Liste des députés favorables au statut de directeur d'école
La nouvelle Assemblée Nationale compte 45 députés réélus ayant appuyé notre demande d'un statut de directeur d'école sous la précédente législature.
1 PC
3 UDF - maj. présid.
19 PS
21 UMP
1 Divers Droite
Rapport OCDE
(Jean-Pierre Obin, IGEN)
1ère partie
2ème partie
La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante :
http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp
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Il nous reste beaucoup à faire pour l'obtenir... ce STATUT
Un collègue nous a transféré une partie des discussions que l'on retrouve ces derniers jours sur la messagerie IA 59. Nous n'avons
retenu que quelques extraits que nous avons regroupés pour une meilleure compréhension. Les inter-titres sont le fait de notre rédaction.
Du bon usage de la messagerie...
Tout commence par un communiqué du syndicat @venir écoles qui indique pourquoi il ne prend pas part à la grève du 15 mai 2008. Immédiatement, une première réaction fuse. Non
pas pour commenter cette prise de position mais pour fustiger l'utilisation de la messagerie. Puis, c'est l'enchaînement...
Collègue A :
Bonjour, Pourquoi envoyez-vous un message syndical à
partir d'une boite mail d'école ?
Collègue B :
Il y a encore des directeurs qui ont bien du
temps pendant la classe !!!
Collègue C :
Bonjour, moi je suis directeur non
déchargé, je fais classe d'abord, la direction hors temps de classe et je n'envoie pas de mails ni administratifs, ni de syndicats à 11 h 02 min !
Message envoyé à 6 h 45 et j'attends que les syndicats (tous) défendent mieux les directeurs et directrices.
Réponse du secrétaire du syndicat @venir écoles :
Je suis déchargé à 100 % ; de plus, nous ne
possédons pas de bureau particulier pour notre syndicat.
Bien à vous.
De la représentativité des syndicats...
Communiqué d'un délégué du SNUipp 59 qui demande aux directeurs de "diffuser auprès de leurs collègues" la lettre de Gilles Moindrot au Premier ministre.
Extrait : Comment comprendre, par exemple, que vous
souhaitiez « l’existence de syndicats forts et représentatifs » et que les organisations syndicales du premier degré qui représentent plus de 85% des voix aux élections professionnelles soient
écartées de toute discussion approfondie au sujet des programmes d'enseignement?
Collègue D :
C'est avec intérêt que
j'ai lu le courrier que vous avez envoyé à Monsieur Fillon.
Ce jeudi, je serai gréviste, tout simplement parce que la politique de notre ministre de tutelle va à l'encontre de mes convictions et qu'il existe de graves menaces sur la qualité du service
public d'enseignement.
Cependant, un détail me choque. Je vous cite : " Comment comprendre, par exemple, que vous souhaitiez « l'existence de syndicats forts et
représentatifs » et que les organisations syndicales du premier degré qui représentent plus de 85% des voix aux élections professionnelles soient écartées de toute discussion approfondie au sujet
des programmes d'enseignement ?". Je suis tout à fait d'accord avec vous. Cependant, vous appliquez les mêmes méthodes que notre ministre
quand vous refusez d'écouter les 93 % des directeurs d'école qui réclament un statut.
Il y a dans votre démarche quelque chose qui
m'échappe et une certaine incohérence qui me saute aux yeux. C'est avec un intérêt certain que je lirai la réponse à ce courrier.
Collègue E :
C'est pour ma part bien envoyé et je prône le fait que la responsabilité de la direction d'école mérite une bien meilleure attention de
tous car il s'en faut de peu que nombre d'entre nous se lasse...
Collègue F :
On fait dire ce que l'on veut aux
chiffres...
Pour arriver à "plus de 85 % des voix", le SNUipp comptabilise les suffrages obtenus par les 4 premiers syndicats du premier degré :
SNUipp
45.05 %
SE-UNSA 24.56 %
FO 7.79 %
SGEN 7.74 %
Total 85.14 %
Or, en 2005, le taux de
participation était de 61.22 % (en recul de 5.68 % par rapport aux élections précédentes de 2002).
85,14 % (de voix) sur 61,22 % (de votants) ça ne représente que 52,12 % des enseignants du 1er degré...
52 %, pas mal... oui, mais à peine plus de 1 enseignant sur 2... pour l'ensemble des 4 syndicats arrivés en tête, c'est peu. Et, on est loin des 85 % !!!
Collègue G :
Lors d'une élection, politique ou syndicale,
on calcule la représentativité sur 100% des gens qui se sont exprimés ...
Ceux qui ne votent pas ou s'abstiennent prennent la responsabilité de leur "non-expression".
Sauf à ce que les règles électorales de notre pays aient été récemment modifiées, notre système démocratique actuel est fondé sur ce principe.
Et je suis pourtant loin de partager les points de vue du SNUIPP !!!
Réponse du délégué du SNUipp :
Le document que le SNUipp vous a envoyé est un courrier UNITAIRE (dommage que le SNU soit le seul ou presque à l'avoir transmis aux collègues,
d'où l'erreur de jugement que vous semblez faire). Le SNU ne trompe personne en avançant 85% des voix : le 85 représente bien tous les syndicats signataires et le 85% des voix, ça dit juste
ce que ça veut dire : 85% des exprimés. Il n'y a là pas tromperie sur la marchandise...
Par contre, sur la participation, je suis bien d'accord, elle est en baisse : c'est mécanique depuis que le vote individuel par correspondance a été mis en place : avant on votait dans toutes écoles (ou presque), ça prenait 10 minutes au directeur (+ le temps pour poster l'enveloppe) et la participation était énorme.
Depuis, à chaque élection, le vote par correspondance s'étend (chacun reçoit le matériel de vote chez lui, le pose, le jette par erreur, se dit
qu'il a le temps et puis oublie, ne reçoit rien et ne le dit pas, etc.) et l'abstention gagne. Pensez aux élections "CAMIF" ou "MGEN" : plus près des 15 % les bonnes années !!
Moins il y a de votants, tant que le quorum est atteint, et plus nos dirigeants sont contents... Ils ont face à eux des organisations affaiblies.
Faut-il leur jeter la pierre ou
plutôt tout faire pour que nos collègues participent (pour qui ils veulent) à ces élections pour faire élire leurs délégués du personnel ?
De l'utilité d'un statut pour les directeurs...
Le même délégué du SNUipp ajoute un post-scriptum à son message :
PS : concernant le statut, étudiez celui des
chefs d'établissement, le seul qui pourrait nous être appliqué : pour moi, c'est non. Quant à penser que ce gouvernement (ou tout autre d'ailleurs) pourrait nous accorder "tous les avantages"
d'un statut "sans contrepartie" : qui peut sérieusement le croire ?
Du temps, de la considération, des moyens (pas que financiers) : alors là, tout à fait d'accord. Mais c'est ensemble qu'il faut l'exiger, et comme tous nos collègues qui écrivent "moi je suis
enseignant d'abord, la direction ça vient après", alors c'est tous ensemble, adjoints et "enseignants directeurs" que nous devons faire avancer ce dossier qui n'a que trop duré.
Si nous étions à la recherche de voix (voir plus haut), je ne dis pas "par démagogie" parce que je respecte tous mes collègues qui pensent tous honnêtement qu'un statut pourrait régler nos
problèmes, il nous serait facile de dire "nous voulons un statut", sans argumenter.
Rappelez-vous le "samedi matin" : en début d'année, 75% des enseignants étaient POUR la suppression du samedi matin. Le SNUipp a exigé la mise en place de rencontres avec le ministère, a
travaillé à expliquer, à argumenter.
En mars de cette année, 78% des enseignants étaient CONTRE la signature du protocole ! La FCPE qui était pour vient de voter contre en Congrès.
Dommage que d'autres aient signé quand même.
Collègue H :
Lorsque je lis :
"moi je suis enseignant d'abord, la direction ça vient après", je me dis que le combat de la considération n'est pas gagné d'avance : pouvons-nous réclamer une quelconque reconnaissance de notre
fonction si nous ne la respectons pas nous-même! Enseignant, bien sûr, et AUSSI, EN PLUS (et pas après !), directrice ou directeur. Et tous autant que nous sommes savons bien ce que nous coûte ce
PLUS, en temps, en débauche d'énergie...
Réponse du délégué du SNUipp :
Tu as raison, je me suis mal
expliqué.
Je voulais dire que je suis enseignant d'abord parce que répondre au téléphone durant la classe : non. Je prends le téléphone, je vais en réunion, je fais la paperasse après la classe (en terme
de temps, pas de priorité)
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Oui, la direction d’école est un métier à part entière. On peut plus ou moins bricoler avec cette fonction, mettre en avant la direction d'école ou l'enseignement, le problème est toujours le même, celui d'un état qui fait des économies sur tous les grands axes des acquits sociaux, la santé, l'éducation, la culture... Un état dans une pure logique du capital...
Ne pas reconnaître le "métier" de directeur d'école, c'est l'amputer d'un gouvernail, d'une "direction" à prendre, c'est ne pas reconnaître l'école toute entière et accepter qu'elle tourne sur une patte... qu'elle tourne en rond... c'est la politique de l'autruche et du faire semblant...
Poudre aux yeux, démagogie, anti fausses vraies réformes...
Que ce soit les directeurs ou les enseignants et même si on leur donne peu de moyens, ils savent faire... ils savent faire avec peu... peu de considération des politiques à leur égard, peu de considération du grand public manipulé par les médias, peu de considération de notre hiérarchie...
On sait faire, s'engager et prendre des risques... Car il faut être conscient que l'école porte à bout de bras l'ampleur d'une énorme crise sociale depuis des décennies...
Oui, l'école arrondit les angles, entretient un minimum de dialogue social, sème encore un peu d'espoir et amène un peu plus loin des enfants des enfants qu'elle accueille parfois avec beaucoup de manques...
On nous reproche toujours ce qu'on ne fait pas, on n'évalue pas ce qu'on répare... La France est le seul pays qui n'a pas fait d'études statistiques sur l'impact du chômage et de la réussite scolaire.
Devant la dégradation du corps social en général et la montée du seuil de pauvreté, et cela les statistiques peuvent plus ou moins le nier, cette dégradation frappe chaque jour à notre porte.
Il faut arrêter de comparer les élèves européens entre eux, selon une norme de réussite et plutôt comprendre à quel niveau (langage, socialisation, éducation...) on accueille un enfant en maternelle, dès deux ans, et quelle réelle trajectoire on lui fait parcourir.
Même si en fin de parcours (le bac), sa réussite reste médiocre, a-t-on pensé aux progrès qu'un élève a faits par rapport à ses difficultés de départ et non par rapport à une norme de réussite ?
Le problème de reconnaissance du statut de directeur d'école, mais je préfère parler du "métier" de directeur d'école, n'est que la face visible de l'iceberg...
L'Education Nationale fonctionne sur une dynamique de culpabilité.
Ecartelé entre ma direction d'école et ma classe, j'ai toujours l'impression de ne pas en faire assez... Et c'est pareil pour les enseignants devant leurs élèves de plus en plus difficiles à motiver, à captiver...
Cette arme est celle d'un pouvoir qui divise pour mieux régner et qui dresse les corporations entre elles... Impossible pour l'Etat de donner de l'autonomie aux directeurs d'école : on ne sait jamais...
Arrêtons de nous laisser bercer avec le faux mythe de la liberté pédagogique : qu'en reste-t-il de cette liberté quand autant de contraintes d'évaluation et de réformes contradictoires nous submergent ?
Il est terrible de constater que toutes les institutions et services publics aujourd'hui fonctionnent sur le même schéma : on se culpabilise de consommer trop de médicaments, de médecin, de rouler trop vite pour aller au travail, d'être chômeur, d'avoir un emploi stable, de consommer trop ou pas assez, de mal trier ses déchets, de polluer la planète...
Pendant ce temps, une élite politique qui nous coûte cher, installe tranquillement un pouvoir de plus en plus tyrannique faisant payer au peuple l'incapacité des élus à gérer une économie avec un emploi digne pour chacun et une économie forte.
Réclamer un statut de directeur d'école est un enjeu de poids dans l'évolution future de l'école.
Que la politique étouffe ou accepte cette nécessité, je pense qu'elle s'affirmera d'elle-même un jour et que la crise, en s'aggravant, nous place à nouveau devant une révolution à faire. Une révolution contenue pour l'instant par notre dialogue avec les parents et notre combat pour faire progresser les enfants. Jusque quand ?
Dominique SAMPIERO
Monsieur le
Ministre,
Les tâches et les responsabilités liées à la
direction et à la vie de l'école ont considérablement augmenté et se sont
complexifiées du fait de l'évolution du fonctionnement des
écoles.
La nouvelle organisation de la semaine
scolaire, l'année prochaine, et la mise en œuvre des stages de remise à niveau
accentuent les responsabilités et la charge de travail exigées des
directeurs.
Face à cette situation, les directeurs et
directrices d'école expriment de plus en plus souvent leur malaise devant ce
qu'ils ressentent comme un manque de considération et une marque de mépris de
leur rôle dans l'école.
De plus, l'incertitude
qui existe concernant le renouvellement à terme des contrats aidés en charge de
l'aide administrative et l'absence de perspectives en ce qui concerne la
création de postes statutaires est vécue
comme un élément perturbateur dans les écoles.
La mise en œuvre, dans certains départements,
de la nouvelle gestion des moyens a pour conséquence une diminution de la
quotité de décharge de direction alors que l'importance des tâches est
croissante. Les réunions d'équipes pédagogiques ou éducatives, les relations
avec les parents d'élèves, l'implication dans la scolarisation des élèves en
situation de handicap, les structures nécessaires comme les RASED qui sont
exclues du périmètre d'attribution des moyens pour assurer les tâches liées à la
direction sont pourtant autant d'éléments qui justifieraient le maintien des
volumes de décharge.
L'école est au carrefour des préoccupations
des enseignants et des familles. Le directeur d'école est l'organisateur,
l'animateur et le régulateur d'une équipe de plus en plus large mobilisée au
service de la réussite de tous les élèves.
L'absence de réponse de votre ministère sur ce
dossier particulier est incompréhensible. Elle affecte les directeurs et
directrices d'école.
Par ailleurs, vous avez affirmé que "
l'application de ces dispositions (concernant la réutilisation des heures
supprimées le samedi matin) aux directeurs d'école fera l'objet d'un examen
particulier ".
C'est pourquoi nous avons l'honneur de solliciter l'ouverture de discussions pour aborder, le plus tôt possible, l'ensemble de ces questions.
Gilles Moindrot, secrétaire national du SNUipp
Henri, j’ai du mal à te suivre dans les méandres de ta pensée. Tu parles «de dernière illumination venue du SNUipp ». Tu dis « on croit rêver à moins que l’on se moque de nous»…
Je n’ai pas le temps de rechercher, mais il me semble bien que tu n’en es pas à ta première critique des syndicats et notamment du SNUipp sur le sujet de la direction (si ce n’est pas toi, alors, je te demande de bien vouloir m’en excuser). Extraordinaire : on n’évoque pas le problème (réel) des directeurs et c’est forcément assimilé à de l’anti-directeurs… On essaie de porter le débat auprès du ministre et c’est assimilé à de la récupération en vue des élections professionnelles. Ne peux-tu admettre qu’il y ait sincérité dans les déclarations et les actes des uns et des autres ?
Tu sais bien, Henri, que le sujet majeur des élections professionnelles ne se résumera pas au dossier de la direction d’école. Un syndicat responsable ne peut pas s’arrêter au corporatisme dans le but d’avoir des voix. D’ailleurs, ce serait contre-productif car les directeurs ne sont pas majoritaires dans l’électorat des syndicats.
Il y a tant de problèmes majeurs qui touchent les collègues actuellement : les suppressions de postes, les programmes, la modification des horaires, le soutien, les stages de remise à niveau sans oublier les retraites… Tu vois, c’est surtout sur notre capacité à nous faire entendre sur tous ces problèmes et à mettre la pression sur le pouvoir en place que nous attendent tous les collègues quelle que soit leur fonction dans l’école.
Cédric & Dédel...
C'est ce que
nous faisons déjà au SE. Comme toi, cher collègue du SNUipp, nous ne pensons
pas que le statut soit la réponse qui réglerait le problème de la direction
d'école.
Vous ne pensez pas ?????
1-la seule chose qui
est sûre et certaine, chers Laurel & Hardy, c'est que ni vos revendications
ni votre stratégie n'ont réglé quoi que ce soit!
Au contraire, ça
empire (enquête MGEN, Autonome, rapport de la DESCO...)
2- 93% des dirlottes
et dirlos, chers Abbott & Costello, réclament la reconnaissance de leur
métier par un texte juridique clair: un statut.
Autant il est légitime de "penser", autant il est malhonnête d’imposer.
Un statut est un ensemble de textes qui régit un
métier.
La question à laquelle vous devez répondre c’est dire
si oui ou non directeur d’école est un
métier.
93% de ceux qui le pratiquent le pensent.
Dernier petit truc, l’électoralisme se pratique surtout autour des élections...
Et ce n’est pas tant le nombre de dirlos qui
comptera (quoique... quand on voit le nombre de votants, si on se mobilise...)
mais bien notre influence dans les écoles.
Pas surpris que les mots directrices et directeurs refassent surface dans la prose syndicale.
@ bientôt.
Chers collègues
On sent bien les rivalités sous-jacentes à la vision qu’on a de la profession : métier reconnu par un statut ou fonction améliorée par des moyens conventionnels.
Manifestement, et ce n’est pas surprenant, l’incompréhension est impossible entre Stephan, Dedel et Cédric. Pourtant, vous permettrez au défenseur du statut que je suis, de vous dire qu’il ne sert à rien d’engager une discussion aussi vive sur ce sujet.
J’ai l’habitude de l’écrire sur ce site : en l’état actuel des finances de notre pays, nous ne pouvons que faire notre deuil du statut que nous réclamons à 93 %. Je l’ai déjà expliqué (relisez mes précédents commentaires), un statut nécessiterait un budget très important que le gouvernement n’a pas les moyens de dégager en ce moment. Il ne suffit pas de reconnaître notre métier pour que nos conditions de travail s’en trouvent vraiment améliorées. Il faut, et de toute façon, ça va ensemble, que le statut soit accompagné de mesures qui coûtent forcément très cher surtout en création de postes pour l’amélioration des décharges. Le reste est accessoire en terme de budget.
Or imagine-t-on obtenir satisfaction dans ce domaine de création de postes quand on voit que le gouvernement ne revient pas sur ses décisions de supprimer 11 200 postes cette année, qu’il en annonce 19 000 autres l’an prochain alors qu’il est confronté à des grèves à répétition, à des manifestations importantes (près de 300 000 personnes dans la rue le 15 mai). C’est inenvisageable.
Et à supposer qu’il crée un statut à budget constant (légalement, ce n’est pas possible puisqu’un statut s’accompagne automatiquement d’une grille salariale particulière), on ne pourrait même pas être versés dans un corps de directeurs. Vous l’avez très bien montré dans l’article précédent.
Alors faut-il pour autant abandonner toute lutte ? Non, non et non. Il faut continuer de faire évoluer les esprits dans l’attente de jours meilleurs pour le budget. Mais il ne faut pas se bercer d’illusions.
Viendrait-il à l'idée de qui que ce soit de remettre en cause les résultats de l'élection de Sarkozy ? Il a été élu 53,06 % de voix.
Mais on pourrait se livrer au même calcul :
Il y avait 16 % d'abstentions et 4 % de blancs et nuls. Alors on devrait dire qu'il n'a recuielli que 42,6 % des voix. Et on pourrait encore titiller en disant que plusieurs centaines de milliers de Français ne sont pas inscrits sur les listes électorales... Et en conclure que Sarko ne représente que 36 ou 38 % des habitants de ce pays ?
Non, faut arrêter avec ça. Faut pas faire preuve d'autant de mauvaise foi.