Jeudi 2 avril 2009
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13:34
Le SNUipp a diffusé un communiqué dont
nous publions quelques extraits ci-après.
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La journée du 19 mars a marqué une augmentation de
la mobilisation et du nombre de manifestants par rapport au 29 janvier.
Les fédérations de l’éducation, avec la FCPE, les
associations, les mouvements pédagogiques ont décidé d’une nouvelle journée nationale d’action pour l’éducation, de la maternelle à l’université.
La situation de l’éducation est particulière et les
fédérations, avec la FCPE, estiment qu’il faut proposer à la communauté éducative un nouveau rendez-vous de mobilisation avant les vacances de printemps. C’est pour cela qu’elles appellent à
faire du 2 avril une " journée aux mille actions " avec
l’idée de sortir des écoles et des établissements pour aller à la rencontre de l’opinion dans un maximum d’endroits et renforcer le soutien (déjà très important) que les différents mouvements
rencontrent cette année. Les opérations de carte scolaire mettent en lumière, dans les départements, les effets désastreux des suppressions de postes de Rased et de MAD ainsi que les
insuffisances des dotations au titre de l’augmentation du nombre d’élèves : la scolarisation des élèves de 2 ans est la première touchée. La mobilisation contre la réforme de la formation
des enseignants se poursuit, même si le ministre a dû concéder quelques reculs. Dans les écoles, le manque de remplaçants, le devenir des Rased, les évaluations CM2, l’aide personnalisée, les
appels pour les stages pendant les vacances, les modifications des règles des mouvements contribuent à entretenir un climat tendu.
Aide personnalisée
Le SNUipp appelle l’ensemble des enseignants des
écoles à suspendre l’aide personnalisée durant la période du 11 au 23 mai. Il s’agit pour les enseignants de réaliser un 2e bilan d’étape, à l’issue duquel le SNUipp interpellera le ministère,
afin d’obtenir la remise à plat du dispositif : prendre le temps de mesurer son efficacité, comparer les incidences des différentes organisations sur la vie des enfants et les conditions de
travail des enseignants, élaborer des propositions.
2610 « désobéisseurs »
Dans plusieurs départements (Bouches-du- Rhône,
Hérault, Haute-Garonne, Tarn-et-Garonne…), des enseignants qui refusent publiquement et haut et fort d’appliquer les mesures Darcos sont sanctionnés. La presse s’en fait largement l’écho. Le
SNUipp intervient pour obtenir la levée des sanctions.
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Le SNUipp liste un certain nombre de problèmes majeurs que nous ne
cessons de dénoncer. Il en oublie un et qui est tout aussi important que les autres : la situation des directeurs d’école !
Ce syndicat n’omet pas de citer la suppression des MAD. Forcément, ça le concerne directement ainsi que les
fédérations de l’éducation…
Faut-il rappeler à ce syndicat et aux « fédérations de l’éducation » que, chaque année, ce ne sont
pas quelques dizaines ou centaines de postes de direction qui ne sont pas pourvus mais plusieurs milliers !
Si les suppressions de postes de MAD sont préjudiciables aux syndicats et aux fédérations amies, que dire
alors du fonctionnement des écoles dont la direction est assurée par un « faisant fonction » ou un débutant (sans formation ni expérience) à qui l’administration a imposé cette lourde
charge !
« Le ministre assure que les stagiaires de M2 ne seront pas
utilisés " pour couvrir les besoins " en personnels (remplacement ou décharges de direction) et reconnaît les maîtres formateurs comme acteurs de la formation » ajoute le syndicat.
Le SNUIpp se préoccupe-t-il de s’assurer que ces « besoins » seront couverts et notamment ceux qui concernent les « décharges de direction » comme il dit ?
« Décharges de
direction »… Lapsus ou état d’esprit ?
Rappelons au SNUipp que l’expression « décharges de
direction » est inappropriée. Il conviendrait de parler de « directeurs déchargés d’enseignement » car la direction est toujours une
charge. Très lourde. De plus en plus lourde ! Les responsables syndicaux ne semblent pas le savoir…
Le 2 avril approche. La « journée des mille actions » se prépare. Mais probablement est-il encore temps pour le SNUipp et ses amis d’ajouter une action supplémentaire en faveur de la direction d’école.
Certes, nous savons que le SNUipp a un faible pour les nombres ronds… Le 22 novembre 2006, il avait organisé
un rassemblement : « 1000 délégués à
Paris » hélas sans résultats et sans lendemain… Est-ce une raison pour ne plus rien tenter ?
Nous proposons au SNUipp de tester la formule suivante : « la journée aux mille et une actions ». Il verra qu’elle sonne bien, elle aussi… Et, de plus, les directeurs
lui en sauront gré de les avoir associés à cette journée d’action.
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