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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

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La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 18:18

On les croyait profondément endormis depuis septembre dernier ; les vieux démons du SNUipp sont de retour...

Mise en sommeil artificiel pendant les mois qui ont précédé les élections professionnelles du 5 décembre 2008 afin de ne pas trop alarmer les directeurs dont on guignait les voix, la notion de « fonctionnement collégial de l’école » s’est brutalement réveillée il y a quelques jours. La bête qui ronge le SNUipp ne dormait que d’un œil…

Il aura suffi d’un « appel à candidature » de l’IA 38 pour que réagissent avec force certaines instances départementales du SNUipp.

L’histoire est simple. Nous l’avions relatée dans notre précédent article : « Directeurs d’école : à quand l’arrivée des chasseurs de tête ? ». Nous avions alors dénoncé ces méthodes peu orthodoxes de l’IA de l’Isère qui recherche un directeur bouc-émissaire capable de « remettre une équipe dans le droit chemin » là où les autorités départementales (IEN et IA) ont échoué…

 

Le SNUipp, par la voix de sa section départementale du 71 (Saône-et-Loire) réagit vivement. Voici son communiqué :

 

Direction des Moines à St Quentin Fallavier : Appel à candidature

 

Le 5 février, l’inspection académique de l’Isère mettait en ligne un appel à candidature, pour le poste de direction, qui a enflammé la planète internet et a fait des dizaines de fois le tour de la France. Il s’agissait de signifier que les enseignants de cette école avaient une « approche militante de l’école » et que le nouveau directeur devrait « rétablir la loyauté institutionnelle » dans l’école.


Les réactions, d’abord incrédules puis indignées, ont été très virulentes et sont venues de toutes parts jusqu’à ce que l’appel à candidature soit modifié le 19 février : « l’approche militante de l’école » avait été supprimée mais demeurait le « rétablissement de la loyauté institutionnelle ». Depuis l’appel à candidature à purement et simplement disparu du site de l’IA.

 
 Nous sommes absolument scandalisés par de tels propos et de telles méthodes. Depuis des années les actions militantes sont stigmatisées.

 
L’IA de l’Isère a passé un cap supplémentaire : elle pousse la conception militante qu’elle a de sa fonction au point de demander à un directeur d’école de faire « rentrer dans le rang » des enseignants qui ne font rien d’autre que de défendre une conception républicaine et démocratique de l’école publique. On a là franchi un nouveau seuil dans la volonté de briser toute contestation, de faire des exemples. « Veille d’opinion » a dû chauffer sur le sujet et le ministère a probablement dû intervenir pour que l’IA se soit vue contrainte de revenir en arrière. Nous resterons particulièrement vigilants sur les modalités d’affectation sur le poste de direction de cette école et nous affirmons toute notre solidarité à l’équipe enseignante qui depuis des années fonctionne de manière collégiale.


Bien évidement ce type de fonctionnement a l’art de déplaire à une hiérarchie qui entend faire du directeur d’école un maillon actif de la mise en œuvre des mesures de destruction de l’école publique engagées par Xavier Darcos. En attendant la mise en place d’un maillon hiérarchique avec l’installation des établissements publics d’enseignement primaires (EPEP), toujours dans les tiroirs, à la tête desquels on trouvera un chef d’établissement...

 

Il est naturel et sain que réagisse un syndicat enseignant devant de telles manœuvres de l’Administration. Mais le SNUipp n’outrepasse-t-il pas son rôle lorsqu’il se permet de dicter et d’imposer sa vision du fonctionnement de l’école ?

Le SNUipp le rappelle : le travail en équipe fait désormais partie des incantations les plus fréquentes dans notre système éducatif qui en a inscrit le principe dans le texte depuis la Loi d’Orientation de 1989.

Certes, une poignée d’ « équipes Freinet » a développé la « pédagogie coopérative » et concrétisé au quotidien une « gestion collégiale » passant par la tenue d’un « conseil des maîtres hebdomadaire prenant toutes les décisions »,  allant jusqu’à « la responsabilisation de tous les acteurs de l’école » et à la mise à « disposition de la décharge de direction à l’ensemble de l’équipe pédagogique » et au « partage de l’indemnité de direction »…

 

Cependant, il ne faut pas oublier que le nombre d’établissements ayant adopté ce fonctionnement est lilliputien en France et qu’il ne saurait servir de modèle à l’ensemble des écoles.

Bien sûr, nous ne ferons pas au SNUipp le procès de vouloir mettre en place cette manière de fonctionner. Néanmoins, le contenu des mandats que le Congrès de Nevers (2007) a donnés à ce syndicat n’est pas sans laisser une certaine inquiétude aux directeurs d’école de ce pays.

 

 

Organisation et fonctionnement de l’école : Bilan du Congrès de Nevers 2007

 

Ces dernières années ont été marquées par une augmentation significative des charges qui pèsent sur les équipes et particulièrement les directeurs soit par les réformes successives, soit par la part toujours plus grande des relations nécessaires avec divers partenaires de l’école, soit par de nouveaux dispositifs (stages filés, EVS, Base élève...). Ces nouvelles charges tendent à éloigner le directeur du reste des enseignants en le transformant en simple rouage administratif. Le dossier direction d’école est perçu comme en panne par bon nombre de nos collègues qui ne voient pas de perspectives concrètes s’ouvrir. Ils continuent d’exiger clarification des missions et reconnaissance de la fonction. Dans le même temps, aucune évolution significative du fonctionnement des écoles n’est proposée ou même mise en débat à l’occasion des groupes de travail instaurés par le ministère.

Le dossier direction et fonctionnement de l’école n’est pas réglé. Le SNUipp réaffirme son opposition à la mise en place d’un statut qui ne pourrait que diviser la profession, éloigner le directeur du reste des enseignants, sans apporter de réelles améliorations à la direction et au fonctionnement des écoles, à la réussite de tous les élèves. Certains collègues nous interpellent sur la question du statut de l’école et des directeurs. Mais la création d’un nouveau statut renforcerait la responsabilité des directeurs et directrices au détriment de celle des conseils des maîtres. Cependant, la fonction de directeur doit être mieux reconnue, ses missions clarifiées et sa charge de travail allégée, le directeur d’école restant un enseignant.

Le SNUipp refuse le pilotage et la gestion des écoles par les élus locaux, tel que cela est envisagé dans les projets EPEP. Il revendique au contraire un renforcement des prérogatives du Conseil des Maîtres. Cela nécessite l’octroi de moyens matériels et humains (décharges de service, personnels de secrétariat, maîtres supplémentaires, temps de concertation…) pour faciliter la gestion, l’organisation et la concertation…

Le SNUipp doit poursuivre le débat et l’action, avec les équipes d’école, et toute la profession sur la direction et le fonctionnement de l’école, sur la base de ses revendications. Ce débat sur la direction d’école est indissociable de celui sur le fonctionnement de l’école et le travail en équipe. Il faut également construire le lien entre le projet de mise en place des EPEP et la question de la direction et du fonctionnement de l’école.

 

 

Poursuivre le débat et l’action… Rappelons qu’en octobre 2007, le SNUipp avait organisé « les Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école ».

Un fiasco sans pareil à tel point que le SNUipp n’a jamais communiqué sur ce rassemblement et a vite retiré le relevé de conclusions publié sur son site. Nous y avions consacré plusieurs articles qu’il n’est pas inutile de relire :

 

« SNUipp : le grand show des Etats généraux de la direction et du fonctionnement de l’école »

« Etats généraux du SNUipp : grosse farce ou non-événement ? »

« Des Etats généraux qui ont fait pschitt… »

 

 

Bref, le SNUipp ne peut se prévaloir de ses mandats. Ils ne reposent sur rien d’autre que l’idéologie de quelques dizaines de « responsables » qui font la pluie et le beau temps à la direction de ce syndicat. Aucune consultation de « la profession » n’a jamais été organisée par le SNUipp qui ne peut donc pas se prévaloir d’une quelconque capacité à exprimer la pensée des enseignants dans le domaine du fonctionnement de l’école.

La seule enquête sérieuse faite à ce jour est la consultation des directeurs par l’Ifop à la demande du GDID et qui a abouti au résultat incontournable : 93 % des directeurs d’école sont favorables à un statut !   

 

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Commentaires

Je crains que cet article ne crée un amalgame entre "direction collégiale" et "fonctionnement de manière collégiale".
Vous remarquerez que c'est la seconde expression qu'utilise le SNUipp 71. En lisant "un peu vite", les collègues risquent de comprendre autre chose que ce qui est dit. Ce serait dommage.
Commentaire n°1 posté par Dedel le 25/02/2009 à 18h39

La phrase de conclusion de l'article oublie de préciser la date du sondage Ifop : septembre 2006.

Tout le monde sait qu'un résultat de sondage n'est pas immuable. L'opinion des gens sondés évolue en permanence.

Cote de popularité de Nicolas Sarkozy

Juin 2007 : 63 %

Février 2009 : 39 %

Pourquoi en irait-il autrement pour les directeurs ?
En 2006, les 93 % s'expliquent aussi par une réaction à la signature du protocole par le SE-UNSA. Fin de la grève administrative mal vécue. Lobbying du GDID pour un statut. Tout s'enchaîne. Logique : 93 % favorables au statut.

Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts. Les esprits se sont apaisés. Les collègues sont revenus à la raison et ont apporté leur plein soutien au SNUipp et au SE en décembre 2009. Preuve que "la rancune a été jetée à la rivière" comme disait Giscard.

De plus, on sait maintenant que le statut passe OBLIGATOIREMENT par les EPEP. Il y aura EPEP ET STATUT ou RIEN DU TOUT.
Les collègues ne veulent pas des EPEP. Ni de leur version édulcorée appelée EPE. Ils préfèrent se passer de statut que passer sous les fourches caudines des EPEP. C'est aussi le sens de leur vote aux élections professionnelles.

Alors, le résultat du sondage Ifop de septembre 2006... caduc ! obsolète !

Directeurs favorables à un statut


Septembre 2006 : 93 %

Février 2009 : ?? %


Essayez de refaire ce sondage et vous verrez...

Commentaire n°2 posté par Théo62 le 26/02/2009 à 10h12
@ dédel.
Je crains que cet article ne crée un amalgame entre "direction collégiale" et "fonctionnement de manière collégiale".
Le problème vient surtout de ce que l'on ne sait pas ce que recouvre le concept du CMD prôné par le SNUipp...
Pour moi, c'est un artifice (creux) qui lui permet de jouer la montre et pratiquer un grand écart fragile entre les 2 extrémités de ses adhérents.
N'ayant pas d'éléments concrets à analyser, je ne peux en faire qu'une critique globale:
1- le CMD transformerait de fait un CM en CA. Or, il n'est pas envisageable, surtout dans le domaine de la collégialité, d'envisager une gouvernance sans les partenaires majeurs que sont les Parents d'élèves (statufié depuis 2006) et les municipalités... Le CED alors?
C'est justement ce que propose les EPEP... sans garde-fou.

2- Le CMD suppose un président avec des pouvoirs propres (c'est comme cela dans toutes les assemblées décisionnaires, même celles des syndicats).
> président responsable de la mise en oeuvre des décisions de façons fonctionnelles et pénale.
• comment le désigner? en instaurant le vote, donc les campagnes électorales au sein des écoles?
Et tu crois que c'est de nature à apaiser des équipes.

Dédel, tu soupçonnes les rédacteurs de l'article de confusion, je suis persuadé moi que cette confusion sur la "collégialité" (terme qui me plaît bien) est entretenue au sein du SNUipp.
Cette "collégialité", le CMD, ne peut se mettre en place sans un statut d'établissement et un responsable clairement désigné.

3- Si le CMD veut dire un "simple" transfert des responsabilités et des missions du directeur vers un collèges d'enseignants, outre le fait qu'il faille changer la constitution (responsabilité pénale), ce serait un comble de vous voir plaider pour la disparition des dirlos quand vous combattez la fermeture de postes et la "sédentarisation" des RASED.

Dédel, c'est quoi le CMD pour le SNUipp?

à Théo.
Aussi difficile à te suivre...
Comment peux-tu arriver à comparer une enquête, un sondage d'opinion et un vote?
Que vient faire ici la "popularité" de Sarkozy?
On peut avoir une opinion sans être obliger de l'avoir dans les pattes?
À quoi (qui) ça sert de tout ramener à Sarko?
De plus, on sait maintenant que le statut passe OBLIGATOIREMENT par les EPEP. Il y aura EPEP ET STATUT ou RIEN DU TOUT
 > tu nous dis donc qu'il y aura EPEP et statut, comme on a les nouveaux programmes, la suppression des postes, les stages RAN, les 60h soutien, le SMA...

Mais tu n'est pas à une approximation près:
• plein soutien aux SE et SNUipp... Comique et tragique!
• % qui s'explique par une forte réaction = les directrices et directeurs sont des cons.
Et puis pourquoi ne pas appliquer cette explication aux élections professionnelles. Il est vrai que dans ce cas ça marche, vaut mieux alors parler d'adhésion.

Directeurs favorables à un statut
Septembre 2006 : 93 %
Février 2009 : ?? %
Essayez de refaire ce sondage et vous verrez...
Pourquoi le SE et le SNUipp, avec un tel soutien, ne le fait-il pas? 


 
Commentaire n°3 posté par Pierrot le 26/02/2009 à 11h55
Pierrot
Je comprends bien ta stratégie : montrer que les syndicats (le mien en l'occurrence) ne s'occupent pas des directeurs.
N'oublie pas que nous ne sommes pas majoritaires parmi les enseignants du 1er degré. Les adjoints sont beaucoup plus nombreux que nous. Un syndicat doit s'occuper de tous ceux qui entrent dans son champ d'action.
Ne jouons pas sur les mots pour effrayer les collègues. Ce qui nous intéresse : le bon fonctionnement de l'école dans l'intérêt des élèves et des personnels.
On ne peut pas réussir dans de petites structures comme les autres en jouant perso. Un directeur face à ses adjoints. Impossible. Il faut privilégier le travail en équipe.
Prends le décret de 89.

La lecture de la " définition des fonctions de directeur d’école " au chapitre premier du décret de 1989 fournit un éclairage sur l’origine des difficultés : 16 alinéas y définissent au moins autant d’activités dont il assume seul la responsabilité. Il n’est assisté du conseil des maîtres, et seulement pour avis, que pour deux activités : la répartition des élèves dans les classes et l’organisation de l’utilisation des locaux scolaires. Aux activités traditionnelles du directeur, le décret a ajouté l’animation pédagogique de l’équipe, la diffusion en son sein des instructions et programmes, l’intégration dans l’équipe des intervenants extérieurs, la formation des futurs directeurs, la participation aux liaisons maternelle-élémentaire et école-collège, les relations avec le monde économique et les associations … Depuis se sont ajoutés encore la mise en œuvre des divers contrats d’aménagement du temps de l’enfant, la gestion des AE, sans compter la crainte des mises en cause devant la justice pénale.
Comment continuer ainsi ? Il faut d'uatres réponses que celles apportées jusqu'à présent et qui ne marchent pas, on le voit bien.
Il faut absolument redéfinir le fonctionnement de l'école avec un travail en équipe. Tout le monde s'en portera mieux. A commencer par nous, les directeurs.
Mais comment y parvenir si on crée un statut qui finira, on le sait tous, par donner au directeur des attributions de supérieur hiérarchique. Tu sais comme moi que ça démange les ministres de nous faire endosser ce rôle. Ils veulent que leurs réformes rencontrent le moins possible d'obstacles, de refus... Ils veulent que tout le monde obéisse à tous les textes même les plus rétrogrades.
Tu vois, ton raisonnement est limpide et je le comprends : tu penses avant tout au sort des directeurs. Pourquoi pas ? Mais on ne peut délaisser le sort des adjoints qui sont des acteurs, comme nous, de l'école de la République. Il faut une vision globale du problème pour ne pas se laisser enfermer dans une bulle qui ne concerne qu'1/6ème des enseignants.

Commentaire n°4 posté par Dedel le 26/02/2009 à 14h22

Pas de mauvaise foi Théo...
Le GDID pense qu'un statut pour les dirlos est une protection pour eux, pour les équipes, pour l'Ecole.... On peut encore penser comme cela, non?
Tu ne peux nier qu'on s'engage. La proposition de statut est en ligne, consultatble par tous... Ce qui permet d'ailleurs à ous de la critiquer et c'est trèc bien ainsi..
Le mieux d'ailleurs ce serait de la contrer point parpoint plutôt que de l'invectiver.

Pragmatiquement parlant. Il n'y a que 3 possibilités actuellement pour régler la question de la direction que, et je ne vois pas comment tu pourraisle nier, pose au minimum "un problème"
1- Un statut... Que ceux qui le pense apportent leur pierre pour mettre sur pied une proposition la plus concensuelle possible
2- Le statut quo: On voit ce que cela donne actuellement, et surtout on voit vers quoi cela penche du côté du MEN.. "Pote" ...  (poste)  à profil sur lettre de mission, hors barême etc...
3- Le CMD du SNUI
Eh bien que le SNUI prépare et mette en ligne une proposition concrète explicitant le mode de fonctionnement, le mode de prise de décisions, le rythme des réunions, les domaines d'action, le mode de rémunération etc...
Perso, tout m'interesse... On pourra alors parler..

Une question à ce propos. Donc tous les instits sont décisionaires et prennent en charge une part de la direction. Bien. On partage l'indemnité. Bien. Dans mon école nous sommes 10 enseignants. Ca va pas faire bezef par personne, mais c'est mieux que rien.. Mais là où je suis moins sûr, c'est dans l'envie de chacun de mes collègues de prendre en charge une part des charges de direction. Je l'ai déjà proposé. faudrait demander aux collègues peut être, non?
Là aussi ce serait un changement fondamental pour les instits. Tout poste d'enseignant incluerait obligatoirement une part de direction.. Je pense quand même qu'il faudrait demander... Vraiment!

A moins que tu ne vois le truc d'une autre manière... Un CMD avec un "saint" désigné en son sein pour "mettre en musique" les décisions bénévolement...
Je sens que ca va pas être facile à trouver les perles rares.... Mais allez... On y croit
che

Commentaire n°5 posté par che le 26/02/2009 à 14h25
Personnellement je te suis dedel sur ton analyse des risques liés à l'octroi d'un statut. Le GVT veut une autorité dans des regroupements plus autonomes à mettre en concurrence et il y a là un risque qui s'affirme chaque jour.

Maintenant, et c'est là que nous différons, c'est dans le remède pour éviter cela .

Un statut non hiérarchique définissant et limitant le domaine d'intervention du dirlo est une garantie (encore pour l'heure dans la FP).
Des dérives pourront exister bien sûr, mais du fait du statut, il sera plus aisé pour les syndicats de les dénoncer.
Ces dérives existent déjà et on voit bien que c'est actuellement plus que difficile à gérer de quelque côté que l'on se place.

Revoir les modalités de travail en équipe? C'est un intéressant, même indispensable, mais dans quel cadre et pourquoi en faire, c'est là la question.. Sinon, c'est un leurre pour donner au mieux "un engagement moral" qui ne pèse rien en cas de problème.

Une direction collégiale... ? Bon. Définissez là concrètement et on en discute. Pour l'instant, je n'arrive pas à  me la représenter concrètement dans ma vie de tous les jours de dirlo.
che
Commentaire n°6 posté par che le 26/02/2009 à 14h40
@ Che
"...Le GVT veut une autorité dans des regroupements plus autonomes à mettre en concurrence... "

Entièrement de ton avis. C'est déjà ce que j'ai tenté d'expliquer ici. On ne s'en sortira que par un statut hiérarchique ou alors on continuera de galérer avec le statu quo. J'en suis intimement persuadé. Et je vois que je suis de moins seul à le penser.

Et moi, ma décision est prise : entre le statu quo actuel qui n'a que trop duré et le statut avec pouvoir hiérarchique, aucune hésitation. Mon choix est clair et ça n'est pas pour autant que du jour au lendemain, je deviendrai un affreux tyran dans mon école. Mais j'aurai la possibilité de la faire tourner dans de meilleures conditions.

Il faut bien se rendre compte, Che, que partout où ton regard se pose, tu ne vois que des institutions, sociétés, entreprises... dotées d'un "VRAI" responsable. Peux-tu me dire où tu peux rencontrer un fonctionnement similaire à celui d'une école ? Je n'en connais pas.
Qu'on nous fasse confiance, bon sang ! Les 40 000 directeurs deviendraient-ils subitement d'affreux jojos sanguinaires du fait d'un statut ? Arrêtons de rigoler.
Je le répète, Che, et j'assume, j'ai envie de terminer ma carrière d'une autre façon. Trimer comme un fou, ça va, j'ai donné.
Commentaire n°7 posté par Moira377 le 26/02/2009 à 15h05
@ dédel:
Je comprends bien ta stratégie...
... tu fais fausse route.
- d'abord quand je parlais de grand écart je visais les "tendances" au sein du SNUipp et pas les catégories de personnel.
là-dessus je ne crois pas une seule seconde au clivage Directeurs/adjoints.
- ensuite, mon but est beaucoup plus simple et moins tordu:
faire en sorte que le débat sur la position des directeurs soit posé en des termes exigeants et constructifs. 
Qu'il soit pris en compte par nos représentants syndicaux de façon pragmatique et, réellement, dans l'intérêt de tous.
À partir de là j'attendrais avec gourmandise une consultation de la profession.

@ Che,
Je partage pratiquement la totalité de tes analyses, mais je n'arrive pas à adhérer à la théorie d'une vision à long terme du fonctionnement de l'école par nos politiques.
Le GVT veut une autorité dans des regroupements plus autonomes à mettre en concurrence...
Une autorité oui, elle existe... mais sans reconnaissance, elle ne peut être un outil efficace dans le fonctionnement de l'école et favorise l'extension et la multiplication des "bulles" intermédiaires.

Quant à un statut purement hiérarchique (notation, sanction, recrutement...) il n'y a JAMAIS eu de demande d'un GVT dans ce sens.
Je ne vois pas pourquoi notre association le proposerait ni pourquoi cela est un frein à nos discussions.

Même les EPEP "DARCOS" prévoyaient de laisser des dirlos dans les écoles regroupées...
Je crois que l'évidence que nous développons au GDiD:
il faut plus d'autonomie et un pilotage sur place pour améliorer le fonctionnement de l'école
est partagé par les élus, de droite comme de gauche. 
Après, une fois le parti de l'Autonomie" pris, je ne vois pas comment échapper aux critiques de "concurrence".
> À laquelle je ne crois pas. En tous les cas  dans la forme "marchande" sous entendue. (c'est un beau débat que l'on pourra avoir ailleurs... forum de dirlo.org?).

Mais une chose est sûre: si on ne bouge pas, alors là les risques d'une école à l'américaine devient probable.

Dédel, comment vois-tu le CMD?
 
Commentaire n°8 posté par Pierrot le 26/02/2009 à 17h24
@ Pierrot

"Quant à un statut purement hiérarchique (notation, sanction, recrutement...) il n'y a JAMAIS eu de demande d'un GVT dans ce sens"

Directement, c'est vrai, pas de demande. Mais si tu lis ce qu'écrit Reiss dans l'accompagnement de sa proposition de loi sur les EPEP, il ne se cache pas pour dire que si telle ou telle réforme n'a jamais été appliquée, c'est parce que les directeurs n'avaient pas l'utorité pour l'imposer sur le terrain.
Autrement dit : les EPEP sont faits pour remédier à cet aspect manquant des textes. Il me semble que c'est très clair. Et ça montre bien que Darcos se cache derrière les députés. La preuve, c'est que c'est lui qui décide d'y mettre un terme avant même que le texte soit mis en discussion à l'Assemblée. C'est lui qui régente tout cela, ne nous y trompons pas, Pierrot.

Tu as raison de dire que ça n'est pas à nous à le demander mais je pense qu'il ne faut pas éluder le problème car il se posera. Evitons d'être trop surpris lorsque ça sortira.

Moi aussi, je rejoins Che dans son analyse. Le gouvernement veut et a tout intérêt à faire de nous un personnel d'autorité. La question de la notation restera en dehors de tout cela. Les IEN conserveront cette responsabilité, je pense. Mais nous, nous aurons clairement autorité sur nos adjoints.
Ou alors, comme l'a écrit Moira377, on n'aura rien. C'est même le sort qui nous attend avec la plus grande probabilité...
Commentaire n°9 posté par PouK le 26/02/2009 à 18h53
@Dédel,

En réunion du GDID 69 , il y a peu , des collègues syndiqués au Snuipp,
( et oui , il ya des collègues Snuipp et GDID !) ont été incapables d'expliquer le fonctionnement pratique du CMD , véritable poudre aux yeux du Snu pour enterrer le dossier " direction" .

A ce propos , je n'ai pas vu de compte rendu exhaustif des fameux Etats Généraux du snuipp sur la direction ou alors ils devaient être bien timides !

Le refus Idéologique du Snuipp d'évoluer sur la direction d'école , nous mène droit dans le mur ....et on pourra dire que le Snu a participé à sa manière au démantèlement de l'Ecole de la république.
Commentaire n°10 posté par LUCIEN le 26/02/2009 à 19h10
 Le gouvernement veut et a tout intérêt à faire de nous un personnel d'autorité. La question de la notation restera en dehors de tout cela. Les IEN conserveront cette responsabilité, je pense. Mais nous, nous aurons clairement autorité sur nos adjoints.
... mais on est tout à fait d'accord!
Je n'ai jamais dit que cela.
Comment imaginer un directeur qui n'ait pas d'autorité?
-Ah oui, actuellement et uniquement dans nos écoles
Commentaire n°11 posté par Pierrot le 26/02/2009 à 19h34
"il ne se cache pas pour dire que si telle ou telle réforme n'a jamais été appliquée, c'est parce que les directeurs n'avaient pas l'utorité pour l'imposer sur le terrain."

Cette remarque n'a de sens que si l'on considère a priori toute réforme comme négative ! Lisons effectivement ce que dit le rapport Reiss et notamment ce qu'il regrette : par exemple (entre autres), l'absence réelle de mise en place d'une politique des cycles à l'école élémentaire justement par "manque de pilotage".

En quoi :

- cette politique (cette "réforme") est-elle par essence et par définition négative ?
- regretter le "manque de pilotage" est-il le désir de voir un directeur "imposer" une réforme ?

Avant d'évoquer le projer des EPEP pour pallier ces manques, il convient peut-être d'évoquer (ce que dit aussi le rapport Reiss) le statut des directeurs qui leur donnerait la position non pas pour imposer mais pour impulser des dynamiques au sein des établissements.

@ Pouk ! en quoi "avoir autorité sur nos adjoints" est-il blâmable ? (sauf bien entendu pour qui veut hurler au loup, par avance et avec des a priori !) En maternelle, les directrices et directeurs n'ont-ils pas "autorité" sur le personnel ATSEM ? celui-ci s'en porte-t-il plus mal ? les écoles maternelles sont-elles des lieux invivables ? En quoi la situation avec les adjoints serait-elle insupportable ?

Réponse ?
Commentaire n°12 posté par henri le 26/02/2009 à 20h23
Si le sondage devait à nouveau avoir lieu aujourd'hui, le gdid devrait y inclure les ex dirlos (ou nouveaux adjoints, c'est selon, derrière entre deux chaises à vrai dire), car depuis 2006, ils sont un paquet à avoir démissionné ou à s'être fait débarquer, parmi les pro statut.
Quant aux nouveaux dirlos, c'est vrai, surtout depuis la menace des epep, qu'on les entend moins se singulariser et hausser de la voix.
Commentaire n°13 posté par EX le 26/02/2009 à 20h47
@ Henri

"@ Pouk ! en quoi "avoir autorité sur nos adjoints" est-il blâmable ?"

Je me suis mal exprimé car tu as compris l'inverse de ce que je pense. En fait, je répondais à Pierrot pour lui dire ma conviction que le gouvernement cherche (ou cherchait..) à faire du directeur un rouage d'autorité. Tout à fait logique cette démarche du ministre. 
Tu fais allusion aux ATSEM. Mais c'est la même chose pour le personnel municipal d'entretien des écoles élémentaires qui est placé "sous l'autorité du directeur".
Comment concevoir comme le font les syndicats (et le SNUIpp en particulier) qu'on puisse être responsable d'une école sans avoir autorité sur le personnel enseignant ? C'est une hérésie.

Est-ce que les 93 % des collègues favorables à un statut seraient prêts à accepter ce pouvoir ? Je n'en suis pas certain. Il existe une culture du "tous égaux" dans le 1er degré lié à un fonctionnement séculaire sans "p'tit chef", à un état d'esprit un peu "gauchisant"... C'est un fait. Parler d'autorité est encore tabou chez pas mal de dirlos. Ce qui peut aussi expliquer la survivance d'organisations syndicales d'un autre âge... Suis mon regard...
Commentaire n°14 posté par PouK le 26/02/2009 à 22h24

Lucien

"En réunion du GDID 69 , il y a peu , des collègues syndiqués au Snuipp,
( et oui , il ya des collègues Snuipp et GDID !)
"

Tu vois, encore un a priori balayé et je t'en remercie : les syndiqués SNUipp ne sont pas des gens sectaires    comme le laisse trop souvent croire Pierrot dans ses commentaires. Ils écoutent, s'informent, expliquent...
Peut-être que ton témoignage amènera certains collègues à accepter le dialogue. Tout simplement. Sans prise de tête.
Moi, c'est ce que je m'efforce de faire et c'est la raison pour laquelle je viens échanger sur ce site. On gagne toujours à discuter, dialoguer. Rien de tel pour enrichir un débat. C'est ainsi que je vois les choses.

Commentaire n°15 posté par Dedel le 26/02/2009 à 23h12
On le sait bien: le Snuipp et le SE aiment les dirlos. Soit. Mais pas n'importe lesquels. Ceux qui sont dirlos-CDMD; c'est quoi?

  Une organisation dans laquelle un groupe d'enseignants décideraient je suppose, de quoi? je ne sais pas et demanderaient ensuite au dirlo d appliquer.
Les répartitions de classe? Qui décide et comment?
les services de surveillance? Qui décide et comment ? ( car tout le monde n'est pas toujours d'accord sur tout). Qui tranche?
Le Projet d'école ? Les décloisonnements? livrets scolaires?
  Je veux bien qu'on m'explique comment ça marche.
  Le refus d'appliquer une réforme à Darcos ou un autre? Qui décide et comment? et les 2 collègues qui veulent appliquer , ils font quoi? et le dirlo, quel est son rôle? dire à l'IEN, que l'école Machin est contre les nouveaux programmes? et après, qu'est ce qui se passe? Je veux bien savoir.

  Car le défaut principal du CDMD ou de la direction collègiale, c' est qu'on en entend parler mais on ne sait rien sur son fonctionnement.
 Par contre, si on veut, on peut savoir que EPEP et EPE, c'est pas pareil, on peut être contre les deux.....mais c'est pas pareil!
Commentaire n°16 posté par merlin le 26/02/2009 à 23h39
On le sait bien: le Snuipp et le SE aiment les dirlos. Soit. Mais pas n'importe lesquels. Ceux qui sont dirlos-CDMD; c'est quoi?

  Une organisation dans laquelle un groupe d'enseignants décideraient je suppose, de quoi? je ne sais pas et demanderaient ensuite au dirlo d appliquer.
Les répartitions de classe? Qui décide et comment?
les services de surveillance? Qui décide et comment ? ( car tout le monde n'est pas toujours d'accord sur tout). Qui tranche?
Le Projet d'école ? Les décloisonnements? livrets scolaires?
  Je veux bien qu'on m'explique comment ça marche.
  Le refus d'appliquer une réforme à Darcos ou un autre? Qui décide et comment? et les 2 collègues qui veulent appliquer , ils font quoi? et le dirlo, quel est son rôle? dire à l'IEN, que l'école Machin est contre les nouveaux programmes? et après, qu'est ce qui se passe? Je veux bien savoir.

  Car le défaut principal du CDMD ou de la direction collègiale, c' est qu'on en entend parler mais on ne sait rien sur son fonctionnement.
 Par contre, si on veut, on peut savoir que EPEP et EPE, c'est pas pareil, on peut être contre les deux.....mais c'est pas pareil!
Commentaire n°17 posté par merlin le 26/02/2009 à 23h39
les syndiqués SNUipp ne sont pas des gens sectaires    comme le laisse trop souvent croire Pierrot dans ses commentaires
- Si j'ai pu laisser croire que les "syndiqués" sont sectaires, je m'en excuse sincèrement.

Même sur la question des directeurs on arrive à parler avec des délégués, et souvent il n'y a pas de  d'opposition sur le fond:
>directeur est un métier avec ses spécificités qu'il faudra reconnaître, mais la profession n'est pas prête... 
-C'est pourquoi je ne critique pas les personnes qui adhèrent et/ou qui militent.
Mais je dis, pour l'avoir pratiqué, que la FSU est structurellement fermée. Son mode de fonctionnement, et ça la regarde, ne permet pas le débat ni l'émergence d'un projet qui n'est pas dans la ligne de la direction.
Son fonctionnement la regarde, mais n'en est pas moins critiquable. Surtout qu'elle appuie sa légitimité sur un vote de la profession qui dépasse largement le cadre de ses adhérents.

Les États Généraux sur la direction montre bien le bouclage à double tour sur le sujet, l'attaque contre l'AGEEM lors de la sortie du guide maternelle montre qu'il est difficile d'exister sans son aval... 
Je respecte les engagements de chacun, je n'aime pas trop quand ils ne sont que la voix du maîtres, mais bon...
Donc point de secte, mais plutôt de boutique, de la gestion du sigle, de l'enseigne () plutôt que de la prise en compte du terrain et des risques que cela suppose (il est plutôt confortable de s'opposer à tout). 
Commentaire n°18 posté par Pierrot le 27/02/2009 à 17h16
@dedel ,

c'est quoi le CMD ?

Où sont les responsabilités partagées ?

Comment organiser la répartition des tâches directoriales ?

La répartition des indemnités ?

Etc...

des réponses dedel ?
Commentaire n°19 posté par LUCIEN le 27/02/2009 à 21h59
@ Merlin

"Qui décide et comment? et les 2 collègues qui veulent appliquer , ils font quoi?"

Allons, allons... Tu ne connais pas les règles qui s'attachent à la démocratie ? Pourquoi veux-tu un traitement particulier dans le fonctionnement d'une instance scolaire ?

Prenons l'exemple des attributions du conseil d'école :

1. Le conseil d'école est une instance de décision qui

- établit son mode de fonctionnement sous forme d'un règlement intérieur précisant les modalités de délibération et éventuellement la constitution de commissions thématiques (à ne pas confondre avec le règlement intérieur de l'école). Art. 18

- vote le règlement intérieur de l'école.

- adopte le projet d'école préparé par l'équipe pédagogique

 -peut établir un projet d'organisation de la semaine scolaire (à soumettre à l'IA).


Je te retourne la question :
"et les 2 collègues pas d'accord , ils font quoi?

Je suppose que tu as rencontré le problème et que tu as su leur répondre, Merlin.
J'ai parfois le sentiment que, dès qu'il s'agit d'attaquer les syndicats, la mauvaise foi prend le dessus sur la réflexion... 

Commentaire n°20 posté par Dedel le 02/03/2009 à 14h04

Dedel, peux-tu, s'il te plaît, m'indiquer d'où tu as tiré la phrase (en gras) suivante :
" "
Lorsque je me réfère au Décret du 6 septembre 1 990, ("Organisation et fonctionnement des écoles maternelles et élémentaires") j'ai quelque mal à la trouver ; je lis par exemple :
"

1. Vote le règlement intérieur de l'école.

2. Établit le projet d'organisation de la semaine scolaire, conformément à l'article 10 ci-dessus.

3. Dans le cadre de l'élaboration du projet d'école à laquelle il est associé, donne tous avis et présente toutes suggestions sur le fonctionnement de l'école et sur toutes les questions intéressant la vie de l'école, et notamment sur (etc....)"

 

Je ne doute pas que tu  pratiques le C. E. comme nombre d'entre nous ; celui-ci est bien une instance consultative entre partenaires, un lieu de débats et d'échanges, de transmission de desiderata envers d'autres partenaires (Mairie par ex).

"Décider" ? Plus problématique mais peut-être en donneras-tu un  ou des exemples...

Commentaire n°21 posté par henri le 02/03/2009 à 17h41
@ Henri

J'ai l'habitude de prendre les documents qui me semblent clairs et assez bien présentés. En l'occurrence, ce que j'ai sur le conseil d'école provient de différents sites. Celui qui t'intéresse est le suivant :

http://pedagogie.ia84.ac-aix-marseille.fr/isle/Fiches/fiche02.htm
Commentaire n°22 posté par Dedel le 02/03/2009 à 22h48
Dedel,
  Je suis très attaché à la démocratie et c'est bien pour cela que je suis opposé au CDMD, qui reviendrait à installer dans les écoles la loi des groupes de pression ou du "plus fort en gueule". Si tu as dirigé une école un peu importante ( + de 6 classes ) , tu dois voir à quoi je fais allusion. Avoir quelqu'un qui décide en dernier ressort et engage alors sa responsabilité , ne diminue en rien le rôle des autres et l'application des règles démocratiques. Ne confondons pas tout . Le débat contradictoire peu exister même si pour toi, le fait de n'avoir pas les mêmes opinions et le dire devient une " attaque" et le raisonnement déviant de la "mauvaise foi". Je me demande qui est le plus démocratique des deux?
Commentaire n°23 posté par merlin le 02/03/2009 à 22h50
@ Merlin

A te lire, on pourrait imaginer que je suis adepte de Freinet... Non, ça ne va pas jusque là.
Ce qui m'importe dans la conduite d'une école, c'est de faire en sorte que tous les acteurs s'y sentent bien et donnent le meilleur d'eux-mêmes.
Or, comment exiger de tes adjoints une participation active à tous les moments forts de la vie de l'école si tu les considères comme des pions de seconde zone.
Il est indispensable que leur travail soit valorisé, leurs idées prises en compte et qu'ils se sentent utiles à la bonne marche de l'établissement.
Faute de quoi, ils feront leur boulot à minima. Ils ne feront que ce qu'ils considèrent devoir faire. Ils auront l'impression de compter pour du beurre. Ils n'auront plus envie de prendre des initiatives sachant que c'est le directeur qui décide de tout, à tout moment et pour tout le monde.
Plus qu'une volonté de tout chambouler, c'est un état d'esprit qu'il convient d'installer et il faut que ce soit gravé dans le marbre, écrit dans les textes.
Il faut RESPONSABILISER tous les enseignants de l'école. Tout le monde s'en portera mieux. Le directeur le premier car il n'aura plus le fardeau actuel à porter seul sur ses épaules.
Je ne peux te dire que ceci : change ta façon de pratiquer la direction. OSE ESSAYER !
Commentaire n°24 posté par Dedel le 02/03/2009 à 23h03
Il serait peut-être bon, Dedel, que tu appliques à ta propre personne tes bons conseils : et si TOI tu modifiais ta façon d'envisager le directeur d'école autrement que le portrait misérabiliste que tu en dresses ci-dessus !

Ta vision totalement binaire et manichéenne des rapports directeur-adjoints est totalement déplorable et s'il existe (ce qui est peut-être le cas) quelques individus qui se comportent ainsi que tu le décris, je serais d'accord avec toi : "le directeur qui décide de tout", le directeur considère les adjoints comme "des pions de seconde zone", etc...etc...

Si c'est ta seule manière de décrire les directeurs d'école, c'est lamentable et minable et de plus totalement méprisant pour les adjoints eux-mêmes, réduits à des êtres infantiles, totalement handicapés...

Reste que, à regarder autour de moi, d'autres collègues directeurs, je n'en vois AUCUN correspondre à ta description (mille regrets de ne pouvoir apporter de l'eau à ton moulin), ni à la lecture des commentaires sur ce site endosser la tenue que tu veux leur mettre sur le dos

Change ta façon d'envisager les directeurs d'école, Dedel : OSE ESSAYER !
Commentaire n°25 posté par henri le 03/03/2009 à 07h21
Or, comment exiger de tes adjoints une participation active à tous les moments forts de la vie de l'école si tu les considères comme des pions de seconde zone.
>comment peux-tu écrire une chose pareille Dédel?
• En quoi reconnaître le rôle du directeur de l'école, qu'il assume depuis des décennies, c'est dévaloriser les adjoints?
> les enseignants sont les seuls "fonctionnaires" responsables, impliqués, motivés...
> ne crois-tu pas que le fait que l'EN récompense mieux ses enseignants qui ne sont pas devant une classe que ceux qui sont dans les écoles soit beaucoup plus démobilisateur? (je parle du "Hors Classe" )

Comment ça marche dans toutes les autres structures où le travail en équipe est important?
• Pourquoi notre modèle n'est-il pas copié, adopté ailleurs, même dans une autre administration? 

Si je te suis bien, le CMD prôné par le SNUipp serait une instance qui n'aurait pas de compétences nouvelles (pas plus d'autonomie), mais qui instaure un vote à la place des "avis" existants.
Première remarque.
- Quel impact sur l'ambiance quand on sait les sujets très délicats que sont la répartition des classes et l'organisation des services... Entre autres.
De plus le vote "décisionnaire" limite de fait les "négociations" et favorise les arrangements de couloirs... 

-Seconde remarque.
Ce qui est en fait envisagé, c'est la disparition du directeur d'école.
Quelle utilité dans ce cadre d'un "directeur".
> on serait dans ce qui a était, à juste titre, dénoncé dans les EPEP Darcos, directeur = valet exécutif d'un CA. Avec une aggravation, ce CA ne serait pas représentatif des forces actives présentes dans les écoles. Ce qui est source de conflit...
Je te retourne la question Dédel:
Or, comment exiger  des directeurs une participation active à tous les moments forts de la vie de l'école si tu les considères comme des pions de seconde zone?


 
Commentaire n°26 posté par Pierrot le 03/03/2009 à 11h22
C'est amusant de suivre ce débat. Dedel fidèle aux principes du snuipp-fsu.
Cependant, permettez-moi Pierrot, Merlin, Pouk, Henri et Cie (tous ceux qui écrivent ici...) de vous dire que votre position est assez incohérente pour quelqu'un, comme moi, qui suit vos débats de l'extérieur.

Vous reprochez à Dedel sa position. Soit. Mais vous n'êtes pas logiques. Je vous lis souvent et vous n'arrêtez pas de dénoncer la charge sans cesse croissante imposée au dirlo. Néanmoins, vous ne voulez pas de décision commune qui, comme le dit Dedel, pourrait sans doute faire participer davantage vos adjoints et donc vous soulager.
Au contraire, vous voulez tout régenter et même augmenter vos pouvoirs. Après, il ne faut pas se plaindre que vous ayez tout à dos. Si vous n'avez aucune volonté de partager réflexion, décision et travail... il est naturel que les collègues vous laissent vous débrouiller seul.
Honnêtement, c'est le fonctionnement qu'on voit le plus souvent dans les écoles. Bien que n'étant pas directeur, je reconnais que la responsabilité de la chose ne lui est pas toujours imputable. Je vois bien autour de moi que des collègues (je parle des adjoints) se moquent de la vie de l'école comme de leur première chemise...
A l'inverse, je connais aussi bon nombre de directeurs qui ne délèguent pas et ne veulent pas le faire. Manque de confiance ? Désir de s'affirmer chef ? Peu importe, le résultat est le même. 
Commentaire n°27 posté par Joël - PE adjoint le 03/03/2009 à 13h59
@ Joël,
Cependant, permettez-moi Pierrot, Merlin, Pouk, Henri et Cie (tous ceux qui écrivent ici...) de vous dire que votre position est assez incohérente pour quelqu'un, comme moi, qui suit vos débats de l'extérieur.
Ceci expliquant sans doute cela. 
Pour "déléguer" comme tu le dis, il faut qu'il y ait matière à délégation.
Or, si nous nous plaçons le statut du directeur en amont de cette délégation (participation me paraît plus juste et somme toute nécessaire), le SNUipp, Dédel en tous les cas, la pose en principe "fondateur".
Ce que je conteste, car on confond alors le rôle, la place, les responsabilités, du directeur dans l'école, qui ne sont pas "délégables", et ses missions, ses tâches, qui elles peuvent l'être.

Cette confusion explique la 2° partie de ton commentaire.

Au contraire, vous voulez tout régenter et même augmenter vos pouvoirs.
pas du tout, au contraire.
Si nous réclamons un statut pour l'école est un directeur reconnu c'est bien pour donner plus de pouvoir... au terrain: l'école.
Revendiquer l'Autonomie, c'est toujours disputer un pouvoir central pour le redistribuer en proximité.

 il est naturel que les collègues vous laissent vous débrouiller seul. 
Honnêtement, c'est le fonctionnement qu'on voit le plus souvent dans les écoles. Bien que n'étant pas directeur, je reconnais que la responsabilité de la chose ne lui est pas toujours imputable. Je vois bien autour de moi que des collègues (je parle des adjoints) se moquent de la vie de l'école comme de leur première chemise...
A l'inverse, je connais aussi bon nombre de directeurs qui ne délèguent pas et ne veulent pas le faire. Manque de confiance ? Désir de s'affirmer chef ?


Non, encore, pas sur le constat, mais sur les causes qui ne sont que les conséquences logiques du flou et du refus de clarification du fonctionnement actuel de nos écoles.

PS: Bien que n'étant pas directeur...
Inutile de le préciser
Commentaire n°28 posté par Pierrot le 03/03/2009 à 15h19
Je ne pense pas que le désir soit d'augmenter un quelconque pouvoir mais plutôt de faire reconnaître les responsabilités existantes et les spécificités du métier de directeur d'école qui en font un adjoint pas comme les autres.
 Il est bon que pour certaines choses ( répartitions de classes, services...) que quelqu'un décide en dernier ressort. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu de concertation, d'avis, de propositions mais qu'en dernier recours , le dirlo peut être celui qui tranche.
Pour tout ce qui touche à la sécurité, on ne peut faire décider par d'autres ce qui engage notre propre responsabilité.
  Personne ne se plaint particulièrement des charges qui pèsent sur les dirlos mais plutôt du manque de temps pour les accomplir, de moyens parfois, de reconnaissance ( financière et statutaire) toujours.
Je ne vois pas en quoi cela démotiverait qui que ce soit: l'organisation pédagogique, les choix pour le PE, le travail de cycle restent bien de la compétence des enseignants, de tous les enseignants. Le projet EPE du Gdid ne remet pas cela en cause il me semble.
Commentaire n°29 posté par merlin le 03/03/2009 à 18h38
Merlin

Où veux-tu en venir avec tes explications laborieuses ?
Tout ce que tu demandes, tu en disposes avec les textes actuels.

"Il est bon que pour certaines choses ( répartitions de classes, services...) que quelqu'un décide en dernier ressort. "

Non seulement les textes te le permettent déjà, mais ils te l'imposent. Le conseil des maîtres donne son avis et tu "répartis" les élèves et les classes. En fait, tu "tranches".

Je vois bien que ce que tu réclames, c'est un tout petit peu plus : le pouvoir sans partage. D'ailleurs, tu termines ton commentaire en appelant de tes voeux les fameux EPE (!!!) chers à Pierrot.

La reconnaissance finacière et morale peut (pourrait) très bien être donnée aux directeurs sans qu'il soit nécessaire de créer un statut d'établissement. Et là, je serais d'accord. Seulement, on l'a déjà écrit, ce statut (EPEP) ne peut exister que pour donner une once de pouvoir hiérarchique aux directeurs pour qu'ils deviennent des rouages de l'administration. personnellement, je ne veux pas de ce cadeau empoisonné. Tout comme la majorité des dirlos, s'entend.
Quant aux fameux EPE concoctés par Pierrot, aucun gouvernement ne les mettra jamais en oeuvre. Quel intérêt y trouverait-il ? Les directeurs seraient reconnus, revalorisés. Très bien. Mais n'ayant pas d'autorité forte sur leurs adjoints, les réformes ne passeraient pas mieux. Or, c'est d'abord ce qui intéresse le ministre plus que la revalorisation des directeurs d'école. Tu sais bien qu'elle aurait été faite depuis longtemps.
Commentaire n°30 posté par Théo62 le 03/03/2009 à 22h42
@ Théo,
À ce niveau de mauvaise foi il est difficile de rester dans le domaine de l'argumentation.
Tu fais référence au texte de 89 qui définit nos responsabilité et nos misions.
Or, et cela a été acté par un rapport de la DESCO (avec accord du SNIpp & SE, encore une première chez nous!), ce texte n'est en aucun moment "protecteur" et permet l'empilement des tâches nouvelles sans besoin d'un accompagnement de moyens...
> résultat1: le protocole.
C'est à dire le traitement habituel et inefficace de notre situation: la reconnaissance financière et "morale" de notre fonction... Mais sans la reconnaître.
> résultat2: notre situation reste inexorablement merdique.
Parce qu'on ne s'attaque pas au noeud du  problème la reconnaissance du métier de directeur.

Le pouvoir sans partage:
... mon pauvre Théo.
L'école a toujours fonctionné avec un directeur reconnu comme tel:
> celui qui dirige l'école.
Ce dont nous souffrons aujourd'hui, c'est que ce contrat "implicite" fort dans les écoles a disparu.
- demande aux collègues adjoints quels sont les compétences (et pas les pouvoirs) propres du directeur d'école, on pourrait même le demander aux directeurs eux-mêmes, on serait surpris!
• à cela plusieurs raisons:
-d'abord le décret des maître directeurs en 87 qui a laissé comme trace, l'idée que le directeur était un enseignant comme les autres.
-ensuite le décret de 89 qui reprend à peu près tout le texte de Monory mais sans la protection d'un statut.
- puis, la division syndicale qui, pour marquer ses différences, joue de manière démagogique avec la notion de chef de service (uniquement dans les écoles, car, la FSU comme l'UNSA sont des syndiquent les autres salariés du secteur public et nulle part ces centrales demandent à ce que soit copié le fonctionnement des écoles...) 
> on pouvait lire jusqu'à peu dans le KISAITOU du SNUipp que la répartition des classes se faisait selon l'ancienneté dans l'école...
- enfin, la distribution des moyens aux "bulles" intermédiaires, loin de l'esprit de la loi Jospin (élève au centre du système), qui fait de ses postes une évolution de carrière acceptable au détriment de celle de directeur, qui elle se déprécie.

La reconnaissance finacière et morale peut (pourrait) très bien être donnée aux directeurs sans qu'il soit nécessaire de créer un statut d'établissement. 
Mon pauvre Théo...
> il faudra bien, à un moment ou à un autre que tu réalises que cette reconnaissance par de l'AVOIR, on nous la refuse.
- Même quand cela ne coûtait rien, les 60 HS, on nous à fait gentiment circuler... Alors qu'on les a données aux maîtres formateurs et aux RASED!
Il faudra bien faire le constat de l'échec de cette stratégie et en choisir une autre.
Sauf à vouloir nous sacrifier au nom de la démagogie.

Quant aux fameux EPE concoctés par Pierrot, aucun gouvernement ne les mettra jamais en oeuvre. Quel intérêt y trouverait-il ? Les directeurs seraient reconnus, revalorisés...
...Défendus par Pierrot, concoctés par des directrices et des directeurs de tous horizons mobilisés face à une injustice flagrante et soucieux d'un meilleur fonctionnement de l'école au bénéfice de tous ses acteurs...
Cela dit  les EPE permettent une revalorisation des directeurs et une meilleure mis en place de la loi Jospin... Ce serait  mieux que ce que tu proposes: le statu quo qui nous amène non seulement la dégradation des conditions de travail de tous ceux qui bossent dans une écoles, mais aussi le SMA, les 60 HS, les programmes nouveaux, les stages RAN...

Donc ta posture de défenseur d'une "certaine idée de l'école" ne relève que de la posture... confortable.

PS:ce statut (EPEP) ne peut exister que pour donner une once de pouvoir hiérarchique aux directeurs pour qu'ils deviennent des rouages de l'administration.
FAUX! trouve-moi une ligne qui va dans ce sens. dans le projet DARCOS, au contraire, le directeur ne serait que l'exécutif d'un CA présidé par un élu. 
Commentaire n°31 posté par Pierrot le 04/03/2009 à 10h36
Pierrot

"PS:ce statut (EPEP) ne peut exister que pour donner une once de pouvoir hiérarchique aux directeurs pour qu'ils deviennent des rouages de l'administration.
FAUX! trouve-moi une ligne qui va dans ce sens. dans le projet DARCOS, au contraire, le directeur ne serait que l'exécutif d'un CA présidé par un élu."

Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne ne veut pas voir...

Il suffit de lire la proposition de loi REISS - DARCOS

Article 8

« Art. 413-7 : Les établissements publics locaux d’enseignement primaire sont dirigés par un directeur.

Le directeur est désigné par l’autorité académique.

Il représente l’Etat au sein de l’établissement.

Il exécute les délibérations du conseil d’administration.

En cas de difficultés graves dans le fonctionnement d'un établissement, le directeur peut prendre toutes dispositions nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du service public.

Le directeur expose, dans les meilleurs délais, au conseil d'administration les décisions prises et en rend compte à l'autorité académique et au maire ».


Peut-on être plus clair pour dire gentiment ce que les décrets d'application mettront noir sur blanc : "le directeur exerce une autorité hiérarchique sur ses collègues adjoints enseignants". La formule sera peut-être "... a autorité sur ...".
Pas même besoin de lire entre les lignes. C'est clair comme de l'eau de roche. Surtout quand ça vient après l'exposé des motifs dans lequel REISS affirme sa conviction (celle de DARCOS) que les réformes ne sont pas appliquées sur le terrain parce que le directeur n'a pas pouvoir de le faire...
Que te faut-il de plus ?
Commentaire n°32 posté par Théo62 le 04/03/2009 à 11h11
@ Théo,
En cas de difficultés graves dans le fonctionnement d'un établissement, le directeur peut prendre toutes dispositions nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du service public.
En quoi cet article a-t-il une relation avec un  "pouvoir hiérarchique" sur des collègues?
- non, ce qui est en jeu là, c'est plutôt la manière d'assurer continuité du service public (>SMA, remplacements...), ou la possibilité de sanctions vis à vis d'élèves au comportement "dangereux". 
Ce qui mérite précision, là d'accord


Et, avant, peux-tu préciser ce qu'est un "pouvoir hiérrarchique", car, comme tu le soulignes le décret de 89 définissant nos tâches et nos missions nous en donne...

• Reiss, dans son exposé, parle de la loi instituant les cycles à l'école.
> est-elle mise en place?
> pourquoi?
par contre, le texte de 2005 réintroduisant les redoublements, le SMA, les HS les évas CM2, BE... TOUT CELA EST EN OEUVRE!

PS: associer des "difficultés graves de fonctionnement" à une mise au pas des adjoints par l'autoritarisme est ridicule!
Il ne montre que ta volonté à tordre la réalité pour la faire entrer dans TA vision, jusqu'à écrire les décrets d'application 
 
Commentaire n°33 posté par Pierrot le 04/03/2009 à 11h47
@ Pierrot

"...un "pouvoir hiérrarchique", car, comme tu le soulignes le décret de 89 définissant nos tâches et nos missions nous en donne..."

C'est la meilleure, celle-là ! Tu as décidé de nous faire sourire, Pierrot ?
Tu disposes d'un pouvoir hiérarchique ? C'est nouveau, ça vient de sortir ? Ne prendrais-tu pas tes rêves pour la réalité ?
C'est justement le statut qui pourrait te le donner, notamment si on passe par les EPEP...
Je t'ai connu en meilleure forme, Pierrot...    
Commentaire n°34 posté par Dedel le 04/03/2009 à 18h54
Je crois utile de rererepréciser une chose essentielle...
Il y a une distinction, pas très compliquée à saisir si on s'en donne la peine, entre un "pouvoir hiérarchique" et être le "supérieur hiérarchique" quand on se place dans les fonctions et métiers de notre administration.

Pouvoir hiérarchique:
- Qui autorise les sorties scolaires sans nuitées, les intervenants extérieurs ponctuel, par où transite le courrier administratif, qui représente l'Institution devant les élus locaux, qui est l'interlocuteur des parents, qui organise, répartit, fixe...?
- Qui est responsable de la sécurité incendie, du PPMS, des PAI, des PPRE de BE, qui est le garant du PE, qui préside le CM le CE?
- sous quelle autorité sont placés les personnels communaux travaillant dans l'école pendant le temps consacré à la formation initiale et continue?
D'ailleurs, si on demandait de tracer l'organigramme d'une école, le directeur se trouverait tout en haut pour un graphique vertical, à gauche pour qui préfère une lecture horizontale.

C'est évident, le directeur a un pouvoir hiérarchique sur les adjoints, cette autorité est définie par le décret de 89.
C'est bien la contestation de cette réalité, dont Dédel ( et le SNUipp...) se fait ici l'écho, qui est la source des problèmes que les directeurs rencontrent dans l'exercice quotidien de leur fonction.
- Pour le SNUipp, comment demander des moyens significatifs sans reconnaître le rôle du directeur dans une école?
> en les demandant de façon incompréhensible et sans enthousiasme.

- Pour les gouvernements, pourquoi "investir" sur un personnel en recherche d'identité ( le directeur est un enseignant comme les autres...)  mal défendu par un syndicalisme plutôt important dans l'EN, et dont la fonction permet l'empilement des tâches sans contre partie? 
> il ne distribue que des miettes ...que le SE engrange.

• Seul un statut est de nature à répondre concrètement à la crise profonde qui  s'est installée chez les directrices et les directeurs.
Un statut, évidemment, viendrait affirmer ce pouvoir hiérarchique, comment refuser à un directeur les moyens de diriger?
Pour autant le directeur doit-il être le supérieur hiérarchique des adjoints?

Supérieur hiérarchique:
Dans l'Administration, le supérieur hiérarchique est celui qui a le pouvoir de notation et de sanction sur son personnel.
Ce pouvoir là, je ne le revendique pas (le GDiD non plus!).
Ma position n'est pas frileuse ni démagogique, elle est pragmatique et fonctionnelle.
- D'abord parce que la notation dans le primaire ne concerne que le domaine pédagogique, qu'elle est assurée par l'IA via l'évaluation des IEN... Le maillage, même s'il est perfectible quant à la conception de l'inspection, recouvre à peu près les besoins.
Instaurer une note administrative à l'instar du secondaire aurait la même absence de signification.

- Ensuite, cela brouillerait notre attachement au terrain, à l'école.
En effet il faut que le directeur d'école soit le porteur du projet de l'établissement, qu'il en soit en même tant l'acteur, le régulateur et son défenseur.
Cette proximité doit être non seulement préservée mais clairement installée.
>le directeur ne peut être à la fois juge et partie.
Comme il doit continuer à faire partie, il ne peut être juge.

- Enfin, ces "galons" de supérieur hiérarchique, personne ne le propose dans aucune discussion avec le MEN.

Conclusion:
Le "pouvoir hiérarchique" est indépendant du statut de supérieur hiérarchique.
Ces notions administratives devraient être mieux intégrées par les fonctionnaires que nous sommes... Surtout par ceux qui nous représentent. 
On pourrait, alors, discuter sérieusement... Entre adultes, certes ne partageant pas les mêmes opinions, mais responsables.


 
Commentaire n°35 posté par Pierrot le 05/03/2009 à 10h39

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