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Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

Philippe Poutou 

15

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Mercredi 14 janvier 2009 3 14 /01 /Jan /2009 23:03


L’année 2009 ne s'annonce pas sous les meilleurs auspices pour les directeurs...
La direction d’école est totalement absente des débats, des projets ministériels ou présidentiels, exclue des grands chantiers de l'Education nationale... Pour le commun des mortels, la profession ne rencontre pas le moindre problème puisqu’on n’en parle pas et qu’elle ne fait pas parler d’elle…

 

Certes, fin 2008, un léger espoir de voir évoluer la situation a pu être perceptible : 3 députés UMP avaient déposé une proposition de loi visant à la création d’EPEP. Même imparfaits, ces EPEP étaient une avancée vers une reconnaissance de la profession. On rêvait même de pouvoir influencer les parlementaires pour les aider à améliorer leur proposition de loi.

 

Patatras ! La grève réussie du 20 novembre et les manifestations importantes, la mobilisation lycéenne et les résultats des élections professionnelles du 2 décembre ont contribué à affaiblir le ministre et à renforcer les centrales syndicales.

Xavier Darcos n’a eu d’autre choix que de revenir sur certaines réformes pourtant annoncées comme indispensables et capitales (maternelle, RASED, lycée…) et mettre sous l’éteignoir certaines autres en préparation. Ainsi la création d’EPEP « n’était plus d’actualité »… D’ailleurs, l’un des députés co-auteur de la proposition de loi annonçait le report de la discussion initialement prévue en janvier 2009…  

 

Côté syndical, c'est comme si les directeurs n'existaient pas ou plutôt comme s’ils n'existaient plus... Pourtant, il n’y a pas si longtemps, on les caressait dans le sens du poil. Il faut se souvenir combien on les a flattés d'octobre à début décembre 2008... Ils étaient partout présents. Un encart dans le moindre bulletin syndical, une allusion dans la plus petite revue locale… Bref, ils étaient associés à toutes les actions en cours. Leur sort était dépeint comme peu enviable et il apparaissait comme une priorité à prendre à bras-le-corps pour en finir avec cette injustice qui touchait ces collègues méritants...

 

Puis subitement, plus rien. Dès le 2 décembre au soir, le néant. Silence radio. Eh oui, braves directeurs, les élections professionnelles étaient passées... Par pudeur, sans doute, les principaux syndicats ne l’ont pas dit ouvertement mais on pouvait entendre, tant ils le pensaient fort, le message suivant : « Merci d'avoir contribué à conforter nos positions majoritaires et de nous avoir permis d'obtenir des postes de délégués déchargés. Maintenant, chers collègues, vous pouvez rentrer dans le rang... et reprendre vos activités. Rendez-vous en 2011 pour les prochaines échéances professionnelles ». Car dans le contexte de contestation du moment, beaucoup de directeurs, oubliant leur intérêt propre, ont rejoint dans la lutte les syndicats les plus revendicatifs.

 

 

Report de la proposition de loi visant à la création d’EPEP, indifférence des syndicats et silence assourdissant des directeurs probablement décontenancés par tant de désinvolture à leur égard… Tout semble annoncer une énième année supplémentaire de statu quo pour la direction d’école.

 

"En décrétant le changement, l'immobilisme s'est mis en marche et je ne sais plus comment l'arrêter". Cette citation d'Edgar Faure, ministre de l'éducation nationale juste après mai 1968, semble inventée pour coller à la situation des directeurs d’école 40 ans plus tard.

 

Voilà ce que nous écrivions sur ce site en présentant nos vœux à nos lecteurs et que nous pouvons reprendre en ce début d'année 2009.
Immobilisme ? Statu quo ? Sauf pour l'empilement des tâches et des responsabilités... Nul doute, l’hiver sera long pour les directrices et directeurs de ce pays…

 

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Commentaires

Déçue, je le suis car j'avais un petit espoir de voir notre situation prise ENFIN en compte. Mais à vrai dire, je ne me faisais pas beaucoup d'illusions...

Une chose qui me turlupine depuis quelque temps : pourquoi n'entend-on plus personne évoquer la question du STATUT ?
Même les collègues qui se revendiquent du GDID, je pense à Pierrot, Merlin ou Henri qui ne s'en cachent pas, semblent ne plus faire de cette idée une priorité. Pourquoi ?

On parle beaucoup des EPEP et ce sujet a éclipsé celui qui nous préoccupait jusque là.

D'ailleurs, je note que les EPEP auraient plutôt tendance à diviser la profession alors que le statut faisait quasiment l'unanimité.

Ne risque-t-on pas de démobiliser les collègues qui y croyaient beaucoup et qui sont très déçus actuellement ?

Est-il envisageable de refaire une action pour réclamer un statut pour tous ? Sans forcément passer par la case EPEP. Ou faut-il se résigner à continuer la carrière dans les conditions actuelles jusqu'à la retraite et sans espoir d'amélioration ?

Voilà beaucoup de questions. Je ne pense pas être la seule à me les poser. Les discussions entre collègues lors de notre dernière réunion de directeurs ont montré une vraie déception chez certains qui en viennent à baisser les bras et à ne plus croire en rien.
Anne-Marie 
Commentaire n°1 posté par mat pu j.prevert le 15/01/2009 à 08h50
Allons, Anne-Marie, tu n'as pas encore compris qu'ils n'y croient plus eux non plus !!! Ils savent bien que le statut est aux oubliettes. Et puis les députés UMP leur ont donné un nouveau "nonos" à ronger...
T'inquiète pas, bentôt ils auront compris que tout cela est fait pour amuser la galerie et masquer les vrais problèmes. Pendant qu'on cogite statut ou epep, on ne pense pas chômage ou pouvoir d'achat...
Commentaire n°2 posté par Ralbol le 15/01/2009 à 10h57
Que l'on ne parle plus de la direction, rien de bien surprenant.
Il y a eu une belle séquence (EPEP, cour des comptes...) et, comme ils savent qu'ils ont à faire à des "Ralbols", ils passent à autres choses... Mais sans enlever les pièces avancées.
ça permet à chacun de pousser des petits cris de victoires, de jouer soit au guérilleros soit au commandante, ça dépend quel électorat on veut flatter.
Ils = gouvernements et cogestionnaires syndicaux.

T'inquiète pas, bentôt ils auront compris que tout cela est fait pour amuser la galerie et masquer les vrais problèmes. Pendant qu'on cogite statut ou epep, on ne pense pas chômage ou pouvoir d'achat...
SAVOUREUX!
Ben oui, je m'inquiète.
- d'abord parce que je nous espère capable d'être préoccupés par plus de 2 choses ("nous" ne t'inclue pas Ralbol).
- ensuite, et surtout, ça fait 20 ans que notre pouvoir d'achat baisse, 20 ANS!

Tu es tellement manichéen, Ralbol, que tu ne peux envisager que la stratégie du leurre, du chiffon rouge, adoptée par nos représentants.
Mais voilà, il y a aussi des personnes qui ont une opinion plus nuancée.
je crois que c'est Malraux qui disait que ceux-là devaient trouver la même violence que les extrémistes pour dire leurs convictions.

Anne-Marie, le statut pour tous reste un objectif.
mais il y a une actualité que nous ne maîtrisons pas.
Il est donc naturel que la discussion autour des EPEP soit si gourmande.

Et ce n'est pas parce que le sujet divise qu'il faille l'occulter

Commentaire n°3 posté par Pierrot le 15/01/2009 à 12h34
Pénible le "ralbol" !!!

Je rebondis sur ce qu'a écrit Anne-Marie. Moi aussi j'ai remarqué qu'on ne parlait plus du statut. Et je me pose les mêmes questions que ma collègue. De façon plus générale, c'est aussi ce que pensent pas mal de collègues quand on en discute entre nous au gré des rencontres de circonscription.
Est-ce une impossibilité d'avoir un statut autrement que par le biais des EPEP ? Quelqu'un a-t-il des infos ? A quand remonte les dernières prises de position du ministère ? S'il y en a...
Commentaire n°4 posté par PouK le 15/01/2009 à 14h28
Anne-Marie et Ralbol relisez bien le fil précédent celui-ci: le statut y est évoqué dans les posts 9, 10,11,12,13,15... sur 16 en tout, alors que ce n'était pas le fil de départ.

  Alors Ralbol, au risque de gâcher ta joie, il n'y a pas d'abandon de quoi que ce soit. Simplement, on peut mettre en avant d'autres thèmes de réfléxion, tout en sachant que:
la plupart d'entre nous ne sont pas favorable au projet EPEP Darcos.
que certains d'entre nous sont favorables au projet élaboré par le Gdid ( consultation libre sur dirlo.org).
que le statut du dirlo est la pierre angulaire de toute réforme en profondeur du fonctionnement de l'école.

Maintenant Ralbol, ou Dedel, ou Cedric 58 ou d'autres après lecture des projets du Gdid, soyez aimables de bien vouloir nous indiquer quels sont les articles qui risquent selon vous de mettre à mal l'école de la République ou les relations internes à l'école.

Chacun pourrait ainsi s'il le souhaite lire les différents textes et se faire son idée. Dès que les syndicats auront mis en ligne leur projet complet , je promets de faire de même.
Commentaire n°5 posté par merlin le 15/01/2009 à 18h33
Pour qu'il soit encore question de statut, encore aurait-il fallu réfléchir davantage et aller voter, le 2 décembre ! Je ne l'ai pas fait, comme beaucoup et je m'en veux !
Commentaire n°6 posté par Michel le 15/01/2009 à 20h40
Vous rêvez complètement! Heureusement que les EPEP sont repartis dans les cartons car les directeurs de ces établissements auraient été des administratifs venant de l'inspection ou d'ailleurs. Vous allez tous retourner dans vos classes dès que cela passera (à part peut-être ce qui sont dans les petits papiers de M. l'Inspecteur). Le statut est une chose mais n'oublions pas les décharges pour les petites écoles: trois classes et pas une minutes de décharge! Comme tout le monde je travaille en soirée et certains dimanches. Tiens le travail du dimanche...ça ne vous rappelle rien!
Commentaire n°7 posté par Laurent le 16/01/2009 à 16h20
Laurent, c'est toi qui rêves!
- D'abord les EPEP ne sont pas repartis dans les cartons.
ils sont toujours sur les bureaux de Reiss, Apparu et Geoffroy et/ou dans l'attente d'un décret pour lancer les expérimentations.

- Ensuite, les fusions d'écoles, sans statut  se multiplient et pas seulement en milieu rural (RPI).

-Enfin, l'intercommunalité s'installe.

Je te rappelle que le syndicat des chefs d'établissements du secondaire lorgnent "grave" sur nos petites écoles.
Ils ont du mal à conserver eux aussi leurs petites structures et verraient d'un bon oeil la satellisation des écoles primaires de leur secteur afin de stabiliser leur structure.

Et c'est ce qui arrivera si nous ne sommes pas bons à  réfléchir et proposer.
Qui parle de revenir sur le SMA, sur les stages RAN, sur les programmes ou les HS (on parle même de les mettre le mercredi matin)?

Ben pour les EPEP ce sera pareil, il suffit d'attendre l'opportunité.
Et en temps de crise, quand nos concitoyens du privé tirent la langue pour garder leur turbin, l'opinion ne restera pas longtemps dans notre camp.

Dors bien... 
Commentaire n°8 posté par Pierrot le 16/01/2009 à 19h49

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