Mercredi 6 mai 2009
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23:04
Jardins d’éveil : c’est parti…
La Caisse nationale d'allocations
familiales (Cnaf) a adopté ce mardi 5 mai l'expérimentation de ce nouveau mode de garde. L'objectif est de créer 8.000 places d’ici 2012 pour un budget de 25 millions d'euros.
Dès 2009, « 4,3 millions d’euros peuvent être mobilisés »,
indique le document soumis au vote des administrateurs de la Cnaf. Il y est précisé que le jardin d’éveil pourra être adossé à un établissement ou service d’accueil existant (crèche, halte
garderie, jardin d’enfant) ou bien être implanté dans des locaux appartenant aux collectivités territoriales.
Le porteur du projet pourra d’ailleurs être une collectivité territoriale, une administration, un
établissement public, mais aussi une association, un organisme mutualiste ou à but lucratif.
Le jardin d’éveil devra « s’inscrire dans la durée », «
au minimum pour un mi-temps et pour une durée de 9 à 18 mois ». Le taux d’encadrement sera compris entre 1 adulte pour 8 enfants (taux traditionnel)
et 1 adulte pour 12 enfants.
Une première estimation indique que le coût moyen d’une place en
jardin d’éveil se situera entre 7.400 euros et 8.600 euros. Le financement étant assuré conjointement par les collectivités territoriales, la Cnaf et les familles (mais pouvant également être
complété par d’autres acteurs, notamment les entreprises).
Selon le président de la CNAF, Jean-Louis Deroussen, les collectivités volontaires pour les mettre en œuvre recevront une aide forfaitaire annuelle de 3 200 euros par place créée, déconnectée du contrat enfance
jeunesse (CEJ) et de la prestation de service unique (PSU).
La contribution des familles sera calculée sur la base du barème institutionnel valable dans les autres
structures d’accueil, mais le montant sera diminué d’un tiers. Le jardin d’éveil sera donc plus coûteux que l’école maternelle, mais moins que la crèche. Certains redoutent déjà l’instauration
d’un système à deux vitesses.
Selon
Jacqueline Farache, administratrice CGT de la Cnaf, qui a voté contre l'appel à candidature, les jardins d'éveil ne constitueront "pas une offre supplémentaire" mais une "offre substitutive" à l'école.
Angleterre : Les parents noteront les écoles
Le 5 mai, le premier ministre britannique, Gordon Brown, a
prononcé un important discours sur l’école anglaise et annoncé la publication d’un prochain livre blanc.
Gordon Brown a précisé que malgré la crise et la dette publique, le
budget de l'éducation devait demeurer élevé parce que le pays a besoin de nouvelles compétences pour sortir le pays de la récession.
« Les pays qui vont réussir dans cette économie mondiale sont
ceux qui investissent massivement - comme nous - dans l'éducation, la formation, le développement et le soutien aux premières années de la vie d'un enfant. »
Le premier ministre a ajouté : « la réforme du système éducatif
est essentielle car l'éducation sera la clé de la prospérité future de la Grande-Bretagne.»
Néanmoins, Le contrôle de l'Etat sera nettement allégé. Gordon Brown a rejeté l'idée de plus de contrôle du
gouvernement central pour ne pas « étouffer l'innovation ».
Les écoles et les personnels disposeront d'une plus grande autonomie. Les parents auront davantage leur mot à dire dans la façon dont les écoles de leurs
enfants sont dirigées.
Les écoles dont les parents ne sont pas satisfaits devraient fermer
ou être reprises par des écoles satisfaisantes. La procédure pourrait cumuler une consultation des
parents et le recueil des vœux d'orientation afin de déterminer les écoles les moins estimées. Les autorités locales interviendront en cas d’insatisfaction des familles.
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Pauvres écoles anglaises ! Pauvres enseignants anglais ! Et surtout pauvres directeurs !
Car les plus à plaindre, ce sont les directeurs d’école en Angleterre. Il faut le savoir. Oh, pas sur le plan de la rémunération, ils sont grassement payés. Non. Sur le plan de la responsabilité et surtout sur celui de la précarité.
Là-bas, ils sont vraiment chef d’établissement. Pour le meilleur mais surtout pour le pire. Ils ont la charge d’évaluer leurs collègues. Pour ce faire, ils disposent d’une somme annuelle rondelette destinée à remettre des primes au mérite à leurs collègues. Imaginez l’ambiance quand les uns et les autres ont des primes qui varient fortement à la tête du client…
Mais ce n’est pas tout. Les directeurs sont évalués chaque année sur leur façon de diriger leur établissement et le rapport d’évaluation est publié dans la presse locale. Ce qui a pour conséquence de créer une pression terrible de la part des parents qui ont connaissance des compétences du directeur et de la valeur ajoutée qu’il apporte à son école. S’il ne donne pas satisfaction aux autorités ou aux familles, bye-bye…
Tout cela, il faut le prendre en compte quand on revendique un statut d’établissement. Je sais bien qu’on n’en est pas là en France… Mais vous commencez par instaurer un CA, vous faites entrer des élus dans le CA, vous leur donnez plus de pouvoirs dans la prise de décision… Tout se passe bien jusqu’au jour où les ultra-libéraux au pouvoir (tels ceux qu’on a aujourd’hui à la tête de l’Etat) décident d’en rajouter une couche en déconcentrant un peu plus les pouvoirs de l’Etat au profit des communes et vous pouvez vite vous retrouver dans la situation de l’Angleterre. Pour l’instant, de la fiction, peut-être mais soyons prudents car le but des libéraux de l’UMP c’est quand même de casser les services publics…
Voilà qui devrait faire réfléchir les collègues qui se sont exprimés dernièrement en souhaitant disposer d’un statut proche de celui du secondaire (Mathusalem, Moira…).Quand on lit ce genre de phrase, on reste perplexe. Pourquoi créer un mode de garde plus coûteux qu'une classe ?
A la réflexion, on se dit que l'opération s'avère rentable pour l'Etat qui, en fait, ne contribuera qu'en partie à l'ouverture de cette place d'accueil. Et cette part sera inférieure au coût d'une classe. Le reste étant à la charge des collectivités et organismes sociaux. Pas bête...
On peut même penser que lorsque les jardins d'éveil seront ouverts en nombre suffisant, il sera alors possible pour l'Etat de fermer des classes plus facilement...
Dans l'histoire, le déficit de l'Etat sera moins important puisque ce n'est plus lui qui financera. Evidemment pour le consammateur, la facture et les impôts s'alourdiront puisque ce financement devra être payé d'une façon ou d'une autre...
On comprend mieux l'empressement de Nadine Morano de mettre en place ces jardins d'éveil.
Il suffit de jouer les Cassandre et d'écrire l'histoire au futur : il se produira ceci...il vous arrivera cela...vous deviendrez ceci...etc...tout cela bien entendu si vous demandez un statut, si vous vous laissez berner par les sirènes des EPEP (version ministérielle) et ne restez pas sagement avec vos situations actuelles, chers directeurs, dans votre belle fonction (oui ! on sait ! vous avez beaucoup de travail ! mais avec du Temps, une autre rémunération, cela ira un peu mieux !).
Bref ! ne sortons pas du cocon du statu (quo) actuel et le mot "fin" s'écrira tout seul, sous les applaudissements du public.
D'autres collègues ici ou ailleurs on plutôt envie d'écrire au présent, faire état de la réalité du terrain et à partir de cette réalité présente, revendiquer une reconnaissance par un statut, et un changement possible à élaborer, de l'école...
L'histoire est pourtant riche de déconvenues parce que, tout simplement, on n'avait pas voulu voir ce qui allait arriver...
Tu crois que les directeurs anglais s'attendaient à ce nouvel épisode ? Tu crois qu'ils ont la possibilité de faire machine arrière ? Alors, on peut rire, oui, mais attention de ne pas rire jaune un jour.
Mourons figés, chers collègues directeurs puisque aucun avenir radieux ne se présente à nous ! (sans rire ! Dedel !)
Le cas anglais est scandaleux.. D'accord . les risques que tu envisages concernant la mise en plan d'une structure établissement public et statut de dirlo en France sont réels aussi... L'ultra libéralisme qui casse le service public ou qui cherche à le faire... C'est certain.. On en a des exemples tous les jours et pour l'école, je crois que l'on peut prendre "exemple" sur les hôpitaux qui précèdent de quelques coudées ce qui est en marche à l'école.
Mais, (et je crois que c'est très "syndical", comme réflexion), penses tu vraiment que le fait de croire qu'en restant statu quo on échappera à cette dérive?
A mon avis non, bien au contraire. Dans un combat, quel qu'il soit, celui qui est en "réaction", sur la défensive en quelque sorte, perd toujours à terme, car il a toujours un coup de retard.
Les grèves, (que j'ai faites d'ailleurs), n'ont donné qu'une annonce aujourd'hui d'un nombre de suppression de postes de fonctionnaires encore plus fort que l'an dernier (35000 dit Woerth). Les regroupements sauvages d'écoles se multiplient, les postes de dirlos à profil aussi, le règlement en "primes au mérite" aussi (décret sur la prime évaluations qui vient d'être proposées aux syndicats, stages, etc..), le paritarisme du mouvement intradépartemental est remis en cause, les IUFM sont mortes même si on a "gagné" un an.
En fait, on est en retard sur tout... On n'a rien prévu, on est surpris, on "réagit" avec "force".. On dénonce, on quitte la table ..............Et on s'habitue et tout passe.
Un projet alternatif pour les écoles, les dirlos et les PE, prenant en compte l'évolution du fonctionnement des écoles que l'on pourrait défendre ensemble nous donnerait à tous lisibilité et force.
Les écoles doivent changer pour ne pas être "bouffées". Le boulot de dirlo aussi.
Les dangers existent, mais justement, cadrons les en définissant un statut. C'est toujours plus facile de se défendre ensuite, plutôt que, dans deux ans, devoir "s'offusquer fortement" en menant une ou deux journées de mobilisation, quand les EPEP seront imposés par décret dans la plus mauvaise de ses moutures
Che
Plutôt que de me projeter dans le futur ( j'ai oublié ma boule de cristal) , faisons un petit tour dans le passé.
Il y a 5 ou 6 ans, Dédel aurait pu écrire ( s'il avait prévu comme le souligne Che): " Gare à vous, directeurs de France! Si vous écoutez le chant des sirènes et gros mérous qui réclament un statut, mais vous deviendrez de vils larbins des IEN! vous aurez à gérer le temps scolaire, certes, mais aussi le HTS! vous devrez organiser des APE! des stages pendant les vacances ( mais si!), vous comptabiliserez les heures de réunions de vos collègues, vous tiendrez vos listes sur un logiciel fourni par l'Administration! ( horreur, malheur!)
Adhérez, dirlos et dirlettes et vous continuerez à vivre au pays de Oui-oui! Ayez confiance en ma parole!
Toute plaisanterie mise à part Dédel, la vérité n'est pas si éloignée car aujourd'hui , l'école française est-elle si forte, si indépendante?
Un dirlo est déjà évalué par son IEN, mais aussi soumis aux groupes de pression des parents, de la Mairie parfois... et les soutiens dans ces situations sont bien peu nombreux et rarement d'origine syndicale ( le Snuipp enfonce même un peu la tête sous l'eau si besoin) , les décisions du fameux CDM ou CE sont soumise à la bonne volonté de l'IA, le Maire intervient de plus en plus ( service minimum) avec le dirlo comme courroie de transmission mis à disposition par l'IA... on pourrait continuer...
Le propos de Che est très juste: la stratégie de défense de l'autruche adoptée par ton syndicat et d'autres n'évite rien et nous coûte cher, surtout , elle n'évitera pas le modèle anglais si un jour...
"Un dirlo est déjà évalué par son IEN, mais aussi soumis aux groupes de pression des parents, de la Mairie parfois"
Je peux comprendre votre agacement à l'égard des syndicats. Mais il faut quand même rester crédible. Vous exagérez beaucoup quand vous parlez de la pression des parents. Généralement, les parents sont plutôt à nos côtés. Il peut y avoir ici ou là quelques frictions mais c'est souvent des incompréhensions individuelles plus que le fait de groupes comme vous l'écrivez.
Et il y a tellement de combats plus importants à mener qu'il serait mieux de concentrer votre énergie vindicative contre le gouvernement plutôt que contre les syndicats.
Vous ne pouvez pas mettre sur un même plan les reproches que vous évoquez et les menaces sur la maternelle (la concurrence des jardins d'éveil), sur les RASED, les milliers de suppressions de postes qui vont pleuvoir à la rentrée 2009...
Franchement, il y a du boulot pour qui veut lutter. Alors ne vous trompez pas de cible. L'adversaire, ce ne sont pas les syndicats. Dommage que vous vous engagiez dans cette voie comme d'autres l'ont fait ici et à qui j'ai eu l'occasion de le reprocher à plusieurs reprises.
En quoi, notre énergie vindicative serait-elle mieux employée à défendre les Rased que la cause des directeurs et directrices de France? Il Me semble que c'est un combat juste, un problème crucial dont témoignent les milliers de postes vacants et qui souffre depuis longtemps d'un mépris syndical qui m'agace c'est vrai quelque peu. Au besoin , il me reste à moi, encore assez de vivacité pour mener d'autres combats si besoin est. Ce n'est apparemment pas le cas de tout le monde.
@ Isabelle,

Le très gros problème que les directeurs rencontrent, c'est que quand il s'agit de leur tour, ben on regarde ailleurs: la MENACE sur la maternelle, la SUPPRESSION du RASED de milliers de postes...
OK!
Mais pour nous, les dirlos, c'est quoi et c'est quand?
> SNUipp dit c'est du temps et des ronds qu'il leur faut! (et un CMD)
> 60HS soutien.
Ah non, pas ça, non, non, circulez.... (par contre on les donne aux Rased et MF!)
> 1 point de bonus pour la HC.
Ah non, et l'égalité alors, non non circulez...(par contre les CP et les dirlo Spé... OK)
Pourtant, ce même syndicat revendique AVEC l'association des CP un statut pour les et leur accès automatique à la HC, comme les directeurs spé.
Pourtant ce même syndicat, AVEC l'association des psyscos. revendique un statut pour eux...
et pour les EVS... Aussi!
Pourtant la vacance des postes dirlos est unique dans la fonction publique, les rapporst de la MGEN sur leur état de santé est "effroyable" (Fotinos), l'augmentation de leurs charges est incessant
Alors ne vous trompez pas de cible.
Facile, le problémo, c'est que pour nous, contrairement aux autres soit disant comme nous, il y a plusieurs cibles.
Quand allez-vous comprendre qu'il n'y a aucun ostracisme à l'égard des directeurs d'école ?
Il y a quand même une différence entre les fonctions de dirlo, d'un côté et psy, maître E ou G, conseiller pédagoqique, de l'autre.
Une réforme du statut du dirlo engage le fonctionnement global de l'école. Ce n'est pas le cas pour les autres collègues cités.
Bien évidemment, si le gouvernement se contentait de définir les responsabilités des dirlos, de leur donner plus de temps et de mieux les rémunérer, qui y verrait un inconvénient ? Certainement pas moi, ni mes collègues.
Mais vous le savez comme moi, mais vous le passez sous silence parce ça vous pose problème, le gouvernement veut revoir de fond en comble le fonctionnement de l'école. La tentative de création d'EPEP est claire à ce sujet. Il suffit de lire l'exposé des motifs de REISS pour s'en convaincre s'il le fallait. Mais est-ce nécessaire ? Les articles du texte de loi déposé à l'Assemblée était suffisamment explicite. L'instauration d'un CA modifie profondément l'école primaire à laquelle nous sommes tous attachés. Les adjoints ont quand même leur mot à dire, vous ne pensez pas ?
Si demain, un texte réforme le statut d'un membre du RASED (par exemple), qu'est-ce que ça changera au fonctionnement de l'école ? Rien. Aucune incidence majeure. C'est toute la différence. Reconnaissez qu'elle est de taille.
Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre: je te conseille de relire le post 6 de Che qui répond en grande partie à tes questions. Je ne vois pas en quoi une décharge des 60h pour les dirlos, un accès plus rapide à la hors classe bouleverseraient le fonctionnement des écoles. Cela répondrait simplement à une partie du travail des dirlos , pourtant vous êtes contre.
L'école doit évoluer dans ses structures et son fonctionnement, c'est déjà le cas, il faut donc anticiper cette évolution et la maîtriser autant que possible. Ton syndicat n'a pas pu ou plutôt voulu négocier ce changement : si aujourd'hui il est encore à peu près indolore pour les adjoints, les dirlos eux, en subissent de plein fouet les conséquences... dans l'indéfférence syndicale quasi générale.
Une évolution de nos structures serait-elle forcément mauvaise? pas certain du tout, ni pour les dirlos, ni pour les adjoints. Au lieu de prendre comme exemple le modèle EPEP du MEN, que penser du modèle EPE du Gdid? on peut en discuter, qu'y a -t-il de diabolique ou de néfaste dans ce projet? pourquoi est-il écarté par ton syndicat? et le Snuipp que propose-t-il pour l'école de demain?
Voilà un débat constructif.
@ Merlin
Oui, après tout, pourquoi pas EPE ? Vous êtes plusieurs à nous avoir souvent présenté cette mouture. Sur ce site, je crois bien avoir lu un article sur la différence entre EPEP et EPE, il suffirait de chercher pour le retrouver. C’est dire que chacun connaît assez bien votre point de vue.
Personnellement, ton projet, il ne me fait pas peur. Je ne dis pas : "horreur". Simplement, je n’y crois pas. On sait tous que le gouvernement n’a pas en tête l’amélioration du sort des pauv’ dirlos que nous sommes quand il pond le projet EPEP. Sinon, il y a belle lurette qu’il aurait donné les moyens que tu réclames.
Reiss était clair quand il roulait pour Darcos : faire du dirlo un "représentant de l’Etat". Il regrette qu'il ne le soit pas de façon on ne peut plus nette. Revois ce qu’il écrit. Il parle même de "pouvoir hiérarchique". Il parle de "tenir les engagements fixés par le Parlement". On pourrait multiplier les exemples.
Tout ça pour dire que leur vision est autre et qu’elle est dangereuse pour l’école primaire. Qui voudrait de ce machin-là ?
Tout ça pour dire aussi que ton projet, au demeurant fort sage, ne peut pas les intéresser. Ils veulent autre chose.
D’autre part, ton projet ne peut pas passer parce qu’il est coûteux en décharges. Je ne dis pas que c’est injustifié ce que tu demandes, je dis que c’est impossible à avoir sans "donnant-donnant".
Et par là, j’entends tout ce que Reiss souhaite faire du dirlo. Tu vois, c’est même pas le coût de la mesure qui peut les rebuter (encore qu’en ces temps de grande misère budgétaire…), c’est le fait de devoir donner sans contrepartie. Voilà pourquoi je dis que je n’y crois pas une seconde. Et il me semble que ce n'est pas te faire injure que de le dire. J'ajoute que s'engager dans ta demande, c'est prendre le risque que le gouvernement ne saisisse l'occasion d'aller au bout de sa volonté de transformer l'école selon ses vues. Or, ça, ça ne correspond pas du tout au projet des enseignants et au mandat qu'ils nous ont confié.
Le " machin" tel que tu le nommes a le mérite d'exister et c'est une base de travail assez aboutie , j'aurai souhaité pouvoir le comparer à son homologue du Snuipp mais je n'ai pas trouvé le texte. Tu peux me l'indiquer?
Je suis assez d'accord: le MEN ne lâchera rien contre rien. Cela s'appelle une négociation, c'est en règle générale le travail des syndicats. Le rpoblème de la direction et du fonctionnement de l'école, c'est que , en l'absence de propositions de la part des syndicats, la situation n'est pas figée ( voir posts précédents). Chaque année apporte son lot de " surprises" qu'il faut bien avaler, mettre en place, sans que le MEN ne lâche rien de son côté. Les syndicats en sont les premiers conscients mais refusent de négocier une évolution du fonctionnement des écoles, une des raisons principales en est bien l'ostracisme viscéral en direction des dirlos qui anime certains dirigeants nationaux. Problème: tout le monde trinque et l'école de la République s'affaiblit année après année. Vous portez une lourde responsabilité.
Le projet que tu défends me suffirait bien. Il apporte reconnaissance par un statut et une paye plus conséquente. De plus, il donne des moyens supplémentaires notamment en décharge. Très bien, je prends sans arrière-pensée.
MAIS, comme Dedel, je ne crois pas que nous puissions avoir satisfaction comme ça, "gratuitement", j'allais dire... J'utilise ce terme à dessein.
Dieu sait que je ne partage pas les idées et positions du SNUipp mais le raisonnement de Dedel sur le "donnant-donnant", je suis persuadé qu'on ne peut y échapper. C'est la raison qui m'a conduit à penser qu'il nous faut accepter les EPEP. Bien entendu, il faut négocier pour améliorer tout ce qui ne va pas dans la proposition des députés. Mais, je pense que si on refuse en bloc, alors on attendra longtemps le statut qu'on réclame. J'en suis intimement persuadé. Donc si je partage une partie de l'analyse du représentant du SNUipp, ce n'est pas pour les mêmes raisons.
Tu lis mal ce que j'ai écrit. Le "machin" désigne clairement le projet REISS-DARCOS. Relis :
"Tout ça pour dire que leur vision est autre et qu’elle est dangereuse pour l’école primaire. Qui voudrait de ce machin-là ?
Mais tu ne sembles pas vouloir comprendre mon raisonnement puisque tu affirmes :
"le projet EPE est assez abouti, il existe et peut servir de plate-forme de discussion"
Le gouvernement n'a nullement envie de discuter le genre de projet que tu vantes. Comment ça pourrait l'intéresser puisque ça ne peut que lui coûter cher en décharges alors qu'il (le gouvernement) n'y trouve aucune compensation tel qu'annoncé par REISS : "pouvoir hiérarchique", "représentant de l'Etat", relais pour "tenir les engagements de l'Etat"...
Tu peux y croire mais tu ne fais qu'entretenir une illusion chez les collègues qui te suivent. Ce n'est pas du tout ce que veut le pouvoir. Tu penses bien qu'il y a longtemps qu'il l'aurait fait s'il ne s'était agi que de mieux "récompenser" le travail des dirlos par des mesures financières. Il vaut autre chose et REISS le dit clairement. Je ne comprends pas que tu t'obstines à le nier ou à ne pas le voir. C'est pourtant clair.
Tu lis mal car ton prisme "idéologique" élimine confortablement les nuances, pour ne garder que 2 blocs (il faut toujours un diable en face pour tenir ses troupes).
Et entre les EPEP Darcos et le projet des députés il y a de grosses différences sur la forme, qui en entraînent sur le fond. (notamment sur la taille, mais aussi sur la gouvernance).
En ne désignant qu'un bloc en face et en le diabolisant, (ce qui est idéologiquement confortable,mais politiquement stérile) on rend la négociation impossible...
> on légitime un syndicalisme "révolutionnaire, qui n'est qu'une posture (relancer l'économie par la consommation), au regard du taux de syndicalisation... On reste au niveau 0 du dialogue social (sauf, sans doute la gestion actuelle des revendications par la CFDT et la CGT)
Et il faut être vraiment limité en lecture pour ne pas voir des différences.
>d'abord, et c'est assez nouveau, dans les divergences (et c'est peu dire) entre députés UMP et GVT.
>ensuite les différences dans les textes, insuffisantes certes mais significatives.
> Enfin, comment, en démocratie, reprocher que l'État se soucie de la mise en oeuvre de sa politique dans les écoles et s'inquiète donc de son inefficacité?
Et tu continues à confondre "pouvoir hiérarchique " que nous avons, avec supérieur hiérarchique.
C'est certain que la création d'établissement entraînerait automatiquement un statut de chef d'établissement avec des charges incontournables au niveau... de la sécurité, mais la "gestion" et les relations professionnelles entre les personnels restent à écrire.
Et proposer, convaincre sur des idées, c'est beaucoup plus difficile que de crier au loup (le CMD, en voilà une proposition qu'elle est belle!)
Le gouvernement veut? peut-être, mais en face on ne sait pas ce que veulent les syndicats, ça c'est sûr!
Ce qui donne un avantage au gvt, avantage subit quand on bosse dans une école.
On ne peut nier qu'il y avait une différence notable entre le projet initial des EPEP et le projet Reiss/ Apparu.
Que ces différences ne soient pas un leurre qui auraient permis, par le biais d'amendements de faire passer le texte initial.. c'est possible! Que ces différences soient insiffisantes.. Je fais parti de ceux qui le pensaient.
Que le projet Reiss ne soit pas assez "cadré" , j'en suis encore d'accord.
Et pour tout dire, que ce projet ne soit pas acceptable... Je fais parti de ceux qui le pensent.
Je pense et je l'ai déjà dit qu'il faut adopter une position radical de refus si ce qui est présenté ne correspond pas aux fondamentaux que nous défendons, ou si les cadres sont trop flous, mais je pense qu'il faut continuer à proposer et qu'il faut garder notre ligne.
Maintenant, le CMD... Mais qu'il donne naissance à un vrai projet lisible comme celui sur lequel nous avons bossé avec le GDID. Alors on pourra parler. Je ne suis fermé à rien, je veux lire, comprendre ce que signifie et ce que recouvre concrètement CMD.
Pour l'heure, ce n'est qu'un mot qui laisse penser tout et n'importe quoi.
Alors définissez le fonctionnement du CMD, en rapport avec les textes ou en explicitant les textes à changer, le rôle du dirlo dedans, les fonctionnements, la répartition des tâches, de la gestion, etc...
Au contraire, ce serait positif et utile
che
On ne peut nier qu'il y avait une différence notable entre le projet initial des EPEP et le projet Reiss/ Apparu.
Que ces différences ne soient pas un leurre qui auraient permis, par le biais d'amendements de faire passer le texte initial.. c'est possible! Que ces différences soient insiffisantes.. Je fais parti de ceux qui le pensaient.
Que le projet Reiss ne soit pas assez "cadré" , j'en suis encore d'accord.
Et pour tout dire, que ce projet ne soit pas acceptable... Je fais parti de ceux qui le pensent.
Je pense et je l'ai déjà dit qu'il faut adopter une position radical de refus si ce qui est présenté ne correspond pas aux fondamentaux que nous défendons, ou si les cadres sont trop flous, mais je pense qu'il faut continuer à proposer et qu'il faut garder notre ligne.
Maintenant, le CMD... Mais qu'il donne naissance à un vrai projet lisible comme celui sur lequel nous avons bossé avec le GDID. Alors on pourra parler. Je ne suis fermé à rien, je veux lire, comprendre ce que signifie et ce que recouvre concrètement CMD.
Pour l'heure, ce n'est qu'un mot qui laisse penser tout et n'importe quoi.
Alors définissez le fonctionnement du CMD, en rapport avec les textes ou en explicitant les textes à changer, le rôle du dirlo dedans, les fonctionnements, la répartition des tâches, de la gestion, etc...
Au contraire, ce serait positif et utile
che
REISS avait comme mission d'étendre le projet et pour cela il a gommé quelques aspérités, bien minces au demeurant.
Mais n'oublions pas que Darcos et REISS travaillaient ensemble. Sinon, comment expliquer la mise en sommeil ou en recul du projet ?
Quant aux sensibilités différentes entre le gouvernement et les parlementaires UMP comme le dit Pierrot, alors, là, je dis, soyons sérieux.
Oui, de temps en temps, on entend renâcler quelques députés ou sénateurs UMP. Ils sont tellement tenus en laisse qu'il faut bien que qu'ils montrent qu'ils existent. Et, entre nous, Pierrot, ils rentrent vite dans le rang quand on siffle la fin de la récré. Karoutchi, Copé et Bertrand y veillent... Alors ne nous laissons pas abuser par ces bisbilles d'opérette. Ils partagent tous la même idéologie et ceux qui ne la partagent pas tiennent tellement à conserver leur poste qu'ils ne mordent jamais très fort... Tout cela participe de l'amusement du bon peuple que nous sommes...
REISS avait comme mission d'étendre le projet...
Tu dois être bien introduit car tu as des infos de première main.
Au final, c'est bien l'expérimentation Darcos qui reste (pas gênant pour la théorie de l'expansion du projet?)
- le projet de loi des députés, inacceptable en l'état, présentent des avancées notables, sur la taille, le CA et le rôle du directeur, et une volonté de dialogue.
...pour ma part je la cherche encore.
C'est bien l'essentiel de mon reproche, l'incapacité à voir les nuances de textes, en se retranchant derrière les procès d'intentions (même si on a raison de se méfier et de ne pas être dupes).
Si on n'est pas capable de mesurer les avancées, peser où il faut, pour retrouver les fondamentaux... Ben, on a le Proutocole et le silence radio qui a suivit.
> quelle action pour les directeurs depuis?
Alors les leçons politico-syndicales, merci!
Et mettre Karoutchi & Bertrand dans le même panier que Copé est très réducteur et ne correspond pas à la réalité. Mais c'est confortable.
Un exemple de ce prisme qui ramène tout à la confrontation de 2 blocs virtuels:
Tu commences par dire:
Oui, de temps en temps, on entend renâcler quelques députés ou sénateurs UMP.
De temps en temps... sur des gros dossiers emblématiques tout de même (audio visuel, travail du dimanche, hadopi....) ce qui est rarissime, voire exceptionnel.
Mais voilà, tu continues par:
Ils sont tellement tenus en laisse...
Ben, non, justement, c'est parce que la laisse a du mou et que Sarko est en bagarre avec Copé... Et que les députés tiennent à leur mandat...
Tout cela participe de l'amusement du bon peuple que nous sommes...
Voilà le décors planté, des méchants élus face au bon peuple.
Permets-moi de ne pas partager cette conception très réductrice de notre démocratie.
Démocratie bien installée qui, naturellement, parce qu'elle a fait ses preuves, traversée des crises, montré sa capacité à résister aux extrêmes, se construit dans le dialogue...
PS: On a les représentants que le "bon peuple" choisit. Et le bon peuple, c'est à l'école de le former.