Dépenses éducatives en chute libre, inégalités dans leur répartition : une étude de la D.E.P.P. (Direction de l'évaluation, de la prospective et de la
performance) vient confirmer le sentiment général. Contrairement à ce qu’ont longtemps affirmé plusieurs ministres de l’Education nationale,
la dépense intérieure d'éducation ne cesse de diminuer.
De 7,6% en 1995 elle est descendue à 6,8% en 2006 puis à 6,6% en 2007. La part de l'Etat dans la DIE (dépense intérieure d’éducation) qui était de 61% en 1980 ne représente plus que 55% en 2007. Inversement celle des collectivités
locales est passée de 14 à 23%.
En 2007, la dépense intérieure d’éducation (DIE) – mesure de l’effort consenti par la collectivité nationale
pour le fonctionnement et le développement du système éducatif de la métropole et des DOM – est estimée à 125,3 milliards d’euros, ce qui correspond à 1 970 euros par habitant, ou encore à 6,6 %
du produit intérieur brut (PIB).
Globalement, de 1980 à 2007, la dépense intérieure d’éducation, avec
un taux de croissance annuel moyen de 2,3 %, a crû légèrement plus vite que le PIB (2,2 %).
De multiples facteurs expliquent la croissance du coût de la DIE sur le long terme : l’accroissement du
nombre d’élèves et d’étudiants, les modifications de la structure de cette population scolaire, avec une augmentation des filières plus coûteuses (enseignement supérieur, filières
technologiques…) et surtout l’augmentation du coût unitaire de chaque élève (en fonction des taux d’encadrement, des revalorisations salariales des enseignants…).
Depuis 1996, la dépense d’éducation progresse moins vite que le PIB
et sa part au sein du PIB décroît régulièrement, atteignant 6,6 % en 2007.
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Evolution
de la part de la dépense intérieure d'éducation (DIE) dans le PIB
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DIE
|
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DIE
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Croissance
|
Croissance
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en prix
courants
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Part
|
aux prix
2007
|
annuelle*
|
annuelle*
|
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(milliards
|
DIE/PIB
|
(milliards
|
de la DIE
|
du PIB
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d'euros)
|
(en %)
|
d'euros)
|
prix 2007 (en
%)
|
prix 2007 (en
%)
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|
1980
|
28,5
|
6,4
|
67,9
|
|
|
|
1985
|
50,7
|
6,7
|
78,8
|
3,0
|
2,0
|
|
1990
|
68,0
|
6,6
|
90,4
|
2,8
|
3,2
|
|
1995
|
91,3
|
7,6
|
111,1
|
4,2
|
1,2
|
|
2000
|
104,9
|
7,3
|
121,5
|
1,8
|
2,8
|
|
2001
|
107,3
|
7,2
|
121,9
|
0,3
|
1,9
|
|
2002
|
110,8
|
7,2
|
122,9
|
0,8
|
1,0
|
|
2003
|
113,1
|
7,1
|
123,1
|
0,2
|
1,1
|
|
2004
|
115,6
|
7,0
|
123,8
|
0,6
|
2,5
|
|
2005
|
117,5
|
6,8
|
123,4
|
-0,3
|
1,9
|
|
2006
|
122,1
|
6,8
|
125,1
|
1,4
|
2,2
|
|
2007
|
125,3
|
6,6
|
125,3
|
0,2
|
2,2
|
Les dépenses de personnel représentent les trois quarts de la
dépense d’éducation : 52,6 % pour le personnel enseignant (soit 53,8 milliards d’euros) et
22,4 % pour le personnel non enseignant (soit 22,9milliards d’euros). Les autres dépenses de fonctionnement représentent 16,2 % de l’ensemble et les dépenses d’investissement 8,8 %.
Mais on constate des différences selon le niveau d’enseignement.
Les dépenses en personnel non enseignant, par exemple, sont nettement plus importantes dans l’enseignement préélémentaire (32,3%de l’ensemble) que dans l’enseignement élémentaire (22,5 %) ou dans
l’enseignement du second degré (18,5 %) en raison de la présence des « agents territoriaux spécialisés d’écoles maternelles » (ATSEM) rémunérés par
les communes.
La dépense moyenne par élève du premier degré (1)
s’élève à 5 350 euros (y compris les dépenses concernant les élèves relevant de l’adaptation scolaire et la
scolarisation des élèves handicapés, ASH). Le coût d’un élève scolarisé dans le préélémentaire (4 970 euros) reste inférieur à celui d’un élève scolarisé dans l’élémentaire (5 440 euros) : le
coût des ATSEM encadrant les enfants du préélémentaire est largement compensé par le coût de classes à plus faible effectif dans l’élémentaire et par les autres dépenses de fonctionnement plus
importantes pour ce niveau d’enseignement.
De 1980 à 2007, la dépense moyenne par élève du premier degré a augmenté de 79% en prix constants, soit 2,2 %
en moyenne par an. Cette forte croissance résulte d’une baisse des effectifs d’élèves du premier degré et d’une revalorisation des carrières des enseignants (avec la création du corps des
professeurs des écoles).
Comparaisons internationales
La France se positionne différemment selon le niveau d’enseignement. Pour l’enseignement élémentaire, la France se situe en dessous de la moyenne (avec une dépense de 5 370 PPA dollars (2)
contre 6 250 pour la moyenne des pays de l’OCDE), nettement en retrait par rapport aux États-Unis, à la
Suède, à l’Italie…mais au-dessus de l’Allemagne.
L’État finance 55%du système éducatif, les
collectivités territoriales 23%, notamment grâce aux transferts de crédits.
Le financement « initial » de l’Éducation (3)
– c’est-à-dire ce qui est à la charge effective des financeurs avant transferts entre les différents agents
économiques – est assuré essentiellement par l’État (63 %). Ce poids de l’État dans le financement s’explique par sa part prépondérante dans la prise
en charge des rémunérations des personnels, de loin le premier poste de dépenses du système éducatif. Par ailleurs, l’État transfère des subventions d’investissement vers les collectivités
territoriales au titre de la décentralisation et des bourses d’études vers les ménages.
Au sein de l’État, le ministère de l’Éducation nationale est le premier financeur initial, avec 55 % de
l’ensemble de la DIE, en incluant les charges sociales rattachées correspondant aux charges sociales employeur de l’État.
Les collectivités territoriales occupent la deuxième position,
assurant 22,8 % du financement initial de la DIE, dont 12,6 % pour les seules communes.
L’effort des collectivités territoriales pour les établissements
dont elles ont reçu la charge est nettement supérieur aux dotations qui leur sont transférées.
Ainsi, par exemple, en 2007, les régions et les départements ont dépensé pour l’équipement, la rénovation et la construction des établissements du second degré, six fois plus que le montant perçu
(5,7 milliards d’euros contre 0,94 milliard d’euros).
Les communes assurent 39,2 % du financement initial du premier
degré, en rémunérant les personnels non enseignants qui interviennent dans les écoles, ainsi que les dépenses de fonctionnement et d’investissement de celles-ci.
(1) La dépense moyenne d’éducation par élève pour l’année est calculée en rapportant la totalité des dépenses et des activités dans les établissements
publics et privés, à l’exclusion des activités de formation continue ou extrascolaires.
(2) PPA dollars : la parité
de pouvoir d’achat exprimée en dollars est un indicateur qui permet d’établir une comparaison, entre pays, du pouvoir d’achat des devises nationales en neutralisant les différences de prix. Pour
ce faire, il est défini un panier de consommation type.
(3) La distinction
entre financement initial et financement final sous-entend l’existence de transferts entre les différentes unités de financement. Par exemple, les
bourses d’études constituent un transfert entre l’État et les ménages. En financement initial, les bourses seront affectées à l’État qui les verse, déterminant la charge effectivement supportée
par cet agent, tandis que les dépenses des ménages seront évaluées après déduction des bourses reçues. En revanche, si cette dotation est comptabilisée dans les dépenses des ménages, on parlera
de financeur final, notion qui permet d’étudier la relation entre le dernier financeur et le producteur, ou l’activité.
Xavier Darcos, à la suite de Nicolas Sarkozy, martèle un slogan : « moins mais mieux », c’est-à-dire moins d’heures de cours et moins d’enseignants. La formule incantatoire laisse dans l’ombre les conséquences réelles de la
diminution de l’encadrement sur la formation. En fin de compte, quel sera le prix de la suppression de dizaines de milliers de postes de professeurs, et qui en supportera les
conséquences ?
Dans un entretien au Monde, Xavier Darcos justifiait la diminution
des dépenses dans l’éducation en disant que « notre devoir est de continuer à alléger le fardeau que nous léguons aux générations futures »
(Le Monde, 7 novembre 2008).
Certes, on ne peut indéfiniment charger la dette. Ce sont nos élèves actuels et leurs enfants qui devront
s’en acquitter. Cependant, notre devoir n’est-il pas de donner aux nouvelles générations plus encore qu’hier les moyens de comprendre le monde ?
Condorcet ne disait rien d’autre, quand il écrivait que « l'instruction publique est un devoir de la société à l'égard des citoyens ». Oui, ce « devoir de justice » a un prix. Refuser de le payer aujourd’hui,
c’est courir le risque de devoir en payer chèrement les conséquences demain.
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Article très intéressant qui montre clairement l’objectif du gouvernement : se désengager de l’Education nationale pour, à terme, la municipaliser le plus possible.
Les municipalités devront mettre des crédits importants. Toutes ne le pourront pas, évidemment et on a ira vers une école à vitesse différente selon la richesse des communes. Une inégalité inquiétante.
On comprend mieux le souhait de Robien et Darcos de créer les EPEP. Une façon d’obliger les communes à mettre le pied à l’étrier puis de leur laisser le bébé.
Il y a donc à craindre que le projet soit un jour relancé.
Ce qui est rassurant, tout de même, c’est que les municipalités ne voient pas d’un bon œil le transfert de compétences qui n’est pas suivi des fonds équivalents. Elles auront donc peu d’intérêt à se lancer dans les EPEP et c’est une bonne chose.
Mais, restons très vigilants.C'est vrai à tous les étages, Primaire, secondaire, université.
Faire mieux avec les moyens nécessaires (ce qui est plus que de faire juste avec l'indispensable)
Et je pense que de ne pas réformer, ne vouloir que maintenir l'existant, c'est du pain bénit pour la droite (et pour d'autres?)
D'ailleurs, la manière dont Darcos s'y prend avec les partenaires sociaux, montre bien sa volonté de ne pas négocier.... Tant mieux pour la plupart des syndicats qui n'y tiennent pas non plus.
Et quand on contourne cette culture de l'affrontement en nommant des "médiateurs" (assez souvent quand même): Thélot, Descoings... On commente leur rapport avec condescendance:
- Rien de nouveau, c'est du réchauffé, on le sait depuis...
Sauf que l'on ne fait rien depuis... sauf à remiser ces rapport dans les sous-sols des ministères.
Cette façon d'aborder les problèmes essentiels pour notre société par des procédés uniquement politiciens, est illustré par le commentaire 1 de Théo.
Les municipalités devront mettre des crédits importants. Toutes ne le pourront pas, évidemment et on (a?) ira vers une école à vitesse différente selon la richesse des communes. Une inégalité inquiétante.
> Pourquoi l'emploi du futur? On est en plein dedans, il n'y a qu'à lire l'article ou à s'intéresser à ce qui se passe autour de nous?
Quelles pistes pour "gommer" ces inégalités inquiétantes? (faut dire qu'à part donner la possibilité à l'école de gérer un budget, il n'y a pas grand chose... Et ça veut dire statut d'établissement)... Aucune!
On comprend mieux le souhait de Robien et Darcos de créer les EPEP. Une façon d’obliger les communes à mettre le pied à l’étrier puis de leur laisser le bébé.
.
, on peut compter sur vous!
... Il y a 9 pages d'annexes à remplir!
Il y a donc à craindre que le projet soit un jour relancé.
Donner plus d'autonomie aux écoles par le biais d'un statut d'établissement est bien antérieur à de Robien. C'est inscrit en filigrane dans la loi de 89 et l'instauration du PE.
Et ce statut d'établissement c'est comme "les langues" d'Ésope. Ce n'est pas l'EPEP qui serait le mieux ou le pire, c'est le contenu du statut, ce que l'on en fait.
Or, il est bien plus facile de stigmatiser la chose que de proposer un contenu.
À ce titre, la réticence des Maires est paradoxale. En effet, ils n'ont pas voulu des EPEP parce qu'ils y voyaient la rupture du lien commune/école.
Exactement à l'inverse de l'analyse des syndicats qui ont dénoncé une "municipalisation" (mot porteur de crainte) de l'école.
Il y a donc à craindre que le projet soit un jour relancé.
La crainte, la peur, la défensive... mais quel projet pour l'école?
Ma crainte, c'est que vous ne serez pas prêts et qu'il passera tel quel (rappel: Darcos a reculé à cause du mouvement lycéens concordant avec ceux de Grèce), comme le reste.
Et vous nous resservirez les mêmes futurs...
Ce qui est rassurant, tout de même, c’est que les municipalités ne voient pas d’un bon œil le transfert de compétences qui n’est pas suivi des fonds équivalents. Elles auront donc peu d’intérêt à se lancer dans les EPEP et c’est une bonne chose.
Bof, je crois au contraire que les municipalités (comme toutes les instances locales) ont moins de mal à relever les impôts, et si le "projet" penche pour du vrai du côté municipal, les Maires iront... Un pouvoir local supplémentaire et l'école, de plus, c'est gratifiant...
Mais, restons très vigilants.
> nouveaux programmes, DUER, SRAN, 60HS, SMA...
Tiens je viens de recevoir de notre IA un bilan de compétences à faire passer aux "A/E VS":
...organiser à l’issue de chaque année scolaire un entretien qui permettra l’évaluation de chaque agent ainsi qu’une analyse de ses besoins de formation. La personne la plus indiquée pour conduire cette évaluation est un personnel sous la responsabilité duquel l’agent travaille au quotidien et qui est donc le mieux à même d’apprécier son travail, ses résultats et ses besoins de formation.
La fête de fin d'année, les commandes, le dernier CE, les inscriptions, le DUER... L'évaluation des 3 AVS de l'école (que je ne ferai pas!).
Tu me fais rire avec tes craintes au futur!
@ Pierrot
Commentaire n°4
posté par
Dedel
le 04/06/2009 à 13h43
"la manière dont Darcos s'y prend avec les partenaires sociaux, montre bien sa volonté de ne pas négocier.... Tant mieux pour la plupart des syndicats qui n'y tiennent pas non plus."
En commençant la lecture de ta phrase, je me disais "tiens Pierrot est perspicace". Ben oui, tu dis que Darcos ne veut pas négocier. Exact.
Mais la seconde partie de ton propos est purement gratuite. Comment peux-tu affirmer que les syndicats n'ont pas cette volonté ? Je t'invite à relire tous nos communiqués. Nous n'arrêtons pas de nous plaindre de n'être ni entendus, ni associés aux principales réformes. Nous ne cessons de regretter qu'elles soient imposées sans concertation. Je pense que tu as une telle haine des syndicats que tu ne nous lis pas du tout. Tu vois, tu rates des infos intéressantes qui t'éviteraient des contrevérités...
@ Pierrot
Commentaire n°5
posté par
Dedel
le 04/06/2009 à 13h44
"la manière dont Darcos s'y prend avec les partenaires sociaux, montre bien sa volonté de ne pas négocier.... Tant mieux pour la plupart des syndicats qui n'y tiennent pas non plus."
En commençant la lecture de ta phrase, je me disais "tiens Pierrot est perspicace". Ben oui, tu dis que Darcos ne veut pas négocier. Exact.
Mais la seconde partie de ton propos est purement gratuite. Comment peux-tu affirmer que les syndicats n'ont pas cette volonté ? Je t'invite à relire tous nos communiqués. Nous n'arrêtons pas de nous plaindre de n'être ni entendus, ni associés aux principales réformes. Nous ne cessons de regretter qu'elles soient imposées sans concertation. Je pense que tu as une telle haine des syndicats que tu ne nous lis pas du tout. Tu vois, tu rates des infos intéressantes qui t'éviteraient des contrevérités...
@ Pierrot
Commentaire n°6
posté par
Dedel
le 04/06/2009 à 13h46
"la manière dont Darcos s'y prend avec les partenaires sociaux, montre bien sa volonté de ne pas négocier.... Tant mieux pour la plupart des syndicats qui n'y tiennent pas non plus."
En commençant la lecture de ta phrase, je me disais "tiens Pierrot est perspicace". Ben oui, tu dis que Darcos ne veut pas négocier. Exact.
Mais la seconde partie de ton propos est purement gratuite. Comment peux-tu affirmer que les syndicats n'ont pas cette volonté ? Je t'invite à relire tous nos communiqués. Nous n'arrêtons pas de nous plaindre de n'être ni entendus, ni associés aux principales réformes. Nous ne cessons de regretter qu'elles soient imposées sans concertation. Je pense que tu as une telle haine des syndicats que tu ne nous lis pas du tout. Tu vois, tu rates des infos intéressantes qui t'éviteraient des contrevérités...
@ Pierrot
Commentaire n°7
posté par
Dedel
le 04/06/2009 à 13h48
"la manière dont Darcos s'y prend avec les partenaires sociaux, montre bien sa volonté de ne pas négocier.... Tant mieux pour la plupart des syndicats qui n'y tiennent pas non plus."
En commençant la lecture de ta phrase, je me disais "tiens Pierrot est perspicace". Ben oui, tu dis que Darcos ne veut pas négocier. Exact.
Mais la seconde partie de ton propos est purement gratuite. Comment peux-tu affirmer que les syndicats n'ont pas cette volonté ? Je t'invite à relire tous nos communiqués. Nous n'arrêtons pas de nous plaindre de n'être ni entendus, ni associés aux principales réformes. Nous ne cessons de regretter qu'elles soient imposées sans concertation. Je pense que tu as une telle haine des syndicats que tu ne nous lis pas du tout. Tu vois, tu rates des infos intéressantes qui t'éviteraient des contrevérités...
suite :
Je relève un autre point de ton commentaire :
"je crois au contraire que les municipalités (comme toutes les instances locales) ont moins de mal à relever les impôts, et si le "projet" penche pour du vrai du côté municipal, les Maires iront... Un pouvoir local supplémentaire et l'école, de plus, c'est gratifiant... "
Tu te tropes. De plus en plus souvent, les maires rechignent à augmenter les impôts. Ils sont tellement sollicités et surtout tellement confrontés au transfert de compétences non financées qu'ils n'arrivent plus à tout faire entrer dans le budget de leur commune. Jusqu'à ces dernières années, ils n'hésitaient pas à augmenter les impôts de leurs concitoyens. Mais ça passe de moins en moins facilement. Et d'autant que nous sommes en période de crise économique qui touche les foyers les plus modestes et mêmes moyens.
Alors, on aura une réaction de maires qui vont serrer les budgets pour ne pas alourdir la pression fiscale.
Quant au pouvoir local que tu sembles appeler de tes vœux, crois-tu que ce soit souhaitable ? Tu as envie de perdre le caractère national de l'Education ? C'est justement ce qui préserve l'égalité entre les citoyens. Tu imagines ce que deviendrait l'école si elle était soumise aux aléas financiers et à la volonté politique d'élus de terrain ?
Non, ce n'est ni souhaitable, ni acceptable.
1- Je n'ai AUCUNE HAINE vis à vis des syndicats. Je pense qu'ils se trompent (pas tous, il est idiot de généraliser, je parle plus particulièrement des syndicats de "fonctionnaires").
Je dis et redis qu'il faut être au moins 2 pour avoir un niveau de dialogue acceptable. Je t'accorde, et c'était le sens de mon commentaire que l'attitude du gouvernement (je ne parle même pas du MEDEF) ne favorise pas la négociation, mais je te le répète, en face il n'y a rien.
Quelles sont les propositions au sujet de l'évolution de l'école.
Il y a eu des États Généraux du fonctionnement de l'école et de la direction.
Allez, on laisse de côté la "direction"...
Mais sur le fonctionnement de l'école, quelles sont les propositions, les pistes de discussion, les éléments d'un débat?
Que ce genre de critiques ne te plaisent pas, OK, mais les ignorer (car tu ne réponds JAMAIS) sous couvert de "haine" des autres est puéril et révélateur.
2-Je tiens absolument à une Éducation NATIONALE, viscéralement même.
N'empêche que je trouve stupide de nier les liens école/commune (la communale...), et mon propos est d'envisager une évolution qui préserverait le caractère de service public de proximité, que devrait rester l'école.
Avec notre fonctionnement Jacobin, utile pour installer les fondements d'une nation, on arrive au contraire à éloigner les services de leur public.
ex: qui est l'interlocuteur des parents d'un enfant handicapé?
a) National:
> les programmes
> le recrutement et la formation
> les diplômes
b) déconcentré (et pas décentralisé)
> la gestion
...
Et comme nous sommes dans un pays de droit, je reste persuadé que cela doit passer par des statuts.
Et, une énième fois, je ne discute pas du "terme", mais du contenu.
Une autre question Dédel (c'est vrai que je suis optimiste).
> l'évolution de l'école ces 15 dernières années, c'est-à-dire un faux statu quo, a-t-il préservé l'égalité entre les citoyens?
Je te fais le même reproche qu'à Théo, tu manies le slogan, tu agites des craintes et parles d'un futur que nous vivons difficilement au quotidiennement...
Lu et approuvé à 100% !
C'est injurieux pour tous ceux qui nous accordent leur confiance aux élections professionnelles. Je pense que tu ne peux pas nier notre crédibilité, tout de même !
Quant à Pascal Oudot, il claironne qu'il est "antisyndicalisme primaire" et "pas au GDID". C'est à dire qu'il est ailleurs ou peut-être même nulle part. C'est embêtant dans sa position de faire la leçon à ceux qui dialoguent...
Dire NON tout le temps, à tout le monde, c'est facile. Mais que propose-t-il ? Et surtout, que fait-il pour arriver à ses fins ? Tout seul, mission impossible !
Ce que tu ne fais JAMAIS!
C'est injurieux pour tous ceux qui nous accordent leur confiance aux élections professionnelles.
Il y aurait beaucoup à dire là-dessus... Mais si tu pouvait laisser les petits phrases prêtes-à-porter-mais-creuses et, enfin, nous dire quelles sont les propositions, les idées, les éléments du débat qui sont sur la table sur le fonctionnement de l'école.
>où peut-on trouver le CR des États Généraux?
>c'est quoi un CMD?
Pour toi qui es un as du slogan et du copier/coller, et avec toutes vos "publications" ça ne devrait pas être difficile!
Franchement Pierrot, comment peux-tu dire que nous n'avançons pas de propositions ?
Ne pas répondre en adoptant cette posture pour le moins condescendante est une forme d'injure que je m'efforce d'ignorer et que je mets sur le compte d'une absence de fond.
Il ne faudrait pas moi non plus me prendre pour une truffe! Ecrire ça alors que trois lignes plus haut tu te plains que le dialogue soit inexistant:
"Nous n'arrêtons pas de nous plaindre de n'être ni entendus, ni associés aux principales réformes. Nous ne cessons de regretter qu'elles soient imposées sans concertation."
Peut-être pour dialoguer faudrait-il commencer par l'entamer, ce dialogue, de façon constructive, et pas forcément en défilant panurgesquement dans les rues en hurlant les mêmes slogans qu'il y a trente ans, ou en occupant illégalement des lieux dans lesquels vous n'avez rien à faire. Quand comprendrez-vous que la lutte des classes, c'est fini?
Maintenant, pour ceci: "Mais que propose-t-il ?", je propose que vous arrêtiez de penser pour moi.Enfin, quand je dis "penser"... Vos prétendues idées m'indisposent, et j'aimerais que vous compreniez qu'elles n'engagent que vous. Vos réclamations, vos désirs, vos gémissements, ne sont pas les miens. Quand j'entends un membre du conseil d'un grand syndicat dans mon département hurler sur tous les tons que "c'est la guerre", vraiment je ne veux rien avoir à faire avec des types comme ça. Et je le claironne effectivement, avec vigueur, et je ne m'arrêterai pas avant que vous ayez disparu dans les poubelles de l'histoire avec votre dialectique.
il y a des gens qui font du syndicalisme, qui s'occupent sincèrement de défendre les intérêts et les idées des collègues, et puis il y a les autres, dont tu fais partie.
Ceux-là tiennent non un discours syndical, mais une caricature de ce discours, caricature structurée sur deux pans, l'autisme et le mensonge.
Ceux-là ne craignent pas d'énoncer très fort d'énormes insanités, estimant qu'un mensonge colossal a d'autant plus de chances d'être cru. De Machiavel à Goebbels, il y a mieux comme pratique...
Ceux-là geignent, patelins, sur l'absence d'un dialogue qu'ils se montrent incapables à tenir...
Mais je me trompe surement sur ton compte, tout comme je me plante sans doute en pensant que ton syndicat n'a aucune proposition précise et crédible sur la direction d'école, tout comme je me gourre en constatant que ton syndicat, O grand amoureux du dialogue, est le seul syndicat en France qui refuse de rencontrer notre association !
Il ne tient qu'à toi de nous dire, sans blablas et chichis inutiles:
1/ les fameuses positions de ton syndicat
2/ l'explication de cet objet non identifié que constitue le conseil des maîtres décisionnaire
3/ le bilan des diverses et multiples actions entamées par le SNUipp pour les dirlos
Toutes questions bêtes et simples devant lesquelles, commedab, tu te défileras.
Thierry Fabre
PS Par contre, un rectificatif: s'il s'agit de dégouter les collègues du syndicalisme, tu fais très fort, Dedel...
L'anti-syndicalisme primaire de Pascal Oudot a encore ressurgi au grand jour. Il se sert honteusement de quelques propos stupides d’un (ir)responsable syndical pour cracher sur l’ensemble des syndicats.
C‘est effarant, navrant et même indécent.
Oui, il est navrant de voir au fil des commentaires un collègue manifester autant de haine à l’égard des syndicats et se faire le chantre d’un anti-syndicalisme primaire.
Certes, on peut mettre en cause certains aspects du fonctionnement des syndicats, mais la contestation systématique de leur représentativité et de leur rôle devient essentiellement idéologique. Cela rappelle étrangement de sombres époques, où de bons esprits souhaitaient même « en finir avec les syndicats ».
L’action aux fins d’obtenir un statut au directeur (ce qui n'est pas un mal en soi) devient la pensée dominante. Si je ne craignais les poncifs, je dirais que, décidemment, jamais la pensée n’a été aussi unique.
Ce que nous montre le tableau est extrêmement intéressant. A observer de près, on constate que la dépense pour l'éducation continue de croître, le PIB aussi. Mais la différence ne fait qu'augmenter entre les deux croissances. Elle est de plus en plus importante. Bien entendu, le gouvernement peut continuer d'affirmer, sans être démenti, que le budget de l'Education nationale continue d'augmenter et que l'on met de plus en plus de moyens. Mais, en réalité, l'augmentation du budget décroche du PIB. Donc, tout en augmentant en valeur absolue, elle baisse en pourcentage. Cela, les politiques et les syndicats ne le relèvent pas suffisamment.
Il y a des questions qui lui sont posées. On ne le verra donc pas de quelques jours (première possibilité) ou il les éludera au profit d'un bon copier/coller de la Divine Parole (seconde possibilité)
A moins que, saisi par la Grâââce, il daigne enfin entrer dans le jeu de ce dialogue qu'il ne manque jamais d'appeler de ses voeux, tout en se gardant bien d'y participer...
Thierry Fabre
L’anti-syndicalisme primaire de Pascal serait, dans l’ordre :
effarant
navrant
indécent
Effarant, j’ai du mal à saisir…
Le participe présent du verbe « effarer » a beau avoir comme synonymes : abasourdissant, affolant, affolant, ahurissant, effrayant, étonnant, incroyable, inouï, invraisemblable, soufflant, stupéfiant, troublant, etc … il n’en reste pas moins que cela signifie surtout que cela effare, que cela fait peur… et, étymologiquement près, que les yeux t’en sortent de la tête d’effroi. Sauf que, problème, mes yeux restent placides à lire Pascal. Que les tiens s’exorbitent est une chose, de là à en faire une vérité générale, tu abuses un chouïa…
Navrant, on y reviendra… Indécent, on touche le grotesque !
L’indécence, Isabelle, est un mot de Tartuffe, un terme de curé, une expression bien hypocrite pour simplement signifier une opinion différente de la sienne. Il se peut que Pascal, à tes yeux, ait commis l’inavouable crime de montrer ce sein que certains ne sauraient voir, pour ma part, je constate qu’il est des seins agréables à regarder et des propos aimables à dire, surtout, comme c’est le cas, s’ils sont vrais…
Est-ce enfin navrant ? Oui, mais dans ton propos… Ramener les « heures sombres » à chaque expression divergente, remettre sous le coup de la collaboration et du nazisme chaque parole qui te déplait, c’est tristounet et ça manque singulièrement d’envergure…
Tu parles enfin de pensée unique ?
Quelques remarques de base :
tu t’exprimes ici sur un forum de dirlos où règne une liberté de débat. Sur aucun site syndical, y compris et surtout sur celui de ton syndicat, ne règne une telle liberté…
En matière de pensée unique, ce site, et celui du GDID vont plutôt à contre-sens de ce qui est réellement la « pensée unique » en la matière, tu sais, celle du fameux « dirlo-qui-est-un-instit-comme-les-zotres » Si tu veux donc ferrailler à tout vents contre la pensée unique, il est d’autres lieux où elle s’exerce bien plus et bien mieux…
Pascal, à le relire, évoque un point précis, celui du vocabulaire de certains syndicats. Désolé de te contredire, mais il a raison. Faut-il vraiment que l’on reprenne, page après page, telle ou telle publication syndicale pour en démontrer le florilège ?
Le « front », les « mobilisations », les « luttes », les attaques », les « offensives » y abondent tellement que l’on se croirait revenu à la lecture des communiqués de guerre de 14-18…
Comprends, à l’humble niveau d’un simple quidam dont le grand-père fut décimé à Verdun, dont le père fut déserteur en Algérie, que j’ai du mal à marcher au son du clairon.
Rien que les termes « consigne » et « mot d’ordre » me hérissent. Les "consignes" ne servent qu'aux bouteilles du siècle passé et les "mots d'ordre" à tous ceux qui ont remplacé leur cerveau par de la moelle épinière. Autant dire que je me retrouve plus dans le discours de Pascal que dans le tien….
Tu reviens sans cesse sur les mêmes erreurs Isabelle. Mais si certains syndicats déconnent, ce n’est pas et ce ne sera jamais la faute des travailleurs… Une précision : lorsque je parle des syndicats, je pense ici aux seuls syndicats auxquels j’ai affaire, ceux de l’enseignement. Dans le privé, avec d’autres syndicats et d‘autres pratiques, mon discours serait différent…
Thierry Fabre (suite et fin...)
C'est d'autant plus étonnant que d'abord m'attaquer, puis me suggérer des pensées fascisantes ou pétainistes uniquement parce que j'ai répondu "Lu et approuvé à 100% !" à la phrase "il faut être au moins deux pour avoir un niveau de dialogue acceptable", c'est un peu gros...
Voilà qui rappelle que dans l'histoire de l'humanité les hérauts de la république, de la démocratie et de la popularité ont toujours soutenu les pires dictatures: aaaaah, quelles merveilles que ces Républiques Démocratiques et Populaires...
Je ne comprends pas le lien entre 14-18 ou la guerre d’Algérie et le problème que j’ai soulevé. Hors sujet !
Pas plus que je comprends l’étonnement feint du collègue qui se targue d’être un anti-syndicaliste primaire et qui va même jusqu’à souhaiter la disparition du syndicalisme jusque dans les poubelles de l’histoire !
Que dit-il ? Qu’on lui reproche sa phrase lu et approuvé à 100% ? Allons, un peu de mesure, s’il vous plaît.
Comment peut-on souhaiter la fin des syndicats pour l’un ou approuver de tels propos pour l’autre ? Et de se justifier en disant que ça ne concerne que les syndicats enseignants…
Y aurait-il une différence entre syndicats enseignants et syndicats de salariés du privé ou du public ? Nos syndicats adhèrent à de grandes centrales nationales (UNSA, FSU, FO, CFDT, CGT…).
L’intérêt général, faudrait-il le redéfinir ? Il n’y a pas lieu de se résigner à l’individualisme ou au corporatisme.
La démocratie indirecte a besoin, pour fonctionner, d’institutions représentatives, et les syndicats, qu’on le veuille ou non, en font partie.
Les droits syndicaux sont un élément essentiel aux droits de la personne et à la démocratie. Ils contribuent à protéger et à promouvoir le bien-être social et économique de la population.
Les syndicats ont été et continuent d’être une grande force au service de la démocratie, non seulement en milieu de travail, mais bien au-delà, dans la collectivité locale, nationale et mondiale. Les syndicats ont besoin de la démocratie pour prospérer et cette dernière a besoin des syndicats dans chaque État, à une époque de mondialisation et d’interdépendance au sein de la collectivité mondiale.
Si les syndicats réussissent à améliorer la situation économique des familles des travailleurs, la démocratie n’en est que renforcée.
Dans les pays où le mouvement ouvrier est inexistant ou vulnérable, la grande majorité des citoyens est toujours astreinte à la pauvreté. De telles conditions favorisent l’instabilité et l’extrémisme.
Bien entendu que nos syndicats ne sont pas irréprochables. Chacun a le droit de les critiquer et de vouloir les amender. Chacun a le droit de remettre en cause le comportement des responsables syndicaux mais c’est autre chose que de vouloir supprimer les syndicats.
La démocratie non plus n’est pas irréprochable dans son fonctionnement quotidien. Mais se trouverait-il quelqu’un pour crier : la démocratie n’est pas parfaite, à bas la démocratie !
C’est pareil avec le syndicalisme.Je ne comprends pas le lien entre 14-18 ou la guerre d’Algérie et le problème que j’ai soulevé. Hors sujet !
Pas plus que je ne comprends l’étonnement feint du collègue qui se targue d’être un anti-syndicaliste primaire et qui va même jusqu’à souhaiter la disparition du syndicalisme jusque dans les poubelles de l’histoire !
Que dit-il ? Qu’on lui reproche sa phrase "lu et approuvé à 100%" ? Allons, un peu de mesure, s’il vous plaît.
Comment peut-on souhaiter la fin des syndicats pour l’un ou approuver de tels propos pour l’autre ? Et de se justifier en disant que ça ne concerne que les syndicats enseignants…
Y aurait-il une différence entre syndicats enseignants et syndicats de salariés du privé ou du public ? Nos syndicats adhèrent à de grandes centrales nationales (UNSA, FSU, FO, CFDT, CGT…).
L’intérêt général, faudrait-il le redéfinir ? Il n’y a pas lieu de se résigner à l’individualisme ou au corporatisme.
La démocratie indirecte a besoin, pour fonctionner, d’institutions représentatives, et les syndicats, qu’on le veuille ou non, en font partie.
Les droits syndicaux sont un élément essentiel aux droits de la personne et à la démocratie. Ils contribuent à protéger et à promouvoir le bien-être social et économique de la population.
Les syndicats ont été et continuent d’être une grande force au service de la démocratie, non seulement en milieu de travail, mais bien au-delà, dans la collectivité locale, nationale et mondiale. Les syndicats ont besoin de la démocratie pour prospérer et cette dernière a besoin des syndicats dans chaque État, à une époque de mondialisation et d’interdépendance au sein de la collectivité mondiale.
Si les syndicats réussissent à améliorer la situation économique des familles des travailleurs, la démocratie n’en est que renforcée.
Dans les pays où le mouvement ouvrier est inexistant ou vulnérable, la grande majorité des citoyens est toujours astreinte à la pauvreté. De telles conditions favorisent l’instabilité et l’extrémisme.
Bien entendu que nos syndicats ne sont pas irréprochables. Chacun a le droit de les critiquer et de vouloir les amender. Chacun a le droit de remettre en cause le comportement des responsables syndicaux mais c’est autre chose que de vouloir supprimer les syndicats.
La démocratie non plus n’est pas irréprochable dans son fonctionnement quotidien. Mais se trouverait-il quelqu’un pour crier : "la démocratie n’est pas parfaite, à bas la démocratie !" ?
C’est pareil avec le syndicalisme.3 remarques cependant:
L’intérêt général, faudrait-il le redéfinir ? Il n’y a pas lieu de se résigner à l’individualisme ou au corporatisme.
> le syndicalisme est un corporatisme, ce n'est pas l'intérêt général qui est son objet, mais bien l'intérêt particulier des salariés. On pourrait citer ici plusieurs exemples de mouvements purement corporatistes, ce qui ne veut pas dire illégitimes, qui se sont parés de la vertu "généraliste" (la grève par procuration...).
L'"intérêt général", en démocratie, est porté par les politiques, qui,et tu as raison, ont besoin de représentants pour discuter et installer les réformes, voire même pour être convaincus d'en faire.
La démocratie indirecte a besoin, pour fonctionner, d’institutions représentatives, et les syndicats, qu’on le veuille ou non, en font partie.
> Justement, fruit de notre histoire, (la résistance) la représentativité très particulière des syndicats français, (irréfragable, mais qui est en train de changer) a permis un développement indépendant du nombre d'adhérents (voir article sur DEL).
Ce qui a conduit à la multiplication des syndicats, à la possibilité offerte aux gouvernements de choisir celui qui va signer tel accord... au fanstasme de l'unité syndicale, à la confusion et à la désyndicalisation.
Bien entendu que nos syndicats ne sont pas irréprochables. Chacun a le droit de les critiquer et de vouloir les amender. Chacun a le droit de remettre en cause le comportement des responsables syndicaux mais c’est autre chose que de vouloir supprimer les syndicats.
> Ben ce n'est pas si évident que ça, Isabelle.
Autant il est de bon ton de "critiquer" les hommes politiques, ce qui est normal et nécessaire en démocratie, autant la critique envers un syndicat est illico traitée comme un blasphème.
Je n'ai JAMAIS prôné la disparition des syndicats, j'ai toujours demandé à ce qu'ils portent nos revendications... Et bien, j'ai droit exactement aux mêmes envolées sur la démocratie en danger, les fondements de la République ébranlés...
Pour dire que la position des syndicats est trop confortable pour qu'ils puissent se remettre en cause:
> pas besoin de beaucoup d'adhérents
> des moyens institutionnels significatifs
> des critiques épargnées
...
Le SNUipp a tenu des "États Généraux" (ce n'est pas rien quand même) sur le "fonctionnement de l'école" (ce n'est pas rien quand même) et la direction (ça c'est rien).
> où sont les résultats de ces travaux?
> le CMD c'est quoi?
De quel droit s'exonère-t-il de ce débat?
Cette attitude n'est-elle pas critiquable?
La position de leader et les attentes que cela suscitent, devraient l'amener à se saisir véritablement du dossier... Ben non, pas besoin.
Vos prétendus combats m'emm... . Oubliez-moi, gardez vos certitudes minables et votre propagande lamentable pour ceux qui sont prêts à l'entendre. Je ne vous aime pas, je ne veux rien avoir à faire avec vous.
Ah, un détail, je ne me donnerai plus la peine de répondre à vos insanités. Bisous.
@ Pierrot
Du temps des "Etats généraux de... ", on avait reçu un mail. Je l'ai conservé. Y avait un lien. Je le mets sans savoir s'il est toujours d'actu.
http://04.snuipp.fr/spip.php?article107
Mais...après ?
Belle conclusion de ce compte-rendu (très objectif, comme il se doit !) : le SNUipp poursuit sa réflexion etc... Depuis presque deux ans, il doit avoir beaucoup de mal à la poursuivre ou cette réflexion est vraiment très difficile à mener...
Il est vrai que "refléchir" sur des non-objets (tels que "fonctionnement de l'école", et "direction d'école") est une tâche des plus ardue !!!
Poursuivons....
Mais...après ?
Belle conclusion de ce compte-rendu (très objectif, comme il se doit !) : le SNUipp poursuit sa réflexion etc... Depuis presque deux ans, il doit avoir beaucoup de mal à la poursuivre ou cette réflexion est vraiment très difficile à mener...
Il est vrai que "refléchir" sur des non-objets (tels que "fonctionnement de l'école", et "direction d'école") est une tâche des plus ardue !!!
Poursuivons....
Merci Martial.

Ce n'est pas LE compte rendu du SNUipp, mais celui d'une "envoyée spéciale du 04", mais je ne ferai pas la fine bouche.
Lecture difficile, je reprendrai ça ce soir, mais quand même...
5.- Débat. Ça a été plutôt houleux. Tous les collègues assez remontés de voir que la parole ne leur était donnée que vers 15h. Bien sûr tous n’ont pas pu s’exprimer. En résumé les collègues ont dit leur exaspération quant aux conditions de travail, à la situation bloquée de la reconnaissance du travail de la direction, du manque de temps de concertation avec les collègues mais aussi de la position du SNUipp qu’ils ne trouvent pas claire, certains même diront suicidaire.
...
C'est le retour que nous avaient fait les collègues du SNUipp présents à Paris et membres du GDiD.
J'aime bien la réponse de Moindrot:
En conclusion, un appel à poursuivre la réflexion et redonner une impulsion est lancé.
23 octobre 2007!