Des manifestations syndicales et un premier mai unitaire. Des actions et des grèves tous les deux mois :
29 janvier, 19 mars, 1er mai, 26 mai. Autant de démonstrations de force présentées comme des succès par les dirigeants syndicaux et par la presse sans que se pose la question de savoir si les
revendications aboutissent réellement.
Que cache cette unité syndicale que chacun s’accorde à juger exceptionnelle en France alors qu’elle est de
mise dans beaucoup d’autres pays ?
Quelles conséquences pour la France dont la situation reste pratiquement sans équivalent au monde avec
des divisions historiques, confessionnelle ou datant de la guerre froide ?
La situation peu brillante du syndicalisme français
Un sondage récent réalisé par la Sofres montre que les salariés
estiment qu’il y a « trop de syndicats » (53%) et « trop de concurrence » entre ces derniers (67%) qui pourtant se
ressemblent « à tel point » qu’on « ne voit pas ce qui les distingue » (60%). Cette confusion explique en grande partie la
réticence des salariés à adhérer à une organisation. Et pour 79% d’entre eux, l’idéal serait d’avoir un ou deux syndicats nationaux, comme souvent
ailleurs en Europe.
Une étude de la DARES (Direction des études et des statistiques
du ministère de l’emploi) du deuxième semestre 2007, donne aussi des précisions intéressantes sur la situation du syndicalisme en France.
Il y aurait 1,7 million
de syndiqués parmi les 22,5 millions de salariés français, soit un taux de syndicalisation d'environ 7% de la population active. La syndicalisation continue de reculer (même si c'est moins net qu'entre les années 70 et 90) dans pratiquement tous les secteurs d'activité, y compris dans ses bastions traditionnels comme l’Éducation
nationale (24 %), la RATP (18 %) ou La Poste-France Télécom (18 %).
Toujours d’après la DARES, le taux de syndicalisation atteint 5,2%
dans le secteur privé, soit le taux le plus bas des pays développés. Si quelques bastions
subsistent (entreprises publiques et parapubliques, administrations…), le taux de syndicalisation n’atteint que 3,2% dans les entreprises de moins de 50
salariés.
Malgré les chiffres officiels communiqués par les différentes confédérations et l’idée d’une
re-syndicalisation, on constate au contraire que le taux de syndicalisation est faible et que les syndicats continuent à perdre des adhérents.
Les effectifs globaux sont sensiblement inférieurs aux chiffres
officiels communiqués par les différentes confédérations :
- CGT : 523 800 (contre 720 000 officiellement)
- CFDT : 447 100 (contre 803 000)
- FO : 311 350 (contre 800 000)
- CFTC : 106 000 (contre 141 000)
- CGC : 82 000 (contre 140 000)
- UNSA : 135 000 (contre 360 000)
- SUD : 80 000 (contre 90 000)
- FSU : 120 000 (contre 165 000)
Quelles sont les causes de ce
désamour ?
Les auteurs de l'étude soulignent la
situation paradoxale de la France, qui "est, parmi les grands pays industriels développés, celui où il y a le moins de syndiqués et le plus grand nombre de fédérations et de confédérations
syndicales".
Ces deux réalités sont
sûrement liées: le grand nombre de syndicats rend difficile la compréhension de ce qui les divise et les différencie les uns des autres. Cela nuit certainement à la lisibilité de leurs actions et
à leur capacité d'attraction, dans un monde du travail par ailleurs de plus en plus individualiste.
1ère cause : la représentativité
Cinq syndicats étant de manière irréfragable représentatifs, les salariés ne sont pas encouragés à se
syndiquer : pourquoi adhérer à un syndicat qui n’a pas besoin de votre adhésion pour vous représenter ? De leur côté, les syndicats n’ont aucun intérêt à recruter de nouveaux adhérents puisque
quel que soit leur nombre, ils peuvent négocier au nom de l’ensemble des salariés ? Les seules personnes à adhérer sont donc les plus radicalisées, les plus politisées.
2ème cause : le financement
L’opacité du financement syndical nuit également à l’image des syndicats. Alors que les entreprises et les
partis politiques sont tenus de faire certifier leurs comptes et de les publier, aucune obligation ne pèse sur les syndicats. Nul ne peut savoir d’où vient l’argent, ni où il va. On a vu le
principal syndicat de mineurs britanniques être, un temps, financé par la Libye. En France, plusieurs scandales ont éclaté…
Cette situation explique aussi le peu d’empressement des syndicats à chercher des adhérents : quand on peut
se financer de manière opaque, pourquoi se fatiguer à encaisser des cotisations d’adhérents ?
Dans l’Education nationale, les syndicats enseignants, trop nombreux, peu
représentatifs, ne parviennent plus à attirer de nouveaux adhérents.
Coupés de leur base, minoritaires et radicaux, les
syndicats ne remplissent plus leur rôle premier : défendre les salariés.
L’exemple le plus significatif concerne, sans
conteste, les directeurs d’école. Ces derniers, autrefois fers de lance de
l’adhésion syndicale, ont déserté les organisations syndicales. De plus en plus nombreux ils préfèrent se tourner vers le GDID dont ils se sentent
plus proches et mieux soutenus.
En panne d’idées, contre tout changement, toujours
en retard d’une guerre, les syndicats passent leur temps à courir derrière les réformes qu’ils ne voient pas venir : base élèves, SMA, évaluations CE1 – CM2, semaine de quatre jours, aide
personnalisée, stages de remise à niveau, EPEP, stages filés, point supplémentaire pour accès à la hors-classe, le blocage des salaires, les primes au mérite…etc.
De réformistes, ils sont devenus
conservateurs. Bien campés
sur leurs positions, ils favorisent le statut quo.
Curieusement, rien ne peut les faire
sortir de leur léthargie dès lors qu’il s’agit des directeurs. Pourtant, les signes qui devraient les alerter ne manquent pas : les milliers de directions vacantes à chaque rentrée depuis
des années et des années, les multiples rapports qui attirent l’attention sur le moral des directeurs, l’empilement des tâches, les responsabilités nouvelles qui les assaillent, la difficulté
sans cesse croissante de faire correctement leur métier d’enseignant tout en assurant la fonction de directeur…etc.
Pourtant encore, les directeurs ne
restent pas silencieux. Il suffit de les écouter. En septembre 2006, le GDID a commandé une étude à l’IFOP. Tous les directeurs de France ont été
consultés et les résultats publiés. Un taux de réponse jugé exceptionnel par l’institut de sondage : 10 094 collègues se sont exprimés.
93 % d’entre eux se sont déclarés favorables à un statut et 76 % souhaitaient que l’école soit dotée d’un statut d’établissement.
Aucun commentaire de nos syndicats qui
auraient dû se saisir de cette enquête pour ouvrir des discussions, animer des débats, organiser des assemblées générales et faire vivre la démocratie à l’intérieur de leurs organisations. Rien
qu’un silence méprisant !
En novembre 2006, le SNUipp souhaite
répondre au SE-Unsa unique signataire du protocole dénoncé par l’ensemble des directeurs. C’est l’opération « 1000 délégués à Paris »… Une petite promenade de santé dans les
rues de la capitale, sans résultats et sans lendemain.
En 2007, le SNUipp lance
« les Etats généraux de la
direction et du fonctionnement de l’école » desquels il n’est absolument rien sorti. Pas même un communiqué !
Lorsqu’on évoque le statut du directeur, la réponse
des syndicats est invariablement la même : notre congrès n’en a pas reçu le mandat. Ce qui est exact et comment pourrait-il en être
autrement ?
En effet, les membres présents lors des
congrès sont toujours les plus politisés et les plus radicaux, comme nous l’avons dit précédemment. Les autres adhérents se répartissent en deux catégories : d’une part les collègues
syndiqués par tradition, habitude et conviction, et d’autre part les jeunes qui espèrent que LE syndicat les aidera dans leur carrière (mutation, nomination, avancement…). Ces deux catégories
d’adhérents ne présentent pas un profil de militant acharné. Les motions et contributions du congrès ne peuvent alors être déposées et défendues que par la partie la plus radicale des
adhérents-militants. Ceux qui ne peuvent pas même envisager que l’école soit « dirigée par un p’tit chef ».
Bref, c’est peu de dire que nos
syndicats ne défendent nullement les directeurs. Pire, ils les ignorent. Ce qui s’apparente à du mépris. Et il faudra une véritable révolution culturelle pour que les choses changent…
Retour à la page d’accueil
Chapeau pour ce remarquable article. Concernant le financement des organisations syndicales, vous faites allusion au cas soulevé par Mme Thatcher en Angleterre. Mais, pas besoin de traverser la Manche… En France, l’affaire des financements occultes de l’UIMM (Union des industries et des métiers de la métallurgie) est actuellement en cours d’examen judiciaire. Des documents rapportés par « Le Monde » et « Mediapart » ont permis de mettre à jour un probable financement de syndicats et de partis politiques.
La Cour des Comptes avait aussi épinglé le CE d’EDF-GDF qui faisait largement profiter ses « amis » de largesses pas très catholiques…
Tout cela est bien connu mais la peur des syndicats a toujours été plus forte chez nos politiciens que le désir de respect des lois et de l'équité vis-à-vis des citoyens.
Peut-être que les auteurs gagneraient davantage à monnayer leur talent en dehors de l'enseignement... je vais être égoïste, restez avec nous, on a besoin de vous.
Formation de journaliste? L'article en montre les critères d'écriture. Non seulement l'article est efficace mais il arrive à la suite de la discussion sur le sujet précédent, comme une synthèse.
C'est brillant.
Un envoi aux syndicats?? cela les ferait peut êtré réfléchir. On peut rêver
che
Intéressant, certes… Mais, était-ce vraiment le moment opportun de mettre un tel article qui sonne comme une charge anti-syndicale ?
Dommage car c’est justement quand les relations entre les différentes organisations syndicales s’améliorent que vous les accablez. C’est au contraire des signes d’encouragement qu’il faudrait donner. Décidément…
Lors des congrès, il n'y a pas d'adhérents "mis de côté". Chacun a la possibilité de s'exprimer, de se faire entendre et chaque voix compte.
Vous revenez sans arrêt sur cette consultation qui ressemble à un haut fait d'armes. Allez dans la rue, demandez à tous les salariés s'ils sont satisfaits de leur sort : 100% non. Demandez-leur si leur salaire leur suffit : 100% non. Demandez-leur s'ils souhaitent être revalorisés : 100% oui.
Pourquoi en irait-il différemment pour les dirlos ? Leur demander s'ils veulent un statut qui leur permettrait d'être mieux considérés financièrement : 93% oui. Forcément ! Mais, si on prend la peine de leur expliquer auparavant ce que sous-entend ce statut, à savoir qu'il leur confèrera une autorité hiérarchique et qu'ils deviendront alors un maillon de la chaîne hiérarchique et vous verrez fondre le pourcentage de "oui".
Vous savez, si on m'assurait qu'avec un statut, je ne fais que gagner, je dirais "oui" moi aussi. Seulement, ayant réfléchi au problème, je sais qu'il y aurait une contrepartie inacceptable pour moi mais aussi et surtout pour tous les collègues adjoints. Je suis persuadé que vous le savez aussi bien que moi.
Alors oui il y a divorce et nous aussi on réfléchit un peu aux tenants et aboutissements de notre positionnement . Nos conclusions diffèrent et cela ne va pas s'arranger avec le temps et les crispations syndicales.
Pourtant, me vient immédiatement une autre réaction. Effectivement comme le dit Grégoire, il y bel et bien divorce entre dirlos et syndicats enseignants. On ne peut pas s'en réjouir car nous serons tous perdants.
A la fois, j'ai envie de leur donner une bonne leçon ; ils la méritent et à la fois je me demande comment obtenir quoi que ce soit de solide sans eux. Mais je pourrais simplement me demander : comment obtenir quoi que ce soit avec eux...
Je pense que le syndicalisme est à reconstruire sur des bases plus saines et surtout plus transparentes. Il faudra bien en passer par une refondation, comme on dit dans les partis politiques. En attendant...
quel triste spectacle de lire ces commentaires de collègues désabusés mais heureux de tailler des croupières aux syndicats !!! degré zéro de la conscience syndicale. je vous plains sincèrement chers collègues.
Côté statut, les "contreparties" qui seraient demandées dont tu parles... Je suis d'accord avec toi, il y a des risques. Pas besoin d'aller bien loin pour les trouver puisqu'elles sont en place dans le statut d'établissement que défend Darcos, tout autant que dans la mise en place des postes à profils de dirlo dont nous avons eu des exemples.
Simple question de gestion de ces risques.. Prendre les devants, proposer un truc équilibré pour les dirlos et les adjoints et se battre pour éviter les dérives que veut le MEN, ou voir se mettre en place ces dérives par la bande comme cela se fait actuellement sans mot dire? Le "refus" pur et dur pourquoi pas! Si vous croyez que c'est meilleur pour l'école. Encore faut il avoir les moyens qu'il soit plus que des mots. Je ne refais pas la litanie mais tu n'as pas un peu l'impression que notre gvt n'en a vraiment rien à cirer des "oppositions verbales solennelles"?
En mon nom propre, je l'ai déjà dit, le dirlo est non hiérarchique, l'établissement publique est dirigé par un CE à majorité enseignante, le directeur de l'établissement est forcément enseignant du premier degré. Les regroupements d'écoles pour établir des EPE doivent être cohérents (géographique en particulier), entre autres choses. Ce sont des lignes rouges infranchissables. Il n'y a pas de négogiation au délà de cette ligne (non exhaustive d'ailleurs)
C'est trop cher, c'est pas en adéquation avec ce que veut le MEN, c'est pas en adéquation avec ceque veulent les Maires? Ce n'est pas mon problème. Idéologiquement, c'est la voie qui me semble indispensable pour l'Ecole, pour la continuité pédagogique, pour sa gestion et pour sa représentativité et dont son respect, tout autant que pour le directeur qui ne peut continuer à gérer comme aujourd'hui.
"Soyons raisonnables.. Demandons l'impossible" pour paraphraser quelqu'un que j'aime bien
che
Quant à l'illustration de la désyndicalisation générale par les probs spécifiques des dirlos, là çà laisse rêveur sur le sérieux de l'article! Que 20% des dirlos souhaitent un statut, pas de problème mais remis dans le contexte de l'ensemble du personnel du 1er degré qui a son mot à dire dans l'évolution du fonctionnement de l'école, ça représente combien, zéro virgule...Restons mesuré! Celà ne dédouane néanmoins pas les syndicats de la mise en place d'une réflexon sur la question car elle a été posée et il est du devoir des 'représentants' de ne pas l'éluder 'à priori'.
le syndicalisme, c'est le contraire
Tout a déjà été dit par Michel Colucci
dirlo = petit chef
critique de la position des syndicats ( et non des syndicats ) = antisyndicaliste de base.
Avec des postures comme cela on fait avancer le débat, c'est fou
Il expose clairement un point de vue (que je partage) avec une argumentation concrète, s'appuyant sur un véritable travail de recherche et de mise en cohérence. Du journalisme. (un regret, l'absence de signature, je l'aurais volontiers mis dans la revue de presse du GDiD
D'ailleurs DeL est quelques fois repris dans "Ardennes éducation Cultures" qui donne quotidiennement les articles de presse concernant l'Éducation...
Comme, Che, j'aimerais tant qu'il fasse réfléchir... Qu'il soit le point de départ d'un débat contradictoire argumenté...
mais à lire les commentaires, il nous faut vite déchanter:
> Pour Isabelle, ce n'est pas le moment.
Le moment c'était quand? 8 ans que le GDiD existe, qu'il interpelle, informe, rassemble.
>mais plus grave, voire désarmant, Dédel:
Forcément ! Mais, si on prend la peine de leur expliquer auparavant ce que sous-entend ce statut, à savoir qu'il leur confèrera une autorité hiérarchique et qu'ils deviendront alors un maillon de la chaîne hiérarchique et vous verrez fondre le pourcentage de "oui".
> ce qui est faux (les PE ont un statut différent des instits, les profs d'EPS ont un statut différent des autres, les certifiés... ), mais qui justifie tout ce qui est dit dans l'article et qui résume toute l'ambiguïté du discours syndical à notre sujet.
Discours fallacieux sur l'autorité hiérarchique, décliné en maillon hiérarchique (que nous sommes), sans JAMAIS le définir. Ce n'est qu'un chiffon rouge!
Ennuyeux, parce que l'on nous prend pour des "vachettes"....
Seulement, ayant réfléchi au problème, je sais qu'il y aurait une contrepartie inacceptable pour moi mais aussi et surtout pour tous les collègues adjoints.
Et pendant que tu réfléchis au problème (SIC!), on en bave tellement que la MGEN (organe anti syndical par excellence) tire la sonnette d'alarme... dans l'indifférence totale!
Tu critiques facilement l'enquête IFOP, mais JAMAIS tu ne reprends celle de Fotinos pour la MGEN.
Pourtant on y dévoile bien le mal-être inquiétant d'une catégorie importante du personnel enseignant.
Et tu prétends avoir bien réfléchis au problème, je sais ce que tu ne veux pas, mais je ne sais toujours pas ce que tu veux.
Tu attends peut-être la bonne parole?
Mais même après avoir organisé États Généraux "du fonctionnement de l'école et de la direction" le SNUipp n'a même pas sorti un CR... (j'espère pouvoir revenir sur la façon dont le SNUipp élude le problème des directeurs en se positionnant sur "le fonctionnement de l'école et la direction").
> Commentaire de Val... degré 0 absolu du discours qui se veut "syndicalisme-militant" mais qui n'est qu'une posture qui masque un conservatisme insupportable.
> Densi, enfin:
Décevant! Sujet interessant dans le titre et dans sa première partie mais bien imcomplet et qui tourne rapidement en 'eau de boudin'. Il manque notamment dans les comparaisons avec les autres pays, les 'avantages' liés à la syndicalisation ailleurs...
Mais c'est bien ce que dit l'article, pourquoi n'avons nous pas en France un vrai syndicalisme de "service"?
parce que le financement et la représentativité ne dépend pas des adhésions... D'où les dérives du syndicalismes à la française.
Quant à l'illustration de la désyndicalisation générale par les probs spécifiques des dirlos, là çà laisse rêveur sur le sérieux de l'article!
C'est pourtant vrai dans le primaire.
Et l'analyse sous cet angle nous a été confirmée par le SE lors de notre dernière rencontre de travail.
Outre le fait que les dirlos ont joué un rôle très important de relais, il nous a été dit, avec justesse, que le syndicalisme dans le primaire c'est un syndicalisme de "directeurs", puisque dans les écoles le personnel est soit directeur, soit adjoint du directeur...
Là nous avons bien une analyse syndicale, à partir des salariés.
Rester optimiste
"Que 20% des dirlos souhaitent un statut, pas de problème mais remis dans le contexte de l'ensemble du personnel du 1er degré qui a son mot à dire dans l'évolution du fonctionnement de l'école, ça représente combien, zéro virgule...Restons mesuré! "
Où prend-il ses sources, Densi ? Il nous ramène les 93 % à 20 %...
Il se dit que "10 094 réponses sur environ 50 000 dirlos" ça correspond à 20 %. Je suppose que c'est cela qu'il veut dire...
Raisonnement curieux qui met en cause le travail de synthèse de l'Ifop. Notre collègue ne semble pas avoir tout compris.
Et Madame Michu, elle n'a pas été sondée ?
Si les dirlos "désertent" les syndicats, c'est aussi parce que tout est fait pour constituer une nouvelle couche intermédiaire de petits chefs avec des intérêts divergents de ceux des autres enseignants des écoles; d'autant plus que le ciment des valeurs communes s'est largement effrité depuis les années 80.
Le GDID, regroupement corporatiste, en est l'illustration.
Trop de syndicats dans l'E.N. ?
C'est la FEN, ex centrale de l'éducation qui a sciemment organisé sa scission en 90-92 parce que sa direction, issue du SNI-PEGC (affiliée au PS) allait perdre le pouvoir interne au profit de celle du SNES...je sais, ça ne nous rajeunit pas et on s'en fout.
A l'heure actuelle, il y a la FSU et l'UNSA qui pèsent dans l'Ed.Nat. C'est trop ?
Je ne veux plus recevoir la prose du GDID.
Le directeur de l'école des Voyageurs de Pau, Roger Olès.
En plus d'être bien écrit (ce qui le rend agréable à lire), il est bien argumenté. C'est Pierrot, je crois, qui disait qu'il y avait de la recherche. Sans aucun doute.
Che a fait un parallèle avec le journalisme. Je lis beaucoup la presse et j'aimerais y trouver davantage d'articles de cette qualité, aussi fouillés.
Bien sûr, ce texte contient quantité de choses qu'on savait plus ou moins bien. Mais c'est tellement précis qu'on a l'impression d'apprendre vraiment. Forcément, comme il met l'accent sur les faiblesses du syndicalisme en général, il ne peut pas plaire à tous ceux qui sont dans le sérail. On le voit à certaines réactions psycho-rigides.
Tant mieux si ce texte permet de recadrer ou remettre les pendules à l'heure chez certains de nos collègues aveuglés par leur syndicat préféré. Notamment ceux tellement formatés par des années de militantisme qu'ils en oublient la raison même de leur engagement syndical.
Merci aux auteurs d'avoir permis cette réflexion sur le syndicalisme. Quelqu'un a parlé de "divorce" entre directeurs et syndicats. Oui, je pense que l'expression est justifiée. Et comme Patrick, je crois qu'il n'y a pas lieu de s'en réjouir car nous ne pourrons pas gagner seuls. Je veux rester optimiste comme Pierrot. Peut-être que cette rupture favorisera une réelle prise de conscience et fera naître un nouveau syndicalisme.
Faudrait faire vite car il ne me reste pas plus longtemps avant la retraite et j'aimerais bien, quand même, voir notre situation s'améliorer avant mon départ. Je rêve...
Anne-Marie
Voyez l'exemple des pilotes de ligne. Une catégorie de personnels pas vraiment à plaindre, côté salaire. Pourtant, ils ont déposé un préavis de grève pour tous les week-end de juillet. Motif : modifier la représentativité des syndicats. Ils sont près de 55 000 (tiens, ça ne vous rappelle rien ?) et exigent un collège spécifique pour disposer d'une majorité dans les élections professionnelles. Pour l'instant, ils sont noyés dans la masse des personnels de l'aviation (ça ne vous rappelle rien ?).
Alors, faut-il penser qu'après avoir demandé et obtenu un statut, la prochaine revendication des dirlos sera la création d'un collège syndical spécifique ?
La similitude s'arrête là : nous n'avons pas les mêmes possibilités de nous faire entendre que les pilotes de ligne...
Pas si évident, Michel, regarde les associations, en France elles se portent plutôt bien et sont plutôt actives dans les domaines sociétaux.
Les gens gardent le désir de se mobiliser, mais il le font hors structures "institutionnelles".
Et on peut comprendre nos réserves quand on lit les délires de "Roger-le-militant".
...d'autant plus que le ciment des valeurs communes s'est largement effrité depuis les années 80. Le GDID, regroupement corporatiste, en est l'illustration.
> les CP sont regroupés dans une association nationale, qui revendique, avec le SNUipp, un statut venant reconnaître leurs spécificités et l'accès automatique à la HC. CORPORATISME?
> les psyscos, sont regroupés en association nationale et revendiquent un statut, les sortant du domaine des enseignants pour les ancrer dans celui du médical.
CORPORATISME?
> les enseignants "maternelle" ont une association nationale très active, l'AGEEM, qui vient de signer un "contrat" avec le GVT. CORPORATISME?
> les profs d'EPS ont une association nationale et un statut particulier. CORPORATISME?
> l'AME est l'association des maîtres E. CORPORATISME?
Tous ces enseignants ont-ils perdu les valeurs "communes", Roger-Bas-de-cuir?
Mais Roger-le-corporatiste quand tu dénies la représentativité des fédérations "éducation" de FO, CGT, CFDT, CFTC... Qui sont des confédérations "généralistes", pour les supplanter par le SNUipp ou le SE qui ne sont estampillés que EN?
C'est la FEN, ex centrale de l'éducation qui a sciemment organisé sa scission en 90-92 parce que sa direction, issue du SNI-PEGC (affiliée au PS) allait perdre le pouvoir interne au profit de celle du SNES...je sais, ça ne nous rajeunit pas et on s'en fout.
On s'en fout... juste au moment où tu allais nous dire à qui était affilié le SNES...
Ce qui justifie, encore un peu plus, l'article
Je ne veux plus recevoir la prose du GDiD.
Et, après, ça va changer quoi?
Notre "prose" s'adresse à ceux qui s'intéressent à notre métier, même s'ils ne partagent pas toutes nos orientations, et notre projet est collectif. On donne des infos, et on aide beaucoup aussi... On crée du lien.
Partant de là, c''est sûr, que Roger-le-tartuffe, ne peut "voir" cette obscénité et demande qu'on la lui cache...
Moi, par contre, la prose syndicale m'intéresse.
Je me demande pourquoi, par exemple, chaque fois que le SNUipp a sorti un doc. sur "le fonctionnement de l'école et la direction", ils ont évité consciencieusement de parler des directrices et des directeurs, alors que, quand ils sortent un 4 pages sur la "responsabilité des enseignants", nous sommes cités, en tant que dirlos-responsables-pilotes, , plusieurs fois à chaque paragraphe?
Je me questionne sur le dernier 4 pages "corporatiste" du SE sur la carrière (sic) des directrices et directeurs...
Je m'interroge... Mais ça, Roger-le-bienheureux, tu ne sais pas que ça existe
@ Michel
Tu évoques l'individualisme en citant le conflit des pilotes. Il s'agit plutôt de corporatisme. Mais il est vrai que tout cela est lié.
Le problème, c'est qu'on passe vite du corporatisme à l'antisyndicalisme si on n'arrive pas à se faire comprendre.
C'est ce qui arrive avec les dirlos. Je ne dis pas TOUS les dirlos mais c'est certainement le cas de ceux qui sont le plus en pointe.
En cela, ceux qui interviennent le plus ici pour défendre leur asso (Pierrot, Che, Merlin...) portent une lourde responsabilité car ils détournent de la voie syndicale des collègues qui auraient pu continuer à faire route avec l'ensemble de la profession. Oui en créant cette asso, ils ont commis une erreur qui pourrait s'avérer fatale à la cause qu'ils défendent de la façon la plus sincère. Mais...
Ceci dit sans animosité aucune car je respecte ces collègues qui croient en ce qu'ils font. Même s'ils font l'erreur du chemin pour y arriver.
moi aussi j'aimerais revenir sur ta phrase:
En cela, ceux qui interviennent le plus ici pour défendre leur asso (Pierrot, Che, Merlin...) portent une lourde responsabilité car ils détournent de la voie syndicale des collègues qui auraient pu continuer à faire route avec l'ensemble de la profession.
Juste te dire que je fais parti des "ponctionnés" pour service non-fait.
Le GDiD a accompagné jusqu'au bout le grève administrative.
Nous avons dénoncé très tôt le Proutocole (voie syndicale!) qui a supprimé toute action syndicale en faveur des dirlos... Pourtant nous avons fait des propositions:
• JAS
• Journée sans dirlo
• grève de la rentrée
... Pour faire route ensemble il faut au moins indiquer une direction:
les États Généraux du fonctionnement de l'école et de la direction, ça a donné quoi?
qui peut me définir le CMD?
La profession est intéressée, non?
Qui, en fait, ne veut pas cheminer ensemble?
Et pourquoi?
Ben, relis l'article!
Tu dis encore:
Le problème, c'est qu'on passe vite du corporatisme à l'antisyndicalisme si on n'arrive pas à se faire comprendre.
> Ce n'est pas que l'on arrive pas à se faire comprendre, c'est que le SNUipp feint de ne pas comprendre.
Même avec des désaccords, nous n'avons pas ce genre "d'incompréhension" ni avec le SE, le SGEN, la CGT, la cftc, FO...
> Ensuite, il faudrait être au clair avec le mot "corporatiste".
Un syndicat "purement" enseignant est corporatiste
Partant de là, si tu pouvais m'expliquer pourquoi demander un texte législatif reconnaissant nos spécificités est "corporatiste", "dangereux" pour l'école ou antisyndical quand il s'agit des dirlos.
- Alors que les syndicats ne se gênent pas de défendre les enseignants par catégorie:
Rased, CP, psyscos., Directeurs en spéc., Remplaçants ...
- Alors que la plupart de ces catégories sont regroupées dans des assoc. professionnelles nationales.
- Alors que des statuts existent pour justement préciser les différences sans que cela ne nuisent au travail d'équipes:
PE/Instits (on peut regretter l'injustice, mais pas les troubles dans les écoles), profs d'EPS, certifiés, agrégés ... ATSEM, Parents d'élèves!
Je crois vraiment que l'on se sert de mots chargés d'affect (petit-chef, antisyndical, corporatiste ...) que l'on met les uns après les autres pour ne pas parler du fond.
Les syndicats devraient s'interroger en profondeur sur la désaffection des dirlos : ils sont ,pour la plupart ,très engagés dans la vie professionnelle et sociale ( je suis vice président de l'USEP de mon département et conseiller municipal et adhérent au GDID plus d'autres bricoles ) . Alors soit nous sommes tous des carrièristes assoiffés de pouvoir et de quolifichet, soit des personnes respectables engagées et qui ne se retrouvent plus dans les postures syndicales. A vous de choisir.
Rien à ajouter ! merci Grégoire !
Ce n'est pas cela l'engagement syndicale, Grégoire.
"la voie syndicale me parait bien aujourd'hui la pire qui soit à emprunter."
A première vue, l'antisyndicalisme primaire suinte. Mais pire ! c'est de l'inconscience caractérisée. Voilà un collègue qui est dans son petit monde de bisounours, qui écoute les bonnes infos de TF1, qui est persuadé que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, que tout le monde il est beau, il est gentil... Voilà un collègue qui pense que le gouvernement est lein de bones intentions à l'égard de tous les salariés et que tout s'arrange toujours sans lutte syndicale. Suffit sans doute de lever le doigt comme à l'école pour demander ce que l'on veut et être servi...
Aujourd'hui je souhaite un débat sur le fond :
oui les syndicats sont indispensables et utiles mais pourquoi diantre ils n'écoutent pas les réalités et préfèrent fantasmer sur une école virtuelle?
Oui il faut changer l'école, la transformer pour être en phase avec le corps social.C'est la grandeur du service public que de s'adapter au public justement.
Oui ce gouvernement légitimement élu et qui ne cachait rien de son idéologie ( discours de Maison Alfort ) veut une école libérale et engage des réformes structurelles qui détricotent tout ce qui fut mis en place depuis 1968. J'y pense quand je vote. Mais qui dénonce le vote utile au profit du vote protestataire en mettant sociaux démocrates et libéraux surr le même plan ? ( je cherche encore le plan B .. )
bref . il y aurait tant à dire.
désolé pour les fôtes de mon dernier post j'écris au mètre alors ...:
colifichet et carriériste
"Pourtant nous avons fait des propositions:
• JAS
• Journée sans dirlo
• grève de la rentrée"
Ah, non Pierrot, tu ne vas remettre ça avec la JAS... ça fait rire tout le monde.
La "journée sans dirlo", c'est plutôt inattendu pour quelqu'un qui revendique le rôle premier du dirlo dans l'école... Tu ne vas quand même pas essayer de démontrer qu'on peut se passer de lui. Parce qu'il ne faut pas "sortir de la cuisse de Jupiter" pour savoir que les écoles n'auraient aucun mal à tourner sans dirlo UNE journée. C'est une mesure contre-productive qui n'apporte rien.
La "grève de la rentrée"... Pierrot, tu sais qu'il faut qu'un préavis soit déposé pour qu'une grève soit légale ? Et tu sais que seules les syndicats sont habilités à déposer un préavis de grève ? Pas les coordinations.
C'est quand même curieux une telle mesure pour des gens aussi opposés aux syndicats ! On a du mal à croire qu'ils passeraient à l'acte, eux qui ne suivent jamais les mots d'ordre de grève...
Et c'est tout ce que tu as de sérieux à proposer ? Non ?
Et c'est tout ce que tu as de sérieux à proposer ? Non ?
Et, toi?
... eux qui ne suivent jamais les mots d'ordre de grève...
ça faut reconnaître que c'est de l'argumentation rigoureuse.
Toujours ce sacré TOC, hein CheChe...Cerveau à 2 cases, bien étiqueter les gens, les gentils qui suivent les mots d'ordre et les vilains qui ne les suivent Jamais...
Et les Bisounours, c'est nous!
Abasourdie, je suis abasourdie à la lecture du commentaire 25
"la voie syndicale me parait bien aujourd'hui la pire qui soit à emprunter"
Je ne peux pas croire que cette phrase exprime la pensée d’un enseignant…
Parmi les enjeux essentiels de l’école : former le citoyen, c'est-à-dire former un homme, former son jugement. Inculquer à l’enfant les droits et les devoirs pour tout citoyen de s’impliquer dans le débat public pour participer à la définition du bien commun.
Parmi les pratiques qui constituent le socle à l’éducation du citoyen : l’élection de délégués de classe reconnus comme porte-parole de leurs camarades…
Nous sommes au cœur de l’éducation du citoyen et c’est un enseignant qui écrit : "la voie syndicale me parait bien aujourd'hui la pire qui soit à emprunter"
C’est gravissime. J’ose espérer que ce collègue a agi par provocation et que ses propos ont dépassé sa pensée."...je ne vois pas quel intérêt un syndicat aurait à gonfler ses effectifs..."
Dedel où l'art d eprendre les collègues pour des imbéciles. Assez révélateur du mépris dans lequel il nous tient.
Puisqu'il faut rectifier les bon gros mensonges de l'ami Dedel:
- les financements des syndicats sont complétement opaques, en toute légalité, d'ailleurs. La loi Waldeck Rousseau de 1884 ne leur pas pas en effet obligation de publier des comptes certifiés.
- Il y a bien longtems que chaque syndicat est dans l'incapacité de survivre sur ses fonds propres, cotisations, vente, etc... Leur financement est public et repose sur plusieurs sources
- l'équivalent de 158 millions d'euros versés chaque année en ETP pour les décharges syndicales (environ 5000 Emplois Temps Plein / Rapport Hadas-Lebel)
- 30 millions d'euros prévus en subventions directes dans la loi de finances 2008
- Si les décharges syndicales sont affectées en tenant compte des résultats électoraux, les autres financements se basent aussi, et surtout, sur le nombre d'ahérents revendiqué par ce syndicat. D'où l'utilité de gonfler le chiffre d'orga...
Thierry Fabre
Pourquoi ? Qu'est-ce qui t'autorise un tel jugement à l'emporte-pièce ? Est-ce la réalité de ce qu'elle implique qui te pose problème ? Car, la voie syndicale, pour les directrices et directeurs, est, bien à l'heure actuelle totalement bouchée !
Quel est le syndicat en place (majoritaire, bien entendu !) qui porte une quelconque revendication en ce domaine ? L'un a signé le protocole (merci !), l'autre a mal au clavier lorsqu'il s'agit d'écrire le mot "directeur" et lui substitue toujours le terme "direction d'école" !
Isabele ! ouvre (grand) les yeux ou continue à porter tes oeillères : mais évite-nous tes petites indignations outrées ! Pascal Oudot doit certainement être assez grand pour n'avoir pas besoin de leçons de ce type...
nous ratiociner l'âme avec le lamento funêbre sur l'anti-syndicalisme, tenter de faire pleurer Margot avec vos visions du povre corps pantelant en saignant, nous faire le coup classique des leçons de morale et du catéchisme facile, c'est bien mal masquer votre incapacité et vos fautes:
- incapacité totale de s'opposer efficacement au gouvernement en place, qui a passé cette année tout ce qu'il a voulu ( SMA, 60 heures, suppression de postes RASED, évaluations, mastérisation, IUFM, semaine scolaire, j'en passe et des moins bonnes...) Ce sont vos syndicats dont vous chantez lanlaire qui ont mené le bal, et ce sont les collègues qui ont déchanté, au bout du compte...
- Fautes multiples et récurrentes: remplacer la raison par l'idéologie, mener des combats d'arrière-garde, voire d'arrière-boutique sordide (les enseignants-chercheurs, par exemple), se montrer incapable de promouvoir un système alternatif, rester figés sur des privilèges indéfendables (indemnités des ZIL), nier tout sens et toute existence aux dirlos, prétendre imposer de toute force vos dogmes au lieu d'être à l'écoute des collègues, préférer l'éparpillement et la défaite à l'unité d'action... Je continue ?
Pascal a raison en tous points et je ne peux que le rejoindre, après 20 berges de militantisme syndical: "la voie syndicale est aujourd'hui la pire à emprunter"
Phrase qui pourrait se discuter au niveau général, mais, qui, malheureusement, est vraie, et pour les instits, et pour les pov' dirlos que nous sommes...
Et je te rassure, Isabelle, mes mots reflétent bien ma pensée:
aux syndicats d'évoluer ou de crever.
Evoluer en renonçant à leurs vieilles lunes, à leurs ancrages idéologiques dépassés, en se mettant à l'écoute de ceux qui bossent dans les écoles et ne font pas les fiers-à-bras en AG. Ou de crever, à petit feu, comme ils le font depuis plus de 10 ans...
Aux syndicats de faire de choix. Aux syndicats, donc aux syndiqués....
A vous de voir si vous préférez vous confire dans vos certitudes, ou si vous voulez peser sur vos "directions"
Thierry Fabre
Phrase qui pourrait se discuter au niveau général"
J'aime ce "pourrait"... La suite sera-t-elle "A bas les syndicats" ?
Je pense à tous ces ouvriers, ces salariés, exploités... qui ont lutté souvent très durement pour arracher, au cours d'une, quelques conquêtes sociales, non pas pour vivre mieux mais souvent pour survivre tout simplement...
Comment peut-on seulement avoir une interrogation sur l'utilité des syndicats "au niveau général"...
Les mesures citées par l'un des vôtres : la JAS, la journée sans dirlo sont certainement plus efficaces...
"Nous vivons une époque moderne, le progrès fait rage" Philippe Meyer
Les mots que j’utilise ont un sens que tout un chacun comprend, pour peu qu’il n’ait pas les yeux et les oreilles bouchées à la toile éméri.
Puisqu’il te faut des précisions :
- je ne partage pas l’avis de Pascal s’il fallait l’appliquer à l’ensemble du monde du travail, privé et public confondu, dans lequel on trouve des syndicats nettement moins nombreux et nettement plus incisifs
- je partage totalement cet avis en ce qui concerne le syndicalisme enseignant
Et je précise sur ce dernier point que :
- je trouve ridicule de voir des petits-bourgeois, au sens marxiste du terme, se draper dans les plis du drapeau de la défense du prolétariat. Les ouvriers, Isabelle, ne t’ont pas attendu pour se défendre et auraient plutôt tendance à rigoler des propos que tu tiens…
- Je trouve imbécile, pour tout syndicalisme qui se respecte, ce type d’attitude se limitant à défendre bec set ongles un système inefficace, obsolète, et en complet décalage avec la masse des gens qu’il prétend représenter
- Je trouve suicidaire, pour tout syndicat, quel qu’il soit, de se refuser à changer une équipe qui perd. Non seulement une équipe, cela ne se réduit pas à des questions individuelles, mais une pratique, une pensée, une conception du syndicalisme qui perd…
Maintenant, Isabelle Censeur, tu pourras sans fin intervenir sur ce blog, pour y pleurnicher sur les méchants anti-syndicalistes que nous sommes et sur les bons syndicalistes que tu prétends être, cela ne changera rien à pas grand chose : 90 % des collègues continueront à ne pas se syndiquer…
Et tous ces discours que tu développes n’auront d’autre effet que de conduire d’autres collègues à ne plus s’inscrire dans cette conception totalement dévoyée du syndicalisme que tu t’acharnes à mettre en avant…
Thierry Fabre
Les mesures citées par l'un des vôtres : la JAS, la journée sans dirlo sont certainement plus efficaces...
)?
Isabelle, je parle d'actions en faveur des directrices et des directeurs d'écoles.
Elles sont peut-être inefficaces... Mais en face il n'y a RIEN!
Alors question efficacité...
Tu aimes le verbe "pouvoir" au conditionnel?
> Pourrais-tu avancer une explication à l'absence de CR suite aux "ÉTATS GÉNÉRAUX de la direction" du SNUipp?
> Pourrais-tu, sans même parler de la consultation IFOP, me citer une petite mesure, un petit commentaire, suite à l'enquête de la MGEN ("Le moral des directeurs d'école est au "36e dessous" et leur état "est pire que ce que l'on craignait") de la part du SNuipp?
> Pourrais-tu me dire quelles réponses revendicatives du SNUipp après le rapport de la DGESCO qui montre clairement l'accroissement exponentiel de nos tâches, missions et responsabilités (le SE ayant signé le protocole
> Pourrais-tu me définir le CMD?
...
Et d'écrire cela, d'avoir un regard sévère sur le "fonctionnement et la direction" du SNUipp n'est en RIEN antisyndical.
Au contraire, il est bien plus démago et dangereux de défendre un conservatisme certain et confortable (lire l'article) au nom des luttes des nos anciens que de chercher une véritable efficacité à travers une représentativité clairement définie.
Je réclame un débat de fond, que l'on me définisse enfin le CMD pour que l'on puisse en discuter...
Mais au lieu de cela nous n'avons droit qu'à, dans un premier temps, du "petit-chef" et maintenant de l' "antisyndicalisme".
On ne tourne pas vraiment en rond, par contre on ne peu pas dire que l'on avance.
(quoique, nous avons des relations plus ou moins ponctuelles avec l'ensemble des syndicats, sauf SUD, compréhensible, et le SNUipp).
Sur le GDiD:
Au GDID qui pense ‘directeur’ et non ‘direction d’école’ en étant persuadé que tous les dirlos partagent leur vision individualiste(à ce jour 2000 sur 50000 environ ! Si c’était la panacée, ce serait le plébiscite, non ?) et le tout sans se préoccuper de l’avis de tous les enseignants(comme si ce n’était pas eux à la base qui faisaient tourner la boutique…)
Bien sûr que nous pensons "directeur". C'est notre porte d'entrée dans les problèmes que rencontrent les directeurs pour assumer leurs missions et leur responsabilités.
Comment pourrait-il en être autrement pour une association de ... directrices et de directeurs.
Est-ce pour autant que nous avons une "vision" individualiste"?
Non, Dédel lui-même disait que si c'était le statut que nous avons mis en débat qui était retenu, il signerait des 2 mains!
Nous demandons que nos spécificités,, actuelles, soient reconnues, encadrées et limitées. En quoi chamboulerait-on le fonctionnement de l'école ou la direction?
Ni plus ni moins que si on nous augmentait significativement le salaire et multiplierait les "décharges". Mais ça on ne l'a pas!
> Parce que les revendications uniquement centrées sur l'AVOIR ont échoué (et d'une manière spectaculaire), nous proposons de commencer par l'ÊTRE.
De passer du contrat implicite au contrat explicite.
Quant à la "direction", c'est autre chose comme le "fonctionnement de l'école", ce sont des sujets qui vont bien au-delà des PE, cela concerne tous les citoyens. Ce sont des choix de société.
Et là tu as raison, notre position n'est qu'une parmi les autres... mais je ne vois pas pourquoi elle devrait être escamotée au profit d'autres catégories d'enseignants plus ou moins nombreux (qui tous pensent faire tourner la boutique. Pour ma part la "boutique c'est l'école, pour qu'elle tourne il faut une équipe et un pilote. Pilote de l'école et pas poisson pilote de l'IA, d'où notre statut).
Enfin, sur notre nombre, tu sais c'est pas vraiment facile avec un tel turnover, on remet le couvert chaque mois de septembre...
Pour parler au nom des directeurs, ça ne suffit pas, c'est vrai aussi, mais on peut raisonnablement s'appuyer sur TOUTES les enquêtes, de tous les bords (même quand c'était la profession" qui était interrogée), pour dire qu'il existe une grande majorité de directrices et de directeurs qui réclament une reconnaissance statutaire.
Après la forfaiture du SGEN et du SE qui ont signé avec le ministre un Protocole d'accord lamentable qui a ouvert la boîte de Pandore, je me suis vigoureusement battu et j'ai à haute et intelligible voix dénoncé ce qui allait advenir. Entre ceux qui ne m'ont pas cru et ceux qui s'en foutaient, il n'y avait guère de monde. Et les seules réactions de ce guère de monde ayant été de proposer grève absurde inutile et impopulaire et re-grève absurde inutile et impopulaire et re-re-grève abs... bref maintenant j'ai décidé de n'écouter que moi-même, car je suis encore mon meilleur conseiller.
Aujourd'hui vos plaintes, gémissements et récriminations diverses me font bien rigoler, car les précédents ont été d'une inutilité réjouissante! Martyr, c'est pourrir un peu...
Je précise que je suis sincèrement désolé de ne pas penser la même chose que vous. Ce serait si simple que nous moutonniions ensemble! Une autre différence, c'est que moi je ne hurle pas sur tous les tons "démocratie! démocratie!" en dansant la rumba du mal-aimé et en essayant de faire taire autrui. Et j'accepte qu'on ne partage pas mes idées, moi.
Allez, je vous aime tous! Un gros bisous chaleureux à tous mes collègues directeurs qui essayent tant bien que mal de se sortir de la mouise malgré les regards syndicaux qui se détournent: cachez ce directeur que je ne saurais voir...
Le petit chef vous salue bien.
J'en ai un peu marre de ce truc permanent quand on défend un truc en particulier: égocentrisme, corporatisme, ne penser qu'à soi.. Comme si défendre un point exluait les autres points. Site de dirlos (directeurs en lutte), GDID (groupement de directeurs), c'est normal qu'on y parle du sort des dirlos et que l'on fasse des propositions sur ce thème.. Je défends aussi fortement les intérêts des dyptères en Bsnie Herzégovine.. Mais ailleurs!
IMF, je défends aussi comme "normal" qu'ils n'aient pas été assujettis à l'AP. Corpo? Non! Ce n'était pas le meilleur choix, mais ils ne faisaient que 18 heures devant les enfants.Serait ce normal qu'ils en fassent plus? C'est corpo?
PE, je défends l'idée que les maitres de CM2 et de CE ne devraient pas toucher une prime pour une action normale de la profession. Qui est corpo dans cette situation. moi ou les syndicats qui ne s'élèvent pas contre cette décision. Où est l'appel à la grève pour refuser ces primes qui divisent la profession entre ceux qui touchent et ceux qui ne touchent pas? Neme dis pas qu le gvt ne serait pas fait un plaisir de supprimer ces primes si les syndicats l'avaient demandé!
C'est bien plus grave qu'un point pour le HC pour quelques dirlos...
Je lutte contre BE et j'avoue me sentir bien seul. Pourtant les PE sont aussi concernés non? Alors je suis corporatiste parceque je défends mon boulot de dirlo?
Je me révolte contre ce point et demi donné aux sortants PE2 au mouvement qui castagne les T1 et T2 Qui est corpo dans ce cas. Le syndicat qui a validé cela? défendant à juste titre les intérêts des PE2 mais au détriment des T1? Les T1 se révoltent (par hasard).. Ils sont quoi? Corporatistes?
Si j'ai bien compris.. Si je défends un truc qui va contre le mot d'ordre syndical, je suis corpo. Pas Biennnnnnn . Pire... "je détourne les jeunes de la voie du syndicalisme".. Si je vais dans le sens du mot d'ordre, je suis syndicaliste.. Biennnnnn!
Ce soir, j'en ai un peu marre de tous ces discours marron.
LE syndicat veut le respect absolu de "l'égalité parfaite entre tous les types de PE?" Bien.. Dirlo? pourquoi un décharge...
-Tous les maitres sont désignés résponsables d'une part du travail fait par le dirlo.. C'est faisable. et on divise l'indemnité par le nombre d'instit. On va voir qui signe!
-Les primes d'évaluation sont rejetées par les syndicats.. T'inquiète le gvt le fera! On va voir qui signe!
-Les maitres E font les récrés et l'AP. Ce sont des instits comme les autres! On va voir qui signe!
-les délégués syndicaux sont remplacés par des PE2 filés comme les dirlos! C'est marrant quand j'ai proposé cela au syndicat pour éviter que les 7 et 8 classes aient ce type de décharge, on m'a répondu que ce n'était pas possible? pourquoi?
Désolé.. Moins mesuré que d'hab.. mais j'en ai un peu ma claque de ces accusations permanentes de corporatisme quand on défend quelquechose en faisant croire que l'on ignore le reste pour des raisons d'avantages persos.
che
Bravo à directeurenlutte, seul organe de défense des directeurs et de l'Education nationale ! (avec le GDID ?)
Non, les syndicats Français ne sont pas la honte de la France, et ils ne sont pas responsables des difficultés économiques. La crise est bien celle du capitalisme financier.
), d'où la colère des pilotes "Air France", assez symbolique d'un syndicalisme basé plus sur sa capacité de nuisance que sur une base puissante.
Nos syndicats ne sont que le fruit (trop mûr?) de leur histoire. Et dans la catégorie des handicapés du dialogue social, je ne vois pas comment oublier le partronat et les politiques, eux aussi prisonnier de leur histoire...
Je crois même qu'il y a de l'espoir, puisque les syndicats sont tombés d'accord pour chercher une autre forme de représentativité (appuyée sur les élections professionnelles...
Par contre oui, le GDiD défend bien les dirlettes et les dirlos en rappelant qu'ils existent et que contourner les problèmes que nous rencontrons en parlant "fonctionnement de l'école" aboutira à notre disparition.
> les EPEP Darcos et le CMD SNUipp en sont de parfaits exemples.
Toi, tu fais le gentil "Non, les syndicats Français ne sont pas la honte de la France" pendant que tes copains clament "la voie syndicale est aujourd'hui la pire à emprunter"...
Comprenne qui pourra. Faudrait quand même vous mettre d'accord et harmoniser vos pensées. Sauf à dire que vous vous emportez parfois au risque de dire pas mal de bêtises. La colère est mauvaise conseillère...