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Soutiens

Liste des députés favorables au statut de directeur d'école

 

La nouvelle Assemblée Nationale compte 45 députés réélus ayant appuyé notre demande d'un statut de directeur d'école sous la précédente législature.

 

  1 PC
  3 UDF - maj. présid.
19 PS
21 UMP
  1 Divers Droite

 

Rapport OCDE
(Jean-Pierre Obin, IGEN)

1ère partie
2ème partie

 

7

 

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Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 /12 /2008 10:09

Face à la contestation, le ministre est contraint de changer de ton. Aux défilés de lycéens contre les réformes Darcos se sont ajoutées des manifestations de parents et enseignants à l'appel du collectif « L'Éducation est notre avenir ».


Malgré les rodomontades d’après manifestation du genre “même pas peur”, on voit bien que Xavier Darcos semble reculer après chaque manifestation ; ça ressemble de plus en plus à un recul.

Sur Europe 1, à la question de savoir si le ministre allait revoir ses réformes, M. Darcos a répondu : “je ne suis pas ministre de l’hésitation nationale, j’ai un devoir pour les générations futures”. Problème pour le ministre : les générations présentes peinent à imaginer un futur. Quand elles l’entrevoient, c’est d’un mauvais œil.

 

Depuis la grève réussie du 20 novembre, le ministre de l’Education Xavier Darcos a singulièrement modéré le ton. Sans vouloir céder sur le fond de ses réformes, il semble désormais prêt à des concessions.

 

 

La maternelle

 

Confronté à une contestation tous azimuts, le ministre a d’abord tenté de désamorcer la colère dans le primaire. «Si j’ai blessé les enseignants de maternelle parce qu’on a déformé mes propos, je leur présente tous mes regrets et mes excuses», a-t-il déclaré le 3 décembre.

Il ajoute «nous accueillons tous les enfants de trois ans sans exception et là où c’est possible ou nécessaire, nous accueillons les enfants plus jeunes, les 2-3 ans».

 

 

La réforme du lycée

 

Le projet de réforme du lycée se réduit comme peau de chagrin. On verra ce qu’il en est pour la seconde dont le projet final sera présenté mardi prochain. Mais le recul semble réel pour la Première et la Terminale. Alors qu’initialement, il était envisagé de supprimer les filières voilà qu’il déclare que pour «la première et la terminale, nous n’avons pas d’intentions extrêmement novatrices dans ce domaine, parce que vous retrouverez toujours des dominantes, qui sont le professionnel, le technologique, le littéraire, l’économique et les scientifiques, c’est très difficile d’imaginer autre chose».



Le service minimum d’accueil (SMA)

 

Sur ce dossier aussi, X. Darcos a reculé. Recevant les maires très remontés contre ce transfert de charges, il a indiqué que le dispositif serait aménagé pour les petites communes. Les poursuites judiciaires seront abandonnées contre elles.

 

 

Les RASED

 

Il a aussi quelque peu cédé sur la question des maîtres spécialisés dans la difficulté scolaire. Quelque 3 000 postes vont bien être supprimés en 2009. Mais il a précisé que la saignée s’arrêterait là.

 

 

Les EPEP

 

Lors d’une audience accordée au SE-Unsa le 5 décembre dernier, concernant les EPEP, en réponse à un exemple d’un nouveau passage en force à ne pas commettre, le ministre a fait comprendre que, « nonobstant la proposition de loi émanant d’un groupe de trois députés, il n’ouvrirait pas ce dossier ».

 

 

Comme nous n’avons cessé de l’écrire dans nos derniers articles, le ministre sort considérablement affaibli de la grève réussie et de la mobilisation importante du 20 novembre, de l’échec partiel de la mise en œuvre du SMA le même jour, de la forte contestation des élus, des élections professionnelles qui ont mis en évidence une poussée des votes protestataires…

X. Darcos est donc contraint de battre en retraite sur de nombreux dossiers épineux… Sans oublier la contestation du monde lycéen qui peine à s’arrêter et qui donne des sueurs froides à tout gouvernement… Il faut dire que les ministres de l'Education destitués à la suite de mobilisation lycéenne d'ampleur ne sont pas rares.

 

 

Quelques articles à lire ou relire :

 

Grèves, EPEP et directeurs…

Ministre affaibli, syndicats renforcés... un air de déjà vu...

Un début décembre chaud, chaud, chaud…

Elections professionnelles 2008 : résultats sans surprise

 

 

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Commentaires

Que des bonnes nouvelles... Pas du fait du hasard, non plus. C'est le fruit d'une grande mobilisation que nous avons réussie à mettre sur pied.
Pour les sceptiques de la nécessité d'avoir des syndicats puissants, c'est aussi une belle leçon...
Concernant les EPEP, on le savait que le projet s'arrêterait là. De toute façon, on y veillera. Pas question de laisser passer une réforme aussi néfaste. 

Commentaire n°1 posté par Dedel le 12/12/2008 à 10h43
Nous voilà repartis dans l'immobilisme. Comme d'habitude ! Et qui sont les dindons de la farce, encore une fois ?
Commentaire n°2 posté par PouK le 12/12/2008 à 11h13
"Bonnes nouvelles" ... tout est relatifs, mais pour moi, ne plus réformer n'est vraiment pas une bonne nouvelle !!! Ca fait 20ans que c'est comme ca, et les syndicats font tout ce qu'il faut pour que cela continue !! :(
Commentaire n°3 posté par Fanouch le 12/12/2008 à 12h12
"ne plus réformer n'est vraiment pas une bonne nouvelle "

T'appelles ça des réformes, Fanouch ?
Transformer les écoles en machines infernales type collège, ça n'intéresse personne !
Hormis une poignée de collègues en mal de pouvoir hiérarchique, la grande majorité ne veut pas travailler dans ces usines à gaz sous la domination d'élus zélés qui obligent un pauvre dirlo à faire marcher au pas ses sbires. On ne pourra plus dire "adjoints" puisqu'il y aura la barrière de la hiérarchie.
L'école mérite mieux et on ne va pleurer parce que quelques types sont déçus à l'idée de ne pas être "chef"...
Commentaire n°4 posté par Ralbol le 12/12/2008 à 12h51
"Glaciation", "immobilisme", certes et l'on n'a pas tort ! Mais peut-être momentanément !

Car si l'on accepte l'hypothèse que les politiques conduites actuellement sont dictées par des objectifs purement comptables ou conformément à des directives implicites européennes, on peut émettre l'idée que ce qui sort par une porte (petite) peut revenir dans quelque temps par une autre ! La législature actuelle ne s'est pas arrêtée au lendemain des élections du 2 décembre 2 008 ; le gouvernement actuel dispose encore de temps devant lui et des instances de pouvoir qu'il maîtrise.

Dans ce domaine-là, les cris de victoire doivent être relativisés pour satisfaire ceux qui se sont "mobilisés" et que l'on continuera à (im)mobiliser avec des promesses futures sur des futurs combats...

Encore une occasion ratée ou tout au moins repoussée à plus tard de voir l'école changer et la situation des directeurs se modifier dans le sens d'une plus grande reconnaissance statutaire.
Commentaire n°5 posté par henri le 12/12/2008 à 12h58
Transformer les écoles en machines infernales type collège, ça n'intéresse personne !  
Si,Si, Lucifer et quelques uns de ses sbires  principaux des collèges, certains élus. 

Hormis une poignée de collègues en mal de pouvoir hiérarchique, la grande majorité ne veut pas travailler dans ces usines à gaz sous la domination d'élus zélés qui obligent un pauvre dirlo à faire marcher au pas ses sbires.
Respirez!

On ne pourra plus dire "adjoints" puisqu'il y aura la barrière de la hiérarchie. 

Tu devrais passer à 2 cachets Ralbol. 
On n'est pas loin des vacances, ça serait bête d'attraper un coup de sang.
Là, une bonne cure de sommeil et du vin chaud, et tu verras, ça retape!. 
Commentaire n°6 posté par Pierrot le 12/12/2008 à 13h19
J'interviens, en réponse à Henri, davantage sous l'angle économique que polémique.

[…si l'on accepte l'hypothèse que les politiques conduites actuellement sont dictées par des objectifs purement comptables ou conformément à des directives implicites européennes, on peut émettre l'idée que ce qui sort par une porte (petite) peut revenir dans quelque temps par une autre ! La législature actuelle ne s'est pas arrêtée au lendemain des élections du 2 décembre 2 008 ; le gouvernement actuel dispose encore de temps devant lui et des instances de pouvoir qu'il maîtrise].

C’est plus qu’une hypothèse, c’est la réalité. Et tu as raison de dire que les mesures comptables dictées par des impératifs de gestion des déficits publics ne seront pas abandonnés.

Tout dépend de ce qu’on considère comme étant de nature à réaliser des économies substantielles. Les EPEP n’en sont pas vraiment. Ils pourraient le devenir mais le ministère sait bien que les élus locaux ne sont pas suffisamment prêts à aller dans ce sens surtout en cette période de repli sur soi. Je suis persuadé que le gouvernement va remiser ce projet dans un carton qui va prendre la poussière pendant de longues années. Il faudra attendre que la situation économique des communes leur permette de retrouver un moral favorisant des initiatives de regroupement. On en est loin, très loin.

D’autres mesures, en revanche, continueront d’être prises quelque soit leur degré d’impopularité. Je veux citer les suppressions de postes. Car le bénéfice est immédiat et se répercute sur des dizaines d’années. On rejoint le concept de la RGPP qui s’impose aux pays européens.

Le reste, c’est du domaine du symbole si l’on se réfère aux bénéfices financiers que le pays peut en tirer. Le gouvernement l’abandonnera d’autant plus facilement qu’il donnera l’impression d’écouter les doléances des enseignants et de mieux être en phase avec eux. Les syndicats auront eux aussi l’impression d’avoir été entendus. Certains appellent ça : « gagnant / gagnant ». Façon de voir les choses… 

Commentaire n°7 posté par Froment le 12/12/2008 à 13h19
J'interviens, en réponse à Henri, davantage sous l'angle économique que polémique.

[…si l'on accepte l'hypothèse que les politiques conduites actuellement sont dictées par des objectifs purement comptables ou conformément à des directives implicites européennes, on peut émettre l'idée que ce qui sort par une porte (petite) peut revenir dans quelque temps par une autre ! La législature actuelle ne s'est pas arrêtée au lendemain des élections du 2 décembre 2 008 ; le gouvernement actuel dispose encore de temps devant lui et des instances de pouvoir qu'il maîtrise].

C’est plus qu’une hypothèse, c’est la réalité. Et tu as raison de dire que les mesures comptables dictées par des impératifs de gestion des déficits publics ne seront pas abandonnés.

Tout dépend de ce qu’on considère comme étant de nature à réaliser des économies substantielles. Les EPEP n’en sont pas vraiment. Ils pourraient le devenir mais le ministère sait bien que les élus locaux ne sont pas suffisamment prêts à aller dans ce sens surtout en cette période de repli sur soi. Je suis persuadé que le gouvernement va remiser ce projet dans un carton qui va prendre la poussière pendant de longues années. Il faudra attendre que la situation économique des communes leur permette de retrouver un moral favorisant des initiatives de regroupement. On en est loin, très loin.

D’autres mesures, en revanche, continueront d’être prises quelque soit leur degré d’impopularité. Je veux citer les suppressions de postes. Car le bénéfice est immédiat et se répercute sur des dizaines d’années. On rejoint le concept de la RGPP qui s’impose aux pays européens.

Le reste, c’est du domaine du symbole si l’on se réfère aux bénéfices financiers que le pays peut en tirer. Le gouvernement l’abandonnera d’autant plus facilement qu’il donnera l’impression d’écouter les doléances des enseignants et de mieux être en phase avec eux. Les syndicats auront eux aussi l’impression d’avoir été entendus. Certains appellent ça : « gagnant / gagnant ». Façon de voir les choses… 

Commentaire n°8 posté par Froment le 12/12/2008 à 13h19
Transformer les écoles en machines infernales type collège, ça n'intéresse personne !  
Si,Si, Lucifer et quelques uns de ses sbires  principaux des collèges, certains élus. 

Hormis une poignée de collègues en mal de pouvoir hiérarchique, la grande majorité ne veut pas travailler dans ces usines à gaz sous la domination d'élus zélés qui obligent un pauvre dirlo à faire marcher au pas ses sbires.
Respirez!

On ne pourra plus dire "adjoints" puisqu'il y aura la barrière de la hiérarchie. 

Tu devrais passer à 2 cachets Ralbol. 
On n'est pas loin des vacances, ça serait bête d'attraper un coup de sang.
Là, une bonne cure de sommeil et du vin chaud, et tu verras, ça retape!. 
Commentaire n°9 posté par Pierrot le 12/12/2008 à 13h23
"Glaciation", "immobilisme", certes et l'on n'a pas tort ! Mais peut-être momentanément !

Tu vois, Henri, moi je n'ai vraiment plus de temps à perdre. J'espérais bien qu'on déboucherait sur un statut avant ma retraite. Histoire de gonfler un peu mon indice et donc ma pension, comme on dit. Et, aussi, je ne m'en cache pas, pour souffler un peu les dernières années. Je rentre chez moi, le soir, je suis morte !
Franchement, les cris de victoire de ces collègues qui se satisfont de l'immobilisme, ça me met hors de moi ! Je n'arrive pas à comprendre qu'on ait ce choisi ce métier et qu'on n'essaie pas d'en améliorer les conditions de travail ! Je ne comprends pas qu'on accepte de bosser comme des fous, sans la moindre reconnaissance ! Je suis écoeurée !
Je m'arrête avant que le collègue ne me propose 2 cachets...
Anne-Marie
Commentaire n°10 posté par mat pu j.prevert le 12/12/2008 à 13h54

Entre la glaciation et les réformes, il y a surtout la réalité. La réalité , je la vois avec un retour en arrière qui n'a jamais été atteint. Est -il utile de rappeler le contenu de programmes dont le lexique lui-même est suffisamment explicite ( morale, instruction, rédaction, ...), est-il nécessaire de rappeler la destruction des Rased car que restera - t -il si on retire le tiers de ces personnels ? Seule la possibilité de supprimer le reste. ....
Il y a surtout la méthode car si la précipitation est regrettable, que dire de l'incompétence ( programmes, rythmes bio des enfants, haro sur la pédagogie...), de la désinformation bien entretenue ( suppression des postes et sédentarisation pour les RASED), de l'humeur du chef ( enseignement de l'histoire..), de
la force ( SMA, encore quelques collègues voisins qui vont avoir quatre jours de retrait de salaire ! A quand les premiers collègues virés ? )
Bref, une situation sans précédent.
Comment penser une évolution de l'école par le dialogue au milieu de cette m.... organisée dans le plus grand des mépris.

Commentaire n°11 posté par Ewen le 12/12/2008 à 18h37
Tiens, en haut à gauche je lis dans "Députés favorables au statut pour les directeurs d'école : 19 PS
21 UMP... ça craint, gros doute sur la pertinence de cette demande !
C'est les EPEP tout ça, la fermeture des écoles de villages de quartiers. Je ne crois d'ailleurs pas que le moment soit bien choisi pour que le GDID propose ses propres EPEP, argant de quelques distingos subtils. Vous écrivez "
Néanmoins, elle (la proposition de loi sur les EPEP) est une avancée considérable et correspond au souhait exprimé par une immense majorité de directeurs, lors de la consultation IFOP / GDID : Non, la mort des écoles n'est pas une avancée, or le seul objectif des EPEP est le regroupement des écoles actuelles en de grosses structures type collège, avec toutes les conséquences catastrophiques qui en découlent : tout le prouve, exemple des pays voisins, désir forcené de ce gouvernement de casser le modèle 1 maître 1 classe pour des raisons d'économie de postes. Je suis sûre que votre consultation est obsolète, les directeurs découvrent seulement aujourd'hui que statut = EPEP = mort de leur école.
AKMT
Commentaire n°12 posté par AKMT le 13/12/2008 à 01h57
Je me permets de répondre au message de Erwen qui représente tout ce qui m'horripile dans les discours du moment: en vrac :( morale, instruction, rédaction, ...) Que de gros mots!! Je dois être un sale réac, car ils ne me choquent pas, bien au contraire et pourtant je ne suis pas un nostalgique d'un soit disant âge d'or de l'école.  Les RASED c'est bizzare, beaucoup de voix se plaignaient de cette usine à gaz et maintenant c'est devenu une vache sacrée je ne plaide pas leur disparition mais je n'ai rien contre leur sédentarisation dans leur spécialité.  Vous parlez de rythmes bio de l'enfant pardonnez-moi il y a autant d'enfant que de rythmes bio, c'est de la patascience. Haro sur la pedagogie? Qui le dit? Qui empêche un maître de pratiquer la pedagogie qu'il veut? Ce qui n'était pas de cas quand les grands inquisiteurs des pédagogies "nouvelles" avaient pignon sur rue.Le SMA et bien quand le snuipp écrivait sur ses tracs que les collègues non grévistes devaient prendre en charge les élèves grévistes ce n'était pas du SMA avant l'heure?
Je n'ai pas confiance en ce gouvernement pour réformer dans le bon sens mais j'ai encore moins confiance dans les seides du Snuipp ou autres syndicats protestaires. Donc oui avec des gens comme vous on va vers la glaciation tout cours, on va préserver une école bien pensante mais plus inégalitaire que jamais, une école pour fils de bourgeois de gauche.

signé un fils de prolétaire qui a reçu une instruction, une morale et appris à faire des rédactions.
Commentaire n°13 posté par Eric le 13/12/2008 à 18h24

Un exemple pour aller dans ton sens Eric :

 

Dans les concours administratifs, le ministre André Santini veut remplacer dès 2009 les épreuves de culture générale "trop académiques et ridiculement difficiles" par des "questions de bon sens". (Le Monde du 3 décembre 2008).
La dissertation telle qu'elle se pratique actuellement favoriserait une sélection défavorable aux enfants d'immigrés mal préparés à l'expression écrite portant sur des sujets d'ordre général.

 

Un fonctionnaire ne doit-il pas savoir argumenter, réfléchir, raisonner ou organiser sa pensée ? Est-ce trop lui demander ? Ou faut-il réserver ce luxe à une élite ?

 

Le chemin de la « discrimination positive » passe-t-il par moins d’éducation, moins d’école, moins de savoirs… ?

Avec ces réfomes, Eric, le "fils de prolétaire" que tu es n'aurait pas eu de promotion sociale.
Commentaire n°14 posté par Jean-Jacques le 13/12/2008 à 23h19

à Erric,

Votre discours, enfin celui que vous reprenez chez les petits réacs qui ont l'oreille de Darcos, c'est une réponse au Snuipp. Je ne suis pas au Snuipp qui me fait rire avec son conseil des maîtres décisionnaire mais je n'oublie pas de comprendre avant d'agir.

Quand on change des programmes , le minimum voudrait qu'on évalue les précédents.

Quand on 'réforme, le minimum voudrait qu'on définisse des objectifs, une méthode......une concertation serait - elle trop demandée ?

Quand on change à ce point de manière unilatérale le rythme de la journée d'un enfant, le minimum voudrait qu'on consulte ceux qui bossent là - dessus et dont c'est aussi le métier.

Quant à la pédagogie, si vous n'avez pas compris qu'il y avait un minimum de changement, il vous faut une solide remise à niveau.

Les Rased, des usines à gaz, c'est sûr, on peut mieux faire mais pour mieux faire, il y a mieux que de supprimer. Vos propos sur la sédentarisation sont le copier coller des discours de Darcos.

Je suis partisan de la réforme, je la réclame comme une
urgence car on va dans la mur avec conviction !

Mais on ne réforme pas en ignorant l'intelligence et la recherche.
On ne réforme pas dans le domaine de l'éducation avec la précipitation et l'humeur du chef.
On ne réforme pas en méprisant les principaux artisans. Les directeurs y compris.
les âneries, ça suffit ! Car ces âneries ne feront que renforcer la glaciation qui va suivre, un comble.

Un fils de prolétaire qui n'a pas envie que ses enfants deviennent des moutons incapables d'écrire en pensant et en construisant leur pensée... de nouveaux prolétaires en fait.

Commentaire n°15 posté par Ewen le 14/12/2008 à 10h09
A Ewen

Je ne sais si Eric est un "réac" comme vous osez l'affirmez mais alors j'en fais partie moi aussi. Pourtant...

Bref ! Ce n'est quand pas Darcos, ni Robien, ni même les 2 ou 3 précédents ministres qui sont responsables des résultats catastrophiques que révèlent les enquêtes européennes...
La France ne cesse de reculer dans les divers classements européens. Il faut donc se poser la question des causes de ces mauvais chiffres.
Curieusement, mais peut-être n'y a-t-il pas de cause à effet (), depuis les belles réformes de notre maître à penser pédagogie, je veux parler du GRAND MONSIEUR MEIRIEU... ça va de mal en pis.
Idem pour les IUFM qui ne forment à rien. Vous n'avez jamais rencontré de jeunes qui en sortent et vous disent qu'ils n'y ont rien appris ? Moi, je n'ai jamais eu un écho contraire.
Ils sortent sans qu'on leur ait appris à enseigner la lecture en CP, l'écriture idem. Toujours le même langage :  "on n'est pas là pour vous filer des ficelles". Ben oui, c'est facile, ça ! Et on en voit le résultat ! Merci, MONSIEUR MEIRIEU !
D'ailleurs lui-même a reconnu, voilà quelques mois, "qu'on a peut-être été trop loin"...
Alors, Ewen, ne pensez-vous pas qu'il est peut-être temps de faire un petit retour en arrière, quitte à passer pour "réac" ?
Commentaire n°16 posté par Aline B. le 14/12/2008 à 23h16
Commentaire n°17 posté par Eric le 15/12/2008 à 11h41
Chacun sait qu'un bon petit retour en arrière..dans le passé passéiste d'antan est la meilleure manière d'appréhender le lendemain.
Commentaire n°18 posté par ewen le 15/12/2008 à 12h41

Communiqué du SNUipp sur la boîte mail IA 59 :

Encore un effort Monsieur le Ministre !

 

Après le recul sur l'application du service minimum d'accueil, les excuses prononcées au Sénat auprès des enseignants de l'école maternelle, le Ministre  de l'éducation nationale vient d'annoncer que la réforme du lycée était repoussée à une date ultérieure en précisant que « ces équilibres devront faire l'objet d'une large concertation avec les représentants des enseignants, des lycéens et des familles ».

 

Le SNUipp se félicite de ce recul qui résulte de la mobilisation des lycéens, des enseignants et des parents d'élèves. Il demande que cette volonté de dialogue s'applique également à la suppression des 3 000 postes de maîtres E et G et des RASED correspondant. Les programmes, l'école maternelle, la nouvelle organisation de la semaine et de la journée ou la mise en place des dispositifs d'aides aux élèves en difficulté doivent faire l'objet d'un dialogue serein et responsable. C'est l'exigence que portent les enseignants et les parents d'élèves à travers des milliers d'initiatives diversifiées. Le ministre va-t-il enfin les entendre ?

Commentaire n°19 posté par Karine (59) le 15/12/2008 à 17h02

Moi, j’ai envie d’ajouter au sujet des EPEP : « Encore un effort Monsieur le Ministre ! »

 

Ce n’est pas le moment de flancher, chers collègues. Maintenons la pression. Ne laissons plus faire n’importe quoi. L’école doit rester au service de tous. Bien sûr qu’elle doit évoluer ; mais serait-ce un progrès que d’en faire un établissement type secondaire ?

Notre école est avant tout composée de petites entités dans lesquelles le travail se fait en équipe, en lien étroit avec les familles. Ce bien est trop précieux pour qu’on le laisse disparaître à jamais.

Commentaire n°20 posté par Dedel le 15/12/2008 à 17h10
"L’école doit rester au service de tous."

Pour l'instant, elle n'est que la "propriété" de quelques uns ou tout au moins de quelques uns qui pensent en être propriétaires au détriment de la Nation...

Immobilisme, quand tu nous tiens !
Commentaire n°21 posté par jacques le 15/12/2008 à 18h59

Ca ne me gène pas d’être traité de réac, je le suis assurément sur certains points comme je me considère progressiste sur d’autres. La complexité humaine.
Concernant l’évaluation de programme, je serai favorable à ce qu’on évalue sérieusement les programmes comme les pratiques pédagogiques qu’on nous a imposé. Mais je n’ai pas souvenir d’une étude sérieuse et scientifique dans ce sens, ce n’est pas nouveau, en France on évalue rien on préfère en rester à des querelles théologiques.
Pour les rythmes de l’enfant, je suis favorable à un allègement de la journée scolaire avec l’utilisation du mercredi et des heures d’aide personnalisée (j’y crois, c’est une bonne idée, mal appliquée) qui viendraient après une journée qui terminerait à 15h30 (et pour les autres le périscolaire). Mais combien de collègues sont prêts à sacrifier leur mercredi ?
Je n’ai pas de remise à niveau à faire en pédagogie, je suis un non croyant pédagogique, j’applique ce qui marche dans ma classe et je change sans état d’âme quand ça ne marche plus.  Les programmes de 2008 ne me choquent pas, en français je les préfère même à ceux de 2002.
Vous dites que les enfants doivent construire leur pensée. Certes mais pour construire une pensée, il faut avoir de bons outils, c'est-à-dire une instruction solide, une bonne pratique de la langue, une solide culture générale, c’est le préalable. Malheureusement on met souvent la charrue avant les bœufs. Les pédagogies actives n’ont profité qu’aux bons élèves !
Je ne suis pas le supporter de ce gouvernement, je n’ai personnellement pas choisi ce président là mais je n’entre pas dans le manichéisme actuel.

Commentaire n°22 posté par Eric le 15/12/2008 à 21h56
Cette fois, chers collègues, c'est cuit. Darcos bat en pleine retraite. Ce n'est plus une retraite, c'est une véritable débâcle. Il recule sur tous les sujets.
A ceux cités dans l'article, on ajoute aujourd'hui la réforme du lycée. Morte et enterrée. Pourtant, hier, dans le JDD, notre fringant ministre assurait qu'elle s'appliquerait dès la rentrée de 2009. Ce matin, c'est terminé.
Inutile d'espérer que le moindre sujet qui fâche voie le jour. C'est le cas du statut d'établissement sous la forme EPEP. Terminé ! Les syndicats les plus rétrogrades ont gagné. L'immobilisme triomphe. Comme toujours.
Les directeurs d'école resteront de pauvres "chargés d'école". Ils ne seront pas des "p'tits chefs". Ceux qui le craignaient peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Rien ne bougera plus sous l'ère Darcos / Sarkozy. On en prend au minimum pour 10 ans. Comme après l'échec des maîtres directeurs de Monory, tout le monde rentre dans le rang. Les syndicats épuisés par deux mois de lutte intense vont pouvoir reprendre leur ronron habituel. Les députés vont ranger leur proposition de loi sur les EPEP. Les directeurs vont se décourager. Des postes seront de nouveau vacants au prochain mouvement.
Ainsi va la vie dans l'Education nationale...
Commentaire n°23 posté par VALMORI Patrick le 15/12/2008 à 22h19
... De toutes les manières Darcos s'y est très mal pris.
>des idées intéressantes (rappelez-vous le SNuipp nous "sondait" pour savoir comment utiliser ces 2 heures, le SGEN  et le SE, je crois, trouvait génial le soutien pendant la pause "méridienne"...) mais une méthode suicidaire (avait-il le choix? n'était-ce pas leur stratégie?).

Maintenant, Valmori, je n'ai pas la même analyse que toi. 
Le désarroi d'une société "bloquée", une crise économique et le quinquennat accélèrent les choses.
Le risque de retrouver le même désir de "changement" ou/et d' "autorité"en 2012 est grand.
Le risque de voir pratiquer la même stratégie en tout  début de prochain mandat présidentiel est aussi important.
Or, il ne reste que le statut de l'école dans les cartons (de droite comme de gauche: pas de grand écart entre - dans le désordre Allègre, Lang, Bayrou, Ferry ou Darcos ).

Je crois qu'il ne faut pas tromper les gens.
Sarkosy recule par peur de la mobilisation"incontrôlée" des lycéens en période de crise économique.
La mobilisation des enseignants n'est pas déterminante tant que l'opinion soutien le gvt (voir retraite ou pouvoir d'achat).

Aujourd'hui, la FSU réclame un débat public, qui a eu lieu et qu'elle a refusé en 2004 (commission Thélot)...

Qu'attendre de tout ça? 
RIEN, sauf s'ils sont capables de se mettre autour d'une table en laissant leur arrogance au vestiaire.
Commentaire n°24 posté par Pierrot le 16/12/2008 à 09h18
"s'ils sont capables de se mettre autour d'une table en laissant leur arrogance au vestiaire"

Ton "ils" englobe les syndicats, Pierrot ?

On croit rêver !!
Mais de quel côté se situe l'arrogance ? Tu te rends compte de ce que tu écris ?
Voilà combien de temps que nous n'avons eu un ministre aussi agressif à l'égard des syndicats ?
L'arrogance de ce pouvoir est permanente, Pierrot. Ouvre les yeux. Tu es le seul à ne pas la voir. Ecoute ce que disent tous les responsables syndicaux. Toutes les décisions ont été annoncées sans la moindre consultation.
Regarde avec quelle arrogance les les maîtres E et G ont été traités !
Regarde avec arrogance le SMA a été mis en place ! Tu as oublié le "débrouillez-vous" lancé aux maires ?
Regarde avec quelle arrogance le ministre a parlé des collègues de maternelle, tu sais celles qui changent les couches...
Regarde avec quelle arrogance le ministre a annoncé que les syndicats n'étaient pas suivis, que les enseignants méritaient mieux que ces syndicats !
Je pourrais continuer la liste... Il suffit de lire la presse chaque jour. Ou plutôt, il suffisait... Car depuis la grève du 20 novembre, le vent a tourné. Il est moins sûr de lui, le monsieur. Il se fait plus doux... Il recule beaucoup. Mais dis-toi bien, Pierrot, que c'est parce que nous l'avons combattu. Pourtant, je me souviens des critiques que nous avons essuyées... Tu t'en souviens ?
Maintenant, je suppose que tu te réjouis de ces reculs et que tu en es satisfait. Tu vois, c'est pour tout le monde que travaillent les syndicats. Même pour ceux qui n'adhèrent pas à leurs idées et qui... y viennent par la suite.
Commentaire n°25 posté par Dedel le 16/12/2008 à 15h46
Ton "ils" englobe les syndicats, Pierrot ?
Oui.
Tu te rends compte de ce que tu écris ?
Oui, j'espère en tous les cas... 

Tu as  lister les "arrogances" du ministère, tu ne me parles pas de l'arrogance de la FSU devant la commission Thélot, et qui demande aujourd'hui un grand débat public.
De l'arrogance du SNUipp dans les conclusions qu'il tire, et des élections et de la grève du 20. (si tu lisais l'analyse du SNUipp pour les élections dans les IUFM... 70% d'abstention!)
De l'arrogance du SNUipp quand il nous demandait comment utiliser les heures dégagées par le samedi matin, tout en excluant les RASED de ce soutien (ainsi que les MF... Mais pas les directeurs!).
L'arrogance de la FSU devant notre perte du pouvoir d'achat, l'allongement des années de cotisation pour nos retraites.
L'arrogance de la FSU qui ne se place que dans le "quantitatif".
...
Tu as le droit de penser ce que tu veux du 20, mais ce qui a tuer  Darcos c'est l'AG des Maires de France, c'est là que Fillon et Sarkozy ce sont rendu compte des dégats.
Ce qui l'a achevé ce sont les lycéens (très peu encadrés) dans la rue et la peur du dérapage (ou de la contagion à la Grecque).
Et le problème de la peur c'est qu'elle fait peur... 
Est-il bien responsable de l'exploiter...

Je vais faire attention à ce que j'écris Dédel, mais promets-moi que tu feras de même 
Commentaire n°26 posté par Pierrot le 16/12/2008 à 16h35
@ Dedel ( qui me fait rire ! un comique né dans l'âme !) ,

Avec quelle arrogance les syndicats ont défendu le TOUS PE !

Avec quelle arrogance les syndicats ont défendu nos régimes de retraite !! ( j'ai toujours en tête l'image d'Aschiéri sonnant la fin de la récré sur le perron de l'Elysée pour cause de passage de BAC , alors que nous votions en Assemblée générale départementale la reconduction de la grève !!)
Autrement dit les assemblées départementales votent ce qu'elles veulent , les responsables nationaux décident , eux , ce qu'ils veulent .

Avec quelle arrogance les syndicats nous ont soutenu lors de la fin de la grève administrative !! Et les sanctions pour service non-fait !!

Avec quelle arrogance les syndicats écoutent la base !!! ( cf. sondage IFOP) .

Avec quelle arrogance les syndicats , stop il y en aurait trop ...( sans parler de la loi sur la représentativité ...et des finances qui tombent de la part de l'Etat , càd , Nous ! )...

Alors Dedel, Pierrot a entièrement raison , le discours bien pensant et figé des syndicats , ne servent qu' à ceux qui veulent bien y croire ...mais les faits sont là pour constater les formidables avancées dues aux syndicats , et je pense en autres aux collègues qui prennent leur retraite sans être passé PE !
Commentaire n°27 posté par LUCIEN le 16/12/2008 à 21h00

Eric,
Effectivement en France on n’évalue pas, on ne regarde d’ailleurs même pas ce qui se fait de bien, on prend les mêmes âneries et on recommence. Ceux qui inventent un peu trop, on les laisse faire joujou dans des écoles
‘ différentes ‘ pour qu’ils nous fichent la paix !

Dans les nouveaux programmes du primaire, on enseigne la langue française comme une langue morte car il est bien évident que le repérage et le classement des mots  ( une des dominantes des nouveaux textes qu’on retrouve dans les évaluations de CE1 de 2 009 ) ne peuvent permettre d’accéder à l’ usage de la langue. Les programmes de 2 002 avaient déjà reculé en laissant croire qu’on pouvait apprendre la langue écrite en la rendant obligatoire dans toutes les disciplines, ceux de 2 008 permettent tout juste d'écrire de façon hebdomadaire ( avec sans doute toute une kyrielle de recommandations du professeurs dans la marge pour seule orientation dans les apprentissages ? ) Un désastre organisé.
Dans les nouveaux programmes de mathématiques, où est la notion de problème ? Tout juste un lien avec les opérations. Quelle évolution ! Une notion qui devrait être au cœur des apprentissages dès la maternelle et qui se retrouve être un appendice des mathématiques.

On peut toujours rêver de libre pédagogie !
Ce qui est plus grave dans votre discours et c’est effectivement la réalité des programmes en question, c’est cette idée étrange que la pensée se construirait à postériori d’un ….bourrage de crâne qui devrait être la première étape nécessaire. Un non sens total qui, lui, permettra à coup sûr de favoriser les 'bons ' élèves pendant que ceux qui ne suivront pas en raison de leurs difficultés comportementales n'auront plus d'aide possible en dehors de la seule 'pédagogie' supplémentaire.

Tout le reste est du même acabit, je comprends qu’il soit difficile de connaître les auteurs d’une telle révolution intellectuelle.

Effectivement, la semaine serait plus adaptée si on travaillait différemment mais il a fallu réduire dans la plus grande précipitation !  Dans mon école, tous mes collègues allaient sacrifier leur mercredi mais on en nous a pas laissé le choix.

En ce moment, les bœufs sont dans la charrue et ce sont des bons à riens qui dirigent l'ensemble.
Quant à ceux qui n'ont pas envie de grimper dans le ridicule attelage, le fouet !! le fouet !!

 

 

Commentaire n°28 posté par Ewen le 16/12/2008 à 21h12
Pierrot tu es limite objectif:
Je pense comme toi que si c'est l'AG de l'AMF qui a 'tuer' XD c'est aussi parce qu'il y a eu avant  la grève du 20 ainsi que la mobilisation pour les rased, la montée en puissance du sentiment général de grogne et... les propos malheureux de XD(comme en son temps Allègre). C'est donc un ensemble qui fait que l'on en est là. Je sors de 2 anims (sur les éval)où les IEN (en amphi)se sont fait huer. Tout celà remonte...(voir lettre des IEN au ministre).
Commentaire n°29 posté par Densi le 16/12/2008 à 22h21

Pierrot tu es limite objectif:

Sans aucun doute, mais je ne suis pas le seul!

 

Je vais compléter.

La grogne, le ras-le-bol des enseignants il est évident puisque je le partage...

Par contre ça n'a jamais fait "plier" un gvt, on cite souvent les retraites, mais on peut remonter plus loin aux maîtres directeurs, les décrets ont bien été publiés...

Aujourd'hui encore, il est bien tôt pour crier victoire... On est encore trop loin des élections présidentielles pour 

 

Par contre, ce qui fait peur c'est la "contagion". C'est là que l'AG des Maires me paraît essentielle, car leurs mécontentements ne recoupent pas les nôtres, même sur des sujets communs.

Arrivent les premières mobilisations lycéennes, et à ce moment Sarko appuie sur le frein.

 

Sur la grogne, je préfère le mal-être, des enseignants, ce qui me gêne, c'est qu'elle se focalise sur la personnalité de Darcos, et il y a de quoi, mais, à force de procéder par crise, on se fige, on créer le décalage (comme on dit en foot)

Alors que l'école pose des problème de société, ce décalage , la fragilise, elle devient perméable aux attaques et reste sur une position défensive. (plus de... de l'AVOIR plutôt que de l'ÊTRE)

 

J'entendais ce matin S.Royal dire qu'aujourd'hui moins de 5% de d'enfants d'ouvriers fréquentent les hautes écoles, bien moins que dans les années 60, hier Aschiéri reconnaissait un taux de 15% incompressible d'élèves en échec, un nombre très significatif de jeunes sans diplôme...

 

Pourtant, depuis les années 60, les budgets de l'EN ont été conséquents.

 

Je crois objectivement que c'est de cela dont souffrent les enseignants qui sont devant les élèves: 

Un boulot de plus en plus dur individuellement et des résultats de moins en moins probants collectivement = dépréciation sociale.

 

Que notre mécontentement remonte OK et tant mieux.

• mon IEN m'a dit lors de notre réunion directeurs de rentrée,

-je vous entend mais ne vous écoute plus!

On nous entend, mais on ne nous écoute pas, d'où un mal être exploité plutôt que  compris et porté.

Commentaire n°30 posté par Pierrot le 17/12/2008 à 10h33

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