Quelle heure ?

 

Soutiens

Liste des députés favorables au statut de directeur d'école

 

La nouvelle Assemblée Nationale compte 45 députés réélus ayant appuyé notre demande d'un statut de directeur d'école sous la précédente législature.

 

  1 PC
  3 UDF - maj. présid.
19 PS
21 UMP
  1 Divers Droite

 

Rapport OCDE
(Jean-Pierre Obin, IGEN)

1ère partie
2ème partie

 

8

 

Recommander

Le site des directeurs

La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante (cliquer sur le panneau ci-dessous) :

 

 

  Inscrivez-vous sans tarder à la "newsletter" des "directeurs en lutte"pour recevoir les dernières infos. 

Il suffit d'entrer votre adresse mail dans le cadre de gauche.

 

Vendredi 25 avril 2008 5 25 /04 /2008 10:07



Les deux derniers articles publiés sur ce site dans lesquels Delphine puis Jacques ont ouvertement pris position pour un statut hiérarchique de la direction d’école, ont suscité un nombre important de réactions (commentaires et courriers directs). A la lecture de ces réactions et des arguments échangés, nous pouvons tirer deux enseignements :

-          la nécessité d’un statut apparaît clairement. Ce n’est pas une surprise puisque 93 % des directeurs avaient déjà exprimé cette volonté en septembre 2006 dans la consultation commandée à l’IFOP par le GDID.

-          la nature du statut fait débat. Le tabou de la hiérarchie commence à se fissurer, semble-t-il. Des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour dire leur attachement à un statut de type hiérarchique, non pas dans le but de noter ou sanctionner les collègues mais plutôt d’asseoir son autorité au sein de l’école.  

 

Dans le camp majoritaire favorable au statut, nous avons pu noter une opposition entre les collègues qui considèrent que le statut original proposé par le GDID est une bonne réponse au problème et ceux qui pensent qu’une évolution a eu lieu depuis 2006 et qu’il faut aller au-delà de ce texte et tendre vers un statut plus proche de celui d’un chef d’établissement.

Afin de permettre à chacun de se faire une idée plus précise des références citées ici ou là, nous avons pensé qu’il n’était peut-être pas inutile de relire le projet proposé par nos collègues du GDID. Aussi, nous permettons-nous de le publier à l’attention de ceux qui ne le connaîtraient pas encore.

----------------------------------------

Projet de statut élaboré par le GDID  (texte et commentaires sur le site du GDID)
 

Article 1
Il est créé un corps des directeurs des écoles du premier degré.
Le corps de directeurs d'école est distinct de celui des I.E.N. et n'intervient en rien dans l'évaluation ni la notation des enseignants du premier degré.

Article 2

Conditions d'exercice de la direction d'école

Le temps de travail consacré à l'exercice de la direction d'école est déterminé par le nombre d'élèves de l'école:
- 6 heures par semaine de décharge d'enseignement pour une école de moins de 75 élèves

- 12 heures par semaine pour une école de 75 à 150 élèves- temps complet de direction au-dessus de 150 élèves
- dans le cadre d'un temps complet de décharge d'enseignement, le directeur reste dans l'obligation dune mission et d'un travail pédagogique, hors contexte classe, par la prise en charge de groupes d'élèves, dans le cadre des projets de l'équipe pédagogique et/ou du Projet d'Ecole, ou du soutien scolaire. Ce volume horaire serait de 6 heures pour une école de 150 à 200 élèves, de 3 heures pour une école de plus de 200 élèves.

- Si l'école est située en Z.E.P. ou fonctionne dans le cadre d'un R.P.I. dirigé par un directeur unique, les normes établies seront abaissées à 60 et 125 élèves.

 

Article 3

Conditions de nomination dans le corps des directeurs d'école du premier degré

Les directeurs d'école sont recrutés par concours interne, réservé exclusivement aux enseignants du premier degré ayant au minimum 5 années d'ancienneté de service d'enseignement.

Ce concours ouvre droit à une formation qualifiante.

 

Article 4

Les responsabilités du directeur d'école

Le directeur veille au bon fonctionnement de l'école, au respect des droits et devoirs de l'ensemble des membres de la communauté éducative et au maintien du caractère laïque et gratuit de l'école publique.

Il assure l'application du règlement intérieur de l'école, dont il est le garant.

 

Article 5

Conditions d'exercice de la responsabilité à l'égard des élèves

Le directeur d'école procède à l'admission des élèves sur production d'un certificat d'inscription délivré par le maire.
Il veille à la fréquentation régulière de l'école.

Le directeur d'école prend toute disposition utile pour que l'école assure sa fonction de service public. A cette fin, après avis du Conseil des maîtres, il organise l'accueil et la surveillance des élèves, ainsi que le dialogue avec leurs familles.

 

Article 6

Conditions d'exercice de la responsabilité à l'égard des enseignants

Après débat du conseil des maîtres, en cas de désaccord :

- Le directeur d'école répartit les élèves dans les classes.

- Le directeur d'école attribue leurs classes aux instituteurs et professeurs d'école.

- Le directeur d'école répartit les moyens d'enseignement, en particulier en ce qui concerne les locaux scolaires pour les heures et périodes au cours desquelles ils sont utilisés pour les besoins de l'enseignement.

- Il définit les conditions indispensables à la sécurité des personnes, biens et locaux.

- Le directeur d'école veille à la diffusion auprès des maîtres de l'école des programmes officiels et instructions annexes

 

Article 7

Conditions d'exercice de la responsabilité à l'égard des personnels non enseignants

Le directeur d'école organise le travail des personnels communaux en service dans l'école qui, pendant leur service dans les locaux scolaires, et pendant le temps scolaire, sont placés sous son autorité.

Dans le cas des écoles maternelles, le directeur d'école, en liaison avec les services de la commune, organise le service des A.T.S.E.M. dans un souci d'équité entre les classes et du bon fonctionnement du service public.

Il n'exerce aucune responsabilité dans les temps de restauration autres que celles contractualisées entre la commune ou l'association organisatrice et lui-même.

Le directeur d'école autorise la présence d'intervenants d'extérieurs bénévoles dans l'école, dans le respect des lois en vigueur et de la laïcité de l'école publique

 

Article 8

Conditions d'exercice de la responsabilité à l'égard des parents d'élèves

Le directeur d'école organise les élections des délégués des parents d'élèves au conseil d'école.

Le directeur d'école réunit et préside ce conseil d'école dont il prépare l'ordre du jour après consultation avec les représentants des parents d'élèves et les enseignants.

Il valide et rend public le compte-rendu des délibérations établi par le(s) secrétaire(s) de séance.

 

Article 9

Conditions d'exercice de la responsabilité à l'égard des autorités locales

Le directeur d'école représente l'institution scolaire auprès de la commune et des autres collectivités territoriales. A ce titre, après avis du Conseil d'Ecole, il est co-signataire des conventions d'utilisation des locaux scolaires en dehors des heures d'enseignement.

Le directeur d'école contribue à la protection de l'enfance en liaison avec les services compétents.

 

Article 10

Conditions d'exercice de la responsabilité par rapport à la sécurité des biens, personnes et locaux

Le directeur d'école est responsable en ces domaines pendant les temps scolaires.

Dans ce cadre, le directeur d'école :

- organise les exercices d'évacuation incendie

- participe aux visites des Commissions Communales de Sécurité

- organise, avec l'aide des services municipaux, le P.P.M.S. de son école, document dont il demande validation technique aux services municipaux ou préfectoraux concernés.

- tient à jour les registres de sécurité et registres H.S.T.

- signale aux autorités locales tout risque et danger potentiel

- décide, en l'attente, des mesures conservatoires à prendre

 

Article 11

Formation
Le directeur d'école doit bénéficier d'une formation initiale d'un mois qui lui permette d'acquérir et de développer les compétences nécessaires à l'exercice de ses responsabilités :

  1 - Formation à l'encadrement, communication, gestion des conflits

  2 - Stage dans les écoles

  3 - Formation à la comptabilité publique, la gestion, l'utilisation des outils de communication modernes et de l'informatique

  4 - Formation juridique

  5 - Stages dans divers services administratifs

          - l'inspection académique

          - la mairie

          - l'inspection de circonscription

          - les services spécialisés de l'enfance (services sociaux, de police, justice)

Le directeur d'école bénéficie d'une formation continue de 6 jours par an regroupant l'ensemble des directeurs d'une circonscription sur un ordre du jour établi avec eux

 

Article 12

Rémunération
La grille indiciaire du corps des directeurs d'école du premier degré s'établit ainsi : (cf sur le site du GDID)

Soit 1958 € brut en début de carrière et un salaire terminal de 3687 € au 11° échelon.

 

Article 13

Droit des personnes du corps des directeurs d'école du premier degré

Conformément aux dispositions législatives en vigueur, le présent statut reconnaît à chaque directeur d'école le droit d'adhérer ou non à un syndicat représentatif de la profession et de bénéficier de l'ensemble des droits syndicaux des enseignants du premier degré

Le directeur d'école du premier degré n'étant pas fonctionnaire d'autorité, il n'est pas soumis au devoir de réserve.

 

Article 14

Intégration dans le nouveau corps

A réussite du concours, le nouveau directeur d'école conserve dans ce nouveau corps l'échelon qui était le sien dans le corps de professeur des écoles.

Les directeurs d'école actuellement en poste depuis un minimum d'une année sont intégrés dans le corps des directeurs d'école sur simple demande, et sont dispensés de tout concours.

Les services accomplis dans le corps d'origine sont assimilés à des services accomplis dans le corps d'intégration et pris en compte dans le calcul indiciaire.

Les enseignants n'étant pas actuellement en poste de direction, mais ayant effectué 5 années consécutives à la direction d'une école pourront être intégrés sur demande de leur part.

 

Article 15

Retour dans le corps d'origine

Un directeur d'école peut démissionner du corps des directeurs d'école du premier degré. Cette démission, signalée par courrier à l'Inspection Académique de son département, prendra effet à la fin de l'année scolaire en cours.

Ce directeur d'école serait alors reversé dans son corps d'origine de professeur des écoles.

 

Article 16

Les fonctionnaires inscrits sur la liste d'aptitude pour l'accès à la fonction de directeur d'école mais non encore nommés conservent pour l'application du présent statut le bénéfice des droits liés à leur inscription.

 

Article 17
Les fonctionnaires retraités qui exerçaient les fonctions de directeur d'école sont rattachés, à compter du 1er janvier … au corps des directeurs d'école du premier degré.

----------------------------------------
                                                           Retour à la page d'accueil


Ecrire un commentaire - Voir les 55 commentaires - Publié dans : Analyses
Retour à l'accueil

Commentaires

J'avoue humblement (mea culpa) que je n'avais jamais pris la peine de lire ce projet.
Vous allez être surpris si je vous dis que de prime abord, je n'y vois rien qui me semble rejetable.
Le contenu ne diffère pas vraiment de ce qui existe actuellement. Je craignais d'y trouver que le directeur avait autorité sur ses adjoints. Rien de tel. Très bien.
La grosse différence, si je puis dire, c'est que le métier est reconnu. C'est bien. Le salaire est revu à la hausse. Très bien.
Sur le fond, rien ne me choque. Le directeur prend avis, débat et en cas de désaccord, répartit, attribue... (art. 5). On retrouve les mêmes formulations que dans les textes qui nous régissent en ce moment.
Non, vraiment, rien ne me choque. Je suis surpris par rapport à tout ce que j'en avais entendu dire.
J'aurais dû le lire plus tôt... pour éviter bien des polémiques.
Commentaire n°1 posté par Cedric58 le 25/04/2008 à 10h41
Je ne le connaissais que par ouï-dire, moi aussi. Vaguement lu dans la "bouteille", sans plus.
Je ne nie pas les progrès qu'il représente pour les directeurs. Le métier serait reconnu, mieux rétribué et certainement plus attractif. C'est un pas immense fait par les collègues qui y ont travaillé. Je leur tire mon chapeau pour le temps passé à réfléchir, à concocter, à mettre sur papier. Du bon travail.

Mais, pas étonné que Cédric s'en dise satisfait. Pourtant, il est au SE, je crois (?).
Ouais... moi, ça me laisse perplexe. Justement à cause des arguments que reprend Cédric. Et en les reprenant, je serais tenté de dire l'inverse de ce qu'il dit : à savoir que ce statut ne me semble pas en mesure de changer quoi que ce soit dans le fonctionnement de l'école.
Oui, ce texte me laisse sur ma faim. Il ne donne aucune autorité du directeur sur les enseignants. Partant de là, je ne vois pas le progrès qu'il représente sur le strict plan du fonctionnement de l'école.
J'ai encore en mémoire les atermoiements récents de nombreux collègues à l'égard de leurs adjoints. Est-ce que ce statut permettrait d'y apporter le moindre début de réponse ? Je ne le pense pas. Et cependant, ça me semble être une nécessité car la situation relatée par certains collègues est plus fréquente qu'on ne le pense.
Très franchement, je pense que ce projet est améliorable et qu'il faut l'améliorer si on veut mieux "vivre" notre métier. 
Commentaire n°2 posté par Pierre Fauchet le 25/04/2008 à 11h14
Il y a quelques jours j'avais laissé un témoignage pour dire que je trouvais aberrant de ne pas avoir "autorité sur le personnel enseignant".
Je ne suis pas davantage rassurée aujourd'hui.
S'il fallait résumer, je dirais :
- un statut pour les directeurs. Parfait, on sera mieux reconnus et on gagnera plus.
- le statu quo pour le fonctionnement de l'institution. Dommage car il me semble que l'école est faite avant tout pour les élèves, en tout cas plus que pour les profs.
C'est mon opinion et s'il le faut je la garderai pour moi seule.
Véronique Daumont
Commentaire n°3 posté par Véronique Daumont le 25/04/2008 à 13h40
Véronique, Pierre, qu'est-ce que vous ajouteriez à ce qui est proposé?

Qu'est-ce que vous entendez par "avoir autorité sur les enseignants"?
- supprimer le CM?

- En quoi le fait de juste "donner des ordres"  est-il une garantie pour les élèves?
- Pourquoi, dans ce cas, choisir la dirlottes ou le dirlo parmi les enseignants?

L'autorité, dans l'administration ça se définit.
Comment l'envisagez-vous?
Commentaire n°4 posté par stéphan le 25/04/2008 à 15h02

Bonjour,

Qu’on m’accorde le crédit de croire que ma réaction se veut éloignée de toute polémique, même involontaire, avec les collègues directeurs. D’autant que j’ai quitté cette fonction pour un poste de CPAIEN. Je ne suis donc pas le mieux placé pour donner mon avis.

Néanmoins, j’essaie d’imaginer la réaction de l’Administration centrale face à une demande, aussi légitime soit-elle, d’un statut de directeur.

Il me semble qu’il convient de voir les intérêts des uns (les directeurs) et des autres (le ministère). Le statut mis en avant par le GDID est manifestement un progrès incontestable vers une reconnaissance du métier de directeur. Chacun mesure combien il est important de se sentir reconnu pour travailler sereinement. Je ne reviens pas sur les avantages du statut pour tout ce qui touche à la définition des tâches, à la sécurité de l’emploi…

Côté employeur, je crains que le compte n’y soit pas. Il ne faut pas se leurrer : le ministre n’entrera pas dans cette négociation de statut s’il n’y voit d’abord un intérêt pour lui. Pour lui, c'est-à-dire pour justifier un meilleur fonctionnement de l’école. Or, comme l’ont justement expliqué les collègues qui se sont exprimés avant moi, je ne vois pas la contrepartie que pourrait exiger le ministère. Rappelons-nous les conseils du « donnant-donnant » qui étaient soufflés à l’oreille de Lionel Jospin lors de la réforme des PE. En cette période où plus rien n’est accordé qu’en échange de gains pour l’Etat, j’imagine mal qu’un « cadeau » puisse être fait aux directeurs.

Alors quelle contrepartie le pouvoir serait-il en droit d’attendre des directeurs ? L’air du temps me laisse à penser que ce pourrait être une réforme qui conduise à une plus grande autonomie des établissements. Et qui dit autonomie sous-entend meilleur contrôle interne. Donc une responsabilité accrue des directeurs passant par une autorité plus grande sur son établissement.

Je pense qu’il faut s’attendre à ce genre de « marchandage » si l’on veut espérer un changement de regard de l’Administration. Je crois qu’il faudra un engagement fort des directeurs « en échange » (je n’aime pas cette expression…) d’un statut.

Or, sans vouloir ni choquer, ni polémiquer, cet engagement réciproque, je ne le vois pas dans le statut actuellement proposé.

On n’a rien sans rien. Il est préférable de le savoir avant de s’engager.

Jacques Marmey (CPAIEN)

Commentaire n°5 posté par Jacques Marmey le 25/04/2008 à 15h08
En tout cas, merci de la publivation sur le blog de la proposition de statut du GDID. cela a l'avantage  en effet de parler et critiquer sur du concret
Véronique.. Le statut proposé est conçu pour une amélioration du métier de dirlo et donc du fonctionnement de l'institution pour les enfants.

Il ne faut pas garder La question de l'autorité "statutaire, sur les adjoints pour toi seule.. elle mérite d'être débattue. pour  l'heure, me concernant, la balance des avantages et des inconvénients de cette mesure me font pencher vers le statut non hiérarchique, fortement.. D'où mon engagement.

Jacques   Côté donnant donnant avec le Ministère, je ne crois pas que le statut non hiérarchique soit aussi peu intéressant pour nos supérieurs.. L'autonomie plus grande des directeurs et donc des équipes va de pair avec un allégement des tâches de l'IEN au plan administratif et donc responsabilités. En revanche, ils gardent le côté "notation" clef de leur position de fonctionnaire d'autorité.
D'ailleurs la réforme de l'évaluation prévue pourrait être mieux acceptée, les équipes accepteront certainement mieux une "évaluation sur résultats" si elles ont la sensation qu'elles ont entre leur main plus de clefs pour faire tourner leur école avec un directeur plus "représentatif".

Autre chose.. nous travaillons en ce moment sur un contre projet aux EPEP.. cohérent avec loe projet de statut non hiérarchique et très différent des EPEP..
La liaison des deux peut être un donnant donnant pouvant intéresser le Ministère.

Non franchement, le projet du GDID n'est pas un "non sens" comme j'ai pu lire.. Il est une voie.. améliorable comme tout mais basé sur des principes qui tiennent compte de la spécificité d'une école par rapport à un collège qui interdit à mon avis un 'calquage" de statut existant.

Che
Commentaire n°6 posté par patrick le 25/04/2008 à 19h10
A Véronique, à Pierre

J'ai déjà répondu sur le notion de hiérarchie, le débat rebondit sur la notion "d'autorité".
Là aussi, il faut préciser, sinon, on en viendrait à brandir des mots-bibelots pour leurs inanités sonore, sans trop savoir si l'on parle bien de la même chose.
Autorité sur les personnels ATSEM et de service ? Nous l'avons déjà, définie par la loi...
Autorité sur nos collègues adjoints, en matière de sécurité des biens et personnes ? Nous l'avons déjà, depuis longtemps, et elle est rappelée à chaque nouveau texte (sorties scolaires)...
Notre projet de statut le rappelle et le précise explicitement, là où règne le flou administratif, comme, par exemple, dans la question de l'attribution des classes...

Dans quels autres domaines voudriez-vous donc avoir autorité sur les adjoints?
- le pédagogique ? Sans nous... On est attaché à la liberté pédagogique des enseignants
- la sanction ? Sans nous... Par goût et par réalité. Par goût car ce n'est guère notre truc, par réalité, puisque c'est illusoire. Même un chef d'établissement du secondaire n'a aucun pouvoir de sanction (et c'est heureux...)
- l'autorité du langage, de la position, du discours ? on revient là sur le sempiternel cliché des récrés durant des heures... Mais, mes collègues, cette autorité, nous l'avons déjà et c'est à nous de l'utiliser et pour l'école publique, et pour ses minots... Qu'un statut semblable au notre vienne renforcer ce positionnement du dirlo est une chose, mais il ne remplacera jamais, au grand jamais, notre volonté et notre capacité à régir devant l'indamissible !
Notre statut est une reconnaissance, pas un paravent...  Et notre boulot sera parfois aussi difficile après le statut qu'avant...

A Jacques
moi, je veux bien que l'on tire des plans sur la comète et que l'on définisse à l'envi les désirs secrets du ministère. Pour y avoir été plus souvent qu'à mon tour, je peux t'assurer que nos interlocuteurs sont des gens très satisfaits du système actuel...
Ils ont des dirlos qui font le boulot pour pas grand chose, taillables et corvéables à merci, et savent très bien qu'avec un statut, entre les décharges et les salaires, il leur faudrait douiller...
Quand au "marchandage",  ne retournons pas les rôles, il n'est pas à l'ordre du jour. Aucun ministère n'a jamais envisagé de passer à une notation administrative des enseignants du premier degré, semblable à celle existant dans le secondaire. Je ne vois pas sur quoi nous irions donc marchander... Si la Rue de Grenelle veut avancer là-dessus, qu'elle le fasse et nous verrons bien ce qu'il y a lieu d'en penser. Pour l'instant, je ne vois pas pourquoi le GDID irait bâtir le devenir des dirlos sur du vent et du sable...

A Cedric58:
Chapeau ! Il est rare que l'on reconnaisse publiquement une erreur d'appréciation. Merci donc...

Reste à espérer voir Cédric, Véronique, Pierre et Jacques nous rejoindre un jour... Après tout, discuter sur tel ou tel forum, c'est sympa, mais se bouger un peu le derche pour faire avancer les choses, c'est pas plus mal.
C'est en tous cas ce que s'emploie à faire votre serviteur
Thierry fabre

Commentaire n°7 posté par thierry fabre le 25/04/2008 à 19h24
Bonjour
 
je n'ai pas de problème avec la notion d'autorité ni avec celle de hiérarchie (en dehors d'être directeur d'école à trois classes depuis 21 ans, je suis aussi maire de ma commune et à titre associatif, je suis arbitre en volley ball -championnat régional, je n'avais plus assez de temps à consacrer à l'arbitrage en national...- et président d'une commission de discipline)...
Mais je ne veux pas être un fonctionnaire d'autorité et je refuserai tout statut me donnant un contrôle hiérarchique sur mes collègues...
Je veux surtout du temps pour assurer le boulot de direction et une reconnaissance en terme de salaire...
Les responsabilités ? Tous les jours j'en prends, et j'assumerai les conséquences s'il fallait un jour le faire : la stratégie du parapluie a tellement paralysé certains que pour un peu on ne ferait plus rien que de très ordinaire dans les écoles... Moi je n'ai pas de parapluie à ouvrir : en tant que directeur ou maire d'une paetite commune, c'est forcément moi qui prendrai les coups de bâtons !!!
Pour ce qui est de la formation, je fais partie de ceux qui ont bénéficié de la formation de "traître directeur" (c'est comme ça que certains nous désignaient) il y a 21 ans et j'ai trouvé ça plutôt bien (6 semaines de formation initiale -je crois, mais un collègue m'a assuré que c'était quatre semaines, plus trois fois une semaine de formation en cours d'année plus une semaine de stage en mairie...)
 
voilà une contribution simpliste, mais comme j'en ai ras la casquette des choses compliquées, je la revendique et l'assume.
 
Pierre Souin
Directeur d'école et maire à Marcq (78)
Commentaire n°8 posté par Ecole de Marcq (78) le 25/04/2008 à 23h21
Je remercie DEL de publier le Statut Original proposé par le GDID ,et j' apprécie  le post de Cédric58 qui est tout à son honneur .

A jacques ,
" j’imagine mal qu’un « cadeau » puisse être fait aux directeurs."

Il ne s'agit pas de cadeau mais de simple reconnaissance de ce qui est implicite depuis des années , la seule chose certaine est, qu'il nous faudra sûrement durcir notre mouvement revendicatif  car il me semble que très récemment les toubibs ne se sont pas trop agités pour voir rapidement augmenter leur tarif de consultation et les chefs d'établissements pour voir leur prime grimper dans la gestion des conflits avec les lycéens.

Nous n'en sommes plus au donnant-donnant !
Mais lorsqu'on va donner ça va faire mal , c'est ce que dit un bon collègue à moi qui fait de la boxe " mieux vaut donner que recevoir !"

Amicalement , un collègue qui en a ras la casquette....
Commentaire n°9 posté par Lucien le 26/04/2008 à 00h48
"Après tout, discuter sur tel ou tel forum, c'est sympa, mais se bouger un peu le derche pour faire avancer les choses, c'est pas plus mal."

"...se bouger un peu le derche...". J'avoue n'apprécier que très modérément cette expression qui met fin à un dialogue.
Ne peut-on émettre des opinions sans se voir taxer de type qui reste le cul sur la chaise pendant que d'autres colportent la bonne parole, les bonnes idées et oeuvrent pour le bas peuple ?
Le projet de statut est-il verrouillé au point d'être à prendre ou à laisser ? Toute critique, tout avis, toute suggestion... sont-ils irrecevables ?
L'appel maintes fois lancé dans la "bouteille à l'encre" ou sur le site : "exprimez-vous" ne serait-il qu'exhortation à soutien inconditionnel ?
Excusez mon amertume mais trop c'est trop !
Commentaire n°10 posté par Pierre Fauchet le 26/04/2008 à 09h07
OK, Pierre... T'es vexé...
Comprends, aussi, que tes commentaires peuvent être mal pris.
Nous ne sommes pas des minots, et on peut se titiller un peu sans que cela serve à l'autre pour botter en touche.

À part ça, comme tu le dis d'ailleurs, ce texte est toujours,et depuis un moment, amendable.

Qu'est-ce que tu proposes pour l'améliorer?
C'est bien l'essentiel, au-delà de la susceptibilité de chacun.
- qu'est-ce que devraient dire Dédel & Cédric ;-)))
Commentaire n°11 posté par stéphan le 26/04/2008 à 10h02
Précisions... Il ne s'agit pas pour moi d'un reniement. Comme je l'ai dit, je connaissais mal le projet que vous avez écrit. J'en ai pris connaissance. A partir du moment où il n'est pas contraire à mes convictions, pourquoi le dénigrer ? Faut pas être borné, non plus. S'il peut permettre d'être mieux installé dans le métier et qu'il nous revalorise, pourquoi pas ? Je n'y trouve rien qui me mette en porte-à-faux par rapport aux relations directeur/adjoint. Et surtout, comme je l'ai dit, il ne traite pas des questions d'autorité du directeur sur ses adjoints, alors pourquoi le combattre ?
En réunion de section, j'en parlerai aux collègues. Je ne me fais pas d'illusions. Les réponses, je les connais. Tout le monde est persuadé qu'un statut, s'il voit le jour, transformera le directeur en fonctionnaire d'autorité même s'il ne note pas. Dans ce cas, ne comptez pas sur moi pour défendre cette position.
Pour être honnête et franc avec vous, je fais la même analyse que les collègues du syndicat. Je ne crois pas qu'on nous accordera un statut de "simple" reconnaissance sans contrepartie.
PS : je le répète, je n'ai aucune responsabilité au SE. C'est dire que je ne l'engage pas et que mon influence est des plus réduites, vous l'imaginez.
Commentaire n°12 posté par Cedric58 le 26/04/2008 à 10h22
"Trop, c'est trop "...
Je t'en retourne le compliment, Pierre...

- Mes interventions sur ce forum étant rares, je ne vois pas trop en quoi je pourrais clore un débat
- Effectivement, toute critique, suggestion, est recevable. Mais, à ce titre, je peux très humblement donner mes arguments et mon avis sans que cela choque.. Non ?
- En matière de dialogue et d'échange, il me semble avoir énoncé quelques arguments. Tu n'y reviens pas et préféres t'attacher au seul avis final

Avis que je précise donc:
- face à l'inertie du ministère, il y a nécessité de créer une structure indépendante permettant de faire entendre la voix des dirlos, leurs attentes, leurs propositions.
- Face aux blocages idéologiques de la plupart des syndicats, il y a obligation d'un collectif autonome, hors-syndicats qui puisse créer le débat refusé et amener syndicats comme syndiqués à évoluer sur le sujet.
- Face à notre propre apathie, il y a tout intérêt à disposer d'une association permettant échange projet, entraide, mais aussi, et surtout, action.

Ce machin bien nécessaire existe et se nomme GDID...

Une association qui n'est pas un but en soi, mais un outil. Outil que l'on choisit d'utiliser ou pas. S'il est vraiment trop imparfait aux yeux de certains, rien n'interdit d'en créer d'autres.
Mais, que ce soit cet outil ou un autre, l'outil n'oeuvre qu'à la main de l'ouvrier pour faire du bel ouvrage...

D'où ma remarque, triviale sans doute, mais sur laquelle je persiste et signe:
on discute ET on se bouge le derche, ou on se contente de discuter ?

Thierry fabre
Commentaire n°13 posté par THIERRY FABRE le 26/04/2008 à 10h48
De toutes les manières si on ne le bouge pas de nous même (le derche), on nous le fera bouger. A nous de choisir dans quel sens. Pour ma part, je préfère le bouger latéralement selon mon propre choix plutôt que dans l'axe, comme on a coutume de nous le faire bouger. Ca va, c'est pas trop trivial ?
Commentaire n°14 posté par Bernardo le 26/04/2008 à 15h10
Ils doivent être contents, les adversaires du statut, de vous voir vous chicaner comme ça !
Entre le ministre, avec ses EPEP, et vous, ils n'ont pas besoin de lever le petit doigt. Vous vous enfoncez tout seuls !

Allez, serrez-vous la main, acceptez que vous ne déteniez pas chacun de votre côté LA solution, mais que vous avez besoin les uns des autres pour avancer.

Quant au travail, c'est vrai que c'est souvent l'argument qu'on lance à ceux qui ont une opinion qui diverge, quand on ne veut pas démordre de sa position : "Allez, remonte-toi les manches, mets-toi au boulot !"
Comme si le boulot n'était fait que d'un côté.
Mais c'est une attitude dangereuse car peu à peu, on écarte les plus volontaires, les plus courageux, en s'empêchant d'écouter leurs idées et en les rembarrant de la sorte.
C'est le problème des mouvements quelqu'ils soient. L'agrandissement fait la diversité, et la diversité fait évoluer les idées de départ.
Il faut l'accepter, ou rester dans le groupuscule de départ.

La cause du statut des directeurs vaut davantage que ça. Elle a besoin d'union plus que de lutte d'intérêts personnels.
Alors de grâce, que tous les volontaires de cette cause se réunissent, discutent, s'écoutent, s'entendent.
Commentaire n°15 posté par Martine le 27/04/2008 à 08h24

Je ne sais pas si je vais te rassurer Martine, ce n'est d'ailleurs pas le but, mais ce genre de chamaillerie est salutaire.

Nous avons choisi un chemin original pour faire entendre nos convictions: libérer la parole.

En effet nous avions  la conviction que nos revendications étaient étouffées par des structures bien verrouillées afin que seule la "pensée correcte" soit diffusée.

Et nous avions raison!

Le GDiD a permis cette révolution culturelle au sein du primaire par le débat, et donc, par la chamaillerie.

Cette ouverture, l'absence de "censure" (à part celles évidentes de la grossièreté verbale et intellectuelle) dans le traitement du sujet (très polémique) a imposé, naturellement, l'argumentation plutôt l'incantation...

Convaincre, avancer dans le domaine des idées, ne se fait pas sans heurt. 

 

Faudrait pas apparaître non plus comme celui qui titille et claque la porte à la première frustration. On est grand et responsable maintenant.

 

1-Nous sommes d'accord pour reconnaître le grand pas en avant, le progrès, qu'apporterait ce genre de statut dans la reconnaissance du "métier" que nous exerçons, et cela de la classe unique aux bâtiments bien plus grands.

2-reste que si le débat est installé, qu'il tourne autour des idées que nous mettons en avant, le statut que nous réclamons tous (93%) est loin d'être repris par nos institutionnels (syndicats et MEN). Il reste du boulot à faire...

Et là, nous rejoignons le questionnement de Thierry.

"Travailler" c'est "adhérer" au projet:

un statut reconnaissant la directrice et le directeur d'une école comme tel.

 

Si on pense que le statut est amendable, soyons pragmatiques: quel article doit être modifié ?

Que la discussion s'articule sur du concret.

Pour atteindre le but que nous nous sommes fixé, il faut installer un rapport de force en notre faveur.

 

PS. Quand nos "adversaires" rient de nous, c'est jaune.

Ils savent que c’est ce genre de "chicaneries" qui construit un  consensus...  

Commentaire n°16 posté par Stéphan le 27/04/2008 à 11h01
Je suis surprise des réactions disproportionnées aux propos des collègues qui se sont exprimés au sujet de ce statut.
Au "blocage idéologique des syndicats", il ne faudrait pas répondre par un autre blocage qui consisterait à dire que le projet de statut est écrit dans le marbre et qu'il convient de le regarder comme une oeuvre achevée.
Comme Pierre, Comme Véronique, comme Jacques ou d'autres qui n'osent pas s'exprimer, je considère que le statut présenté dans l'article présente deux caractéristiques principales :
   - il a l'immense mérite de transformer un vide abyssal en reconnaissance par la création d'un statut de directeur d'école. Ce faisant, il permettrait l'obtention de moyens en décharges et une rémunération plus attractive.
   - il ne changerait strictement rien au fonctionnement interne de l'école en ce sens qu'il ne donne aucun nouveau pouvoir au directeur et donc aucun moyen de faire appliquer les textes dans le cas où ceux-ci ne seraient pas respectés par des adjoints "récalcitrants".

Dire cela ne me semble pas faire injure aux concepteurs de ce projet. C'est au contraire alimenter le débat pour améliorer le texte autant que faire se peut en apportant modestement sa pierre à l'édifice.
Comme l'a dit Martine (commentaire 14) :
"L'agrandissement fait la diversité, et la diversité fait évoluer les idées de départ.
Il faut l'accepter, ou rester dans le groupuscule de départ.
La cause du statut des directeurs vaut davantage que ça. Elle a besoin d'union plus que de lutte d'intérêts personnels.
Alors de grâce, que tous les volontaires de cette cause se réunissent, discutent, s'écoutent, s'entendent."
Delphine
Commentaire n°17 posté par Delphine IA78 le 27/04/2008 à 23h04
Juste un ou deux commentaires:

 Cedric ( et c'est tout à son honneur) reconnait qu'il n'avait pas lu le statut du Gdid et qu'il n'est pas aussi " diabolique" qu'il pouvait le penser. Merci. Les partisans du statut ne seraient donc pas d'horribles cheffaillons avides de pouvoir mais des enseignants souhaitant une meilleure reconnaissance. Je comprends la position de Cedric mais je m'interoge sur celle de son syndicat dont les édiles ont lu, eux, le texte et laissent penser ( en confortant") l'idée que le statut est nuisible.
 
  Le problème de l'autorité hiérarchique: les directeurs ne la demande pas mais on peut se douter qu'elle ferait partie du " package" si un statut était défini par le MEN . et alors ?
  Si cette autorité hiérarchique ressemblent à celle des principaux , comme on peut le penser, les adjoints doivent-ils trembler ? Certes non.

  Alors pourquoi ne pas rejoindre les rangs de ceux qui militent pour un statut?
Commentaire n°18 posté par merlin le 27/04/2008 à 23h05
Je suis surprise des réactions disproportionnées aux propos des collègues qui se sont exprimés au sujet de ce statut.
-Quelle réactions disproportionnées:
"se bouger le derche"? allons! 

Au "blocage idéologique des syndicats", il ne faudrait pas répondre par un autre blocage qui consisterait à dire que le projet de statut est écrit dans le marbre et qu'il convient de le regarder comme une oeuvre achevée.
Mais c'est tout le contraire!
Pardon Delphine de me répéter, mais je te pose la même question qu'aux autres:
-Comment formaliserais-tu (autrement) ce qui serait de nature à instaurer un rapport d'autorité entre dirlo et adjoints?
Si l'on évite de répondre  à cette question, c'est que l'on cherche
à rester dans l'idéologie.
C'est en rentrant dans le concret, le pragmatisme, que l'on peut construire du consensus.

PS: Je ne crois pas possible ni souhaitable de calquer le statut du dirlo sur celui d'un proviseur ou d'un principal. Nos missions, notre exposition sont vraiment d'une autre nature.
Par contre je crois qu'il faille définir clairement notre autorité et les domaines dans laquelle elle s'exerce.
Quand sur le statut tu peux lire:

Article 6

Conditions d'exercice de la responsabilité à l'égard des enseignants

Après débat du conseil des maîtres, en cas de désaccord :

- Le directeur d'école répartit les élèves dans les classes.

- Le directeur d'école attribue leurs classes aux instituteurs et professeurs d'école.

- Le directeur d'école répartit les moyens d'enseignement, en particulier en ce qui concerne les locaux scolaires pour les heures et périodes au cours desquelles ils sont utilisés pour les besoins de l'enseignement.

- Il définit les conditions indispensables à la sécurité des personnes, biens et locaux.

 ... Difficile de dire que l'on reste dans le flou.
Sauf à vouloir supprimer le CM, l'autorité du dirlo vis à vis des adjoints est bien CLAIRE. 
Commentaire n°19 posté par stéphan le 28/04/2008 à 08h19
bonjour, moi aussi je quitte mes fonctions de directrice à la rentrée prochaine : j'en ai assez, je ne veux plus cautionner cette fonction en acceptant les conditions et les moyens qu'on nous donne pour l'assumer. J'ai une école à 9 classes dont une clis, le travail est de plus en plus lourd, les problèmes à gérer fréquents, on doit faire face ; quand on demande davantage de formation, on nous répond que la hiérarchie est là si on a besoin.
J'étais en grève administrative, cela gêne -t-il vraiment ?
Je souhaite bon courage à tous ceux qui y croient encore. Les perspectives sont plutôt sombres.... C.G.
Commentaire n°20 posté par christine gennequin le 28/04/2008 à 10h40

Bonjour Stéphan,

 

Tu cites l’article 6 du projet de statut et tu conclus : « ... Difficile de dire que l'on reste dans le flou.
Sauf à vouloir supprimer le CM, l'autorité du dirlo vis à vis des adjoints est bien CLAIRE. »

 

Justement, non, Stéphan. Cet article est peut-être celui qui pose le plus problème. Il me semble même, si on en fait une analyse rigoureuse, qu’il est en RETRAIT dans le domaine de l’autorité du directeur, par rapport au texte existant.

 

Que dit le décret qui régit notre fonction ?

« …après avis du conseil des maîtres, le directeur répartit… »

 

Que propose le projet de statut ?

« Après débat du conseil des maîtres, en cas de désaccord, le directeur répartit… »

 

Lorsqu’on dit « après avis » cela sous-entend discussion, débat, questionnement, réflexion…

Lorsqu’on dit « après débat » idem. La différence vient de l’expression « en cas de désaccord ». C’est à la porte ouverte à toutes les interprétations de bonne ou mauvaise foi tant cette expression est floue. L’accord complet, total, unanime, on l’obtient rarement (à l’école comme ailleurs). Et c’est bien normal. Et plus l’on est nombreux et plus c’est difficile.

Pour éviter tout blocage, va-t-on palabrer (comme dans les institutions européennes) pour savoir, s’il faut :

-          un accord à l’unanimité

-          un accord à la majorité qualifiée

-          un accord à la majorité simple

-          un accord à la majorité relative

 

Bref, un vrai sac de nœuds. Pire, imagine un débat particulièrement vif à l’issue duquel le directeur se retrouve seul face à une décision déraisonnable mais unanime de ses adjoints.

Dans l’intérêt de l’école, il impose SA solution et on l’accuse de faire preuve d’autoritarisme. Ou il s’incline, pour ne pas heurter ses collègues et alors, c’est l’instauration de fait du conseil des maîtres décisionnaire… Ce que nous ne voulons à aucun prix.

 

Cette situation est tout à fait plausible avec le texte proposé. Pour moi, il s’agit donc d’une régression par rapport à l’existant. Il faut rester très précis lorsqu’on écrit un texte. Je me demande d’ailleurs pourquoi cet article a été modifié…

 

J’espère que ma réaction sera considérée comme une contribution positive et non comme une critique stérile.

Delphine

Commentaire n°21 posté par Delphine IA78 le 28/04/2008 à 10h42

Bonjour Stéphan,

 

Tu cites l’article 6 du projet de statut et tu conclus : « ... Difficile de dire que l'on reste dans le flou.
Sauf à vouloir supprimer le CM, l'autorité du dirlo vis à vis des adjoints est bien CLAIRE.
 »

 

Justement, non, Stéphan. Cet article est peut-être celui qui pose le plus problème. Il me semble même, si on en fait une analyse rigoureuse, qu’il est en RETRAIT dans le domaine de l’autorité du directeur, par rapport au texte existant.

 

Que dit le décret qui régit notre fonction ?

« …après avis du conseil des maîtres, le directeur répartit… »

 

Que propose le projet de statut ?

« Après débat du conseil des maîtres, en cas de désaccord, le directeur répartit… »

 

Lorsqu’on dit « après avis » cela sous-entend discussion, débat, questionnement, réflexion…

Lorsqu’on dit « après débat » idem. La différence vient de l’expression « en cas de désaccord ». C’est à la porte ouverte à toutes les interprétations de bonne ou mauvaise foi tant cette expression est floue. L’accord complet, total, unanime, on l’obtient rarement (à l’école comme ailleurs). Et c’est bien normal. Et plus l’on est nombreux et plus c’est difficile.

Pour éviter tout blocage, va-t-on palabrer (comme dans les institutions européennes) pour savoir, s’il faut :

-          un accord à l’unanimité

-          un accord à la majorité qualifiée

-          un accord à la majorité simple

-          un accord à la majorité relative

 

Bref, un vrai sac de nœuds. Pire, imagine un débat particulièrement vif à l’issue duquel le directeur se retrouve seul face à une décision déraisonnable mais unanime de ses adjoints.

Dans l’intérêt de l’école, il impose SA solution et on l’accuse de faire preuve d’autoritarisme. Ou il s’incline, pour ne pas heurter ses collègues et alors, c’est l’instauration de fait du conseil des maîtres décisionnaire… Ce que nous ne voulons à aucun prix.

 

Cette situation est tout à fait plausible avec le texte proposé. Pour moi, il s’agit donc d’une régression par rapport à l’existant. Il faut rester très précis lorsqu’on écrit un texte. Je me demande d’ailleurs pourquoi cet article a été modifié…

 

J’espère que ma réaction sera considérée comme une contribution positive et non comme une critique stérile.

Delphine

Commentaire n°22 posté par Delphine IA78 le 28/04/2008 à 10h46
Merci Delphine. C'est ce que j'allais m'efforcer d'expliquer. Tu l'a fait avant moi et mieux sans doute que je ne l'aurais dit.
Je partage totalement ton avis. Pour moi, la formulation de cet article n'est pas seulement floue. Elle est dangereuse pour les raisons que tu as mentionnées.
Il y a d'autres petites choses qui me chiffonnent dans ce projet. J'y reviendrai quand j'aurai un peu plus de temps.
Commentaire n°23 posté par Pierre Fauchet le 28/04/2008 à 11h13
Merci Delphine. C'est ce que j'allais m'efforcer d'expliquer. Tu l'as fait avant moi et mieux sans doute que je ne l'aurais dit.
Je partage totalement ton avis. Pour moi, la formulation de cet article n'est pas seulement floue. Elle est dangereuse pour les raisons que tu as mentionnées.
Il y a d'autres petites choses qui me chiffonnent dans ce projet. J'y reviendrai quand j'aurai un peu plus de temps.
Commentaire n°24 posté par Pierre Fauchet le 28/04/2008 à 11h15
On peut vouloir instaurer ou mettre en place du "flou"même lorsqu'il n'y en a pas et surtout dans la tête des collègues lecteurs !

"Avis" ou "débat" ?
Lorsqu'on donne son "avis", on ne "débat" pas ?
Lorsqu'il y a "avis", il ne peut pas y avoir de "désaccord" ?
L'article (et je suis bien d'accord si j'interprète bien sa pensée avec Stéphan) en question instaure bien "l'autorité" du directeur enfin et ce d'autant plus qu'il souligne la possibilité de désaccord !
Ce que ne faisait justement pas le texte précédent !
Voir du flou quand il n'y en a pas ?

Commentaire n°25 posté par Henri le 28/04/2008 à 12h11
A Pierre et Delphine:

le GDID a participé, du temps de Robien, à deux groupes de travail sur l'école et la direction organisés par le ministère.

On y a en particulier traité, sur l'une des séances de travail, des points flous et posant problème du décret actuel régissant notre fonction.

L'article cité était justement un de ceux sur lesquels on a bataillé avec les membres de la DGESCO, en particulier Mr Duwoye.
Notre position était de signifier que, justement, le mot "avis" était source de tracas, voire de conflits... Certains collègues prenaient en effet ce mot au sens impératif, celui d'un "avis" ayant force de loi. Partant, ils pensaient, en toute bonne foi, que "l'avis" du Conseil des Maîtres devait être obligatoirement respecté et entériné par le directeur.
C'est là justement ou se génère, dans la pratique et la coutume, hors loi, ce Conseil des Maîtres décisionnaire que nous rejetons tous.

La positions que nous défendions à l'époque et sur laquelle on a  été rejoints par pas mal de représentants syndicaux, que ce soit ouvertement ou en aparté, était de dire que le Conseil des Maitres avait tout son sens au niveau du débat pédagogique, de l'échange au sein d'une équipe, mais n'avait pas validité décisionnaire.
Tout d'abord parce qu'il ne représente qu'une partie de la communauté éducative: à parler de démocratie à l'école, il nous semble qu'une démocratie excluant parents d'élèves, personnels, aides-éducs, ATSEM, etc... est une bien piètre démocratie...
Ensuite au sens où cela ne ferait des dirlos que des simples secrétaires chargés de l'application des sages décisions du souverain conseil des maîtres. Et, nous, on n'aime pas les souverains, en républicains impénitents...


Du coup, il nous semblait nécessaire de déboucher sur une formulation mettant tout à la fois en exergue la possibilité et la nécessité d'un échange au sein de l'équipe pédagogique et le rôle central du dirlo pour trancher, en cas de désaccord.

Rôle essentiel, au niveau pédagogique du Conseil des Maîtres: nous ne le contestons pas.
Rôle essentiel du dirlo, à notre avis: être celui qui écoute, discute, échange, et au final, décide...

Mais au final, non au démarrage...
Vous évoquez ici une source habituelle de conflits: les répartitions des classes et des élèves.
Est-il anormal que chaque enseignant puisse exprimer ses voeux, en termes pédagogiques et/ou personnels ?
A nos yeux, non...
Justement parce que l'on a étét instit avant que de devenir dirlos et que l'on s'en souvient. Quelle serait la validité des décisions souveraines d'un dirlo qui déciderait seul que tel enfant irait dans telle classe, dont l'enseignante serait Mme Michu plutôt que Mr Machin ?
Proche du zéro absolu...

La formulation que nous avons retene dans notre projet de statrut met l'accent sur un point qui n'allait pas de soi auparavant: le rôle du dirlo.

Attribuer les classes ? Trois possibilités...
1/ le Conseil des Maîtres Décisionnaire ou le bordel ambiant...
2/ Le dirlo tout seul ? Sur quels critères, quelles qualités ?
3/ Le débat en conseil des maîtres, l'échange, la discussion, pis, si ça coince, le dirlo qui tranche... C'est ce que nous prônons... D'où cette forumulation, qui remplace l'ambigu "avais" par le mot "débat" et précise, explicitement le rôle et l'intervention du dirlo en cas de conflit

Et vous ? Qu'ariez-vous donc proposé ?

Thierry Fabre

PS Au passage, ce projet a été à l'époque diffusé à près de 41 000 écoles, en donnant à chaque collègue la possibilité de l'amender avant son adoption par le GDID. Des centaines collègues, non membres de notre association, ont joué le jeu et contribué au débat. Aucun n'a relevé de problèmes sur cette question...

Re-PS Quand à la caricature d'une équipe pédagogique qui, à l'unanimité, en viendrait à vouloir une chose imbécile à laquelle le pov' dirlo serait seul à s'opposer, c'est se tromper de réalité et faire bien peu de confiance aux collègues adjoints. Il en est de pénibles, il en est de fumistes, il en est de guignols, mais je pense humblement que la proportion de comiques dans leurs rangs doit être à peu près égale à celles des dirlos étant dans le même cas...
Que l'on ait le malheur de tomber, ici ou là, sur une "équipe" singulièrement déficiente, pourquoi pas. De là à en faire une règle...
Commentaire n°26 posté par thierry fabre le 28/04/2008 à 12h40
"Notre position était de signifier que, justement, le mot "avis" était source de tracas, voire de conflits... Certains collègues prenaient en effet ce mot au sens impératif, celui d'un "avis" ayant force de loi."

Voilà qui est surprenant. Mais, si vous le dites, je veux bien vous croire.
Surprenant car le mot "avis" est d'un usage courant. "donner son avis" ou "rendre un avis"...etc n'impliquent pas d'obligation d'application.
Une exception, en droit ; il existe ce qu'on appelle "l'avis conforme" qui est suivi d'une obligation d'application. C'est excessivement rare et ces cas sont prévus par la Loi (exemple un cas particulier concerne le Conseil d'Etat).
Donc, pour moi, comme pour beaucoup, je pense, l'avis est un point de vue, une opinion... De là à imaginer que certains pensent qu'il leur fait obligation de le mettre en pratique, les bras m'en tombent. Mais... on peut s'attendre à tout.

J'ai évoqué ce point mais je voudrais apporter un témoignage sur ce qui peut souder une "équipe" contre le directeur.
Il y 3 ans, un poste s'est libéré dans mon école après le mouvement. 2 enfants de CM1 qui poaient de gros problèmes (eux et leur famille). Personne n'en voulait. Mes collègues se mettent d'accord : "ce sera pour le dernier arrivé" qu'on ne connaissait pas encore. "Après tout, on a connu ça quand on a débuté..." ou "On a priorité sur les jeunes...". Bref, vous imaginez ce que j'ai entendu. J'ai refusé par principe car j'estime que ce n'est pas une façon de procéder que d'adopter la solution facile du "chacun pour soi" ou la loi du plus fort triomphe. J'ai donc imposé mon choix. Je ne vous raconte pas l'ambiance... Je n'étais pas leur "supérieur hiérarchique". Certains voulaient que l'IEN tranche... Je n'ai pas cédé et tout est rentré dans l'ordre.
Aurais-je vécu ces difficultés s'il était admis que le directeur a autorité sur les adjoints ? Je ne le pense pas car chacun aurait alors intégré que ça faisait partie de mes prérogatives. Il m'étonnerait beaucoup que je sois seule dans ce cas...
Commentaire n°27 posté par Véronique Daumont le 28/04/2008 à 14h07

A Henri (commentaire 22)

Je peine à saisir le sens de ta réaction : humour grinçant, critique de mes propos, ...?
J'avoue ne pas très bien comprendre d'autant que le 21/04 tu écrivais ceci :

"L'absence de statut est une aberration !
Un statut non-hiérarchique est effectivement un "non-sens" !
L'antienne longtemps et encore répétée sur la conséquence d'une telle obtention (faire des directeurs des chefs ou mieux, des petits chefs !) n'est que le résidu stupide d'un blocage "intellectuel" d'une part du monde syndical enseignant.
Personne ne s'offusque qu'une équipe sportive soit dirigée (parfois de main de fer !) par un chef (le "capitaine" si l'on préfère, mais l'origine du mot est là) ; qu'une entreprise ait à  sa tête (c'est l'origine étymologique du mot aussi) un "chef d'entreprise" ! et l'on pourrait multiplier les exemples...
Bon nombre se satisfont d'une telle situation en omettant de voir les conséquences humaines et institutionnelles d'une telle aberration : "diriger" une équipe de parfois douze ou plus personnes sans avoir ni la place, ni le rôle ni le pouvoir de la faire dans le respect des textes, des lois qu'on lui demande de faire respecter !
Comment comprendre que les partenaires extérieurs (parents, Mairies, monde associatif, etc...) que nous cotoyons quotidiennement s'étonnent de cet aspect de notre métier alors qu'il ne semble en interne (mais il faudrait relativiser ceci, en particulier lorsqu'on dialogue avec beaucoup d'IEN dont les réponses se rapprochent des nôtres !) ne faire l'objet d'aucune mouvement !
Y-aurait-il quelque chose de "pourri" au royaume de l'Éducation Nationale ?"

Revirement de ta part ? Mauvaise compréhension de la mienne ? Si ce n'est pas trop te demander, peux-tu préciser ta position, s'il te plaît ? Merci.

Commentaire n°28 posté par Delphine IA78 le 28/04/2008 à 15h53
C'est bien la première fois que j'entends dire que l'on peut prendre le mot "avis" pour un impératif.
Je serais curieuse de connaître le pourcentage de ceux qui l'entendent dans ce sens... Ils ne doivent pas être très nombreux. De toute façon, je pense qu'ils doivent avoir le cerveau particulièrement embrumé ou torturé.
A mon âge, on croit avoir tout vu, tout entendu... Eh bien non !
Anne-Marie
Commentaire n°29 posté par mat pu j.prevert le 28/04/2008 à 16h11
"Avis" que tu partages, Anne-Marie...
mais qui ne répOnd en rien à la question posée...

Que propose-tu ?

Et non seulement toi, mais aussi, tous les collègues de ce forum qui remettent en cause notre projet de statut (ce qui, somme toute, ce conçoit très bien) mais se gardent bien d'être plus précis sur leurs propres propositions.... Ce qui est dommage...

Osons, que diable !

Et pis, mais ça n'a rien à voir (quoique...) on sera quelques dirlos à se retrouver le 18 Mai au Champ de Mars, à Paris. On s'y voit ? Ne serait-ce que pour discuter de vive voix...

Thierry fabre
Commentaire n°30 posté par THIERRY FABRE le 28/04/2008 à 16h54
"Revirement de ta part ? Mauvaise compréhension de la mienne ?"

J'ai du mal à comprendre ton incompréhension : mon précédent commentaire (n°22) insistait bien sur la nécessaire reconnaissance d'une autorité du directeur (ou me suis-je mal exprimé ?)

Autorité dont je renouvelle la nécessaire reconnaissance dans des situations de désaccord sur un éventuel et fantasmatique Conseil des Maîtres Décisionnaire...

J'ai bon ?
Commentaire n°31 posté par Henri le 28/04/2008 à 17h29
J'ai vu que le GDID organisait un rassemblement à Paris le 18 mai. Mais le SNUipp aussi. Pas ensemble, au moins ?
Blague à part, je me demande si c'est une bonne idée, ce rassemblement. Je suis partagée sur cette initiative. Je me dis qu'il faut se montrer, se faire entendre. C'est même indispensable. MAIS c'est prendre le risque de se compter et surtout d'apparaître en nombre très restreint par rapport aux syndicats. Eux, ils ont des moyens et forcément ça aide à faire nombre.
Je n'y serai pas physiquement mais je vous souhaite de réussir ce rassemblement.
Anne-Marie
Commentaire n°32 posté par mat pu j.prevert le 28/04/2008 à 18h02
La taille des écoles augmentent régulièrement au gré des regroupements. Certes il existe encore des écoles à 2 ou 3 classes mais aussi de plus en plus de 8 , 9 , 10 classes et plus...

Nos missions dans de telles structures sont-elles radicalement différentes de celles d'un principal? Non.
Il existe un statut des chefs d'établissement: pourqoi ne servirait-il pas de modèle pour celui des dirlos? Pourquoi toujours faire dans " l'originalité" . Le fait d'être devenus des " profs d'école" nous a -t-il tant priviligié par rapport aux " profs "tout simplement ? Non.
 Ne commettons pas 2 fois les mêmes erreurs. Devenons des chefs d'établissement du primaire ... tout simplement.
 
Commentaire n°33 posté par merlin le 28/04/2008 à 19h34
Entièrement d'accord avec Merlin. Pourquoi ne pas revendiquer un statut de chef d'établissement ? Ne le sommes-nous pas de fait ? Alors pourquoi ne pas mettre le droit en conformité avec les faits ?
Je n'y verrais que des avantages malgré ce qu'on nous dit pour nous effrayer. Au fait combien de postes vacants chez les principaux et les proviseurs ?
Ce serait aussi créer une promotion pour les enseignants du primaire. On aurait une évolution possible de carrière. Actuellement, tu entres prof des écoles et tu le restes même chargé de direction. L'échappatoire ? un poste de conseiller pédagogique, de psy ou une décharge syndicale... Peut-on parler d'évolution de carrière ?
 
Henri, tu ne penses pas que ce serait déjà un progrès que d'inscrire dans un texte que "le directeur a autorité sur le personnel enseignant" ? N'est-il pas préférable que les choses soient claires et clairement énoncées ?
Commentaire n°34 posté par VALMORI Patrick le 28/04/2008 à 23h07

Désolée mais je suis directrice depuis 10 ans et je n’ai aucune notion de hiérarchie à assumer, on peut travailler autrement …
Pascale MINET
Directrice
Ecole élémentaire Gilbert DRU
LYON 7e

Commentaire n°35 posté par Elémentaire Gilbert DRU le 28/04/2008 à 23h13

Là, nous avons un vrai désaccord de fond.

"Nos missions dans de telles structures sont-elles radicalement différentes de celles d'un principal? Non."

Bien sûr que OUI!

Ce n'est pas la "structure" qui fait la mission, mais le public.

Il serait dommageable de privilégier la structure, pour y coller artificiellement un « dirlo-chef-d'établissement" (rien de péjoratif), plutôt que de garder la fonction essentielle de d'école qui est communale, de quartier... De proximité (le collège et le lycée sont beaucoup moins dans ce rôle)

- d'ailleurs, le MEN, avec les EPEP, crée ces grosses structures, sans y calquer pour autant leur gouvernance sur le secondaire.

Donc, toujours pas de donnant /donnant.

 

Ensuite, Merlin, tu dis qu'il n'est pas nécessaire de rechercher l'originalité.

-OK, mais l'exemple que tu donnes prouve l'inverse.

le statut du PE est copié sur celui du Prof du secondaire (même corps).

Ensuite, il faut être honnête.

Le principal est bien d'arriver à un accord qui nous sorte de la situation actuelle.

Après 87, le mot statut pour les dirlos est devenu TABOU!

C'est pour cela qu'il a fallu lui attribuer un adjectif:

- « non-hiérarchique », puis "original".

 

Nous ne devrions pas discuter du le titre, mais du contenu.`

1-les écoles ont-elles vocations à devenir de l’établissement public.

Pour ma part je réponds OUI!

• Il leur faut de l'autonomie et de la réactivité afin de mieux répondre aux attentes spécifiques et toujours plus pressantes.

2- les dirlos doivent-ils être des chefs d'établissements?

• OUI, c'est logique!

3- Doit-on s'inspirer du statut des responsables du secondaire?

• pourquoi pas, dans certains domaines (la sécurité...)  Mais pas au détriment de notre spécificité.

Les missions de l'école ne sont pas de même nature que celles des établissements scolaires du secondaire.

-le contact, la part éducative, les premiers pas dans un système complexe, l’accompagnement, le pilotage...

D'où le nécessaire effort d’originalité.

 

 

Commentaire n°36 posté par stéphan le 29/04/2008 à 09h20

Stéphan tu considères que la spécificité de l’école est inconciliable avec un statut de chef d’établissement, type secondaire.

 

« …garder la fonction essentielle de d'école qui est communale, de quartier... De proximité… Les missions de l'école ne sont pas de même nature que celles des établissements scolaires du secondaire.

-le contact, la part éducative, les premiers pas dans un système complexe, l’accompagnement, le pilotage... »

 

J’attends désespérément qu’on m’explique en quoi le fait d’être chef d’établissement enlèverait quoi que ce soit au fait que l’école est communale, proche des gens…

Qu’est-ce qui fait notre proximité du public ? Essentiellement l’âge des enfants et le maître unique. Ce n’est certainement pas le type d’enseignement ou de gouvernance de l’établissement.

Le fait de n’avoir qu’un seul maître, un seul enseignant, un seul interlocuteur favorise le côté relationnel : meilleure connaissance de l’enfant, meilleur suivi.... Et surtout, nos élèves sont petits, pas autonomes. Ils sont conduits à l’école par leurs parents. Phénomène qui favorise les liens. D’ailleurs, on rencontre plus souvent les familles en maternelle qu’en élémentaire. En CM2, c’est déjà moins fréquent. Au collège, tout cela est terminé. Plusieurs enseignants, enfants qui revendiquent l’autonomie…

Rien à voir avec le mode de gouvernance de l’établissement. Qu’un jour le directeur ait un statut de chef d’établissement ferait-il que les relations de proximité cesseraient pour autant ? Etant plus disponible, ce serait peut-être même l’inverse.

Commentaire n°37 posté par VALMORI Patrick le 29/04/2008 à 10h26

J’attends désespérément qu’on m’explique en quoi le fait d’être chef d’établissement enlèverait quoi que ce soit au fait que l’école est communale, proche des gens…

La taille des bâtiments, le nombre d’élèves ... et les « hygiaphones » qu’un statut purement « administratif » installera si on privilégie, comme dans le secondaire, la fonction d’agent de l’État, plutôt que celle de responsable du bâtiment ou celle d’animateur.

Il me semble évident que plus on aura une grosse structure plus son responsable s’éloignera du public qu’elle concerne. Or, l’école est le dernier service public en liaison directe, naturelle avec l’ensemble des acteurs sociaux.

Il me semble également essentiel de créer un corps différent de celui des chefs d pour  s’assurer que c’est bien un instit. ou un PE qui pourra prétendre à être dirlo. Toujours pour la même priorité de proximité.

Maintenant, comprenons-nous bien :

-Est-ce que l’école doit avoir un statut d’établissement ?

pour ma part OUI ! on doit retrouver de l’autonomie et de la réactivité face a une demande toujours plus pressante.

 

-Dans ce cas, le directeur doit-il être le chef d’établissement ?

`-Oui, naturellement.

Mais, derrière les titres, il ya a les textes.

C’est le contenu du statut qui doit définir les domaines de responsabilités et les modes de décision pas son intitulé.

Si « calquer » veut dire « reproduire » (c’est comme cela que je le comprends), le statut du dirlo changera la nature des missions de l’école.

Je n’y suis pas favorable.

Si « calquer » est pris dans le sens de « s’inspirer », pas de problème pour moi.

-mais j'attends avec le même désespoir que l'on me dise clairement ce que l'on entend par" chef d'établissement" 
;-) 

Commentaire n°38 posté par stéphan le 29/04/2008 à 15h27
Dans le primaire, il faut toujours que nous coupions les cheveux en 4 , bilan: on se fait toujours avoir.

 Personnellement , je me fiche qu'on nous nomme " directeurs", chef d'établissement", maître directeur" ou " gardien des clefs"! Ce qui m'interesse , c'est le statut que l'on nous donnera en remplacement de la fonction actuelle.
 Un statut de chef d'établissement public existe et il serait bon de s'en inspirer dans ce qu'il reconnait comme missions, responsabilités , gestion et ... autorité. Ce qui donnerait également un champ plus large à l'établissement ( budget, choix pédagogique, discipline...). Bien que favorable à l'idée, je ne crois plus à un statut non hiérarchique car un statut nous imposera de nouvelles charges dont certaines hiérarchiques.
Il ne nous éloignera pas, je pense, des collègues et des parents si nous le souhaitons et ce quelquesoit la taille de l'établissement. Je pense qu'il faut aussi que le responsable soit un enseignant ayant même une certaine ancienneté afin qu'il soit crédible lors des réunions pédagogiques. Le principal soucis vient peut-être plutôt de la différence de taille qui existe encore mais une indemnité variable en fonction du groupe auquel on appartient pourrait être une solution ( le statut étant le même) A réfléchir.
   Une remarque stephan: je ne sais pas si notre corps de PE est copié sur celui des profs mais je ne pense pas que nous ayons le même régime d'heures sup ( ni au même taux), ni le même pourcentage d'avancement à la hors classe entre autre... notre spécificité nous coûte cher en l'occurence!
Commentaire n°39 posté par merlin le 29/04/2008 à 18h46
Moi aussi, j'ai quitté ma fonction, fatigué par l'évolution des tâches, de l'attitude des collègues, lassé d'attendre que les choses changent, triste que même parmi nous, défenseurs d'un statut, nous ne soyions pas capable de marcher sur un même chemin.
Nous allons être nos propres fossoyeurs.

Je suis plutôt d'accord avec Patrick Valmori, je ne vois pas en quoi un statut de chef d'établissement changerait quoi que ce soit aux relations que le directeur entretient avec les parents d'élèves et aux missions de l'école.

A Stephan, attendre avec désespoir ne fait pas avancer le schmillblick. Même si tu es favorable au statut non hiérarcique, rien ne t'empêche, comme l'a écrit quelqu'un d'autre plus haut, de réfléchir, au cas où, à comment rendre un statut hiérarchique plus acceptable que les EPEP du gouvernement, par exemple en réfléchissant à quels domaines il est possible d'avoir une mission hiérarchique et dans quels domaines on n'en veut pas. Pour le cas où le gouvernement vous refuserait le staut non hiérarchique, bien évidemment !

Maintenant que je tourne, je vois régulièrement des directeurs dans la panade du fait de leur impossibilité à exiger quelque chose de leurs adjoints, même quand leur propre responsabilité est en jeu et qu'au fond, les adjoints en question le savent très bien, mais qu'ils savent aussi que le directeur, du fait de cette absence de hiérarchie, n'a pas vraiment les moyens de le leur imposer.
L'individualisme et l'égoïsme sont courants.
Les équipes pourries plus fréquentes qu'écrit plus haut par je ne sais plus qui.

J'ai trouvé ces synonymes de "hiérachique", pour trouver une autre façon d'exprimer la chose.
Que dites-vous de :
- statut ordonné
- statut organisé
- statut structuré
- statut subordonné ?
Commentaire n°40 posté par LEZIL le 29/04/2008 à 20h15
Je ne peux qu'approuver les propos de Merlin.
Mais pourquoi donc et comment en est-on arrivé à ce nébuleux "statut non hiérarchique" ?
La cause première, c'est la crainte, je crois. La crainte de choquer les adjoints trop habités par la pensée unique véhiculée par les syndicats : pas de p'tits chefs à l'école.
Il fallait également ne pas heurter les syndicats, probablement avec en toile de fond l'espoir de les amadouer et de les voir rejoindre cette idée nouvelle et peu dérangeante.
Mais, on le voit, ils n'ont pas mordu à l'hameçon. Et pour cause : ils savent bien qu'un statut conduirait inévitablement à une forme de hiérarchie. Comment faire autrement quand il s'agit de définir une fonction de direction. C'est le bon sens le plus élémentaire, non ?
Si bien qu'on n'avance pas. On reste avec cet espoir qui ne peut pas aboutir. Et ça risque de durer encore très longtemps.

Je pense que si l'on veut obtenir un statut, il faut entrer en conflit ouvert d'abord avec nos syndicats. Alors, on se fera entendre. Il ne faut pas craindre de les contrer. Toute autre tactique a échoué.
Mais pour cela, il faut lever le tabou de l'autorité et de la hiérarchie. Il faut savoir ce que l'on veut et se donner les moyens de diriger un établissement dans l'intérêt de l'école et dans notre intérêt.
Je vois que de plus en plus de collègues l'ont compris. Ils commencent à se faire entendre ici et là. Il faut continuer.
Commentaire n°41 posté par VALMORI Patrick le 29/04/2008 à 23h27
C'est un curieux débat...
On y agite des mots comme autant d'étendards...
Si, pour certains, cela se fait dans l'échange et le dialogue, d'autres, visiblement, semblent plus préoccupés de ratiociner quelques idées simples que de discuter vraiment le bout de gras.

Du coup, on reste sur la surface des notions et des mots : "chefs d'établissement, autorité, hiérarchie, non-hiérarchie, etc..." Pour ma part, en humble paysan du Danube, j'apprécie les choses simples et la capacité de répondre clairement à certaines questions

1/ Voulez-vous créer une note administrative des enseignants du premier degré ? OUI ou NON ? 

2/ Voulez-vous que les dirlos aient la responsabilité de cette note administrative ? OUI ou NON ?

3/ Voulez-vous que le dirlo ait le dernier mot en matière de sécurité des locaux et des personnes ? OUI ou NON ?

4/Voulez-vous que les dirlos aient autorité sur les adjoints en d'autres domaines ? OUI ou NON ? (Et si OUI, soyez sympas, précisez lesquels...)

5/ Voulez-vous que les dirlos aient possibilité de sanctionner les adjoints ? OUI ou NON ?

6/ Voulez-vous que les dirlos puissent accepter ou refuser la nomination des adjoints dans leur école ? OUI ou NON ?

En ce qui me concerne, je me retrouve parfaitement dans la position du GDID qui consiste à dire OUI à la question 3 et NON à toutes les autres...

Et vous ?

Thierry Fabre
Commentaire n°42 posté par thierry fabre le 30/04/2008 à 07h59
Voilà une partie du commentaire que j'ai laissé il y a quelques jours :

S'il fallait résumer, je dirais :
- un statut pour les directeurs. Parfait, on sera mieux reconnus et on gagnera plus.
- le statu quo pour le fonctionnement de l'institution. Dommage car il me semble que l'école est faite avant tout pour les élèves, en tout cas plus que pour les profs.


Tout est dit en réponse au commentaire n° 39.
Commentaire n°43 posté par Véronique Daumont le 30/04/2008 à 09h59
Rien n'est dit, Véronique...

Et une pirouette n'a jamais tenu lieu de réponse.

Thierry fabre
Commentaire n°44 posté par THIERRY FABRE le 30/04/2008 à 10h26
Thierry,

La note administrative: personnellement, je ferai très bien sans mais si cela faisait partie des préalables à un statut, ça ne me gêne pas. Quelle est l'influence directe de cette note sur le déroulement de carrière dudit adjoint: 0 , elle existe au collège et elle est encore plus encadrée que la note de l'inspecteur.
point 4 : si c'est autorité sur la ponctualité, la présence aux réunions obligatoires, les services, OK ( nous le gérons déjà avec parfois pas mal de difficultés dues à notre absence même d'autorité. )Autre, je ne vois pas.
 point 5 : l'IEN lui-même ne sanctionne pas directement , pourquoi nous? Je concois la remontée d'information ( comportement dangereux ) pas la sanction.
point 6 : pourrait disparaître avec de vrais dirlos, se mettra en place avec les EPEP à la botte des élus. Je nous vois plutôt comme un rempart à cette dérive.... si on le veut bien ( je sais Thierry, en Angleterre ça existe).

  En résumé: je serai à 100% avec toute action sur la base du statut GDID mais je ne suis pas contre un statut reconnaissant une autorité hiérarchique. L'absence de statut est pire car bientôt, faute de responsable dans les écoles , nous serons tous ( dirlos et adjoints) les spectateurs du fonctionnement de l'établissement où nous enseignerons. Le CA EPEP et son coordinateur pas forcément enseignant nous donneront la feuile de route que les peits dirlos sans statut du tout seront quand même chargés de plaider à leur équipe d'adjoints sans chef mais aussi sans voix....
Commentaire n°45 posté par merlin le 30/04/2008 à 11h54
Oui à la 3, non aux autres.

 attendre avec désespoir ne fait pas avancer le schmillblick.
Tu m'as très mal lu Le Zil, mon désespoir vient du fait que je n'obtienne aucune réponse à mes question sur ce fil.
Quand à faire avancer le machin... t'es gonflé "le Zil"!

Qui a installé le débat?
Uniquement le concept du "statut-non hiérarchique".
C'est cette idée (l'ÊTRE avant l'AVOIR) qui a permis de se rassembler et créer le consensus.
Pardon, mais la grande majorité des dirlos ne se retrouvent pas dans l'opposition binaire:
Conseil de Maîtres Décisionnaire ou Dirlo-pricipal-proviseur.

À tous ceux qui prétendent se positionner dans le "donnant/donnant" et qui ne font que du "donnant/tu prends?" 2 choses:
1-le MEN ne propose pas de marchandage. JAMAIS il y a eu la moindre petite négociation qui s'est engagée sur le fait que l'on serait prêt à nous donner un statut à condition d'accepter de "noter, sanctionner, recruter..." nos adjoints.
JAMAIS!
2- JAMAIS le MEN n'a voulu faire ressembler une école à un collège. Même quand il veut les transformer en établissement public (EPEP), leur structure, leurs missions et leur gouvernance sont pensées autrement.

Pour qu'il y ait une négociation il ne suffit pas d'avoir raison...Il faut imposer un rapport de force.
Le GDiD, avec le concept du statut original est en train de l'établir, malgré les syndicats (là aussi je te trouve gonflé Le Zil, qui leur rentre dedans, malgré des moyens faibles? qui les force à ne pas nous ranger dans les affaires classées?).

>si le gouvernement veut réellement trouver une solution, qu'il montre ses billes.
À ce moment-là, un grand pas sera fait de chaque côté,rapprocher les points de vue sera assez facile.

Pour conclure je rejoins Véronique:
un statut pour les directeurs. Parfait, on sera mieux reconnus et on gagnera plus.



Commentaire n°46 posté par stéphan le 30/04/2008 à 13h17
Bonjour
Je ne vais pas m'amuser à répondre au questionnaire, j'ai passé l'âge de jouer les étudiants attardés au garde-à-vous devant leur prof.
Je ne vais même pas essayer de convaincre Thierry Fabre. Mission impossible. Tu n'admets aucun argument. Si on n'est pas d'accord, on ténerve et qd on t'énerve, tu deviens cassant. J'en sais qqchose. Je me suis fait rembarrer sur dirlo.org. Comme d'autres. Et comme eux, j'ai cessé d'intervenir.
Un point simplement. Ton projet de statut, tu lui fais dire que le dirlo a autorité sur son équipe et je prends. Pouraquoi autorité sur les communaux et pas sur les instits ? Parce que catégorie C des fonctionnaires ?
Pourtant, tu es sûrement celui qui a donné les meilleurs arguments pour expliquer le besoin d'autorité. Je te cite :

Je suis arrivé il y a 15 ans dans une école qui était resté 4 ans sans réels directeur, avec une succession de faisant fonction (jusqu'à 3 par an...). Du coup, les récrés y duraient une heure le matin, et autant l'aprem...
Vu les réactions à ma proposition de les ramener au 20 mn standard, j'ai préféré avancer sur d'autres points.
Il aura fallu 3 ans pour arriver à des récrés normales: 3 ans avec ces enseignants quand, dans une autre école, cela aurait pris 5 minutes en conseil des maîtres. Mais on ne fait pas toujours ce que l'on veut mais bien ce que l'on peut... (13-04-2008 en réponse à Maldini)


T'imagines une entreprise avec un tel bordel pendant 3 ans ? Elle réagit ou non ? Gruger les gamins de leur temps d'apprentissages, c'est facile et c'est lâche ! On pourrait se le permettre avec des adultes ?

Si, le dépassement de récré dont tu parles, je l'arrondis à "simplement" 1h30 par jour, ça représente 6 heures par semaine (au minimum) donc 1 journée de cours par semaine. Sur 36 semaines, ça fait 6 à 7 semaines par an (période inter vacances) et sur la scolarité élémentaire, du CP au CM2, ça signifie qu'on a privé les gamins d'une année de cours. Rien que ça !
C'est criminel ! C'est dégueulasse !

Normal de ne pouvoir faire appliquer les textes qu'au bout de 3 ans ?
Je ne te jette pas la pierre car toi, tu as lutté et tu as réussi à les faire rentrer dans le rang.
Mais combien de collègues dirlos qui n'ont pas ta force de caractère, ta force morale et qui se retrouvent dans l'impossiblité de faire bouger les fumistes. Ne me dis pas qu'il n'y en a pas tant que ça. On en connaît tous.
Combien de collègues dans ton cas doivent renoncer à lutter, ou s'usent la santé, ou finissent par se barrer de cette galère ?!?!
Tout ça parce qu'on n'a pas le pouvoir de rétablir la situation. On a le devoir de le faire mais sans texte pour nous y aider.
Voilà pourquoi, je suis persuadé qu'il faut qu'il soit écrit noir sur blanc que le dirlo a autorité sur ses enseignannts.

La note administrative, ça ne me gêne pas. Comme Merlin, je pense que ce serait plutôt un bien. A vrai dire, je m'en fous.
Le pouvoir de sanctionner ? Pourquoi l'évoquer ? Pour effrayer les collègues ? Pas la peine, chacun sait que dans la fonction publique, il existe une procédure disciplinaire.

Voilà ce que je voulais dire et je n'ai pas à m'excuser de le dire.
Commentaire n°47 posté par CHOUKA le 30/04/2008 à 14h22
A Chouka :

Je n’ai pas souvenir de t’avoir déjà croisé sur ce forum.
Te voilà qui y débarque (bienvenue…) mais cela ne t’autorise en rien à distribuer bons et mauvais points, certificats de bonne conduite et blêmes à l’encontre des malheureux qui ne partageraient pas ton avis.
Surtout lorsque l’on tombe dans le ridicule des lamentations des pov’ collègues qui auraient été malmenés sur notre site et réduits au silence par les méchants que nous sommes…
Un peu de sérieux, que diantre…

Le « questionnaire »
Tu n’y veux pas répondre, comme Véronique Daumont ?
Fort bien…
cela te permet, comme Véronique Daumont, de rester dans le flou artistique et de répéter, une fois de plus, sans la moindre précision, qu’il faut que « le directeur ait autorité sur ses enseignants »

A cela deux remarques :
- parler d’autorité sans jamais la définir, en se refusant à dire en quels domaines elle s’exercerait, à préciser son champ d’intervention, et ses limites, c’est louche et blême… ce qui se conçoit bien s’exprime clairement et ce refus de rentrer dans le concret des choses laisse à croire que la notion est, soit mal maitrisée, soit peu dicible…

- Et comme le français est une belle langue, je trouve assez incongru ton emploi du possessif : « le dirlo a autorité sur SES enseignants »… J’aurais compris que l’on dise « LES enseignants de SON école », mais je n’en suis pas encore à croire que les instits m’appartiennent…

La sanction
Tu glisses vite sur le sujet… Je sais très bien qu’il existe des commissions disciplinaires. Pour autant, celles-ci ne servent le plus souvent qu’à entériner les décisions des IA. Parité oblige, la voix de l’IA est décisionnaire… D’où ma question, et ton absence de réponse…

Les dépassements de récrés
Faudrait quand même en arrêter avec cette tarte à la crème… J’attends un peu plus et un peu mieux comme argument que ce vieux schéma. A vous entendre, il semblerait que tous les minots de France et de Navarre n’aient que deux heures de classe par jour…
Bien sur, cela existe, mais me citer en cela serait oublier l’essentiel de mon propos : « j'ai préféré avancer sur d'autres points. »
Oui, à un moment, confronté à ce problème, avec deux instits d’une équipe de 7, j’ai préféré progresser sur d’autres questions, tout aussi, sinon plus importantes. Choix d’un responsable d’école, qui a une équipe à motiver, animer, fédérer. Cela implique des avancées et des reculs, un travail dans le temps, qui ne se régule pas avec deux coups de gueule et trois ordres secs… C’est ça aussi : être dirlo, se coltiner ce genre de problèmes et réussir à faire évoluer les choses. Et croire qu’un statut viendra régler tous les ennuis, c’est du joyeux rêve de lapin rose. Ca restera quand même un boulot difficile, avec des conflits et des problèmes… Un statut, quel qu’il soit, ne donnera jamais d’autorité à qui n’en a pas…

La notation des personnels
Faux argument…
Cette notation existe légalement, mais uniquement au niveau des ATSEM en maternelle. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une notation, mais plutôt d’une appréciation apportée sur leur travail auprès de leur chef de service.
Et cette notation ne fait qu’aller dans le sens de mon propos. Ces ATSEM, intervenants auprès des élèves, sont placés sous notre autorité pendant les temps de classe. Partant, il est administrativement normal que nous intervenions dans leur notation… Ce qui n’est pas le cas des personnels de service en élémentaire où la loi ne prévoit aucune notation,

Ce qui indique une fois encore que la notion de hiérarchie implique notation alors que la notion d’autorité, elle, peut en être déconnectée

D’où ma surprise devant ce refus ou cette incapacité à dire clairement ce que l’on veut lorsque l’on prône « l’autorité »…

Mon propos est cassant ?
J’espère bien…

Thierry fabre
Commentaire n°48 posté par THIERRY FABRE le 30/04/2008 à 17h32
Je ressens un grand malaise en lisant les interventions de ce sujet.

Ne vous tromperiez-vous pas d'ennemi, Thierry Fabre ?

Vous vous liguez contre les personnes qui veulent un statut de directeur, avec plus de hargne que pour vous adresser aux syndicats, aux collègues qui vous ignorent et vous méprisent.

Je n'ai pas vraiment d'opinion sur le sujet de la hiérarchie, mais je ne comprends pas le ton que vous employez pour vous adresser à ceux qui expriment un avis différent du vôtre.
Commentaire n°49 posté par Triste le 30/04/2008 à 20h32
Je perçois un grand malaise en voyant, pour ma part, se succéder d'hypothétiques "collègues", affublés de pseudonymes aussi clinquants qu'éphémères, venir, en un ballet bien réglé, apporter une soi-disant contradiction multiple.

Je pose ici des questions claires et précises à des  (un ?) gens qui ne sont ni clairs, ni précis. Du coup, il est bien évident qu'ils aient du mal à y répondre.

Faute donc de réponse, on tombera dans les travers habituels: le coup de l'arroseur arrosé et le rappel des multiples et incessantes censures dont se serait rendu coupable notre petite association, le reproche personnalisé "tu te trompes d'ennemi"

Pas si sur, mon triste et bien malhabile collègue...
Mes ennemis, si tant est que j'en aie, sont les menteurs et le mensonge, les pseudos bidons et les commentaires truqués.

Le tien en est un parfait exemple: un quidam quelconque débarquerait sur ce site, et alors qu'il ne s'y est jamais exprimé, se sentirait l'irrépressible envie de venir ferrailler avec cet impudent Thierry Fabre ?
Hasard assez colossal pour que l'on aie des doutes sérieux sur la réalité de ses (son ?) interlocuteur ?

Ce qui me gène le plus dans ce site, ce n'est pas ce qui s'y discute, ni ce qui s'y dit, c'est de ne pas savoir QUI parle, d'OU il parle et POURQUOI il parle...

Pas très net, votre truc, collègue (?), et pas très sympa de prendre les dirlos pour des billes...

Thierry Fabre
Commentaire n°50 posté par thierry fabre le 30/04/2008 à 21h38

Calendrier

Juillet 2010
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés