...
Et au fait, combien de temps pour écrire un message
pour dire que ces messages nous encombrent : je ne sais pas, mais réflexion comprise (c'est-à-dire en comptant le temps pour réfléchir... ), j'ai mis 3 minutes environ pour rédiger celui que
vous lisez...
Ah pardon, "réflexion comprise"... Il faut sûrement
compter moins...
Car pour ce genre de message digne d'une
éruption d'acné juvénile, d'un éternuement ou de toute manifestation spontanée d'intolérance, je pense que le temps d'un aboiement suffit...
Il faudrait que la S.P.A adopte enfin les
nombreux abandonnés de l'Education Nationale et qu'elle vaccine d'urgence ceux qui ont attrapé la rage... surtout qu'à l'approche des vacances... on va en retrouver beaucoup attachés aux
arbres...
Mr Lefebvre, directeur »
Cette passe d’armes n’est pas sans nous remettre en mémoire la chanson de Brassens
« l’hécatombe »
« Au marché de Brive-la-Gaillarde, à propos de bottes
d'oignons,
Quelques douzaines de gaillardes se crêpaient un jour le chignon.
A pied, à cheval, en voiture, les gendarmes, mal inspirés,
Vinrent pour tenter l'aventure d'interrompre l'échauffourée.
Or, sous tous les cieux, sans vergogne, c'est un usage bien établi,
Dès qu'il s'agit de rosser les cognes tout le monde se réconcilie. »
Le parallèle avec cette chanson est évident. Chaque fois qu’un responsable syndical
intervient auprès de directeurs, la réaction ne se fait pas attendre : il est immédiatement contré et fait quasiment l’unanimité contre lui.
C’est dire le climat délétère qui s’est instauré entre syndicalistes et directeurs
d’école…
Retour à la page d’accueil
Bref... il y a toujours des gens qui ne se sentent pas concernés par les revendications. A croire que leur situation les satisfait.
Anne-Marie
Ah, si seulement, nous formions une corporation soudée, solidaire et revendicative... Je rêve.
Résultat des courses : ça fait le bonheur des syndicats et des gouvernements.
- gestion des évaluations CM 2 et CE 1 ;
- aide personnalisée (mise en place et bilans) ;
- stages RAN ;
- évaluations des AVSi (nouveau rôle pour les directeurs) ;
- bilans et enquêtes diverses qui nous guettent tous les jours en ouvrant nos boîtes mails ;
et vous pouvez poursuivre la liste à votre guise, je n'ai guère le temps de le faire !
Un ras-le-bol généralisé saisit bon nombre de collègues dans uns situation d'autisme généralisé...
Un exemple entre autres : le courrier adressé par un collègue directeurs aux syndicats de son département et qu'il convient de lire attentivement :
Commentaire n°3 posté par henri le 09/06/2009 à 13h08
Commentaire n°4 posté par henri le 09/06/2009 à 13h09
Au-delà de l'aspect quelque peu anecdotique (mais non négligeable pour autant) d'une bataille par mails interposés, ce dont témoigne ceci c'est bien de l'immense fatigue que bon nombre d'entre nous ressentent au terme d'une année très difficile qui a vu s'accumuler les tâches les plus diverses et les plus disparates sur les épaules des directeurs d'école :- gestion des évaluations CM 2 et CE 1 ;- aide personnalisée (mise en place et bilans) ;- stages RAN ;- évaluations des AVSi (nouveau rôle pour les directeurs) ;- bilans et enquêtes diverses qui nous guettent tous les jours en ouvrant nos boîtes mails ;et vous pouvez poursuivre la liste à votre guise, je n'ai guère le temps de le faire !Un ras-le-bol généralisé saisit bon nombre de collègues dans uns situation d'autisme généralisé...Un exemple entre autres : le courrier adressé par un collègue directeurs aux syndicats de son département et qu'il convient de lire attentivement :
http://www.dirlo.org/forums/index.php?showtopic=188&pid=2839&st=0&#entry2839
Jusqu’à quand ?1- les réactions des collègues qui protestent contre l'invasion de mails sont vraiment regrettables. c'est même incompréhensible.
2- le collègue délégué a bien réagi, je trouve. il a dénoncé tout en restant correct. rien à dire.
3- des collègues qui en profitent pour taper sur le dos du délégué, c'est moche, c'est petit, c'est lamentable. ils devraient, au contraire, saluer cette initiative pleine de bon sens au lieu de critiquer.
C'est symptomatique de l'état d'esprit qui règne actuellement. On ne respecte plus rien ni personne. Attention aussi de ne pas provoquer ce genre de réactions en poussant les collègues à ne plus militer dans les organisations syndicales. On arrive vite à ce type de déviance.
"A ce que je sache vous n'avez pas craché que sur l'emploi proposé… Une directrice d'école qui n'a jamais rien dit pendant 3 ans mais qui cette fois ci en a marre…"
Peut-être que si cette collègue avait dénoncé la précarité de ces emplois, on n’en serait pas là aujourd’hui. Sur ce point précis, je partage l’avis de Pascal, délégué du personnel. C’est honteux chère collègue ! Il est des cas où on gagne à se taire pour éviter de dire d’aussi grosses âneries !L’aveu
Une collègue vient de m’envoyer un document très intéressant qui rend compte de la visite d’une délégation de 5 responsables du GDID au MEN en mai dernier.
Edifiant !
D’entrée de jeu, René Macron, chef du bureau des écoles de la DGESCO interpelle la délégation sur la notion de hiérarchie.
Le fait d’aborder ce point aussi rapidement montre bien à quel point c’est une préoccupation du ministre dans les réformes qu’il voulait (veut) imposer (EPEP). C’est cela en réalité qui l’intéressait. Et le discours avait été bien relayé par le député REISS quand il disait, en substance, que si des réformes sont mal ou pas appliquées, c’est parce que les directeurs d’école n’ont pas le pouvoir de les imposer.
Et la délégation du GDID (toujours selon ce document) précise qu’elle est prête à assumer TOUTES ses RESPONSABILITES.
Quel aveu et quel feu vert donné au ministère !!!
Jusqu’à présent, certains ici même nous assuraient, la main sur le cœur, des trémolos dans la voix, qu’ils ne voulaient pas créer un échelon hiérarchique. On avait du mal à les croire tant ça les démange.
Mais cette fois, c’est clair. Les choses sont dites et de façon on ne peut plus nette.
Oh, bien sûr, on ne fait pas un long discours sur le sujet. Faut pas effrayer les dirlos. Mais le message est passé. Ne seront bernés que ceux qui le veulent bien.Non seulement tu es un petit con mais tu es également un menteur :
- le compte-rendu de la rencontre de la délégation du GDID se trouve en page d'accueil du site "dirlo.org" (et non caché dans d'obscurs recoins) et tout un chacun peut aller y voir en toute liberté ;
- chacun se rendra compte qu'il y est écrit : " Mr MACRON nous interpellant sur la notion de hiérarchie, nous précisons qu’indépendamment de la polémique attachée à ce mot, nous sommes prêts à assumer toutes nos responsabilités, comme cela est d’ailleurs déjà le cas…
Mais tes oeillères sont telles ainsi que celles de tes petits copains qui t'envoient des citations tronquées (à moins que ce ne soit toi qui tronques) qu'elles recouvrent même ton petit cerveau. Les collègues directeurs actuellement plus que submergés par les enquêtes, les tâches, les sollicitations diverses de tous côtés et ne comptant pas les heures n'ont pas de leçons à recevoir d'une petite vierge effarouchée confinée dans ces certitudes ancestrales !
Va te reposer dans le lit douillet de ton idéologie de bas étage et fais en profiter ton petit cénacle !
Pourtant, c'est quand même un signe que ce sujet soit abordé par le représentant du ministre dès les début d'un entretien ?
Et la réponse de votre représentant élude rapidement la question. La réponse est ce qu'on appelle de "la langue de bois" pour éviter d'en dire trop. Il te reste à assumer d'avoir répondu "on assumera". Après tout, c'est ton droit et je le respecte. Je préfère d'ailleurs que ce soit dit par vous. Au moins, les collègues dirlos et adjoints sont au parfum.
Mais j'en reviens au début de mon propos : ça ne vaut pas des insultes. Réfléchis à ce qui est arrivé à Bayrou d'avoir perdu ses nerfs...
Si "petit con" te gêne, je le rature et j'utilise "imbécile" ! cela te convient-il ?
J'assume comme un grand garçon que je suis mes propos et mes responsabilités et n'ai nul besoin qu'un farfadet vienne me les rappeler ! L'autorité des directeurs existe déjà ne t'en déplaise (sur les ATSEM, les adjoints) : que cela gêne ta petite conscience, je le comprends mais être directeur d'école implique, oui, des responsabilités assumées sur les personnels intervenant dans son établissement.
Que le mot "hiérarchie" te gêne aussi, c'est ton problème : n'empêche que la "hiérarchie" dicte en grande partie le fonctionnement de la fonction publique : j'ai un supérieur hiérarchique (l'I. A.) , je n'en fais pas une maladie ni des cauchemars et cela ne me gêne en rien de devoir lui rendre des comptes et de travailler sous son autorité !
J'ai relègué depuis longtemps l'infantilisme béat qui te fait agiter des épouvantails de 5ème catégorie au placard : tu devrais grandir un peu...
Quant à ton dernier argument (tu te prends pour Dany le Rouge ? pas forcément flatteur !), il me fait encore à nouveau hésiter entre "petit con" et "imbécile" (tu vois mes insultes, je les assume aussi !)
Lui qui croyait avoir levé un lièvre d'importance, une information capitale, un aveu sugnificatif, le voila qui se retrouve avec une petite bulle de savon: c'est joli, on s'y reflète dedans, mais ça fait vite "plop", c'est bête...
Dis-moi, Théo-parfum, si nous étions vraiment les sournois comploteurs que tu imagines, irions-nous mettre ce texte en ligne, disponible à tous publics ?
Dis-moi, Théo-jasmin, sais-tu que, depuis 5 ans, toutes nos entrevues au ministère font l'objet de comptes-rendus publics, dans lesquels on retrouve ce même questionnement et les mêmes réponses de notre part ?
Dis-moi, Théo-chocolat, tu prends vraiment à ce point les collègues, dirlos comme adjoints, pour des billes, pour les penser capables d'avaler tous cru tes petits mensonges et tes citations tronquées ?
Le coeur empreint de charité toute laïque, je vais supposer, allégation insensée, que tu sois de bonne foi (j'ai comme un vieux doute, m'enfin) et, confiant dans l'éducabilité du plus tristounet crétin, je m'en vais de ce pas t'expliquer un minuscule détail qui a dû t'échapper. Ecoute bien et tente de comprendre, mon petit...
Dans notre mammouth favori, comme dans l'ensemble de la fonction publique, la supériorité hiérarchique se traduit concrétement par deux pouvoirs, celui de récompenser, et celui de de punir. Ces deux pouvoirs ont un isntrument, la notation. C'est au travers de cette note que le pouvoir hiérarchique s'incarne. Est donc supérieur hiérarchique celui qui note l'autre. C'est d'ailleurs pour cela que nos bons IEN ne sont pas, quoi qu'ils en disent, nos supérieurs hiérarchiques, ne faisant que proposer une note à l'IA. Ils ne disposent que d'une délégation d'autorité hiérarchique attribuée par les IA-DSDEN.
Le GDID, depuis sa création, a toujours réclamé un statut non hiérarchique au sens où nous ne voyons ni intérêt, ni utilité à intervenir sur la notation de nos collègues adjoints. C'est là du boulot d'IEN, d'IA, pas du travail de dirlos.
Par contre, les dirlos exercent déjà pas mal de responsabilités. Mêm si le sens de ce mot échappe aux irresponsables de tous poils, sa réalité existe. Dans les domaines de sécurité des personnes, biens et locaux, dans celui des sorties scolaires, des attributions de classe, du respect général de la législation, dans la mise en oeuvre du projet d'école, dans les relations aux différents partenaires de la communauté éducative, etc... il y un un rôle spécifique du dirlo, des attributions qui lui sont propres, des responsabilités qu'il est seul à assumer.
Ces responsabilités peuvent-elles induire, non un positionnement hiérarchique, mais une autorité fonctionnelle ?
Sans blague... Il n'y a que deux sortes de personnes qui peuvent encore en douter:
- les doux rêveurs pas tentés
- les Tartuffes
Tu es dans quel camp, mon camarade ?
Un minimum de sérieux, mon bon Théo. Lorsque un instit dépose une demande d'autorisation de sortie, et que son dirlo dit "OUI" ou "NON", il y a bien une autorité fonctionnelle là-dedans, non ? Et pas de la hiérarchie...
Exercer des responsabilités, crois-tu donc que cela nous effraie ? Nous le faisons chaque jour, gratos et dans les pires des conditions. Demander à voir cela reconnu ne dérange que ceux qui craignent pour leur petit fromage et leur douillette quiétude.
Au lieu de travailler dans un bureau, Théo, tu devrais aller de temps en temps faire un tour dans une école, ça te ferait du bien de rencontrer des collègues. Je te suggère même de prendre une direction d'école, il y en a plein de libres. Tu verras ce que ça donne et on en reparlera après...
Thierry Fabre
PS Notre projet de statut est basé justement sur l'exercice de nos responsabilités. Projet public et que l'on assume, sans aucun problème. Projet sur lequel nous rejoignent chaque jour de nouveaux collègues...
@ Henri
L'autorité des directeurs existe déjà ne t'en déplaise (sur les ATSEM, les adjoints)
Je place un bémol à ton affirmation concernant l’autorité du directeur. Quand je me plonge dans les textes qui régissent les attributions du directeur, je trouve, effectivement, le mot autorité. Il y est même mentionné 2 fois. Je passe sur l’une d’elle :
Il [le directeur] est l'interlocuteur des autorités locales.
Ensuite, je le retrouve ce mot autorité dans la phrase suivante :
Il organise le travail des personnels communaux en service dans l'école qui, pendant leur service dans les locaux scolaires, sont placés sous son autorité.
C’est tout. En aucun cas, il n’est fait état de l’autorité du directeur sur ses adjoints. Tu me diras, c’est sous-entendu dans les attributions pour répartir les élèves, fixer le service des enseignants…
Oui mais je préfèrerais que ce soit plus clair pour ne pas laisser place à interprétation ou à contestation.
Tu sais comme moi que les mots sont pesés dans l’écriture d’un décret. Si le mot autorité n’a pas été accolé à celui d’adjoint, c’est probablement qu’il ne fallait pas déplaire aux syndicats qui, à l’époque, avaient droit d’entrée pour cogérer le système. Il ne fallait pas titiller leur sensibilité.
Maintenant, on est en 2009, il est temps de clarifier et de dépoussiérer ces textes. Depuis, nos responsabilités ont été décuplées et, comme tu l’as souligné, on les a empilées au point que nous en sommes fatigués.
Et, il est plus que temps de définir clairement notre METIER et de le reconnaître par un STATUT. Et, je l’ai déjà dit et redit ici, les mots autorité et hiérarchie ne me font absolument pas peur. Nous ne deviendrons pas une bande d’odieux chefaillons parce qu’on nous aura défini notre mission en l’assortissant d’une véritable autorité sur le personnel de nos écoles. Sur l’ENSEMBLE du PERSONNEL et pas uniquement sur le personnel communal.Tout cela pour ne pas avoir à défendre une amélioration des conditions de travail des dirlos... et le statut qui va avec.
La hiérarchie ? faux problème. Demain , je ne connais pas beaucoup de dirlos qui démissionneraient si leur nouveau poste incluait cette aspect, de même qu'ils prendraient si le statut n'en faisait pas mention.
Et puis, soyons honnêtes, ceux qui travaillent dans les écoles savent bien qu'il y a toujours un leader: c'est le dirlo s'il a l'autorité naturelle de s'imposer comme tel, c'est un ou deux adjoints si le dirlo ne peut ou ne veut prendre les rênes. La nature a horreur du vide et les tenants de la collégialité à tout crin sont bien souvent les premiers à tirer la couverture à eux.... en toute démocratie CQFD.
Plus l'école est importante, plus la nécessité d'avoir un chef d'orchestre se fait sentir afin que les interêts communs soient respectés. C'est le boulot du dirlo.
Les malheurs du petit Calimero, on a passé l'âge de s'y attendrir.
Si tu veux du dialogue, banco, mais acceptes-en les règles:
- on ne va pas chercher des citations tronquées à l'appui de ses dires
- on est capable de suivre l'échange, même vif, sans se cacher derrière de fausses lamentations sur le peu de dialogue et de respect de l'autre
- on se montre logique... A promouvoir la liberté d'expression, on ne se contente pas de l'exercer chez les autres, on la met en pratique chez soi. Peux-tu nous indiquer le forum libre, ouvert et démocratique de ton syndicat, Théo ?
Si tu veux du dialogue, banco, commence par nous éviter tes jérémiades et entre dans le jeu de l'échange:
- OUI ou NON, les dirlos exercent-ils actuellement un certain nombre de responsabilités les distinguant de leurs collègues adjoints ?
- OUI ou NON, ces responsabilités ne les placent-elles pas en situation d'autorité fonctionnelle ?
- OUI ou NON, cette autorité fonctionnelle, liée aux responsabilités exercées, est-elle distincte de la notion de supériorité hiérarchique ?
- OUI ou NON, les dirlos qui exercent ces responsabilités ne gagnerait-ils pas à les voir reconnus ?
Tant que tu ne seras pas foutu de répondre à ces questions, il n'y aura pas d'échange de ta part, pas de dialogue, et tes interventions se résumeront à ce qu'ellles sont pour l'instant, de la simple retape, de l'occupation de terrain...
Thierry Fabre
Je partage pratiquement tout ton commentaire Gégé.
je trouve ridicule de reprocher un quelconque "encombrement" de nos boîtes à un personnel qui utilise ce qu'il peut pour crier une détresse bien compréhensible, alors que l'on épargne panurgiquement les vrais pollueurs: les notes IA doublées par celles IEN triplées par les CPE, qui n'arrêtent pas d'envoyer, à leur tour, des tableaux à remplir et des ultimatums de dates à respecter pour renseigner ceci ou renvoyer cela...
2 remarques cependant,
-trés maladroit et arrogant de la part du délégué d'intervenir, sur ce ton, en tant que tel. Comme si sa délégation, qu'il met en avant, lui permettait de donner une quelconque leçon de morale, l'autoriserait à porter un jugement sur le comportement des directeurs de l'école publique.
Pas besoin de se cacher derrière une étiquette pour afficher ses convictions, surtout quand elles sont justifiées.
- Tu peux pas t'en empêcher, hein?:
Attention aussi de ne pas provoquer ce genre de réactions en poussant les collègues à ne plus militer dans les organisations syndicales. On arrive vite à ce type de déviance.
C'est pas moi, c'est l'autre...
Pourquoi ce genre de réaction ne serait-elle pas, uniquement, le résultat de l'action syndicale en faveur des dirlos? (action/réaction
Quand quelqu'un n'entend pas, tu parles plus fort!
>Exemple, le commentaire de Théo, à jouer au con, ben on gagne souvent.
@ Théo,
Parce que je suis complètement néophyte en matière de psychiatrie, c'est avec une sérénité quasi "dalai lamiesque" que je te conseille d'aller consulter.
Je faisais partie de cette délégation et le fait essentiel de cette rencontre c'est que notre association soit reconnue comme interlocuteur institutionnel.
C'est bien sur la "notion" de hiérarchie" que l'on a été interpellé (qu'est ce que ça veut dire pour un directeur, dans quels quels domaines, pourquoi et comment).
Nous avons répondu ce que nous disons ici.
D'ailleurs ton orthographe dément ton analyse:
Et la délégation du GDID (toujours selon ce document) précise qu’elle est prête à assumer toutes SES responsabilités. (j'ai changé le gras de place)
> SES (possessif, les nôtres) et pas CES (démonstratifs) celles que tu nous prêtes.
Nous y étions préparés parce que la vieille, au siège du SE, nous avons débattu sur le même sujet... Et le SE est prêt à travailler avec nous.
Je pourrais revenir sur tout ce que l'on a déjà écrit sur la notion de hiérarchie si tu insistes, mais Théo tu es le prototype du fossoyeur de l'école publique (moi aussi je sais me servir de slogan).
Un directeur d'école a une autorité hiérarchique (on vient de recevoir les fiches d'entretiens pour évaluer les AVS et EVS!), la nier ou la contester en faisant croire que tel Gargantua, il nous en faudrait plus nous a mené droit dans le mur.
Nous l'avons percuté avec les les PPRE, les évas, SRAN, les HS, le SMA, le DUER, BE la validation des acquis des personnels non titulaires... Tout cela après l'abandon de la grève administrative et la signature du protocole.
Prendre acte, conscience, non! rien changer, chercher un autre mur ou se raccrocher à de vieilles lunes.
J'entendais E.Vals, ce matin dire que l'école devait être un des chantier de la gauche car elle ne remplissait plus son rôle social (nous rencontrons bientôt la commission PS qui réfléchit sur l'école)...
Le GVT a les EPEP en rayon, le SGEN a finalisé son projet d'établissement mais sans dirlos, le SNUipp réfléchit (?) au fonctionnement de l'école et à la direction, le SE travaille et il est d'accord de le faire avec nous...
Et toi tu places un commentaire titré l'AVEU sur le thème directeurs=assoifés de pouvoir.
C'est au moins un T.O.C ou, pire, une fixation... ça relève du domaine médical.
PS: le sommet du délire:
"Quel aveu et quel feu vert donné au ministère !!!"
Pathétique!
Ce qui me frappe aussi, c'est qu'aucune des quatre grandes centrales ne prenne le mors aux dents sur ce sujet, pour enfin affronter la réalité en face.
"Désolé de le dire, mais les dirlos ont parfois ce qu'ils méritent: les EVS ? c'est simple, il suffisait de refuser"
Tout à fait d'accord, on a ce qu'on mérite.
En 2006, écoeuré par la trahison du SE, j'avais décidé que jamais, au grand jamais, je n'accepterais un EVS. Ce que j'ai fait la première année. Puis, quand j'ai vu que les collègues les plus anti-EVS en prenaient, j'ai fait comme eux. Je veux bien avoir des convictions mais si ceux censés montrer l'exemple s'assoient sur les leurs, pas de raison que je sois le dindon de la farce.
Toujours en phase avec toi quand tu dis que c'était pour ne pas défendre les dirlos qu'on a accepté ce fait.
Pierrot
Ce que je n'arrive pas à digérer, quand même, c'est ta capacité à oublier la trahison du SE.
"le SE travaille et il est d'accord de le faire avec nous..."
Il nous tire dans le dos, nous place dans la situation de devoir arrêter la grève administrative, nous plonge dans une situation de ne plus évoluer pendant des années, puis, bon prince, revient faire les yeux doux aux dirlos.
Non, trop, c'est trop !
Ben tu vois, moi je n'ai pas "pris" d'EVS... par principe.
Je ne suis pas à priori opposé à mettre le pied à l'étrier, aider, un personnel fragilisé par l'absence de perspective d'accès au travail. Je pense même que l'école peut jouer ce rôle parce qu'elle offre une palette de missions qui permettent de garder le contact avec la société. Mais j'ai toujours dit que c'était une hypocrisie que de laisser croire que c'était un moyen (une aide) donné au directeur.
Un tel personnel nécessite un accompagnement, une formation, une régulation...
Par contre, sur la possibilité de travailler avec le SE, en tant qu'association et sur les bases de nos positions, je ne vois pas comment on pourrait ne pas y aller, alors que l'un de nos buts est de convaincre.... Convaincre ceux qui n'y croyaient (passé) pas.
J'attends toujours, le tableau est prêt mais plus rien du côté du SE.
Consigne autre ? peur de se faire déborder ? de devoir gérer la demande ? je n'en sais rien.... encore un espoir déçu pour certains, moi, j'ai déjà perdu mes illusions!
"plus rien du côté du SE.
Consigne autre ? peur de se faire déborder ? de devoir gérer la demande ? je n'en sais rien.... encore un espoir déçu pour certains, moi, j'ai déjà perdu mes illusions! "
Décidément... Je partage beaucoup de tes idées. Moi non plus je ne crois pas à la volonté du SE de travailler pour nous aider. Je pense que leur intérêt c'est de nous amadouer, en faisant croire, en laissant traîner quelque espoir... Mais comment les changer, ceux qui pensent totalement différemment de nous ? Quel crédit leur accorder ? Ils nous ont toujours trahis, toujours menés en bateau...
Comme toi, aucune illusion en ce qui concerne l'action de ces syndicats-là !
Sans mauvais esprit, on peut se dire: soit cette mesure est adoptée et on en reprend pour 10 ans ( au moins) sans pouvoir régler le problème de la responsabilité. ( technique aussi nommée " le coup du protocole").
Soit ( hypothèse la plus probable) cette demande est un écran de fumée pour ne rien obtenir car ce sont les mêmes qui nous expliquent que " le statut coûterait trop cher et pas de sous" alors que leur demande de décharge supplémentaire est aussi coûteuse sans que le MEN n' ait rien en échange.
Il n'est pas question de "croyance".
Je ne cherche pas une chapelle, mais nous ne construisons pas non plus un blockhaus.
Bien sûr l'oeil doit rester ouvert, se souvenir de se méfier, mais dirlo averti en vaut 2...
La question centrale vous la posez d'ailleurs:
Je pense que leur intérêt c'est de nous amadouer.
Oui, ce n'est qu'une question d'intérêt.
Nous "amadouer"? pour obtenir quoi?
Une conversion, l'accueil dans leur église?
C'est ridicule, c'est du même tonneau que le feu vert que l'on pourrait donner au MEN...
Et même si c'était le cas, ça voudrait dire qu'ils nous craignent.
Mais non... Tous ont compris qu'il y aura une mutation de l'école.
• Soit on sait que de toutes les manières on dira "non". Ceux-là n'ont besoin (pour le moment) de personne.
• Soit on la prépare, et ceux-là ont besoin d'avoir des remontées du terrain. Il est naturel qu'une association nationale de directeurs reste ouverte au dialogue. Pourquoi craindre d'y perdre son âme alors que nous sommes les seuls à avoir un projet cohérent avec ce qu'est l'école.
Avant hier, à 500 on nous ignorait, hier à 1000 on essayait de nous draguer, aujourd'hui à 2000 on fait avec nous, demain à 4000 on aura gagné.
PS. Je pense qu'il faudra discuter aussi avec le SNUipp quand ils seront prêts.
Maintenant, il est bon aussi de ne pas oublier les multiples arnaques auxquelles les syndicats se sont livrés pour faire capoter toute tentative d'avoir un statut.
Soyons cependant persuadés, qu'en cas de victoire, le Snuipp entre autre ne tarderait pas à créer une sous-section pour les dirlos...; toute voix est bonne à prendre, souvenons-nous des emplois jeunes!
T'aurais eu la francisque, un poste de Directeur (avec un D gigantesque) et moi .........
En fait je voulais dire M. Abel Bonnard, ministre de l'Education Nationale du gouvernement Pétain.
Je me condamne donc à re-lire les "messages de ce sinistre individu, précédés du message du Maré... machin... "Chef de l'Etat" comme l'actuel locataire de l'Elysée.