Lundi 15 mai 2006
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Ci-dessous, le texte officiel de la réponse de Gilles de Robien à une question orale du député Dominique Le Mèner, le mercredi 10 mai 2006.
Notre ministre est satisfait d'avoir réglé ce conflit... sans créer de postes supplémentaires, reconnaît-il (contrairement à ce que laisse entendre le SE-Unsa).
GRÈVE ADMINISTRATIVE DES DIRECTEURS D’ÉCOLE
Dominique Le Mèner, Député de la Sarthe
De nombreux directeurs d’école, dont les missions se sont alourdies et complexifiées, sont en grève depuis plusieurs années. Parmi leurs revendications figurent notamment l’obtention de décharges de cours, une aide administrative et un véritable statut, leur permettant d’assumer au mieux leurs responsabilités. Ils ne sont en effet dispensés d’enseigner que si leur établissement compte au moins treize classes. Si celui-ci en a entre cinq et treize, ils bénéficient de décharges d’heures de cours, pouvant aller jusqu’à un mi-temps, mais s’il a moins de cinq classes, ce qui est le cas de la majorité des écoles, ils n’ont aucune décharge. Pour assurer leurs fonctions, ils ne disposent pas de secrétaire et ne reçoivent qu’une indemnité annuelle, bien maigre au regard des efforts qu’ils consentent. Cette absence de moyens et de reconnaissance entrave le bon fonctionnement de notre système éducatif. Monsieur le ministre de l’éducation, quelles mesures a-t-on prises à l’intention de ces directeurs d’école afin de concilier au mieux la gestion administrative des établissements et la qualité de l’enseignement qui y est dispensé ?
Gilles de Robien, Ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche
Voilà dix ans qu’un conflit existait, voilà sept ans que les directeurs d’école avaient engagé une grève administrative, dont les députés-maires avaient été nombreux à se plaindre à moi tout en recherchant les solutions possibles. J’ai le plaisir de vous annoncer que ce matin même, nous avons pu signer un protocole d’accord avec l’UNSA. Celui-ci prévoit que, désormais, tous les directeurs d’école de quatre classes seront déchargés une journée par semaine afin d’assurer leurs tâches administratives, organiser les relations avec les parents ou bien encore avec les communes. Leur remplacement sera assuré par un professeur des écoles stagiaire en IUFM. Les directeurs seront également désormais aidés : dans le cadre du plan Borloo visant à activer les dépenses sociales, c’est-à-dire sans créer de postes supplémentaires, les directeurs pourront recruter des personnes en contrat aidé sur des « emplois de vie scolaire », pour assurer des tâches administratives. Enfin, l’indemnité qui leur est allouée, aujourd’hui modique, sera pour tous majorée de 20 %, façon de reconnaître le travail supplémentaire qu’ils accomplissent. Ce conflit trop long a donc trouvé une issue heureuse.
Tout finit bien... Tout le monde, il est beau... Tout le monde, il est content...
Merci le SE-Unsa... Merci Monsieur le Ministre...
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