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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 18:18

On les croyait profondément endormis depuis septembre dernier ; les vieux démons du SNUipp sont de retour...

Mise en sommeil artificiel pendant les mois qui ont précédé les élections professionnelles du 5 décembre 2008 afin de ne pas trop alarmer les directeurs dont on guignait les voix, la notion de « fonctionnement collégial de l’école » s’est brutalement réveillée il y a quelques jours. La bête qui ronge le SNUipp ne dormait que d’un œil…

Il aura suffi d’un « appel à candidature » de l’IA 38 pour que réagissent avec force certaines instances départementales du SNUipp.

L’histoire est simple. Nous l’avions relatée dans notre précédent article : « Directeurs d’école : à quand l’arrivée des chasseurs de tête ? ». Nous avions alors dénoncé ces méthodes peu orthodoxes de l’IA de l’Isère qui recherche un directeur bouc-émissaire capable de « remettre une équipe dans le droit chemin » là où les autorités départementales (IEN et IA) ont échoué…

 

Le SNUipp, par la voix de sa section départementale du 71 (Saône-et-Loire) réagit vivement. Voici son communiqué :

 

Direction des Moines à St Quentin Fallavier : Appel à candidature

 

Le 5 février, l’inspection académique de l’Isère mettait en ligne un appel à candidature, pour le poste de direction, qui a enflammé la planète internet et a fait des dizaines de fois le tour de la France. Il s’agissait de signifier que les enseignants de cette école avaient une « approche militante de l’école » et que le nouveau directeur devrait « rétablir la loyauté institutionnelle » dans l’école.


Les réactions, d’abord incrédules puis indignées, ont été très virulentes et sont venues de toutes parts jusqu’à ce que l’appel à candidature soit modifié le 19 février : « l’approche militante de l’école » avait été supprimée mais demeurait le « rétablissement de la loyauté institutionnelle ». Depuis l’appel à candidature à purement et simplement disparu du site de l’IA.

 
 Nous sommes absolument scandalisés par de tels propos et de telles méthodes. Depuis des années les actions militantes sont stigmatisées.

 
L’IA de l’Isère a passé un cap supplémentaire : elle pousse la conception militante qu’elle a de sa fonction au point de demander à un directeur d’école de faire « rentrer dans le rang » des enseignants qui ne font rien d’autre que de défendre une conception républicaine et démocratique de l’école publique. On a là franchi un nouveau seuil dans la volonté de briser toute contestation, de faire des exemples. « Veille d’opinion » a dû chauffer sur le sujet et le ministère a probablement dû intervenir pour que l’IA se soit vue contrainte de revenir en arrière. Nous resterons particulièrement vigilants sur les modalités d’affectation sur le poste de direction de cette école et nous affirmons toute notre solidarité à l’équipe enseignante qui depuis des années fonctionne de manière collégiale.


Bien évidement ce type de fonctionnement a l’art de déplaire à une hiérarchie qui entend faire du directeur d’école un maillon actif de la mise en œuvre des mesures de destruction de l’école publique engagées par Xavier Darcos. En attendant la mise en place d’un maillon hiérarchique avec l’installation des établissements publics d’enseignement primaires (EPEP), toujours dans les tiroirs, à la tête desquels on trouvera un chef d’établissement...

 

Il est naturel et sain que réagisse un syndicat enseignant devant de telles manœuvres de l’Administration. Mais le SNUipp n’outrepasse-t-il pas son rôle lorsqu’il se permet de dicter et d’imposer sa vision du fonctionnement de l’école ?

Le SNUipp le rappelle : le travail en équipe fait désormais partie des incantations les plus fréquentes dans notre système éducatif qui en a inscrit le principe dans le texte depuis la Loi d’Orientation de 1989.

Certes, une poignée d’ « équipes Freinet » a développé la « pédagogie coopérative » et concrétisé au quotidien une « gestion collégiale » passant par la tenue d’un « conseil des maîtres hebdomadaire prenant toutes les décisions »,  allant jusqu’à « la responsabilisation de tous les acteurs de l’école » et à la mise à « disposition de la décharge de direction à l’ensemble de l’équipe pédagogique » et au « partage de l’indemnité de direction »…

 

Cependant, il ne faut pas oublier que le nombre d’établissements ayant adopté ce fonctionnement est lilliputien en France et qu’il ne saurait servir de modèle à l’ensemble des écoles.

Bien sûr, nous ne ferons pas au SNUipp le procès de vouloir mettre en place cette manière de fonctionner. Néanmoins, le contenu des mandats que le Congrès de Nevers (2007) a donnés à ce syndicat n’est pas sans laisser une certaine inquiétude aux directeurs d’école de ce pays.

 

 

Organisation et fonctionnement de l’école : Bilan du Congrès de Nevers 2007

 

Ces dernières années ont été marquées par une augmentation significative des charges qui pèsent sur les équipes et particulièrement les directeurs soit par les réformes successives, soit par la part toujours plus grande des relations nécessaires avec divers partenaires de l’école, soit par de nouveaux dispositifs (stages filés, EVS, Base élève...). Ces nouvelles charges tendent à éloigner le directeur du reste des enseignants en le transformant en simple rouage administratif. Le dossier direction d’école est perçu comme en panne par bon nombre de nos collègues qui ne voient pas de perspectives concrètes s’ouvrir. Ils continuent d’exiger clarification des missions et reconnaissance de la fonction. Dans le même temps, aucune évolution significative du fonctionnement des écoles n’est proposée ou même mise en débat à l’occasion des groupes de travail instaurés par le ministère.

Le dossier direction et fonctionnement de l’école n’est pas réglé. Le SNUipp réaffirme son opposition à la mise en place d’un statut qui ne pourrait que diviser la profession, éloigner le directeur du reste des enseignants, sans apporter de réelles améliorations à la direction et au fonctionnement des écoles, à la réussite de tous les élèves. Certains collègues nous interpellent sur la question du statut de l’école et des directeurs. Mais la création d’un nouveau statut renforcerait la responsabilité des directeurs et directrices au détriment de celle des conseils des maîtres. Cependant, la fonction de directeur doit être mieux reconnue, ses missions clarifiées et sa charge de travail allégée, le directeur d’école restant un enseignant.

Le SNUipp refuse le pilotage et la gestion des écoles par les élus locaux, tel que cela est envisagé dans les projets EPEP. Il revendique au contraire un renforcement des prérogatives du Conseil des Maîtres. Cela nécessite l’octroi de moyens matériels et humains (décharges de service, personnels de secrétariat, maîtres supplémentaires, temps de concertation…) pour faciliter la gestion, l’organisation et la concertation…

Le SNUipp doit poursuivre le débat et l’action, avec les équipes d’école, et toute la profession sur la direction et le fonctionnement de l’école, sur la base de ses revendications. Ce débat sur la direction d’école est indissociable de celui sur le fonctionnement de l’école et le travail en équipe. Il faut également construire le lien entre le projet de mise en place des EPEP et la question de la direction et du fonctionnement de l’école.

 

 

Poursuivre le débat et l’action… Rappelons qu’en octobre 2007, le SNUipp avait organisé « les Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école ».

Un fiasco sans pareil à tel point que le SNUipp n’a jamais communiqué sur ce rassemblement et a vite retiré le relevé de conclusions publié sur son site. Nous y avions consacré plusieurs articles qu’il n’est pas inutile de relire :

 

« SNUipp : le grand show des Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école »

« Etats généraux du SNUipp : grosse farce ou non-événement ? »

« Des Etats généraux qui ont fait pschitt… »

 

 

Bref, le SNUipp ne peut se prévaloir de ses mandats. Ils ne reposent sur rien d’autre que l’idéologie de quelques dizaines de « responsables » qui font la pluie et le beau temps à la direction de ce syndicat. Aucune consultation de « la profession » n’a jamais été organisée par le SNUipp qui ne peut donc pas se prévaloir d’une quelconque capacité à exprimer la pensée des enseignants dans le domaine du fonctionnement de l’école.

La seule enquête sérieuse faite à ce jour est la consultation des directeurs par l’Ifop à la demande du GDID et qui a abouti au résultat incontournable : 93 % des directeurs d’école sont favorables à un statut !   

 

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