Mercredi 31 décembre 2008
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"En décrétant le changement, l'immobilisme s'est mis en marche et
je ne sais plus comment l'arrêter". Cette citation d'Edgar Faure, ministre de
l'éducation nationale juste après mai 1968, semble inventée pour coller à la situation des directeurs d’école 40 ans plus tard.
Certes, même si l’on ne voit rien venir, ne perdons pas tout espoir… Ainsi, chez nos voisins Suisses, dans le
canton de Genève, à la rentrée de septembre 2008, les écoles ont été transformées en établissements et dotées d’un directeur...
Une situation qui n’est pas sans rappeler la réforme (en pause) de la création d’EPEP… A la différence près que nos voisins n’ont pas lésiné sur le statut du directeur… Les directeurs français n’en demandent pas
tant. Ils se contenteraient de bien moins…
…Mais, dis-moi, M’sieu, c’est loin, la Suisse ?
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93 directeurs ont été nommés à la tête des écoles primaires du
canton, dont certaines ont fait l’objet d'un regroupement. Ils auront pour mission et responsabilité de gérer :
Ø l'enseignement en concertation avec l’équipe enseignante (gestion du projet d'école, affectation des postes, organisation
des classes, planification du conseil des maîtres, gestion du parcours de l'élève, etc.) ;
Ø les ressources humaines et financières de l’école (recrutement des enseignants, accueil des nouveaux enseignants,
évaluations périodiques, organisation des remplacements, soutien hiérarchique, plan de formation continue, gestion des absences et congés, etc.) ;
Ø la sécurité des élèves ;
Ø les relations avec les partenaires (autorités cantonales et communales, familles, associations de parents, etc.)
;
Ø le conseil d’établissement.
Pourquoi ce
changement ?
Vieux de quarante ans, le système ne répondait plus
à l’évolution des quartiers, des établissements. Les besoins d’une autorité de proximité ont clairement été exprimés par les parents. Une enquête santé a aussi montré que bien des enseignants
identifiaient leurs problèmes de stress, de manque de soutien, de « burnout » (épuisement professionnel) à l’absence totale d’une telle autorité.
Premier bilan
La plupart des enseignants sont satisfaits de ce
soutien qui permet de renforcer l’autonomie de gestion de leur école et l’insertion dans le quartier. Il est cependant légitime que sur 93 directeurs, certains éprouvent des difficultés. La
responsabilité de l’institution consiste à les identifier. Un suivi intensif est ainsi en cours.
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Dans quelques jours, notre blog reprendra son activité avec le même souci de qualité et d’indépendance vis-à-vis du pouvoir ou des organisations syndicales. Nos lecteurs, de plus en plus
nombreux, continueront d’y trouver informations, réflexions et analyses relatives à tout ce qui touche de près ou de loin à leur métier de directeur d’école.
L’équipe
rédactionnelle de « Directeurs en lutte » vous présente ses meilleurs vœux pour 2009
et souhaite vivement que cette nouvelle année voie enfin la direction d’école reconnue et dotée d’un statut professionnel.
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