Liste des députés favorables au statut de directeur d'école
La nouvelle Assemblée Nationale compte 45 députés réélus ayant appuyé notre demande d'un statut de directeur d'école sous la précédente législature.
1 PC
3 UDF - maj. présid.
19 PS
21 UMP
1 Divers Droite
Rapport OCDE
(Jean-Pierre Obin, IGEN)
1ère
partie
2ème partie
2
La synthèse et les résultats de la consultation IFOP - GDID sont disponibles sur le site de l'Ifop à l'adresse suivante :
http://www.ifop.com/europe/sondages/opinionf/consultationdirecteursecoles.asp
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Message reçu ce
1er juillet 2009 :
Bonjour,
Avez-vous regardé le classement des "Top blogs" ce matin ?
Votre blog www.directeurenlutte.com figure en 344ème position ! Félicitations ! Il est donc visible sur le portail d'Overblog, au moins jusqu'au prochain classement, dans 15 jours, dans le "Top des Blogs populaires d'Overblog"
Encore bravo pour votre travail !
Bonne continuation,
L'équipe d'Overblog
Sachant que le portail d’Overblog déclare compter environ 1 000 000 de blogs, ce classement est très encourageant. Nous tenons naturellement à associer à ce résultat nos fidèles lecteurs de plus en plus nombreux à nous lire chaque jour. Nous les remercions de leur confiance.

Il nous arrive parfois de publier des courriers que nous envoient nos lecteurs notamment lorsqu'ils sont susceptibles d'éclairer ou alimenter le
débat. C'est ce que nous faisons ce jour en reproduisant la lettre de Delphine qui émet un avis plutôt tranché sur la question du statut des directeurs d'école. Nos lecteurs
réguliers connaissent la position de Delphine qui s'est exprimée à plusieurs reprises en laissant des commentaires sur notre site.
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Lu récemment sur ce site deux commentaires de collègues habitués à s’y exprimer :
« Et les directeurs d'école, dans tout ce vacarme ? Complètement absents. Inaudibles. »
Et la réponse d’un autre collègue « Ce ne sont pas les directeurs qui sont absents ou "inaudibles" ; c'est la chape de plomb qui est
maintenue sur leur Parole qui les rend muets !
Il suffirait juste qu'"on" veuille bien les entendre et non les museler ! »
Suite à cette lecture, je me suis demandée pourquoi notre situation est ainsi bloquée et passée sous silence. C’est d’autant plus incompréhensible que, comme l’écrit le second collègue, « les adhésions croissantes et l'audience sans cesse en expansion du site dirlo.org montrent assez, s'il en était besoin, que les directeurs sont bien vivants, qu'ils réfléchissent à leur situation, qu'ils se manifestent à leur façon ».
Il faut aussi ajouter les recommandations faites dans les nombreux rapports remis au ministre. Toutes vont dans le sens de la nécessité de reconsidérer la situation des directeurs d’école.
Pourtant, il faut bien en convenir, la communication ne dépasse pas ce qu’en disent les deux sites qui nous sont favorables (« directeurs en lutte » et « dirlo.org »). Sans l’existence de ces sites, les informations ne seraient probablement pas portées à la connaissance de la majorité des collègues. La chape de plomb existe bel et bien. Il n’en a pas toujours été ainsi.
La grève administrative nous permettait d’attirer l’attention de notre hiérarchie exaspérée de ne pas disposer de la fameuse enquête 19. La signature du protocole par le SE-Unsa a mis un terme à cette action.
En réaction à cette trahison, le GDID commande une consultation à l’IFOP. Participation exceptionnelle, souligne l’institut de sondages. Mais le plus beau succès réside dans le fait que les directeurs, à la quasi unanimité (93 %) se déclarent favorables à un statut.
Curieusement, à peine l’euphorie retombée, la « chape de plomb » s’abat sur la profession et ses difficultés. Pourquoi ce silence ? J’y vois plusieurs raisons.
La première d’entre elles, me semble-t-il, c’est une convergence d’intérêts contradictoires mais qui s’additionnent. D’un côté, les syndicats s’abstiennent de toute réaction aux demandes des directeurs. Le résultat de la consultation IFOP est un désaveu de leur idéologie anti-statut. Ils font le dos rond. Ils évitent la provocation. Leur inertie est efficace.
De l’autre, le gouvernement n’a pas intérêt à saisir la balle au bond. Ce serait défier les organisations syndicales. En 2007, Gilles de Robien n’est plus en capacité de le faire. La campagne présidentielle ne se préoccupe pas de ce genre de problèmes « mineurs ». Les deniers de l’Etat sont trop précieux en ces temps de « caisses vides » pour aller dans le sens de la demande des directeurs. Face à une « non-demande » des syndicats, il n’est pas de l’intérêt du pouvoir en place de proposer cette réforme qui coûterait cher au budget de l’Etat et dont les responsables syndicaux font un « casus belli ».
La seconde raison, me semble-t-il, nous est directement imputable. Nous ne parlons pas « clair ». Notre demande de « statut non hiérarchique » n’est pas crédible. Le statut est indispensable, c’est une évidence. Tout métier, surtout lorsqu’il est à responsabilité, doit être reconnu, cadré, et ses missions clairement énoncées. Cela passe par un statut. Cependant, la qualification « non hiérarchique » est restrictive. Elle laisse à penser à nos interlocuteurs que nous refusons la contrepartie du statut. En effet, aux yeux de notre environnement professionnel (parents, enfants, élus municipaux, intervenants scolaires), le directeur est le responsable, pour ne pas dire le « patron », de son école et de son équipe. Aux yeux de tous, il a autorité sur son personnel. C’est à ce titre que chacun s’adresse à lui.
Un « statut non hiérarchique » pour d’obscures raisons liées à la tradition de l’école primaire française qui n’admet ni dieu ni maître…
Mais cette « tradition séculaire » ne masque-t-elle pas, en réalité, quelque chose de plus profond qui s’apparenterait à la crainte de faire face à des difficultés qu’on préfère ne pas voir ?
Comme, par exemple, la crainte de ne pas trop déplaire aux syndicats majoritaires avec l’espoir de les amener à accepter ce statut qu’ils exècrent. C’est, de toute façon, peine perdue puisqu’ils sont persuadés qu’un statut serait forcément hiérarchique et ferait du directeur un « p’tit chef » à la l’école…
Ou encore la crainte de ne pas apparaître aux yeux des adjoints comme leur supérieur. Et pourtant, est-on sûr que les adjoints ne le ressentent pas déjà ainsi ? Certes, un statut hiérarchique impliquerait une part d’évaluation de l’équipe. N’y a-t-il pas une forme d’hypocrisie à refuser de participer à la notation relative des collègues ? Certains IEN ne prennent-ils pas déjà l’avis des directeurs pour se faire une idée des adjoints ? Ne tiennent-ils pas compte de cet avis pour se forger une opinion ? Est-il plus juste, plus équitable de se faire évaluer par un IEN qui ne vous connaît pas ?
Est-on sûr également que les directeurs refuseraient un statut hiérarchique ? Certes ils ont répondu à 93 % qu’ils étaient favorables à un « statut non hiérarchique ». Mais ils avaient le choix entre « pas de statut » ou un « statut non hiérarchique ». On comprend leur engouement à prendre la meilleure des propositions.
D’ailleurs un « statut non hiérarchique » réglerait-il les problèmes des directeurs ? On peut en douter à la lecture de certaines discussions très animées sur le forum du GDID avec en toile de fond l’autorité du directeur sur son équipe et donc son rôle au sein de l’école. L’exemple de la durée des récréations est typique de la difficulté pour certains de simplement faire respecter les obligations imposées par le législateur. Dans ce cas précis, c’est l’image et donc la crédibilité de l’école publique qui est en jeu.
Pour ce qui me concerne, mon choix est fait. Il est basé sur la raison. Le statu quo, je n’en veux plus. Le statut non hiérarchique me semble
insuffisant…
Delphine
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