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Le statut de directeur d'école dans les projets présidentiels de 2012

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

 

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 10:54


Dans de nombreuses académies, l’Administration met en place de nouvelles règles d’affectation des personnels conformément aux instructions contenues dans le B.O. spécial n° 7 du 6 novembre 2008.

 

Ainsi, il est stipulé aux recteurs et inspecteurs d’académie :  

 

III.2.2 Des affectations spécifiques hors barème

 

Vous pouvez procéder à des affectations en raison des spécificités particulières attachées à différents postes : postes en classes d'adaptation ou d'intégration scolaire (Clis), postes d'instituteur maître formateur, postes de conseillers pédagogiques de circonscription ou départementaux, postes en classes relais.

Après avoir affecté les enseignants disposant des titres requis, vous pouvez faire appel à des enseignants ne justifiant pas du diplôme mais seulement d'une expérience professionnelle avérée. Les enseignants font, alors, l'objet d'un entretien préalable afin de rechercher la plus grande adéquation entre le profil du poste et les compétences détenues par les agents. Au travers de cet entretien, il sera notamment vérifié la bonne adéquation des motivations des enseignants et de leur perception de la fonction avec les caractéristiques et les astreintes liées au poste. Il en est de même pour les enseignants aspirant à une direction d'école qui n'ont pas fait l'objet d'une inscription sur la liste d'aptitude et qui peuvent être également entendus en entretien.

 


La latitude laissée aux académies permet toutes les interprétations du texte ministériel.

Dans le Nord, l’Inspecteur d’Académie crée environ 400 postes de titulaires de circonscription à la disposition des IEN. Les collègues qui postuleront sur ces postes seront nommés dans la circonscription demandée, et connaîtront suite à un entretien avec l’IEN leur affectation exacte, composée de décharges de directeurs et de compléments de temps partiel.

 

 

Pour le SE-Unsa, ce dispositif répond à 2 objectifs :

 

Objectif avoué de l’IA : répondre à la commande ministérielle de nommer un plus grand nombre de collègues dès la phase informatisée et de manière définitive pour assurer la stabilité des équipes.

 

Objectif caché de l’IA : illustrer les intentions ministérielles en termes de postes à profil, autrement des postes qui seront attribués aux collègues en fonction de leurs compétences particulières !

Certes, c’est déjà le cas sur certains types de postes (conseillers pédagogiques, animateurs et coordonnateurs REP, CTICE…), mais la particularité de la mission le justifie. Dans le cas des titulaires de circonscription, il s’agit d’une mission ordinaire d’enseignement. Or, lorsque 7 ou 8 collègues seront nommés sur une circonscription, c’est l’IEN qui leur dira sur quel montage de poste ils seront nommés. Sur quels critères ? Au barème ? En fonction de certaines aptitudes en langues, ou dans le domaine culturel ? Sur la capacité d’un collègue à gérer une classe difficile ou spécialisée ?

 

Dans d’autres départements (Lot, Bouches-du-Rhône…etc), la mesure s’étend aux directeurs d’école ayant une décharge complète. Ainsi, en Haute-Garonne, par exemple, « la nomination intervient après un entretien permettant d’évaluer l’aptitude du candidat (Directeurs écoles de 15 classes et +, conseillers pédagogiques, référents, centres pénitentiaires E.R.I.P.). L’application du barème départage les candidats ayant satisfait à l’entretien. »

 

 

En Isère, une étape supplémentaire est franchie avec la publication par l’IA des types de profils recherchés pour exercer la fonction de directeur d’école.

 

Concernant une école (citée par l’IA), l’annonce est ainsi libellée :

 

Direction de l'école maternelle xxxxx à Grenoble

 

Ecole faisant partie du réseau ambition réussite

 

Missions

 

- Assurer les missions ordinaires du directeur d’école ;

- Animer et coordonner la réflexion pédagogique de l’équipe autour du projet d’école centré sur l’appropriation des règles de vie et le développement du langage oral et du lexique ;

- Construire avec son équipe une organisation pédagogique pour faire progresser les résultats des élèves de façon significative ;

- Organiser la sécurité des élèves au sein de l’équipe, dans l’école (en prenant en compte la réalité du quartier : espaces dans lesquels sont situés les écoles…) ;

- Coordonner les projets pour harmoniser les actions (PEL, aide personnalisée, accompagnement éducatif) avec tous les partenaires de l’école du secteur, en associant toute l’équipe d’enseignants ;

- Collaborer avec l’équipe des directeurs et directrices du secteur en participant à des réunions fréquentes ;

- Communiquer très régulièrement avec l’équipe de circonscription ;

- Garantir l’articulation entre les objectifs visés à l’école maternelle, à l’école élémentaire et au collège.

 

Compétences demandées

 

- Maîtriser les compétences d’un directeur d’école dans les domaines pédagogiques, administratifs et relationnels (plus particulièrement, avoir le sens du travail d’équipe) ;

- Avoir des capacités d’écoute pour faire face à des situations de conflits et parvenir à pacifier des situations ou résoudre des problèmes délicats ;

- Avoir de la rigueur pour faire respecter les règles de vie collective ;

- Disposer d’une force de conviction suffisante pour engager l’équipe d’enseignants dans une dynamique de travail autour des évaluations dans le but de faire progresser les élèves de manière significative.

- de préférence, remplir les conditions pour être nommé règlementairement dans la fonction

 

Ils seront entendus par une commission d’entretien.

 

 

Isère toujours, autre école, autre profil… Attention : les enseignants sont présentés comme ayant une « approche militante »…

 

Direction de l'école primaire xxxxxxxxx

 

Présentation de l'école :

 

Ecole primaire de 6 classes, implantée dans un quartier populaire. L'école est classée en REP.

La collaboration avec la commune est de bonne qualité.

La moitié de l'équipe est installée depuis longtemps. Ces personnes ont une approche militante de l'école qui les conduit à prendre des positions de refus par rapport à certaines demandes institutionnelles (Base élèves, évaluations nationales).

 

Missions

 

Rétablir une loyauté institutionnelle dans cette école, tant dans les rapports avec l'administration qu'avec l'équipe pédagogique.

Centrer l'action de l'école sur les priorités nationales.

 

Compétences demandées

 

- Avoir le sens du service public et faire preuve de loyauté à son encontre.

- Faire preuve de capacités à prendre des responsabilités.

- Avoir la volonté de s’impliquer dans tous les aspects de la fonction.

- Avoir de solides compétences pédagogiques

- Démontrer des capacités à communiquer.

- Démontrer des capacités à convaincre un interlocuteur.

 

-------------------------------------------------------

 

On peut se demander comment un directeur (sans statut) affecté sur ce poste pourra répondre aux attentes de l’Administration qui, jusqu’à présent, s’est montrée incapable de faire « entendre raison » aux « personnes militantes ayant une position de refus par rapport à certaines demandes institutionnelles ». Si l’IEN n’y est pas parvenu, comment croire que le nouveau directeur y parviendra ?

Comment ce directeur (sans statut) sera-t-il perçu par ses collègues qu’il devra persuader de rentrer dans « le droit chemin institutionnel » ?

Quel avenir et quelles garanties pour ce directeur (sans statut) s’il échoue dans la mission que lui a confiée l’IA ?

 

 

Ces quelques exemples nous montrent que les IA rivalisent d’ingéniosité pour coller au plus près des directives ministérielles.

La prochaine étape ne sera-t-elle pas l’appel à un chasseur de tête pour trouver le directeur idéal correspondant au profil particulier de telle ou telle école ?

 

Le métier de chasseur de têtes n’a rien à voir avec un quelconque cannibalisme contemporain.

Ses missions ? Trouver pour le compte d’une entreprise des profils rares, spécialisés et de haut niveau.

 

Tout commence par un coup de fil, inattendu. Une voix inconnue vous propose une rencontre pour vous présenter une opportunité professionnelle. Chaque année, des milliers de managers sont ainsi contactés par des chasseurs de têtes.

Votre téléphone sonnera-t-il cette année ?

 

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Published by Les directeurs en lutte - dans Propositions du Ministère
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commentaires

Lefebvre 23/02/2009 14:52

@ Merlin (comm. 5)"Mépris, insultes, interprétations calomnieuses, voilà ce que nous avons récolté. ...mais la vraie responsabilité dans cette dérive où est-elle? suivez mon regard............... "Un peu léger comme démonstration, ça me fait penser à ces gamins battus chez eux et qui encaissent en silence persuadés d'être responsables de ce qu'il leur arrive.Tu pousses un peu loin le bouchon, Merlin. Parce qu'on n'accepte pas ces réformes et qu'on ne veut pas en discuter, on a mérité tout ce que tu dis ?Le mépris est indépendant de tout cela. On l'aurait de toutes les façons. D'accord ou pas d'accord, on nous méprise. Toutes les réformes mises en place sans la moindre concertation en sont la preuve. Alors ne rejette pas sur les syndicats. On a déjà suffisamment de choses à leur reprocher sans charger la barque...

Cedric58 21/02/2009 15:23

Pieerot, tu vois bien que c'est le ministère qui refuse toute discussion. Les syndicats sont toujours demandeurs. Depuis des années, les discussions se raréfient et ça empire depuis que Darcos est ministre.Sur tous les sujets, aucune discussion. On apprend les résultats des réformes en même temps que la presse ou alors on demande aux syndicats d'avaliser.Tu seras d'accor, je pense pour dire que ce n'est pas la meilleure façon d'envisager une bonne collaboration. Je n'ai pas parlé de cogestion.Pour le mouvement, ce sont les IA qui refusent la discussion en CAPD comme ça se faisait auparavant. Traditions... répond-on !Moi je dis que c'était une façon de faire participer les enseignants par le biais de leurs représentant du personnel. Mais, vérité d'hier...Voilà où on en est. Mais faut-il incriminer les syndicats du climat de défiance qu'i s'est installé et qui fait que l'administration impose tout ce qu'elle veut. Manifestement, ces gens-là ne comprennent que la confrontation. C'est dommage, tu ne crois pas ?

Pierrot 21/02/2009 11:12

Donc, Cédric, la question est bien de savoir pourquoi doit-on avancer par "coup de force" alors que la "paritarisme" dans l'EN est quelque chose d'assez installer... On a même parler de cogestion.Pourquoi chaque fois, des 2 côtés, chercher l'affrontement, le rapport de force, l'appui du "public", quand il pourrait suffire de discuter, d'accepter sa place et d'avoir conscience de son rôle.Nous, les directrices et les directeurs, payons bien  le fonctionnement d'un système qui montre ses limites.Pour reprendre le // avec le RAZED, quand il s'agit des dirlos... Ben on ne parle pas des dirlos:on dit direction, fonctionnement et ici paritarisme.Or, le syndicalisme s'est d'abord la protection des salariés.On le voit avec les collègues du RAZED, mais aussi pour les CP et les PSYSCOs. qui demandent un statut. Et encore avec les MF pour les 60h Soutien ou les TR et leur ISSR... Jamais avec les directrices et les directeurs. 

Cedric58 20/02/2009 23:07

J'ai posé la question des postes de direction hors barème. Réponse de mon syndicat : les IA ont des consignes très strictes pour prendre toutes mesures leur semblant utiles pour nommer les personnels en fonction des besoins du service.Les IA rappellent que les règles du mouvement ne relèvent pas de la CAPD. Ils se basent sur l'article 60 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 qui évoque les règles du mouvement : seules les décisions individuelles sont traitées en CAPD.Les habitudelles réunions de préparation du mouvement sont pour la plupart balayées et remplacées par un relevé de conclusion à l'issue des opérations.C'est grave car c'est le paritarisme qui en prend un sérieux coup. Alors, même si les syndicats sont opposés aux affectations hors barème, ils sont bien impuissants devant ce coup de force.Faudra probablement passer par des actions fortes (manifestations, grève...) pour se faire entendre sur ce point comme sur bien d'autres.

che 20/02/2009 18:45

Pas d'antisyndicalisme primaire, dédel, juste je crois la constatation d'une mauvaise appréhension de base des syndicats du problème des dirlos qui fait que maintenant, il est difficile de s'en sortir.Il fallait, pour éviter les dérives actuelles, qui je suis d'accord viennent d'un texte qui n'a pas à voir directement, s'appuyer sur les dirlos plutôt que de vouloir nier leur place à part dans une équipe. La mise en place d'un statut, accepté par les syndicats avec les garde fous nécessaires pour éviter les dérives "petits chefs"... C'était la bonne solution au lieu de l'ignorance du problème.Des dérives deci delà, il y en aurait eu bien sûr.. les syndicats auraient géré... Ils savent le faire.Maintenant, nous sommes sous le régime le ,pire qui puisse être.. Le profil sans contrôle... et les "ptits chefs" vont arriver.Ce sra le pire car ils auront en poche la lettre de mission de leur supérieur, l'absence de statut qui interdira aux membres de l'équipe de se servir de ce cadre pour résister si besoin est et pire encore, l'épée en dessus de la tête de cette nomination profilée mère de toutes les servilités.Non dedel, pas d'anti syndicalisme, juste un regret, celui d'une erreur qui coute cher aux équipes, aux dirlos et sûrementaux gamins.che

shadow 20/02/2009 16:49

Dans on fil récent, il était question d'une lettre rédigée par le CDM, signée par lui pour un problème engageant la responsabilité du directeur.Ces modèles de lettres émanaient du Snuipp et du SE. Je crois qu'il avait été proposé par d'autres la formule " signé : le directeur avec avis favorable du CDM". Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres qui font que toutes les occasions sont bonnes pour mettre le dirlo entre parenthèses. Maintenant, si la ligne syndicale a changé et si le Snuipp notamment est décidé à faire campagne pour faire reconnaître la direction d'école et les directeurs , je m'en réjouis et face à des preuves tangibles de cet engagement , je serai heureux de pouvoir soutenir cette action.

Dedel 20/02/2009 14:48

@ Shadow"Le Snuipp [...] préfère laisser croire à nombre de collègues de c'est le CDM qui décide et que le CE est souverain. Faux."Je pense Shadow que tu as toi-même fourni la réponse en écrivant "faux".Tu ne trouveras nulle part trace de ce que tu affirmes. Tu vois, le problème c'est que des esprits parfois mal intentionnés ou simplement mal informés répandent volontairement ou involontairement ce genre de rumeurs qui sont ensuite colportées, déformées... Et en fin de chaîne, on trouve des collègues sincères (comme toi, je le pense) qui imaginent que c'est la réalité voire parole d'évangile.Crois-moi, Shadow, tout ceci est faux. Et surtout, ne laisse plus voguer de telles calembredaines. Rien de tel pour nourrir un anti-syndicalisme de bas étage.

henri 20/02/2009 14:24

@ Marie-Odile !La question peut être posée par tes soins à ton I. E. N. ; pour l'avoir fait de mon côté, ma réponse reçue a bien été celle que j'ai transcrite ; d'où mon commentaire !Merci.

shadow 20/02/2009 13:28

Il y a une discrimination anti directeurs au Snuipp: et je ne suis pas un menteur.Le Snuipp refuse de reconnaître la spécifité du travail des dirlos, leurs responsabilités, leur pouvoir de décision dans un certian nombre de domaines et préfère laisser croire à nombre de collègues de c'est le CDM qui décide et que le CE est souverain. Faux. C'est aussi pourquoi on n' entendra jamais le Snuipp défendre les dirlos comme il défend les Rased. Il faudrait alors dire qu'il y a des personnels nommés sans avoir l'ancienneté et l'expérience pour occuper ce poste, que la paie est ridicule, les responsabilités trop lourdes, les horaires exponentiels et que si on demande beaucoup à un instit , on demande dix fois plus à un dirlo, que cela doit cesser et que ce métier doit être reconnu et protégé. Inenvisageable!Alors oui, cest pour cela que le fossé se creuse de plus en plus entre les dirlos et certains syndicats lesquels mettent sur le dos des EPEP les nominations actuelles alors que le fait de laisser la situation en l'état rendait prévisible ces dérives, et d'autres à venir!

Marie Odile V. 20/02/2009 10:24

Question à henri« La personne la plus indiquée pour conduire cette évaluation est un personnel sous la responsabilité duquel il travaille au quotidien et qui est donc le mieux à même d’apprécier son travail, ses résultats et ses besoins de formation. » Dans mon école, j'ai une avsi qui suit à mi-temps un petit garçon de CE1. Ce n'est pas ma classe.Qui va devoir établir la fiche d'évaluation ? Je connais beaucoup moins bien que ma collègue de CE1 cette avsi et il me semble qu'elle est plus en mesure que moi de l'évaluer.Dans la mesure où le texte parle de la "personne responsable au quotidien", je comprends que je peux demander à ma collègue de CE1 de remplir cette fiche.Ai-je bien saisi toutes les nuances de la circulaire ? Merci.

henri 20/02/2009 09:37

Certes, certes, Dedel : tout cela est de la bonne eau ! Nul ici n'a utilisé le terme (assez passe-partout actuellement) de discrimination à l'égard des directeurs ; il n'empêche que pour une grande part leur "oubli" a mené à la situation actuelle.Le portrait tracé des futurs directeurs ("à la botte"..."qui filent doux", "soumis à un chantage" etc...) est d'une certaine manière déjà en place : nul n'est protégé par un texte statutaire qui le mettrait à l'abri de certaines demandes. Y voir une conséquence de "l'échec" de Darcos sur son projet EPEP (qui ferait "passer en force" autrement et de manière détournée une "mise au pas" des directeurs ou des enseignants) est une position jésuitique, ne t'en déplaise, cher Dedel.Le Ministère aurait-il besoin d'une telle mesure pour "débarquer" des directeurs récalcitrants ? Le décret de 1 989 (du côté des dinosaures !) précise bien que l'I. A. peut à tout moment "démissionner" tout directeur, celui-ci n'assumant qu'une fonction. Prendre des gants de boxe à cet égard paraitraît bien anachronique !

Dedel 20/02/2009 09:15

Ne voyons pas le mal partout. Il n'y a pas de discrimination anti-directeurs au SNUipp. Le dire, ce serait mentir.Nous sommes face à une situation nouvelle qui comporte deux éléments.Le premier est général. C'est la mise en application de la circulaire ministérielle sur la "mobilité des enseignants du premier degré".C'est une remise en cause du paritarisme et sans le dire c'est une atteinte aux conventions collectives.Il faut savoir que cette application ne résulte pas de "textes réglementaires" mais d'une simple note de service.On y trouve les affectations hors barème et hors qualification de personnels sur certains postes (CPC, Clad, Clis...) mais également la possibilité de nommer sur des "secteurs" au nom de "l'intérêt du service". Dans l'article ci-dessus, l'exemple du Nord est cité. Les personnels seront à disposition des IEN.Le deuxième est local même s'il tend à gagner du terrain. Des IA en profitent pour y inclure des postes de direction selon des critères différents d'un département à l'autre.Tout aussi inadmissible que le cas précédent. Si les syndicats n'ont pas suffisamment réagi à ce jour, c'est davantage parce qu'ils ont été pris de court, le plus souvent car les nouvelles tombent au fur et à mesure des annonces des académies. N'y voyons surtout ni oubli, ni ostracisme, ni désintérêt.Le problème est grave et doit être traité dans sa globalité. C'est un coup de force, disons-le clairement.Mon analyse (je n'engage que moi et non mon syndicat) concernant les directeurs, c'est qu'on se trouve dans la logique de Darcos qui voulait mettre en place les EPEP. Il n'a pas réussi par la voie classique parlementaire pour les raisons que l'on sait. Il tente de contourner cet aspect légal en faisant en sorte de nommer des directeurs qui seront à la botte du pouvoir. On ne leur attribue aucun pourvoir hiérarchique supplémentaire mais on les soumet à un chantage terrifiant : leur nomination pourra être remise en cause sans la moindre difficulté s'ils ne répondent pas aux critères de sélection. Inutile de dire que ces collègues vont devoir filer doux et contraindre leurs adjoints de rester sur les "bons rails" (cf le cas de l'Isère avec l'approche militante de l'équipe...).Le problème de fond que nous avons à régler est fondamental. Il consiste ni plus ni moins qu'à faire accepter par le gouvernement le respect des conventions collectives de la fonction publique d'Etat. Nos collègues accepteront-ils que les délégués qu'ils viennent d'élire ne puissent jouer leur rôle dans les commissions paritaires inexistantes ou devenues des coquilles vides ?La fonction publique est régie par un statut général qui protège ses agents. Nous rappellerons au gouvernement qu'il existe toujours et qu'il doit être respecté.

henri 20/02/2009 06:30

"Il y a tout de même une certaine incohérence à casser du sucre sur le dos des syndicats comme on le voit trop souvent pour ensuite les supplier d'intervenir au plus vite pour un soutien."Je propose une autre forme d'incohérence : celle qui consiste à avoir l'indignation et la résistance sélective ; se poser en défenseur de tous les personnels (voir la liste de che), en représentants de tous mais curieusement d'en oublier quelques uns : les directrices et les directeurs qui n'ont aucune spécificité particulière puisqu'ils ne sont que des enseignants comme les autres n'assumant qu'un fonction : monter au créneau selon les "catégories" à défendre mais faire la sourde oreille à une demande (déjà fort ancienne reconnaissons-le) de statut, de considération, de reconnaissance, justement..Pas de supplication là-dedans, ni de demande d'intervention : un pur constat, bête, naïf, simple...Il suffit d'ouvrir les yeux.

merlin 19/02/2009 23:32

Si les syndicats étaient inattaquables , ils ne seraient pas attaqués! C'est leur manque de combativité sur le sujet de la direction qui est condamné ici. Rien d'autre. Les syndicats sont nécessaires, ils savent défendre une cause lorsqu'ils le souhaitent ( § Rased) mais , malgré les directions vacantes en grand nombre, malgré les démissions de collègues et nominations "par le fait du prince", malgré les p'tits jeunes sacrifiés avant même d'avoir enseigné, RIEN, motus, les problèmes soulevés par les directeurs ne sont pas syndicalement corrects.    Donc, colère desdits directeurs ainsi méprisés, comme auraient râlé les maîtres E,G etc... s'ils avaient été abandonnés à leur sort.        What else? ( Hé Théo, on va pas dire oui à tout quand même!!!!!!!!!!)

Théo62 19/02/2009 23:06

Il y a tout de même une certaine incohérence à casser du sucre sur le dos des syndicats comme on le voit trop souvent pour ensuite les supplier d'intervenir au plus vite pour un soutien.Il faut être logique et assumer ses choix, me semble-t-il.Or cette logique est absente chez de nombreux collègues qui ont laissé des commentaires ici. Il est simple d'en faire le compte. On en relève une bonne quinzaine rien que sous cet article !

che 19/02/2009 18:53

Comme anne marie, et malgré des courriers envoyés aux syndicats, je n'entends pas non plus ni ne vois une montée en puissance d'un mouvement contre ces nominations hors barême.Et pourtant, les directions, les "co-enseignants"... Il y aura aussi certainement des EMF l'an prochain si la réforme de l'IUFM passe qui encore mieux seront nommés directement par l'IEN"?Je rajoute à cela les postes "réservés" pour les T1 et T2 qui sortent aussi du barême.. Ca commence à faire beaucoup et pour les syndicats, si j'en crois leurs plaquettes, c'est tout de même LE CASUS BELLI PAR EXCELLENCE... Non?Malhuereusement, dès que le mot "dirlo" arrive quelque part.. Les syndicats font le gros dos, regardent ailleurs peut être par malaise de ne pas pouvoir ou vouloir se positionner en défenseur d'un groupe d'enseignants qu'ils ne veulent pas voir "avec une particularité."On défend les particularités des remplaçants, des rased, des T1, des psy, des CP, des Atoss, des EVS, des AVS, des PE2, des PE1.. maintenant des Master 1 ou master 2.. et c'est tant mieux..Mais les dirlos.. Ce sont des instits comme les autres. Et quand arrive des trucs aussi fous que les petites annonces du 38.. On est bailloné, car la moindre remarque serait reconnaître que le directeur n'est pas "comme les autres"Dommage pour nous et dommage pour les écoles car le MEN utilise parfaitement bien la faille che

Delphine IA78 19/02/2009 16:11

Thierry Fabre a raison : les syndicats sont étrangement muets sur ce grave problème d'affectation hors barème.Quand ils y font allusion dans les revues syndicales ou dans les mails c'est simplement pour trouver inadmissible l'impact sur le "paritarisme". Ils sont très remontés contre le fait que le rôle des commissions paritaires va être moindre qu'auparavant puisque les nominations se feront sans les représentants du personnel.Ce qui les préoccupe le plus c'est que le dispositif "modifie considérablement le rôle des commissions paritaires qui ne seraient plus consultées qu’à la fin des opérations d’affectation. Dans les phases préparatoires, la consultation des organisations syndicales serait laissée au bon vouloir des inspecteurs d’académie : ce serait une rupture totale avec les pratiques de concertation actuelles."Leur rôle amoindri : c'est important (et j'en conviens)Le problème de fond pour les directeurs... Quel problème ?Je suis peut-être dure avec eux mais j'imagine que c'est ce qu'ils pensent...

henri 19/02/2009 15:49

En complément au commentaire n°1 de Karine : - ce n'est pas que dans le Nord que certaines choses sont demandées aux directrices et directeurs puisque le texte fait bien référence au B. O. de l'E. N. ; citons la phrase qui, à plus d'un titre, est étonnante : « La personne la plus indiquée pour conduire cette évaluation est un personnel sous la responsabilité duquel il travaille au quotidien et qui est donc le mieux à même d’apprécier son travail, ses résultats et ses besoins de formation. » Il n'est (dans le texte du B.O.) à aucun moment fait allusion à l'enseignant et si le "responsable" n'est nullement nommément désigné son "profil" semble désigner...vous savez qui ? Un rôle tout particulier pour celles ou ceux qui n'ont ni statut ni reconnaissance et qui se contentent de n'avoir qu'une fonction...Pour rassurer Anne-Marie : les vacances, tout simplement les vacances...

thierry fabre 19/02/2009 12:50

A Dedel :
Tu peux chanter lanlaire, Dedel, ça ne coûte pas bien cher…
Les Bouches-du-Rhône font partie de la douzaine de départements qui ont transformé les directions à grosses décharges en postes à profil.
Voici ce que le SNUipp 13 a envoyé ce matin dans toutes les écoles du département
http://13.snuipp.fr/spip/IMG/pdf/Petition_mvt.pdf
 
Si tu y trouves un seul mot sur ces postes de direction, indique–le moi… Je ne l’ai pas vu…
 
Puisqu’il faut étayer ses dires, voici de quoi attester que les réactions de certains syndicats sont étrangement absentes, surtout de la part de structures ayant passé des années à nous seriner que les dirlos étaient des « instits-comm’-les-zotres ».
Resterait à savoir pourquoi ? Quelle est la raison de ce silence assourdissant ?
Si nos explications sont fausses, pourrais-tu nous en dire cette raison ?
 
PS Au passage, c’est celle-là, la pétition dont tu nous parlais ?
 
A Theo62 :
Menues remarques :
-          « dire OUI à tout », c’est très exactement ce que nous vivons déjà aujourd’hui. En l’absence de tout statut, les dirlos sont dans l’obligation de dire « oui » Oui à Base-Elèves, Oui aux stages de niveau pendant les vacances dont nous sommes responsables, Oui aux cours d’Elco le soir et à l’accompagnement éducatif des mercredis, Oui aux remontées des évals CM2, etc…
Seuls ceux qui ne sont pas dirlos en sont   encore à penser comme toi…
-          C’est bien cette tartufferie consistant à charger la mule de certains, mais à leur refuser toute reconnaissance de leur boulot que nous dénonçons. En la matière, tes réactions ne seraient pas différentes de celles de nos bons IA. Certainement pas de collusion entre vous, mais une jolie complicité objective… Complicité facile à vivre quand on n’est pas dirlo…
-          Ta conclusion est révélatrice : « redevenir adjoint » Cela te permettrait de ne plus entendre nos petites voix insistantes. Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage… Envie facile à avoir lorsque l’on n’est pas dirlo…
-           
Je te l’ai déjà signalé : prends une direction, beau parleur, et tu sauras peut-être de quoi tu parles…
 
 
A ralbol :
Rien… Ca ne mérite rien…
 
Thierry fabre

mat pu j.prevert 19/02/2009 10:51

Rassurez-moi chers collègues. Je crains d'être devenue sourde...J'ai beau tendre l'oreille, je n'entends pas gronder nos syndicats contre tout ce qui est rapporté ici sur les affectations hors barème.J'ai peur de perdre la vue, aussi. J'ai beau chercher dans ma messagerie, je ne trouve aucun mail revendicatif à ce sujet... Les syndicats connaissaient pourtant mon adresse avant les élections professionnelles...Que se passe-t-il ?Anne-Marie

Pierrot 19/02/2009 10:16

Dédel, je suis assez d'accord pour arrêter les "prédictions". Mais les habitudes cogestionnaires dans l'EN sont bien installés et nos craintes ont une origine. (de plus les attributions des postes à profil, dans mon dep., sont souvent suspects)On verra... Je ne demande qu'à être agréablement surpris.N'empêche que la solution qui se dessine pour résoudre le problème du fonctionnement des écoles est inique, c'est une provocation de plus pour les directrices et les directeurs...Mais elle n'est qu'une suite logique à l'incapacité d'appréhender de façon sérieuse et surtout pragmatique la situation des directeurs dans les écolesPS: Areuhh Areuhh Areuhhh.... (pour Ralbol)

Simon 19/02/2009 10:04

Dédel, ce serait bien pour la crédibilité syndicale qu'on ne puisse pas dire non plus laisser dire que le Snuipp ne fait rien contre cette prolifération de postes à profil(en particulier ceux de directeur). Ce serait une marque d'intérêt pour les dirlos car comme T.Fabre j'ai beau chercher dans la(les) pétition(s); c'est pourtant porteur non?

Dedel 19/02/2009 09:35

Je ne peux pas laisser dire que ce sont les délégués syndicaux qui vont se précipiter vers ces postes désignés à profil. Il ne suffit pas de le clamer haut et fort, encore faut-il étayer ses dires.C'est d'autant moins vrai qu'avec l'institution de ces affectations sans barême, ce sont justement les représentants syndicaux qui vont être les premiers visés.Réfléchissons tout haut quelques instants : quelle raison à tout cela ?C'est clair : éliminer les moutons noirs. C'est à dire les collègues directeurs qui font de la résistance (à base élèves, à la transmission des résultats des évaluations...). Or le plus souvent, ces collègues qui résistent, ce sont surtout des gens motivés, des militants et il n'est pas rare de les retrouver dans les syndicats.Voilà les gens qu'il faut empêcher à tout prix d'accéder à un poste de direction.Voilà pourquoi les IA s'empressent de faire du zèle parce que, eux, sur le terrain, ils les connaissent ces moutons noirs de syndicalistes.Alors, toujours convaincus que ce sont les délégués syndicaux ou autres représentants du personnel qui vont briguer et obtenir ces postes distribués à la tête du client ?Rassurez-vous ! leur tête ne revient pas à l'administration...

Pierrot 19/02/2009 08:59

Patience, garçon... dans quelque temps tu n'auras le droit que de dire oui à tout...Continue Théo, ça paye. Le risque de la France aujourd'hui c'est de basculer dans le fascisme.Résistons!Pendant ce temps le mandant présidentiel est passé à 5 ans une fois renouvelable, les communes et les régions sont à gauche et les projections des prochaines échéances électorales (profitons-en on va bientôt les supprimer!)  donnent l'opposition largement victorieuse...Ce que tu appelles dire OUI à tout?Pendant ce temps, puisqu'il n'est pas possible de reconnaître les directeurs on les nomme sur profil et le pire s'installe. Seule alternative proposée le CMD.• illégal (responsabilité pénale)• irréalisable (comment expliquer aux partenaires - parents, élus - qu'ils seraient exclus des décisions?)Pince-mi et Pince-moi sont dans un bateau, Pince-mi tombe à l'eau...Ben là c'est pareil, à force de tout refuser on garde les claques. C'est vrai que les sempiternelles attaques sur les   hypothétiques velleités  appropriatives des postes par les syndicats sont lassantes et ne font pas honneur à leurs auteurs.Je te le concède, Densimais c'est vrai aussi  que ça commence à bien faire.Il y en a plus que marre d'être pris pour une truffe. Surtout (comme tu le dis) que ça fait longtemps que ça dure. 

Ralbol 19/02/2009 08:45

Et patati et patata...Les EPEP on n'en veut pas. On a trouvé mieux : les EPE !!! A bas l'EPEP ! Vive l'EPE !Et patati et patata...Les syndicats y sont nuls ! Les syndicalistes y piquent tous les bons postes !Et patati et patata...Les postes à profil... le management de l'entreprise... un méli-mélo pas possible...Arrêtez ! La coupe est pleine !Vous n'aurez ni les EPEP, ni les EPE. Pas besoin. Darkozy met en place les postes à profil. Bientôt ils seront généralisés à toutes les directions. Et alors, il suffira au gouvernement de pondre un nouveau texte pour instaurer l'autorité hiérarchique. C'est déjà un peu le cas en Isère, non ?Et vous aurez tout gagné avec vos EPEP ou vos EPE et votre antisyndicalisme forcené !!!

che 18/02/2009 23:22

Je te crois sur parole, verog.. A chaque fois que j'ouvre le journal. Aucune entreprise ne garderait quelqu'un qui ne donneraitpas satisfaction à son poste. L'ANPE croule sous les dossiers des remerciés issus des rangs des conseils d'administration des banques, des agences de notation, des prévisionistes économistes et j'en passe. C'est vrai... T'as raison sur toute la ligne. A moins que ce beau concept ne s'applique plus à un certain niveau de responsabilité?Mais passons.. C'est la crise et elle est "systémique" n'est ce pas !!T'inquiète pas, tu n'es pas toute seule à souhaiter un management entrepronarial pour secouer ces planqués d'instits qui attendent leur retraite bien planqués au milieu de leur 30 marmots. Tu sais quoi, y'en a même qui sont payés à changer des couches.!un truc tout de même me surprend dans ta démonstration. Le profil de l'IA 38, il s'en prend justement à une équipe qui fait des vagues, qui ne plait pas à l'IEN, qui ne sont pas respectueux des usages etc.. en fixant comme cadre au dirlo de les faire devenir lisses. Serait ce la hiérarchie qui souhaiterait des instits comme tu les décris?? Mais alors, le "bon instit", celui qui est "performant"... Serait ce celui qui fait comme tu dis?Cela semble logique puisque l'Autorité veut recruter un mercennaire pour ramener l'équipe sur ces bases. Je m'interroge.. Je m'interroge...En tout cas et pour finir... Y'a un paquet de mecs qui devraient virer de l'éducation nationale selon le tableau que tu dresses. Les centaines d'instits qui glandent sans la moindre motivation, ils sont tous passés par les concours IUFM avec un entretien professionnel. Et pas un membre des jurys n'a su saisir "au premier coup d'oeil" comme tu dis ce manque de capacité à s'investir qu'ils allaient montrer une fois en poste. Quels nuls! C'est pourtant pas si compliqué, comme tu dis. Ah au fait, ces nuls... Ce sont souvent les mêmes qui rédigent les profils et qui vont faire passer les entretiens...Maman j'ai peur!Che

Théo62 18/02/2009 23:13

Merlin"A force de dire non à tout , on en arrive là"Patience, garçon... dans quelque temps tu n'auras le droit que de dire oui à tout...Tu pourras te dire : "je l'ai voulu, le l'ai eu". Trop tard. Et pleurer ne servira à rien... Ton seul choix : redevenir adjoint.

Vérog 18/02/2009 22:08

Che"Mauvais procès vérog"Je ne peux parler que de ma seule expérience en entreprise mais dans la famille je suis la seule fonctionnaire (personne n'est parfait...) et ce que je peux affirmer avec certitude, c'est qu'aucune boîte ne garderait quelqu'un qui s'avère insuffisant à son poste. Alors que dans l'enseignement, suis-je la seule à le dire, on peut faire toute sa carrière sans donner pleinement satisfaction. Il suffit de ne pas faire de vagues, d'être respectueux des usages et de l'IEN, de ne pas trop se faire remarquer et la retraite est au bout du chemin. Il en est même qui font de gros dégats pendant des dizaines d'années.Est-ce normal ? Désolée, Che, je pense qu'il n'est pas choquant de créer des postes à profil. Certes on peut se tromper sur les gens mais on mesure très vite leur degré de motivation et on voit tout de suite s'ils ont un projet qui leur permette de s'investir dans leur métier et surtout leur aptitude à l'exercer. Pour un oeil averti, ce n'est pas si compliqué.

che 18/02/2009 20:18

Mauvais procès vérog pour des gens qui défendent l'idée qu'être dirlo c'est un boulot et qui demandant un statut.En effet, certains veulent, ont envie.. D'autres non.. C'est un métier.. Il  existe, même si c'est perfectible, un entretien pour âtre inscrit sur la liste des postulants à ce type de poste... Mais EN GENERAL.Là c'est différent.. l'IA du 38 cherche un mercenaire pour ramener dans le droit chemin des collègues "insoumis".Un entretien pour savoir si tu peux être dilrette.. OK.. Mais un profil  pour savoir si tu es la meilleure pour la tâche décidée en haut lieu, c'est pas la même chose..Question... Dans ce cas précis... Ton recrutement il est basé sur tes qualités pour être dirlette ou pour tes qualités pour être cire-pompe?Autre point, c'est un peu fatiguant de se voir donner des leçons, quand on est dans l'Education Nationale, de "performance" parce que l'on a travaillé dans le privé et qu'on a "connu la vraie vie".Que crois tu? Qu'on est tous depuis notre naissance en train de coocouner dans la gentille administration.Moi aussi j'ai connu le privé; j'ai créé des entreprises, j'en ai planté. J'ai été consultant, employé, patron. Le fameux "canon" de la performance qu'on me rebat régulièrement avec "le meilleur au meilleur poste" .. J'en ris encore... "Le meilleur au meilleur poste"... C'est une sorte de rêve au pays de Candy.. J'ai encore en mémoire de ce "meilleur au meilleur poste" que l'on a viré pour embaucher à sa place un "moins bon" mais qui coûtait moins cher en économisant les charges sociales, qu'on a viré aussi d'ailleurs parce qu'au bout de son année où il s'est défoncé, il fallait l'employer en CDI alors que c'était plus simple de faire du beurre sur son successeur. Et j'en suis pas fier.che

Densi 18/02/2009 19:51

C'est vrai que les sempiternelles attaques sur les   hypothétiques velleités  appropriatives des postes par les syndicats sont lassantes et ne font pas honneur à leurs auteurs. La roue tourne les anciens(l'Unal c'était en 72 non)et les plus jeunes représentants d'aujourd'hui ne sont peut-être plus pareillement 'mouillés' dans la 'cogérance'. Ceci il serait opportun que le  SNUipp( le plus représentatif) engage une action d'envergure contre  ces nominations arrangées, et rapidement...( désolé Dédel mais sur ta pétition je ne vois rien de direct, tout est dans le'comme avant'?)

merlin 18/02/2009 19:38

Je me suis probablement mal exprimé:   les p'tits jeunes sur les postes de direction: je suis contre, je pense qu'il faut une certaine anciennté, une certaine expérience pour " vivre" convenablement son expérience de direction. Mais qui a fait campagne pour que les 5 ans requis ne fondent comme neige au soleil?Dire non à tout n'est pas une preuve d'intelligence surtout lorsqu'on ne propose rien en remplacement , ce qui est le cas aujourd'hui puisque même le projet du Gdid sent le souffre pour certains. Alors vive l'école de grand papa!

thierry fabre 18/02/2009 19:23

Il y a une pétition pour les directeurs d'école, Dédel ?Lancée par ton syndicat ?Indique-moi où ça se trouve, que j'aille vite la signer !Et, au passage, toutes es excuses: j'ai beau tenter de me tenir au courant, cette pétition m'a échappée...Thierry Fabre

Dedel 18/02/2009 19:03

@ Merlin"A force de dire non à tout , on en arrive là. Les écoles vont de moins en moins pouvoir fonctionner avec un sortant d'IUFM pour une direction à 8 ou 10 classes. Alors voilà: nomination à profil."Pour toi laisser nommer un jeune sortant IUFM sur une direction de 8 à 10 classes, c'est un progrès ?Et dire non à tout ce qui est un recul ou une mauvaise réforme, c'est un devoir.Heureusement qu'on n'a dit pas "amen" à tout ce que nous a présenté Darcos... Tu imagines la catastrophe. Et tu nous en tiendrais rigueur à juste titre.Si tu veux lutter avec nous contre ce que tu dénonces, signe la pétition que nous mettons en ligne...

Vérog 18/02/2009 18:40

BonjourUn peu étonnée par la virulence de vos débats.Après 7 années comme commerciale dans une société import/export, 2ème enfant. Vie professionnelle intéressante mais difficilement conciliable avec vie de famille. Concours. Instit 9 ans. Salaire amputé de 40 % mais qualité de vie différente. Directrice depuis 3 ans.Dans mon ancienne entreprise, le slogan (comme dans toute autre, je suppose) était simple : la meilleure personne au meilleur poste.Autrement dit, on est embauché pour être efficace sur un job bien défini. Et les performances suivent. Forcément.Grande découverte à mon arrivée dans l'Education nationale : l'évaluation ne répond pas à des critères d'efficcité ou de résultats mais à l'observation d'une prestation d'une heure. Et la note qui en découle ne reflète en rien le travail fourni. Elle est sortie d'une grille et ne peut varier qu'à la marge, quel que soit la qualité du travail observé et de l'investissement dans l'école. Très surprenant pour quelqu'un qui débarque du privé.L'expérience aidant, on se rend compte, ensuite, que des collègues méritants n'ont ni plus ni moins que celui ou celle qui se laisse vivre en attendant gentiment que l'heure de la retraite sonne.Plus étrange encore, on se rend compte que les promotions sont accordées au bénéfice de l'âge et non de la qualité du travail.Voyez-vous, il y a des choses choquantes dans le monde de l'entreprise. Mais est-ce moins choquant que de confier une direction (pour prendre le cas qui nous intéresse) à une personne qui n'est pas faite pour ça, qui le dit, le claironne mais y trouve un intérêt secondaire peu en rapport avec le travail ?Est-ce plus scandaleux de recruter quelqu'un sur un poste donné (la direction, par exemple) en fonction de son intérêt, sa motivation, ses compétences, son sens du travail en équipe... bref, tout ce qui est inscrit sur la proposition de l'IA 38 ?Pour ma part, je ne le crois pas, probablement parce que j'ai vécu une expérience professionnelle avant d'entrer dans l'enseignement. Je reste persuadée que tout le monde n'est pas fait pour réussir dans ce travail très prenant et très compliqué. Pourtant, tout le monde peut postuler et se voir confier cette mission.Le scandale n'est-il pas là ? 

thierry fabre 18/02/2009 16:16

Isabelle
Il y a des tas de postures nuisibles et inutiles, dont peut-être mon propos
Il y a aussi des tas de postures nuisibles et dangereuses, dont la principale serait la posture de l’autruche, tête dans le sable et croupion en l’air, ce qui ne me semble pas la meilleure manière d’échapper à tout danger…
 
Sur le détail…
-          je ne perds pas de temps, mais j’en passe pas mal en assemblées de tous genres
-          j’ai été syndiqué, délégué du personnel, responsable académique et national de pas mal de syndicats : UNCAL au lycée, CGT lorsque je bossais en usine, UNEF à la fac, SNI-PEGC et autres dans la chaude moiteur de notre mammouth favori. Je ne te donne pas de leçons en la matière, évite de m’en infliger…
-          perdre de l’argent à faire grève ? J’ai souvent fait grève, pas plus tard que le 29 Janvier. Mais je n’ai jamais considéré cela comme une simple perte d’argent, mais comme un engagement personnel.
 
Sur le fond…
            Nous en sommes à une douzaine de départements qui ont pris des démarches semblables en soumettant les directions à demi-décharge et décharges totales en postes à profil, soumis à entretien préalable et accord de l’IA. On en arrive même à des déviations purulentes, telles celles mises en place en Isère.
Face à cela, je maintiens et te mets au défi de prouver le contraire, que les réactions de l’ensemble des syndicats ne sont guère à la hauteur d’une telle attaque.
 
Je maintiens et persiste, ce sont ceux qui ont toujours refusé une réelle reconnaissance de la direction d’école qui sont les premiers responsables de cela…
 
Je maintiens, persiste et signe : s’il y avait eu, de la part des principaux syndicats enseignants, la même volonté, la même colère, la même vigueur que celles qu’ils ont su déployer pour les Rased, les IUFM, les enseignants-chercheurs, les mises à dispo etc… nous n’en serions pas là…
Si je me trompe, pourrais-tu m’indiquer la plus petite lutte menée par ces syndicats, depuis un an, sur la direction d’école ?
 
Mais, bon, on peut continuer à faire l’autruche et à nier le réel…
Chacun son truc…Thierry fabre

Pierrot 18/02/2009 15:14

Je ne supporte plus ces affirmations gratuites, sans fondement, qui ne reposent sur rien et n'ont d'autre but que de décrédibiliser l'action syndicale au travers de ses représentants.... Qui reposent sur du concret:-les listes des maîtres-directeurs qui ont été publiées après que le décret Monory fut signé.- le discours "rassurant" de délégués (SNUipp dans mon dep.) qui, au moment où les EPEP étaient d'une brûlante actualité, se disaient prêts à y aller...>chat échaudé craint l'eau froide.>Il vaut mieux prévoir que guérir(il y a aussi "pierre qui roule..." mais là ça colle pas)Une démobilisation croissante et des problèmes qui s'aggravent jour après jour... Non, une mobilisation de plus en plus grande et une situation qui se dégrade...D'où les questionsPS.Plus difficile de les rejoindre et de passer du temps en assemblée, perdre de l'argent à faire grève... J'ai beaucoup donné, et je continue d'ailleurs, mais d'une autre manière... 

Fanouch 18/02/2009 14:46

"Puisqu'on on en est à se répéter... J'avais parlé de sport à la mode : rejeter toute responsabilité sur les syndicats et leurs délégués."Ne sont-ils pas, les syndicats, les seuls aptes/mandatés à défendre nos droits, à nous aussi, directeurs (en lutte) ?Ne sommes-nous pas, nous aussi, puisque sans statut, des enseignants (chargé de la direction) qui doivent être défendu (au même titre que les RASED) par les syndicats en place ?

Merlin 18/02/2009 14:20

A force de dire non à tout , on en arrive là. Les écoles vont de moins en moins pouvoir fonctionner avec un sortant d'IUFM pour une direction à 8 ou 10 classes. Alors voilà: nomination à profil.   Les cris de victoire " anti EPEP" sonnaient faux, tout faux. Combien avons-nous été à écrire qu'on allait dans le mur, que l'école devait évoluer et qu'elle évoluerait , que nous devions négocier la bonne formule, qu'il fallait discuter, voire amender le projet EPE du Gdid!   Mépris, insultes, interprétations calomnieuses, voilà ce que nous avons récolté. ...mais la vraie responsabilité dans cette dérive où est-elle? suivez mon regard...............

Isabelle Censier 18/02/2009 13:54

Puisqu'on on en est à se répéter... J'avais parlé de sport à la mode : rejeter toute responsabilité sur les syndicats et leurs délégués.Facile. Très facile. Trop facile de se dédouaner de la sorte.Plus difficile de les rejoindre et de passer du temps en assemblée, perdre de l'argent à faire grève...On voit débarquer les pires des solutions, avec ces dirlos « postes-à-profil » dont je maintiens que le service minimum assuré à ce sujet par la plupart des syndicats enseignants masque mal leur volonté de s’approprier ces postes….Je ne supporte plus ces affirmations gratuites, sans fondement, qui ne reposent sur rien et n'ont d'autre but que de décrédibiliser l'action syndicale au travers de ses représentants.Avec quel résultat ? Une démobilisation croissante et des problèmes qui s'aggravent jour après jour...C'est inutile et nuisible.

thierry fabre 18/02/2009 12:40

Et on avait été nombreux à te répondre, Théo62…
 
On t’avait en particulier signalé que l’immobilisme, face à tout gouvernement, quel qu’il soit, n’est jamais une victoire, mais le signe de défaites à venir…
 
On t’avait précisé que le conservatisme consistant à refuser tout évolution de l’Ecole Publique, au nom de risques à venir n’engendrait jamais que la certitude de voir se réaliser ces risques, en pire…
 
On t’avait indiqué que le blocage, le refus, l’impossibilité de dépasser l’existant ne faisait que favoriser le jeu d’un gouvernement teigneux comme le notre…
 
Et ce que l’on t’avait annoncé arrive…
Bien sur le projet d’EPEP était loin d’être satisfaisant. Mais à le refuser en bloc, à rejeter toute autonomie de l’école, à nier aux équipes pédagogiques toute capacité à s’administrer eux-mêmes, à vouloir à toute force maintenir notre école dans son inexistence administrative et juridique, qu’arrive-t-il ?
 
-          on se tape une petite gloriole de salon « Youpi, on a gagné, y’a plus d’EPEP ! »
-          On se retrouve avec les mêmes problèmes, inchangés
-          On voit débarquer les pires des solutions, avec ces dirlos « postes-à-profil » dont je maintiens que le service minimum assuré à ce sujet par la plupart des syndicats enseignants masque mal leur volonté de s’approprier ces postes….
 
De la même manière, on continue à perdre sur tous les terrains, même si certains, droit dans les bottes de leurs certitudes, continuent de chantonner qu’ils ont gagné…
Le SMA ? Il est passé… Les nouveaux programmes ? En place… Les Stages RAN ? Maintenus… Les responsabilités du dirlo pendant les vacances (SRAN) le soir (Accompagnement éducatif) ? Enoncés et confirmées…
J’en passe et des plus tristes !
 
L’enfer étant pavé de bonnes intentions, j’en arrive à me demander si, professionnellement, mon boulot ne se dégrade pas autant par le fait du gouvernement que par l’inaction déguisée de ceux qui sont censés me défendre…
 
Thierry Fabre
 
PS mais bon, je me plante certainement, et on va voir se mettre en place, dans les jours qui viennent, une réaction nationale d’ampleur, semblable à celles menées pour les Rased, les mises à dispo, les enseignants-chercheurs, etc… On parie ?

Théo62 18/02/2009 12:08

Voilà ce que j’ai posté le 3 février :
« Ce problème de nomination selon le fait du prince, c'est à dire sans tenir compte d'un barème, c'est la première conséquence de la réforme qui devait créer les EPEP. Les textes étaient prêts, c'est une évidence.Alors, au lieu de foncer tête baissée dans le mur, dénonçons ce fait et demandons un arrêt total de la mise en place de cette réforme "suspendue".Et ce n'est pas en défendant une variante des EPEP qu'on arrêtera le processus. Au contraire, on donne l'impression qu'on va l'accepter sous certaines conditions. Et on sait où ça conduit : à un processus de négociations dans lequel on sera toujours perdant face au gouvernement. On ira de compromis en compromissions et on aura un texte mal foutu qui n'aura que des désavantages pour nous.La réforme du lycée aurait-elle été reportée d'un an si les lycéens avaient accepté de la discuter pour l'améliorer ?Avec les EPEP, il faut avoir la même intransigeance et la refuser en bloc. A partir du moment où on commence à entrer dans le jeu de la discussion sur tel ou tel point, le gouvernement sait déjà qu'il pourra faire passer son texte. Alors, ni EPEP, ni EPE, ni...rien d'autre !!!! »
 
Attendez, vous n’avez rien vu. Ce n’est que le début. Vous vouliez un statut d’établissement ? Vous l’aurez. Mais avec les responsabilités, sans les garanties d’emploi pérenne et sans les sous…
A bon entendeur, salut.

Karine (59) 18/02/2009 11:19

De plus en plus surprenant !Nous n'avons pas de statut. Le ministère ne semble pas avoir envie de nous en fournir un. Pourtant, l'administration se comporte comme si nous en avions un.Est-ce à dire que le statut viendra, un jour, "régulariser" un état de fait ?Exemple de ce qui nous est demandé dans le Nord :
Compte-rendu d'entretien annuel (annexe 2 du B.O. n° 31 du 31/07/08) valable pour tous les AVS, AVSI, AVSco, ASEHL'entretien doit être effectué par le Directeur et/ou l'enseignant tout au début du mois de juin.
 
Attestation de compétencesCette attestation est à établir lorsque les personnes quittent leur emploi. L'AVS/AVSI, AVSco/ASEH complète dans un premier temps seul(e) ce document, puis peut se faire aider de l'enseignant ou du directeur.Le Directeur ou la Directrice doit compléter la partie "Avis" (4ème page du document) avant de le retourner à l'IEN ASH, sous couvert de l'IEN de circonscription.