Quelle heure ?

 

Soutiens

Liste des députés favorables au statut de directeur d'école

 

La nouvelle Assemblée Nationale compte 45 députés réélus ayant appuyé notre demande d'un statut de directeur d'école sous la précédente législature.

 

  1 PC
  3 UDF - maj. présid.
19 PS
21 UMP
  1 Divers Droite

 

Rapport OCDE
(Jean-Pierre Obin, IGEN)

1ère partie
2ème partie

 

2

 

Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante :

http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de droite.




Message reçu ce 1er juillet 2009 :

 

Bonjour,

Avez-vous regardé le classement des "Top blogs" ce matin ?

 

Votre blog www.directeurenlutte.com figure en 344ème position ! Félicitations ! Il est donc visible sur le portail d'Overblog, au moins jusqu'au prochain classement, dans 15 jours, dans le "Top des Blogs populaires d'Overblog" 

Encore bravo pour votre travail !
Bonne continuation,

L'équipe d'Overblog

 

 

Sachant que le portail d’Overblog déclare compter environ 1 000 000 de blogs, ce classement est très encourageant. Nous tenons naturellement à associer à ce résultat nos fidèles lecteurs de plus en plus nombreux à nous lire chaque jour. Nous les remercions de leur confiance.

Lundi 8 décembre 2008


Résultats nationaux des élections professionnelles 2008 - CAPN


Syndicats

%

Evolution

Sièges

 

 

2005-2008

 

 

 

 

 

SNUIPP - FSU

47,05%

+ 2,00

          6 (+ 1)

SE-UNSA

22,95%

- 1,61

3

SNUDI-FO

7,81%

+ 0,02

1

SGEN-CFDT

7,42%

- 0,32

         0 (- 1)

SUD EDUCATION

6,39%

+ 0,90

0

SNE - CSEN

2,59%

- 1,08

0

UNSEN - CGT

2,33%

+ 0,31

0

avenir écoles (CGC)

1,38%

- 0,39

0

SCENRAC - CFTC

1,34%

+ 0,25

0

SNEP - SNCL (FAEN)

0,75%

- 0,06

0

 
 

Les élections professionnelles des enseignants se sont déroulées dans le climat fortement marqué par la politique gouvernementale. La concentration des attaques contre l’Ecole et ses enseignants (ou ressenties comme telles) aura incontestablement marqué ce scrutin.

 

 

Un camouflet pour le ministre

 

 

L’analyse des résultats nous fournit plusieurs indications :

 

1 – Participation en hausse

 

Ce scrutin est marqué par une participation en hausse alors qu’elle ne cessait de s’effriter dans les scrutins précédents. Les enseignants ont ainsi opposé un démenti cinglant aux allégations de M. Darcos mettant en doute le caractère représentatif des organisations syndicales.

 

Dans le premier degré, le taux de participation est de 62,8 %, soit par rapport à 2005 une augmentation de 2 points (60,7 % de participation en 2005).

"Cette bonne participation aux élections témoigne de la forte représentativité des organisations syndicales enseignantes, ce dont se félicite le ministre de l’Éducation nationale", souligne Xavier Darcos.

Rappelons cependant les propos tenus sur RTL par  X. Darcos le 20 novembre : " Il y a une résistance des appareils qui n’est pas celle des professeurs. Les professeurs méritent mieux que d’avoir des syndicats dont la fonction principale est d’organiser la résistance au changement". (Relire notre article).

 

 

2 – Progression des syndicats « protestataires »

 

Dans notre article du 22 novembre, nous écrivions : « Toutes les organisations syndicales ont appelé à la grève. Pourtant, toutes n’en retireront pas le même bénéfice. Indéniablement, une prime sera accordée aux syndicats les plus importants. Et parmi eux, ceux qui disposent de moyens conséquents et donc d’une meilleure visibilité médiatique.

En effet, qui a-t-on essentiellement « vu » dans les journaux télévisés ? Les dirigeants des principaux syndicats enseignants, en particulier le « chouchou » des médias, Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. Il y a fort à parier que le SNUipp en tirera davantage profit que ses concurrents ».

 

Le fossé profond creusé par le ministre entre lui et les enseignants des écoles a poussé ces derniers à lui manifester une nette désapprobation des méthodes utilisées et des réformes entreprises.

Le message est clair : les enseignants ont avant tout voulu signifier au ministre leur exaspération devant l’accumulation de réformes imposées sans concertation ni explication probante : semaine des 4 jours, 108 heures, stages de remise à niveau, aide personnalisée, EPEP… Mais ce qui a le plus cristallisé la colère des enseignants, c’est probablement les milliers de postes supprimés année après année, l’impression que la maternelle allait être sacrifiée et la suppression programmée des RASED… Le tout, pour des raisons plus comptables que pédagogiques.

 

Au SE-Unsa, le bilan est quelque peu entaché de déception. Le syndicat ne récolte pas les fruits de sa volonté « réformiste ».

« Cette situation ne pouvait que créer un terrain électoral difficile pour le syndicalisme réformiste incarné par le SE-UNSA qui avait refusé de dissocier opposition et proposition. Elle favorisait à contrario et le vote radical, et le vote « légitimiste » pour le syndicat déjà le plus représentatif ».

 

C’est ce qu’ont traduit les résultats de l’élection à la CAPN des enseignants des écoles où le SE-UNSA, s’il maintient ses 3 sièges, enregistre une érosion de 1,6 point, le SGEN-CFDT disparait de la commission nationale, tandis que SUD et le SNUIPP progressent logiquement.

 

Au SNUipp, on jubile : « le SNUipp recueille 2% de voix supplémentaires. Il poursuit ainsi de façon continue la progression entamée depuis sa création en 1992. Il devient le premier syndicat dans 12 nouveaux départements.

Ce vote des personnels confie au SNUipp une grande responsabilité pour l’avenir de l’école, des élèves et des enseignants. Les enseignants des écoles ont renforcé ainsi leur confiance dans la capacité du SNUipp à défendre au quotidien l’Ecole et ses personnels, à se mobiliser et à mettre en œuvre une stratégie syndicale qui sait être offensive et force de propositions ».

 

 

Quelles conséquences ?

 

Comme tout politique touché par un désaveu important, le ministre affirme qu’il continuera ses réformes car l’école en a besoin. Néanmoins, comme nous l’avons écrit le 26 novembre, le ministre est durablement affaibli par la grève du 20 novembre, la mise en cause du SMA, la fronde des maires au 91e congrès de l'Association des maires de France (AMF) et maintenant par les résultats des élections professionnelles.
 

Il a déjà présenté des excuses pour ses propos sur les maternelles, donné des gages sur l’avenir des RASED, tenu des propos élogieux sur la représentativité des syndicats et accepté de les rencontrer pour renouer le dialogue…

La prochaine étape se traduira vraisemblablement par une « pause » dans des réformes qui étaient annoncées comme urgentes. C’est probablement le sort que subira la proposition de loi sur la création des EPEP prévue pour être présentée au Parlement en janvier prochain. Le SNUipp ne manquera pas de rappeler à X. Darcos son hostilité à la création d’un statut de directeur.

Le ministre hésitera certainement, pendant quelque temps, à braver une organisation syndicale récemment auréolée d’une victoire aux élections professionnelles…

 

Retour à la page d’accueil

Par Les directeurs en lutte - Publié dans : Analyses
Ecrire un commentaire - Voir les 32 commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Recherche

Blog : Cinéma / TV sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus