Quelle heure ?

 

Soutiens

     

 

Le statut de directeur d'école dans les projets

 

Certains candidats ou partis évoquent le statut de l'école et de son directeur.

Qu'en disent-ils ?

 

Marine Le Pen
UMP
UMP & PS

 

11

 

Recommander

Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

 

Samedi 1 novembre 2008 6 01 /11 /Nov /2008 23:39



M. Frédéric REISS, député, auteur de la proposition de loi portant création d’EPEP a présenté un avis devant l’Assemblée Nationale le 16 octobre 2008.

Nous en publions de nombreux extraits ci-après.

 

AVIS PRÉSENTÉ AU NOM DE LA COMMISSION DES AFFAIRES CULTURELLES, FAMILIALES ET SOCIALES SUR LE PROJET DE LOI de finances pour 2009 (n° 1127)

Par M. Frédéric REISS, Député.

 

Les directeurs d’école et les chefs d’établissement à l’heure de l’autonomie

 

Consacrée à la direction écoles primaires et des établissements scolaires du second degré, la partie thématique du présent avis se nourrit de la conviction du rapporteur que « l’effet chef d’établissement » sur la réussite des élèves d’une école primaire, d’un collège ou d’un lycée est une réalité. En effet, l’autorité et le rayonnement pédagogique d’un directeur d’école, d’un principal de collège ou d’un proviseur de lycée jouent pour beaucoup dans l’amélioration des résultats obtenus par un établissement – et dans la qualité de la vie scolaire de celui-ci.

Si l’on veut que les unités pédagogiques de l’enseignement primaire et secondaire puissent tenir les engagements fixés par le Parlement, de nouvelles responsabilités doivent être confiées aux directeurs d’école et aux chefs d’établissement. Par ailleurs, l’octroi de ces nouvelles responsabilités doit aller de pair avec un renforcement des dispositifs d’évaluation des écoles et des établissements, ainsi que des personnels qui les dirigent.

 

Quelle est la situation des directeurs d’école et des chefs d’établissement aujourd’hui ?

 

– d’un côté, les directeurs d’école ont un statut d’enseignant, auquel vient s’ajouter une indemnité de fonction ;

– de l’autre, les chefs d’établissement bénéficient d’un véritable statut de corps, mais qui a pour effet de les « couper » de leur ancien métier, ainsi que d’entretenir une relation équivoque avec les professeurs faisant cours dans l’établissement.

En ce qui concerne leurs marges d’autonomie respectives, on peut d’ores et déjà indiquer qu’elle est très faible pour les directeurs d’école et plus ou moins réelle pour les chefs d’établissement. Par ailleurs, dans le secondaire, comme dans le primaire, on note une certaine méfiance des enseignants, très attachés à leur liberté pédagogique, à l’égard des personnes chargées de la direction des établissements où ils dispensent leur cours. Enfin, l’État a consenti, depuis plusieurs années, d’indéniables efforts pour revaloriser ces métiers et renforcer ainsi leur attractivité, mais les mesures adoptées n’ont pas toujours suffi à dissiper le malaise des personnels concernés.

 

Le directeur d’école, maillon faible de l’Éducation nationale ?

 

Dans la réalité, ses pouvoirs ne lui permettent pas de remplir cette mission de direction ou alors c’est au prix d’immenses et de patients efforts trop peu reconnus.

 

● Une volonté de bien faire bridée par l’absence de statut

Les 44 464 directeurs des écoles publiques sont placés dans une situation paradoxale 

 

Premièrement, les directeurs d’école dirigent des unités pédagogiques qui ne bénéficient pas de la personnalité morale et juridique et n’ont pas d’autonomie financière, contrairement aux établissements publics locaux d’enseignement.

L’une des conséquences pratiques de l’absence d’autonomie de l’école est que la gestion des emplois de vie scolaire du primaire est assurée par les établissements du second degré, dotés de la personnalité juridique nécessaire.

 

Deuxièmement, le directeur d’école n’a pas, contrairement aux chefs d’établissement du secondaire, la qualité de représentant de l’État. Il est placé sous l’autorité de l’inspecteur de la « circonscription scolaire ».

 

Troisièmement, le directeur n’est qu’un enseignant parmi les autres qui ne bénéficie que d’un statut de fonction ne lui donnant aucun pouvoir hiérarchique sur ses collègues instituteurs ou professeurs des écoles. Il n’intervient ni dans l’évaluation ni dans aucun acte de gestion des enseignants, lesquels relèvent de l’IEN. Ainsi, la notation est du ressort de l’IEN, qui vient inspecter un enseignant en moyenne tous les trois à cinq ans. D’ailleurs, c’est aux IEN qu’il revient, théoriquement du moins, de veiller à la mise en œuvre, dans les écoles primaires, des politiques éducatives définies par l’État, en jouant non seulement un rôle de « contrôleur », mais aussi et surtout un rôle de conseil en matière pédagogique. Or cette dernière fonction, qui est capitale, est loin d’être assurée par les inspecteurs, faute de temps et d’effectifs : environ 1 300 inspecteurs ont la responsabilité de 53 000 écoles publiques et de plus de 300 000 enseignants… Ce constat a fait dire à certains interlocuteurs du rapporteur que l’école primaire ne pourra assumer son rôle de premier vecteur de l’égalité des chances que si l’on donne aux directeurs d’école, qui côtoient les enseignants au quotidien, un statut ou si l’on augmente, de manière significative, le nombre d’inspecteurs.

 

Le directeur d’école n’est donc qu’un pair parmi ses pairs, qui cependant « assure la coordination nécessaire entre les maîtres et anime l’équipe pédagogique » selon les termes de l’article 3 du décret du 24 février 1989. Or que se passe-t-il dans les faits ? Selon les observations d’un inspecteur général, la culture des instituteurs « les pousse plutôt vers l’isolement et l’individualisme et… la nouvelle notion "d’équipe pédagogique" reste souvent un cadre vide, ce qui ne facilite pas l’action des directeurs d’école » 

Il faut bien constater que l’école primaire souffre d’un manque d’esprit collectif que le directeur, qui n’a ni responsabilités ni pouvoirs réels à l’égard de ses collègues enseignants, peine à insuffler.

Certes, il existe un organe de concertation et de coordination pédagogique qui aurait pu faire évoluer les mentalités : le conseil des maîtres, institué par le décret n° 90-788 du 6 septembre 1990. Mais, en réalité, celui-ci fonctionne comme une enceinte de « négociations diplomatiques » qui tend à ralentir la mise en œuvre de solutions pédagogiques innovantes et adaptées aux difficultés constatées.

À cela s’ajoute le fait que les directeurs d’école peuvent être beaucoup plus jeunes et, par conséquent moins avancés et rémunérés, sur le plan de la carrière d’enseignant, que les collègues qu’ils sont supposés diriger et pour lesquels ils sont responsables.

De fait, les enseignants du premier degré accèdent de plus en plus jeunes à la fonction de directeur, souvent pour pouvoir rester dans leur académie d’origine, alors qu’auparavant, la fonction de direction était plutôt envisagée en milieu ou en fin de carrière.

 

Cette faible attractivité de la fonction est l’une des raisons pour lesquelles on constate, comme le souligne le Haut conseil de l’éducation dans son rapport sur l’école primaire publié en 2007, « à chaque rentrée de nombreux refus d’exercer la responsabilité de directeur, les inspecteurs devant alors recourir à des réquisitions ».

Or comment un jeune directeur, ayant une faible expérience en matière d’enseignement, pourrait-il peser sur la définition de la politique pédagogique de son école lorsqu’il doit convaincre des collègues beaucoup plus expérimentés de la justesse de ses vues ?

 

Mais il y a plus grave encore. Selon l’un des interlocuteurs syndicaux du rapporteur, l’absence de statut consacrant l’autorité hiérarchique du directeur d’école est l’une des explications de l’échec de la mise en place des cycles d’apprentissage au niveau de l’enseignement primaire.

Qui d’autre que le directeur aurait dû assurer la déclinaison des temps d’apprentissage et du service d’enseignement en fonction des besoins des classes et de tel ou tel groupe d’élèves ?

Il n’en a rien été, car les directeurs d’école ne disposent pas des moyens leur permettant de faire entrer dans les faits une politique qui a été définie il y a plus de 15 ans.

 

Quatrièmement, le directeur d’école ne suit pas une formation suffisamment étoffée pour le préparer à exercer son métier.

Jugée très insuffisante par de nombreux interlocuteurs du rapporteur, la formation dispensée à l’heure actuelle n’est pas en mesure d’apporter aux futurs directeurs une méthode de travail et un sens du management qui leur permettront de maîtriser leurs multiples tâches.

 

Cinquièmement, le statut du directeur d’école ne lui permet pas de se consacrer à plein-temps à son métier.

Plusieurs interlocuteurs du rapporteur ont souligné le caractère insuffisant du régime des décharges au regard des différentes missions ou tâches, administratives (de plus en plus lourdes), pédagogiques et partenariales, que le directeur d’école doit accomplir. Définies par le décret du 24 février 1989, celles-ci sont en effet nombreuses : parmi les plus importantes, on mentionnera l’admission des élèves, la fixation des modalités d’utilisation des locaux scolaires, la présidence du conseil des maîtres et du conseil d’école, l’organisation du travail des personnels communaux en service à l’école et, enfin, l’accueil, la surveillance des élèves et le dialogue avec leurs familles. Sans oublier les statistiques transmises à l’inspecteur !

C’est beaucoup pour un fonctionnaire qui, tous les jours de la semaine, doit faire preuve d’une grande polyvalence, exceptionnelle dans la fonction publique.

 

Plus le directeur manque de temps, moins il peut réagir vite, alors même que la détection et prise en charge des situations d’échec scolaire doivent intervenir sans délai. Le temps dû aux familles après la classe n’est pas négligeable non plus.

C’est sans doute l’une des raisons qui explique que le nombre d’emplois vacants de directeur d’école maternelle ou élémentaire reste élevé : à la rentrée scolaire 2008, il était de 3 218.

 

Sixièmement, tous ces éléments conduisent à faire des directeurs d’école, surtout si on les compare aux chefs d’établissement, des fonctionnaires dont la position est éminemment précaire au sens où elle repose sur un équilibre sans cesse menacé qui induit beaucoup d’anxiété et d’insatisfaction. Cela explique que nombre de directeurs, après avoir « donné » dans la fonction durant quatre ou cinq ans, l’abandonnent au bénéfice d’un nouvel arrivant dans l’école.

 

Septièmement, bien que placé en position de faiblesse, le directeur d’école « dirige » une institution faisant l’objet de très fortes attentes sociales.

En premier lieu, les familles exigent de l’école qu’elle soit un lieu sûr tant sur le plan de la sécurité sanitaire que du traitement de la violence scolaire. En second lieu, et c’est le point sur lequel le rapporteur insistera, les familles veulent que l’école de leurs enfants soit une école de la réussite. Elles se tournent donc de plus en plus vers le directeur d’école si leur enfant est en situation d’échec et non plus seulement vers l’enseignant.

 

À partir de là, que doit-on faire si l’on considère, à juste titre, que cette situation ne peut plus perdurer ?

Pour beaucoup, la solution est simple : les directeurs, à l’image de leurs homologues de l’enseignement privé et des chefs d’établissement du secondaire, doivent disposer d’un statut digne de ce nom, qui fasse d’eux les pilotes et les responsables de la politique pédagogique de l’école.

 

● Un statut dont la création se heurte à des obstacles structurels

La création d’un statut du directeur d’école est l’un des plus vieux serpents de mer de l’Éducation nationale. En 1987, René Monory, alors ministre de l’éducation nationale, avait tenté en vain de doter les directeurs d’école d’un véritable statut, avec une responsabilité hiérarchique sur les instituteurs, mais cette initiative s’est heurtée à une forte opposition de la part des syndicats, résolument hostiles à tout éclatement du corps des instituteurs et à la création d’un échelon hiérarchique intermédiaire entre l’inspecteur et l’enseignant. Ce combat avait été aussi mené au nom de la « sacro-sainte » liberté individuelle des personnels enseignants.

Pour autant, la création d’un statut est-elle de nature à régler le problème, crucial, de la contribution d’une direction renforcée à l’amélioration des performances de l’école primaire ?

C’est sous cet angle qu’il faut examiner « la plus-value » que pourrait représenter l’élaboration d’un statut des directeurs d’écoles primaires. Or, de ce point de vue, le rapporteur, tout en étant conscient que, selon un sondage réalisé en 2006, 93 % des directeurs interrogés seraient favorables à un nouveau statut, reste persuadé qu’une telle mesure en soi ne permettra pas à l’école primaire d’améliorer ses performances éducatives.

 

D’une part, il est illusoire de penser qu’à elle seule, la création d’un statut du directeur d’école suffira à améliorer les résultats des élèves de l’enseignement du premier degré si, de son côté, le statut de l’école primaire, qui est aujourd’hui un service municipal, ne connaît aucune évolution.

 

Le temps est donc venu pour l’école de bénéficier d’un statut d’autonomie identique à celui des établissements publics locaux d’enseignement du second degré, en mettant fin ainsi à une disparité entre le primaire et le secondaire qui a des conséquences sur le plan de l’efficacité pédagogique.

 

D’autre part, il serait également illusoire de donner un statut aux directeurs des 49 928 écoles primaires publiques de France lorsque les établissements en question sont, pour la majorité d’entre eux, de petites structures, comportant peu de classes.

Quel sens y aurait-il à donner un statut aux directeurs de telles écoles ? Or, plus de deux tiers des écoles publiques ont entre 1 et 5 classes. À la rentrée 2007, seulement 0,7 % des écoles maternelles et 10 % des écoles élémentaires comptent 11 classes ou plus. De plus, 5 475 écoles publiques sont à classe unique. Cette réalité impose de reconnaître que le nombre trop important d’écoles et que l’extrême diversité de la fonction et de la charge de travail entre le directeur d’une école à deux classes et le directeur d’une école à quinze classes constituent un obstacle structurel à la création, en l’état, d’un statut du directeur d’école.

 

Dans le primaire : lier le bénéfice du statut de directeur à la mise en place d’établissements publics d’enseignement primaire

 

● Renforcer l’autorité pédagogique et l’évaluation des directeurs d’école

Le rapporteur estime que le recrutement des directeurs d’école sur liste d’aptitude peut être maintenu, à condition de prévoir les ajustements nécessaires destinés à renforcer leur autorité pédagogique sur leurs collègues professeurs.

L’évaluation de l’école serait conduite par l’inspecteur d’académie et porterait sur le projet d’école

 

● Mettre en place des établissements publics d’enseignement primaire dirigés par un directeur possédant un statut

Quatre raisons structurelles militent en faveur de la création des établissements publics d’enseignement primaire (EPEP).

 

L’organisation de l’école primaire pénalise son efficacité. Une organisation en réseau peut être envisagée, notamment dans la ruralité.

 

– L’EPEP serait un extraordinaire facilitateur dans la gestion des emplois contractuels, comme les emplois de vie scolaire, qui seraient ainsi gérés à l’échelon pertinent sans être rattachés aux collèges, ainsi que dans la gestion de la carte scolaire, la mixité sociale étant favorisée par la réunion, sous un même établissement, d’écoles sociologiquement différentes. Les difficultés matérielles et politiques liées à ces deux sujets seraient considérablement réduites, ce qui ne peut que renforcer l’opportunité du dispositif proposé.

 

– La création d’EPEP donne un argument fort et cohérent à la création d’un véritable statut des directeurs de ces nouvelles écoles primaires. En particulier, l’obstacle que constitue à l’élaboration d’un tel dispositif la grande hétérogénéité des métiers de directeur, qui n’ont pratiquement rien en commun selon que l’on dirige une école à deux ou à quinze classes, serait levé. En outre, l’adoption d’un tel statut apparaîtrait comme le corollaire naturel de la mise en place d’établissements disposant de l’autonomie de moyens leur permettant de rechercher l’excellence pédagogique. Enfin, en liant ainsi le bénéfice du statut du directeur à la création des EPEP, on peut penser qu’une bonne partie des directeurs d’école soutiendraient la mise en place de ce qui devrait être un instrument efficace de réorganisation de l’école primaire.

 

– L’EPEP permettrait de réaffirmer la pérennité des écoles maternelles, dont on soupçonne régulièrement le démantèlement prochain. Ainsi, l’école maternelle garderait toute sa place dans le cursus scolaire.

 

– L’EPEP appartiendrait à la catégorie des EPLE, ce qui rendrait ainsi applicables aux premiers les règles qui régissent les seconds, notamment celle concernant l’autonomie pédagogique.

La création d’un EPEP serait rendue obligatoire lorsqu’une école élémentaire, maternelle ou primaire comporte 15 classes. Les communes et les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) pourraient ériger une telle école en EPEP dès lors qu’elle comporte 13 classes 

 

– L’EPEP serait doté d’un conseil d’administration comportant 13 membres. Afin de donner des gages contre les risques de « municipalisation » de l’établissement, le conseil serait constitué selon la règle des trois tiers, avec des représentants, au nombre de quatre pour chaque catégorie de membres, des élus locaux, des personnels de l’établissement et des parents d’élèves auxquels s’ajouterait le directeur d’école. Par ailleurs, le conseil serait présidé soit par le directeur de l’école soit par un des représentants de la commune ou du ou des établissements publics de coopération intercommunale. Cette dernière disposition est destinée à rassurer les élus locaux qui s’effrayeraient de la rupture du lien organique existant entre la commune et « son » école. Cependant, le rapporteur pense que, sauf exception, le choix se portera sur le directeur, précisément en raison de la confiance et de la réputation dont jouira ce dernier auprès des équipes municipales. Enfin, en ce qui concerne les pouvoirs du conseil d’administration, il pourrait délibérer sur le projet d’établissement, le budget, le recrutement des personnels contractuels et le rapport annuel sur le fonctionnement de l’établissement qui lui serait présenté par le directeur.

Quant au directeur de l’EPEP, il représenterait l’État au sein de l’établissement et exécuterait les délibérations du conseil d’administration.

Il est clair aux yeux du rapporteur que le directeur d’un EPEP bénéficiera d’une décharge d’enseignement complète.

 

Retour haut de page


Ecrire un commentaire - Voir les 24 commentaires - Publié dans : Position des élus
Retour à l'accueil

Commentaires

Ce député se livre à un exposé très argumenté et très juste au demeurant. Ce qu'il dit apparaît comme des évidences qu'on regrette de ne pas retrouver dans les propositions ou réflexions syndicales. Quand nos délégués le comprendront-ils ?
Néanmoins, ce qui me préoccupe, c'est le devenir de ceux des collègues (majoritaires) qui ne dirigeront jamais un EPEP. Pas un mot pour eux, c'est dommage. Auront-ils un statut ? Une aide complémentaire en moyens de décharge ? Je ne le pense pas. Il ne faudrait pas les oublier car on risque de les désespérer.

Commentaire n°1 posté par Delphine IA78 le 02/11/2008 à 08h30

C'est beau... ça se lit comme un roman... continuez de dormir chers enseignants, un député pense pour vous...

Un vrai magicien, ce député !
Le système éducatif va mal. L'école primaire en est la cause. Il faut la réformer. On calque le fonctionnement des écoles sur celui du collège dont on nous disait qu'il était le maillon faible de notre système éducatif... On transforme le directeur en chef d'établissement... et voilà, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes...

Non, chers collègues, ce député n'est pas un magicien. C'est un illusionniste.
Il fait fi des 300 000 enseignants qui seraient responsables du désastre (cycles pas mis en place...). Ils sont "individualistes" et ne veulent pas enendre parler du travail en équipe...
Il faut donc leur imposer tout cela et tout ira bien. Des pions... Voilà ce que pense ce député des 300 000 enseignants de ce pays...
Il a trouvé la panacée. Peu importe si le modèle du collège ne marche pas. Il faut le copier et l'installer dans les communes.

En réalité, toute cette mascarade n'a qu'un objectif : faire des économies de postes et surtout réussir à faire passer la pillule. Les enseignants seront-ils dupes ?

Commentaire n°2 posté par Dedel le 02/11/2008 à 09h19
Faux, Dédel, ce qui est dit en matière de constat est juste et il ne faut pas caricaturer en laissant entendre qu'on reporte sur les enseignants les difficultés qui existent ; le travail en équipe est virtuel dans les écoles, il n'existe que là où une cheville ouvrière arrive à le maintenir ( à chaque changement de collègue, à chaque mouvement d'humeur, à chaque projet...) et c'est bien le directeur qui le fait la plupart du temps, enfin celui qui en a les capacités car aucune formation dans ce domaine, ni pour les enseignants d'ailleurs dont certains, avec la bénédiction de certains syndicats, confondent liberté pédagogique avec la politique de la classe fermée !
La conclusion est assez juste également car que faire effectivement sinon regrouper ?
Maintenant, et là on se rejoint, si je considère l'exposé argumenté et au fait des réalités, je n'oublie pas le contexte politique qui est plutôt à la casse et à la bêtise, je n'oublie pas qui préside à l'avenir de l'Education dans ce pays, ni par qui il est entouré...
Ma crainte va donc plutôt à la façon dont tout cela va se faire :
à la place des directeurs et des pédagogues ( voir le constat qui est indiqué relativement au chef d'établissement coupé de ses professeurs ),
à la réalité des formations des uns et des autres car on ne décrète pas le travail en commun, ça s'apprend, 
il faudra être très vigilant car cela va vraisemblablement aller vitel là aussi.
Commentaire n°3 posté par Ewen le 02/11/2008 à 10h55
@Dédel !

Bon ! mis à part le fait de cracher sur le rapport du député Reiss (rapport dans lequel il est écrit et décrit, ne t'en déplaise, des réalités que seule la lucidité commande et qui gêne ta cécité !), encore une fois, mais le contraire nous eût étonné (il serait bon que tu laisses au placard ton idéologie surannée !), qu'as-tu à proposer ?

Merci de bien vouloir éclairer ma/notre lanterne !
Commentaire n°4 posté par Henri le 02/11/2008 à 15h09
Tu nous fatigues dédel !

Plutôt que de critiquer systématiquement, pourquoi ne demandes-tu pas à ton syndicat de mettre en ligne un compte-rendu de son entrevue avec ce député. On y verrait (peut-être !!) des propositions ? sur lesquelles on pourrait discuter.
Commentaire n°5 posté par Ben le 02/11/2008 à 19h34
C'est vrai que les cycles, je ne les ai jamais vus fonctionner réellement !
On adore ça, dans l'EN, avoir des grands mots savants pour désigner quelque chose de confus et qui ne sert pas à grand chose.
Si on avait eu le courage, un peu plus souvent, de dénoncer ces obligations aux résultats contestables et "bouffeur" de temps (qui pourrait être employé ailleurs avec davantage de bénéfices pour les élèves) !
Au lieu de ça, à longueur de journaux syndicaux sur papier glacé, en lieu et place d'articles concernant la défense de nos intérêts, ce qui devrait être leur rôle, on trouve des ôdes à ces fonctionnements, plein de propos culpabilisants pour ceux qui n'arrivent pas à les mettre en place dans leurs écoles.
Les cycles, ça a surtout été l'occasion de réunions passées à créer ces fameux livrets, ces progressions, que personne ne respecte puisque les équipes sont rarement stables.
C'est comme les projets d'école, ça nous donne l'impression qu'on a un pouvoir décisionnel sur quelque chose, alors on est content.
Les écoles fonctionnaient-elles réellement si mal avant tout ça ?
Les enseignants travaillaient-ils vraiment moins en équipe ...

Ce qui est sûr, c'est que pour le dirlo, c'est un max de travail en plus, une source infinie de conflits avec son "équipe".
Dédel, je pense que pour les directeurs, la situation peut difficilement être plus mauvaise qu'actuellement, alors ici, tes propos, ça m'étonneraient qu'ils obtiennent un écho !
Es-tu dirlo, d'ailleurs ?
Je veux dire, en exercice, pas un titre avec une décharge syndicale !
Commentaire n°6 posté par Patibulor le 02/11/2008 à 19h47
Il a pensé à tout, ce député, pour que sa proposition (télécommandée) ait toutes chances d'aboutir :

Je cite :
"en liant ainsi le bénéfice du statut du directeur à la création des EPEP, on peut penser qu’une bonne partie des directeurs d’école soutiendraient la mise en place de ce qui devrait être un instrument efficace de réorganisation de l’école primaire."

Moi, j'appelle cela "diviser pour mieux régner". Le corps enseignant va se trouver divisé. Ainsi, on jouera sur du velours pour noyer la contestation ou l'empêcher de trop se développer. C'est habile. A nous de ne pas être dupes.

Je cite encore (ça concerne le CA) :

"Cette dernière disposition est destinée à rassurer les élus locaux qui s’effrayeraient de la rupture du lien organique existant entre la commune et « son » école."

Même astuce pour faire passer la réforme auprès des élus locaux. Il ne s'agit pas de convaincre de la justesse de la cause mais de la faire passer à l'aide d'artifices.
Va-t-on se laisser berner par ces grossiers stratagèmes ?




Commentaire n°7 posté par Dedel le 02/11/2008 à 23h24
Es-tu sourdingue Dédel ?
Des collègues t'ont gentiment posé des questions sur TES propositions ou sur celles du groupuscule dont, semble-t-il, tu fais partie !
Merci encore une fois, et désolé d'insister, de bien vouloir nous en faire part de manière à ce qu'une discussion, constructive et sereine pluisse s'établir !

@ bientôt !
Commentaire n°8 posté par Henri le 03/11/2008 à 07h21
Chers collègues, Que vous ayez des récriminations envers les syndicats, ils le méritent mais celà ne doit pas mobiliser l'essentiel de votre énergie...Les propos du député sont dans la ligne de gouvernance actuelle, démagos(manque d'esprit collectif, de résultats... dus à l'absence de statut, présidence du CA par charisme...etc), insidueux (nombre trop important d'écoles, future responsabilité de la carte scolaire, évaluation des collègues...etc ).
La réalité au travers ces propos c'est la création d'un échelon HIERARCHIQUE intermédiaire qui lèsera les 3/4 des directeurs actuels (qui continueront à officier sous l'égide de super dirlo?), c'est une évolution à peine discrète vers le système anglo-saxon de recrutement contractuel (y compris des enseignants car si, comme par hasard, la formation initiale s'aligne sur ce modèle, il ne faut pas oublier la suite de la 'chanson').
Alors encadrement des missions, redéfinission du métier OK mais à n'importe quel prix????
Commentaire n°9 posté par Densi le 03/11/2008 à 11h13
"récriminations envers les syndicats SE et Snuipp". Ben oui car ils sont grandement responsables de la situation actuelle. Ils ont toujours refusé d'envisager un statut pour les directeurs tout en sachant que les EPEP se mettraient en place. Dedel ne se presse pas d'expliquer la postion de son syndicat parceque le Snuippp n'a pas de position : juste une amélioration du régime de décharge en restant en dessous de ce qui serait nécessaire pour travailler correctement, un peu d'indemnité sans réel salaire de dirlo... et une mise sous tutelle du directeur avec le CDM décisionnaire afin de faire en sorte que les dirlos deviennent des " enseignants chargés du secrétariat de l'école". Rien d'extraordinaire donc.
Pourtant les syndicats concernés n'ignorent pas que les responsabilités en droit français ne se partagent pas et que l'idée de direction collégiale est une utopie. Donc , ils préfèrent laisser faire , espérant certainement récupérer dans les rangs des mécontents de demain, les adhérents qui leur font si cruellement défaut aujourd'hui.  Pas de quoi leur dire merci en effet!
Commentaire n°10 posté par merlin le 03/11/2008 à 16h22
Pas mal énervé, Henri... Un aveu de faiblesse ?

"du groupuscule..." ! Tu y vas fort ! A quoi bon polémiquer ? Attendons quelques semaines et nous aurons la réponse à ton insinuation. Tu ne parleras plus de "groupuscule".

@ Ewen
"il ne faut pas caricaturer en laissant entendre qu'on reporte sur les enseignants les difficultés qui existent ; le travail en équipe est virtuel dans les écoles"

Relis les propos de ce député. Ils ont le mérite de la franchise. Bien sûr faut lire entre les lignes. Quand il dit que le statut aiderait à faire passer les cycles, ça veut bien dire que si ça ne passe pas actuellement, c'est dû au manque d'autorité du directeur sur ses collègues. Donc, c'est bien eux qui sont en cause. Ils ne font pas leur boulot. Ils ont besoin d'un chef pour les y contraindre, n'est-ce pas ?

Eh bien, vois-tu, moi je ne vois pas les choses de cette façon. Je pense que les collègues adjoints doivent être respectés un peu plus car ils font leur boulot tout autant que les directeurs.
Simplement, ils ont besoin de motivation et non de contrainte. Or comment être motivés dans un quelconque investissement personnel si tu sais que le conseil des maîtres ne débouche sur rien, qu'en fin de compte, il n'a pas de caractère décisionnel et que finalement c'est une instance sans réel pouvoir.
A partir du moment où tu responsabilises quelqu'un, il est évident qu'il donnera plus facilement le meilleur de lui-même que si tu l'infantilises ou si tu n'accordes que peu d'intérêt à ce qu'il fait.
Enfin, c'est une conception différente de celle que tu veux amener dans le fonctionnement de l'école 
Commentaire n°11 posté par Dedel le 03/11/2008 à 17h35
Je me surprends à garder la même intensité de réaction quand je lis les leçons (mal) récitées par nos collègues syndiqués.
Je devrais être habitué, ne rien attendre de particulier (dans le sens d'original)... Ben non! Cette propension  à prendre les gens pour des truffes continue à éveiller en moi de l'indignation.
@ Denis:
Les propos du député sont dans la ligne de gouvernance actuelle, démagos(manque d'esprit collectif, de résultats... dus à l'absence de statut, présidence du CA par charisme...etc), insidueux (nombre trop important d'écoles, future responsabilité de la carte scolaire, évaluation des collègues...etc ).  
Sauf à ne se positionner que sur le plan politique (donc arbitraire) en quoi les propos du député sont-ils plus ou moins démagos, insidieux que ceux de nos représentants syndicaux?
Quand tu dis:
La réalité au travers ces propos c'est la création d'un échelon HIERARCHIQUE intermédiaire qui lèsera les 3/4 des directeurs actuels (qui continueront à officier sous l'égide de super dirlo?), c'est une évolution à peine discrète vers le système anglo-saxon de recrutement contractuel (y compris des enseignants car si, comme par hasard, la formation initiale s'aligne sur ce modèle, il ne faut pas oublier la suite de la 'chanson')
On n'est pas dans l'insidieux, le démagogique?

@ dédel,
Relis les propos de ce député. Ils ont le mérite de la franchise. Bien sûr faut lire entre les lignes.  
Et c'est toi, ou le SNUipp qui va nous faire la lecture" entre les lignes"?
Nous on est trop c...?

Le gros souci c'est que vos engagements vous aveuglent. Vous n'êtes pas en mesure de penser l'école autrement qu'à travers le prisme d'un syndicat fantasmé (là aussi pour quelqu'un de raisonnable il y aurait un sérieux constat à faire). 
Vous êtes incapable de prendre en compte la réalité de notre fonction, comment pouvez-vous avoir des propositions?
• le protocole ou le Conseil de Maître décisionnaire...

Comment sortir de telles phrases dédel?
Eh bien, vois-tu, moi je ne vois pas les choses de cette façon. Je pense que les collègues adjoints doivent être respectés un peu plus car ils font leur boulot tout autant que les directeurs.
>Qui compare les boulots, nous disons que nous ne faisons pas le même. Que de continuer à le faire croire fragilise l'école.

Simplement, ils ont besoin de motivation et non de contrainte.
>20 ans de perte de pouvoir d'achat!

Or comment être motivés dans un quelconque investissement personnel si tu sais que le conseil des maîtres ne débouche sur rien, qu'en fin de compte, il n'a pas de caractère décisionnel et que finalement c'est une instance sans réel pouvoir.
ça c'est de la flûte. Il n'existe aucune instance décisionnaire sans un "président", un "secrétaire général"... Qui n'ait un pouvoir propre, une responsabilité individuelle et une reconnaissance institutionnelle.

A partir du moment où tu responsabilises quelqu'un, il est évident qu'il donnera plus facilement le meilleur de lui-même que si tu l'infantilises ou si tu n'accordes que peu d'intérêt à ce qu'il fait.
C'est pourtant ce que vous faites avec les dirlos! (voir article précédent sur DEL)

Le rôle prépondérant de la direction d'école sur l'efficacité des établissements est acté par toutes les études qui ont été pratiquées dans le domaine.
Si vous n'avez pas peur d'ébranler vos "convictions", dans le café pédagogique:
http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/laclasse/Pages/2008/96_DeborahNusche.aspx

PS: l'avis en entier (http://www.assemblee-nationale.fr/13/budget/plf2009/a1199-tV.asp). 
Commentaire n°12 posté par stephan le 04/11/2008 à 11h24
"Tu ne parleras plus de "groupuscule"."

Si tu souhaites insinuer qu'avec une élection "à la soviétique" ou avec des résultats dignes d'une république bananière ou, plus gentiment, avec des résultats cubains, cela changera quoi que ce soit, libre à toi !

Au fait, quand tu en auras fini avec  ta critique du rapport Reiss, peut-être répondras-tu aux questions ci-dessus !

Merci et à bientôt !
Commentaire n°13 posté par Henri le 04/11/2008 à 13h04
On peut aussi penser qu'il manque dans les écoles un coordinateur pédagogique qui aurait du temps pour synthétiser, mettre en forme, relancer les projets pédagogiques de l'école. Une personne ressource apte à impulser parfois et surtout aider à la mise en place de projets de cycle ou d'école. Personne ayant le temps , la compétence et l'autorité aussi pour développer le travail d'équipe dans l'école. Le bâton ou le fouet ne sont pas forcément indispensables. C'est ce qui manque aujourd'hui dans nombre d'écoles entre des adjoints focalisés sur leur classe et l'adjoint-dirlo-homme -à -tout -faire qui gère l'urgence en négligeant sa propre classe le plus souvent. Réalité de terrain.
Commentaire n°14 posté par shadow le 04/11/2008 à 14h49
@Henri
Sans vouloir m'immiscer dans le débat que tu as avec Dedel, permets-moi de te faire part de mon étonnement devant ce que tu as écrit :

"une élection "à la soviétique" ou avec des résultats dignes d'une république bananière ou, plus gentiment, avec des résultats cubains"

Que veux-tu dire ? Non, en France, on n'a pas le droit d'utiliser ces mots pour qualifier les élections professionnelles.
Sous-entends-tu que les élections sont truquées ? Qu'elles n'ont aucune signification ? 
Ce manque de considération des collègues m'étonne de toi. Tu te rends compte ? ça voudrait dire que plus de 300 000 enseignants sont bernés !
On peut penser aussi que tu considères que les militants, les adhérents, les candidats à cette élection se font manipuler ou qu'ils manipulent tout le monde. C'est grave ce que tu affirmes.
Je pense que tes propos ont dépassé ta pensée. Je ne me l'explique pas autrement. 
Commentaire n°15 posté par Cedric58 le 04/11/2008 à 17h56
@Henri
Sans vouloir m'immiscer dans le débat que tu as avec Dedel, permets-moi de te faire part de mon étonnement devant ce que tu as écrit :

"une élection "à la soviétique" ou avec des résultats dignes d'une république bananière ou, plus gentiment, avec des résultats cubains"

Que veux-tu dire ? Non, en France, on n'a pas le droit d'utiliser ces mots pour qualifier les élections professionnelles.
Sous-entends-tu que les élections sont truquées ? Qu'elles n'ont aucune signification ? 
Ce manque de considération des collègues m'étonne de toi. Tu te rends compte ? ça voudrait dire que plus de 300 000 enseignants sont bernés !
On peut penser aussi que tu considères que les militants, les adhérents, les candidats à cette élection se font manipuler ou qu'ils manipulent tout le monde. C'est grave ce que tu affirmes.
Je pense que tes propos ont dépassé ta pensée. Je ne me l'explique pas autrement. 
Commentaire n°16 posté par Cedric58 le 04/11/2008 à 17h56
...un chef pour les contraindre, n'est-ce pas ?

Inutile de caricaturer, mon propos ne dit rien de cela. Entre le CM décisionnaire où l'on frise le ridicule, en tout cas l'inexistant, et le directeur capo, il y a simplement la possibilité d'un directeur qui connaît le terrain et qui peur faire avancer les choses autrement qu'avec sa santé et sa volonté !
Ce que je constate, c'est l'absence de réponse cohérente de la part du Snuipp , et c'est dommage, concernant l'évolution de mon métier, rien, netra !
Commentaire n°17 posté par Ewen le 04/11/2008 à 20h53

Stephan : « Cette propension  à prendre les gens pour des truffes continue à éveiller en moi de l'indignation ».

D'accord avec toi ce n'est même pas insidieux, c'est très clair : "Plus de deux tiers des écoles publiques ont entre 1 et 5 classes.Quel sens y aurait-il à donner un statut aux directeurs de telles écoles ? »
 
Les 2/3 des collègues concernés  jugeront sereinement...La réalité c'est que nous irons vers des regroupements qui n'auront aucun sens(3 x 5, 4x4...) mais c'est surement de l'extrapolation...

« Quant au directeur de l’EPEP, il exécuterait les délibérations du conseil d’administration.(NB où les enseignants sont minoritaires)

C'est une nette avancée  face au  CDM actuel et très interessant pour la soi disant liberté pédagogique-lol-

….L’EPEP serait un extraordinaire facilitateur dans la gestion des emplois contractuels……., ainsi que dans la gestion de la carte scolaire

Sans commentaire car effectivement ce n'est pas insidieux!Si tu en veux d'autres...

NB: Moi, non syndiqué(mais çà ne devrait pas tarder vu la mentalité ambiante, je vous rassure), ce qui m'indigne c'est votre propension à perdre tt jugement pour taper sur  les syndicats(à raison peut-être hier mais aujourdh'ui?)

                                                 Den... Si(mon)


Commentaire n°18 posté par Densi le 04/11/2008 à 22h45
Qui tape sur qui ? les syndicats non seulement les syndicats ignorent une partie de la profession ( les dirlos) mais en plus la diabolisent en faisant passer ses membres pour d'horribles tyrans n'ayant qu'une aspiration: avoir plus de pouvoir pour taper encore plus fort sur de gentils adjoints bridés dans leurs initiatives pédagogiques par la personne honnie du directeur. Faut oser!

  Je ne me considère pas comme un (petit) chef, j'aime ma fonction de dirlo, je voudrai pouvoir l'exercer dans de meilleures conditions au bénéfice de mon école et je ne suis pas d'accord avec celles et ceux qui veulent que rien ne change afin d'en tirer les bénéfices.
Commentaire n°19 posté par shadow le 05/11/2008 à 08h18
@ Cédrix58 !
Ma réponse à Dédel (volontairement provocatrice !) souhaitait pointer le fait qu'un résultat "majoritaire", pour faire la nique à un "groupuscule" n'enlevait rien au fait que l'immobilisme, le statu quo demeurait et ce depuis longtemps ! Comme si le résultat d'une élection qui accorderait à un camp une majorité contre un autre pouvait faire bouger les lignes ! Nous nous en serions aperçus depuis longtemps, non ?
il n'en est rien : Dédel ne nous a toujours pas soumis sa "vision" de la direction ou mieux des directeurs d'école en réponse au rapport Reiss.
Celui-ci pointe quand même des éléments, certes connus, mais bien inquiétants : entre autres, l'incapacité, reconnue par bon nombre de partenaires, de mettre en place réellement une politique des cycles par manque de pilotage, de maîtrise des énergies et des volontés, capacité ou pouvoir d'un responsable (qui ne saurait être l'IEN...)
On peut toujours continuer à s'aveugler ou à entonner le chant des sirènes...
Ce que dit aussi Ewen à sa façon :
"un directeur qui connaît le terrain et qui peut faire avancer les choses autrement qu'avec sa santé et sa volonté !"
Reste que cette "idée" (ou poncif, ou idée mais reçue...) de "directeur capo" sent quand même la redite, et l'absence d'argumenation ou une vision des collègues directeurs particulièrement négative.
Pas flatteur pour eux, non ?
Commentaire n°20 posté par Henri le 05/11/2008 à 10h48
On le sent bien, à lire les arguments des "anti-EPEP", le problème c'est le statut du directeur.
Ce dernier deviendrait un "p'tit chef". Un intermédiaire hiérarchique entre l'IEN et les adjoints.
En disant cela, on comprend que l'autorité de l'IEN est admise. Pourtant, qui ne connaît pas d'IEN qui jouent au "p'tit chef" ? Et tout le monde semble l'accepter.
Naturellement, à la vérité, chacun sait bien que l'IEN ne joue aucun rôle dans l'école. A part le directeur, qui a le plus à traiter avec lui ?
Les adjoints s'en accommodent d'autant mieux qu'ils ne le voient qu'une heure ou deux une fois tous les 3 ans au mieux. Alors, un "p'tit chef" comme ça, je comprends que ça convienne à tout le monde. Et aux syndicats en premier lieu qui se satisfont très bien de l'absence de contrôle voire d'autorité à l'école.
Cette situation ne me semble pas saine. Elle est la porte ouverte à toutes les dérives. Qui ne connaît pas de collègues qui en profitent (retards, services bâclés ou pas faits, travail pris à la légère...).
Quelle société, entreprise ou administration fonctionne sans responsable ayant réelle autorité sur les employés ou salariés ? A part l'école primaire publique, je n'en vois pas.
N'est-il pas temps de cesser cette démagogie et de dire, bien haut et bien fort, que l'école aurait probablement de meilleurs résultats si elle était mieux "managée".
Je pense que ce serait adopter une attitude responsable que d'admettre que certaines vérités présentées dans le rapport REISS sont exactes (le travail en cycles, par exemple mais aussi l'effet chef d'établissement...). Et si nous, directrices et directeurs ne le disons pas, qui le dira ? Certainement pas nos syndicats qui font preuve d'une très grande irresponsabilité dans ce domaine comme dans d'autres.
J'ai bien conscience que mes propos peuvent choquer et que je risque d'être cataloguée de "réac". Peu m'importe. L'expérience de directrice m'a convaincue d'une chose : l'école (les enfants) a besoin d'un vrai responsable sur le terrain et non à la tête d'une circonscription. Appelons-le comme on veut : chef, p'tit chef, ou directeur mais il doit disposer d'un pouvoir hiérarchique pour être vraiment reconnu et accepté.
Commentaire n°21 posté par Hélène Leroy le 05/11/2008 à 11h05
@ Den... Si(mon)

 Pourquoi les "regroupements" n'auraient-ils pas de sens?
On remarque, à juste titre, combien les enseignants ont contribué à construire des structures "mutualistes" efficaces (MGEN, MAIF, CAMIF, MAE, OCCE...).
Pourquoi n'y aurait-il pas avantage à mutualiser les moyens dans les écoles?
C'est ce que démontrent les RPI, non seulement dans le domaine scolaire mais aussi dans celui de l'aménagement du territoire.
Il existe grands nombres de "groupes scolaires" qu'il serait facile de fusionner pour retrouver des écoles primaires...

On peut lire (si on s'en donne la peine):
Dans le primaire : lier le bénéfice du statut de directeur à la mise en place d’établissements publics d’enseignement primaire.

● Renforcer l’autorité pédagogique et l’évaluation des directeurs d’école

Le rapporteur estime que le recrutement des directeurs d’école sur liste d’aptitude peut être maintenu, à condition de prévoir les ajustements nécessaires destinés à renforcer leur autorité pédagogique sur leurs collègues professeurs.

L’évaluation de l’école serait conduite par l’inspecteur d’académie et porterait sur le projet d’école

Il parle DES directeurs des écoles, ensuite vient la création des EPEP quand les conditions le permettent.

Je continue de dire que, pour l'instant (je prends des précautions), c'est l'ensemble des dirlos qui serait reconnu.

Et je confirme, j'assume, qu'il serait beaucoup plus efficace que je puisse recruter l'AVS-I plutôt que de m'en remettre au rectorat où au collège.

Donc, j'insiste, on est bien dans l'insidieux et pas dans le pragmatisme, même pas dans la vision, le projet.
On reste dans le rejet.
Or, cette attitude n'est pas payante, il n'y a qu'à regarder ce qui se passe dans nos écoles.

Bien sûr qu'il ne faut pas être dupes, mais tant qu'il y aura matière à faire bouger les lignes il faut rester présents.

PS: Quant au directeur de l’EPEP, il exécuterait les délibérations du conseil d’administration.(NB où les enseignants sont minoritaires)
>insidieux.
Dans n'importe quelle structure, conseil, un président, un secrétaire général... avec des responsabilités et des pouvoirs propres, exécute les délibérations d'un CA, d'un bureau...
Et au nom de quelle démocratie les enseignants devraient-ils être majoritaires dans le CA (le conseil pédagogique leur appartenant)?
Sommes-nous majoritaires dans les CE?
La règle des 1/3 pour chaque partenaire et la présence de non-enseignants et parfaitement légitime. 
...Et que fait le dirlo aujourd'hui?

 
 
Commentaire n°22 posté par stephan le 05/11/2008 à 11h14
Hélène "On le sent bien, à lire les arguments des "anti-EPEP", le problème c'est le statut du directeur.Ce dernier deviendrait un "p'tit chef". " Là franchement tu n'as rien compris au film...Pas besoin de statut pour jouer au p'tit chef si tu en as envie. C'est le fonctionnement  même de l'école qui est en jeu(regroupements foctionnels-pour faire le nombre quelque soit les entités- plus que naturels(école primaire) et carte scolaire-on relarlera des mternelles!!!- , CA et exécution des délibérés, autonomie des projets et des budgets et des recrutements puis à court terme décentralisation communale(ou agglo)...etc. Une reconnaissance et une évolution de la fonction, oui mais pour tous les directeurs! Là si le texte lie EPEP et statut de certains directeurs(qui ne règle en rien celui des 3/4) c'est dans un tout autre but (et pas besoin d'arguments stériles du genre 'l'école aurait probablement de meilleurs résultats si elle était mieux managée" ou "l'absence de contrôle voire d'autorité à l'école"...)!
Commentaire n°23 posté par Densi le 05/11/2008 à 11h53
Je voudrais donner mon avis, je suis directeur de 17 classes
La création des EPEP est-elle une bonne chose pour l'école?
Je pense que l'Ecole ne va pas bien. Chaque année les résultats , les compétences des enfants baissent. Dans mon école, ce sont les maîtres qui me le disent. Je pense que les études internationales correspondent au moins en partie à la réalité.
Or qu'a t-il été fait jusqu'ici? Des reformes vides de sens , des changements de programmes inappliqués (inapplicable?ORL par exemple).
Certains sont contre les EPEP par pur principe, notamment les syndicalistes. Ben oui ils ne veulent pas voir diminuer leur pouvoir.
Moi j'en ai marre d'une société , d'une Education Nationale où les syndicats disent non à quelque réforme que ce soit si ce n'est pas qui l'ont suggérée. J'en ai marre de ne pas pouvoir avance! J'espère bien être directeur d'EPEP même si je suis persuadé qu'il n'y aura pas que des avantages. Mais nom d'un chien, il faut bouger et cela va dans le bon sens. On ne dirige pas un navire sans un capitaine. Les directeurs veulent un statut , en voilà un qui n'est pas si mal.
Commentaire n°24 posté par chaitshi le 13/11/2008 à 11h10

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés