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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 10:02


L'inspection « à la française » est devenue obsolète en Europe…

 

Entre étonnement réel et faux apitoiement ("ah ! Vous en êtes encore là en France !"), Françoise Mallet, inspectrice générale, ne mâche pas ses mots. Elle raconte à quel point l'inspection "à la française" est devenue obsolète en Europe.

Dans la revue de l’Inspection générale, elle rend compte de sa participation à un congrès de la SICI, une association d'inspecteurs généraux européens.

"L’inspecteur général venant de France ressent rapidement le caractère très décalé de sa présence au milieu d’une telle assemblée" écrit-elle. "Il écoute avec attention les collègues, sans pouvoir participer à leurs débats, dans un relatif isolement culturel franco-français. En effet, quelles « bonnes pratiques » d’évaluation d’établissements présenter aux autres pays, quand en France l’inspection générale n’en fait pas ?...  et les inspections territoriales non plus, du moins pas avec un tel degré d’exigence et d’exhaustivité ? Quelle contribution apporter à la réflexion sur l’assurance-qualité dans les écoles, alors qu’il n’a jamais utilisé ce concept ?... Ceci parce qu’un peu partout en Europe s’est imposée l’idée que la qualité de l’enseignement est d’abord l’affaire des établissements eux-mêmes. Les établissements disposant d’une dose d’autonomie pédagogique et budgétaire doivent s’employer à tirer le meilleur parti de leurs ressources et de leurs élèves, quelle que soit la situation de départ de ces derniers".

 

En outre, et sans doute pour longtemps encore, une attention particulière est désormais portée aux coûts et à l’efficience. À la culture des moyens succède peu à peu celle du résultat. La mise en place de la LOLF a fait des notions d’objectifs, de performances, d’indicateurs, les maitres-mots de l’action publique et la notion de « gain de productivité » est de moins en moins une expression taboue. De cette nouvelle réalité, rien sans doute ne témoigne plus que l’actuelle démarche de révision générale des politiques publiques (RGPP).

Au sein de cet environnement, la sphère éducative a connu sa propre évolution. Le système s’est complexifié avec l’entrée en jeu de nouveaux partenaires.

Une part d’autonomie a été reconnue aux entités de base devenues, à l’exception des écoles primaires, des établissements publics dotés d’un conseil d’administration.

De nouveaux modes – peut-être aussi de nouvelles modes – de gouvernance sont apparus dans les relations entre ministère et universités, ministère et académies, académies et établissements: démarche de projet, contrats d’objectifs, dialogue de gestion…

Au total, une nouvelle logique s’est imposée: la traditionnelle séquence «norme-application-vérification» a laissé place à la séquence «objectifs-moyens-résultats».

 




La semaine de 4 jours, c’est fini ?

 

Etaler la semaine d’école sur cinq jours sans toucher à la grasse matinée familiale du samedi, désormais acquise. Ce serait possible en envoyant les enfants à l’école le mercredi matin. En échange, ils pourraient ranger les cahiers plus tôt chaque jour, même s’ils restent à l’école pour d’autres activités, jusqu’à ce que parents ou nounou viennent les y chercher.

La suggestion va forcément faire débat. Lorsque l’inspecteur d’académie du Val-de-Marne l’avait émise début octobre, il avait soulevé un tollé local. Cette fois, elle vient de la FCPE, première fédération de parents d’élèves, qui lance carrément une campagne nationale. Parents de tous bords, enseignants et communes sont invités à y réfléchir en conseils d’école et tenter de mettre en place, pour la rentrée prochaine, des semaines de neuf demi-journées de classe.

«Toutes les études le démontrent : la semaine de quatre jours, avec six heures de cours quotidiennes, est le pire des systèmes.» : Jean-Jacques Hazan, le président de la FCPE, la première fédération de parents d’élèves, a donné le coup d’envoi, hier à Paris, d’une campagne en faveur de la semaine scolaire de quatre jours et demi, avec le mercredi matin et au maximum cinq heures de cours par jour.


« Il en va du bien-être et de la réussite des enfants ! » plaide le président de la FCPE, Jean-Jacques Hazan. Le rythme de quatre jours de cours, six heures par jour, instauré presque partout depuis la rentrée dernière « est le pire qui soit du point de vue des enfants », souligne Claire Leconte, chercheur en psychologie à Lille-III : « La France est le seul pays au monde à soumettre ses élèves à un tel régime. » Epuisant, estime la chercheuse. « Qui dit jour de congé, en l’occurrence en pleine semaine, dit coucher moins tôt la veille, et tout parent sait que l’enfant ne dort pas plus tard le lendemain pour autant ! » « On apprend aussi mieux, un peu chaque jour, que beaucoup d’un coup », renchérit Jean-Jacques Hazan. « Toutes les études depuis trente ans sont d’accord là-dessus. Alors réfléchissons ensemble, en pensant pour une fois aux enfants et pas aux seuls intérêts des adultes. »

 


Plusieurs villes y pensent


Au ministère, on se défend d’avoir « imposé » la semaine de quatre jours en supprimant le samedi matin travaillé. En confidence, le ministre n’a même jamais caché qu’il était pour l’école le mercredi matin, que deux écoles sur cinq, dans la Vienne, ont par exemple réussi à conserver. On sait également que X. Darcos aurait souhaité généraliser le système mis en place dans sa ville de Périgueux. Nicolas Sarkozy, n’écoutant que lui-même et certains sondages, en a décidé autrement. Sans consultation aucune.

« Sauf que, de fait, pour beaucoup, c’était impossible à organiser entre le décret de mai supprimant le samedi et la rentrée, rétorque la FCPE. La semaine de quatre jours est devenue le droit commun. Aujourd’hui, pour revenir à 4,5 jours de classe, il faut l’accord du conseil d’école, puis demander une dérogation que certaines académies ont même refusée ! »

 

L’académie de Créteil s’apprête en effet à expérimenter, à la rentrée 2009, une nouvelle forme de semaine de cinq jours, avec travail le mercredi !


Fin de journée à 15 h 40


Concrètement, pour tous les enfants du primaire des villes qui accepteraient cette solution, il y aurait école les lundis, mardis, mercredis, jeudis et vendredis, de 8 h 30 à 15 h 40, soit un rythme scolaire équivalent à celui des élèves de Grande-Bretagne. Les écoliers en difficulté auraient droit à deux heures de soutien le matin avant les cours, à l’heure du déjeuner ou le soir, selon le modèle choisi par leur école cette année. Rien de nouveau de ce côté-là. De 15 h 40 à 18 heures, en revanche, les enfants se verraient proposer quatre types d’activités, gratuites : aide aux devoirs, activités sportives, activités culturelles ou artisanales, langues étrangères.


Plus conforme au rythme prôné par les chronobiologistes, qui dénoncent depuis des années les journées trop longues des écoliers français, le système risque de provoquer des couacs. Problème pour les familles, qui devront récupérer ou faire chercher leurs enfants plus tôt à la sortie de l’école. Difficulté pour les communes, qui vont devoir gérer les conséquences des mercredis matin travaillés : revoir encore une fois l’offre des centres de loisirs et des activités sportives.

 


Aider son enfant à faire ses devoirs

 

Bien que les devoirs écrits - mais pas les leçons - soient interdits à l'école primaire depuis le 3 janvier 1957, des enseignants continuent d'en donner. A tel point que ceux qui dérogent à la règle paraissent suspects aux yeux des parents. "Le problème des devoirs, c'est qu'on renvoie à la famille la gestion de la réussite, considère Jean-Jacques Hazan, président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). D'autant qu'il arrive que des enseignants donnent à leurs élèves des sujets qui n'ont pas encore été abordés en classe. Cette sous-traitance pédagogique génère des inégalités."

 

 

Pour faire face à ce problème, le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, a instauré un accompagnement éducatif après la classe pour les écoles primaires en zone d'éducation prioritaire et dans les collèges, sur la base du volontariat. Tous les parents ne sont pas capables, en effet, de jouer les répétiteurs. "Un devoir ne doit en aucun cas aborder un thème nouveau" insiste Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, le principal syndicat des professeurs du primaire.

 

Pour Elizabeth Côté, psychopédagogue à l'université Laval de Montréal, il est inutile de donner des devoirs avant l'âge de 9-10 ans. Et, par la suite, le rôle des parents consiste essentiellement à organiser les choses matériellement, à dispenser des encouragements pour les efforts fournis, à vérifier que les devoirs sont faits mais surtout à ne les faire à la place de son enfant. "S'il n'y arrive pas, je conseille aux familles de mettre un mot au maître pour signaler, qu'en dépit de ses efforts, l'enfant n'a pas réussi."

 

Philippe Hermant, enseignant de CM2 dans le Pas-de-Calais, veille à donner des devoirs qui peuvent se faire sans aide extérieure. "Quand je vois la quantité de travail que les élèves de 6e ont à faire, il me semble important de les préparer", explique-t-il. Cela n'empêche pas les parents d'être présents en faisant, par exemple, réciter les leçons. Le mieux est de poser des questions en rapport avec le texte mais de ne pas exiger du "par cœur", sauf pour une poésie ou un texte de théâtre.

LE MONDE | 03.02.09





Une loi pour interdire les châtiments corporels

 

Le 11 juin 2008, nous avions consacré un article à la sacro-sainte fessée… que le Conseil de l’Europe s’apprêtait à interdire. Nous y avions joint un article du Dr Maurice Berger, chef du service de psychiatrie de l'enfant au CHU de Saint-Étienne opposé à l’interdiction de la fessée.

 

18 pays d’Europe l’ont interdite


En 2006, les Nations unies avaient fixé à 2009 l’année butoir pour l’abolition des châtiments corporels envers les enfants dans le monde. Seuls 23 pays sur 192 membres l’ont suivi à ce jour.

 

Dans un texte présenté le 4 février à l’ONU à Genève, la Défenseure des enfants Dominique Versini propose d'interdire tout châtiment corporel, convaincue de l'intérêt d'une loi pour faire changer les mentalités.

"Les châtiments corporels et l'humiliation demeurent des pratiques encore trop souvent tolérées, et il serait temps d'inscrire dans la loi la prohibition de toute violence et châtiments corporels au sein de la famille, de l'école et des établissements accueillant des enfants", écrit-elle.


Dominique Versini explique "qu'à la suite d'un déplacement dans le département de la Réunion où le problème des violences subies par les enfants est très important, pour des raisons liées à la tradition, elle considère que l'interdiction dans la loi des châtiments corporels comme méthode éducative favoriserait l'évolution des comportements".

 

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Commentaires

"...un peu partout en Europe s’est imposée l’idée que la qualité de l’enseignement est d’abord l’affaire des établissements eux-mêmes. Les établissements disposant d’une dose d’autonomie pédagogique et budgétaire doivent s’employer à tirer le meilleur parti de leurs ressources et de leurs élèves, quelle que soit la situation de départ de ces derniers".

On en revient à ce qu'on a toujours dit : nous avons besoin d'autonomie et il faut pour cela changer le statut de l'école ou plus exactement, lui en donner un.
Il serait cependant intéressant de savoir ce qu'en pensent les IEN de l'autonomie des écoles... Y sont-ils favorables ? La craignent-ils ?
Commentaire n°1 posté par VALMORI Patrick le 05/02/2009 à 11h18
On a déjà évoqué le sujet, comme ça, lors d'une pause dans une réunion de directeurs. C'était venu sur le tapis, de façon tout à fait informelle.
Notre IEN se disait favorable à une modification de ses attributions : moins d'administratif pour être plus sur le terrain, dans les écoles et pouvoir s'insvestir dans de la formation continue lors d'animations pédagogiques. A la condition que les écoles soient plus autonomes et donc plus responsables.
Etait-ce une prise de position isolée ou est-ce que ça reflète une position plus globale chez les IEN... ? Je n'en sais rien.
Anne-Marie
Commentaire n°2 posté par mat pu j.prevert le 05/02/2009 à 16h09
Concernant l'expérimentation  sur une nouvelle forme de semaine de 5 jours,je tiens à vous signaler qu'aucun maire  ne s'est porté volontaire pour y participer.Je pense donc que l'expérimentation ne sera pas mis en oeuvre
Commentaire n°3 posté par Ginekis le 05/02/2009 à 17h22
Pas tout à fait exact, Ginekis.
En ce moment, environ 12 % des écoles en France métropolitaine fonctionnent en semaine de 5 jours (mercredi compris).
On a aussi l'exemple de départements où c'est l'IA qui a refusé l'ouverture de l'école le mercredi, dixit le président dde la FCPE. Pourra-t-il encore refuser si le ministère manifeste un intérêt plus grand pour ce nouveau type d'organisation de la semaine ?
Je pense que la semaine de 4 jours ne pourra pas survivre très longtemps..
Commentaire n°4 posté par Alain Seynave le 05/02/2009 à 17h56
Ca y est, on va y réussir, à faire bosser ces fainéants de professeurs des écoles 5 jours par semaine, et à n'augmenter leur traitement qu'en leur faisant faire des heures supplémentaires !! (Au fait, et les profs du secondaire qui en sont encore à leurs 18 heures souvent réparties sur 3 jours, pas de vilaines crasses, pour eux ?)
Ce qui est grave, c'est que la FCPE cautionne ça, quand on sait que ça ne change en rien la journée des enfants car ils resteront pour la plupart en classe ou en garderie au moins autant de temps.
Bien sûr, il faudrait avouer que le principal problème des élèves français est ... à la maison (réflexion que je me faisais ce matin en regardant les visages cernés de la moitié de mes élèves, enfin, ceux dont les parents avaient fait l'effort de les lever !), mais ça, démagogie, quand tu nous tiens !
Commentaire n°5 posté par Marc le 06/02/2009 à 12h55
Mercredi, sur RTL, les auditeurs interviennent pour dialoguer avec le président de la FCPE.
Une auditrice, prof d'université mais qui intervient en tant que maman. Elle approuve l'idée d'étaler les cours sur 5 jours car les enfants ont des journées trop longues et de plus en plus de devoirs depuis que le samedi est supprimé. Il faut bien rattraper le temps enlevé... Elle est favorable au mercredi. Mais, elle ne trouve pas très judicieux de faire déplacer les parents 2 fois en 3 heures. Il faudrait au moins 4 heures ou 5 heures de cours...
On a tout compris...
Commentaire n°6 posté par Delphine IA78 le 06/02/2009 à 13h44
Je rejoins Marc et Delphine.
L'aménagement du temps des enfants passé en collectivité doit s'appréhender dans sa globalité. (car, c'est vrai qu'il y a un problème)

Or, la FCPE n'a des "exigences" que pendant le temps scolaire.

De plus, la FCPE connaît le terrain idéal pour mener ce genre de bataille: le Conseil d'école...

Ce qui me fait penser que l'on reste dans la posture politicienne, loin des préoccupations généreuses que l'on affiche.

Problème, là où la FCPE pensait coincer Darcos, il semblerait qu'elle l'aide plutôt...
Commentaire n°7 posté par Pierrot le 06/02/2009 à 14h01
Concernant Darcos, je me souviens l'avoir entendu dans une émission, au moment où la décision a été prise de supprimer le samedi, que, lui à titre personnel, il était favorable à la semaine de 4 1/2 jours. Il avait d'ailleurs donné en exemple l'organisation de sa bonne ville de Périgueux (avant qu'il ne soit battu aux élections suivantes...).
Le problème, c'est qu'il n'a pas eu le courage de ses idées. Il était encore en odeur de sainteté au château () et il n'avait certainement pas envie de déplaire au prince.
Maintenant, il est évident que tout a changé pour lui et que ce serait probablement une sorte de victoire pour lui de voir ses idées reprises par la FCPE. En ce sens, Pierrot a raison, cette Fédération de parents l'aide beaucoup. Histoire d'ego, je pense. En politique, ça compte...
Commentaire n°8 posté par PouK le 06/02/2009 à 15h13

En recherchant, voici ce que j’ai retrouvé sur ce blog.

C’était le 20/11/2008, en réponse à un collègue (Henri) qui avait écrit ceci :

« Aide personnalisée ? aucun enfant de l'école n'a été stigmatisé, mis à l'index et cela se déroule tant sur le plan de l'organisation que de l'efficacité avec les enfants au mieux ; Stage RAN ? Des élèves y ont participé avec l'assiduité requise et ont repris, par cette période plus favorable à un travail en petit groupe, confiance en eux-mêmes. »

J’avais répondu un peu vertement, je le reconnais :

« Henri, tu tombes dans le panneau. Comme beaucoup de collègues, malheureusement.
Bien sûr que c'est toujours intéressant de prendre des enfants en difficulté en petit nombre. Qui dirait le contraire ?
Le problème n'est pas là.
Sur un plan pédagogique, tous les chronobiologistes crient "casse-cou". En France, on a la journée la plus longue et on ne trouve rien de mieux que de l'allonger encore... et pour qui ? pour les enfants qui ont le plus de mal à se concentrer !!!
C'est la répartition de l'horaire scolaire qu'il fallait revoir. C'est toute notre organisation pédagogique qui ne va pas. Tout le monde le sait. Tout le monde le dit et on nous pond des mesures qui n'ont aucun sens ! Et il se trouve des collègues pour les défendre. Excuse-moi, je m'emporte car ça me met hors de moi !
 …etc.»


Effectivement ça nous casse les pieds de venir travailler le mercredi matin. Surtout que les animations pédagogiques ou autres réjouissances auront lieu l’après-midi. Mais on ne peut quand même pas nier l’évidence : on marche cul par-dessus tête en France. On est les seuls dans ce cas. Comment justifier une telle organisation de la semaine ?

Et sur un plan éthique, comment reprocher aux parents de ne penser qu’à leur petit (long…) week-end alors que nous n’acceptons pas de travailler plus de 4 jours par semaine ? Y a comme un problème, non ?
Commentaire n°9 posté par Lefebvre le 06/02/2009 à 16h45
On a reçu le communiqué suivant du SNE :

Non au retour à la semaine de 4 jours et demi

 

Le SNE-CSEN réaffirme son attachement à l’organisation de la semaine scolaire sur quatre jours.

 

Le SNE-CSEN rappelle avec insistance que les Conseils d’école sont souverains, ils sont maîtres de l’organisation scolaire de leur école, ils ont aussi le pouvoir de répondre à des situations particulières.

 

Le SNE-CSEN demande donc aux Conseils d’école de résister aux pressions des Municipalités, et/ou de l’Administration et/ou d’une association de parents d’élèves.

 

Pour  le SNE-CSEN, la demande de la FCPE concernant le retour de la semaine scolaire à 4 jours et demi montre non seulement son ignorance des règles, mais aussi son manque de respect des Conseils d’école puisqu’elle voudrait imposer la contrainte là où il y a de la liberté.

 

Dans le désordre actuel, orchestré en partie par la politisation du débat sur la suppression des cours le samedi matin et la mise en place des heures de soutien individualisé pour les élèves, penser sérieusement qu’un retour en arrière pourrait apporter un mieux aux problèmes de l’école, en semant une nouvelle fois la panique par volte face, est extrêmement inquiétant, surtout  venant d’une organisation de parents d’élèves.

 

Paris le 6 février 2009,

Commentaire n°10 posté par Elodie le 06/02/2009 à 16h55
Pour avoir pas mal travaillé il y a quelques années sur ce sujet avec des enseignants, pédiatres, psy, sur la base des sacro-saints chronobiologistes , la conclusion des travaux était que moins il y a de coupures mieux c'est : classe le mercredi matin, le samedi matin, vacances plus courtes, journées beaucoup plus légères.... et puis on se heurte au cathé, aux parents, aux lobbys touristiques qui vivent de la neige, de la montagne, de la mer....et puis il y a les municipalités qui n'ont pas forcément les moyens ou la volonté de mettre en place des structures d'accueil parceque le temps scolaire est en grand décalage avec le temps de travail desdits parents et le gosse se retrouve de toutes façons pris en charge après l'école par toutes sortes de structures qui " l'encadrent" "l'animent", l"éduquent" car il ne faut pas non plus qu'il soit dans la rue....Alors , je me demande si la journée de classe pas si éprouvante que ça si on ne fait pas que des maths et du français, avec un ou deux intervenants bien connus, avec peut-être même une heure de plus en petit groupe pour avoir quelqu'un qui répond aux questions que l'on n'ose pas poser autrement , c'est si mal même si c'est pas parfait.
  Là où ne sera pas l'école , d'autres seront et je ne suis pas certain du tout que le gosse se repose, au calme.
  Contrairement au SNE, je ne pense pas que les CE soient souverains et une fois de plus nous serons victimes d'un groupe de pression de parents, d'une conviction d'IA, des certitudes livresques de" penseurs" qui ne font pas classe. Une fois de plus à la remorque de tout le monde mais on le mérite bien un peu!
Commentaire n°11 posté par shadow le 06/02/2009 à 17h27
'je ne pense pas que les CE soient souverains' A juste titre.Situation vécue : dans le quartier 1 'grosse' école pour les 4 jrs et 1 partagée mais légèrement contre et 1 contre, et bien au nom  du quartier l'IA a regroupé les votes des CE et hop le tour était joué, 4 jrs pour tous.
Pour avoir fait tous les systèmes, y compris rythme 'Guy Drut'(celui que je préfèrais), c'est surtout le temps global qu'il faut prendre en compte, la municipalité localement , l'EN nationalement à travers l'acc.éducatif sont-elles en capacité de proposer du HTS complémentaire et non du gardiennage. Si oui alors il faut soutenir car des semaines mieux équilibrées c'est aussi une qualité d'enseignement améliorée(et donc mieux vécue par tous)car franchement aujourd'hui avec l'AP à midi ou le soir(après 16h30) et les préparations pour les uns les 'devoirs' pour les autres, je trouve celà limite défendable même si je reconnais qu'avoir le mercredi de libre est agréable pour moi et ma famille.
Commentaire n°12 posté par Densi le 07/02/2009 à 15h01
Vaste problème que celui de l'organisation scolaire...
La première cause de la fatigabilité des gamins, ne faut-il pas d'abord la chercher dans la famille ? On sait à quel point nombre de parents sont complètement débordés par leurs rejetons et combien ils ont renoncé à toute forme d'éducation. D'ailleurs, ont-ils seulemnt conscience de ne pas éduquer leurs enfants ? Ils les nourrissent, les habillent, les envoient à l'école et leur dressent un lit pour le repos. Ils ont fait leur boulot.
Alors je sais bien, on me rétorquera société, les 2 parents au travail, familles décomposées et / ou recomposées... Oui, tout cela est vrai et est un facteur aggravant.
Mais les mômes livrés à eux-mêmes du fait de la démission de leurs parents, les jeux vidéo violents qui les abrutissent à longueur de soirée, les nuits trop courtes parce que le gamin reste scotché devant la télé avec ses parents... Autant de circonstances qui s'imposent à l'école mais celle-ci reste bien démunie.
Les bobos parisiens veulent un long week-end pour leurs loisirs, qu'à cela ne tienne, le président fraîchement élu supprime les cours du samedi matin.
On s'aperçoit que la journée est allongée par le soutien scolaire rendu nécessaire par les tous les maux dénoncés quelques lignes plus avant, qu'à cela ne tienne, on fera classe le mercredi matin.
Qui prendra en charge les gamins en fin d'après-midi si on s'arrête plus tôt ? Les familles ? Ben non, elles travaillent ou n'ont pas l'autorité suffisante pour garder intelligemment leur progéniture à la maison sauf à les laisser devant les écrans... Les municipalités, elles n'ont plus le moindre sou pour augmenter garderies périscolaires, centres de loisirs ou clubs de sport...
On ne fait que déplacer le problème sans rien régler en profondeur, je le crains.
Plus que l'école, c'est la société qui est malade. Et le docteur qui la guérira n'est pas né.
Commentaire n°13 posté par Joëlle A. le 08/02/2009 à 10h36
Quelle meilleure façon pour se dédouaner de toute responsabilité que de rejeter les problèmes de l'école sur la société et de faire des parents des boucs émissaires...
C'est facile mais pas très glorieux et surtout ça évite de se remettre en cause.
Bizarre mais on retrouve souvent cet état d'esprit chez les enseignants... Une tendance à se considérer comme meilleur que les autres, sans doute... Pas de quoi être fier d'un tel comportement.
Commentaire n°14 posté par Monique le 08/02/2009 à 16h09
On voit bien que Monique ne met pas souvent les pieds dans une école !
Commentaire n°15 posté par ZILOU le 09/02/2009 à 09h49

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