Quelle heure ?

 

Soutiens

Liste des députés favorables au statut de directeur d'école

 

La nouvelle Assemblée Nationale compte 45 députés réélus ayant appuyé notre demande d'un statut de directeur d'école sous la précédente législature.

 

  1 PC
  3 UDF - maj. présid.
19 PS
21 UMP
  1 Divers Droite

 

Rapport OCDE
(Jean-Pierre Obin, IGEN)

1ère partie
2ème partie

 

7

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /2009 12:48


Eric Woerth, ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, rapporteur général de la révision générale des politiques publiques (RGPP), a présenté mercredi lors du conseil des ministres le deuxième point d’étape de la mise en œuvre des 374 décisions prises dans ce cadre.

 

Ce 2ème rapport d’étape rend compte de la conduite de chaque réforme, mais aussi de son degré d’ambition et de ses premiers résultats, dans l’intérêt des citoyens, des fonctionnaires et des finances publiques.

 

« 95 % des mesures adoptées par le Président de la République et le Gouvernement, lors des conseils de modernisation des politiques publiques, sont en cours de mise en œuvre. 75 % respectent le calendrier prévu. 20 % connaissent des retards ou des difficultés. Pour ces dernières, ainsi que pour les 5% de décisions encore non appliquées, des décisions correctrices et un nouveau calendrier ont été décidés ».

 

Eric Woerth a souligné qu’une nouvelle phase de la RGPP était en cours de lancement, parallèlement à ce dispositif de suivi de la mise en œuvre. Cela concerne notamment la gestion des opérateurs de l’Etat et une meilleure maîtrise des dépenses de fonctionnement. « Il est particulièrement nécessaire, pour préparer la France à la sortie de la crise, de dégager des marges de manœuvre et de concentrer les moyens publics sur les enjeux prioritaires ».

 

Le rapport fait le point sur l’avancement de la RGPP dans chacun des ministères. Nous nous arrêterons à la présentation qui concerne l’Education nationale et plus précisément l’école primaire.

 

Malgré un budget en progression sur les quinze dernières années et le dévouement de ses personnels, de nombreuses études françaises et internationales montrent une dégradation des résultats de notre enseignement scolaire.

Les réformes engagées au ministère de l’Éducation nationale ont donc pour objectif d’améliorer la performance du système éducatif et s’organisent autour de quatre axes :

 

La réforme de l’école primaire vise une amélioration sensible de la réussite scolaire.

 

Concrètement, il s’agit de mettre en place un système qui permettra de diviser par trois le nombre d’élèves en situation d’échec lourd à la sortie de l’école primaire. L’organisation de la semaine scolaire a été adaptée, permettant entre autres un renforcement de l’accompagnement des élèves en difficulté.

 

« Ce qui a déjà changé »

 

Des résultats ont d’ores et déjà été atteints sur plusieurs réformes.

 

-       La semaine scolaire a été aménagée, et de nouveaux programmes ont été instaurés. L'organisation de la semaine scolaire a été revue : d'une durée de 4 jours ou 9 demi-journées, la semaine scolaire réserve désormais 2 heures aux élèves qui connaissent des difficultés dans chaque classe. Plus d’un million d’élèves connaissant des difficultés scolaires, soit 19,13%, sont désormais pris en charge dans les écoles primaires selon les modalités qui ont été proposées par le conseil des maîtres et validées par l’inspecteur de circonscription. Cette mesure doit directement permettre de réduire le recours au redoublement. Les résultats de la première évaluation nationale ont été rendus publics pour les CM2.

 

-       Depuis la rentrée 2008, l’accompagnement éducatif est monté en puissance et des stages de remise à niveau sont proposés pendant les vacances scolaires.

 

-       Comme les familles ont pu le constater, l’accueil des plus jeunes élèves lors des journées de grève est désormais généralisé.

 

-       La disparition de la carte scolaire permet de plus en plus souvent de répondre positivement aux familles qui souhaitent inscrire leur enfant dans un autre établissement que celui de leur secteur.

 

Le rapport fixe également les objectifs qui ont pris du retard et doivent avancer prochainement. C'est le cas des EPEP, de la réforme des lycées, du développement de l'autonomie des établissements.

 

----------------------------------------------------------------

 

Ce rapport d’étape appelle plusieurs commentaires.

 

Il énumère un certain nombre de réformes lancées par le ministère, certaines dans la douleur, sans qu’à aucun moment il ne soit fait état des difficultés rencontrées dans leur application sur le terrain.

Ainsi, le rapport se contente de citer la mise en place du SMA en cas de grève sans préciser qu’il a été nécessaire de l’adapter.

 

Il est faux de prétendre que la carte scolaire a disparu et il serait honnête de mentionner les conséquences néfastes de son assouplissement pour certains établissements (collèges) qui se sont vidés ou qui se transforment en ghettos.

Aucune allusion non plus aux nombreuses critiques émanant des parents et des municipalités sur l’organisation de la semaine de 4 jours. Plusieurs grandes villes souhaitent d’ailleurs modifier cette organisation et consultent actuellement enseignants et parents.

 

Curieusement, Eric Woerth passe sous silence les principaux résultats pourtant tangibles de l’application de la RGPP :

 

-       les dizaines de milliers de suppressions de postes

-       la disparition de 1500 postes de RASED

-       la réduction de l’accueil en maternelle

-       la suppression de stages de formation continue

-       la difficulté de remplacement des maîtres absents

-       la modification des règles de nomination (postes à profil)

-       la valorisation et la modernisation du métier d’enseignant

-       …etc.

 

Quant à la mise en place des EPEP, il s’agit davantage d’une longue « pause » que d’un retard. En effet, le retrait de la loi de finances des postes administratifs et la mise en sommeil de la proposition de loi portant création d’EPEP et pourtant déposée sur le bureau de l’Assemblée Nationale signifient plutôt abandon que recul. Comme nous l’avons déjà écrit, il est peu probable que cette réforme voie le jour avant la prochaine échéance présidentielle de 2012.

 

Sur ce site, nous n’avons cessé de rappeler que la RGPP correspond à une demande de « Bruxelles » et qu’elle n’a qu’une vision comptable des réformes qu’elle impose aux gouvernements de l’Union Européenne. (relire nos multiples articles sur la RGPP)

 

Nous continuerons donc d’observer ses implications dans les différents domaines de l’Education nationale et d’en dénoncer les effets pervers chaque fois qu’ils se feront sentir.

 

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Commentaires

L’Insee nous a annoncé ce matin une baisse du PIB de 1,2 %. En réalité, contrairement au discours optimiste de la ministre de l’économie, Christine Lagarde, il a fallu réviser à la baisse les données des 3 trimestres précédents… Ce qui fait le quatrième trimestre consécutif dans le rouge. La France est donc bien en récession.

Rappelons quand même qu’on nous avait annoncé au 3ème trimestre 2008 +0,1%. On révise à -0,2%. Idem au 4ème trimestre (-1,5% contre -1,1%)…

Ah ! Les statistiques et les données des experts…

 

C’est dire que la situation est bien plus grave qu’on ne nous le raconte. D’où la probabilité de voir la RGPP être appliquée avec une rigueur plus grande encore.

 

J’y vois 2 conséquences nous concernant :

 

1)    le statut pour tous les directeurs devient quelque chose de complètement inenvisageable.

2)    La création d’EPEP pourrait revoir le jour. Je n’y crois pas car, dans un premier temps, elle coûterait plus cher qu’elle n’est source d’économies.

 

Bref, voilà des nouvelles peu réjouissantes pour l’ensemble des citoyens mais pour les directeurs d’école, ce ne sera pas mieux…

Commentaire n°1 posté par Froment le 15/05/2009 à 14h08

Je parcours régulièrement ce blog. Je n’y écris jamais car je n’en partage pas le contenu et je n’ai pas envie de me frotter aux irascibles partisans du statut de chef d’établissement. Ce sera donc ma seule contribution.

 

Si je me permets d’intervenir aujourd’hui, c’est pour signaler aux quelques collègues anti- SNUipp que ce syndicat n’a aucun apriori contre les dirlos (suivez mon regard… Merlin, Pierrot, Pouk et Cie). Je précise que si j’ai ma carte au SNUipp-FSU, je ne suis ni délégué, ni responsable de quoi que soit. Simplement viscéralement pro-école publique et convaincu à 200% de l’impérieuse nécessité de lutter à l’intérieur d’un syndicat dûment constitué, hautement responsable et grand défenseur des valeurs laïques.

 

Je cite un extrait du « Dossier aide personnalisée » contenu dans « Fenêtres sur cours » n° 103 du 13 mai 2009 publié par le SNUipp59.

 

 

Bilan à l’issue du 1er trimestre :

 

« Un joli leurre qui cache mal l’accumulation des tâches nouvelles qui incombent à tous les enseignants à travers la mise en place des aides personnalisées. Les temps dégagés pour la concertation et la rencontre des partenaires de l’école sont largement insuffisants.

 

La direction d’école en est un exemple : les dernières réformes ministérielles ont considérablement alourdi les charges des directrices et directeurs, l’organisation des 60 heures en tête. La répartition des heures, la désignation des élèves, en concertation avec les enseignants, les parents, les collectivités territoriales et sous la pression des IEN ont multiplié les besoins de réunions, de rencontres que les quelques heures dont ils ont été dispensés ne permettent pas de couvrir.

 

A travers cette action, le SNUipp-FSU demande l’ouverture de négociations :

 

-          Sur la direction et le fonctionnement de l’école qui remettent sur la table le temps de décharge et la revalorisation financière.

-          Sur le rétablissement des 1500 postes de maîtres E et G

Sur les heures d’enseignement, les rythmes scolaires et les contenus des programmes.
Commentaire n°2 posté par val4 le 15/05/2009 à 14h49
@ val,
je ne crois pas en un monde binaire, et les enseignants du premier degré ne se partagent pas entre pro et anti SNUipp. 
Simplement viscéralement pro-école publique et convaincu à 200% de l’impérieuse nécessité de lutter à l’intérieur d’un syndicat dûment constitué, hautement responsable et grand défenseur des valeurs laïques.
...Amen? 

 J'écris à longueur de commentaire mon attachement au dialogue social, je ne vois pas d'autres solutions pour en sortir, donc je ne suis pas "anti-syndical".
Même si mon non-respect "des codes" gêne jusqu'aux plus hautes instances du SNipp (ça me l'a été reproché comme cela mercredi par la personne intéressée...) Je ne vois pas en quoi la critique, même vive, peut être un frein à la bonne santé démocratique.
On peut partager les mêmes valeurs  laïques et républicaines et exprimer de fortes divergences sur certains sujets sans mettre en péril le syndicalisme, non?

- Je ne reproche pas au SNUipp d'exister, je lui reproche son autisme au sujet des problèmes vécus par les directeurs.

la preuves?
En reprenant ce que tu mets en gras dans ton commentaire:

A travers cette action, le SNUipp-FSU demande l’ouverture de négociations :

Sur la direction et le fonctionnement de l’école qui remettent sur la table le temps de décharge et la revalorisation financière.
Sur le rétablissement des 1500 postes de maîtres E et G
Sur les heures d’enseignement, les rythmes scolaires et les contenus des programmes. 

Les maîtres E & G y sont expressément nommés, et défendus en tant que tel, les directeurs non! 
Pour nous c'est "la direction et le fonctionnement de l'école".
Et la nuance est d'importance, significative et essentielle.

Je suis persuadé que d'entrer dans notre problématique par le fonctionnement de l'école (que l'on veut changer?) et dangereux pour nous, surtout que nous sommes de plus en plus fragilisés.
PS- aucune espèce de "jalousie", juste un constat.

@ Froment.
Je partage complètement l'analyse, d'ailleurs au MEN nous avons bien senti que pour le Primaire c'était bouclé, reste à faire vivre les "nouveautés" jusqu'en 2012.
Par contre je suis plus "pragmatique" quant aux conséquences.
D'abord parce que du côté du MEN nos difficultés sont cernées. Les mains liés par le conteste (plus politique qu'économique), il ne se lancera pas dans une opposition frontale avec les syndicats... Mais si ouverture...
Ensuite parce que du côté syndical (SE, SGEN... voire SNUipp) ben, ça bouge.

Reste qu'il nous manque encore un peu "pression", de poids, pour faire basculer le tout dans une véritable discussion de fond qui pourrait déboucher sur du concret.

PS: économiquement il y a 2 "petits" leviers sur lesquels on peut agir:
> la redistribution de la moitié des économies faîtes sur notre dos en ne ne remplaçant pas tous les départs à la retraite.
> la fusion d'écoles quand c'est humainement possible.
Mais il ne faut pas rentrer dans le piège qui nous enferme aujourd'hui.
Chercher l'AVOIR avant de définir l'ÊTRE.
Commençons à dire ce qu'est un directeur d'école pour, ensuite, lui attribuer des moyens.

Commentaire n°3 posté par Pierrot le 15/05/2009 à 16h10
"parce que du côté syndical (SE, SGEN... voire SNUipp) ben, ça bouge.

Reste qu'il nous manque encore un peu "pression", de poids, pour faire basculer le tout dans une véritable discussion de fond qui pourrait déboucher sur du concret."

Tu es très optimiste, Pierrot. Quand on lit les belles bafouilles des syndicats que tu cites, pas grand espoir à avoir. Attention à leur double langage... Devant toi, on va dire une chose, dans ton dos, on dira l'inverse.
Que le SE évolue lentement... Mais le SNUIPP... Faut être un doux rêveur pour y croire ou y mettre énormément de bonne volonté.
Commentaire n°4 posté par Moira377 le 15/05/2009 à 16h19
@ Moira,
Je suis optimiste, mais pas naïf.

Tu connais les résultats de l'enquête lancée par le SE du TArn et Garonne sur nos conditions de boulots et nos revendications?
http://www.dirlo.org/forums/index.php?showtopic=111&hl=

Conclusion:
Les directrices et directeurs expriment un réel désarroi face à l’évolution du contenu de leur
fonction. 
La prise en compte de leurs besoins en temps constitue la priorité, comme celle d’une reconnaissance financière et statutaire.

... Peu, mais ça bouge. 
Commentaire n°5 posté par Pierrot le 15/05/2009 à 17h25
Pierrot,

Les syndicats ont-ils encore besoin d'une enquête pour connaître nos demandes en matière de reconnaissance statutaire ?
Ils connaissent tous parfaitement le sondage IFOP-GDID. Il y a eu d'autres enquêtes faites dans divers départements. Le SNUipp a consulté les collègues du 66. Tu cites le SE. ET alors ? Est-ce que ça les a convaincus qu'il fallait nous aider ? nous soutenir ? faire un bout de chemin avec nous ? être notre porte-parole ?
Non, ça n'a rien changé. Ils ont rangé les résultats au fond d'un tiroir puis sont passés à un autre sujet. Et nous, on attend toujours...
Commentaire n°6 posté par VALMORI Patrick le 15/05/2009 à 17h36

@ Pierrot


C'est ce qui s'appelle "chercher la petite bête" quand tu écris "Les maîtres E & G y sont expressément nommés, et défendus en tant que tel, les directeurs non! "


Je relis le texte de Val et j'y trouve le descriptif du surcroît de travail des dirlos. On y parle bien "
des charges des directrices et directeurs".

 
Il est ensuite évoqué "le temps de décharge et de revalorisation financière". Comment veux-tu être plus clair ?

Pourtant, souvent, c'est toi qui reproches aux collègues leur "lecture sélective"...


D'ailleurs tu le reconnais volontiers un peu plus loin quand tu écris "Ensuite parce que du côté syndical (SE, SGEN... voire SNUipp) ben, ça bouge." Sacré Pierrot...
Commentaire n°7 posté par Théo62 le 15/05/2009 à 22h35
Le diable se cache dans les détails Théo...
Et, je crois le dire souvent, nous souffrons de l'écart entre des discours très "marqués" et un réel beaucoup plus nuancé.
Et je veux m'inscrire dans le réel.
Je dis que du côté syndical ça bouge, parce que c'est vrai.
> Au SGEN le projet établissement est très avancé (beaucoup de points de désaccord)
> Au SE, qui prépare leur congrès (qui va déterminer les mandats portés par l'UNSA), la question des directeurs et des établissements feront l'objet d'un débat.(le GDiD continuera les rencontres pour alimenter leurs réflexions).
> Au SNUipp, le débat interne existe, mais leur position de leader les rend très très prudents.
Maintenant, ce qui est vrai aussi c'est qu'ils pilotent de gros paquebots... Manoeuvres délicates.

Théo, il y a une vraie différence entre revendiquer précisément quelque chose pour une catégorie de personnel (et je ne me place pas sur la pertinence de la demande, mais sur la forme et ce que cela induit sur le fond):
-  rétablissement des 1500 poste E & G
Et rester dans le syndicalement correct, en demandant "plus de..." (aucune précision, pas de seuil...) pour améliorer, voire changer (?) le fonctionnement et "la" direction, qui ne sont que des "notions" (même pas des concepts).
Quand on sait que le SNUipp revendique (mollement, c'est vrai) une direction (et pas un directeur!) collégiale, avec un CMD (fonctionnement), on doit, si on se place dans la "raison" et pas dans la "foi", se questionner sur le sens des mots (surtout que l'on sait bien que chacun de ces mots est bien pesé avant d'être couché sur le papier.)
Il est très facile d'écrire:
-augmentation de X X pour les directeurs d'écoles.


Je suis sincèrement attristé de ne lire pratiquement que du "copier/coller" et de l'autosatisfaction de la part de se qui réclament du syndicalisme, sans recul, avec en même temps des rappels sur les valeurs républicaines, laïques, démocratiques...,  et des accusations d'anti-syndicalisme, alors que concrètement, nous oeuvrons pour que les syndicats jouent leur rôle à notre sujet...

PS: Sacré Pierrot...
Mais non, justement, tu peux continuer  
Commentaire n°8 posté par Pierrot le 16/05/2009 à 10h09
Cher Pierrot,

"Au SGEN le projet établissement est très avancé (beaucoup de points de désaccord)
> Au SE, qui prépare leur congrès (qui va déterminer les mandats portés par l'UNSA), la question des directeurs et des établissements feront l'objet d'un débat.(le GDiD continuera les rencontres pour alimenter leurs réflexions).
"

1) le SGEN veut que l'IEN soit à la tête du CA. Et toi tu soutiens une telle proposition ?
2) les instits comme les dirlos, personne ne veut d'un statut d'établissement. On a une spécificité propre au primaire qu'il faut garder. L'améliorer, bien évidemment mais pas foutre en l'air. Quel intérêt pour l'instit de base d'être intégré à un EPEP ? Tu crois qu'il réclame un échelon hiérarchique de plus ? Certainement pas.

Le SGEN... combien de bataillons ? Il ne représente rien. Tu perds ton temps à discuter avec les groupuscules, Pierrot.
Commentaire n°9 posté par Gégé le 16/05/2009 à 14h53
Val4 : Je ne sais pas si je suis dans le "et cie", mais je pense que tu confonds critique et antisyndicalisme.

"Simplement viscéralement pro-école publique et convaincu à 200% de l’impérieuse nécessité de lutter à l’intérieur d’un syndicat dûment constitué, hautement responsable et grand défenseur des valeurs laïques."  C'est un peu enfoncer une porte ouverte tout de même, non?
Ce sont mes valeurs comme celles de la grande majorité des membres du GDID.
Maintenant tu ne peux nier ou occulter certains légers points tout de même:
- La grève administrative qui s'est terminée en queue de poisson coutant un peu cher pour ceux, comme moi et toi et d'autres, sont allés au bout... Sa fin n'est pas vraiment glorieuse non? Rappelle toi du glissement progressif les dernières années de "grève" vers "blocage" puis "faites comme vous le sentez..".. Le minimum chez un syndicat c'est d'être clair non? Bilan ! Out! les dirlos!
-Base élèves.. Qu'il fallait remplir , puis non, puis oui, puis peut être, le tout sans tenir compte des risques réels pour les dirlos.
-Les Evals CM2 et CE2 qu'il ne faut pas faire passer, sans tenir compte que c'est le dirlo qui est nommément responsable "grâce à la clef OTP"
-Les stages filés qui dérivent des 4/5 classes vers les 8 classes et que les dirlos de 8 classes doivent bien accepter "car on ne peut rien faire... Ce serait aller contre une majorité de collègues qui en tirent bénéfice" (cela m'a été répondu quand j'ai eu ce problème)
-Le point supplémentaire pour accéder au hors classe contre lequel on pousse des cris au nom de l'égalité entre les personnels... Le syndicat va t il refuser de la même manière la prime d'évaluation CM2 et CE1 au "mérite" d'avoir une classe de CE1 ou de CM2 cette année?? J'attends de voir. Logiquement, On refuse le point au dirlo, soit. On refuse la prime pour les mêmes raisons. c'est logique.

Alors, oui, il y a des critiques, cela semble logique mais cela ne veut pas dire antisyndicalisme. "Lutter à l'intérieur d'un syndicat".. Je suis d'accord, mais il faudrait tout de même que ledit syndicat prenne en compte tous ses adhérents.
L'association GDID n'est pas un syndicat et ne l'a pas voulu. Pourquoi, parce que nous pensons que nos syndicats régulièrement élus doivent prendre en compte les remarques, propositions et critiques de tous les personnels, nous compris.

Nous pensons que l'école publique, pour se défendre et survivre face aux attaques actuelles doit changer (statut).Nous l'avons même rédigé et proposé à tous pour qu'il soit amélioré. Ce n'est pas ainsi que l'on fonctionne en démocratie... En faisant des propositions et en les défendant?
Le syndicat parle de CMD pour la direction des écoles.
Ce serait une autre proposition, mais encore faudrait il la voir décliner en mots et situations concrètes. Je le demande à tous les délégués que je rencontre. Je n'ai toujours rien. Dommage..  Une autre proposition serait la bienvenue pour aller de l'avant.

A moins que le syndicat ne parle de CMD que parce qu'il souhaite le statut quo (on reste comme maintenant). Malheureusement, et c'est cela qui explique surement les discussions "vives" sur les forums, ça se n'est pas possible... Pourquoi? Parce que tout simplement le MEN change la donne chaque jour (regroupement, fusion, postes à profil, attaque du paritarisme).

Alors, il va bien falloir faire un choix au syndicat.. Définir le CMD, le proposer à la profession, à la limite lutter pour, mais que cela soit clair ! Mais à force de pietiner, de regretter, d'ignorer, on finira par récolter le Pire: L'EPEP, façon Darcos avec dirlo chef hiérarchique, CA à majorité élus, j'en passe et des meilleurs (lis les propositions Morano sur les j'ardins d'éveil et anticipe ce que cela entraine pour le dirlo de la structure)

Nous on ne peut rien faire... Juste proposer et défendre nos propositions car justement, nous sommes une association de gens divers, respectueux de la démocratie. Nos syndicats régulièrement élus sont seuls habilités à négocier.
Mais faites le!

che
Commentaire n°10 posté par che le 16/05/2009 à 15h59

Merci Che !

Des propos simples démontrant  la complexité de notre fonction de directeur.
J'ai beaucoup apprécié ton intervention. 

Tout le monde pourrait en ajouter. J'aimerai qu'on le fasse :  ce serait amusant d'entendre les litanies des collègues dirlos...



Il y a certes, et en aucun cas il ne faut le sous estimer, l'importance du mouvement syndical, mais il y a NOS revendications qui ne sont pas portées par ces mêmes syndicats.

Je reste persuadé qu'un statut  (au risque de heurter des membres du GDID  !) même sans progrès manifeste en espèces trèbuchantes en cette période de régression économique serait mieux que rien du tout...

Il y a des risques : oui... Et alors ... Il y a toujours des risques quand on essaie de faire évoluer une situation... Le statu quo est-il soutenable ?  

C'est le coeur du problème. Comment défendre notre vision de l'école publique ?

Allez !  Pour rire, un sujet pour le futur master de l'éducation nationale !
En quoi l'école des "adjoints" est-elle différente de l'école de nos jours ?

Bien cruel sera celui ou celle qui posera une question connexe en parlant de nos syndicat !!!


kermg
  

Commentaire n°11 posté par kermg le 16/05/2009 à 19h10
Cher GG,
"Au SGEN le projet établissement est très avancé (beaucoup de points de désaccord) 
traduction:
Nous pas être d'accord!
Toi comprendre?
Alors toi pas écrire:
le SGEN veut que l'IEN soit à la tête du CA. Et toi tu soutiens une telle proposition ?

Tu perds ton temps à discuter avec les groupuscules, Pierrot.
Et c'est moi l'anti syndicaliste primaire, celui qui met à mal les valeurs

Groupuscules... Mercredi nous avons  rencontrer la CFTC  et jeudi la CGT-éduc.
On n'a vraiment rien à foutre...
Commentaire n°12 posté par Pierrot le 16/05/2009 à 21h38

@ Che

"
l'école publique, pour se défendre et survivre face aux attaques actuelles doit changer (statut)"

Bien sûr qu'elle doit évoluer. On est en 2009. Je ne suis pas pour le statu quo. Mais il ne suffit pas de dire changer=statut d'établissement. Il faut aussi expliquer en quoi ce changement (car c'en serait un !) serait bénéfique à l'école.
Je comprends que certains dirlos (minoritaires) pensent cela, comme toi car ils estiment que ça LEUR serait profitable. Mais l'école n'est pas faite pour les SEULS dirlos (et j'en suis). Doit-on imposer cette vision (minoritaire) du fonctionnement de l'école à tous ses acteurs (majoritaires) ?

@ Pierrot

Est-ce faire de l'anti-syndicalisme que de dire que certains syndicats sont des groupuscules et qu'ils ne représentent pas grand monde ? D'ailleurs, ils nuisent à l'efficacité syndicale car ils provoquent la division. Tu le sais bien, nous avons trop de syndicats. Beaucoup ne sont absolument pas représentatifs.

Tu as rencontré la CGT. Très bien. Mais... résultat des courses ?

Commentaire n°13 posté par Gégé le 16/05/2009 à 23h00
Il me semble que le Snuipp est né, en son temps, d'une rupture avec le Sni-Pegc, bref d'une division qui a rendu possible, d'un syndicat qui fédérait l'ensemble de la profession , l'apparition de différents syndicats ayant chacun leurs particularismes... juste pour la petite histoire sans jugement de valeur aucun.

 A nouveau, l'argument: les dirlos vous ne pensez qu'à vous, les collègues ne gagnent rien à votre combat.

 Il serait vain de relever les luttes " corporatistes" estampillées "justes" au sein de notre profession, simplement une remarque:
pour qui connait un peu le fonctionnement d'une école: la pire crainte d'un adjoint est de devenir , suite à un arrêt maladie ou autre " directeur ou directrice" nommé par les collègues, l'IEN, l'IA.. rares sont ceux qui apprécient cet honneur. Pourquoi? diriger une école, ça devrait être plutôt valorisant, motivant, une marque de reconnaissance de la hiérarchie, pas une presque " sanction"? problème à creuser.
La plupart des adjoints souhaitent bosser dans leur classe et être le moins possible sollicités par les tracas quotidiens. Ils apprécient autant un dirlo disponible pour signer l'autorisation de sortie remise au dernier moment ou la pile de livrets...
Nombreux sont ceux qui veulent que la moindre panne soit réparée rapidement, que les parents du gosse malade soient prévenus, que les documents adminsitratifs soient prédigérés au stabilo... etc... autant de tâches excécutées par le dirlo et plus celui-ci a de temps pour le faire, mieux l'école se porte. Maintenant , si les décisions prises en CDM pouvaient être validées par le dirlo, on gagnerait aussi en efficacité et proximité sans avoir à transiter par l' IEN pour la moindre date de réunion: un dirlo avec statut serait bien utile.
Reste le mythe du peit chef autoritaire brandi par certains: quel dirlo aurait intérêt à se mettre toute une équipe à dos juste pour jouer au Napoléon au petit pied? les principaux de collège sont-ils tous des tyrans? je ne pense pas.
 Alors les revendications des dirlos, loin d'être corporatistes pourraient , dans les modifications qu'elles entraineraient, améliorer les conditions de travail des adjoints et le relationnel avec les parents et institutionnels.
Commentaire n°14 posté par merlin le 16/05/2009 à 23h46
Cher Gégé,

Je comprends que certains dirlos (minoritaires) pensent cela, comme toi car ils estiment que ça LEUR serait profitable. Mais l'école n'est pas faite pour les SEULS dirlos (et j'en suis). Doit-on imposer cette vision (minoritaire) du fonctionnement de l'école à tous ses acteurs (majoritaires) ?
Ce n'est pas sérieux.
D'abord, parce qu'au seul niveau des directeurs nos "idées" sont largement majoritaires,(pour ma part je suis à 4 ans de la retraite dans l'école de la commune où depuis 5 générations nous vivons.
Pour MOI, tout va bien... Et je suis con de me laisser entraîner sur ce terrain  .)

La volonté d'avoir un interlocuteur responsable et clairement identifier (statut) À l'école est aussi majoritaire auprès des "acteurs".
Cela a été acté plusieurs fois, notamment dans le rapport Thélot où élus, fédérations de Parents se sont prononcés pour un véritable directeur dans les écoles (même chose pour les IEN que nous avons aussi rencontré  ).

Reste les adjoints (car dans l'école nous sommes différenciés à partir du personnel que tu nies: directeur / adjoints).
Ben yaka leur demander!

Mais "on" s'y refuse, parce que l'on sait.
L'école n'appartient pas aux directeurs... ni aux enseignants, d'où les premières limites du CMD.

Est-ce faire de l'anti-syndicalisme que de dire que certains syndicats sont des groupuscules et qu'ils ne représentent pas grand monde ? 
Oui, en tous les cas quand c'est énoncé comme ça.
Qu'est-ce que la représentativité pour un syndicat?
C'est une question essentielle.
Et si on considère que le fonctionnement de l'école est une affaire sociétale, qui concerne tous les citoyens, on peut  encore prétendre que la CFDT comme un groupuscule?
Sauf à s'appuyer sur une conception corporatiste du syndicalisme, pourquoi pas, mais alors il faut l'assumer.
Il est indispensable  de rencontrer tous les acteurs (nous l'avons fait aussi avec les Maires de France, l'AGEEM, l'OCCE ...) pour justement installer le débat.
Ensuite on verra qui est minoritaire.

Pour conclure, je crois que nous sommes d'accord pour dire que les choses doivent bouger.
Mais l'entrée par le fonctionnement de l'école est dangereuse:
- d'abord parce qu'elle tourne le dos à l'existant (les école aujourd'hui fonctionnent et il y existe un personnel de direction).
- ensuite parce que cela conduit à envisager d'abord les EPEP puis leur gouvernance.
= position du SGEN.


 
Commentaire n°15 posté par Pierrot le 17/05/2009 à 09h38
faut pas écrire trop tard, gégé, ça nuit au discours.
"mon intérêt ?"... Je ne verrai (dans le cadre scolaire" j'entends) ni le statut éventuel, ni un hypothètique statut d'établissement quelqu'il soit. Parti cultiver mes rosiers et normalement avant Pierrot.....

"Mon intérêt?"  On ma proposé, cette année de troquer ma direction de 8 classes et 25 % contre une 14 avec 100 %, et j'ai pas pris, préférant garder ma classe. Bien sûr, cela m'entrainera à, comme actuellement, ne pas compter les heures de boulot de dirlo le mercredi et le dimanche... Mais, les gamins sont grands et, dans mon cas, ça vaut le coup.
Chouette école, budget dans le haut de la fourchette, gamins calmes, équipe stable et sympa, parents pas chiants, ne vois jamais un CP et l'IEN juste le jour de la pré rentrée. Parcours pro chanceux... bilan.. De fortes chances de passer hors classe l'an prochain et sans point sup...
En fait, le statut quo, dans mon cas, c'est l'idéal... Je ne vois même pas pourquoi je me bats pour ce statut si je ne prends que mon cas perso.

Enfin, un peu quand même parce que:
-J'en ai ma claque de voir des mômes de 25 ans, contraints de demander des directions en sortant de l'IUFM car ce sont les seuls postes vacants pour éviter d'être balancés à 1H30 de chez eux
-J'en ai ma claque de voir ces mêmes gamins dépassés au bout de 3 mois par leur travail de classe et le travail de dirlo auxquels ils n'étaient pas préparés et qui se font en plus ramasser par l'IEN, les Parents et même les collègues.

et tout cela pourquoi? Parce que les directions n'intéressent personne chez les adjoints qui les laissent vacantes. Tu dis "minoritaires".. J'en sais rien, je ne suis pas sondeur. Je fais juste un constat... Il y a chaque année plus de directions vacantes, plus de directions imposées qui sont filées "au moins "grande gueule" au nom des nécessités de service.

Pour ce qui est du pourquoi d'un statut et de ses avantages. Je te renvoie au site du GDID pour lire la proposition de statut de dirlo et la motion 5.
Une remarque tout de même, ne serait ce que sur le mot même. "Statut" a toujours été une garantie pour un groupe de personnes ou d'activités.
Les beaux parents viennent d'obtenir un statut pour défendre et cadrer leurs droits, les CP, psy, EVS vont en avoir un ou en ont un dans la même optique. Les réfugiés respirent quand on leur a accordé le "statut de réfugié politique", car des droits vont avec.

Avantage d'un statut pour les dirlos, si tu ne dois en retenir qu'un? Définir leur rôle, le cadrer, le limiter pour leur plus grand bien tout autant que pour celui des adjoints.
On évite ainsi les nominations "à profil sur lettre de mission" de "ptits chefs" soutenus hors tout cadre légal par une hiérarchie qui voudrait mettre de l'odre ici ou là (Voir Isère)
Commentaire n°16 posté par che le 17/05/2009 à 10h35
A Gege:
Tu dis:"Doit-on imposer cette vision (minoritaire) du fonctionnement de l'école à tous ses acteurs (majoritaires) ?"
Ben moi je ne sais pas comment tu fais pour dire des C..ries aussi grosses sans être foudroyé sur place. C'est une nouvelle preuve de la non-existence de Dieu mais on dirait qu'il n'y en a plus besoin quand la seule bonne parole est celle du SNUIPP que des brebis bêlantes rapportent sur tous les fronts sans prendre une seconde le temps d'y réfléchir. Dommage, tant que ce sera ça l'action syndicale, ben sans moi.
Christian
Commentaire n°17 posté par Christian le 17/05/2009 à 11h59
Je lis des commentaires qui me font m'interroger sur le combat que mènent les collègues pour obtenir un statut.

Pierrot écrit : "pour ma part je suis à 4 ans de la retraite"

Che répond : "Parti cultiver mes rosiers et normalement avant Pierrot....."

Moi, j'approche de la retraite également. Autour de moi, les plus remontés pour lutter contre le statu quo sont des collègues de ma génération. Les plus jeunes, on ne les entend pas, on ne les sent pas motivés pour améliorer leur sort. Pourquoi ? La crainte de se faire "remarquer" par l'IEN ? Que risquent-ils ? Appartiennent-ils à une génération moins sensibilisée aux luttes sociales, aux joutes politiques ? Il est vrai que les contingents de syndiqués se recrutent encore parmi ceux qui y croient encore. Les plus jeunes se syndiquent parfois, en début de carrière, par intérêt ou pour ce qu'ils croient être leur intérêt immédiat : un poste pas trop loin de chez eux... On ne retrouve pas le même idéal et la même ferveur qu'on sent chez des collègues comme Pierrot ou Che. Dommage car ce n'est pas réconfortant pour l'avenir...
Anne-Marie
Commentaire n°18 posté par mat pu j.prevert le 17/05/2009 à 23h28

@ che

"
Nous on ne peut rien faire... "

Individuellement, non. Nous sommes bien d'accord et c'est bien d'en prendre conscience. Ce n'est pas le cas de tous les collègues qui interviennent ici et ailleurs.

C'est la raison qui m'a fait intervenir à plusieurs raisons pour demander (avec insistance) de cesser les attaques stériles contre les organisations syndicales. En essayant de les discréditer, on se tire une balle dans le pied.

Sans les syndicats, nous sommes à la merci de n'importe quel ministre qui cherche la moindre faille pour faire passer ses lubies.
Mais avoir des syndicats ne suffit pas. Encore faut-il qu'ils soient soutenus et forts du soutien le plus large possible. C'est ainsi que nous arriverons à défendre l'école.

Ensuite, à l'intérieur des syndicats, à nous de nous faire entendre pour faire passer les idées qu'on pense être les meilleures pour faire bouger les lignes. Mais c'est à l'intérieur que ça doit se passer. Il faut faire jouer la démocratie interne. Il est certain que des attaques extérieures ne peuvent que faire se replier sur eux-mêmes les délégués ou responsables syndicaux. C'est l'effet inverse que l'on obtient.
Je crois aux vertus de la discussion. Il ne semble pas y avoir d'autre voie possible que les arguments pour persuader les collègues que l'on peut faire mieux ou tout simplement faire autrement.

J'espère que la prise de conscience de Che servira d'exemple et incitera d'autres collègues à adopter la même attitude responsable.

Commentaire n°19 posté par Isabelle Censier le 18/05/2009 à 09h15

@ Pierrot & Christian

"...au seul niveau des directeurs nos "idées" sont largement majoritaires" (Pierrot).

Je ne sais pas si l'idée des EPE(P) est majoritaire. J'ai comme de gros doutes...
Mais, ce n'est pas là-dessus que je m'arrête. C'est sur le fait que vous considérez que l'école c'est d'abord, avant tout et surtout, les dirlos.
Ben non, nous ne sommes pas seuls. Nos collègues adjoints ont peut-être aussi leur mot à dire. Leur opinion est peut-être à prendre en compte... Ont-ils la même vision que vous de la possible transformation des écoles en EPE(P) ? Faudrait peut-être leur demander si vous estimez qu'ils pensent comme vous.

Commentaire n°20 posté par Gégé le 18/05/2009 à 10h25
@ Gégé,
Sur les EPEP, tu as raison, ils sont rejetés par pratiquement tout le monde.
Sur le "statut d'établissement", c'est plus nuancé.
Enquête IFOP:
Concernant les moyens financiers de l'école, 76% des Directeurs demandent la création d'un statut d'établissement garantissant une parité de moyens entre les écoles, alors que 24% seulement souhaitent que le financement des écoles continue d'être assuré selon les possibilités financières de chaque commune. Les résultats apparaissent très homogènes sur la question du financement des écoles, aucune catégorie de répondant ne se distinguant particulièrement. 

Mais, je te l'accorde, avant de savoir si on est pour ou contre, il faudrait qu'il y ait un vrai débat, que l'on puisse vraiment, au delà des procès d'intentions, approfondir les positions...

Quant au fait que l'école n'appartienne pas aux directeurs, ENTIÈREMENT d'accord avec toi.
Et il est ÉVIDENT que les adjoints ont leurs mots à dire dans le débat.
Je l'ai déjà écrit dans le commentaire 15, je peux te le répéter:
> aux adjoints, yaka leur demander.
Maintenant le "fonctionnement" de l'école est affaire de société, donc c'est de l'ordre du "projet politique" et intéresse tous les citoyens, l'école leur appartenant.
les enseignants que nous sommes interviennent à 2 niveaux:
- celui de citoyen
- celui de fonctionnaire, soucieux de ses conditions de travail.

PS: Dans le même ordre d'idée, Gégé, es-tu certain que le CMD soit "majoritaire"?
Commentaire n°21 posté par Pierrot le 18/05/2009 à 11h06

@ Pierrot

 

"76% des Directeurs demandent la création d'un statut d'établissement garantissant une parité de moyens entre les écoles"

 

Un statut d’établissement ne garantirait pas une parité de moyens entre les écoles. On a l’exemple des collèges qui ne sont pas tous dotés des mêmes moyens. D’un département à l’autre, tu trouves de grosses disparités selon que le conseil général est riche ou non. Prends l’exemple des départements 92 et 93.

 

Tu as aussi des disparités liées au choix fait par les directions de collèges dans l’équipement demandé. Tu as également des disparités liées au fait que des conseils généraux mettent l’accent financier sur tel collège plutôt qu’un autre parce qu’il est jugé plus dynamique et davantage porteur de projets.

 

Bien entendu la question posée de cette façon favorise ce genre de réponses. Mais, et c’est un signe, malgré la formulation de la question, il se trouve quand même un quart des directeurs à ne pas s’y montrer favorable. Imagine maintenant que tu n’aies posé que le début de la question pour rester objectif : "...la création d'un statut d'établissement... . Quel taux de réussite aurais-tu eu ?

 

Tu vois, Pierrot, il ne faut pas s’enflammer trop vite…
Commentaire n°22 posté par Dedel le 18/05/2009 à 14h38
Toujours l'argumentation ferlatée, mon bon Dédel...

Tu dates un chouia. Ert tu es loin d'être le premier à nous sortir, sur ce sondage, le bon vieux oup des questions inductives, des réponses qui n'en sont pas.

Argumentation pitoyable pour qui connaît les sérieux de l'IFOP, qui n'en est pas à sa première enquête d'opinion....

Argumentation bien torve puisque tu refuses d'entendre 3/4 des avis, mais que tu retiens volontiers le quart qui t'arrange... Lorsque le résultat d'une élection te déplait, tu demandes donc à élire un nouveau peuple ?

Argumentation vérolée puisque battue en brêche par le récent sondage organisé par le SE-UNSA 82, dnt les réponses, départementalement, sont similaires ax résultats nationaux de cette enquête de l'IFOP.

Mais argumentation qu'il ne tient qu'à toi d'étayer ! Rien n'empêche ton tout-puissant syndicat d'organiser et financer un autre sondage, au même niveau national. Bien sur, il y a le risque que les collègues donnent d'autres réponses que celles de ton catéchisme. Et la meilleure manière que tu as de pouvoir continuer de nier l'évidence serait bien sur de refuser cette consultation des dirlos de ce doux pays.

Mais bon, on peut rêver d'un syndicat qui consulterait sa base, qui prendrait en compte nos demandes et les défendrait. Normalement, c'est d'ailleurs comme ça que ça devrait se passer.

En attendant donc cette consultation organisée par ton syndicat, qui ne saurait tarder, tu as pu trouver réponse à ma déjà vieille question ? Tu sais, celle où je te demandais de m'indiquer une petite, une minuscule, une unique action nationale de ton syndicat pour les dirlos... ca donnerait quand même un autre poids à ton discours...

Thierry fabre
Commentaire n°23 posté par thierry fabre le 18/05/2009 à 17h10

Oh la...Isabelle,  je crois que je n'exprime pas correctement. J'aurai brusquement découvert la lumière après voir erré dans les limbes de l'antisyndicalisme?

Pas vraiment, en fait. Je reste, et je ne suis pas le seul, attaché à la représentation des salariés par les syndicats.. Mais ce n'est pas nouveau.. Ca a toujours été et il en est de même pour mes collègues.Cela ne m'empêche pas de critiquer fortement ces même syndicats sur leurs actions et prises en compte de la situation des dirlos.

Ces représentants que nous élisons, je leur reproche, comme mes collègues, leur autisme face aux dirlos, etc... relis mon mel n° 10.

Convaincre de "l'intérieur"? Encore faudrait il encore pouvoir parler, être écouté.. Pour parler, il faut être deux (au moins) et cela commence à faire un paquet d'années que je constate que les voix qui ne sont pas dans la ligne sont ignorées. Heureusement, des "volets" s'ouvrent un peu (va voir sur le site du GDID qui ne compte plus le nombre d'approches qui ont été faites vers TOUS les syndicats).

Une remarque.. On est sur des sites de dirlos.. et on parle de ce petit pan de l'action syndicale qui concerne les dirlos; Pas du reste. Et là, désolé, c'est pas brillant!

Je le redis et le réclame... Que les syndicats arrêtent de considérer qu'un statut d'école et de dirlo est obligatoirement une mise en place d'un petit chef débile dans les équipes. Que les syndicats arrêtent de croire que les partisans d'un statut sont des crétins assoiffés d'un petit pouvoir de caporal de bas étage. Que les syndicats acceptent la contradiction, présentent d'autres projets (le CMD par exemple) concrètement, écrit, prenant en compte les textes existants.

La motion 5 sur un statut d'établissement public,bien différente des EPEP Darcos, c'est le fruit d'heures de travail, de prise en compte des changements en cours (en particulier de la formation des maîtres), de prise en compte des responsabilités nouvelles qui se sont imposées aux dirlos. Elle a été écrite, critiquée, mise en ligne. Elle n'est pas parfaite, loin de là. Vous pouvez tous la critiquer, l'attaquer... C'est facile. Elle existe concrètement.

Le CMD... définissez le. rédidez son fonctionnement, prenez en compte les textes. Après on voit! Et c'est cela que je reproche aux syndicats sur ce point précis. Dire non en se tenant droit dans ses bottes.. c'est facile! Encore faut il s'y tenir droit!

Un exemple: Je viens de recevoir le bulletin du Snui de mon coin. Prime d'évaluation. "Nous demandons à chacun de la refuser individuellement". Facile! Qui va le faire?
Tous les syndiqués au SNUI ? Ce truc est une honte intégrale. Il est la pierre angulaire du début du paiement au mérite. Il va créer des problèmes énormes dans les écoles et ruiner les "quelques équipes" que le SNUI défend tellement en refusant un statut pour le dirlo au nom de "l'égalité" entre les PE
Pourquoi ne pas attaquer le décret au TA ou ailleurs? Déposer une plainte pour discrimination? Y'a de quoi! L'évaluation fait partie intégrante des obligations des PE, qu'elle soit nationale ou autre. Les CE2 ont fait passer "gratuitement" les évals pendant 10 ans... Les CP ont des évaluations départementales.. Et ON PAYE LES CE1 ET LES CM2?
Et avec du temps on trouverait d'autres angles pour bloquer cette prime.
Petite remarque... Je suis en CM2 et je vais la toucher plein pot..

Tu vas me dire.. Refuse la!  Oui je sais comme pour la grève administrative ou BE et être sanctionné financièrement tandis que mes "potes syndicaux" dirlos ont envoyé leurs effectifs, eux... et rempli BE?

En bilan... Les syndicats? Oui je crois que c'est un des derniers remparts pour les salariés que nous sommes. Mais ils ne le resteront que si ils retrouvent leur vraie réalité. Représentants des salariés, de tous les salariés.. Et non pas sorte d'appareil qui décide "d'en haut" de la bonne parole à diffuser auprès des soutiers d'en bas.

Pour les dirlos.. Présentez votre projet de CMD, écrivez le.. confrontons le avec le notre.. Mettez le en ligne concrètement...Si il est cohérent avec ce que les dirlos vivent au quotidien et leurs nouvelles obligations... Si il est meilleur que notre projet, si il me convient, si la profession le préfère, je te promets, je le soutiens.
che

Commentaire n°24 posté par che le 18/05/2009 à 19h47
Je ne veux pas répondre à quelqu'un en particulier...

J'ai lu. Il sera évident de me retouver proche de certains intervenants.

Je suis ENCORE SYNDIQUE ( SNUIPP). Oui, je crois comme certains que les syndicats sont l'une des dernières formes de résistance...
Mais je constate aussi que dans ma petite école, on n'est que 2 à être syndiqué sur les 6 titulaires, les RASED, les décharges et compléments de temps... Et si les  MON syndicat s'interrogeait ?

On me dit : CMD ! J'approuve. Je me bats pour que mes petites idées se développent, évoluent avec les idées des collègues, prennent forme...
Un statut : ma façon d'agir me variera pas.

Je me plains ? Bah, un peu.
Je rentre de classe découverte. Un collègue a un examen médical de longtemps progammé. Ses élèves en soutien : bah, je les prendrai. Avant, je suis allé au kiné... Bah , pas grave, j'ai de l'embonpoint à perdre : pas manger.
Cet après midi, outre le collègue absent, ma décharge est malade... Je fais classe au pied levé... Euh... Comment je fais pour rendre les dossiers 6ème, lire le courrier, préparer les dernières réunions... En Bretagne, il n'y a pas classe jeudi vendredi et samedi...
En prime , la vacataire anglais a trouvé une boulot.  Qui va corriger les évaluations Langue ? Qui va rentrer les résultats dans le logiciel ? Cherchez pas...
Un futur 6ème a oublié son livret socalire. Qui a vérifé, qui a appelé ses parents en faisant classe...

C'est le quotidien.

Et on me dit : Conseil des Maîtres Décisionnaires. J'ai vécu une excellente ambiance d'école , où  on pouvait compter les uns sur les autres. Ici, si quelqu'un est en retard, cela arrive, c'est le dirlo qui remplace : personne ne se sent concerné...

Dans le rappot thématiqe : les communes et l'école de la république, des pistes sont esquissées.

Je regrette que les syndicats ne s'en emparent pas pour les faire évoluer.

Mais comme le disait un responsable associatif de permier plan, (Dumasedier ?) une association, un syndicat, ... se construit avant tout contre quelque chose : c'est facile à fédérer. Pour une idée : c'est plus difficile...

Je conclus. Un(e) collègue a écrit qu'il faut essayer de pousser de l'intérieur... Une seule question en retour. Cette personne est syndiquée. A-t-elle reçu une information locale pour la réalisartion de la liste de nos représentants. Moi, chez moi, ... il n'y a pas eu... J'ai delmandé au collègue du même syndicat... Et on me parle de démocratie...

Vous comprenez que j'hésite à réadhérer avec tout ce que j'ai avancé...

kermg
Commentaire n°25 posté par kermg le 18/05/2009 à 22h10
Che pense que je défends telle ou telle mesure avancée par un syndicat. En réalité, il fait allusion au CMD. Mon propos n'est pas celui-là. Je veux dire simplement que nous devons éviter toute division qui n peut que rendre service au gouvernement. C'est ce qu'il cherche : affaiblir la représentation des salriés pour mieux imposer ses réformes. Il faut y faire très attention. Certains pays européens, comme l'Irlande, ont baissé la rémunération des fonctionnaires. Nous ne sommes pas à l'abri derrière notre statut. Prenons garde et restons vigilants et forts.
Kermg doute qu'il soit possible de discuter à l'intérieur d'un syndicat. Une expérience locale malheureuse, peut-être. Mais peut-il généraliser. Tous les vrais militants le diront : peu nombreux sont ceux qui se donnent la peine de fréquenter régulièrement les AG ou les réunions de secteur. D'où leur difficulté à se faire entendre. Je veux assurer Kermg que lorsqu'on est réellement motivé, on arrive à faire entendre sa voix. Sera-t-elle pour autant prise en compte ? Tout dépend de sa force de conviction. Mais si la démocratie interne n'est pas satisfaisant et je sais que ça existe, il ne faut pas claquer la porte mais au contraire tout faire pour obliger les "hiérarques" à écouter et à entendre ceux qui s'impliquent. Pas facile, j'en conviens. Mais le syndicat est une petite société avec des gens qui veulent le pouvoir car le pouvoir enivre. C'est une petite société faite de rapports de force. La vie, quoi !
Commentaire n°26 posté par Isabelle Censier le 18/05/2009 à 23h11
Je voulais rester éloigné de ce commentaire Isabelle, mais pardon, excuse moi et surtout ne le prend pas mal, mais c'est du syndicalisme expliqué aux enfants.
Je veux dire simplement que nous devons éviter toute division qui ne peut que rendre service au gouvernement.
> sur quoi s'est adossé le GVT pour signer le Proutocole.
Sur la division des dirlos ou celle des syndicats?

Tous les vrais militants le diront : peu nombreux sont ceux qui se donnent la peine de fréquenter régulièrement les AG ou les réunions de secteur. D'où leur difficulté à se faire entendre.
C'est bien ce que l'on dit, Isabelle, leur seul souci est de se faire entendre, et nous on te parle d'écoute.
Pourquoi, avec les moyens et des relais conséquents, y-at-il si peu de syndiqués? 
Parce qu'il y en a marre d'écouter, on veut être entendu.
Et, curieusement, à 2000 adhérents... on commence à être écouté.
Un "haut" responsable nous a même prédit " qu'à 4000 c'est gagné."

Beaucoup de respect pour ceux qui continuent à croire que l'on peut faire changer les choses de l'intérieur.
Pour ma part, j'ai longtemps essayé, j'ai échoué.
Mais pas abandonné, de l'extérieur on fait bouger les lignes.

Mais le syndicat est une petite société avec des gens qui veulent le pouvoir car le pouvoir enivre. C'est une petite société faite de rapports de force. 
Heureusement que ces propos ne sont pas issus du bout de mes doigts...
Ben au GDiD, rien de tout ça, la belle vie quoi!
Commentaire n°27 posté par Pierrot le 19/05/2009 à 08h10
"Et, curieusement, à 2000 adhérents... on commence à être écouté.
Un "haut" responsable nous a même prédit " qu'à 4000 c'est gagné."
"

T'as pas encore compris que le but de ces gens qui nous gouvernent c'est de diviser ? Ils vous ont reçus avant d'être 2000. Ton asso s'en vantait déjà à ce moment-là. Qu'est-ce que t'as obtenu ? Ils ont flatté ton ego ? La belle affaire !

Recevoir une assoc, une coordination, ils le font toujours. Ils les encouragent même à persévérer. Allez, les p'tits gars, un p'tit effort, recrutez et quand vous serez 4000, revenez nous voir... Manière d'enfoncer un coin entre les catégories de salariés !

Arrêtez ! Arrêtez de tomber dans le panneau ! Arrêtez de vous regarder le nombril !
Ils n'ont pas un sou à mettre pour les dirlos et même pour les enseignants en général. Ah si... une p'tite prime de 400 € pour les éval... juste de quoi diviser la profession... Merci m'sieu.
Alors, soyez modestes ! Soyez réalistes ! Ils vous mènent en bâteau ! Ils veulent vous faire marcher et vous courez !
Commentaire n°28 posté par Ralbol le 19/05/2009 à 09h39
PFFFFFFfffffffff....
Le "haut responsable" en question, nous ne l'avons pas rencontrée au ministère.

Si je voulais rester à ton niveau Ralbol, j'ajouterais "Nananananère".

Ils n'ont pas un sou à mettre pour les dirlos et même pour les enseignants en général.
Donc? pas d'action syndicale pour telle ou telle catégorie d'enseignants?

T'as pas encore compris que le but de ces gens qui nous gouvernent c'est de diviser ?
Il est évident que les gens qui nous gouvernent jouent le jeu du "pouvoir":
diviser, stigmatiser, embobiner...
Sauf, et c'est un fait, que dans l'Éducation nationale les syndicats majoritaires sont aussi dans une certaine cogestion  et font partie de ces gens là, monsieur
• Est-ce diviser la profession que de revendiquer un statut pour les CCP et leur accès automatique à la HC?
• de demander un statut pour les psyscos. (qui les sortirait du domaine de l'enseignement)?
Et je pourrais te multiplier les exemples de revendications catégorielles...
En quoi demander un texte législatif qui encadre nos missions et nos responsabilités serait un acte de division?

Alors, soyez modestes ! Soyez réalistes ! Ils vous mènent en bâteau ! Ils veulent vous faire marcher et vous courez !
Si tu commençais par appliquer à ta personne les leçons que tu donnes aux autres.

 
Commentaire n°29 posté par Pierrot le 19/05/2009 à 11h10
isabelle, tu es bien gentille, mais évites les leçons...
La Pays des Bisounours a son charme, mais nous, on est un peu trop ancré dans la réalité pour s'y complaire...

Au cas où tu ne l'aurais toujours pas compris, un petit rappel: le GDID a été constitué, non par ces anti-syndicalistes fervents, primaires, torves et lubriques que tu soupçonnes, mais bien, au contraire, par des colègues qui étaient quasiment tous-syndiqués...

Ben oui, à la base de notre association se retrouvaient des collègues membres du SNUipp, du SE, du SGEN, etc... avec le même constat commun: nos syndicats respectifs, fort capables en d'autres domaines, étaient totalement incapables d'écouter et d'entendre la voix des dirlos et leurs demandes. Il fallait donc entamer une autre démarche, associative, pour arriver à prendre une paarole que l'on nous refusait.

Certains d'entre nous sont restés syndiqués, d'autre non. Pour ma part, j'aurais du mal à rester dans un syndicat qui, non seulement, ne défend en rien mon métier, mais, de plus, le nie et le dénie. Aux syndicats enseignants donc d'évoluer sur cette question, ou de continuer leur chute et leur déclin.

Thierry Fabre
Commentaire n°30 posté par thierry fabre le 19/05/2009 à 11h27
Le CMD c'est un exemple que j'ai pris parce qu'il concerne notre sujet de base sur ce type de forum : les dirlos.

Concernant les syndicats et pour reprendre ce qui dit Thierry, c'est bien là que tout pêche.. J'ai aussi été longtemps syndiqué, ici, là.. et je suis parti... fatigué.

Les risques pour l'école et la fonction publique... mais bien sûr, j'en suis certain, et ce ne date pas d'hier (les signatures des traités européens donnaient déjà le la depuis un bon moment). Il faut des syndicats forts pour être défendu... D'accord.. Mais la force d'un syndicat ce sont ses adhérents... tous ses adhérents et une écoute de tous, pas sélective.

Tu dis... Il faut qu'ils RESTENT forts... Je te dirai, il faut qu'ils le REDEVIENNENT.. Quelle inflexions actuellement obtenues ?
la mise à mal du paritarisme? Le mouvement montre bien qu'il n'en est rien
le paiement au mérite?  Il est en place avec les primes
Les stages de vacances? Banco
L'AP? et bang
la semaine du 4 jours? Ils n'étaient même pas au courant
le rattrapage des blocages de salaire? On a eu GIPA qui entérine le fait qu'une promotion est une augmentation de salaire qui rattrape l'inflation.

Les syndicats doivent absolument faire le point dans leurs instances.
Récupérer les adhérents, comme nous qui sont partis, redonner aux débutants l'envie de se défendre collectivement en leur sein, trouver de nouveaux moyens de lutte et de pression adaptés à la nouvelle donne. Là, ON sera à nouveau fort.

Et comment faire?  En premier... Ecouter les autres, qui ne pensent pas forcément comme eux au plan de la solution à apporter à toutes ces attaques, mais qui sont finalement sur la même ligne de fond de "défense de l'école publique".

Je ne dis pas que notre solution statutaire est une nouvelle table de la loi gravée récemment. Je dis qu'elle a le mérite d'exister concrètement. Et j'aimerais bien une critique article, par article m'expliquant ce qu'il pourrait entrainer de néfaste pour l'Ecole, plutôt qu'un "vous voulez être chef, scandale!"

Che
Commentaire n°31 posté par che le 19/05/2009 à 17h55
On pourrait rêver des syndicats qui prépareraient l'école de demain , qui négocieraient ses mutations ( regroupements par exemple) en les accompagnant dans l'intérêt des collègues, qui imagineraient des établissements autonomes, structurés et indépendants, en exigeant que ces structures soient dirigées par des gens issus du terrain, des syndicats qui consulteraient et sautaient écouter les demandes, les espoirs et les désespoirs, humains toujours, inventifs et tournés vers l'avenir.
 Mais on n'a pas cela: les syndicats actuels ont leurs lignes, forcément bonnes, leur légitimité, issue d'urnes de plus en plus maigres, et un immense mépris pour les petits, les sans-grades, les va-nus-pieds de l'EN qui grognent toujours et suivent de moins en moins. Alors oui, comme pour les lycéens, les étudiants, qui s'organisent en collectifs autonomes, éphémères mais actifs, de plus en plus de dirlos se regroupent dans une association qui sait écouter, proposer, comprendre. C'est mal? ... la remise en question est toujours possible.
Commentaire n°32 posté par merlin le 19/05/2009 à 18h07

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