Lundi 1 septembre 2008
1
01
/09
/Sep
/2008
23:21
Ce lundi 1er septembre, Xavier Darcos participait à un « chat » organisé par « 20 minutes.fr ». Nous
retranscrivons quelques-unes des réponses du ministre à des questions le plus souvent relatives aux effectifs. Il faut dire que le nombre record de suppressions de postes (11 200) n’est pas
passé inaperçu… D’autant qu’on sait, dores et déjà, que ce record sera battu en 2009 !!!
Pour une meilleure compréhension, nous avons regroupé les questions selon les principaux thèmes abordés.
Suppressions de postes et effectifs
En calculant le nombre de profs et le nombre d'élèves, nous découvrirons des classes «surchargées» de 12 à 13
enfants... La réalité de terrain se situe à 22/26 élèves par classe ! Où sont affectés tous les profs «supplémentaires» ?
Pas loin de 30.000 professeurs ne sont pas devant élèves et 50.000 sont affectés aux remplacements en n'étant mobilisés qu'à 80%. C'est ce que
je veux faire évoluer.
Pourquoi vous et vos amis mentez à chaque fois sur le prétendu nombre de professeurs trop importants, je pense au
primaire notamment. En effet, en regardant les statistiques de l'INSEE on s'aperçoit qu'en France le taux d'encadrement est bien moins bon dans le primaire que dans d'autres pays tel que la
Finlande qui est un modèle pour bon nombre de personnes ! Les enfants sont de plus en plus insupportables et vous diminuez le nombre de professeurs, ni y a-t-il pas contradiction ?
Il n'y a aucun mensonge à dire que notre taux d'encadrement est bon. Je vous rappelle qu'en Finlande, la scolarité commence à 6 ans révolus. Je
vous conseille d'imaginer cette solution en France ! Je renvoie par ailleurs à ce que j'ai dit plus haut sur les effectifs comparés des élèves et des enseignants du premier degré.
Bonjour Monsieur le ministre, trouvez-vous normal d'avoir une classe de maternelle à 32 élèves ? Une classe a été
supprimée dans notre commune ce qui fait une à 32, trois à 30 et une à 26.
Ces chiffres paraissent élevés. Je ne connais pas le détail de chaque commune de France et c'est à l'inspecteur
d'académie qu'il faut poser cette question. Je rappelle que, globalement, nous avons perdu des élèves en primaire, finalement, et augmenté le nombre d'enseignants.
Quand le chiffre de la natalité atteint 2 pensez-vous préparer l'avenir en diminuant le nombre d'enseignants ou
jouez-vous à après moi le déluge ?
Nous ne gagnons pas d'élèves, bien au contraire. A cette rentrée, nous avions prévu 25.000 élèves de plus à l'école primaire. Nous en aurons 960
de moins. De même, au lycée, nous avions prévu 25.000 élèves de moins; nous en aurons 50.000 de moins. Notre direction de l'évaluation et de la prospective nous permet une très grande
prévisibilité, et nous adaptons chaque année nos recrutements à nos besoins. Il n'y a aucune raison de s'inquiéter: notre taux d'encadrement reste l'un des meilleurs du monde.
Réformes
Monsieur le Ministre, pourquoi dès qu'une personne occupe votre poste il ne peut s'empêcher de faire sa reforme
des programmes scolaires ? Il est vraiment Impossible de trouver des programmes pour 10 ans ?
J'ai surtout voulu simplifier car le taux d'échec à l'école primaire ne cesse de croître. J'espère que l'on n'y touchera plus.
Monsieur le ministre pour faciliter la mise en place d'activités de soutien et de pratiques culturelles pour le
samedi et le mercredi pensez-vous regrouper les écoles des petites communes ?
C'est une compétence des communes, qui le font déjà sous forme de regroupements pédagogiques
intercommunaux. Mais en effet, je suis très favorable à ces mutualisations qui permettent une offre mieux coordonnée et plus riche.
Revalorisation des enseignants du premier degré
Comment allez vous revaloriser les salaires des enseignants du primaire qui ont de l'expérience, qui font plus
d'heures que ceux du secondaire, et qui gagnent peu ?
La question de la revalorisation des professeurs du premier degré sera résolue; nous avons prévu déjà qu'ils accèdent à des heures
supplémentaires et nous revalorisons les indemnités liées à des sujétions spéciales.
Surenchères syndicales
Vous avez déclaré ne pas craindre les syndicats. En parallèle, les récents mouvements étudiants et lycéens (mais
aussi chez les cheminots) ont vu l'émergence ou le renforcement des syndicats "SUD".
Êtes-vous inquiet de l'importance que prend ce syndicalisme radical en réponse aux mesures du gouvernement, et ce
dès le lycée ?
En effet, les syndicats traditionnels nous indiquent la montée d'un maximalisme revendicatif et ils craignent que cela gêne le dialogue social
véritable et constructif. Ce phénomène est à inscrire dans une situation politique générale qui exige de notre part d'expliquer en prenant le bon sens de l'opinion à témoin.
Retour à la page
d’accueil