Mercredi 13 mai 2009
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Depuis sept ans,
René Dosière, député de l’Aisne (apparenté PS) traque les dépenses de l’Etat. En 2006, il s’était fait
l’expert des comptes de l’Elysée après avoir permis de lever le secret qui régnait sur le budget du Palais présidentiel.
En 2008, ce député a
interrogé les ministères sur leurs dépenses de fonctionnement de l’année 2007. Alors qu’un délai d'un
mois est prévu pour répondre aux questions écrites des députés, il aura dû patienter 9 mois pour obtenir les réponses aux questions posées.
Manifestement, les consignes de rigueur ont été appliquées en
matière de logement de fonction. L’affaire « Hervé Gaymard » du nom du ministre contraint de démissionner de son poste de ministre de
l’économie en 2005 a servi de leçon.
Les réponses apportées par les ministres sont riches d’enseignements. Ainsi, apprend-on que Rachida Dati dispose pour elle et les 20 membres de son cabinet de 20 véhicules de fonction et de 19 chauffeurs.
La ministre de la justice voyage
beaucoup :
416 370 euros en frais de déplacements aériens (incluant les membres de son cabinet), ce qui la place en "pole position" des ministres baladeurs, si l'on excepte les membres du gouvernement qui,
de par leurs fonctions, sont appelés à de fréquents déplacements à l'étranger : affaires étrangères (2,24 millions), commerce extérieur (1 million), économie (893 107 euros), coopération et
francophonie (763 579 euros). La palme revient toutefois à la ministre de la culture qui, avec un budget de 562 346 euros, se montre particulièrement attirée par les voyages.
Le ministère de la Justice a
également d’autres grosses dépenses : 269 012 euros de frais de
représentation, 3,177 millions d’euros de dépenses de communication, d’études et de sondage, 213 124 euros pour l’organisation d’événements, 315 910 euros pour l’achat d’outils de
communication, 159 252 euros pour l’achat de journaux (soit 436 euros de journaux achetés chaque jour).
Et le ministère de l’Education
nationale…
Le ministre dispose de
2 voitures de fonction et 2 chauffeurs et son cabinet de 8 véhicules. En 1987, les dépenses du
ministère étaient les suivantes :
Frais de représentation : 399 898 euros.
Frais de déplacement aérien du ministre et de son cabinet : 386 684 euros.
Dépenses de communication, d'études et de
sondages : 4 770 936 euros (dont 767 725 euros au titre des études et des sondages)
sachant que l'exécution de ces dépenses a été commune au ministère de l'éducation nationale et au ministère de l'enseignement supérieur.
La transparence…
Le député précise
que le cabinet du premier ministre a fait savoir à tous les ministres qu'il ne fallait
pas lui répondre directement mais passer par le SGG (Secrétariat Général du Gouvernement) pour que les réponses puissent être "harmonisées".
René Dosière déclare encore : « Il y a beaucoup de disparités entre les ministères, pas toujours justifiées par l'activité des ministères ».
Ainsi, un gros
ministère comme la santé affiche de très faibles dépenses de communication (387 798 euros), moins que les 647 888 euros consacrés par le secrétariat d'Etat aux sports qui lui est rattaché.
Et de conclure que « nos administrations ne sont pas encore habituées à la transparence ».
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Sans tomber dans la démagogie, on peut quand même regretter une chose en ce qui concerne les dépenses du MEN. On apprend que près de 800 000 euros sont consacrés pour réaliser des études et des sondages.
Beaucoup de sondages et peu ou pas de concertation avec les organisations syndicales. Une anomalie importante.
Mais plus grave encore, les études… Il y a peu, vous avez publié un texte au sujet des études cachées du ministère. Et notamment sur celle qui touche aux effectifs d la dernière rentrée. Etude non rendue publique probablement parce les chiffres n’étaient pas en concordance avec le discours de suppression de postes du ministre. C’est tout simplement scandaleux car c’est véritablement de l’argent jeté par les fenêtres dans la mesure où les études sont faites pour rien. Idem pour les études dont on ne tient jamais compte.
PS : que Merlin me pardonne d’intervenir de nouveau. L’autre jour, il regrettait que des " militants syndicaux argumentent sur ce site ". Peut-être que Merlin préfère les débats feutrés entre gens de bonne compagnie en excluant les collègues qui émettent un avis non conforme à la " pensée unique " ? Comportement pas très démocratique.Certes, mais on sait bien que la réduction des dépenses publiques ne peut être que progressive et lente et que, de ce fait, elle ne suffira pas à réduire de façon significative la dette publique.
Alors, les observateurs les plus sérieux parient sur une inévitable augmentation des impôts. Je pense que cette augmentation interviendra de deux façons : mesurée sur le plan national pour "tenir" au plus près les engagements de l'exécutif mais plus lourde sur le plan local où les dépenses explosent du fait du désengagement croissant de l'Etat.
Le pire n'est pas toujours sûr, dit-on... mais je pense qu'il est devant nous, hélas !
"Alors, les observateurs les plus sérieux parient sur une inévitable augmentation des impôts."
L'information semble confirmée par les échos ministériels parus dans l'édition d'hier (13 mai 2 009) du "Canard Enchaîné"...Mais chuuuuut !
Je n'ai jamais regretté que des militants syndicaux interviennent sur ce site, j'ai seulement noté le fait que " des militants syndicaux interviennent sur ce site pour instaurer l'idée que leur syndicat défend les dirlos alors que c'est faux."
C'est ce double discours qui m'agace et encore ça ne concerne que moi et bien loin de moi l'idée d'interdire qui que ce soit
sur ce site même si j'en avais le pouvoir ( ce qui n'est pas le cas).
Tu me prêtes des intentions que je n'ai jamais eu et je te dirai: j'aurai préféré Monsieur, que vous me disiez que je tapais trop sur les syndicats, que j'avais souvent la formule qui tue pour stigmatiser vos errements, que je manquais d'indulgence envers le proutocole et le CDMD, tout cela est vrai. Mais non , décidemment non, la censure, l'anathème, la déformation volontaire des propos, l'interdiction et l'autodafé, ce n'etait, ce n'est et ce ne sera JAMAIS ma tasse de thé!
A une autre fois....probablement!
Merlin , passionné de débat contradictoire de préférence, qui vit dans sa campagne, bien loin des salons feutrés où il n'a jamais mis les pieds étant un dirlo de base très en phase avec la dure réalité du métier ( c'est pas le cas de tout le monde).
Remarque, tu n'es pas le seul à penser que ton cas personnel est le plus important, en tout cas plus important que l'intérêt général.
La réalité, c'est plus compliqué que ça. C'est bien plus difficile que tu ne l'imagines de devoir tenir compte de l'intérêt de tous ceux qui vous font confiance. Chaque fois tu dois te demander si la mesure réclamée par les uns n'est pas tout simplement un handicap pour les autres dans la mesure où ils risquent d'être frustrés. Il faut essayer d'être juste envers tout le monde en sachant qu'il n'est pas possible de tout obtenir. Il y a des choix à faire et ce n'est pas facile.
En effet, j'aime bien parler avec toi Froment d'économie et d'économie politique.. En fait c'est passionant.
Il ne faut en effet pas etre grand clerc pour voir comment l'augmentation des impôts se fera et pourquoi elle est inévitable.
Mais politiquement, pour nous, dirlos, crise ou pas, augmentation des impots ou pas, cela ne change rien.Nous sommes peanuts! Alors je ne crois pas que l'argument entre en compte dans notre problème.
Notre "sort" est idéologique, pas financier. Notre revalorisation, notre statut se chiffre au mieux en centaines de milliers d'euros, les déficits et autres cadeaux fiscaux et jeux financiers en milliards.
Nous sommes en fait bloqués entre deux logiques que personnellement je refuse.
Les syndicats qui disent non par peur du "ptit chef" et de la dérégulation de la fonction publique ( ce en quoi ils n'ont pas vraiment tort pour ce dernier point)
Le Minsitère qui veut des pantins aux ordres placés pour mettre en place leur politique de désengagement du service publique au profit (pas si sûr) des collectivites locales et d'une privatisation progressive du système scolaire.
Les finances plus ou moins radieuses de la France n'ont que peut d'importance dans ce combar idéologique dans lequel le meilleur fonctionnement de notre Ecole qui a changé mais qui doit garder ses valeurs tout en évoluant, est bien loin des préoccupations.
Notre projet est cohérent, moderne, adapté. Il présente des garde fous qui protège des dérives éventuelles
On aura peut être tout le contraire... Darcos ou le statut quo, débiles l'un et l'autre ... Et on aura perdu!
Mais , je l'ai déjà dit, personnellement, je préfère perdre que me vendre, à l'un ou à l'autre
che
@ Che
"notre statut se chiffre au mieux en centaines de milliers d'euros"
Oh non, tu es loin du compte. Le protocole avait augmenté l'ISS de 20% soit 15,42 €. Cette simple mesure représentait à elle seule environ 10 millions d'euros. Cette augmentation a ensuite été doublée. Encore 10 millions. Les décharges des 4 classes ne coûtaient rien puisqu'elles n'étaient que des ETP (1641).
Un statut, ça veut dire reconnaissance (c'est gratuit) mais ça veut aussi dire une sérieuse augmentation indiciaire, des moyens matériels et surtout des créations de postes par milliers (augmentation des décharges)...
On change tout de suite d'échelle d'autant que les nouveaux embauchés le sont pour 40 ans...
C'est difficile à chiffrer du fait des regroupements qui s'opèreraient dans les EPEP. Mais au bas mot, ce serait forcément plusieurs milliards par an si on généralise le statut pour tous les directeurs de France.
Vous copierez 50 fois la définition basique du mot "syndicat" ("Association qui a pour objet la défense d'intérêts communs", Le Nouveau Robert, éd. 2 007 p. 2 486)
Vous ferez également en sorte de sortir de votre individualisme petit-bourgeois qui ne vous fait penser qu'à votre propre intérêt et, par là-même, oublier l'aspect collectif de toute démarche.
Vous ferez enfin acte de contrition pour avoir implicitement méprisé le travail en direction de ce même collectif, travail "très compliqué" (vous ne pouvez pas vous imaginer !), avec cette pensée pour tous qu'il faut avoir (surtout ceux qui vous font confiance), oh ! là ! là !
C'est beau les leçons de Morale !
(Je ne ris pas Dédel ! je n'en ai même pas envie !)
ACCES A LA HORS-CLASSE
Le ministre « invite » les Inspecteurs d’Académie à octroyer un point supplémentaire aux directeurs pour l’accès à la hors-classe. Nous avons demandé la suspension de cette mesure pour cette année par solidarité envers les collègues ayant prolongé d’un an en pensant de bonne foi accéder à cette hors-classe lors de cette CAPD !Adjoints, directeurs , membres des Rased, TR, IMF, psy, nous faisons tous partie du même service d'éducation.
Chacun de nos emplois a ses spécificités mais nous oeuvrons tous dans l'interêt des enfants qui nous sont confiés.
Nous sommes en principe défendus à égalité par des syndicats dont le rôle de maintenir la qualité du service d'éducation mais aussi de faire évoluer positivement nos professions afin de tenir compte des évolutions sociétales et de structures de notre chère EN.
Le statut des directeurs d'école ( ou leur absence de statut me semblait faire partie de ce collectif de par le rôle central que le directeur occupe dans l'école. Ses conditions de travail, sa reconnaissance par les parents, insitution, partenaires rejaillie sur l'ensemble des personnels.
Une fonction des directeur d'école reconnue représenterait aussi une évolution de carrière pour des personnels qui se plaignent souvent de l'absence de promotion de leur carrière.
Ces éléments et beaucoup d'autres me semblent concerner les directeurs d'école au premier chef ( !) bien entendu mais une évolution positive de leur carrière aurait aussi des effets bénéfiques sur celle des adjoints. Pas si catégorielles que ça les demandes des dirlos à mon avis.