Dimanche 1 juin 2008
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Avec les premiers résultats du mouvement, il apparaît que les directions restent toujours aussi peu prisées par les enseignants du
1er degré. Les fameuses « avancées » conquises de « haute lutte » avec la signature du protocole en 2006 par le SE-Unsa n’auront pas réussi à
rendre un tant soit peu d’attrait à une fonction dont on dit et répète qu’elle est un véritable métier.
Les résultats qui nous parviennent de différents départements montrent, pour chacun d’eux, que les directions vacantes se comptent par dizaines.
Nous atteindrons, cette année encore, un score à 4 chiffres qui se situera probablement autour de 4 000.
Cette situation, sans nulle autre pareille, est dénoncée dans tous les rapports. Elle est connue de tous ceux qui occupent des responsabilités
de haut niveau à l’Education nationale, dans toutes les inspections académiques, les rectorats, dans chaque service du Ministère mais également par tous ceux qui ont occupé Matignon et l’Elysée
depuis des décennies. Rien n’y fait.
Les syndicats font mine, parfois, de s'en préoccuper surtout les années concernées par les élections professionnelles. Mais force est
de constater que leur réaction n’est que « parole verbale » et que cette dernière est bien molle.
Ainsi, pour exemple, la déclaration du SNUipp 28 (Eure-et-Loir)
Direction d’école
Le premier constat, c’est qu’il y a autant de directions vacantes cette année que l’an dernier : 39.
Mais au-delà de ce constat, le malaise de la direction d’école persiste et le détail de ce mouvement
l’atteste.
Depuis de nombreuses années, nous réclamons du temps pour toutes les directions d’écoles et une augmentation du volume des
décharges actuelles.
14 écoles de 1 à 3 classes restent vacantes. C’est la preuve que ces écoles n’attirent pas.
11 écoles de 6 à 9 classes restent vacantes, c’est la conséquence directe de l’augmentation de la charge de travail et la non
prise en compte de cette difficulté.
Enfin, 6 écoles de 7 classes et plus restent vacantes, soit une augmentation de 50% !
Autre éclairage pour illustrer ces propos, 17 directeurs en poste, sur 36 qui participaient au mouvement, ont souhaité redevenir
adjoint et 10 ont obtenu satisfaction.
On assiste de plus en plus à un turn-over qui montre l’usure liée à la fonction. Il est plus que temps de donner des réponses
concrètes, répondant à l’attente des collègues pour stopper ce dysfonctionnement.
Du temps pour la direction d’école, c’est ce que les collègues ont le plus besoin et c’est l’une des demandes du SNUipp dans le
cadre de la mise en œuvre du nouveau calendrier scolaire.
On le voit, si le constat est dressé, la réponse n’est pas appropriée. En effet, n’hésitons pas à le dire : il s’agit d’une véritable
catastrophe dont on ne mesure pas suffisamment les effets destructeurs.
D’abord pour l’école publique française qui subit de plein fouet les coupes budgétaires drastiques et qui ne fournit pas les résultats qu’on est
en droit d’attendre d’elle.
Ensuite pour les directeurs qui se démobilisent, usés par les charges de plus en plus lourdes que leur impose l’administration. Directeurs qui
n’ont pas les moyens d’optimiser le fonctionnement de l’école et qui n’ont d’autre choix, hélas, que de la laisser se détériorer au fil des ans.
Enfin, par voie de conséquence, pour les élèves qui subissent les contrecoups des mauvais coups portés à l’école au travers de ses personnels en
manque de considération morale et financière.
Il est urgent de prendre le problème à bras le corps et d’y apporter des solutions durables. Il est urgent que les syndicats s’intéressent enfin
à cette profession qui ne peut plus accomplir les missions qui lui sont assignées. Il est urgent que les pouvoirs en place accordent reconnaissance statutaire à cette catégorie de fonctionnaires
dévoués au service public.
Oui, il est urgent d’agir !
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C'est TOUS ENSEMBLE que nous devons attirer l'attention du ministère si on veut avoir plus d'impact. Attention d'éviter les divisions stériles lues dans les commentaires du précédent article. Restons crédibles.
Tu ne serais pas un peu curé, pasteur, imam ...
Ton discours, toujours le même : aimons-nous les uns les autres, embrassons nous mes frères, etc , etc ...
Tu ne vois pas que tu es à côté de la plaque ?
Tu prends continuellement le problème à l'envers, ce n'est pas aux dirlos d'aller dans le sens des syndicats, surtout du tien mais plutôt aux syndicats d'aller dans le sens des dirlos.
Les élus des syndicats sont des représentants du personnel avant tout, de tout le personnel et ils ne sont pas élus seulement par ceux qui sont syndiqués.
Encore un exemple pour te prouver que vous vous fichez bien des dirlos. J'ai reçu un 4 pages syndical aujourd'hui. Rien sur les dirlos, juste 4 petites lignes sur le projets de miettes des 60h attribuées aux enseignants chargés de la direction!!!!
Par contre, allons-y à tour de bras sur le conseil des maîtres souverains !!! comme si on était revenu au temps de la royauté !!!