Vendredi 12 mai 2006
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A peine signé par le SE-Unsa, le protocole montre déjà des signes de faiblesse.
Parmi les « avancées », l’aide d’un EVS, nous a-t-on dit. Les premières difficultés apparaissent.
Concernant la personne : absence de formation, emploi précaire, durée incertaine, renouvellement aléatoire…
Concernant le travail : la plupart des directeurs l’ont dit, l’EVS ne pourra pas le seconder efficacement dans nombre de ses tâches. Le travail du directeur n’en sera pas vraiment allégé.
Dans certaines académies, il est déjà prévu que l’EVS soit au contact des élèves dans les classes. Pourquoi pas ? Mais alors, ce qui était annoncé comme une aide directe au directeur se transforme en moyen au service de l’école.
On comprend mieux l’insistance de nos syndicats « majoritaires » à utiliser à tous propos l’expression « direction et fonctionnement de l’école »…
Curieuse façon de défendre les directeurs !
Autre signe d’inquiétude : les PE2 au service des ¼ de décharge…
On l’a dénoncé : les directeurs concernés n’auront pas leur décharge assurée sur l’ensemble de l’année. Leur imposera-t-on un jour déterminé pour permettre une formation cohérente dans les IUFM ? Les PE2 tourneront-ils sur plusieurs écoles pour avoir un aperçu de toutes les facettes du métier ? Le directeur devra-t-il modifier son emploi du temps pour « former » le PE2 dans toutes les matières ? Beaucoup de questions… Beaucoup d’incohérences !
On sait également que certaines académies sont déficitaires en PE2. Accordera-t-on les ¼ de décharge par tirage au sort ? Par roulement ? Par période dans l’année scolaire ?
Dans d’autres académies (le Nord, par exemple), les PE2 sont excédentaires. Il est déjà prévu d’affecter « l’excédent » sur les décharges des 5 et 6 classes (SNUipp Nord). Ainsi, les collègues d’écoles à 5 et 6 classes auront une décharge rendue plus contraignante (formation des PE2) et n’auront plus l’assurance d’en bénéficier toute l’année. Belle « avancée ».
Ils ont dit « avancées » ou marché de dupes ?
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