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Liste des députés favorables au statut de directeur d'école

 

La nouvelle Assemblée Nationale compte 45 députés réélus ayant appuyé notre demande d'un statut de directeur d'école sous la précédente législature.

 

  1 PC
  3 UDF - maj. présid.
19 PS
21 UMP
  1 Divers Droite

 

Rapport OCDE
(Jean-Pierre Obin, IGEN)

1ère partie
2ème partie

 

8

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Samedi 28 mars 2009 6 28 /03 /2009 16:55

L’histoire se passe à Nogent sur Marne, petite ville rendue célèbre notamment par ses « guinguettes au bord de l’eau »… Deux écoles de 14 classes chacune… Tandis que la première perd une classe et donc sa décharge complète, la seconde en gagne une et passe à 15. Petit souci : pas de place pour accueillir cette ouverture. Qu’à cela ne tienne, elle sera hébergée chez la voisine victime d’une fermeture. Dans d’autres villes, une situation similaire a été réglée par une légère modification ou la mise en place d’une sectorisation de circonstance…

 

Autre bizarrerie, la direction de la première école (qui passe à 13 classes) se libérant, le maire (UMP) de Nogent propose le « regroupement » des deux établissements. Il est question, pour lui, de « mutualiser certains locaux ». Tollé général ! Enseignants et parents s’inquiètent du gigantisme de la nouvelle structure. Ce regroupement ne correspond pas à la création d’un EPEP et ne peut être assimilé à une fusion.

 

Le maire et l’IA dessinent les contours de la future usine à gaz. Le poste de la direction libérée est bloqué. C’est le directeur de la seconde école qui assurera la direction globale des 2 établissements secondé par un enseignant partiellement déchargé.

 

On mesure tout de suite les limites d’une telle construction. Un collège de même taille (environ 600 élèves) serait doté de nombreux postes administratifs : principal, principal-adjoint, conseiller principal d’éducation, secrétaire, infirmière, documentaliste, intendant, surveillants…

A Nogent, le directeur noiera sa grande solitude dans le stress de journées de travail longues et harassantes.

 

Mais comment réagissent les « puissants » syndicats enseignants ? Seul le silence assourdissant de leurs réactions parvient à nos oreilles…

Leur responsabilité est pourtant fortement engagée. En effet, leur refus de création d’Etablissements Publics laisse un vide juridique qui permet à des élus ou fonctionnaires zélés de créer, sans réflexion approfondie, des mastodontes tel celui de Nogent.

 

D’autant que le regroupement opéré à Nogent met à mal l’un des principaux arguments syndicaux : la municipalisation de l’école primaire. Ce coup de force montre bien que la municipalisation n’est pas la conséquence des EPEP puisqu’elle est peut devenir réalité hors EPEP.

Dans ce cas précis, le maire et l’IA interprètent de manière très personnelle l’article 34 de la loi de programmation pour l’avenir de l’école, qui prévoit des expérimentations organisationnelles dans le cadre du projet d’école.

 

Alors, n’est-il pas préférable et ne devient-il pas urgent de se doter d’un cadre juridique indiscutable pour limiter les abus ou déviances de certaines municipalités ?

Il est temps également que nos « grands » responsables syndicaux se débarrassent de « leurs habits post-soixante-huitards » et abandonnent le second argument qu’ils avancent en permanence : la caporalisation de l’école !

 

Cette caporalisation, que craignent nos principaux syndicats (le fameux p’tit chef), n’est autre que le fruit d’une idéologie dépassée teintée d’un zeste de démagogie.

 

Ne voient-ils pas nos « grands » syndicalistes qu’en l’absence de textes juridiques sur le statut de l’école tout devient possible même le plus ubuesque ?

 

Municipalisation et caporalisation : deux mots, deux arguments mais surtout deux notions qui bloquent toute réflexion sur l’avenir de l’école et annihilent toute réforme en profondeur de l’institution.

 

Il est temps que les Gilles Moindrot et Luc Bérille, plus habitués à fréquenter les cabinets ministériels que les salles des maîtres prennent conscience de la dégradation de notre école publique !

Il est temps qu’ils s’impliquent pleinement pour défendre l’école contre les assauts de l’Administration centrale et des élus municipaux !

 

Cette défense passe nécessairement par une réflexion sur le métier de directeur d’école. Il n’est plus possible d’éluder cette question. On le voit bien aujourd’hui encore, à Nogent.

Il est de la responsabilité de nos responsables syndicaux de s’emparer à bras le corps de ce problème. On ne leur demande pas de s’occuper en priorité et exclusivement de la direction d’école mais simplement de s’y intéresser aussi !

 

 

Blog des associations de parents d’élèves

M. le Maire s’explique

Article 34 de la loi de programmation pour l’avenir de l’école

 

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