Notre collègue Froment, expert en économie, nous adresse un nouveau texte que nous
reproduisons dans son intégralité. L’analyse qu’il fait de la situation économique du pays nous aide à comprendre combien il nous sera difficile de prétendre à un statut avant de longues
années…
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En juin 2008, alors que la crise n’avait pas encore pointé le bout de son nez, j’avais envoyé un texte aux
administrateurs de ce site. Texte publié sous le titre « La mauvaise santé économique du pays plombe la création
d’un statut de directeur d’école ».
Il y a un an, la création d’un statut m’apparaissait déjà compromise parce que la philosophie de la réforme
était passée sous la coupe de la RGPP.
Pour des raisons de commodité, je me contente de reprendre ce que j’écrivais alors, et qui reste
valable :
« Parmi les 59 % de directeurs qui disposent d’un
temps de décharge, 83 % ont 1/4 de décharge, 13 % une ½ décharge et seuls 4 % ont une décharge complète.
Il est important de bien garder ces chiffres en
tête pour comprendre l’effort financier colossal que représenterait la création d’un statut.
Bien sûr, il est possible de créer un statut à
moindres frais. Un statut pourrait ne comporter que la stricte reconnaissance institutionnelle du métier de directeur. Ce serait une avancée capitale. Mais passé le moment d’euphorie
« on a gagné ! on a gagné ! », viendrait vite la déception de la coquille vide. En effet, ce qu’attendent les directeurs et toutes les enquêtes le disent, c’est la
reconnaissance mais aussi et surtout les moyens nécessaires pour mieux faire fonctionner leur école.
Du temps, du temps, du temps, réclament les
directeurs. Or, le temps ne peut être attribué qu’en accordant des décharges d’enseignement. Seulement, voilà ! Le temps de décharge passe par des créations de postes en nombre
considérable.
Rappelons-nous : la signature du protocole a
« accordé » ¼ de décharge aux 7135 directeurs de 4 classes par l’utilisation de stagiaires IUFM avec les conséquences que l’on sait et
que nous n’avons cessé de dénoncer. Mais ces stages filés représentaient l’équivalent de 1641 ETP (Emploi Temps Plein).
Pour que le statut présente réellement un intérêt
palpable par les directeurs, il conviendrait, à minima, de transformer les 3827 demi-décharges en décharges complètes et d’augmenter de façon significative le temps de décharge des 29 000
collègues qui n’en ont qu’un quart. Il ne faudrait pas oublier non plus les milliers de collègues qui ont moins de 4 classes… Bref, des milliers de postes à créer. Autant dire qu’en l’état
actuel de nos finances, c’est mission impossible avant de nombreuses années. »
Ce qui était encore possible, il y a un an, au prix d’une forte volonté politique d’améliorer le
fonctionnement de l’école primaire ne l’est plus du tout un an plus tard.
La crise financière puis économique est passée par
là. Les baisses d'impôts de 2007 et le ralentissement économique limitent les marges de manœuvre
budgétaires.
Le constat de la Cour des comptes est sans appel : en 2007, la France a creusé le déficit alors que la
conjoncture économique était plutôt favorable. En cause, la politique fiscale du gouvernement, qui réduit sans cesse les recettes sans parvenir à relancer la croissance.
Le déficit public de la France s'est creusé de près de 15 milliards d'euros en 2008. Il s’élève à 65,9 milliards d'euros, soit 3,4% du PIB (2,7% en 2007 avec 51,3 milliards).
La dette publique s'est alourdie de près de 43 milliards, pour atteindre 1.327,1 milliards, soit 68% du produit intérieur brut.
La loi de finances rectificative présentée par le gouvernement le 4 mars vise un déficit public de 5,6% du
PIB à la fin 2009 pour une dette publique qui atteindrait alors 73,9% du PIB.
Dans ses perspectives économiques, l’OCDE prévoit une récession de
3,3% en France cette année, mais avec une atténuation progressive de la crise en cours d'année, avant un nouveau repli de 0,1% de l'activité en 2010.
Dans ces conditions, le déficit public atteindrait 6,6% du PIB cette
année puis 8,3% en 2010, selon l'OCDE.
Le Pacte européen de stabilité et de croissance recommande qu'en
dehors de circonstances exceptionnelles le déficit public et la dette publique ne dépassent pas respectivement 3% du PIB et 60% du PIB respectivement.
Les finances de notre pays en sont très loin…
Cette dégradation brutale des finances des administrations publiques alarme Bruxelles. La Commission européenne a lancé une procédure pour déficit excessif à l'encontre de la France et lui a octroyé un délai de quatre ans pour assainir ses finances publiques, selon un projet de recommandation rendu public dernièrement.
"Au moment où la France sortira de cette crise il faudra bien
évidemment commencer à rembourser et on ne pourra y arriver que si on a une croissance qui repart", a déclaré le ministre du Budget, Eric Woerth,
sur LCI.
La dégradation du déficit public en 2008 s'explique principalement par une détérioration des comptes de
l'Etat, relève l'Insee.
Aussitôt le pire moment de la crise passé, certains économistes préconiseront le retour à la rigueur, tandis que d’autres miseront sur la croissance. Le gouvernement en place, quel qu’il soit, n’aura n’autre choix que d’appliquer un
budget de rigueur tout en favorisant la croissance.
Ce gouvernement ne pourra prendre la voie de créations de postes par milliers dans la fonction publique alors
qu’il devra, au contraire, en réduire les effectifs plus qu’il ne le fait actuellement.
La seule amélioration prévisible de la situation des directeurs ne peut se concevoir que si elle passe par
une réduction drastique du nombre des écoles et une mutualisation de leurs moyens dans le cadre de regroupements. Cette réforme ne pourrait aboutir
que si elle est d’une ampleur sans précédent pour qu’il en résulte une économie substantielle de postes. Cette réforme porte un nom : création
d’EPEP. (Froment - mai 2009)
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Il ne nous reste plus qu'à faire comme les "caterpillar" : séquestrer IEN, conseillers pédagogiques, psychologue...
Il fallait prendre l'EPEP... Trop tard maintenant !
"Ce dispositif est profondément injuste pour les petites et moyennes structures, alors que la plupart des taches administratives y sont aussi lourdes que dans les écoles de plus de 13 classes."
Sauf que l'EPEP ne t'aurait peut-être pas choisi pour le diriger, oleoduc...
On t'aurait peut-être remercié pour placer X ou Y à ta place : le fait du prince ! E si on t'avait choisi, tu ne serais plus dirlo mais "homme-à-tout-faire" du CA. Belle perspective de promotion !
Et tu en fais quoi des dirlos qui se retrouvent sur le carreau ? Tu trouves normal qu'on dise à des milliers de collègues : "vous avez bien bossé pendant des années, mais on n'a plus besoin de vous, merci au revoir..."
ça au mieux c'est du phantasme, au pire c'est de la désinformation et de la basse manipulation des masses populaires !
aujourd’hui le dirlo il est l’ homme à tout faire de tout le monde sans contreparties
cocu et content de l’être semble-t-il !
l’epep c’eut été une première marche comme le statut des maîtres directeurs l’eut été également
s’il n’avait pas été abrogé on en serait beaucoup plus loin aujourd’hui ! ! ! !
Je ne peux que te conseiller de relire la proposition des députés UMP. Tu dois la retrouver sans peine sur ce site. Tu comprendras que le dirlo n'est qu'un rouage du CA.
Mais tu ne réponds pas à la question posée : que fais-tu des dirlos qui seront remerciés faute de trouver leur place dans un EPEP ? Retour à la case départ, salaire réduit... Imagine que ça t'arrive...
que la "crise", l'augmentation exponantielle du déficit pose un problème pour que le GVT accepte un statut pour tous.. certainement. à 6 % du PIB, il y a tout ce qu'il faut pour se cacher derrière et refuser toute demande.
Je ne ferai pas de politique en faisant remarquer qu'on a touvé des milliards pour filer aux banques et autres financiers qui se gavent.. qu'on a filé des millions avec le paquet fiscal et qu'on continue en en filant encore en exonération de charges fiscales les entreprises.. Passons... Il est de bon ton que de dire que c'est normal parce que sinon... Ce serait la fin du Monde!
Juste un petit calcul, peut être faux, en me basant sur tes chiffres.
59 % des dirlos ont une décharge soit en gros 25 000
83 % des 59 % ont un quart soit 20 000 environ ce qui fait en gros 5000/ 6000 ETP
4% des 59 % ont une décharge complète soit 1000 environ.
Avec ces fameux EPEP que tu appelles de tes voeux comme panacée pour les dirlos et notre état bien aimé...
Des regroupements partout donneraient en gros 6000 / 7000 EPEP avec des dirlos déchargés totalement? Soit avec les 1000 dirlos déjà déchargés un besoin d'environ 5/6000 postes de remplaçants.. En fait les économies faites en reprenant les décharges.
Statut quo donc, au plan économique!
En revanche.. merdier au plan politique.
Désolé, mais ça ne tient pas debout. Aucun libéral pragmatique ne jouerait ce jeu pour si peu de gain. L'EPEP n'est pas "économique", il est idéologique et il faudrait se poser la question du pourquoi. surtout en ces temps, puisque tu suis l'économie où les économistes commencent à se poser la question de la sortie de crise (la bourse l'anticipe permettant au passage aux "pauvres boursicoteurs" de faire quelques gains annexes lors des "rebonds techniques")
L'OCDE refuse une augmentation des impôts, par avance, au nom de la concurrence mondiale (et l'a annoncé) pour remettre à flot les finances publiques et rammener le déficit à 3 %. Elle impose des économies. devine où!
Pour les hôpitaux , c'est déjà fait. On le sait. L'Hopital public et l'égalité des soins sont morts. L'assurance privée est ouverte.
Pour l'école... C'est pas encore fait, même si c'est bien avancé. Voir les Universités.
Pour le primaire.. Les EPEP ne servent à rien en eux mêmes.Ils n'économisent rien Sauf si ils préfigurent une "privatisation" appuyée sur une "collectivisation locale".
Là, c'est mieux... CA aux mains des élus locaux, ouverture au privé (Descoing l'a proposé pour les lycées)... embauche des PE par les EPEP... L'Etat se dégage, divise par 2 au moins le budget de l'EN qui plombe les comptes publics et rammène le déficit à moins de 3 %
Et pratiquement? Les EPEP se démerdent. Les pros trouvent des financements et font vivre leur structure, engageant des PE en nombre cohérent pour leur population scolaire. Les "comiques" surchargent les classes n'ayant pas les moyens de payer.
Reporte toi en 90 en Bulgarie par exemple, lorsque fut mis sur pied le projet économico social pour la "nouvelle bulgarie" qui sortait à peine de la shère communiste.C'est passionnant de voir comment le basculement est facile et rapide
"Le monopole de l’Etat sur l’école a été aboli et remplacé par des principes d’économie de marché. A côté du secteur étatique, un secteur privé est né qui compte aujourd’hui quelque 130 écoles privées réclamant des frais de scolarité ou des droits d’inscription, de même que des écoles étrangères financées par des organisations occidentales. Le système de valeurs traditionnel, qui datait de l’époque de la renaissance nationale et mettait l’accent sur l’esprit de communauté et de solidarité, a fait place à l’individualisme et au consumérisme. En 1985, 108 000 jeunes terminaient des études secondaires alors qu’ils n’étaient plus que 50 000 en 2005. Quelque 100 000 enfants ne vont pas du tout à l’école aujourd’hui. Ces dernières années, un quart des élèves ont quitté l’école avant la fin de la scolarité obligatoire".
Tu vas me dire... On est en France... Je te réponds... Avec une bonne crise et la menace de devenir un pays en cessassion de paiement, on fait bouger les lignes, surtout quand on a déjà mis en place les structures (EPEP)
Alors ne plus se battre pour la reconnaissance pour tous de notre métier.. certainement pas, même si c'est pour l'heure à fonds perdus, car ce combat c'est aussi celui de l'Ecole Publique.
Accepter l'EPEP aujourd'hui, c'est accepter dans 3 ans, en "sortie de crise", la municipalisation/privatisation de l'Ecole au nom du respect des critères de l'OCDE
Che
Le calcul est plus complexe que celui que tu fais. En outre, tu fais l'impasse sur le sort des milliers de dirlos à qui on supprime la direction "à l'insu de leur plein gré".
Ceci dit, sur le fond, je te rejoins. L'objectif est de faire des économies et les EPEP le permettent. Mais c'est aussi, à terme, de désengager l'Etat de cet énorme mammouth. Une façon d'y parvenir en refilant le bébé aux municipalités. Je pense, comme toi, que la voie est extrêmement risquée car on s'engage dans un processus irréversible : la dislocation du système d'éducation à la française. Projet dangereux à combattre.
Et vous faites TOUS l'impasse sur la situation des directeurs d'école à Paris !
Décharge totale pour les Directeurs de toutes les écoles de 5 classes à Paris et 1/2 décharge en dessous de 5 classes, dans le cadre d'une convention entre l'Etat et la Ville de Paris (signée en 1993).
"Etat, tu décharge les directeurs de Paris, moi Commune je paie leurs remplaçants"
Le sujet TABOU par excellence
Même le GDID est discret sur le sujet...
A voir sur son site dans une rubrique quasi introuvable !
Tout débat sur la direction d'école sans évoquer le cas de Paris est une escroquerie
Tout débat sur la direction d'école doit partir du cas de Paris
La seule solution aux calculs de FROMENT c'est la solution parisienne : MUNICIPALE
ETAIT la solution municipale !
Imaginons 2 secondes tous les syndicats, unis, qui acceptent de négocier à partir de ce début... pour essayer d'arriver au projet EPE du GDID ou un autre approchant...
On y serait depuis longtemps !
Mais tous ces messieurs déchargés des syndicats ont d'autres préoccupations
POLITIQUES
Et si on prend toutes les décharges syndicales + celles des "associations" on arrive à quelques milliers de postes (combien exactement?) qui sont la solution aux calculs de FROMENT
paris?
paris?
Paris?
Paris?
Aux sections parisiennes des "syndicats"
ça leur fait quoi à vos adhérents directeurs d'être les hommes à tout faire de la municipalité?
et à tous :
pourquoi la municipalité DELANOE n'a pas dénoncé la convention scélérate signée par le maire fasciste CHIRAC?????
Le sujet ne doit pas être tabou, j'en suis tout à fait d'accord. "Paris à part de tout parce que c'est Paris" fatigue un peu tout le monde (qui n'est pas Parisien).
Maintenant une solution "municipale" pour les dirlos est pour moi ce que l'on peut faire de pire.
Pour les calculs, dedel, je te le confirme, la louche est géante. Pas important d'après moi d'être à "l'unité" près car je ne crois pas à l'EPEP( en lui même) poussé par le pouvoir pour des raisons économiques (quelques millions de plus ou de moins dans des calculs généraux qui se font en milliers de milliards, c'est peanuts). L'EPEP est idéologique et est le point de départ d'une transformation globale du sytème.
Pour ceux d'entre nous qui "rêvent" en se voyant à la tête d'un EPEP, directeur enfin reconnu... Je crois qu'ils vont déchanter. ce type de poste ne serait pas un poste "de l'Education", mais un poste "de la gestion des RH et des ressources" Profil plutôt master droit, gestion, que futur master "enseignement"....
Mais bon, ce que j'en pense, on s'en fout un peu beaucoup sur le fond..
Le GVT "met en sommeil les EPEP" mais les met en place sournoisement par des regroupements qui n'en n'ont pas le nom.
Les syndicats continuent à ignorer superbement les problèmes des dirlos, rejetant par avance toute idée de réfléxion sur un possible statut qui serait le seul moyen d'éviter les dérives EPEP.
Les dirlos en place se découragent peu à peu, laissant les directions vacantes que le MEN s'empresse de convertir en regroupements filés à un pote bien élévé sur profil.
dans 2 /3 ans, les regroupements en "écoles de 14/15 classes" avec un dirlo ancienne formule de transition à la tête, recruté sur profil par l'IA seront en place un peu partout.
Restera plus qu'à "décreter" la tranformation de ces structures en EPEP et ce sera OK.
Les "pigeons mignons" profilés seront remerciés et remplacés par les "vrais" dirlos d'EPEP
che
That is THE problem !
"Les dirlos n'ont ils pas d'autres fonctions "municipales" ?"
Oui, ils sont les hommes à tout faire de la municiaplité et exploités en tant que tels : ils dirigent les cantines, l'accueil du matin, l'étude du soir, les activités du mercredi... contre rémunération très intéressante...
idem à Lyon et Marseille, mais là bas ils n'ont pas les mêmes décharges !
un directeur d'une école de 10-15 classes dans ces 3 grandes violles peut percevoir jusqu'à 1500 euros municipaux mensuellement (x 10 mois)
En effet, la situation des directeurs d'école à paris est "ce que l'on peut faire de pire"!!!!!
D'ailleurs, l'Etat s'en mord les doigts d'avoir signé cette convention avec la ville de paris et ne risque pas de renouveler la chose ailleurs (à Lyon, à Marseille etc. où les directeurs sont pourtant ausssi les hommes à tout faire de leur municipalité, bien rétribués mais déchargés comme les autres)
Pourquoi s'en mord-t-il les doigts?
Conflit de pouvoirs
A votre avis qui commande dans les écoles primaires de paris?
Pas toujours à l'état et jamais aux syndicats !
les directeurs en souffrent ils et demandent ils l'abrogation de la conventioon?
que nenni ! on les comprend !
Conflit de pouvoirs
A votre avis qui commande dans les écoles primaires de paris?
Pas toujours l'état et jamais les syndicats !
les directeurs en souffrent ils et demandent ils l'abrogation de la convention?
que nenni ! on les comprend !
Commentaire publié immédiatement, le forum n'étant pas modéré...
Commentaire qui, bizarrement, disparait une heure après...
Je vais finir par croire que j'énerve
difficilement car il y a tellement de choses (trop?) sur leur site...
Mais je ne la trouve plus aujourd'hui ! Dommage! Pourquoi?
Sur leur site...
Je veux dire : sur le site du GDID !!!!!
C'est vrai, je fais pas mal de boulot pour la Ville : gestion du personnel non-enseignant (agents de service, animateurs...), facturation et encaissement des études et ateliers divers.... mais... je suis payé (environ 400 € par mois pour une école de moins de 10 classes... j'estime qu'on ne se fout pas de moi !
Je suis logé sur place (c'est le cas des 2/3 des dirlos parisiens qui le souhaitent) : pas de temps de trajet, pas de frais ni de stress dans les transports en commun...
Et je n'ai pas de classe (j'avoue qu'après 29 ans devant des bambins, j'en avais un peu marre)
D'ailleurs, chaque année, une dizaine de dirlos de province et de banlieue franchissent le périph...
Alors, qu'on cesse de dire que les dirlos parisiens sont les esclaves de la municipalité... ils se portent très bien, même si bon nombre d'entre eux luttent pour obtenir un statut (environ 100 signatures de dirlos parisiens sur le dernier "appel des cassinades" du GDID réclamant un statut).
mathusalem
« …idem à Lyon et Marseille… »
« … un directeur d'une école de 10-15 classes dans ces 3 grandes villes peut percevoir jusqu'à 1500 euros municipaux mensuellement… »
Oleoduc, j’aimerais bien que ce soit vrai, mais je dois te détromper. Dirlo à Marseille, dans une école avec cantine, études, accompagnement éducatif et centre de loisirs, etc… je touche de la mairie la mirifique somme de 0 euros…comme tous mes collègues…. Aucune indemnité municipale n’est versée sur Marseille…
Paris est un cas à part, difficile à adopter comme modèle pour les dirlos de province.
S’il n’y a effectivement aucune direction vacante (seul département dans ce cas en France), cela a un coût que seule la Mairie de Paris peut se permettre. A titre d’exemple, les recettes de fonctionnement de la ville de Paris, en 2007, étaient de 5883 millions d’euros. Les mêmes recettes de fonctionnement, sur Marseille, dans le budget 2009, sont estimées à 987 millions d’euros.
Par ailleurs, entrer dans un statut qui dépendrait exclusivement des municipalités reviendrait à nier tout caractère national à ce statut, chaque commune faisant, ou ne faisant pas, selon ses possibilités et ses envies…
Thierry Fabre
dans ces 2 villes donc, je confirme qu'un directeur d'une 15 classes ou plus avec une très grosse cantine, des activités du mercredi, des études, un accueil du matin (avant 8h30) peut gagner jusqu'à 1500 euros mensuels x par 10 mois + logement de fonction et repas gratuit à la cantine
Pardon T Fabre mais cela ne veut rien dire. il faudrait calculer un rapport recettes/dépenses/nombre d'habitants/nombre d'enfants scolarisés/nombre d'écoles pour comparer !
c'est déjà le cas depuis longtemps !
c'est déjà le cas depuis longtemps !
c'est déjà le cas depuis longtemps !
Mais vous ne gérez pas la cantine, les études et le reste n'est ce pas?
Alors qu'à paris et lyon ils gèrent...
Che a raison quand il craint la « municipalisation » des écoles primaires. Mais il est en-deçà de ce qui se prépare. On est en train de casser l’Education nationale.
Personne n’en parle mais, pourtant, dans la plus grande discrétion, tout un pan du discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Saint-Jean-de-Latran vient d'entrer en vigueur. C’est là, dans un discours célèbre qu’il avait placé le prêtre au-dessus de l'instituteur "dans la transmission des valeurs". Depuis, il a tenté de minimiser.
Dans une autre partie de son discours, dont on a moins parlé, le président regrettait que la République ne reconnaisse pas la "valeur des diplômes délivrés par les établissements d'enseignement supérieur catholique". On pensait à la reconnaissance de diplôme de théologie... Ils n'ont pas à être validés par la République puisqu'elle ne "reconnaît aucun culte". Mais N. Sarkozy s'obstine. En tuant à coup sûr l'esprit de 1905.
Les décrets de cet accord - signé en catimini entre la France et le Vatican le 18 décembre 2008 - viennent de tomber. Ils prévoient la "reconnaissance mutuelle des diplômes de l'enseignement supérieur délivré sous l'autorité compétente de l'une des parties". Or cette "reconnaissance" ne vaut pas seulement pour les matières théologiques mais aussi profanes. Autrement dit, le baccalauréat ou d'éventuels masters.
L'accord feint d'appliquer une directive européenne (le processus de Bologne), pensée pour reconnaître les diplômes étrangers, mais il change de nature à partir du moment où il est signé avec le Vatican, pour "reconnaître" des diplômes délivrés sur le sol français par des établissements de l'Eglise. Ce qui revient non seulement à casser le monopole des diplômes qu'avait l'Etat depuis 1880, mais aussi l'esprit de l'article 2 de la loi de 1905.
Jusqu'ici, les établissements catholiques privés pouvaient parfaitement préparer des élèves au bac, mais ceux-ci devaient passer leur diplôme avec tous les autres.
Le gouvernement fait tout pour encourager ce choix : démantèlement de la carte scolaire, baisse du nombre de professeurs dans le public... Le plan banlieue est à sec, mais on racle les fonds de tiroirs pour financer - sur fonds publics - l'ouverture de 50 classes privées catholiques dans les quartiers populaires. Un grand lycée Jean-Paul-II est sur les rails. Un collège tenu par l'Opus Dei est déjà sous contrat.
Il ne manquait plus que ça : la fin du diplôme d'Etat... Justement au moment où l'Etat annonce vouloir supprimer les IUFM, brader les concours, et remplacer leur formation par un master que pourrait préparer n'importe quel établissement privé. Comme ça, en plus de délivrer le baccalauréat, le Vatican pourra ouvrir des masters destinés directement aux futurs enseignants.
Un comité 1905 vient de porter plainte devant le Conseil d'Etat. S'il n'obtient pas gain de cause, le prêtre aura le champ libre pour reprendre la main sur l'instituteur.
@ oleoduc
Toutes les villes n'ont pas les moyens de Paris. Même si une autre ville voulait s'aligner sur ce que fait Paris, pas sûr que le ministère accepterait. N'oublie pas que le maire de Paris, à l'époque, Jacques Chirac, tenait un véritable bastion et qu'il tenait la dragée haute à l'Etat. On n'en est plus là. Tu peux aussi y ajouter les intervenants payés par la Ville (sport, arts, musique). Si on pouvait tous s'aligner sur ce fonctionnement, OK. Le problème c'est que ça n'est financièrement pas possible. Donc, il est souhaitable d'avoir le même traitement partout. Déjà que les financements varient énormément d'une commune à l'autre...
c'est bien ce que je dis dans mon commentaire 17 !
Ceci dit je perçois dans plusieurs msgs une sorte de complexe provincial vis à vis de paris qui m'effraie !
ce qui s'est fait à paris c'est le résultat d'une volonté politique, d'un CHOIX politique rien d'autre !
je connais bcp de communes moins grosses moins riches que d'autres qui font pourtant plus voire bcp plus que ces autres pour l'EDUCATION, pour l'école
et on trouve toutes les couleurs politiques dasn les unes et les autres !
C'EST ABSOLUMENT FAUX !!!
1. Je paye mes repas pris à la cantine (entre 5 et 6 € le repas)...
2. La somme de 1500 € est fantaisiste. Elle ne s'applique qu'à quelques écoles de + de 10 classes ayant beaucoup d'ateliers... La somme réelle se situe entre 400 € par mois (c'est mon cas, dans une école de moins de 10 classes) à environ 1000 € dans certains cas où il y a aussi des cours pour adultes que gère le dirlo. MAIS CELA REPRESENTE UN ENORME TRAVAIL, dont ce n'est pas de l'argent volé...
3. Le logement des dirlos parisiens n'est pas gratuit (contrairement aux chefs d'établissement des collèges lycées qui sont logés par nécessité de service). Je paye environ 400 € par mois. Cette somme va être réévaluée pour atteindre environ 600 €. J'avoue que pour un logement dans Paris, c'est très intéressant, surtout quand on y ajoute l'avantage d'être sur place !
Je pense que ces précisions ne sont pas complètement inutiles. Quant à savoir si la situation parisienne pourrait être étendue, je dis OUI ! Il suffirait que l'Education Nationale redevienne une PRIORITE.
Qu'on supprime certains élus qui ne servent à rien (conseillers généraux par exemple...). Qu'on diminue la rémunération des députés européens (environ 10000 € par mois !... On peut sans doute trouver d'autres idées
Il est bien évident que dans la plupart des communes, il n'y a pas matière à fournir le même travail supplémentaire aux collègues directeurs. Je ne parle même pas des finances de la commune qui ne le permettraient pas. Je pense simplement aux tâches à lui confier qui ne peuvent absolument pas être comparables à celles d'une ville comme Paris. Il nous faut un statut pour reconnaître notre métier avant tout.
Ce qu'il faut aux dirlos, c'est du TEMPS, du TEMPS, du TEMPS et de l'ARGENT et encore de l'ARGENT. Comme l'ont dit plusieurs collègues ici, c'est uniquement une affaire de volonté politique. Si l'éducation est une priorité on peut dégager des fonds pour donner aux dirlos ce qu'il leur faut et ce qu'ils réclament très justement : du TEMPS et de l'ARGENT. Et on n'aura plus de directions vacantes.
S'il est évident que la crise et la dette publique rendent difficiles une augmentation des moyens et, surtout à mon avis, orientent, voire dirigent les réformes, il n'en reste pas moins, comme le souligne trop rapidement Che, que l'État sait "trouver" des ressources quand il le veut, quand il le choisit.
On peut ajouter à la liste de Che l'abaissement de la TVA pour les restaurateurs: perte pour le budget de l'État, 2M €.
Donc, sans remettre en cause l'analyse économique de Froment, on peut s'apercevoir que le levier du "choix" politique reste essentiel.
> la question centrale, malgré le contexte économique, reste donc la "volonté" politique.
À partir de là, il s'agit, pour nous, de convaincre afin d'établir un rapport de force (opinion publique, relais) en notre faveur. C'est à quoi, au GDiD, nous nous employons.
@ Gégé au sujet de notre éventuelle "soumission" à un CA.
... ça fait beaucoup de "si", avec un rapport de force en notre faveur on doit pouvoir faire pencher le balancier en notre faveur.
"balancier" Parce qu'il est bien question d'équilibre, que l'on doit retrouver dans un CA, organe naturel d'administration préférable aux équipes IEN... (dans certaines villes, en CE, les fédérations de parents s'opposent aux enseignants au au pont de l'Ascension... Que décideront les IA et les Maires concernés, alors que pour le coup ce n'est qu'une question de personnels et de leur gestion).
Or en refusant d'avance on reste dans le changement rampant dénoncé par Pouk.
@ Oléoduc
Je crois que la piste "municipale" est à explorer, peut-être pas dans les mêmes conditions que Paris, mais il y a un espace exploitable surtout depuis le raccourcissement de la semaine scolaire et les aménagements de soutien sur des temps périscolaires.
De plus le temps vécu par l'enfant en collectivité à l'école est global, avoir un responsable ne peut être qu'un plus pour tout le monde. Tout dépend des conditions et du cadre d'emploi.
Là encore, ce n'est pas en criant au loup que l'on avancera (depuis que l'on s'égosille on recule) mais en étant fort de convictions et de propositions.
C'est une évidence l'Éducation doit rester nationale, mais son exercice doit se faire au plus près du terrain:
> reconnaître institutionnellement le directeur comme le représentant l'EN localement et donner les moyens à l'école de son autonomie dans un cadre national... Je ne vois pas pourquoi les municipalités ne pourraient pas mettre la main dans la poche...
Si on reprend les exemples de milliards "trouvés" pour telle ou telle catégorie de personnels ou de structures financières, faisons la différence entre les diverses catégories.
Le bouclier fiscal est une mesure idéologique qui correspond à une promesse de campagne. Quelques autres mesures entrent dans cette catégorie. La TVA réduite pour la restauration est un engagement de Chirac. L'Europe n'a fait que retarder sa mise en place.
Pour les banques, c'est autre chose. Il s'agit d'un prêt assorti de conditions extrêmement avantageuses mais ça reste un prêt.
Pour l'industrie automobile, c'est une relance qui creuse le déficit et la dette.
Je pense que le gouvernement (celui-ci ou un autre) ne peut pas multiplier indéfiniment ce genre d'opérations. Il ne peut le faire que dans des cas gravissimes lorsque l'économie du pays est gravement menacée (industrie). Dans notre cas, la situation n'est pas du même ordre. Et que je sache, aucun engagement n'a été pris à notre endroit comme ce fut le cas pour les restaurateurs.
Ce qui me fait dire que nous ne pouvons prétendre à rien de significatif avant longtemps. Je comprends qu'on trouve mon propos très pessimiste. Je crois qu'il est préférable de rester réaliste et de voir la réalité en face au risque d'aller au-devant de fortes déconvenues.
1. Je paye mes repas pris à la cantine (entre 5 et 6 € le repas)...
A Lyon ils ne paient pas (avantage en nature)
2. La somme de 1500 € est fantaisiste. Elle ne s'applique qu'à quelques écoles de + de 10 classes ayant beaucoup d'ateliers... La somme réelle se situe entre 400 € par mois (c'est mon cas, dans une école de moins de 10 classes) à environ 1000 € dans certains cas où il y a aussi des cours pour adultes que gère le dirlo. MAIS CELA REPRESENTE UN ENORME TRAVAIL, dont ce n'est pas de l'argent volé...
elle n'est pas du tout fantaisiste puisqu'elle existe pour un certain nombre d'écoles (pas toutes bien sûr) c'est un maximum qu'il est possible d'atteindre
3. Le logement des dirlos parisiens n'est pas gratuit (contrairement aux chefs d'établissement des collèges lycées qui sont logés par nécessité de service). Je paye environ 400 € par mois. Cette somme va être réévaluée pour atteindre environ 600 €. J'avoue que pour un logement dans Paris, c'est très intéressant, surtout quand on y ajoute l'avantage d'être sur place !
gratuit à lyon
Je pense que ces précisions ne sont pas complètement inutiles. Quant à savoir si la situation parisienne pourrait être étendue, je dis OUI ! Il suffirait que l'Education Nationale redevienne une PRIORITE.
100% d'accord
Qu'on supprime certains élus qui ne servent à rien (conseillers généraux par exemple...). Qu'on diminue la rémunération des députés européens (environ 10000 € par mois !... On peut sans doute trouver d'autres idées
100% d'accord (dans les grandes villes : élus de la commune, de l'arrondissement, de la communauté urbaine, du département, de la région et bientôt de la "grande région" !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! etc
SVP
Pourquoi la convention "mairie de paris / état" ne se trouve plus sur le site du GDID?
La convention dont tu parles est toujours sur le site mais à un endroit en réfection... Je viens de la réactiver. Les modifications viendront plus tard car ce n'est pas le travail qui manque en ce moment. Je m'en excuse donc auprès de tous les autres.
Il suffisait de me demander, en venant par exemple sur des nombreux forums du GDID ou même en passant par le formulaire de contact. Je t'aurai rendu volontiers ce service qui n'aurait été qu'un service parmi tant d'autres que je rends, avec d'autres actifs du gdid, quotidiennement et même souvent une grande partie de la nuit.
Enfin, heureusement que je passe régulièrement sur le site des directeurs en lutte. Ca m'a permis de voir ta demande. Mais encore une fois dommage que tu ne sois pas passé par le site du GDID, ta demande aurait été traitée plus rapidement.
En espérant t'avoir satisfait.
Cordialement.
http://www.dirlo.org/modules.php?name=et_aussi
Voici le lien pour ceux que l'info intéresse.
Vous arrivez directement sur la 1ère page de la Convention.
Pour avoir les 6 autres pages aller sur INFOS DIVERSES en haut
http://www.dirlo.org/modules.php?name=et_aussi
Chapeau et merci pour le travail accompli par le GDID et son webmaître en particulier.
Il fallait la trouver cette convention quasi secrète !
mon lien ne fonctionne pas
aller sur le site du gdid
puis sur GDID Square
puis sur rubrique "...Et aussi" au dessus du sigle "BO" à gauche
cliquer sur « Décharges des directeurs parisiens » en bas à droite au-dessus de la tour eiffel
Vous arrivez directement sur la 1ère page de la Convention.
Pour avoir les 6 autres pages aller sur INFOS DIVERSES en haut
A diffuser MASSIVEMENT auprès de toutes les mairies, en particulier, députés etc.
Comment veux-tu que des villes moyennes et je ne parle pas des vraiment petites aient les mêmes moyens qu'une ville comme Paris qui est Département en même temps...
C'est d'autant plus illusoire que la majorité des écoles, c'est dans les petites communes qu'on les trouve.
Et ça n'est pas à la collectivité territoriale de prendre en compte le coût de l'école et de la direction. Sinon, très vite, on ne parlera plus d'Education NATIONALE et les disparités seront amplifiées.
C'est un mauvais calcul que tu fais.
Pas du tout !
Complexe provincial !
Complexe provincial !
Complexe provincial !
Tu prends le problème par le mauvais bout !
Pourquoi un enfant d'un village de 4000 habitants n'aurait-il pas droit à une étude du soir gratuite (gérée par le directeur), à un repas de cantine subventionné (géré par le directeur), à un accueil du matin avant 8h30 (géré par le directeur), , à des activités du mercredi (gérés par le directeur), , à des ateliers périscolaires (gérés par le directeur), etc.?
Il ne s'agit pas de l'école ni de l'éduaction nationale...
Il s'agit de temps périscolaire...
Et le temps périscolaire municipal existe ailleurs qu'à paris... dans de très petites communes parfois...
VOLONTE POLITIQUE !
Par contre ce temps périscolaire municipal n'est pas toujours et partout géré par le directeur d'école...
Sacerdoce quand tu nous tiens !
On n'a que ce que l'on mérite ...
Cela me fait penser au cinéaste français médiocre qui fustige le cinéma américain : facile pour eux de faire des bons films, ils ont beaucoup d'argent !
J'ai travaillé dans un village de 350 habitants pendant 8 années. Ce sont quelques parents bénévoles qui ont mis en place une garderie. Dès que ces parents n'ont plus eu d'enfants à l'école, il ne s'est trouvé personne pour prendre la relève alors qu'il y avait de la demande pour rester le soir. Tout s'est arrêté, la mairie n'ayant pas les moyens de financer une garderie officielle. "On ne peut pas tout faire" avait répondu le maire.
Et la cantine, pareil ! On trouve encore plein de villages où rien n'est organisé. Trop cher. Pas assez de rentrées d'argent.
Tu vois, on est loin de la situation de Paris ou Lyon...
Anne-Marie